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  • Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

    Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

    Rendez-vous aux Jardins édition 2026

    Site officiel Rendez -Vous aux jardins

    23e édition des Rendez-vous aux jardins

    Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.

    « Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.

    Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »

    Source: Site officiel RDV aux Jardins

    Thème : la vue

    En Nouvelle – Aquitaine

    Open agenda

    Dimanche 7 juin 2026 à Vayres

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    RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe

    Lien vers Open Agenda à Vayres 87600

    Se voir jusqu’au Cœur

    Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! 

    BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87

  • Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

    Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

    « La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…

    En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée!  » Source site internet du Musée

    En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.

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    Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison

    « Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique.  » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.

    Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.

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    Le Mouvement en visite

    Du 1er mars au 13 décembre 2026

    « Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »

    A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…

    Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.

    En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.

    Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.

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    Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.

    Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.

    « Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »

    Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.

    Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.

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    « Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »

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    Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».

    Raoul Hausmann ?

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    L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.

    Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.

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    Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:

    Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo

    Gerhard Richter ?

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    Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?

    Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.

    Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?

    Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.

    Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.

    En soi, ce n’est pas si grave.

    Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…

    « J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».

    Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman

    Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.

    Nayel Zeaiter ?

    Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.

    Ici: site des éditions comprendre

    La salle d’interprétation historique, 2025

    Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.

    Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !

    Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…

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    A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!

    Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.

  • Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

    Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

    Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes

    En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.

    A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.

    Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.

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    Nous sommes qui, nous faisons quoi ?

    « Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.

    Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.

    Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.

    La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.

    Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !

    Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…

    Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général

    Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.

    Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !

    N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.

    L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique. 

    On protège mieux ce qu’on connait :

    Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants. 

    Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.

    Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.

    Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.

    Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.

    Les Municipales

    Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.

    W!FE

    W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural

    Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu

    Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.

    Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!

    W!fe ne peut pas péricliter !

    Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife

    L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%

    Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.

    Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.

    La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge,  limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.

    A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.

    A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.

    Installer un autre rapport aux habitantes et habitants

    Les habitants savent lire et compter

    Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.

    Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.

    Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?

    Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.

    Faire avec ce que dit le territoire

    Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous  : Pourquoi ?

    • Est-ce une question d’habitude de consommation ?
    • Une question d’offre ?
    • D’horaire ?
    • De type de service ? 

    Qu’existe il déjà autour de nous ?

    A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.

    Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?

    Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?

    La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.

    D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.

    Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)

    Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !

    C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?

    (Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).

    La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.

    C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).

    Frontières/ Communauté de communes

    Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.

    Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.

    Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.

    Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.

    Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.

    A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.

    A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.

    L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.

    Décentraliser, encore et toujours.

    Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.

    De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.

    La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.

    Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.

    Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…

    Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité. 

    Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne. 

    Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.

    Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.

    La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.

    Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.  

    L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)

    Lorsqu’on réside à la campagne,  les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.

    Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.

    « « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.

    De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.

    Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.

    Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).

    Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.

    Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…


    – Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable

    Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.

    Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.

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    Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.

    Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.

    Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).

    Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif… 

    Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.

    Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?

    C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.

    En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.

    Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.

    Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.

    « « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.

    La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».

    Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.

    Au quotidien, vivre ici c’est comment ?

    C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.

    Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.

    Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.

    Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.

    Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.

    C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.

    Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.

    C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…

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    Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences

    • à l’égard des paysages
    • des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.

    Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.

    Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »


  • Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.

    Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!

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    Crédits Isabelle Pompe

    Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.

    Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales

    • Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
    • En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…

    La santé mentale au jardin

     » Dr Gérard Lorimier :

    « Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».

    On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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    Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.

    Un extrait:

    « L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.

    De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.

    Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. « 

    On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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    « Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?

    Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »

    « En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.

    Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.

    Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici

    Rendez-vous aux Jardins

    Se Voir jusqu’au Cœur

    RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

    Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins

    « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.

    Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques:

    • Atelier Bouture
    • atelier Photo (prise de vue)
    • atelier Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    • la Ressourcerie verte à prix mini
    • la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
    • un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! »

    Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins

    La Petite Fête de la Rose

    RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).

    C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.

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    Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose

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    Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!

    Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…

    Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

  • Paye Ta Cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Paye Ta Cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Engagements pour l’égalité, contre le sexisme et les violences faites aux femmes

    Persistance des rôles traditionnels et suprématie hétérosexuelle

    Les inégalités de genre ne prennent pas la même forme selon l’endroit où l’on vit.

