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  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye ta cambrousse

    Paye ta cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le masculinisme.

  • Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!

    Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.

    L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.

    Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!

    Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:

    « Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.

    Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »

    ….

    Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!

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    Le lieu

    Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!

    On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…

    Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.

    Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:

    Pierre Alexandre Remy

    Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).

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    Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?

    Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.

    Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.

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    On clique pour agrandir.

    —Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:

    « Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP

    Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire

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    Lucille Rat

    Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.

    Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.

    Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.

    La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat

    Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,

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    Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.

    Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019:  VIA Créations Textile .

    Yanko Tsvetkov

    (Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.

    Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner

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    « Atlas of Prejudice

    The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source

    Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.

    Pour cette expo, on peut regretter :

    L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.

    Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.

    Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.

    Editions Apeiron

    Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.

    Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…

    Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.

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    La démarche éditoriale de la maison ?

    « Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.

    Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.

    Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA

    Petites digressions culturelles

    Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.

    Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).

    Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.

    EPCI – EPCC

    La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )

    Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?

    Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.

    Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)

    Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.

    Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…

    Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.

    Le PFH ?

    Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…

    Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI

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    Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!

    Vous pouvez aussi regarder par ICI!

    Les Pépites du mois

    Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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    Isabelle Pompe, 1 er février 2026.

  • Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?

    « Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »

    Source: Carte contamination

    Comment ça marche ?

    Chercher: renseigner le nom de la commune.

    Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!

    Vayres ( 87600)

    Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

    Rochechouart (87600)

    Oradour-Sur-Vayres (87150)

    Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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    Cognac-la -Forêt (87310 )

    Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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    Mines d’or et pollution des eaux

    Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.

    Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.

    Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!

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    Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…

    Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!

    Extrait

    « Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »

    Réunion publique le 21 janvier dernier :

    Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.

    Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution

    Ici, il en est aussi question:

    « A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.

    La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.

    La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière

    Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter:

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    Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:

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    Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026

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    Cantines bio et son palmarès

    Nous souhaitions partager ce palmarès.

    Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.

    Périgueux – Vayres : 77 km

    « L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.

    Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »

    Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.

    Voici le podium :

    1. Saint-Etienne (74,5 %)
    2. Périgueux: (67, 6 %)
    3. Bordeaux (66,2%).

    Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici

    Le Prix du mépris

    « Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

    Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.

    On parle de Limoges ?

    Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.

    Voici le palmarès de l’enquête en détails:

    Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine

    C’est quoi un projet à impact ?

    Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.

    Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine

    Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.

    Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).

    Par départements

    Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:

    1. Gironde (43000)
    2. Charente-Maritime ( 17000)
    3. Pyrénées- Atlantiques ( 14000)

    La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:

    1. Dordogne ( 7000)
    2. Lot-et-Garonne (6000)
    3. Corrèze (5000)
    4. Creuse (3000)

    Par ville de la Région

    1. Bordeaux ( 35000)
    2. Poitiers (7000)
    3. La Rochelle (6600)
    4. Niort (5400)
    5. Limoges (4904)

    Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.

    • Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
    • Poitiers : 89 000 hab env.
    • La Rochelle : 80 000 hab env
    • Niort (60 000 hab env)
    • Limoges : 130 000 hab env

    Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!

    Source : ici

    Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!

    Isabelle Pompe.

  • Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Nuits de la lecture, 9ème édition

    Villes & Campagnes du 21 au 25 janvier 2026

    Il y aurait beaucoup à dire du livre et de la lecture à la campagne en raison du fait simple suivant: c’est un abri vital pour l’imaginaire.

    Depuis notre lieu de résidence, nous luttons contre le stigmate de la campagne comme territoire pauvre culturellement et intellectuellement. Souvent conservatrice, répétitive, trop excluante ou en vase clos…

    Mais, ici, c’est surtout une forme d’absence de conscience collective qui nous navre.

    Nous nous souvenons avoir proposé la création d’une bibliothèque éphémère voilà deux ans et avoir été intimidées pour ce même projet par un membre du conseil municipal de notre commune. Aujourd’hui encore, alors que rien n’existe, cela sera toujours lamentable.

    Les abris pour l’imaginaire demeure des espaces essentiels.

    Il n’y a rien de plus subversif que de créer des abris pour l’imaginaire. Heiner Müller.

    Aujourd’hui, nous sommes désolées de constater, de déplorer la pauvreté des propositions pour cette nouvelle édition des Nuits de la lecture, faites dans les environs de notre commune, du point de vue des équipements culturels.

    Avec cet article, nous vous invitons à saisir l’importance de cet évènement là où la culture est plus politique qu’ailleurs, en rase cambrousse!

