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  • Paye ta cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Paye ta cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Engagements pour l’égalité, contre le sexisme et les violences faites aux femmes

    Persistance des rôles traditionnels et suprématie hétérosexuelle

    Les inégalités de genre ne prennent pas la même forme selon l’endroit où l’on vit.

    Exigence d’égalité: nous souhaitons pouvoir accéder au pouvoir de la même façon. Nous sommes pour la promotion d’une culture de l’égalité!

    Le sexisme se fonde sur le postulat suivant: infériorité des femmes par rapport aux hommes. Il se manifeste par des gestes, propos, pratiques, comportements. Il contribue à maintenir des rapports de pouvoir inégalitaire.

    Le sexisme hostile reste minoritaire, il banalise et amplifie les inégalités. Le sexisme paternaliste, profondément enraciné, s’impose de manière omniprésente.

    Il concerne un quart des individus de plus de 15 ans. Ce sexisme que l’on pourrait qualifier de subtil est en fait sournois car il participe davantage à la perpétuation des inégalités et des violences.

    On souligne que plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social.

    Les plus de 65 ans pensent que l’égalité est atteinte car ils comparent avec le passé, ils ont tendance à relativiser voire à insensibiliser les inégalités encore vécues aujourd’hui.

    Un système:

    • Discriminations professionnelles
    • Violence dans l’espace public
    • Sous représentation dans les instances décisionnelles

    Ce système ne se limite pas aux espaces professionnels et publics, il s’étend au foyer familial.

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    Crédits Isabelle Pompe – Paye ta Cambrousse, 2026

    Les femmes rurales

    « Beaucoup de femmes rurales expriment un sentiment d’invisibilisation institutionnelle. Les politiques publiques dédiées aux territoires ruraux intègrent encore très imparfaitement leurs réalités.

    À titre d’exemple, aucune des 181 mesures de l’Agenda rural de 2019 ne mentionnait explicitement l’égalité femmes-hommes. Cette omission, partiellement corrigée depuis, notamment grâce aux 70 recommandations de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a pourtant laissé une empreinte durable : celle d’une cécité structurelle. » Source Etude Terram, p 46

    Vivre à la campagne, un piège économique pour les femmes.

    « La « fatigue d’être soi » décrite par Alain Ehrenberg trouve ici une traduction genrée:

    Lorsque les responsabilités domestiques, professionnelles, familiales et organisationnelles s’additionnent, lorsque vos écosystèmes de proximité ne vous accordent pas une écoute suffisante, lorsque ces souffrances du quotidien ne sont pas reconnues à leur juste valeur, la charge mentale se transforme en charge émotionnelle et celle-ci en vulnérabilité psychologique ». Source Etude Terram

    Isolement ?

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    « Plus les femmes pallient les manques institutionnels, plus elles absorbent un volume de responsabilités. Ces responsabilités prises pour le collectif se font sans bruit, sans rétribution ou compensation, parfois même sans reconnaissance. » Source Etude Terram p. 44

    « Des mécanismes de domination identiques partout, mais renforcés hors des villes:


    Le travail domestique est la matrice de toutes les inégalités. Comme en ville, les femmes font la majeure partie des tâches domestiques. Mais à la campagne, ce travail s’adosse à des distances plus longues et à moins d’alternatives. C’est ainsi que 86,5 % des femmes rurales gèrent les démarches administratives du foyer, 70 % les trajets scolaires, 74 % les activités extrascolaires. Ce qui, en ville, peut se mutualiser, se délègue rarement en ruralité.
    Une sécurité économique fragile et profondément genrée plus d’une femme rurale sur deux (53 %) déclare ne pas se sentir en sécurité économique, un niveau proche des femmes urbaines (50 %) mais nettement supérieur à celui des hommes ruraux (38 %).

    Enfin, nous résidons à la campagne, mais ne votons pas RN. (Cf Etude Terram p. 46)

    #MeToo agricole

    Les inégalités de genre sont omniprésentes dans le monde agricole. On pense à celui qu’on connait bien le Paye ton pinard (sur Insta) quand des vigneronnes dénoncent les violences sexuelles et sexistes qu’elles subissent au quotidien : des remarques sexistes jusqu’aux agressions sexuelles, les exemples sont nombreux.

    Vous n’auriez pas osé poser cette question à une femme.

    Il aura fallu attendre 1961 pour que le mot « agricultrice » fasse son apparition dans le dictionnaire Larousse.

    Laura Chalendard, rare agricultrice a dénoncer les violences sexistes et sexuelles, a tout notre soutien.

    +Un article lui est, à nouveau, consacré Le Monde, Le laborieux MeToo du monde agricole

    Non, la campagne indissociable du monde agricole, ne peut pas se taire, quant à la profession d’agricultrice, d’agriculteur, elle doit s’emparer rapidement du sujet.

    L’exploitante Laura Chalendard avait lancé en 2023 un compte Instagram pour dénoncer les violences sexuelles dans le monde agricole : le #metooagricole.

    Elle y relaie des témoignages glaçants (dont elle a d’ailleurs fait part lors de l’assemblée générale de la MSA en avril dernier) et pointe la perte de femmes entre leur parcours scolaire et leur installation.

    Alors que la parité semble respectée à l’école, seulement un quart d’entre elles parviennent à devenir cheffes d’exploitation, coexploitantes ou associées selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. 

    Le monde agricole que l’on peut percevoir comme taiseux a besoin que la parole des femmes se libèrent et qu’enfin leur travail soit rendu visible.

    Ce pourquoi, les festivités, évènements qui mettent en valeur le monde agricole ne peuvent se concevoir avec la nostalgie du monde ancien, se penser, s’organiser sans la question de la parité et la dénonciation des formes de violence, de sexisme qui ne devraient rien avoir d’ordinaire.

    Patriarcat

    Sexisme, stéréotypes et discriminations dans l’emploi

    Certains profils sociodémographiques sont davantage exposés aux discriminations. L’exposition des femmes aux discriminations progresse.