    Exigence d’égalité: nous souhaitons pouvoir accéder au pouvoir de la même façon. Nous sommes pour la promotion d’une culture de l’égalité!

    Le sexisme se fonde sur le postulat suivant: infériorité des femmes par rapport aux hommes. Il se manifeste par des gestes, propos, pratiques, comportements. Il contribue à maintenir des rapports de pouvoir inégalitaire.

    Le sexisme hostile reste minoritaire, il banalise et amplifie les inégalités. Le sexisme paternaliste, profondément enraciné, s’impose de manière omniprésente.

    Il concerne un quart des individus de plus de 15 ans. Ce sexisme que l’on pourrait qualifier de subtil est en fait sournois car il participe davantage à la perpétuation des inégalités et des violences.

    On souligne que plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social.

    Les plus de 65 ans pensent que l’égalité est atteinte car ils comparent avec le passé, ils ont tendance à relativiser voire à insensibiliser les inégalités encore vécues aujourd’hui.

    Un système:

    • Discriminations professionnelles
    • Violence dans l’espace public
    • Sous représentation dans les instances décisionnelles

    Ce système ne se limite pas aux espaces professionnels et publics, il s’étend au foyer familial.

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    Crédits Isabelle Pompe – Paye ta Cambrousse, 2026

    Les femmes rurales

    « Beaucoup de femmes rurales expriment un sentiment d’invisibilisation institutionnelle. Les politiques publiques dédiées aux territoires ruraux intègrent encore très imparfaitement leurs réalités.

    À titre d’exemple, aucune des 181 mesures de l’Agenda rural de 2019 ne mentionnait explicitement l’égalité femmes-hommes. Cette omission, partiellement corrigée depuis, notamment grâce aux 70 recommandations de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a pourtant laissé une empreinte durable : celle d’une cécité structurelle. » Source Etude Terram, p 46

    Vivre à la campagne, un piège économique pour les femmes.

    « La « fatigue d’être soi » décrite par Alain Ehrenberg trouve ici une traduction genrée:

    Lorsque les responsabilités domestiques, professionnelles, familiales et organisationnelles s’additionnent, lorsque vos écosystèmes de proximité ne vous accordent pas une écoute suffisante, lorsque ces souffrances du quotidien ne sont pas reconnues à leur juste valeur, la charge mentale se transforme en charge émotionnelle et celle-ci en vulnérabilité psychologique ». Source Etude Terram

    Isolement ?

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    « Plus les femmes pallient les manques institutionnels, plus elles absorbent un volume de responsabilités. Ces responsabilités prises pour le collectif se font sans bruit, sans rétribution ou compensation, parfois même sans reconnaissance. » Source Etude Terram p. 44

    « Des mécanismes de domination identiques partout, mais renforcés hors des villes:


    Le travail domestique est la matrice de toutes les inégalités. Comme en ville, les femmes font la majeure partie des tâches domestiques. Mais à la campagne, ce travail s’adosse à des distances plus longues et à moins d’alternatives. C’est ainsi que 86,5 % des femmes rurales gèrent les démarches administratives du foyer, 70 % les trajets scolaires, 74 % les activités extrascolaires. Ce qui, en ville, peut se mutualiser, se délègue rarement en ruralité.
    Une sécurité économique fragile et profondément genrée plus d’une femme rurale sur deux (53 %) déclare ne pas se sentir en sécurité économique, un niveau proche des femmes urbaines (50 %) mais nettement supérieur à celui des hommes ruraux (38 %).

    Enfin, nous résidons à la campagne, mais ne votons pas RN. (Cf Etude Terram p. 46)

    #MeToo agricole

    Les inégalités de genre sont omniprésentes dans le monde agricole. On pense à celui qu’on connait bien le Paye ton pinard (sur Insta) quand des vigneronnes dénoncent les violences sexuelles et sexistes qu’elles subissent au quotidien : des remarques sexistes jusqu’aux agressions sexuelles, les exemples sont nombreux.

    Vous n’auriez pas osé poser cette question à une femme.

    Il aura fallu attendre 1961 pour que le mot « agricultrice » fasse son apparition dans le dictionnaire Larousse.