    Pour vous situer sur nos engagements associatifs en faveur de la lecture: Nous avons participé aux Nuits de la lecture (édition 2024) avec Faire Corps, parce que la lecture, c’est aussi l’édition, nous avions souhaité porter à bout de bras, Téma, le 1er salon de l’édition en pleine campagne, à Vayres en mars 2025. Nous insistons sur l’édition et non, uniquement, le livre car c’est l’écosystème du livre qui nous intéresse.

    Nous avons dû mettre en stand by ce projet de par l’attitude de certains auteurs et en raison des mentalités locales. Lasses, nous sommes lasses de l’individualisme, du manque de respect des initiatives associatives où tout est bénévole et lasses de cet abject opportunisme.

    Nous pensons, en ce jour, beaucoup, à la maison d’édition L’association qui traverse une période douloureuse:

    Après trente-cinq ans d’existence et plus de 800 livres publiés, L’Association affronte aujourd’hui une situation financière très compliquée, étranglée par des problèmes de trésorerie qui pourraient nous forcer à cesser toute activité éditoriale.

    Soutenons et aidons cette chère maison d’édition indépendante! Source l’association.

    Le livre est bien plus qu’ un objet, une couverture, un nom c’est aussi l’outil d’une guerre culturelle, telle que nous la voyons avec notamment la volonté monopolistique des médias Bolloré et l’attitude des éditions Fayard.

    Parce que le livre est toujours en danger, parce que les chiffres et études de 2023 font toujours flipper, au regard de la maîtrise de la lecture.

    La France est en deçà de la moyenne européenne.

    En 2023, un jeune français sur dix peine à lire correctement.

    Voici le chiffre préoccupant révélé en juin 2023 par la Depp, l’agence statistique du ministère de l’Éducation.

    « L’écart entre le nombre de mots entendus par un enfant de 3 ans, en fonction de son milieu social, se compte en millions.

    Et si les difficultés en lecture s’avéraient être la source de toutes les inégalités scolaires ?

    L’étude internationale Pirls sur la lecture et la compréhension de l’écrit le montre dans sa dernière édition  :

    La catégorie sociale de la famille joue un rôle majeur dans les résultats des élèves, de même que toutes les activités liées à la lecture et au langage que les parents peuvent entreprendre dès le plus jeune âge.

    En cause notamment : la focalisation sur les apprentissages du CP, alors que la maternelle et les autres niveaux du primaire sont aussi importants. »

    Source: Le Monde les raisons qui expliquent la fragilité des élèves français en lecture

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    Nous vous précisons le crédit de l’affiche des Nuits de la lecture, il s’agit d’une œuvre de Tom Haugomat, ici + de détails sur l’illustrateur aussi parce que l’IA pose le grave problème des droits d’auteur et celui de l’importance capitale de la créativité.

    Là où il y a peu de lieu, peu de lien, les Nuits de la lecture c’est un temps culturel commun fondamental !

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    Par son thème, cette année, Villes & Campagnes, cette édition c’est aussi l’opportunité pour, enfin, aborder, en rase campagne, les questions de droit et d’accès au droit et les questions environnementales et climatiques.

    Une porte d’entrée, également, dans le sujet terrible des violences faites aux femmes et aux enfants à la campagne.

    N’oublions pas les violence sociales et symboliques faites à la jeunesse, en termes toujours d’accès, en particulier dans le cadre de leurs études, de leurs projets professionnels fortement impactés par les préjugés et par les graves problèmes de mobilité.

    Une ouverture obligatoire pour permettre des respirations culturelles

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    Nous étions en mesure de présenter une exposition photographique dont le thème rôdait, non sans ironie, autour des mythes et des faits mais aucun appel à participation n’ a été lancé, aucun appel à projet.

    Nous rencontrons des directeurs de structures, de lieux et des élus depuis quatre années en signifiant ce manque cruel d’ouverture, d’appel d’air et de pluridisciplinarité avec une attache profonde aux pratiques amateures.

    Rien ne bouge. Voilà aussi la lenteur de ces territoires, lenteur organisationnelle, lenteur par peur de la prise de risque ? Nous ne savons pas.

    Le constat ? Les mentalités ne changent pas.

    Comment penser des connexions mais aussi comment réparer et lutter contre les discriminations ?

    La campagne ce n’est pas à opposer, ni à soustraire à la ville.

    Dans cette hiérarchie territoriale qui file des boutons et oublie de restituer à la campagne sa complexité, nous aurions aimé que des places soient proposées pour des échanges éclairés.

    Faut-il réduire la campagne à des idéologies, faut-il la bâillonner, la soumettre à des subjectivités ?

    Est-ce la face fardée de la ville qu’on opposerait à la tête au naturel de la cambrousse ?