    Dans le déroulement de carrière, le fait d’être une femme multiplie par 2 le risque de subir une discrimination par rapport aux hommes (en 2016, il était 1,6 fois plus élevé).

    Les stéréotypes autour de la maternité, très fortement ancrés, pèsent lourdement sur la carrière des femmes : les discriminations liées à la situation familiale sont 5 fois plus citées par les femmes que par les hommes lors de la recherche d’emploi. 

    En 2024, comme en 2016, un candidat sur deux rapporte avoir fait l’objet de questions personnelles inappropriées lors d’un entretien, concernant un critère protégé par la loi :

    • âge
    • origine
    • lieu de résidence …

    Témoignages locaux de femmes en recherche active d’emploi (2024, 2025)

    Nora (le prénom a été changé) s’est vu demander, par téléphone pour un premier contact pro, son lieu de résidence et lorsqu’elle a répondu, on lui a indiqué « on vous rappellera », ce qui n’a jamais été le cas. Le poste: basé à Limoges, Secours Populaire (assistante de direction).

    Jeanne (le prénom a été modifié) à la question, vous avez quel âge, elle a répondu, la recruteuse n’a pas donné suite. Offre d’emploi Limoges.

    Manon (prénom modifié) à la question, vous êtes salariée, elle a répondu que non, la personne du recrutement à rapidement écourter la conversation. Offre d’emploi Limoges.

    Léa (prénom modifié) on lui indiqué lors d’un entretien avec France Travail Limoges qu’à compétence égale, on privilégierait une personne qui réside à Limoges, Léa habite dans un village.

    Virginie (prénom modifié), diplômée d’un Master, on lui demande de ne pas l’indiquer sur son CV.

    4% de celles discriminées dans la recherche d’emploi à déclarer avoir pris contact avec une association, le Défenseur des droits ou un avocat, avoir déposé plainte ou saisi la justice.

    « P. 30  – il apparaît que les personnes ayant déclaré des situations d’emploi précaires au moment de l’enquête déclarent significativement plus souvent avoir fait l’objet de discriminations.

     Ainsi, parmi les personnes ayant recherché un emploi au cours des cinq dernières années, celles qui sont au chômage au moment de l’enquête rapportent plus fréquemment avoir été discriminées au cours d’une recherche d’emploi (49 %) que celles inactives (35 %) ou en emploi (26 %, tableau 1 page suivante).

    (P. 27) Les discriminations dans le déroulement de carrière sont d’autant plus fréquemment rapportées que le niveau de diplôme est élevé : tous sexes confondus, 27 % des personnes diplômées d’un master ou d’un doctorat déclarent avoir été traitées défavorablement, contre 23 % de celles ayant un diplôme entre le baccalauréat et la licence et 18 % de celles ayant un diplôme de niveau inférieur.

      P. 32 – Les jeunes femmes déclarent être davantage exposées à l’accumulation de traitements défavorables sur le marché du travail, reflétant la persistance des stéréotypes de genre associés à la maternité, qui peuvent contraindre leur accès à l’emploi, mais aussi leurs trajectoires professionnelles sur le long terme.

    En parallèle, celles les plus diplômées déclarent davantage faire l’expérience de discrimination dans le déroulement de carrière, pouvant limiter leur accès aux fonctions les plus élevées.

    De par la multiplicité de ces inégalités, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à dire avoir entrepris des démarches à la suite d’une expérience de discrimination.

    Les femmes peuvent elles aussi avoir des comportements sexistes visant à discréditer, intimider d’autres femmes.

    Le Continuum sexiste

    Masculinismes et nanosphère

    10 ans après #MeToo

    Le masculinisme est un mouvement aussi vieux que le féminisme, il n’exprime pas que des idées misogynes. On peut parler de masculinismes au pluriel.

    « Si on y retrouve une haine des femmes dans le quotidien, le masculinisme renvoie à des mouvements structurés autour d’idéologies avec un projet de combattre les femmes qui défendent leurs droits. » Source: Entretien Laura Verquère

    « Certains appelant tous à « punir » les femmes : les propos rapportés relèvent d’une misogynie extrême, allant jusqu’à la banalisation des agressions sexuelles, au harcèlement, à l’appel au viol. »

     

    En ligne ou hors ligne, les communautés aux revendications variées sont fédérées par la haine des femmes et des féministes.

    Nanosphère

    Idéologie structurée, espace hétérogène aux formes variées, mouvement social et politique.

    Pierre Gault dans son ouvrage, Dans la peau d’un mascu. Enquête sur les hommes qui détestent les femmes (Denoël, 2026).  » 

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    Son enquête montre comment ces influenceurs construisent une emprise sur leurs abonnés, en combinant rhétorique de développement personnel, coaching viriliste et discours de revanche. Depuis l’élection de Donald Trump, cette parole s’est libérée. »

    On assiste à une montée des extrêmes droites en Europe et dans le monde, à une parole masculiniste décomplexée, à une intersectionnalité des haines.

    Le Haut Conseil à l’égalité souligne la visibilité croissante de ces discours : 52 % des hommes de 25 à 34 ans estiment que l’on « s’acharne » sur eux. Sur les forums circulent des intitulés comme « 6 techniques pour dominer une femme » ou « 3 choses que les femmes aiment plus que l’argent »

    A visionner: Hausse du masculinisme, rapport HC

    Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. 

    Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

    Témoignages locaux: Cécile (prénom modifié) a été sur Facebook victime de propos et d’attaques visant à discréditer ses actions associatives, elle a subi des jugements de valeur stigmatisant de la part d’un profil au prénom féminin inconnu de son réseau.


    « Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

    Rapport annuel –

  • Paye ta cambrousse, l’isolement rural

    Paye ta cambrousse, l’isolement rural

    Nous souhaitons partager, ici, pour #PayeTaCambrousse, la dernière étude sur les solitudes en France de la Fondation de France.