    Laura Chalendard, rare agricultrice a dénoncer les violences sexistes et sexuelles, a tout notre soutien.

    +Un article lui est, à nouveau, consacré Le Monde, Le laborieux MeToo du monde agricole

    Non, la campagne indissociable du monde agricole, ne peut pas se taire, quant à la profession d’agricultrice, d’agriculteur, elle doit s’emparer rapidement du sujet.

    L’exploitante Laura Chalendard avait lancé en 2023 un compte Instagram pour dénoncer les violences sexuelles dans le monde agricole : le #metooagricole.

    Elle y relaie des témoignages glaçants (dont elle a d’ailleurs fait part lors de l’assemblée générale de la MSA en avril dernier) et pointe la perte de femmes entre leur parcours scolaire et leur installation.

    Alors que la parité semble respectée à l’école, seulement un quart d’entre elles parviennent à devenir cheffes d’exploitation, coexploitantes ou associées selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. 

    Le monde agricole que l’on peut percevoir comme taiseux a besoin que la parole des femmes se libèrent et qu’enfin leur travail soit rendu visible.

    Ce pourquoi, les festivités, évènements qui mettent en valeur le monde agricole ne peuvent se concevoir avec la nostalgie du monde ancien, se penser, s’organiser sans la question de la parité et la dénonciation des formes de violence, de sexisme qui ne devraient rien avoir d’ordinaire.

    Patriarcat

    Sexisme, stéréotypes et discriminations dans l’emploi

    Certains profils sociodémographiques sont davantage exposés aux discriminations. L’exposition des femmes aux discriminations progresse.

    Dans le déroulement de carrière, le fait d’être une femme multiplie par 2 le risque de subir une discrimination par rapport aux hommes (en 2016, il était 1,6 fois plus élevé).

    Les stéréotypes autour de la maternité, très fortement ancrés, pèsent lourdement sur la carrière des femmes : les discriminations liées à la situation familiale sont 5 fois plus citées par les femmes que par les hommes lors de la recherche d’emploi. 

    En 2024, comme en 2016, un candidat sur deux rapporte avoir fait l’objet de questions personnelles inappropriées lors d’un entretien, concernant un critère protégé par la loi :

    • âge
    • origine
    • lieu de résidence …

    Témoignages locaux de femmes en recherche active d’emploi (2024, 2025)

    Nora (le prénom a été changé) s’est vu demander, par téléphone pour un premier contact pro, son lieu de résidence et lorsqu’elle a répondu, on lui a indiqué « on vous rappellera », ce qui n’a jamais été le cas. Le poste: basé à Limoges, Secours Populaire (assistante de direction).

    Jeanne (le prénom a été modifié) à la question, vous avez quel âge, elle a répondu, la recruteuse n’a pas donné suite. Offre d’emploi Limoges.

    Manon (prénom modifié) à la question, vous êtes salariée, elle a répondu que non, la personne du recrutement à rapidement écourter la conversation. Offre d’emploi Limoges.

    Léa (prénom modifié) on lui indiqué lors d’un entretien avec France Travail Limoges qu’à compétence égale, on privilégierait une personne qui réside à Limoges, Léa habite dans un village.

    Virginie (prénom modifié), diplômée d’un Master, on lui demande de ne pas l’indiquer sur son CV.

    4% de celles discriminées dans la recherche d’emploi à déclarer avoir pris contact avec une association, le Défenseur des droits ou un avocat, avoir déposé plainte ou saisi la justice.

    « P. 30  – il apparaît que les personnes ayant déclaré des situations d’emploi précaires au moment de l’enquête déclarent significativement plus souvent avoir fait l’objet de discriminations.

     Ainsi, parmi les personnes ayant recherché un emploi au cours des cinq dernières années, celles qui sont au chômage au moment de l’enquête rapportent plus fréquemment avoir été discriminées au cours d’une recherche d’emploi (49 %) que celles inactives (35 %) ou en emploi (26 %, tableau 1 page suivante).

    (P. 27) Les discriminations dans le déroulement de carrière sont d’autant plus fréquemment rapportées que le niveau de diplôme est élevé : tous sexes confondus, 27 % des personnes diplômées d’un master ou d’un doctorat déclarent avoir été traitées défavorablement, contre 23 % de celles ayant un diplôme entre le baccalauréat et la licence et 18 % de celles ayant un diplôme de niveau inférieur.