    La ruralité: est-ce une carte postale conservatrice vectrice d’idées sexistes, rétrogrades et dangereuses ? Est-ce un endroit qui vit mal où les stigmates et les critères de discrimination sont omniprésents?

    Pop culture Versus France profonde ? Quelle place pour la violence, la médisance, le secret ? Et pour L’obsession de l’Histoire qui doit se taire ?

    Un malus rural de genre ?

    La violence intrafamiliale et la campagne

    47 % des féminicides ont lieu à la campagne, alors que seulement 33 % de la population française y habite.

    Ce chiffre n’est pas nouveau. Il est issu d’un rapport d’information du Sénat de 2021.

    L’isolement, la distance, la méconnaissance des dispositifs d’aide et l’entre -soi participent à l’aggravation des situations.

    L’entre soi à la campagne: tout le monde se connait.

    La ruralité amplifie les inégalités

    Un tiers des femmes vivent en milieu rural, nous parlons de 11 millions de femmes mais leurs vies est peu racontée.

    « Le territoire rural est, pour les femmes, un exhausteur d’inégalités… Ces femmes rurales vivent une inégalité systémique, qui crée une condition féminine rurale qu’on pourrait appeler un malus rural de genre. La ruralité ne crée pas les écarts ; elle les durcit. » 

    45% de ces 11 millions de femmes sont inactives. Pour celles qui travaillent, elles ont des revenu moins importants que les hommes, du fait de leur carrière hachée, du travail à temps partiel et des périodes d’inactivités. Elles seront donc des retraitées plus pauvres.

    L association Rura (ex-Chemins d’avenirs) publie une étude inédite sur le quotidien des femmes en ruralité (réalisée auprès de plus de 5000 personnes). Sa présidente Salomé Berlioux et son directeur du plaidoyer, Félix Assouly dévoilent en avant-première à Ouest-France les grands enseignements. A lire: Source: Ouest France, La ruralité amplifie les inégalités hommes femmes.

    Reco lecture/culture

    Voici quelques ouvrages, lectures, univers phasés avec l’expérience parfois douloureuse, souvent engagée de la vie au vert:

    BD: retour à la terre (larcenet), Films : Princesse Mononoké, Fantastic Mr Fox, Brisby et le secret de NIMH, Chiens de paille (Sam peckinpah), Delivrance, Psychose, Les moissons du ciel (Malick), La poursuite impitoyable …

    Livres: Le chien des baskerville (Sherlock), Les raisins de la colère (film John Ford comme livre).

    Une série de réflexions écologique et sociale

    Les Nuits de la lecture aurait pu offrir une série de réflexions écologiques et sociales, d’autant que l’IA prend une place considérable notamment au regard de l’offre de formation et de l’usage qu’en font les français!

    Ces formations viennent, en effet, concurrencer celles sur le climat. Source Le Monde, Planète

    Les acteurs de la sensibilisation à la transition écologique traversent une crise. En cause : reculs réglementaires, instabilité politique et détournement d’une partie des budgets vers l’intelligence artificielle.

    Le comptage national des oiseaux des jardins

    Et, oui, le dernier week-end de janvier, 24 et 25, c’est aussi le comptage national des Oiseaux des jardins!

    L’opportunité encore, au cœur des questions culturelles, d’aborder la place des oiseaux et l’effondrement des populations d’oiseaux dans les jardins. Ces phénomènes sont liés aux crises de la biodiversité et du climat.

    De nombreuses personnes ressources à l’échelle du département auraient pu être conviées pour intervenir lors d’une action de sensibilisation et de médiation…

    On y va: LPO sciences participatives

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.« 

    Nous sommes pour un DRY Year!

    Toujours janvier mais pas que! Le dry january devrait être un dry year parce qu’à la campagne, on boit pas mal et que l’alcool fait partie des distractions, c’est surtout un enjeu de santé publique majeur!

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    Pour les Nuits de la lecture, on ouvre un boulevard, celui de l’alcool et la littérature...

    Guy Debord – Panégyrique, tome premier, Paris, Gallimard, 1993 (1989):

     » Quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage. J’ai écrit beaucoup moins que la plupart des gens qui écrivent; mais j’ai bu beaucoup plus que la plupart des gens qui boivent. »

    La question des risques liés à l’alcool reste centrale. Avec un coût social estimé à plus de 118 milliards d’euros par an, l’alcoolisme est un problème de santé publique de premier ordre. 