    « Depuis 2010, la Fondation de France publie annuellement son rapport sur les Solitudes en France. Ces études inédites révèlent l’ampleur du phénomène et son impact sur notre société, en particulier chez les personnes en situation de précarité. » Source: Fondation de France

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    Episode 4/ Paye Ta Cambrousse – Isabelle Pompe

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    L’isolement en milieu rural

    « Il apparaît que l’isolement touche davantage les zones rurales : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants. » 

    Difficultés d’accès :

    • Services publics
    • Espaces de sociabilité
    • Peu de transports en commun
    • Enclavement géographique

    On peut préciser, ici, à Vayres, village de 700 habitants environ de Haute-Vienne, en plus d’une offre de transports en commun inadaptée aux besoins:

    • L’absence d’équipement inclusif
    • la désertion des rues
    • le vieillissement de la population
    • les logements vacants (à vendre, résidence secondaire) « effets volets fermés »
    • l’absence de commerces diversifiés qui répondent aux attentes des habitants qui recherchent des instants de qualité, du locale et du bio
    • l’absence d’une vie de voisinage
    • une culture associative où le politique est omniprésent qui favorise les communautés excluantes et ne respecte pas l’indépendance ni la différence
    • la culture du ragot, jugements de valeur/préjugés qui occupent de manière disproportionnée les rares espaces publics (marché par exemple) au point de créer de l’évitement et du repli

    Des difficultés au quotidien qui entravent la création et la qualité des liens ainsi que leur stabilité. L’effet « être loin » joue à plein régime.

    Il est important de rappeler combien l’isolement est intrinsèquement lié aux milieux ruraux et souligner que:

    « Le sentiment de solitude touche :

    45 % des personnes au chômage, contre 25 % des actifs. 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées . « 

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    Crédits Isabelle Pompe

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    De L’importance d’une offre commerciale locale diversifiée

    Soucieuses de notre santé, nous restons fidèles à une offre de pain paysan située à quelques kilomètres (GAEC de Laubanie), nous avons rencontré un, puis deux maraichers, au projet différent mais soit en bio soi en conversion bio. A Vayres, nous soutenons le Petit Haricot qui n’est pas présent sur le marché hebdomadaire. Nous soutenons une offre locale, bio, malheureusement invisibilisée à Vayres.

    Nous encourageons une vie commerçante sympathique qui ne nourrit pas une brutalité ambiante, qui ne contribue pas à la culture clanique locale.

    L’an passé, nous avons perdu une commerçante, victime pendant de nombreuses années de campagnes de diffamation en raison de son style vestimentaire, de son apparence et de sa vie privée. Ces formes de discriminations, très marquées, l’ont fragilisée. Douze ans, elle est restée 12 ans au centre bourg dans ce bourbier mental.

    Nos chères voisines et voisins!

    Etonnamment, à la campagne, le chacun chez soi, chacun derrière ses murs/ses haies, est bien présent. Nous constatons de nombreuses attitudes singulières de la part de nos voisins directs, volets fermés toute la journée, des personnes, même nouvelles arrivantes, sortent peu, s’intéressent peu à ce qui se passe tout à, côté, et le bonjour n’est pas automatique, loin de là…

    Nous avons impulsé des initiatives d’habitantes comme une brigade verte citoyenne, une ressourcerie verte, une grainothèque… Nous avons été critiquées, intimidées plus qu’aidées. Les diffusions de remarques se font par des tiers comme des messes basses peu respectueuses de notre énergie. Du jugement, encore du jugement. Un « de quoi je me mêle », un « elles viennent de la ville », un « elles installent des plantes inadaptées » plutôt propice aux découragements. A cela s’ajoute des actes de personnes malveillantes: arrachages/coupes de plantations, des vols, des déchets déposés…

    Il n’est pas toujours évident de mettre en place du jardinage citoyen, jardinage participatif quand celui-ci n’est ni promu, ni valorisé, ni encouragé par la commune.

    Peu de personnes ont envie de fleurir des bacs communaux qui ne sont pas même arrosés par la commune. Ce qui correspond, désormais, à une vraie charge pour nous: fleurir, nourrir, prendre soin, surveiller et arroser alors que l’idée de départ était de se rencontrer et de discuter, entre voisines/voisins devant ces petits espaces publics que sont les places, les trottoirs.

    Voici la dernière préconisation de l’Etudes des solitudes:

    « Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social:
    Les associations constituent des « tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel.

    L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion : les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude.

    Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.  » Source extrait page 8.

    L’isolement associatif à la campagne

    Vayres, une vie associative indépendante quasi impossible ?

    Notre volonté première a toujours tenu en le fait d’agir, à l’échelle d’un village, pour tenter, essayer, de proposer, de tisser, de donner une dynamique de liens, de créer les conditions favorables à la création de moments de proximité.

    La mise en difficulté due à notre indépendance nous a, en 2025, obligée de réduire la voilure et limiter notre programmation. Deux temps forts et de nombreux ateliers sur RDV. Nous sommes précaires et très peu encouragées pourtant à l’année, nous avons travaillé et continuons de travailler dans une logique « non au gaspillage/ Zero Waste ».

    Vayres à Soi, une association ressources

    Créer cette association c’est aussi pour rencontrer du monde, faire connaissance, s’entraider. En dehors de nos activités en extérieur, nous rédigeons des articles exigeants, ici, pour apporter de la lumière sur des difficultés tues et pour mettre en lecture des actualités locales, des retours de visites de lieux méconnus.

    Nous souhaitons donner de la visibilité à des ressources locales parfois mal identifiées. Nous mettons, également, à disposition de nombreuses études, analyses et réflexions.

    Nous sommes là et quatre ans plus tard encore là. Nous ne disposons pas de lieu qui puisse être ouvert à l’année. En 2025, nous avons ouvert notre jardin à deux reprises (en août et en décembre). En 2024, nous avons proposé des sorties en journée dans le cœur du bourg une dizaine de fois!