      P. 32 – Les jeunes femmes déclarent être davantage exposées à l’accumulation de traitements défavorables sur le marché du travail, reflétant la persistance des stéréotypes de genre associés à la maternité, qui peuvent contraindre leur accès à l’emploi, mais aussi leurs trajectoires professionnelles sur le long terme.

    En parallèle, celles les plus diplômées déclarent davantage faire l’expérience de discrimination dans le déroulement de carrière, pouvant limiter leur accès aux fonctions les plus élevées.

    De par la multiplicité de ces inégalités, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à dire avoir entrepris des démarches à la suite d’une expérience de discrimination.

    Les femmes peuvent elles aussi avoir des comportements sexistes visant à discréditer, intimider d’autres femmes.

    Le Continuum sexiste

    Masculinismes et nanosphère

    10 ans après #MeToo

    Le masculinisme est un mouvement aussi vieux que le féminisme, il n’exprime pas que des idées misogynes. On peut parler de masculinismes au pluriel.

    « Si on y retrouve une haine des femmes dans le quotidien, le masculinisme renvoie à des mouvements structurés autour d’idéologies avec un projet de combattre les femmes qui défendent leurs droits. » Source: Entretien Laura Verquère

    « Certains appelant tous à « punir » les femmes : les propos rapportés relèvent d’une misogynie extrême, allant jusqu’à la banalisation des agressions sexuelles, au harcèlement, à l’appel au viol. »

     

    En ligne ou hors ligne, les communautés aux revendications variées sont fédérées par la haine des femmes et des féministes.

    Nanosphère

    Idéologie structurée, espace hétérogène aux formes variées, mouvement social et politique.

    Pierre Gault dans son ouvrage, Dans la peau d’un mascu. Enquête sur les hommes qui détestent les femmes (Denoël, 2026).  » 

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    Son enquête montre comment ces influenceurs construisent une emprise sur leurs abonnés, en combinant rhétorique de développement personnel, coaching viriliste et discours de revanche. Depuis l’élection de Donald Trump, cette parole s’est libérée. »

    On assiste à une montée des extrêmes droites en Europe et dans le monde, à une parole masculiniste décomplexée, à une intersectionnalité des haines.

    Le Haut Conseil à l’égalité souligne la visibilité croissante de ces discours : 52 % des hommes de 25 à 34 ans estiment que l’on « s’acharne » sur eux. Sur les forums circulent des intitulés comme « 6 techniques pour dominer une femme » ou « 3 choses que les femmes aiment plus que l’argent »

    A visionner: Hausse du masculinisme, rapport HC

    Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. 

    Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

    Témoignages locaux: Cécile (prénom modifié) a été sur Facebook victime de propos et d’attaques visant à discréditer ses actions associatives, elle a subi des jugements de valeur stigmatisant de la part d’un profil au prénom féminin inconnu de son réseau.


    « Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

    Rapport annuel –

  • Paye Ta Cambrousse, l’isolement rural

    Paye Ta Cambrousse, l’isolement rural

    Nous souhaitons partager, ici, pour #PayeTaCambrousse, la dernière étude sur les solitudes en France de la Fondation de France.

    « Depuis 2010, la Fondation de France publie annuellement son rapport sur les Solitudes en France. Ces études inédites révèlent l’ampleur du phénomène et son impact sur notre société, en particulier chez les personnes en situation de précarité. » Source: Fondation de France

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    Episode 4/ Paye Ta Cambrousse – Isabelle Pompe

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    L’isolement en milieu rural

    « Il apparaît que l’isolement touche davantage les zones rurales : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants. » 

    Difficultés d’accès :

    • Services publics
    • Espaces de sociabilité
    • Peu de transports en commun
    • Enclavement géographique

    On peut préciser, ici, à Vayres, village de 700 habitants environ de Haute-Vienne, en plus d’une offre de transports en commun inadaptée aux besoins:

    • L’absence d’équipement inclusif
    • la désertion des rues
    • le vieillissement de la population
    • les logements vacants (à vendre, résidence secondaire) « effets volets fermés »
    • l’absence de commerces diversifiés qui répondent aux attentes des habitants qui recherchent des instants de qualité, du locale et du bio
    • l’absence d’une vie de voisinage
    • une culture associative où le politique est omniprésent qui favorise les communautés excluantes et ne respecte pas l’indépendance ni la différence
    • la culture du ragot, jugements de valeur/préjugés qui occupent de manière disproportionnée les rares espaces publics (marché par exemple) au point de créer de l’évitement et du repli

    Des difficultés au quotidien qui entravent la création et la qualité des liens ainsi que leur stabilité. L’effet « être loin » joue à plein régime.

    Il est important de rappeler combien l’isolement est intrinsèquement lié aux milieux ruraux et souligner que:

    « Le sentiment de solitude touche :

    45 % des personnes au chômage, contre 25 % des actifs. 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées . « 

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    Crédits Isabelle Pompe

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    De L’importance d’une offre commerciale locale diversifiée

    Soucieuses de notre santé, nous restons fidèles à une offre de pain paysan située à quelques kilomètres (GAEC de Laubanie), nous avons rencontré un, puis deux maraichers, au projet différent mais soit en bio soi en conversion bio. A Vayres, nous soutenons le Petit Haricot qui n’est pas présent sur le marché hebdomadaire. Nous soutenons une offre locale, bio, malheureusement invisibilisée à Vayres.

    Nous encourageons une vie commerçante sympathique qui ne nourrit pas une brutalité ambiante, qui ne contribue pas à la culture clanique locale.

    L’an passé, nous avons perdu une commerçante, victime pendant de nombreuses années de campagnes de diffamation en raison de son style vestimentaire, de son apparence et de sa vie privée. Ces formes de discriminations, très marquées, l’ont fragilisée. Douze ans, elle est restée 12 ans au centre bourg dans ce bourbier mental.

    Nos chères voisines et voisins!

    Etonnamment, à la campagne, le chacun chez soi, chacun derrière ses murs/ses haies, est bien présent. Nous constatons de nombreuses attitudes singulières de la part de nos voisins directs, volets fermés toute la journée, des personnes, même nouvelles arrivantes, sortent peu, s’intéressent peu à ce qui se passe tout à, côté, et le bonjour n’est pas automatique, loin de là…

    Nous avons impulsé des initiatives d’habitantes comme une brigade verte citoyenne, une ressourcerie verte, une grainothèque… Nous avons été critiquées, intimidées plus qu’aidées. Les diffusions de remarques se font par des tiers comme des messes basses peu respectueuses de notre énergie. Du jugement, encore du jugement. Un « de quoi je me mêle », un « elles viennent de la ville », un « elles installent des plantes inadaptées » plutôt propice aux découragements. A cela s’ajoute des actes de personnes malveillantes: arrachages/coupes de plantations, des vols, des déchets déposés…

    Il n’est pas toujours évident de mettre en place du jardinage citoyen, jardinage participatif quand celui-ci n’est ni promu, ni valorisé, ni encouragé par la commune.

    Peu de personnes ont envie de fleurir des bacs communaux qui ne sont pas même arrosés par la commune. Ce qui correspond, désormais, à une vraie charge pour nous: fleurir, nourrir, prendre soin, surveiller et arroser alors que l’idée de départ était de se rencontrer et de discuter, entre voisines/voisins devant ces petits espaces publics que sont les places, les trottoirs.

    Voici la dernière préconisation de l’Etudes des solitudes:

    « Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social:
    Les associations constituent des « tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel.

    L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion : les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude.

    Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.  » Source extrait page 8.

    L’isolement associatif à la campagne

    Vayres, une vie associative indépendante quasi impossible ?

    Notre volonté première a toujours tenu en le fait d’agir, à l’échelle d’un village, pour tenter, essayer, de proposer, de tisser, de donner une dynamique de liens, de créer les conditions favorables à la création de moments de proximité.

    La mise en difficulté due à notre indépendance nous a, en 2025, obligée de réduire la voilure et limiter notre programmation. Deux temps forts et de nombreux ateliers sur RDV. Nous sommes précaires et très peu encouragées pourtant à l’année, nous avons travaillé et continuons de travailler dans une logique « non au gaspillage/ Zero Waste ».