    L’État et les associations mènent des campagnes de sensibilisation pour limiter les excès, notamment à destination des plus jeunes. Toutefois, les campagnes de prévention peinent parfois à rivaliser avec les stratégies marketing des marques, omniprésentes sur les réseaux sociaux via des influenceurs. Source

    Selon Santé Publique France, 7 % des décès sont attribuables à l’alcool, soit 49 000 chaque année

  • L’hi Vayres est là

    L’hi Vayres est là

    Alors voilà l’année 2025 s’en est allée! Ces derniers jours et heures achevées ont été jusqu’au bout intenses pour nous. Enveloppes, bienfaits, surprises et souvenirs!

    Nous vous souhaitons une année 2026 remplie de combativité, une nouvelle année pleine de vos observations, des jours nouveaux bourrés des vitamines de l’engagement. La nature garde la mémoire. Nous espérons lucidité, des mots militants et justes associés à des actes.

    Incitées nous sommes à poursuivre nos actions en faveur de la nature, de la biodiversité ordinaire à l’échelle d’un jardin, d’un village. Cela ne sera pas encore assez. Il faut continuer. Encouragées par nos visiteuses et visiteurs du jour, nous poursuivons ce travail toujours aussi enrichissant et nourricier.

    Voici en image, notre colis du 31 décembre 2025! Pour ses hôtes du jardin au naturel, la présidente de l’association Vayres à Soi a offert à cet espace vivant deux nichoirs (un semi ouvert dit semi cavernicole pour rougegorge, gobemouche gris, bergeronnette grise et rougequeue noir (source produit) et un 34 mm pour moineau friquet ou domestique, mésange charbonnière, sittelle torchepot, rougequeue à front blanc et autres source produit) et a renouvelé son refuge L.P.O Chez Colette pour la quatrième année, voilà la nouvelle pancarte!

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    Pour une écologie qui lutte contre les inégalités sociales

    Et parce que nos valeurs sont liées à une écologie sociale, nous militerons, encore, pour une mobilité solidaire et partageuse, pour des logements restaurés et au top question isolation car nous connaissons et avons fort bien expérimenté toutes ces situations difficiles !

    Nous vous invitons donc à découvrir le dernier numéro de Mefia Te au titre « Toi, toit, mon toit! » pour cette période hivernale qui se montre, à nouveau, rude, injuste voire meurtrière.

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    Reco lecture hivernale, le dernier numéro de MefiaTe

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    2025 fut emplie de contrastes, pleine de rebondissements et source de stress ne serait-ce qu’hydrique, la nature a souffert…Nous ne l’oublions pas! Nous mettons en œuvre une série de gestes tournés vers elle et c’est bien là notre plus grande attention.

    Les sorties nature de décembre ont été riches en clichés, en rencontres arborées. Saisir la nature dans son plus simple apparat restera toujours aussi émouvant et vivifiant y compris en ces périodes ô combien incertaines et humainement abîmées!

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    Détours et contours du sentier botanique de Vayres

    Nous savons que les mois de décembre et janvier sont des mois à injonctions, la lourdeur des fêtes où le cœur n’y est pas, des festivités parfois endeuillées et qui peuvent plonger dans des instants de détresse. La solitude peut peser lourd, surtout en l’absence de main tendue et d’écoute attentive. Faute de disponibilité ou dans le refus de s’ouvrir à l’autre sans le juger, elle reste étrange cette considération que nous avons de la mort sociale. Il n’y a pas qu’à la campagne et que pour les personnes âgées que la solitude et l’isolement soient une source de maux et d’inquiétudes.

    Il n’y a pas qu’une seule manière d’être jeune et que signifie vieillesse, comment et quand traversons nous l’âge adulte ?

    Dès lors, nous ne comprenons et ne cautionnons aucune action en direction d’un public à travers le prisme de son « âge » comme si celui-ci recevait une étiquette au mépris des parcours, carrières et trajectoires.

    Donc, pas d’ainées par ici car la catégorisation de la population en classes d’âge n’est pas une tradition mais une vision monolithique avec laquelle il faut rompre dixit Cécile Van de Velde.

    Pour parfaire nos vœux, nous vous invitons à considérer différemment la notion d’âge, au travers les fameux, mais erronés, trois âges de la vie; la jeunesse qui n’est qu’un mot pour le sociologue Pierre Bourdieu, l’âge adulte et la vieillesse.

    Quittons les sentiers battus, les idéologies simplistes et cessons de catégoriser la population en classes d’âge.

    Pour bien commencer l’année, voici une lecture stimulante « sociologie des âges de la vie » de Cécile Van de Velde et la redécouverte nécessaire des travaux de Jean-Pierre Terrail ( professeur honoraire de sociologie (Groupe de recherches sur la démocratisation scolaire). Il a notamment publié : Destins ouvriers (PUF, 1990), De l’inégalité scolaire (La Dispute, 2002) et Pour une école de l’exigence intellectuelle (La Dispute, 2016).

