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  • Prochains RDV!

    15 OCTOBRE

    A venir, le samedi 15 octobre prochain dans le cadre de l’opération Octobre Rose, nous vous invitons à marcher, avec nous, à Vayres, dès 14h!

    Cette marche symbolique sur l’un des trois circuits de Vayres sera payante pour une noble cause, celle de la lutte contre le Cancer, l’intégralité sera reversée à la Ligue Contre le cancer de la Haute-Vienne.

    Site internet de la Ligue

    Des dentellières au fuseau ont eu envie de nous prêter main forte, elles seront présentes sur le site du marché de Vayres ou au lavoir (emplacement à définir avec elles).

    d’autres animations sont en cours de validation…

    + d’infos Vayres & Roseici

    Fête du Lavoir- Matrimoine – 17 septembre 2022 Vayres

    5 NOVEMBRE

    Samedi 5 Novembre à 14H – Site Corot à Saint-Junien, pour le 1er épisode de notre série culturelle de sorties nature : Histoires de Paysages

    Sortie gratuite, si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter au 06.13.85.10.32

    Covoiturage possible depuis Vayres et recommandée depuis partout ailleurs!

    Cette sortie offre l’occasion de poser un regard sur les paysages, ceux que nous aurons sous les yeux, ceux qui appartiennent à nos souvenirs, ceux qui nous font du bien, nous inspirent…

    Nous parlerons histoire de l’art, peinture, Corot mais pas que, notre volonté tient aussi en la considération des femmes artistes.

    La littérature, photographie, le cinéma forment autant d’images et d’imaginaires qui jalonnent nos vies et parcours, alors, croisons nos regards, nos lectures lors de cette rencontre!

    Le sentier des Feutrières sera mis à l’honneur pour cet après-midi Nature & Culture

    A vos agendas!

    D’autres rdv à venir en décembre…

  • Histoires de Paysages, épisode 1

    L’association Vayres à Soi s’intéresse aux représentations du patrimoine.

    -Les « patrimoines » sont nombreux: il peut être vert, naturel, floral, historique, culturel, funéraire, rural, immatériel, bâti…Sans oublier le matrimoine!

    Ce pourquoi nous vous invitons à découvrir: Histoires de Paysages, une série culturelle de sorties nature qui fonctionne en épisode.

    Il s’agit de redécouvrir le paysage local grâce à une randonnée, et de proposer un petit cours d’histoire de l’art en prise directe avec la nature.

    :

    Site Corot – Source Ville de Saint-Junien

    !

    Le 1er épisode est consacré à l’artiste Corot

    Pour Claude Monet, il est « le seul maître », et d’après Edgar Degas« le plus grand « , Baudelaire le qualifia de « miracle du cœur et de l’esprit ».

    La commune de Saint-Junien, en Haute-Vienne, dédie un site au peintre et graveur, Camille Corot.

    « Le sentier des Feutrières offre balade incontournable et une des plus agréables de la Haute-Vienne de part son patrimoine naturel, paysager et historique. Grâce au site Corot et à la vallée de la Vienne vous découvrirez l’histoire de ce peintre et celle de la ville. Ne pas manquez le village de Sicioreix et les beaux chemins creux ». Source

    Fondateur de l’Ecole de Barbizon, peintre paysagiste et fabuleux peintre de modèles, Corot est aussi un grand voyageur.

    Rêveur solitaire, il nourrit la mémoire du paysage, sensible et poétique, il renouvelle le paysage classique, il peint la nature de manière plus directe, il maîtrise, entre autres, la technique du cliché-verre (technique de gravure) avec Daubigny.

    :

    Jeune mère à l’entrée (l’orée) d’un bois, Corot, 1856, Cliché-verre

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    le musée des Beaux-Arts de Reims possède la plus grande collection française après le Louvre. Voici, ici, quelques une de ses gravures, dont celle-ci, au Musée des beaux arts du Canada à Ottawa.

    La date du 1er épisode d’ Histoires de Paysages est à venir, courant octobre!

    -Pour vous inscrire ou obtenir davantage d’infos: 06 13 85 10 32 ou par mail à vayresasoi@gmail.com

    ///Par la suite, nous aborderons d’autres pratiques artistiques comme la photographie avec Jean-Baptiste Audiguet, la littérature avec Giraudoux, Blanzat (l’occasion d’organiser une sortie à Saint Bonnet de Bellac!), Clancier et beaucoup d’autres…Toutes ces sorties sont gratuites et, avec covoiturage!

  • Distribution paniers de produits bio à Vayres

    Pour vous proposer des légumes bio, de saison, locaux, et participer à une action solidaire:

    L’association écologiste Vayres à Soi souhaite s’associer avec l’association Le Comptoir Fraternel (maraîchage bio et solidaire), située à Cussac, pour vous proposer une livraison hebdomadaire, à Vayres, de leurs paniers de légumes BIO

    Deux types de paniers existent :

    • 12 euros pour 2 personnes
    • 20 euros pour 4 personnes 
    • Pour chaque panier ajouter une adhésion annuelle au Comptoir Fraternel.  (5euros) 

    //Pour plus d’infos, merci de nous contacter au 06 13 85 10 32.

    :

    :

    L’idéal serait d’avoir 7 paniers au minimum à Vayres pour mettre en place cette distribution. N’hésitez pas à en parler autour de vous!

    -Une livraison annexe de pain bio est plus que probable ( GAEC De Laubanie- St Bazile)!

    :

    Un exemple de panier + achats au détail

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    Etant déjà adhérente et dans un souci d’économie et de bien manger, nous nous sommes dit que nous pourrions être plusieurs à être intéressés par cette proposition de produits bio à domicile, ou presque.

    Nous constatons que certain.es d’entre vous ne peuvent plus faire de potager, n’en font pas ou n’ont pas assez de terrain, à l’échelle locale, à Vayres, il n’existe pas de maraicher à même de mettre à disposition de grandes quantités de légumes BIO et produits bio.

    Le Comptoir Fraternel est certifié AB: AB , c’est quoi ?

    La marque Agriculture biologique (AB) est une certification contrôlée par l’Agence bio, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Elle vous permet d’identifier des produits 100 % bio ou, pour les produits transformés, composés à 95 % de produits agricoles bio. La marque AB repose sur la notion de respect de la biodiversité et la préservation des ressources naturelles. Source

    De plus, nous avons pensé qu’un horaire de distribution, peut-être, plus adapté aux personnes qui travaillent, serait une bonne idée.

    A cela s’ajoute, notre volonté de militer contre le manque d’autonomie, du fait de ne pas avoir de voiture ou de dépendre de quelqu’un pour ses courses, notre ferme détermination, également, pour lutter contre l’autosolisme et la dépendance à la voiture pour se nourrir.

    Le Comptoir Fraternel- Jardin de Cocagne de la Tardoire

    « A Cussac (Haute-Vienne), le Comptoir fraternel se lance dans le maraichage bio pour fournir les habitants et les collectivités avec à la clé la création d’emplois en insertion.

    -Petit article de la Région Nouvelle-aquitaine

    -Inclusion & Ruralité: Vidéo

    -FB: Le comptoir fraternel Jardin de Cocagne de la Tardoire

    *

    Au plaisir de vous compter parmi nous!

  • Appel à participations Octobre Rose à Vayres

    Conscientes que l’accès aux soins soit un problème majeur en milieu rural, avec Vayres à Soi, nous avons eu envie de participer à l’opération Octobre Rose pour son édition 2022.

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    Nuage de parapluies roses à Tarbes

    !

    A notre échelle associative, relancer et sensibiliser aux enjeux du dépistage nous a semblé primordial.

    A Vayres Les Roses, nous souffrons d’une pénurie médicale car nous ne disposons pas de médecin généraliste, seuls, et c’est déjà bien (!?), deux infirmières et un kinésithérapeute, qui ne prend plus de nouveau patient, sont en activité.

    Concrètement, l’offre médicale nous contraint au déplacement, majoritairement, en voiture: environ 10km pour le médecin généraliste, env. 7 pour le kinésithérapeute et le podologue, puis, c’est Saint Junien, pour les radios, Hôpital, dentiste (environ 20km), sinon, c’est Limoges!