    Vayres à Soi, une association ressources

    Créer cette association c’est aussi pour rencontrer du monde, faire connaissance, s’entraider. En dehors de nos activités en extérieur, nous rédigeons des articles exigeants, ici, pour apporter de la lumière sur des difficultés tues et pour mettre en lecture des actualités locales, des retours de visites de lieux méconnus.

    Nous souhaitons donner de la visibilité à des ressources locales parfois mal identifiées. Nous mettons, également, à disposition de nombreuses études, analyses et réflexions.

    Nous sommes là et quatre ans plus tard encore là. Nous ne disposons pas de lieu qui puisse être ouvert à l’année. En 2025, nous avons ouvert notre jardin à deux reprises (en août et en décembre). En 2024, nous avons proposé des sorties en journée dans le cœur du bourg une dizaine de fois!

    Pourtant, les personnes qui se déplacent viennent en majorité de Limoges, très peu sont des villageoises, des résidentes de Saillat-Sur-Vienne, de Saint-Junien, très peu de Rochechouart…Nous même accueilli une habitante de Corrèze!

    Malgré le fait que nous sommes actrices de terrain, ici, nous déplorons les effets de compétition exacerbés entre les communes. Qui plus est, de nombreuses associations se copient dans leurs propositions, ne sont pas très fair-play, et hélas, assez peu solidaires. Elles font preuve d’une mise en concurrence en termes de calendrier parfois déloyale. Une impression nette se dégage: un espace toujours plus grand pour les grosses associations et un risque et une précarité accrues pour les associations émergentes.

    Pour les personnes seules et isolées:

    « Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent ».

    Source: (Extrait synthèse p.5 Etudes solitudes 2025) .

    Après 4 années de dur labeur, nous ne sommes pas vraiment parvenues à créer, à tisser une sociabilité de proximité. Nous avons ouvert le jardin, proposer des actions nouvelles et différentes, des activités diversifiées dans les rues du village, dans des espaces identifiés comme le lavoir, le cimetière, des sorties nature (5/6km max) très souvent gratuites… Mais les personnes sont mal informées, notre communication via des flyers, affiches est à notre charge sauf si c’est en noir et blanc. Ceci représente un coût non négligeable.

    Vayres et ses très nombreux hameaux rend la tache encore plus complexe sans soutien, sans relai. Il faut faire des kilomètres pour coller des affiches. Nos infos, actus sont noyées dans une masse d’infos qui est mal diffusée, avec des applis qui ne transforment pas le clic en déplacement (IntraMuros). Certaines de nos affiches en couleur ont même été arrachées…

    Dès le début 2025, nous avons souhaité quitter les réseaux sociaux pour des raisons éthiques et aussi parce que la transformation clic/ déplacement est trop faible au vu de l’énergie déployée.

    Peu de visibilité, peu de relai, peu de curiosité et un travail de sape mené par des acteurs locaux aux pratiques toxiques et à l’acceptation de l’autre dans sa diversité plus que relative.

    A Vayres, c’est l’impossibilité de travailler de manière indépendante qui règne avec un nombre incalculable de comportements d’évitements, de rejets voire d’agressivité et d’intimidation.

    Indépendante dans le sens hors politique, hors communautés.

    Le mensonge se mêle à l’indifférence et au contrôle abusif. Cela ne permet aucun échange naturel, aucun contact à la sympathie authentique. Apparentées à une menace, nous assistons au déploiement d’une stratégie déplorable du « tout tourne autour d’un même clan ».

    Les résultats de ces attitudes sont nombreux mais ne sont jamais relayés, explicités dans la presse locale avec la transparence nécessaire à la reconnaissance d’une culture de la discrimination :

    • Des associations cessent leur activité
    • Refusent de produire du contenu pour la Gazette municipale
    • Elles renoncent à programmer des actions à Vayres
    • Et se tournent vers d’autres communes et collaborations etc…

    Les associations ne sont pas considérées de manière égales quelques soient leurs activités.

    Vayres n’est pas un village responsable des mentalités malheureuses qui nourrissent l’exclusion jusqu’à l’écœurement.

    .