    Pourtant, les personnes qui se déplacent viennent en majorité de Limoges, très peu sont des villageoises, des résidentes de Saillat-Sur-Vienne, de Saint-Junien, très peu de Rochechouart…Nous même accueilli une habitante de Corrèze!

    Malgré le fait que nous sommes actrices de terrain, ici, nous déplorons les effets de compétition exacerbés entre les communes. Qui plus est, de nombreuses associations se copient dans leurs propositions, ne sont pas très fair-play, et hélas, assez peu solidaires. Elles font preuve d’une mise en concurrence en termes de calendrier parfois déloyale. Une impression nette se dégage: un espace toujours plus grand pour les grosses associations et un risque et une précarité accrues pour les associations émergentes.

    Pour les personnes seules et isolées:

    « Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent ».

    Source: (Extrait synthèse p.5 Etudes solitudes 2025) .

    Après 4 années de dur labeur, nous ne sommes pas vraiment parvenues à créer, à tisser une sociabilité de proximité. Nous avons ouvert le jardin, proposer des actions nouvelles et différentes, des activités diversifiées dans les rues du village, dans des espaces identifiés comme le lavoir, le cimetière, des sorties nature (5/6km max) très souvent gratuites… Mais les personnes sont mal informées, notre communication via des flyers, affiches est à notre charge sauf si c’est en noir et blanc. Ceci représente un coût non négligeable.

    Vayres et ses très nombreux hameaux rend la tache encore plus complexe sans soutien, sans relai. Il faut faire des kilomètres pour coller des affiches. Nos infos, actus sont noyées dans une masse d’infos qui est mal diffusée, avec des applis qui ne transforment pas le clic en déplacement (IntraMuros). Certaines de nos affiches en couleur ont même été arrachées…

    Dès le début 2025, nous avons souhaité quitter les réseaux sociaux pour des raisons éthiques et aussi parce que la transformation clic/ déplacement est trop faible au vu de l’énergie déployée.

    Peu de visibilité, peu de relai, peu de curiosité et un travail de sape mené par des acteurs locaux aux pratiques toxiques et à l’acceptation de l’autre dans sa diversité plus que relative.

    A Vayres, c’est l’impossibilité de travailler de manière indépendante qui règne avec un nombre incalculable de comportements d’évitements, de rejets voire d’agressivité et d’intimidation.

    Indépendante dans le sens hors politique, hors communautés.

    Le mensonge se mêle à l’indifférence et au contrôle abusif. Cela ne permet aucun échange naturel, aucun contact à la sympathie authentique. Apparentées à une menace, nous assistons au déploiement d’une stratégie déplorable du « tout tourne autour d’un même clan ».

    Les résultats de ces attitudes sont nombreux mais ne sont jamais relayés, explicités dans la presse locale avec la transparence nécessaire à la reconnaissance d’une culture de la discrimination :

    • Des associations cessent leur activité
    • Refusent de produire du contenu pour la Gazette municipale
    • Elles renoncent à programmer des actions à Vayres
    • Et se tournent vers d’autres communes et collaborations etc…

    Les associations ne sont pas considérées de manière égales quelques soient leurs activités.

    Vayres n’est pas un village responsable des mentalités malheureuses qui nourrissent l’exclusion jusqu’à l’écœurement.

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    Ici, la synthèse de l’Etude Solitudes:

  • Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

    Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

    L’éviction des « classes populaires » ?

    Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.

    Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!

    Jeunes ruraux

    Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.

    En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.

    Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale»constate l’Afev. 

    Extraits

    Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:

    • 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
    • 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
    • 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
    • 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
    • 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.

    Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.

    On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales

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    Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.

    Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!

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    Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part

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    Pour le commander: c’est là!

    Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».

    « Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »

    Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.

    A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3

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    Qui est minoré dans les arènes politiques locales?

    En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:

    Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? 

    Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.

    Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »

    Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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    On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici

    Extraits: à la remarque:  » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008« 

    Jeanne Demoulin répond:  » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.

    On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…

    L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:

    « En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.


    RETOUR ICI

    Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.

    Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.

    Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.

    A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?

    Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!

    Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.

    Urgence démocratique ?

    Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.

    Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:  

    Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit

  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    Crédits Isabelle Pompe

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye ta cambrousse

    Paye ta cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?

    Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.

  • Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!

    Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.

    L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.

    Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!

    Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:

    « Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.

    Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »

    ….

    Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!

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    Le lieu

    Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!

    On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…

    Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.

    Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:

    Pierre Alexandre Remy

    Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).

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    Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?

    Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.

    Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.

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    On clique pour agrandir.

    —Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:

    « Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP

    Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire

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    Lucille Rat

    Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.

    Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.

    Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.

    La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat

    Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,

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    Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.

    Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019:  VIA Créations Textile .

    Yanko Tsvetkov

    (Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.

    Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner

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    « Atlas of Prejudice

    The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source

    Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.

    Pour cette expo, on peut regretter :

    L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.

    Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.

    Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.

    Editions Apeiron

    Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.

    Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…

    Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.

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    La démarche éditoriale de la maison ?

    « Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.

    Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.

    Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA

    Petites digressions culturelles

    Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.

    Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).

    Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.

    EPCI – EPCC

    La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )

    Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?

    Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.

    Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)

    Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.

    Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…

    Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.

    Le PFH ?

    Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…

    Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI

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    Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!

    Vous pouvez aussi regarder par ICI!

    Les Pépites du mois

    Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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    Crédits photo: Isabelle Pompe

    Isabelle Pompe, 1 er février 2026.

  • Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?

    « Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »

    Source: Carte contamination

    Comment ça marche ?

    Chercher: renseigner le nom de la commune.

    Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!

    Vayres ( 87600)

    Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

    Rochechouart (87600)

    Oradour-Sur-Vayres (87150)

    Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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    Cognac-la -Forêt (87310 )

    Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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    Mines d’or et pollution des eaux

    Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.

    Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.

    Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!

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    Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…

    Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!

    Extrait

    « Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »

    Réunion publique le 21 janvier dernier :

    Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.

    Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution

    Ici, il en est aussi question:

    « A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.

    La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.