    Vayres à Soi, association écoféministe, milite pour diverses questions environnementales et sociétales.

    Plus l’offre de soin se situe à distance, plus les problèmes de mobilité et d’autonomie se posent. De plus, nous luttons contre l’autosolisme et militons pour la mise en place de co-voiturage, le développement du VAE possède, là aussi, beaucoup d’atouts.

    A cela s’ajoutent les dimensions sociales et familiales, en effet, faire 40 km pour un examen, avec le prix de l’essence qui s’envole, peut freiner. C’est pire, si l’on ne possède pas de permis, pas de personne accompagnante et que le seul moyen qui subsiste soit, faute de transport en commun efficient, le taxi!

    Enfin, les délais pour les rendez-vous et les départs à la retraite des gynécologues participent au découragement en termes de dépistage.

    Avec des territoires non inclusifs, les inégalités d’accès explosent.

    :

    / Nous pouvions lire dans les pages du Journal Le Populaire du Centre du 30 septembre 2021:

     » Le Covid a “plombé” le dépistage des cancers. Lors du confinement, notamment pour le premier, la France entière était saturée par le virus. 

    En Haute-Vienne avant 2020, 58 % des femmes de 50 à 74 ans, se faisaient dépister. Ce chiffre est tombé à 47 % », se désole le docteur Gérard Sofio, le vice-président de la Ligue contre le cancer de la Haute-Vienne, responsable prévention dépistage. »

    « Dans notre département, seulement 15.000 mammographies ont été effectuées en 2020 contre 18.000 habituellement, ainsi une trentaine de cancers ont été pris avec du retard et des pertes de chances.

    À cause du virus, nous avons pris un an de retard sur les dépistages des cancers du sein et du colon que nous allons essayer de rattraper », comptabilise le docteur Gérard Sofio. »

    Source

    VAYRES & ROSE

    Voici le nom de notre proposition!

    Pour le 15 octobre, nous lançons un appel à participations pour les associations, habitants, commerces, artisans du village et alentours!

    1. Parce que nous souhaitons favoriser les mobilités douces, nous organiserons une marche à pieds le samedi 15 octobre en reprenant l’un des trois circuits de Vayres qui sera tout teinté de rose! Avec inscription payante pour donner vie à une collecte.
    2. Nous sommes en train de prévoir, pour le matin (à préciser), une sortie vélo avec l’ école vélo de Chateauponsac, CHATEAU- VELO à l’attention des publics scolaires (Pierre de Ronsard) accompagnés de leurs parents.
    3. Nous espérons compter sur la présence d’une personne de la Ligue contre le Cancer de la Haute-Vienne.
    4. Nous sommes intéressées par l’achat des fameux parapluies roses, ils sont au prix de vente de 7 euros. (Merci de nous faire savoir si vous en voulez également pour que nous puissions les réserver car ils sont rapidement victimes de leur succès!)

    Pourquoi cette date du 15 OCTOBRE ?

    La date ne doit rien au hasard, puisqu’il s’agit de la Journée Internationale de la femme rurale.

    « Cette journée, connue au départ (2008) sous le nom de Journée Internationale des Paysannes, est depuis 2012 répertoriée comme étant la journée internationale de la femme rurale.

    C’est l’ONU qui en est à l’origine et c’est son secrétaire général de l’époque, Ban Ki-moon, qui avait délivré un message à l’occasion de son lancement:

    « L’autonomisation des femmes revêt une importance cruciale pour éradiquer la faim et la pauvreté. En privant les femmes de leurs droits et de possibilités, ce sont leurs enfants et leurs sociétés que nous privons d’un avenir meilleur. C’est la raison pour laquelle l’Organisation des Nations Unies a récemment lancé un programme d’autonomisation des femmes rurales et de renforcement de la sécurité alimentaire.« 

    Un rôle incontournable

    Les femmes rurales jouent un rôle essentiel et inconturnable dans les économies rurales des pays en voie de développement. Dans la plupart d’entre eux, elles participent à la production agricole, fournissent la nourriture, l’eau et le combustible pour leur foyer. Elles mènent de front d’autres travaux en dehors de la ferme pour améliorer le niveau de vie de leur famille.

    De plus, elles sont en première ligne pour assurer des fonctions vitales comme l’éducation des enfants, la prise en charge des malades et des personnes âgées.

    Les reconnaître et les soutenir en tant que telles peut constituer un levier de développement extrêmement puissant. »

    :

    —–

    Vayres en Rose, août 2022.

    ___Nous diffuserons une annonce depuis le site internet de la mairie, l’appli Intramuros, le site tourisme de la POL et quelques affiches seront déposées chez nos commerçants, une histoire que vous pourrez suivre, aussi, sur Instagram Back To Vayres

    A bientôt, solidairement!

  • Retour sur la 1ère Journée du Matrimoine à Vayres !

    Nous l’avons fait!

    Avec beaucoup d’énergies et les moyens financiers disponibles pour une toute jeune association, c’est-à-dire, les plus faibles, nous avons, néanmoins, mis en route une valorisation d’un lieu public au cœur d’un village, qui, nous le savons, prendra du temps, ici, à Vayres.

    Préparer cet instant de rencontre nous a demandé de faire des recherches numériques, de lire et relire certains écrits, de poser un certain nombre de questions, de diversifier nos interlocuteurs, pas toujours simple lorsque vous n’êtes pas d’ici et que la lecture historique et humaine du village vous parait très vague.

    Jean-Baptiste Audiguet, Pont Saint-Etienne, 1870/75

    Depuis notre arrivée au village de Vayres, en Haute-Vienne, en automne dernier, notre désir de donner un rôle au lavoir de Vayres tombait sous le sens. Il ne pouvait s’astreindre à deux panneaux et à un lieu éteint. Lui offrir un statut, nous est apparu comme primordial pour démarrer.

    Nous avons pu constater que la place des femmes dans les villages reste subjective, étonnement.

    Toutes les femmes ne sont pas féministes et ne considèrent pas nécessaire de parler des lavoirs comme des lieux de corvées. L’idée n’étant pas de nier l’existence de ces dernières et de ne pas se focaliser sur une image mémorielle de joyeux et bons souvenirs.

    S’il y a bien deux choses que nous devons redouter le plus, c’est la condescendance et la sous-estimation.

    Ce rdv du 17 septembre a été l’occasion de discuter, de confronter des attentes, points de vue d’habitant.e.s, d’acteurs de la mémoire locale.

    Des modifications, dans le déroulé de ce temps d’échange, ont été faites, des prises de parole pas toujours simples, un défaut dans l’écoute, des visions parfois très muséales c’est-à-dire une manière de fixer dans le temps, d’apporter des éléments de mémoire sans apporter de modification à l’usage du lieu, sans lui redonner vie sous une autre forme tel un lieu mis sous cloche.

    Les livres présentés non pas été, nécessairement, tous consultés, des attentes ont été formulées, des requêtes également, celle de l’accès à des informations historiques concernant le lavoir et surtout le village. Comme pour la monographie de la paroisse de Vayres, de 1925, disponible sur ce site –ici

    Les auteurs du Limousin sont nombreux, les apports textuels historiques tout autant, nous avions mis à disposition des livres récits, témoignages (Nos vieux métiers racontés par Gérard Boutet et d’autres…), des ouvrages de G-E Clancier, ceux de Jeanne de Sazilly, Michelle Perrot dont une lecture a été déprogrammée, les prises de paroles « à distance » ne le permettaient pas.

    Donner du relief au propos en parlant des publics scolaires et de nos lectures, Zola, entre autres, avec l’Assommoir, sans oublier les images de cinéma de René Clément et son film Gervaise…

    Une autre manière d’amener de l’image, à défaut d’en avoir de réelles, ici, à Vayres, et de prendre de la profondeur de champ, un lavoir- qu’est-ce donc que cet espace public ?

    Ici, en ville, oserais-je parler de Paris, mais surtout dans le désir de citer le patrimoine de répertoire, au cinéma. Pas évident, là, non plus…

    Maria Schell, Suzy Delair, René Clément, 1956

    Les photographies de Jean-Baptiste Audiguet, assorties d’un cartel, mises sous cadre, n’ont peut-être pas toujours été « comprises », Limoges ce n’est pas Vayres, et alors, ai-je eu envie de répondre. Je n’aime guère avoir le nez collé à un sujet sans prendre de la distance. Il était aussi question de l’histoire des lavoirs, en tant que lieu public, lors de cette fête du matrimoine.