    + d’infos sur cvandevelde

    Et trois images conçues (crédit Isabelle Pompe) pour nous réveiller, développer nos esprits critiques et apprécier davantage la complexité.

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    Nous sommes vivantes, vivants, profitons bien de ce 1er jour et mois de cette toute nouvelle année!

  • Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    On vous parle du refuge L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux) « Chez Colette « , installé voilà 4 ans, à Vayres, en Haute-Vienne en plein centre bourg.

    Et, parce qu’on adore la poésie et l’imaginaire, on vous recommande, en cette toute fin d’année 2025, nos baumes au cœur:

    • la découverte d’un ouvrage : « Eloge des oiseaux de passage » de Jean-Noël Rieffel (sorti en 2023)
    • la lecture d’une œuvre poétique fantastique, Les boutiques de cannelle de Bruno Schulz !

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Parce qu’il sont indispensables à notre quotidien, parfois anxiogène, les oiseaux des jardins sont nos acolytes préférés!

    Quatre années, déjà, en novembre 2021, nous avons mis en place ce refuge pour en apprendre davantage sur nos amis ailés, les reconnaître, partager nos observations… Toujours avec simplicité!

    Les autres, ce sont eux, ces oiseaux des jardins qui depuis ces 4 années sont devenus fidèles et chaque année, nous avons le plaisir d’apprécier cette superbe saison d’hiver!

    Cliquer pour en profiter!

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    Pour lesquels nous avons construit un jardin adapté, sans chat, en plantant des arbustes à baies, des haies persistantes, mellifères et autres, en installant deux nichoirs (tronc du grand sapin), en attente de deux autres au niveau du grand cerisier, un gîte à insectes et tant d’autres petits refuges, ici et là…

    Nous prenons soin du sol de ce jardin au naturel avec feuilles mortes, compost et autres engrais verts…La baignoire est la maison de deux grenouilles, les allées, petits bacs sont de véritables cachettes pour les agiles, crapaud, lézards des murailles…

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    Voici, ci-dessus, deux images printanières (2025 ) – cliquez pour agrandir

    Un refuge L.P.O, en frais, cela coûte par an:

    • 15€ adhésion au refuge
    • 35€ d’adhésion en soutien à LPO
    • Opération Tournesol: pour une période hivernale complète avec un terrain de 1000m2, il faut compter 4 sacs de tournesols bio de 15kg chacun soit un total de 92€ pour 60 kg.

    On ajoute de nombreuses mangeoires et abreuvoirs!

    Voici, en image, la première page de notre livre d’actions en faveur de la biodiversité: en 1, composer avec l’existant (les arbres) en intervenant tout de même auprès des bambous envahissants à l’automne et hiver 2021:

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    Depuis quatre années, nous réalisons, avec ferveur, des comptages. En hiver grâce à ces multiples postes de nourrissage, nous observons, dès notre fenêtre de cuisine, porte entrée, petite terrasse:

    • un grand nombre de Mésanges charbonnières– (Parus major)
    • Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus)
    • quelques Mésanges nonnettes (Poecile palustris)
    • Moineau friquet
    • Pinsons des arbres
    • chardonnerets élégants toujours autant territoriaux,
    • Rouge-gorge familier ( Erithacus rubecula)
    • Merle noir et merlettes
    • un gros bec casse noyaux ( Coccothraustes coccothraustes) a fait son entrée hier (24/12/2025)
    • et le Pic Epeiche (Dendrocopos major), en solitaire!

    Un régal pour le yeux que de voir ce ballet, cette frénésie nourricière. Nous leur apportons ainsi des forces, de quoi tenir le froid qui commence à se faire glacial en ce jour de Noël!

    La nature est indispensable à notre mieux-être, ces oiseaux sont en vie et voilà notre priorité: que ce jardin soit un espace plus vivant, encore plus vivant afin que ces oiseaux puissent se nourrir, nicher, se reproduire et être indissociables, pour de nombreuses années, d’un jardin à la campagne, d’un paysage qui devrait être naturel mais qui a besoin d’être protégé, aidé, soutenu et encouragé!

    « Eloge des oiseaux de passage » -Jean-Noël Rieffel

    « Les oiseaux nous apportent de la lumière. Il m’est impossible d’imaginer un jour devoir les quitter, faire le deuil de toutes ces splendeurs entrevues qui m’ont augmenté, comblé : les yeux majestueux du grand-duc, le vol claironnant des grues cendrées, le caractère hybride du colibri, à la fois insecte et pierre précieuse, la sorcellerie colorée du guêpier, le récital de la grive musicienne se détachant à contre-jour au sommet d’un arbre, le baume sonore du loriot, la toute première note du rossignol au mois d’avril, ce filet de soleil à travers le volet de la chambre d’où sourd le chant d’aurore du rouge-queue à front blanc…

    La lumière des oiseaux est finalement un éclair d’éternité dans nos vies de passage.