    La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière

    Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter:

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    Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:

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    Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026

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    Cantines bio et son palmarès

    Nous souhaitions partager ce palmarès.

    Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.

    Périgueux – Vayres : 77 km

    « L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.

    Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »

    Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.

    Voici le podium :

    1. Saint-Etienne (74,5 %)
    2. Périgueux: (67, 6 %)
    3. Bordeaux (66,2%).

    Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici

    Le Prix du mépris

    « Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

    Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.

    On parle de Limoges ?

    Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.

    Voici le palmarès de l’enquête en détails:

    Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine

    C’est quoi un projet à impact ?

    Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.

    Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine

    Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.

    Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).

    Par départements

    Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:

    1. Gironde (43000)
    2. Charente-Maritime ( 17000)
    3. Pyrénées- Atlantiques ( 14000)

    La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:

    1. Dordogne ( 7000)
    2. Lot-et-Garonne (6000)
    3. Corrèze (5000)
    4. Creuse (3000)

    Par ville de la Région

    1. Bordeaux ( 35000)
    2. Poitiers (7000)
    3. La Rochelle (6600)
    4. Niort (5400)
    5. Limoges (4904)

    Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.

    • Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
    • Poitiers : 89 000 hab env.
    • La Rochelle : 80 000 hab env
    • Niort (60 000 hab env)
    • Limoges : 130 000 hab env

    Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!

    Source : ici

    Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!

    Isabelle Pompe.

  • Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Nuits de la lecture, 9ème édition

    Villes & Campagnes du 21 au 25 janvier 2026

    Il y aurait beaucoup à dire du livre et de la lecture à la campagne en raison du fait simple suivant: c’est un abri vital pour l’imaginaire.

    Depuis notre lieu de résidence, nous luttons contre le stigmate de la campagne comme territoire pauvre culturellement et intellectuellement. Souvent conservatrice, répétitive, trop excluante ou en vase clos…

    Mais, ici, c’est surtout une forme d’absence de conscience collective qui nous navre.

    Nous nous souvenons avoir proposé la création d’une bibliothèque éphémère voilà deux ans et avoir été intimidées pour ce même projet par un membre du conseil municipal de notre commune. Aujourd’hui encore, alors que rien n’existe, cela sera toujours lamentable.

    Les abris pour l’imaginaire demeure des espaces essentiels.

    Il n’y a rien de plus subversif que de créer des abris pour l’imaginaire. Heiner Müller.

    Aujourd’hui, nous sommes désolées de constater, de déplorer la pauvreté des propositions pour cette nouvelle édition des Nuits de la lecture, faites dans les environs de notre commune, du point de vue des équipements culturels.

    Avec cet article, nous vous invitons à saisir l’importance de cet évènement là où la culture est plus politique qu’ailleurs, en rase cambrousse!

    Pour vous situer sur nos engagements associatifs en faveur de la lecture: Nous avons participé aux Nuits de la lecture (édition 2024) avec Faire Corps, parce que la lecture, c’est aussi l’édition, nous avions souhaité porter à bout de bras, Téma, le 1er salon de l’édition en pleine campagne, à Vayres en mars 2025. Nous insistons sur l’édition et non, uniquement, le livre car c’est l’écosystème du livre qui nous intéresse.

    Nous avons dû mettre en stand by ce projet de par l’attitude de certains auteurs et en raison des mentalités locales. Lasses, nous sommes lasses de l’individualisme, du manque de respect des initiatives associatives où tout est bénévole et lasses de cet abject opportunisme.

    Nous pensons, en ce jour, beaucoup, à la maison d’édition L’association qui traverse une période douloureuse:

    Après trente-cinq ans d’existence et plus de 800 livres publiés, L’Association affronte aujourd’hui une situation financière très compliquée, étranglée par des problèmes de trésorerie qui pourraient nous forcer à cesser toute activité éditoriale.

    Soutenons et aidons cette chère maison d’édition indépendante! Source l’association.

    Le livre est bien plus qu’ un objet, une couverture, un nom c’est aussi l’outil d’une guerre culturelle, telle que nous la voyons avec notamment la volonté monopolistique des médias Bolloré et l’attitude des éditions Fayard.

    Parce que le livre est toujours en danger, parce que les chiffres et études de 2023 font toujours flipper, au regard de la maîtrise de la lecture.

    La France est en deçà de la moyenne européenne.

    En 2023, un jeune français sur dix peine à lire correctement.

    Voici le chiffre préoccupant révélé en juin 2023 par la Depp, l’agence statistique du ministère de l’Éducation.

    « L’écart entre le nombre de mots entendus par un enfant de 3 ans, en fonction de son milieu social, se compte en millions.

    Et si les difficultés en lecture s’avéraient être la source de toutes les inégalités scolaires ?

    L’étude internationale Pirls sur la lecture et la compréhension de l’écrit le montre dans sa dernière édition  :

    La catégorie sociale de la famille joue un rôle majeur dans les résultats des élèves, de même que toutes les activités liées à la lecture et au langage que les parents peuvent entreprendre dès le plus jeune âge.

    En cause notamment : la focalisation sur les apprentissages du CP, alors que la maternelle et les autres niveaux du primaire sont aussi importants. »

    Source: Le Monde les raisons qui expliquent la fragilité des élèves français en lecture

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    Nous vous précisons le crédit de l’affiche des Nuits de la lecture, il s’agit d’une œuvre de Tom Haugomat, ici + de détails sur l’illustrateur aussi parce que l’IA pose le grave problème des droits d’auteur et celui de l’importance capitale de la créativité.

    Là où il y a peu de lieu, peu de lien, les Nuits de la lecture c’est un temps culturel commun fondamental !

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    Par son thème, cette année, Villes & Campagnes, cette édition c’est aussi l’opportunité pour, enfin, aborder, en rase campagne, les questions de droit et d’accès au droit et les questions environnementales et climatiques.

    Une porte d’entrée, également, dans le sujet terrible des violences faites aux femmes et aux enfants à la campagne.