    Nous étions dans le désir de partager le fait de lui donner un nom, partie remise, Rose Ebène est celui que nous avons choisi. Nous lui préparons une petite commémoration, mêlant sensible et poésie, pas une médaille, un nom, un prénom même lui sera donné !

    Jean-Baptiste Audiguet, Les laveuses de l’Abbessaille, Limoges, vers 1870-75

    Lorsque nous parlons Patrimoine, Limousin et Lavoir, il nous a semblé essentiel de faire tirer sur du papier photo ces excellentes photographies de 1870-75 d’Audiguet. C’est le photographe Olivier Perrochon de Rochechouart qui a rendu cela possible.

    Une lecture de ces images auraient pu être faite, ce lieu, mis ainsi en lumière n’a peut-être pas suffisamment bien préparé ces publics à se poser autant de questions. Les conditions, les moyens de monstration, le côté très venteux de l’espace m’invite à reporter ces explorations historiques.

    Que dire, par ailleurs, de la position de ces femmes, au bord de l’eau et de l’image, et de ces hommes, debout à les surveiller, que dire, toutefois, de cette ville Limoges, située à moins de 50 kms de Vayres et de ces vies de quartiers, parfois semblables en termes de précarité plurielles à celles des villages.

    Il est à noter que parler de condition féminine semble difficile là où la parole n’est pas habituée à être publique, où les souvenirs doivent se garder d’être sombres.

    La prochaine mise en scène du lavoir pourrait avoir lieu à l’occasion d’un concert, à défaut de trouver un intérêt et un accord avec la paroisse locale et l’église de Vayres, une lecture, pourquoi pas une veillée, à voir, également, nous pourrions, aussi, passer lui rendre visite lors du 15 octobre et Octobre Rose!

    Vous l’aurez saisi, le fleurir, le rendre accueillant, le faire vivre, lui offrir une visibilité, faire parler de lui…

    Vous pouvez suivre cette narration ici: Rose Ebène, le Lavoir de Vayres

    A suivre donc, ici, et en direct au Lavoir de Vayres!

  • La Haute-Vienne, une terre d’auteur.e.s!

    Vous n’ êtes, peut-être, pas sans ignorer que la Haute-Vienne est une terre d’auteur.e.s!

    Il nous suffit de traverser le XIX, XX et XIXème siècle pour nous en rendre compte et encore, on oublie beaucoup de monde. Sur un territoire qui recoupe seulement quelques dizaines de kilomètres, de nombreux noms, livres et communes sont littéralement rassemblés.

    Que les auteur.e.s soient né.e.s dans le Limousin, voire en Haute-Vienne, ou qu’ils ou elles aient élu leur nouveau domicile dans le Limousin, peu importe, la Haute-Vienne semble être un vaste sujet d’étude sur le vivant, un territoire chargé d’histoires, peuplé d’arbres, de nature et de paysages!

    De quoi inviter à des (re)découvertes, (re)lectures et au partage les épris.e.s d’écriture et de contes, les amoureux de manuscrits et de romans, les ami.e.s de recueils et carnets et autres mordu.e.s de cahiers et de poésie…Tous les autres passionné.e.s sont les bienvenu.e.s, bien sûr!

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    L’idée de parler de ces auteur.e.s tient en une envie profonde d’interroger la place du livre dans nos vies et l’importance majeure de la lecture publique en milieu rural, mais aussi d’accès à la culture ainsi que de patrimoine, de paysages et d’Histoire.

    Le 1er, souvent cité, est Jean Giraudoux, suivi de G-E Clancier, Jean Blanzat, un ensemble littéraire qui forme, selon moi, un extraordinaire voyage haut-viennois au cœur du sensible.

    Mais, n’oublions pas, la part belle faite aux femmes, Jeanne de Sazilly et ses livres dont « Le Limousin Mystérieux », « Les veillées limousines »… Livres dispos à l’achat

    « Un florilège, destiné aux lecteurs de tous les âges : deux jolies légendes, des contes d’animaux, des aventures, des fables… On y trouve des leçons de bonne conduite, bien sûr, mais surtout du merveilleux, des métamorphoses, des sorcières bien méchantes, des petits nains serviables et de bons géants. Dans cet ouvrage sont réunis des siècles de contes et légendes qui constituent l’imaginaire collectif du Limousin. À travers monts et vallées, à travers villes et bourgades beaucoup de mystères, de légendes et de vieilles histoires racontent le Limousin d’antan. Ces histoires appartiennent à un fonds très ancien, remontant à un passé immémorial pour la plupart. On leur donne ici une nouvelle vie. » Source

    La maison d’éditions La Geste est installée au cœur du département des Deux-Sèvres depuis 1992, elle s’attache à promouvoir la culture des régions de l’ouest. Site internet

    Plus récemment, des autrices comme Corinne Javelaud, notamment son livre « La Demoiselle du Mas du roule » dont l’action se déroule… A Vayres!

    Non loin, à Cussac, un travail fabuleux de recherche au pays des Feuillardiers a été entrepris par Jacqueline Lapouge, voilà déjà quelques années. Et puis, Anne Costes, entre Rochechouart et Oradour/s/Vayres, signe un ouvrage joliment poétique « Croâ sans Lune » aux éditions Plume de Carottes.

    Livre d’Anne Costes & Marie Fardet

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    Avec Vayres à Soi, l’idée est donc de donner de la voix à ces auteur.e.s à l’échelle d’un village haut-viennois, celui de Vayres et tout simplement à l’échelle humaine. Le temps d’une rencontre, d’un atelier, d’une lecture, nous vous proposerons de faire plus ample connaissance avec ces histoires, ces images et ces textes.

    JEAN GIRAUDOUX

    Ma première rencontre, avec cet auteur, remonte au lycée, dans l’Est de la France, alors que j’étais élève de terminale littéraire. J’avais eu envie de faire du théâtre, le choix de la professeure fut, rapidement, fait: Jean Giraudoux, La Guerre de Troie n’aura pas lieu, au même titre que la distribution.

    • Cette pièce, texte pacifiste, jouée pour la 1ère fois en 1935, fonctionne comme un avertissement aux futures luttes fratricides de la seconde guerre mondiale. Giraudoux, ardent défenseur de la paix, livre une œuvre sur la bêtise et l’obstination des hommes. Le contexte d’écriture de cette pièce s’inscrit aux milieux des crises, et, à l’échelle géopolitique, au cœur de la montée des dictatures.
    • Mon personnage était celui de Pâris, le séducteur. Celui-là même qui enlève Hélène, s’ensuit une fuite sous forme d’affront au roi et des discussions claniques entre les partisans d’une nouvelle guerre (dont Pâris fait partie) et ceux qui la condamnent en défendant la paix comme Hector, double de Giraudoux.

    Giraudoux…Comment faire se rencontrer son œuvre avec l’une de nos actions de sensibilisation…Il nous suffira d’ouvrir quelques portes et fenêtres, de regarder du côté du de Bellac, de relire Siegfried et le Limousin, L’Apollon de Bellac et beaucoup d’autres, pour redécouvrir l’auteur qui se réclame du nouveau romantisme, souvent associé à un idéal de mesure et d’équilibre mais qui s’attaqua de front, tel un juge, au romantisme !

    A venir, des idées à venir pour 2023…

    GEORGES-EMMANUEL CLANCIER

    Portrait de G-E Clancier

    :

    Nous avons, d’ores et déjà, une proposition à vous faire, en ce qui concerne G-E Clancier.

    En effet, à l’occasion de la semaine littéraire du 6 octobre au 22 octobre 2022, à Saint-Junien, vous pourrez assister le jeudi 6 octobre à 16h au cinébourse à la projection du film (2013) de Martine Lancelot: Georges -Emmanuel Clancier, passager du siècle, ce, en présence de la réalisatrice et de Sylvestre Clancier!

    Nous nous rendrons, vous proposerons de covoiturer, gratuitement, depuis Vayres!