    Enfant, Jean-Noël Rieffel était un rêveur comme le cancre de Jacques Prévert. Il contemplait la nature par la fenêtre. Au fil des années, il est devenu un fou d’oiseaux, un ornithologue amateur. Il nous raconte dans ce livre l’état de poésie permanent inspiré par cette passion.

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    Vous pouvez vous le procurer ici, voici le site des Editions des Equateurs!

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    Les Boutiques de CannelleBruno Schulz

    Ces 13 récits, composés vers 1930, reposent sur des souvenirs d’enfance, une forme d’autobiographie à digressions fantastiques. Des visions oniriques, des divagations…L’idée est de partir aux origines, de se laisser nimber par le mystère…

    Une lecture troublante, découverte par hasard, merci au Book Club de France Culture et à Blexbolex (sérigraphe, illustrateur, auteur de BD) et sa bibliothèque !

    Au passage, Blexbolex vient de sortir son grand voyage initiatique, Le temps du capitaine Brett, pour les amoureux des romans graphiques non classiques!

    Bruno SchulzLes boutiques de cannelle (Gallimard, coll. L’Imaginaire). Traduit du polonais par Thérèse Douchy, Georges Sidre et Georges Lisowski.

    « Ce passage est une pure description, et je n’avais jamais lu quelque chose d’équivalent, c’est extrêmement graphique, imagé et sensuel. Par ailleurs, ce recueil est composé de nouvelles, qui sont aussi des souvenirs d’enfance. Il s’agit d’un livre sur l’enfance, très fort et d’une très grande richesse qui m’a littéralement retourné la tête. » Blexbolex

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    « Première édition VO : 1933.


    « Drohobycz, tranquille bourgade provinciale où Bruno Schulz vécut et enseigna le dessin, devient le lieu de toutes les terreurs et de toutes les merveilles : ses places, ses rues, la boutique familiale de draps et de tissus se métamorphosent…. »

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    La prochaine date du Comptage National ?

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Ici, des infos sur oiseaux des jardins

    Bonnes fêtes de fin d’année toutes en vie ailées et mouvements migrateurs!

  • Habiter c’est résister

    Habiter c’est résister

    Habiter ce n’est pas domicilier, déposer des affaires dans un garde meuble qui ressemble, de près ou de loin, à une maison. Habiter c’est surtout résister! Résister face aux incompréhensions, jugements divers, racisme et autre forme d’exclusion…Résister pour s’épanouir.

    Alors que la campagne isole et que les femmes en sont les plus grandes victimes, nous résidons dans un village où lorsque nous organisons un évènement, nous souhaitons, en priorité, créer des instants de partage, offrir à nos voisines, voisins un bon café, quelques gourmandises cuisinées maison. Dans les faits, c’est quelque chose d’assez simple, rien d’effrayant.

    Sauf que dans le bourg personne ne se balade, certains redoutent les autres, tandis que circulent comme un virus les formes d’inspection et la culture du ragot.

    Nous sommes éco féministes, ce qui nous donnent à faire l’expérience de la double peine, nous luttons contre la masculinité toxique, très présente dans cette campagne, avec des styles patriarcaux souvent voisins et militons en faveur de l’environnement, notamment, pour la biodiversité ordinaire.

    Alors, oui, nous proposons des temps forts qui touchent aux questions écologiques et sociales, donc la seconde main est toujours très présente.

    Hier, vous pouviez trouver dans une création « petite boutique éphémère », des articles sélectifs en parfait état, du vide dressing, des jouets pour kidultes, de la vaisselle et de la vaisselle haute de gamme, des ustensiles de professionnel de la restauration, des articles pour les animaux (chats, chiens et NAC), sans oublier la ressourcerie verte (prix anti gaspi pour arbustes, plantes vivaces) et des livres, BD et beaux livres!

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    Ouvrir sa porte n’est pas chose anodine culturellement, il faut aimer les autres.

    Nous défendons cette idée de proximité sans arrière pensée et sans calcul car nous méprisons l’opportunisme et la fausse popularité que certaines et certains chérissent tant. Ce village fait du mal aux initiatives citoyennes, ses locataires ne semblent guère supporter l’indépendance d’où un rapport excessif au contrôle avec l’oubli maladif et quasi constant de la consultation publique.