    Ici, la synthèse de l’Etude Solitudes:

  • Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

    Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

    L’éviction des « classes populaires » ?

    Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.

    Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!

    Jeunes ruraux

    Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.

    En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.

    Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale»constate l’Afev. 

    Extraits

    Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:

    • 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
    • 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
    • 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
    • 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
    • 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.

    Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.

    On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales

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    Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.

    Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!

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    Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part

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    Pour le commander: c’est là!

    Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».

    « Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »

    Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.

    A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3

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    Qui est minoré dans les arènes politiques locales?

    En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:

    Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? 

    Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.

    Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »

    Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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    On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici

    Extraits: à la remarque:  » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008« 

    Jeanne Demoulin répond:  » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.

    On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…

    L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:

    « En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.


    RETOUR ICI

    Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.

    Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.

    Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.

    A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?

    Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!

    Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.

    Urgence démocratique ?

    Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.

    Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:  

    Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit

  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

    Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    Crédits Isabelle Pompe

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye Ta Cambrousse

    Paye Ta Cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?

    Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.

  • Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Association ERINA, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Bonjour à toutes et tous,

    Nous souhaitons partager ici, notre soutien pour l’association Erina

    ERINA ?

    On lit la suite de l’article complet avec photos de France 3 du 23 février dernier : ici

    Extraits – Créé en 2025 pour venir en aide aux petits mammifères blessés, le centre de soins Erina à Razès, en Haute-Vienne lance une cagnotte en ligne.

    Objectif : financer l’achat d’enclos pour les écureuils blessés afin de les relâcher dans la nature dès leur remise sur patte.

    Le centre, qui a déjà recueilli 450 animaux ambitionne de doubler son nombre de pensionnaires.

    « Il a été retrouvé au sol après la tempête Nils » : écureuils roux, hérissons, ce centre veut sauver 700 animaux »

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    Crédits Isabelle Pompe

    Une seconde chance pour l’écureuil roux

    Il reste 8 jours pour soutenir et encourager l’association Erina et son actions, ses actions en faveur des mammifères sauvages en Haute-Vienne, avec J’adopte un projet, vous pouvez y aller: Une seconde chance pour l’écureuil roux!

    On aide à l’installation de deux enclos:

    « De nombreux écureuils arrivent très jeunes au centre de soins, parfois les yeux encore fermés et doivent être biberonnés pendant plusieurs semaines, avant de gagner en autonomie pour s’alimenter.

    Avant de retourner à la vie sauvage, ces jeunes ont besoin d’une phase de transition pour se renforcer, développer leur agilité et apprendre à vivre en autonomie, c’est là toute l’utilité des enclos extérieurs. »

    Recherche de bénévoles nurses:

    Voici l’annonce reprise telle que diffusée sur FB:

    La haute saison approche et, avec elle, l’arrivée de nombreux juvéniles à biberonner.

    🙌 Entièrement composée de bénévoles, l’équipe du centre de soins a besoin de renfort.

    🍼 Nous recherchons des bénévoles nurses pour prendre en charge les jeunes mammifères en nurserie au centre, pour la saison 2026.

    ⏳ Disponibilité minimale demandée :

    • 5 jours sur 7 par semaine

    • sur une période minimum de 15 jours

    • idéalement 4 semaines ou plus

    📅 Période : avril à septembre 2026

    👉 Nous recherchons des personnes sérieuses et très disponibles afin de :

    • Limiter les rotations en nurserie.

    • Réduire les risques d’imprégnation.

    • Assurer un suivi optimal de l’état de santé des juvéniles grâce à une observation quotidienne.

    👩‍🏫 Aucune compétence préalable n’est nécessaire, une formation interne est assurée.

    👤 Condition : être majeur(e)

    Pour candidater, envoyez-nous un mail à : associationerina@gmail.com

    ✖️ À noter : nous ne disposons d’aucune possibilité d’hébergement sur place.

    🌿 Nous nous préparons à une saison intense, avec plus de 700 mammifères sauvages accueillis au centre de soins sur 2026.

    🐾 La saison des juvéniles est une période cruciale pour les centres de soins, chaque engagement quotidien fait la différence.

    🙏 N’hesitez pas à partager pour nous aider !

    📍 Le centre de soins est situé sur la commune de Razès en Haute-Vienne (87).


    Voilà, à très vite!