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    Affiche du film de Martine Lancelot

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    Puis, nous ferons un voyage littéraire lors des épisodes de notre série nature et culture: « Histoires de Paysages » consacré au Feuillardiers. A venir…

    Nous aimerions partir des œuvres, nombreuses, et valoriser un patrimoine rural, naturel, floral, parler, également, d’histoires, du monde paysans, de langues et d’invisibilité sociale.

    JEAN BLANZAT

    Portrait anonyme

    Pour Jean Blanzat, le 1er livre, mis à l’honneur, sera « Le Faussaire« , paru en 1964, Prix Femina.

    Blanzat, romancier et membre de la Résistance, est l’auteur de quelques superbes ouvrages. Le Faussaire, justement, dont je viens tout juste de finir la lecture, nous entraîne par une nuit de brume hivernale dans un cimetière de campagne, non loin de la Gartempe, si chère à l’auteur.

    //Un voyage aux confins du genre fantastique qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Poe mais aussi un roman noir et poétique qui interroge notre condition humaine et sonde notre cœur.

    L’évidence de l’évidence, Le Faussaire voit naître son intrigue dans un cimetière du Limousin. Il est question de rivière, la Gartempe.

    Faisons un lien, un fil entre nos deux rivières, incomparable peut-être car l’une est d’une longueur d’environ 205 km et l’autre, bien plus frêle, environ 14km, toutefois, la Gartempe et la Vayres partagent deux points communs, elles coulent en Haute-Vienne, elles sont toutes deux sous -affluents de la Loire par la Vienne.

    Transposons, donc, un instant, le Faussaire à Vayres, village rivière du Limousin, avec son ancien cimetière du XIXème siècle…

    L’ancien cimetière de Vayres signe une des portes d’entrée de bourg. Nous aimerions qu’il soit reconnu lieu patrimonial au même titre que l’Eglise, de même, pour le lavoir en tant que matrimoine rural.

    Le cimetière fait partie intégrante du paysage du village, passeur de mémoires et livre ouvert, il sera, donc, le point d’orgue de cette proposition de lecture.

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    La date, et bien, la tentation serait trop grande de faire correspondre cette lecture autour des fêtes de la Toussaint, mais si nous en restons à l’histoire, c’est bien l’hiver que se déroule « Le Faussaire » donc, nous reparlerons du roman, de végétalisation pérenne, de ce patrimoine funéraire fragile que sont les plaques de Porcelaine un peu plus tard en saison!

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    Plaques de porcelaine du cimetière de Vayres, 2022.

    CAMILLE LARCHER

    Camille Larcher est né à Nexon en décembre 1942 au sein d’une famille d’agriculteurs. Attaché à sa terre et à sa région, exploitant agricole lui-même, ayant occupé plusieurs responsabilités syndicales et professionnelles dans le monde paysan de son département, mais aussi élu de sa commune pendant trois décennies, il a participé à son développement en s’intéressant toujours à l’histoire locale.

    Il a déjà écrit deux ouvrages sur le comice de Nexon, et une monographie complète sur les moulins du pays de Nexon. Source

    Livre : Les Tuileries Limousines :

    Du VIIsiècle avant J.-C. jusqu’à nos jours, les briqueteries, les tuileries et autres poteries ont constitué un maillon indispensable dans la vie des habitants des campagnes ainsi que dans la production de matériaux pour les diverses constructions de notre société rurale et urbaine. Dans cet ouvrage, Camille Larcher étudie l’histoire de ces industries et fait le constat que sous la pression des lobbies et la volonté politique d’industrialiser notre pays, la disparition de ces petites unités de fabrication s’est produite en moins de cinquante ans.  Il lève ici le voile pour faire revivre le passé de ces hommes et de leurs familles qui ont contribué par leur activité à développer l’économie de leur région et au-delà. Source La Geste éditions

    GUY PERLIER

    Guy Perlier est historien, docteur en histoire contemporaine. Récemment retraité de l’Éducation nationale, il se consacre essentiellement aujourd’hui à la recherche historique et à l’animation de la Délégation territoriale (87) des amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation. 

    Livre : Le Limousin dans la Guerre sous Pétain et l’Occupation.

    1940-1944./ Cinq ans de vie limousine qui ont nourri la mémoire collective et marqué les esprits de façon indélébile. Le lecteur retrouvera dans cet ouvrage, guidé par l’analyse d’un historien spécialiste, tous les événements, dramatiques ou héroïques, qui ont façonné l’histoire régionale, d’Oradour à la bataille du mont Gargan, des pendaisons de Tulle aux combats d’Ussel et d’Égletons, de l’affaire du bois de Thuraud à la première libération de Guéret…[…] Le regard ici porté sur cette période s’est voulu le plus large possible, éclairé par des recherches récentes et d’ultimes témoignages concernant notamment la vie clandestine à laquelle furent contraints les multiples « indésirables » du régime pétainiste.

    JACQUELINE LAPOUGE

    Jaqueline Lapouge sera présente à l’occasion de la Fête du Matrimoine ( 39èmes Journées Européennes du Patrimoine ) au lavoir de Vayres le samedi 17 septembre prochain.

    Ses livres : sont disponibles sur le site de Libraria Occitana – A savoir, que je me suis procurée son livre à Rochechouart (à la Maison de la Presse)

    Un petit portrait presse de l’auteure Le Populaire du 13 07 2012

    Un autre portrait pour la sortie du 3ème tome Le populaire du 4 décembre 2019

    Nous espérons développer une belle réflexion sur l’importance de son travail de valorisation d’un patrimoine funéraire d’exception.

    Nous avions, dans le cadre de la 7ème édition du « Printemps des Cimetières » 2022, parlé de ce petit patrimoine funéraire lors de deux ateliers dont l’un était consacré au fil du temps à la place singulière des femmes et des enfants. Un article a été écrit sur cette manifestation: en lecture libre, ici

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    Granit & Porcelaine, Jacqueline Lapouge

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    ANNE COSTES

    Nous sommes ravies de l’avoir, très récemment, rencontrée. A l’échelle vayroise, des idées et propositions positives pour le village et son école Pierre de Ronsard, de quoi redonner, un peu, de couleur poétique et de vigueur à l’imaginaire !

    Petit portrait presse d’Anne Costes – Le populaire article du 13 10 2021 et du 13 janvier 2019

    Le livre « Croâ sans lune » est le fruit d’une collaboration avec l’illustratrice Marie Fardet et le PNR (Parc Naturel Régional) Périgord Limousin.

    • Marie Fardet aime les rencontres et le dessin, du moment que leurs musiques viennent vous chatouiller et vous fassent partir en voyage.
      Formée au dessin selon la méthode Martenot et diplômée de l’École Brassart d’arts graphiques à Tours, Marie concilie actuellement deux passions : son travail d’illustratrice pour l’édition jeunesse et l’animation d’ateliers artistiques pour sensibiliser petits et grands. Source
    •  » A cheval sur deux départements, la Dordogne et la Haute-Vienne, en Région Nouvelle-Aquitaine, le Parc naturel régional Périgord-Limousin a été créé en 1998. Site internet du PNR PL

    NB/ j’ai pu me procurer ce livre, à Vayres, à deux pas de chez Vayres à Soi, Chez Marie, l’épicière du village! C’est alors de notre rencontre avec Fanny Labrousse (chargée de missions et implication des habitants) du PNR Périgord Limousin, que le nom de l’auteure a refait surface…

    CORINNE JAVELAUD

    Auteure, entre autres, de « La Demoiselle du Mas du roule » ( 2014, publié chez City).

    Après une carrière dans le secteur touristique (des études de guide interprète l’ont amenée à voyager et à développer le goût des histoires intimistes.) riche d’expériences culturelles à travers le monde, et faisant suite à des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud est l’auteure d’une quinzaine de romans, publiés chez Calmann-Levy Territoires, City Editions, de Borée, France-Loisirs, Ookilus Editions.
    Elle est également membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace. » Source

    Site internet de l’auteure


    Mes lectures en cours: l’Iguane de Jean Blanzat, Hommage à Corot (catalogue d’exposition Paris – Hommage à COROT, Peintures et Dessin, expo. du 6 juin au 29 septembre 1975).