    Alors, hier, nous étions comme au zoo. Des personnes dans leur véhicule, fenêtres fermées jusqu’au dessus, ralentissaient devant le panneau d’information pour notre Folle Journée d’Hiver. Ils nous regardaient, au ralenti, fixement comme derrière la vitre d’un train lorsqu’on absorbe le paysage mais, apparemment, dans l’impossibilité de s’arrêter. Et puis le contrôle, la police locale de ceux, majoritairement des hommes, qui n’ont rien à d’autre à faire que de surveiller.

    Avons-nous des comptes à rendre ? Nous avions fait les choses dans les règles comme à chaque fois lorsque nous organisons quelque chose.

    Appartenons nous à une forme de ménagerie ? Mises au ban comme ils le souhaitent mais dans la résistance, toujours et encore, la faune féminine de notre association n’a pas décidé de baisser le rideau. Et non le bestiaire du 28 n’est pas encore maté. En revanche nous n’apprécions pas les moutons, ces êtres dangereux car incapables de faire preuve d’esprit critique ni de se faire leur propre opinion.

    Visiblement, 2025 fut, pour vous, une année fort obéissante.

    En outre, lorsque nous sommes amenées à découvrir des articles de la presse locale qui narre les errements vayrois, nous découvrons, avec la pleine conscience qui va avec, que la propagande est au rendez-vous. Les journalistes, correspondants nous donnent à lire une information qui n’est ni vérifiée ni juste.

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    Avec leur cœur en plastique et leur cruel manque de bienveillance, ces locataires sont plus à plaindre, ces faiseurs d’histoire. Comme cela doit être douloureux de souffrir à ce point d’un problème d’égo et d’avoir autant envie d’occuper l’espace.

    Nous ne sommes pas convaincues car dès le début, leur brutalité nous a choquée, leur refus catégorique de mettre en place des débats, leur décision prise toujours dans le secret. Ce n’est pas cela le vivre ensemble. D’ailleurs, à Vayres, pauvre village qui ploye sous le poids de très lourds secrets, « ensemble » ressemble à des cousinades, à des communautés excluantes incapables de créer, de tisser du lien par manque d’éducation, de respect et d’altruisme.

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    Bien le bonjour et tout notre soutien à toutes les militantes et militants écologistes, la guerre est déclarée avec la coordination rurale et vive la solidarité féminine!

  • La folle Journée d’Hiver, c’est bientôt

    La folle Journée d’Hiver, c’est bientôt

    Pour dimanche prochain, le 21 décembre, on vous a préparé de belles propositions solidaires et bien diversifiées pour que vous puissiez vous faire plaisir et offrir malin et humain!

    On sait que la période de fin d’année est difficile pour bon nombre d’entre nous donc le prix s’est uni au charme et à la qualité avec un grand sens du service!

    Vous pourrez donc y découvrir des stands de vente de seconde main chaleureuse.

    Prenez donc rdv le dimanche 21 décembre à Vayres pour nous rejoindre avec votre curiosité, votre brin de folie et nous soutenir dans notre démarche de partage à la campagne!

    En images, de la recyclerie déco noël made in Vayres à Soi pour honorer, en ce jour de solstice d’hiver, les arbres du jardin et vous inviter, bénévolement, au sourire.

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    Le Jardin au naturel  » Fauves » en décembre 2025 par Isabelle Pompe

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    Nous souhaitons, en effet, encore et toujours, valoriser la seconde main car elle est plus humaine, à une histoire, elle est plus singulière et originale.

    Alors, pour cette Folle Journée d’Hiver, seront là:

    • Du vrai vintage pour certaines pièces
    • Du made in France à gogo
    • Des matériaux nobles (laine naturelle)
    • Du velours somptueux
    • Le plein d’aimables couleurs!

    Seront bel et bien présents:

    • des joujoux tout doux
    • des jouets collectors, le tout en parfaite santé et follement bien emballés!

    On a ajouté un vide dressing avec prêt à porter féminin pour passionnées de mode autour des essentiels du vestiaire féminin (entre autres, des blazers pour toutes les saisons…)des accessoires d’hiver et même une combinaison de ski flambant neuve!

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    Notre beau sapin par Isabelle Pompe

    Se sont jointes à nous, de la vaisselle fine, des jolies pièces Villeroy & Boch, de la décoration, des ustensiles de cuisine pour gastronome et fin gourmet (clin d’œil à la poissonnière en inox et à la marmite).

    Vous pourrez aussi faire la connaissance d’un Bianchi de collection (vélo de course), d’une tondeuse à gazon (et oui! ) de la marque Viking prête à brouter votre parcelle au printemps prochain!