    N’oublions pas les violence sociales et symboliques faites à la jeunesse, en termes toujours d’accès, en particulier dans le cadre de leurs études, de leurs projets professionnels fortement impactés par les préjugés et par les graves problèmes de mobilité.

    Une ouverture obligatoire pour permettre des respirations culturelles

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    Nous étions en mesure de présenter une exposition photographique dont le thème rôdait, non sans ironie, autour des mythes et des faits mais aucun appel à participation n’ a été lancé, aucun appel à projet.

    Nous rencontrons des directeurs de structures, de lieux et des élus depuis quatre années en signifiant ce manque cruel d’ouverture, d’appel d’air et de pluridisciplinarité avec une attache profonde aux pratiques amateures.

    Rien ne bouge. Voilà aussi la lenteur de ces territoires, lenteur organisationnelle, lenteur par peur de la prise de risque ? Nous ne savons pas.

    Le constat ? Les mentalités ne changent pas.

    Comment penser des connexions mais aussi comment réparer et lutter contre les discriminations ?

    La campagne ce n’est pas à opposer, ni à soustraire à la ville.

    Dans cette hiérarchie territoriale qui file des boutons et oublie de restituer à la campagne sa complexité, nous aurions aimé que des places soient proposées pour des échanges éclairés.

    Faut-il réduire la campagne à des idéologies, faut-il la bâillonner, la soumettre à des subjectivités ?

    Est-ce la face fardée de la ville qu’on opposerait à la tête au naturel de la cambrousse ?

    La ruralité: est-ce une carte postale conservatrice vectrice d’idées sexistes, rétrogrades et dangereuses ? Est-ce un endroit qui vit mal où les stigmates et les critères de discrimination sont omniprésents?

    Pop culture Versus France profonde ? Quelle place pour la violence, la médisance, le secret ? Et pour L’obsession de l’Histoire qui doit se taire ?

    Un malus rural de genre ?

    La violence intrafamiliale et la campagne

    47 % des féminicides ont lieu à la campagne, alors que seulement 33 % de la population française y habite.

    Ce chiffre n’est pas nouveau. Il est issu d’un rapport d’information du Sénat de 2021.

    L’isolement, la distance, la méconnaissance des dispositifs d’aide et l’entre -soi participent à l’aggravation des situations.

    L’entre soi à la campagne: tout le monde se connait.

    La ruralité amplifie les inégalités

    Un tiers des femmes vivent en milieu rural, nous parlons de 11 millions de femmes mais leurs vies est peu racontée.

    « Le territoire rural est, pour les femmes, un exhausteur d’inégalités… Ces femmes rurales vivent une inégalité systémique, qui crée une condition féminine rurale qu’on pourrait appeler un malus rural de genre. La ruralité ne crée pas les écarts ; elle les durcit. » 

    45% de ces 11 millions de femmes sont inactives. Pour celles qui travaillent, elles ont des revenu moins importants que les hommes, du fait de leur carrière hachée, du travail à temps partiel et des périodes d’inactivités. Elles seront donc des retraitées plus pauvres.

    L association Rura (ex-Chemins d’avenirs) publie une étude inédite sur le quotidien des femmes en ruralité (réalisée auprès de plus de 5000 personnes). Sa présidente Salomé Berlioux et son directeur du plaidoyer, Félix Assouly dévoilent en avant-première à Ouest-France les grands enseignements. A lire: Source: Ouest France, La ruralité amplifie les inégalités hommes femmes.

    Reco lecture/culture

    Voici quelques ouvrages, lectures, univers phasés avec l’expérience parfois douloureuse, souvent engagée de la vie au vert:

    BD: retour à la terre (larcenet), Films : Princesse Mononoké, Fantastic Mr Fox, Brisby et le secret de NIMH, Chiens de paille (Sam peckinpah), Delivrance, Psychose, Les moissons du ciel (Malick), La poursuite impitoyable …

    Livres: Le chien des baskerville (Sherlock), Les raisins de la colère (film John Ford comme livre).

    Une série de réflexions écologique et sociale

    Les Nuits de la lecture aurait pu offrir une série de réflexions écologiques et sociales, d’autant que l’IA prend une place considérable notamment au regard de l’offre de formation et de l’usage qu’en font les français!

    Ces formations viennent, en effet, concurrencer celles sur le climat. Source Le Monde, Planète

    Les acteurs de la sensibilisation à la transition écologique traversent une crise. En cause : reculs réglementaires, instabilité politique et détournement d’une partie des budgets vers l’intelligence artificielle.

    Le comptage national des oiseaux des jardins

    Et, oui, le dernier week-end de janvier, 24 et 25, c’est aussi le comptage national des Oiseaux des jardins!

    L’opportunité encore, au cœur des questions culturelles, d’aborder la place des oiseaux et l’effondrement des populations d’oiseaux dans les jardins. Ces phénomènes sont liés aux crises de la biodiversité et du climat.

    De nombreuses personnes ressources à l’échelle du département auraient pu être conviées pour intervenir lors d’une action de sensibilisation et de médiation…

    On y va: LPO sciences participatives

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.« 

    Nous sommes pour un DRY Year!

    Toujours janvier mais pas que! Le dry january devrait être un dry year parce qu’à la campagne, on boit pas mal et que l’alcool fait partie des distractions, c’est surtout un enjeu de santé publique majeur!

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    Pour les Nuits de la lecture, on ouvre un boulevard, celui de l’alcool et la littérature...

    Guy Debord – Panégyrique, tome premier, Paris, Gallimard, 1993 (1989):

     » Quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage. J’ai écrit beaucoup moins que la plupart des gens qui écrivent; mais j’ai bu beaucoup plus que la plupart des gens qui boivent. »

    La question des risques liés à l’alcool reste centrale. Avec un coût social estimé à plus de 118 milliards d’euros par an, l’alcoolisme est un problème de santé publique de premier ordre. 