    Déjà lus en plus des lectures citées dans l’article: Georges-Emmanuel Clancier « Limousin Terre secrète » édition La Renaissance du Livre( 1999), Le Pain Noir / G-E Clancier (tome 1 de la tétralogie), Siegfried et Le Limousin- J. Giraudoux, éditions Grasset (1934), Les Nouvelles Affaires Criminelles de la Haute-Vienne- Vincent Brousse, Philippe Grandcoing (préface Roland Dumas) Editions De Borée, La Frairie des Petits-Ventres de Michel Demars, éditions Lucien Souny (2005), Limoges de Pascal Herlem, éditions L’arbalète, gallimard récit (2017).

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    D’autres recherches sur cette terre d’écriture sont à l’œuvre afin de vous faire découvrir de singuliers voyages, des histoires vraies et imaginaires, de quoi nourrir votre attachement à la Haute-Vienne et votre amour des mots et des images!

    Bon à savoir: La plus grande partie de ces livres a été achetée en seconde main, localement, ou via le e-shop militant « le Label-Emmaüs », ou empruntés depuis notre Boite à Lire, présente à Vayres, non loin du marché!

    A très vite!

  • Sorties Nature et Découvertes

    VISITE DU JARDIN DE VAYRES A SOI

    Depuis novembre dernier, au jardin, nous plantons et semons avec, à l’esprit, le respect de la patience du jardinier, en l’occurrence des jardinières!

    -Le jardin écologique de Vayres à Soi est aussi membre du réseau des refuges L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux).

    A ce titre, nous menons, lors de nos ateliers, sorties, rencontres et chantiers participatifs, des actions de sensibilisation, notamment, à la faune du jardin.

    Ce pourquoi, nous ouvrons, à chaque fois, notre jardin à la visite et aux échanges de bonnes pratiques et idées avec une constant respect du vivant.

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    Pois de senteur, Vayres

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    OISEAUX: L’hiver dernier, nous avons listé la présence de Verdiers, Mésanges bleues & Charbonnières, Gros bac casse noyau, Pinson du nord, Pinsons, Rouge Queue noir, Chardonneret élégant, Rouge gorge, Sitelle torchepot, Merle, Pie, Pigeons ramier, Tourterelle turque, Chouette chevêche et Corneille (j’en oublie peut-être).

    FAUNE DU JARDIN: Au jardin, nous avons comptabilisé un certain nombre de lézards des murailles, crapauds communs, gastéropodes (escargots des jardins, limaces), même un hérisson! Sans oublier les pollinisateurs comme les papillons dont l’ Ecaille chinée, le moro sphinx, le ptérophore blanc, le Tabac d’Espagne, le Citron, l’Argus bleu, l’Aurore, la demoiselle bleue, sans oublier les abeilles et abeilles sauvages, les bourdons, la cétoine dorée…

    Les autres insectes se répartissent le jardin, coccinelles et coccinelles asiatiques semblent cohabiter, nous avons déjà croisé un bon indicateur écologique, le morime rugueux (il se nourrit de bois mort), un scutigère véloce, nous accueillons un grand nombre de gendarmes (cherche-midi)…

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    Moro sphinx au jardin (Verveine)

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    BONNES PRATIQUES: Refuge pour les oiseaux, tour à coccinelles, abris à insectes, mise à disposition, toute l’année d’eau propre et, l’hiver, de nourriture, plantation de haies, d’arbustes, de plantes ayant un intérêt pour eux.

    Laisser aussi la nature faire son travail, c’est aussi pour cela que, contrairement aux avis de jardiniers dits experts, nous avons laissé pousser notre bryone dioïque car elle est très appréciée par les abeilles sauvages!

    Veiller à une bonne gestion du jardin en installant des récupérateurs d’eau, pailler, composter en respectant bien les règles au niveau des apports (bon ratio carbone/azote- 2/3 de brun, et 1/3 de vert), en choisissant un bon emplacement (ombre/ mi- ombre), recycler le marc de café, faire des purins à partir des plantes (phytothérapie naturelle & Engrais), planter du trèfle incarnat (engrais vert)…

    PLANTATIONS DIVERSIFIEES

    Notre jardin est clôt de murs, cependant, nous avons planté des haies diversifiées, faites d’arbustes à fleurs, de rosiers, entrecroisées de plantes officinales, mellifères, aromatiques

    Vous pouvez découvrir la rue, santoline, sauge officinale, romarin, bourrache, verveine citronnelle, souci, belles de nuit, nigelle, thym, cerfeuil, coriandre, menthe, mauve, capucine, pavots, consoude, tanaisie, ciboulette, persil, estragon, basilic, basilic thaï, Hysope…Nous laissons l’ortie (précieux purin avec 10 fois son volume en eau) et les plantes adventices, nous tondons très peu voire pas du tout.

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    Dans un souci d’expérimentation, nous avons installé, quelques arbustes que nous ne connaissions pas ou peu comme l’Arbre aux faisans (Leycesteria formosa Golden Lanterns), L’arbre aux sept fleurs (Heptacodium miconioides Tianshan), Arbre de Neige (Chionanthus retusus) et l’Hortensia grimpant ( Hydrangea petiolaris ).

    Passionnées par les roses, nous avons, déjà, planté Lady Emma Hamilton de David Austin, Rojo, Rosier liane de Lady Banks, Rosier ancien Gallica, Gruss An Aachen, Arthur Bell, Gloire de Dijon, Louis Blériot, Iceberg, et autres boutures de notre ancien grand jardin de Normandie…

    Nous avons bouturé de nombreux arbustes et rosiers lors de nos chantiers participatifs dont le Weigelia à fleurs rouges, Rosier Westerland, Delosperma. (Merci à l’eau de Saule).

    Bryone à droite à l’assaut du grillage, Vayres, été 2022

    SORTIES L.P.O

    Par ailleurs, dans l’envie de parfaire nos connaissances ornithologiques, nous sommes abonnées à la lettre de diffusion de L.P.O Limousin dont voici le lien afin de suivre leurs propositions de sorties!

    La dernière en date remonte à quelques jours, le dimanche 28 août dernier!

    Nous avons découvert la forêt de Boubon, tout près de Cussac, à environ une dizaine de kilomètres de Vayres!

    L’animateur, Patrick Labidoire, nous a bien aidé question connaissances, sans oublier le travail formidable d’écoute et de reconnaissance des oiseaux présents lors de cette riche matinée!

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    Panorama à Cussac

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    Après avoir fait la connaissance de cette vue panoramique sur Rochechouart jusqu’au Monts de blond à la jumelle et autre longue vue, nous sommes allées randonner en forêt en passant par le village de Boubon.

    NB/ Un petit conseil sur les jumelles: 8 x42 ou 10X42 histoire d’être parée comme il se doit!

    C’est alors que nous rencontré une charmante maison de pierre, toute fleurie et restaurée, un beau jardin et potager, et, cette construction de pierre avec un toit de tuile sur laquelle nous nous sommes arrêtés un instant:

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    Métier à ferrer, Boubon, Haute-Vienne, août 2022

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    Je n’ai pas retenu le nom en occitan de cette ossature, ce n’est pas un abri mais un lieu où l’on ferrait les vaches, un métier à ferrer!

    //J’ai pu lire, en Auvergne, que ces petites bâtisses étaient plus généralement en bois, parfois en métal, d’autres avaient les montants en pierre, ils servaient au ferrage des bœufs. Un ferrage spécifique qui demandait quelques précautions à prendre pour le maréchal ferrant. Source

    « Le but de la ferrure sur l’espèce bovine est de préserver l’usure de la corne qui constitue ses onglons. Dans certains cas, elle peut concourir à la guérison de quelques maladies du pied, mais elle sert rarement à remédier aux défauts de l’aplomb. L’usure est parfois si grande, qu’on a vu des bœufs, en troupeaux, par suite des marches forcées, avoir les chairs des pieds à nu, meurtries et déchirées quelquefois jusqu’aux os. Cela se produit d’autant plus vite, que la corne de la sole est peu épaisse et que ces animaux marchent avec lenteur. »

    Juste en face de cette construction, nous avons eu l’agréable visite surprise de quelques beaux et rares oiseaux dont celui-ci dont je ne me souviens plus du nom, navrée. (L’achat du guide ornitho est plus qu’un précieux conseil! )

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    Oiseau migrateur rare et précieux, observé le 28 août 2022

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    Ensuite, nous avons repris le chemin de la forêt, longeant, ça et là, des étangs et autres mares, nous avons pris le temps d’écouter, de regarder autrement les mouvements, soubresauts au cœur de cet espace naturel .

