Habiter ce n’est pas domicilier, déposer des affaires dans un garde meuble qui ressemble, de près ou de loin, à une maison. Habiter c’est surtout résister! Résister face aux incompréhensions, jugements divers, racisme et autre forme d’exclusion…Résister pour s’épanouir.
Alors que la campagne isole et que les femmes en sont les plus grandes victimes, nous résidons dans un village où lorsque nous organisons un évènement, nous souhaitons, en priorité, créer des instants de partage, offrir à nos voisines, voisins un bon café, quelques gourmandises cuisinées maison. Dans les faits, c’est quelque chose d’assez simple, rien d’effrayant.
Sauf que dans le bourg personne ne se balade, certains redoutent les autres, tandis que circulent comme un virus les formes d’inspection et la culture du ragot.
Nous sommes éco féministes, ce qui nous donnent à faire l’expérience de la double peine, nous luttons contre la masculinité toxique, très présente dans cette campagne, avec des styles patriarcaux souvent voisins et militons en faveur de l’environnement, notamment, pour la biodiversité ordinaire.
Alors, oui, nous proposons des temps forts qui touchent aux questions écologiques et sociales, donc la seconde main est toujours très présente.
Hier, vous pouviez trouver dans une création « petite boutique éphémère », des articles sélectifs en parfait état, du vide dressing, des jouets pour kidultes, de la vaisselle et de la vaisselle haute de gamme, des ustensiles de professionnel de la restauration, des articles pour les animaux (chats, chiens et NAC), sans oublier la ressourcerie verte (prix anti gaspi pour arbustes, plantes vivaces) et des livres, BD et beaux livres!
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Ouvrir sa porte n’est pas chose anodine culturellement, il faut aimer les autres.
Nous défendons cette idée de proximité sans arrière pensée et sans calcul car nous méprisons l’opportunisme et la fausse popularité que certaines et certains chérissent tant. Ce village fait du mal aux initiatives citoyennes, ses locataires ne semblent guère supporter l’indépendance d’où un rapport excessif au contrôle avec l’oubli maladif et quasi constant de la consultation publique.
Alors, hier, nous étions comme au zoo. Des personnes dans leur véhicule, fenêtres fermées jusqu’au dessus, ralentissaient devant le panneau d’information pour notre Folle Journée d’Hiver. Ils nous regardaient, au ralenti, fixement comme derrière la vitre d’un train lorsqu’on absorbe le paysage mais, apparemment, dans l’impossibilité de s’arrêter. Et puis le contrôle, la police locale de ceux, majoritairement des hommes, qui n’ont rien à d’autre à faire que de surveiller.
Avons-nous des comptes à rendre ? Nous avions fait les choses dans les règles comme à chaque fois lorsque nous organisons quelque chose.
Appartenons nous à une forme de ménagerie ? Mises au ban comme ils le souhaitent mais dans la résistance, toujours et encore, la faune féminine de notre association n’a pas décidé de baisser le rideau. Et non le bestiaire du 28 n’est pas encore maté. En revanche nous n’apprécions pas les moutons, ces êtres dangereux car incapables de faire preuve d’esprit critique ni de se faire leur propre opinion.
Visiblement, 2025 fut, pour vous, une année fort obéissante.
En outre, lorsque nous sommes amenées à découvrir des articles de la presse locale qui narre les errements vayrois, nous découvrons, avec la pleine conscience qui va avec, que la propagande est au rendez-vous. Les journalistes, correspondants nous donnent à lire une information qui n’est ni vérifiée ni juste.
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Avec leur cœur en plastique et leur cruel manque de bienveillance, ces locataires sont plus à plaindre, ces faiseurs d’histoire. Comme cela doit être douloureux de souffrir à ce point d’un problème d’égo et d’avoir autant envie d’occuper l’espace.
Nous ne sommes pas convaincues car dès le début, leur brutalité nous a choquée, leur refus catégorique de mettre en place des débats, leur décision prise toujours dans le secret. Ce n’est pas cela le vivre ensemble. D’ailleurs, à Vayres, pauvre village qui ploye sous le poids de très lourds secrets, « ensemble » ressemble à des cousinades, à des communautés excluantes incapables de créer, de tisser du lien par manque d’éducation, de respect et d’altruisme.
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Bien le bonjour et tout notre soutien à toutes les militantes et militants écologistes, la guerre est déclarée avec la coordination rurale et vive la solidarité féminine!