    L’État et les associations mènent des campagnes de sensibilisation pour limiter les excès, notamment à destination des plus jeunes. Toutefois, les campagnes de prévention peinent parfois à rivaliser avec les stratégies marketing des marques, omniprésentes sur les réseaux sociaux via des influenceurs. Source

    Selon Santé Publique France, 7 % des décès sont attribuables à l’alcool, soit 49 000 chaque année

  • L’hi Vayres est là

    L’hi Vayres est là

    Alors voilà l’année 2025 s’en est allée! Ces derniers jours et heures achevées ont été jusqu’au bout intenses pour nous. Enveloppes, bienfaits, surprises et souvenirs!

    Nous vous souhaitons une année 2026 remplie de combativité, une nouvelle année pleine de vos observations, des jours nouveaux bourrés des vitamines de l’engagement. La nature garde la mémoire. Nous espérons lucidité, des mots militants et justes associés à des actes.

    Incitées nous sommes à poursuivre nos actions en faveur de la nature, de la biodiversité ordinaire à l’échelle d’un jardin, d’un village. Cela ne sera pas encore assez. Il faut continuer. Encouragées par nos visiteuses et visiteurs du jour, nous poursuivons ce travail toujours aussi enrichissant et nourricier.

    Voici en image, notre colis du 31 décembre 2025! Pour ses hôtes du jardin au naturel, la présidente de l’association Vayres à Soi a offert à cet espace vivant deux nichoirs (un semi ouvert dit semi cavernicole pour rougegorge, gobemouche gris, bergeronnette grise et rougequeue noir (source produit) et un 34 mm pour moineau friquet ou domestique, mésange charbonnière, sittelle torchepot, rougequeue à front blanc et autres source produit) et a renouvelé son refuge L.P.O Chez Colette pour la quatrième année, voilà la nouvelle pancarte!

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    Pour une écologie qui lutte contre les inégalités sociales

    Et parce que nos valeurs sont liées à une écologie sociale, nous militerons, encore, pour une mobilité solidaire et partageuse, pour des logements restaurés et au top question isolation car nous connaissons et avons fort bien expérimenté toutes ces situations difficiles !

    Nous vous invitons donc à découvrir le dernier numéro de Mefia Te au titre « Toi, toit, mon toit! » pour cette période hivernale qui se montre, à nouveau, rude, injuste voire meurtrière.

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    Reco lecture hivernale, le dernier numéro de MefiaTe

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    2025 fut emplie de contrastes, pleine de rebondissements et source de stress ne serait-ce qu’hydrique, la nature a souffert…Nous ne l’oublions pas! Nous mettons en œuvre une série de gestes tournés vers elle et c’est bien là notre plus grande attention.

    Les sorties nature de décembre ont été riches en clichés, en rencontres arborées. Saisir la nature dans son plus simple apparat restera toujours aussi émouvant et vivifiant y compris en ces périodes ô combien incertaines et humainement abîmées!

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    Détours et contours du sentier botanique de Vayres

    Nous savons que les mois de décembre et janvier sont des mois à injonctions, la lourdeur des fêtes où le cœur n’y est pas, des festivités parfois endeuillées et qui peuvent plonger dans des instants de détresse. La solitude peut peser lourd, surtout en l’absence de main tendue et d’écoute attentive. Faute de disponibilité ou dans le refus de s’ouvrir à l’autre sans le juger, elle reste étrange cette considération que nous avons de la mort sociale. Il n’y a pas qu’à la campagne et que pour les personnes âgées que la solitude et l’isolement soient une source de maux et d’inquiétudes.

    Il n’y a pas qu’une seule manière d’être jeune et que signifie vieillesse, comment et quand traversons nous l’âge adulte ?

    Dès lors, nous ne comprenons et ne cautionnons aucune action en direction d’un public à travers le prisme de son « âge » comme si celui-ci recevait une étiquette au mépris des parcours, carrières et trajectoires.

    Donc, pas d’ainées par ici car la catégorisation de la population en classes d’âge n’est pas une tradition mais une vision monolithique avec laquelle il faut rompre dixit Cécile Van de Velde.

    Pour parfaire nos vœux, nous vous invitons à considérer différemment la notion d’âge, au travers les fameux, mais erronés, trois âges de la vie; la jeunesse qui n’est qu’un mot pour le sociologue Pierre Bourdieu, l’âge adulte et la vieillesse.

    Quittons les sentiers battus, les idéologies simplistes et cessons de catégoriser la population en classes d’âge.

    Pour bien commencer l’année, voici une lecture stimulante « sociologie des âges de la vie » de Cécile Van de Velde et la redécouverte nécessaire des travaux de Jean-Pierre Terrail ( professeur honoraire de sociologie (Groupe de recherches sur la démocratisation scolaire). Il a notamment publié : Destins ouvriers (PUF, 1990), De l’inégalité scolaire (La Dispute, 2002) et Pour une école de l’exigence intellectuelle (La Dispute, 2016).

    + d’infos sur cvandevelde

    Et trois images conçues (crédit Isabelle Pompe) pour nous réveiller, développer nos esprits critiques et apprécier davantage la complexité.

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    Nous sommes vivantes, vivants, profitons bien de ce 1er jour et mois de cette toute nouvelle année!

  • Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    On vous parle du refuge L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux) « Chez Colette « , installé voilà 4 ans, à Vayres, en Haute-Vienne en plein centre bourg.

    Et, parce qu’on adore la poésie et l’imaginaire, on vous recommande, en cette toute fin d’année 2025, nos baumes au cœur:

    • la découverte d’un ouvrage : « Eloge des oiseaux de passage » de Jean-Noël Rieffel (sorti en 2023)
    • la lecture d’une œuvre poétique fantastique, Les boutiques de cannelle de Bruno Schulz !

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Parce qu’il sont indispensables à notre quotidien, parfois anxiogène, les oiseaux des jardins sont nos acolytes préférés!