    Une équipe de passionnés bénévoles nous a fait découvrir une richesse sonore insoupçonnée, une autre manière de se livrer à une balade en y pratiquant l’écoute attentive.

    Puis, nous prenons les allées baptisées au nom des arbres, ici, chêne rouge, puis, un peu plus haut, nous tombons nez à nez avec cette superbe restauration de cabane de feuillardier!

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    Cabane de feuillardier restaurée, août 2022

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    Je vous invite à lire, c’est ainsi que j’ai découvert les feuillardiers, les livres de Georges-Emmanuel Clancier (auteur du célèbre Pain Noir).

    Voici un extrait, page 129, de « Limousin Terre secrète » aux éditions La Renaissance du Livre:

    Monsieur Fauriac : « C’en est un de métier! De vrais artistes. Pour faire les feuillards, qui servent principalement à cercler les futs, le bois de châtaignier doit avoir six ou sept ans. Les cabanes servaient à se mettre à l’abri, l’hiver, les vieux paysans qui ne savaient pas bien quoi faire pour gagner un peu d’argent allaient faire des feuillards pour les vendre. Ils commençaient leur cabane avec les cercles et les copeaux dont il se servaient pour les feuillards. Ensuite, ils se balançaient les copeaux par-dessus, ce qui leur faisait un abri pour se protéger pendant leur journée de travail. Il pouvait y allumer un feu pour se préparer leur soupe du midi.  »

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    Illustration présente tout à côté de la cabane

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    Nous avons appris beaucoup de choses, difficile de tout retenir ou de noter, toutefois, nous avons très envie de proposer, dans le cadre des sorties nature Vayres à Soi, les propositions de L.P.O situées dans un rayon de 30km.

    L’idée étant de limiter les frais de route, lutter contre l’autosolisme, sans toutefois se priver de sorties gratuites enrichissantes, de plus, la saison des migrations a commencé, alors, nous vous invitons à nous rejoindre pour celle du dimanche 18 septembre prochain!

    Sortie à l’Île Navière-Île de Chaillac

    RDV à l’Office du tourisme de Saint-Junien place du Champ de foire afin d’observer la fin de l’été sur l’île le 18 septembre. Cette sortie, organisée par L.P.O, sera animée par Christian Doucelin.

    !!Nous vous convions à 8H15 pour un départ covoituré depuis VAYRES (parking Champ de Foire);

    __Merci de nous confirmer votre présence par téléphone (sms) au 06.13.85.10.32 ou par mail : vayresasoi@gmail.com

    Au plaisir de vous rencontrer et de vous retrouver!

  • Tranquillisons nos rapports à la culture

    Depuis ma visite touristique, ou presque, de juillet 2021, en Haute-Vienne, j’ai remarqué la présence d’un lieu culturel porteur et intrigant. Il s’agit du Château de Rochechouart.

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    Cour intérieure du Château avec l’œuvre de Tony Cragg, Column

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    En novembre de l’an passé, son sujet fut, à nouveau, discuté avec un Rochechouartais.

    A l’écoute, le rapport ne sembla pas des plus tranquilles, un reproche dispendieux à la coquille, appelée vide, à la forteresse et à son problématique contenu fut développé.

    __Le Château est visible depuis la route qui mène à Rochechouart en partant de Vayres, soit à environ 8km.

    Ce site remarquable bénéficie d’un jardin, d’une entrée depuis une place un peu trop minérale, j’ajouterai que pour des questions de confort de visite, de l’ombre et des bancs à l’ombre devant le château seraient les bienvenus!

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    Monumentale entrée par le porche

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    Sa porte impressionnante, intimidante peut participer à une certaine appréhension de visite, accrue par l’absence de document extérieur à la consultation, d’informations de visite voire tout simplement d’un kakémono ou d’un pointeau.

    On aimerait un visage, un être humain, un passeur d’état à un autre, pour nous accueillir.

    Une fois entrée, une place entourée, encadrée de murs, presque fortifiée vous laisse libre de vous promener, les allées de gauche sous alcôves seraient idéales pour l’agrément de visite, au regard, notamment, d’une offre commerçante de boissons, de petite restauration. Ce qui attirerait une vie supplémentaire, diversifiée au lieu.

    // Plein phare sur une œuvre d’une figure majeure de la sculpture contemporaine, l’artiste britannique Tony Cragg et Column, 2001. Une sculpture monumentale en grès.

    Cette colonne tourbillonnante fait écho à la colonnade torsadée de la façade du Château.

    Vous vous dirigez là où se trouvent des petits groupes, pas trop d’indications là non plus, comment, dès lors, s’approprier ce bel espace ?

    Nous occupons, pour la plupart, les emplacements à l’ombre par cette chaude journée d’été, les coursives s’humanisent donc rapidement.

    -Une fois entrée, l’accueil est agréable, l’aide à la visite se fait munie d’un plan. L’implantation d’une petite bibliothèque (très bonne idée) et de produits dérivés à la vente distillent une envie de flâner, de feuilleter, de se poser pour la consultation.

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    Géométrie de Bois ensoleillée

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    Pourquoi ne pas installer l’accès à une fonds documentaire empruntable ?

    _Ajouter une autre pratique culturelle à celle-ci, le livre comme pendant naturel à la création, la lecture publique comme axe prioritaire d’une politique culturelle ?

    Créer du lien entre la médiathèque, qui se trouve excentrée, et le musée, pour faire se rejoindre une offre diversifiée, faire se rencontrer la 1ère marche à l’accès culturel (bibliothèque) et les suivantes.

    La question de la démocratie culturelle pourrait être posée, la reconnaissance de toutes les cultures. Que la transdisciplinarité, la diversité prennent tous leur sens et participent à la curiosité du visiteur.

    A noter, les tarifs sont très raisonnables, d’autant que la gratuité concerne toute une typologie de publics (précaires et étudiants), même si nous savons que ce n’est pas le prix qui demeure le frein à la visite mais bien l’absence de pédagogie d’une culture qui peut sembler se subir ou se mériter.

    Faciliter le rapport suppose de créer les conditions d’une tranquillisation.

    N’ayez pas d’inquiétude, vous êtes ici les bienvenus, ici.

    __La salle qui suit l’accueil est, étonnement, découpée, son architecture invite à la création d’idées bien plus pertinentes que la présence d’un écran. Je le consulte rapidement puis m’en détourne.

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    Géométrie de Pierre et Fer entre ombre et lumière

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    Je suis attirée par cette belle porte vitrée, il faut dire que le site jouit d’une restauration magnifique digne des plus beaux décors intérieurs.

    Regarder dehors, chercher le dehors, poser la question du seuil, de la frontière derrière cette transparence, pousser la porte pour sortir respirer un instant…La verdure me manque.

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    Sommes-nous des extra terrestres ?

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    Malgré la chaleur, mon envie de sortir me conduit à l’extérieur, les hirondelles sont très nombreuses à avoir élu domicile, ici, le jeu des escaliers engendre l’idée du dédale, du labyrinthe, bref, on se prêterait bien à une expérience.

    Le peu de fleurissement voire tout simplement de végétalisation accroît la surimpression minérale, dommage, alors même que la forêt est non loin et que cet endroit pourrait disposer de son propre jardin, mellifère, abris à différentes espèces, potager ancien, on peut se rêver à tout imaginer pour donner de la couleur et honorer la vie!

    De plus, les questions environnementales sont plus que d’actualité, le développement durable, la sobriété culturelle, on peut aussi espérer parvenir à décarboner la culture.

    On se laisse aller à l’amusement de l’autoportrait au miroir, nous sommes sûrement nombreux à l’avoir fait, mais voilà…

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    Miroir en ciel, Château en bleu, août 2022

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    Ce contenant et contenu sont fortement disputés sur TripAdvisor. On peut noter que le Château, puisqu’il en est ainsi, est un joyau et que son rôle, son utilisation, ses entrailles, Musée d’Art contemporain, ne font pas l’unanimité.

