La Journée Européenne du Patrimoine à Vayres a offert une place de choix aux récits de vie

Bien à vous!

Merci aux participantes, participants d’avoir partager, avec nous, un chouette moment d’histoires !

En ce dimanche 20 septembre, à Vayres, avec pour lumière naturelle, de jolies éclaircies et un jardin qui se remet comme il peut des derniers affronts caniculaires, ce fut une petite fête du récit de vie intime et sensible, celle de la parole personnelle, des souvenirs, des images, des perceptions parfois radicalement différentes.

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Voix de garage pour patrimoine en péril

Au départ, l’hommage aux 200 ans de la photographie était l’indispensable. Ensuite, l’idée de proposer une balade en noir et blanc au milieu d’un jardin vert, ponctué de quelques fleurs mellifères pour contraste était la suite.

La proposition des supports fragiles, de grands formats qui n’étaient pas sortis depuis plusieurs années, presque 8 ans, semblait logique. En effet, leur voix, jusque là éteinte, enfermée dans un local fermé demandait à être entendue.

Les sortir, permettre à ces photographies une sortie en pleine nature c’était leur offrir la possibilité d’être une voix pour des représentations du patrimoine, Cinématographiques, photographiques, culturels.

Des visions hommage au cinéma, des illustrations d’une dérive à travers des montages ou prises de vue directe d’une France révolue, du point de vue de ces usages, se plantent aux pieds des arbres, au ras des murs.

Cette exposition particulière donnait une place de choix à l’édicule omniprésent d’une époque et son naufrage, la cabine téléphonique.

Une petite présentation en curiosités se plantait en extérieur avec l’émanation d’objet rutilant pour l’un, un téléphone fixe rouge et plus discret pour l’autre comme ces livres, prêt à s’ouvrir sur une table d’entrée…

Des morceaux choisis

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Cette expo relate en micro bio le projet TAPKU, entrepris en ligne en 2015 sur une plateforme. Projet qui a produit plusieurs expos et une publication.

…isabellepompe.com/tapku/

Les trois publications sont deux productions personnelles, ODC et Tapku, et une publication aux PURH (Presses Universitaire Rouen Le HAVRE).

L’objet téléphonique rouge est posé sur une table assortie de sa carte téléphonique Télécarte 50 unités, et de ce morceau de citation, feuille collée sur un carton pour rappeler la fragilité et la frêle temporalité des choses.

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Cette exposition avait cet esprit d’installation de fortune, d’où le titre, à la fois ironique et réel, de Voix de garage pour patrimoine en péril.

Oui, les représentations du patrimoine et les regards différents qui vont avec peuvent produire une interrogation sur la notion de péril. Soit, l’on perçoit la hiérarchie des représentations du patrimoine et on les réinterroge, soit on prend la pleine considération des représentations en grands dangers d’extinction, comme c’est le cas du patrimoine naturel, du patrimoine vert.

On peut se demander si l’absolutisme du patrimoine, avec les focus constants sur les patrimoines remarquables (en pierre) on produit cette invisibilisation d’un patrimoine naturel, peu valorisé car trop « sous le nez »?

Ces images ont été posées là où se trouvait un arbre, au milieu d’une haie diversifiée, comme des cartels pour tous ces totems indispensables à la vie, survie de la faune et de la nôtre.

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Un support majeur, la diapositive

La question du support était très présente, le livre, la photographie, argentique, numérique tirée sur papier et la diapositive.

L’idée est venue de présenter un retour sur la ville de Berlin, lorsqu’elle était occupée par les forces militaires alliées, ici, françaises.

Ces Journées Européennes du Patrimoine, dernier événement de l’année 2026 c’est aussi l’opportunité de finir quelque chose et d’ouvrir sur autre chose peut-être. Pour cela mettre en accès libre, des supports différents va de pair.

Nous avions, avec nous, un équipement, écran, lecteur de diapo, des objets et un superbe article du magazine Géo qui nous a apporté une matière supplémentaire pour associer, dissocier aussi les impressions de cette vie à Berlin, de 1984 à 88. Les traces que nous avons retrouvé datent de 1986.

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Nous avons en notre possession des documents personnels, familiaux qui appartiennent en définitive à l’histoire de l’Europe et du monde. Ils n’avaient jamais été montré au public.

Pour ma part, avoir vécu, enfant, dans une ville coupée en deux en pleine guerre froide reste une expérience toujours aussi troublante.

Nous poursuivons notre démarche de recherche, peut-être parviendrons nous à compléter cette collection d’images et à organier une prochaine projection…

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Prendre de la hauteur ? Le seul remède

Il nous paraissait, dans un contexte très marquée par les fractures et la violence, que permettre le visionnage de ces images pouvaient convoquer, au passage, des souvenirs chez chacun /chacune de nous mais aussi du produire du commun.

Donc, Berlin, 1986 a été l’objet de cette petite projection, mais un Berlin Ouest, un morceau de ville, expliqué, abordé et dévoilé à partir de nos souvenirs et photographies familiales.

Vayres, un village où peut sévir les historiettes, les rumeurs et un manque d’intérêt pour l’autre, ses histoires, ses cultures et ses différences, nous est apparu comme l’endroit idéal pour accueillir les curieux, les partageurs, les promeneurs, les passeurs dans l’envie de partir à la découverte de leurs voisines et voisins, un dimanche.

Nous avons eu le plaisir de discuter, ensemble, de remonter, le temps, en compagnie, depuis nos lectures, connaissances, nos passés, nos vécus générationnelles, nos récits de vie!

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En voici, quelques unes absentes de cette expo mais qui avaient le profil idéal: une cabine téléphonique située à Rouen, rive gauche quartier Saint-Sever, une autre rencontrée sur la route, et le bâtiment Sciences et techniques, campus Mont-Saint-Aignan, aujourd’hui, toutes ces images portent sur des espaces disparus, des zones détruites.

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Passez une très bonne fin d’année 2026 en ce dernier trimestre!

L’association Vayres à Soi part se reposer et se former. Nous vous retrouverons l’an prochain au printemps.

On vous donnera nos suites!

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