    Quatre années, déjà, en novembre 2021, nous avons mis en place ce refuge pour en apprendre davantage sur nos amis ailés, les reconnaître, partager nos observations… Toujours avec simplicité!

    Les autres, ce sont eux, ces oiseaux des jardins qui depuis ces 4 années sont devenus fidèles et chaque année, nous avons le plaisir d’apprécier cette superbe saison d’hiver!

    Cliquer pour en profiter!

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    Pour lesquels nous avons construit un jardin adapté, sans chat, en plantant des arbustes à baies, des haies persistantes, mellifères et autres, en installant deux nichoirs (tronc du grand sapin), en attente de deux autres au niveau du grand cerisier, un gîte à insectes et tant d’autres petits refuges, ici et là…

    Nous prenons soin du sol de ce jardin au naturel avec feuilles mortes, compost et autres engrais verts…La baignoire est la maison de deux grenouilles, les allées, petits bacs sont de véritables cachettes pour les agiles, crapaud, lézards des murailles…

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    Voici, ci-dessus, deux images printanières (2025 ) – cliquez pour agrandir

    Un refuge L.P.O, en frais, cela coûte par an:

    • 15€ adhésion au refuge
    • 35€ d’adhésion en soutien à LPO
    • Opération Tournesol: pour une période hivernale complète avec un terrain de 1000m2, il faut compter 4 sacs de tournesols bio de 15kg chacun soit un total de 92€ pour 60 kg.

    On ajoute de nombreuses mangeoires et abreuvoirs!

    Voici, en image, la première page de notre livre d’actions en faveur de la biodiversité: en 1, composer avec l’existant (les arbres) en intervenant tout de même auprès des bambous envahissants à l’automne et hiver 2021:

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    Depuis quatre années, nous réalisons, avec ferveur, des comptages. En hiver grâce à ces multiples postes de nourrissage, nous observons, dès notre fenêtre de cuisine, porte entrée, petite terrasse:

    • un grand nombre de Mésanges charbonnières– (Parus major)
    • Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus)
    • quelques Mésanges nonnettes (Poecile palustris)
    • Moineau friquet
    • Pinsons des arbres
    • chardonnerets élégants toujours autant territoriaux,
    • Rouge-gorge familier ( Erithacus rubecula)
    • Merle noir et merlettes
    • un gros bec casse noyaux ( Coccothraustes coccothraustes) a fait son entrée hier (24/12/2025)
    • et le Pic Epeiche (Dendrocopos major), en solitaire!

    Un régal pour le yeux que de voir ce ballet, cette frénésie nourricière. Nous leur apportons ainsi des forces, de quoi tenir le froid qui commence à se faire glacial en ce jour de Noël!

    La nature est indispensable à notre mieux-être, ces oiseaux sont en vie et voilà notre priorité: que ce jardin soit un espace plus vivant, encore plus vivant afin que ces oiseaux puissent se nourrir, nicher, se reproduire et être indissociables, pour de nombreuses années, d’un jardin à la campagne, d’un paysage qui devrait être naturel mais qui a besoin d’être protégé, aidé, soutenu et encouragé!

    « Eloge des oiseaux de passage » -Jean-Noël Rieffel

    « Les oiseaux nous apportent de la lumière. Il m’est impossible d’imaginer un jour devoir les quitter, faire le deuil de toutes ces splendeurs entrevues qui m’ont augmenté, comblé : les yeux majestueux du grand-duc, le vol claironnant des grues cendrées, le caractère hybride du colibri, à la fois insecte et pierre précieuse, la sorcellerie colorée du guêpier, le récital de la grive musicienne se détachant à contre-jour au sommet d’un arbre, le baume sonore du loriot, la toute première note du rossignol au mois d’avril, ce filet de soleil à travers le volet de la chambre d’où sourd le chant d’aurore du rouge-queue à front blanc…

    La lumière des oiseaux est finalement un éclair d’éternité dans nos vies de passage.

    Enfant, Jean-Noël Rieffel était un rêveur comme le cancre de Jacques Prévert. Il contemplait la nature par la fenêtre. Au fil des années, il est devenu un fou d’oiseaux, un ornithologue amateur. Il nous raconte dans ce livre l’état de poésie permanent inspiré par cette passion.

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    Vous pouvez vous le procurer ici, voici le site des Editions des Equateurs!

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    Les Boutiques de CannelleBruno Schulz

    Ces 13 récits, composés vers 1930, reposent sur des souvenirs d’enfance, une forme d’autobiographie à digressions fantastiques. Des visions oniriques, des divagations…L’idée est de partir aux origines, de se laisser nimber par le mystère…

    Une lecture troublante, découverte par hasard, merci au Book Club de France Culture et à Blexbolex (sérigraphe, illustrateur, auteur de BD) et sa bibliothèque !

    Au passage, Blexbolex vient de sortir son grand voyage initiatique, Le temps du capitaine Brett, pour les amoureux des romans graphiques non classiques!

    Bruno SchulzLes boutiques de cannelle (Gallimard, coll. L’Imaginaire). Traduit du polonais par Thérèse Douchy, Georges Sidre et Georges Lisowski.

    « Ce passage est une pure description, et je n’avais jamais lu quelque chose d’équivalent, c’est extrêmement graphique, imagé et sensuel. Par ailleurs, ce recueil est composé de nouvelles, qui sont aussi des souvenirs d’enfance. Il s’agit d’un livre sur l’enfance, très fort et d’une très grande richesse qui m’a littéralement retourné la tête. » Blexbolex

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    « Première édition VO : 1933.


    « Drohobycz, tranquille bourgade provinciale où Bruno Schulz vécut et enseigna le dessin, devient le lieu de toutes les terreurs et de toutes les merveilles : ses places, ses rues, la boutique familiale de draps et de tissus se métamorphosent…. »

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    La prochaine date du Comptage National ?

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Ici, des infos sur oiseaux des jardins

    Bonnes fêtes de fin d’année toutes en vie ailées et mouvements migrateurs!