    Certains allant même jusqu’à préciser qu’ils se sentent privés de leur histoire locale, que le patrimoine bâti est bien supérieur à ce qu’il abrite.

    L’allure de l’ensemble, le caractère grandiose vient décevoir ce qu’il protège. L’Art contemporain ne remporte pas tous les suffrages.

    Il serait bon de préciser que de nombreux conservateurs, historiens de l’art, médias, journalistes et personnalités politiques ont, en raison de leurs rapports de force et querelles avec la création contemporaine, fortement, créé les conditions défavorables à son « acceptation » par les publics.

    De plus, les quelques scandales venus émailler le monde des arts, l’envolée du marché de l’art, peuvent conduire à un rejet pur et simple, à un désaveu, mettant en danger l’émergence, l’importance de la création pour l’émancipation, parvenant presque à endommager notre rapport à l’art et la culture.

    Attention donc à un arrêt de la prise de risques, à une vision trop conservatrice des programmations culturelles.

    La « haute culture » et la « culture populaire », pour schématiser de façon binaire, se toiseraient sans se plaire, sans se parler.

    Quel étrange rapport au sensible et quelle cruelle discrimination pour les publics qui aimeraient naviguer, librement, d’un côté et de l’autre sans avoir à choisir un camp!

    EXPOSITION

    Expérience de visite

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    Galerie d’Hercule, Ouvre vidéo de Prinz Gholam, La ligne de Rochechouart de Richard Long

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    Lors de ma visite, il y a, à peine quelques jours, je me suis laissée embarquer pour un beau voyage, temporel, philosophique et poétique.

    Transportée par l’architecture et sereine quant aux œuvres, je dois reconnaître qu’il est fondamental de se faire sa propre opinion, d’expérimenter son rapport au lieu, aux espaces sans se soucier de ce qui, communément, se dit, car c’est un rapport intime au sensible qui va se jouer.

    Une affaire bien sérieuse donc.

    Ecoutons notre corps

    Le fait de marcher amène à penser, inhaler, regarder de près, ressentir, saisir les impressions de pesanteur, apprécier ou subir les dimensions, suivre les lettres, tenter de lire, reculer pour mieux sauter, dans le temps…

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    Epreuve de Pierre, six exploits et six travaux.

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    Cette galerie d’Hercule, salle E, peine à nous laisser tranquille, notre esprit se balade, notre corps est en éveil et les sensations sont nombreuses.

    On tend l’oreille, se sont produits de nombreux évènements, ici, nous voguons au rythme des voix et des pas.

    La Pierre au sol, à la fois, nous oblige et trace un sillon, un courant, un flux. Nous pouvons, un temps, descendre, naviguer et nous en rapprocher, humer la Pierre dont cette salle célèbre la richesse et la rigueur.

    Elle est écrite, inscrite, marquée, possède des taches, stigmates, des reliefs, l’on peut se plaire à décrypter une fable, un conte minéral, le temps semble saisi dans la roche. La pierre comme mémoire du monde.

    Levons le pieds du contrôle

    Nos époques et mondes se frottent, sans mal, nous allons partir, effectuer un voyage d’escaliers, de petites pierres, de masques, de rites et de sculptures.

    Art primitif, culture matérielle, peuple autochtone, portraits d’ancêtres, emblématiques ?

    L’humilité et la force de la Pierre tiennent en la création d’une langue.

    Populaire, érudite, savante, elle mêle de nombreux savoir-faire.

    La Pierre, l’âge de Pierre, la roche, l’outils, artéfacts, peinture rupestre et toutes ses traversées historiques et sociales.

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    Prinz Gholam

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    Masque, objet animé et élément du vivant

    « Prinz Gholam a entamé un travail autour du masque, en 2020, objet de métamorphose, élément de protection et de transgression ».

    La pratique multidisciplinaire de l’artiste nous est narrée avec des pièces en pierre, petites sculptures aux allures poétiques et à l’humanité touchante, puis, le dessin, immense, coloré, doux et vif entre en scène.

    Naïf et inquiétant, il se livre dans de très grandes salles, les détails captent notre attention, nous choisissons la vue d’ensemble puis un personnage; touchés par lui ou par elle.

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    Extrait d’une œuvre de Prinz Gholam

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    Rituel à nouveau, scènes de carnaval, théâtre de la vie, Comedia dell’arte, théâtre Nô, le masque de la mort, on a en tête les divinités, le masque mortuaire, rite funéraire, masque funéraire, on considère l’Egypte et l’art funéraire, on s’approche de la littérature, des mots et des visages, des émotions et du crâne, on tangue au milieu de ce terrible va et vient.

    Le masque vient transcender le corps, plus chatoyant, plus ardent, plus vivant, à même de comporter des détails, des traces, des signes, des marques à l’inverse des corps moulés dans des costumes uniformes et monochromes.

    Le corporel comme moi social et le masque, avertisseur visuel, comme celui qui a la capacité d’émouvoir.

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    La poursuite de la visite de cette triple exposition, se poursuit avec les photographies de Raoul Hausmann, située, en couloirs longilignes, figures du rite du passage.

    C’est un ensemble de 28 tirages, conservé dans les collections du musée, au sein du très riche fonds Raoul Hausmann, récemment restaurés, qu’il vous est possible de découvrir.

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    Raoul Hausmann

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    Exposition proposée dans le cadre de la manifestation « Impertinente 2022« .

    .Adresse du site internet Impertinente 2022

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    Helen Mirra, marche mystique

    Nous habitons, désormais, le Château, au bout d’un couloir tunnel, d’où s’échappent des voix d’enfants captivés par un atelier, nous tombons, nez à nez, avec des tableaux de tissus, des signes, lignes, encéphalogrammes, vie, empreinte, courant alternatif ? Flux électrique…Nous faisons connaissance avec Helen Mirra.

    Le Château offre sa 1ère exposition personnelle, dans une institution française, à cette artiste américaine.

    Une pièce sonore et sombre, que nous n’osions pas emprunter sans la présence rassurante du guide, se présente à nous.

    Une œuvre radicale nous a été jusqu’alors proposée. Nous voilà, désormais, face à une petite porte, pièce sombre, comble au sol jonché de foin, c’est la tour de la chapelle.

    Nous marchons sur ces bottes de foin, sa fraicheur, son odeur nous déstabilise, nos pas sont hésitants, notre corps s’enfonce avec l’envie ferme de s’asseoir, de s’ allonger et de nous laisser aller au son singulier et aigu, haute fréquence, lente, rapide, battement, intensité acoustique, ondes sonores, onde sinusoïdale, plafond cathédral, pales de moulin…

    Je vous convie vivement à effectuer le trajet jusque là, à suivre l’itinéraire et à vous confier, un peu, beaucoup, à l’espace en mouvement que représente Straw Fold.

    Voyage méditatif

    Le lin comme support, le tissu, le feutre, la couverture d’hôpital militaire, nous nous approchons, parfois, de Joseph Beuys, de temps anciens où l’homme et l’animal pour l’un et l’homme et la nature pour l’autre ne faisaient qu’un.

    La présence précieuse des pierres se lit à même le sol, laissant peu de place pour les publics. Le sol, ici, est un plancher en bois, une terre d’accueil intéressante pour ces pièces en lin.

    Le dialogue est, cependant, rapidement rompu car les visiteurs entrent en nombre et la gestion de flux s’impose.

    Puis, c’est le ciel, en portions, sous une voute en bois, charpente, ossements du Château, qui s’étire.

    Les triangles, dimensions, géométrie des bâtisseurs, topologie s’adressent aux idées de volume, d’ampleur et de mesure. Avec Helen Mirra, les mathématiques sont maitresses des lieux.

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    Helen Mirra, portions de ciel

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    Une petite salle en contre-bas, dont la visite nous est conseillée par un médiateur culturel, titille notre curiosité.

    Il s’agit d’une rencontre avec une autre œuvre de Richard Long; Le cercle du coucou, réalisé en 1987. Un mandala, vortex, le cercle infini qui ne cesse de se mouvoir, la teinte marron n’est pas sans évoquer la boue, fruit de la terre et de l’eau.

    Nous aimerions nous asseoir, nous embarquer dans ce tourbillon dynamique, cette sphère fonctionne tel un diagramme, Mandala, sanskrit et ésotérisme.

    La terre comme une aire rituelle, une vision cosmique et une invitation à la méditation. Cette pratique artistique se fait spirituelle, elle cristallise un mouvement de vagues et d’éclaboussures.

    La concentration autour du centre nourrit la contemplation, je reçois ce noyau spirituel comme une lecture de la réconciliation et de l’intégrité.

    Œuvre de Richard Long en détail

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    Vous pouvez consulter le site du Musée ici

    // Une œuvre, présente dans la cour du Château, imaginée par l’artiste italien, Guiseppe Penone, Souffle végétal, en 1985 est une commande passée pour l’ouverture du musée.

    Ces trois expositions s’achèvent pour Helen Mirra et Raoul Hausmann le 18 septembre. Il vous reste donc quelques beaux jours devant vous pour vous lancer dans cette intrigante expérience.

    Pour Prinz Gholam, Mon cœur est un luth suspendu, l’exposition s’achève à la fin de l’année, soit le 15 décembre, vous pourrez donc voir et revoir, faire et refaire la visite!

    // A noter, avec Vayres à Soi, nous allons proposer un petit programme de visites et sorties culturelles, avec co-voiturage depuis Vayres, pour associer à notre démarche écologique, toutes les questions sociétales, patrimoniales et culturelles qui se présentent à nous à l’échelle locale!

  • Journées européennes du patrimoine à Vayres

    Journées européennes du patrimoine à Vayres

    Avec Vayres à Soi, nous avons eu envie d’aborder les 39 -èmes Journées Européennes du Patrimoine, de septembre prochain, sous un certain angle à Vayres les Roses!

    Tout d’abord, ces journées ont pour thème, le patrimoine durable.

    Vayres, l’eau, les femmes et le temps

    A l’échelle du village de Vayres, nous avons choisi son lavoir, situé rue Eau de rose, pour réinterroger les représentations du patrimoine, questionner le patrimoine culturel, se demander ce que signifie les notions de durabilité, de pérennité…

    // Le rendez-vous est fixé au samedi 17 septembre à 14h !

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    Il semble plus que préjudiciable, pour les villages, de restreindre la notion de patrimoine et de recenser voire de focaliser l’attention sur le patrimoine bâti d’exception du type Château, ou encore, leurs églises.

    Cela contribue à une concurrence accrue et non constructive entre les communes, ne permet pas de sensibiliser à la préciosité sociétale de certains lieux et cela cultive un curieux rapport à l’histoire et à la laïcité.

    De plus, astreindre les villages ou les associer de manière malheureuse à une carte postale pourrait contraindre à mal nommer un patrimoine rural voire à en invisibiliser un autre.

    Le lavoir est le lieu vis à vis duquel nous nous devons de rétablir un certain équilibre, non à la « France des lavoirs »… Car le lavoir est un autre lieu politique. Ce qui va se jouer, à Vayres, tient en la reconnaissance et donc en l’identification de ce lieu comme relevant du matrimoine rural.

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    Le lavoir de Vayres

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    Grâce à une visite commentée et à une série d’ateliers, nous souhaitons recontextualiser et, par là même, tenter de comprendre la place des femmes dans les villages.

    Cette rencontre s’appuie sur les découvertes historiques du patrimoine local, elle vient questionner la place du patrimoine rural et sa vulnérabilité à l’aune des changements environnementaux et sociétaux.

    Plusieurs lectures de textes de l’historienne Michelle Perrot, ayant trait à la place des femmes dans la société, viendront compléter ce temps de rencontre. Le matrimione rural étant sous abordé, nous tenterons d’en préciser les contours, raisons et enjeux.

    Une réflexion collective s’engagera sur les notions de valorisation durable, de pérennité végétale, de gestion de l’eau et d’éco féminisme.

    D’autres temps forts seront organisés au fil de l’après-midi…Telle que la présentation de quelques œuvres photographiques de Jean-Baptiste Audiguet, célèbre photographe du Limousin, reconnu pour son sens esthétique et sa maîtrise de la lumière!

    Un atelier sera programmé, à l’issue de cette visite, pour mettre en pratique le fruit de ces propositions et idées.

    Pour plus d’informations/inscriptions, vous pouvez nous contacter au 06 13 85 10 32.

    Au plaisir et à bientôt!

  • Chantiers participatifs

    Chers Herbeux, Herbeuses, nous lançons, sous cette positive appellation, nos chantiers participatifs!

    Dès le mois de Mai, à Vayres, nous avons entamé un travail bénévole d’entretien des rosiers de la commune.

    Pour appel, la commune s’est dotée de très nombreux massifs, notamment dans son bourg, dès 2004/05, la plantation de rosiers touche à apogée!

    Depuis, nombreux sont ceux qui ont disparu, changé de place, on pense à ceux de la rue Caroline Testout (rose ancienne parfumée et remontante de couleur rose clair) que nous cherchons encore.

    Rosiers Westerland, Vayres, entrée de bourg, juillet 2022

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    Pourquoi ?

    Parce que nous aimons beaucoup les fleurs, sommes sensibles au stress que subissent les espèces, pour offrir à ces massifs une plus belle allure mais aussi lutter contre le gaspillage floral, enfin, nous avons eu envie, activement, de les aider!

    Les tailler, leur couper le bois mort, les roses des différents massifs ont reçu quelques uns de nos soins, à commencer par celui de l’entrée du bourg en provenance de St Mathieu (route de la Dordogne).

    Nous avons nettoyé les plates bandes de ces fleurs, supprimer les espèces invasives, apporter de l’engrais bio…

    Ensuite, nous avons prodigué les mêmes soins, sauf l’engrais, car un apport en eau est nécessaire et qu’ en ces fortes chaleurs, la sécheresse est de mise. Ils en recevront dès l’annonce de la pluie.

    Les Westerland, tels qu’ils se nomment, rosiers vigoureux à la floraison très originale, font partie des entrées de bourg à soigner, il s’agit cette fois de celle en provenance d’Oradour-Sur -Vayres. Ils sont au nombre de 30. Nous avons mis deux matinées à deux.

    Puis, même temps de présence, les rosiers le long du mur de l’ancien cimetière de Vayres (ils sont de toutes les couleurs- jaunes, roses, rouges et sont environ une quinzaine) ont eu droit à leur remise en forme et beauté, reste encore quelques vieux bois morts à couper…

    Rosier le long du mur du cimetière, Vayres, juillet 2022

    Nous avons entrepris, grâce à nos propositions de sorties de l’été gratuites, notamment, la Balade Florale Commentée, un recrutement de bonnes mains et volontés pour poursuivre nos efforts de valorisation du village.

    Pour le 2/3 août, nous devrions former un petit groupe pour démarrer la taille et l’entretien du massif, nommé, Colette, tout à côte de l’entreprise BMCD, rue des Poètes.

    Non des moindres, ce dernier est envahi de liseron et les espèces florales se sont menées une lutte qui risque de couter la vie aux rosiers…

    Massif Colette à Vayres, juillet 2022

    Vous noterez l’omniprésence des Népétas. Nous pensons, également, entretenir la palissade en bois située en contre fort en la repeignant en blanc histoire qu’elle tienne encore quelques temps…

    Rosiers massif Colette en mai 2022

    La longueur de ce massif est d’environ 25 mètres. L’occasion, lors de cette session participative, de parfaire les connaissances des participant.e.s en botanique, taille, entretien et conception de massifs.

    Massif Colette, côté BMCD, Vayres avant entretien, juillet 2022

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    D’autres chantiers participatifs sont prévus rue des Poètes, un pour le nettoyage du tout petit cours d’eau, un autre pour la plantation d’une haie fleurie devant BMCD.

    Avec Vayres à Soi, nous recherchons des désireux de soigner plus que des adhérents!

    Si vous souhaitez, vous aussi, devenir Herbeuse ou Herbeux, c’est très simple, un peu de temps à offrir pour venir en aide, ça se passe à Vayres, l’été et, ensuite, et voilà tout.

    A suivre donc,