    Et pour la partie associative, vous aurez, devant vous, des arbustes, des plantes issues de la ressourcerie verte….Et parce qu’on adore la culture, vous pourrez acheter des livres, de la BD des beaux livres à petits prix !

    Nous serons ouverts de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30 pour la partie vente.

    Cette entrée est libre.

    En plus, vous aurez la possibilité, sur place, de vous poser, de boire une boisson chaude et de déguster des gourmandises faites maison à prix solidaire!

    N’oubliez pas de réserver pour la sortie nature et culture (rallye photo ou marche de 5/6km en pleine forêt) qui vous fera prendre un grand bol d’air photographique et photogénique en ce beau jour du 21 décembre 2025, c’est à 14h le top départ au 28 rue belles roses.

    Voici la billetterie folle journée d’hiver en ligne ou adressez-vous un mail à vayresasoi@gmail.com pour réserver votre place si vous souhaitez régler sur place! C’est sortie est animée par une médiatrice et c’est 5€ par personne.

    Attention, à Vayres, vous pouvez vous garer tout à côté gratuitement, il existe des toilettes publiques gratuites elles aussi, par contre, il n’y a pas de distributeur automatique!

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    On s’amuse à Vayres avec bonne humeur par Isabelle Pompe

    Veuillez bien noter que nous n’acceptons pas les chèques, MERCI!

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    Voici nos réalisations pour cette Folle Journée d’hiver indoor et outdoor 100% DIY:

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    On finit par un focus sur le village des Salles Lavauguyon, à environ dix kilomètres de Vayres, où depuis novembre siègent les sapins un peu partout, tous enguirlandés, avec des nœuds, des boules et des colliers.

    Un budget digne de ce nom, 1000€ pour Noël et ses décorations dans un village qui compte 150 habitants! Et, oui, les choses se sont organisées en concertation, des achats ont été prévus dès septembre avec la contribution d’un commerçant, des habitants et pas que des élus, offrant ainsi une plus grande liberté!

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    Cette possibilité de faire ensemble c’est toujours ce que nous défendons avec nos actions en faveur du jardinage citoyen, du troc, du recyclage, de l’upcycling, de la lutte contre le gaspillage…C’est assez déplorable de constater encore qu’il nous faut lutter à Vayres où, à aucun moment, les habitants ne sont conviés, invités à s’exprimer librement.

    Les rues de nos quartiers sont bien plus que des adresses!

  • La Folle Journée d’hiver à Vayres

    La Folle Journée d’hiver à Vayres

    Bonjour à vous!

    Nous organisons une magnifique journée d’hiver le 21 décembre prochain, jour de solstice, porte symbolique d’entrée dans l’hiver!

    C’est le 355 -ème jour de l’année, ce jour est le plus court de l’année et la nuit la plus longue…En 2025 ce phénomène aura lieu le 21 décembre à 15h03!

    Une date qui raconte une histoire, des histoires, dans le monde entier, les solstices sont nimbés de mythes et de croyances…

    Traditionnellement, il marquait les changements de saisons, deux fois par an (été et hiver). L’axe de la Terre est incliné au plus près du Soleil. La planète Terre n’est pas la seule planète à connaître des solstices et des équinoxes, leurs équivalents.

    A l’instar du solstice d’été qui connait de très nombreuses festivités, le solstice d’hiver était célébré par les incas et a encore lieu dans les Andes, au Pérou. On retient une longue fête, Les Saturnales, glorifiée par les Romains de l’Antiquité (célébration du Dieu Saturne).  » Durant cette fête très populaire, l’ordre hiérarchique des hommes et la logique des choses sont inversés de façon parodique et provisoire : l’autorité des maîtres sur les esclaves est suspendue.  » En Iran, c’est la Fête de Yalda (Shab-e Yalda), étape clé dans le calendrier persan et fête ancestrale, sans oublier, Yule, fête païenne des peuples germaniques…

    L’association Vayres à Soi prône la diversité culturelle, il nous a semblé évident d’honorer ce solstice de la manière la plus généreuse et agréable qui soit!

    De 10h à 12h30

    Top départ, on vous ouvre les portes de notre jardin au naturel décoré, coloré pour cette Folle Journée d’Hiver, on vous propose des idées cadeaux : des plantes, des arbustes, de la vaisselle, des jouets…De quoi vous gâter, vous réjouir avec des petits prix spécial seconde main en parfaite état pour tous les gouts et les besoins!

    Vous pourrez vous poser, vous asseoir tranquille, on vous sert, pour une prix modique, du tout fait maison avec un bon chocolat chaud, de jolis et gourmands gâteaux, envie d’une soupe généreuse aux légumes bio ? Tout cela sera bien possible!

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    De 14h à 16H30

    Parce que vous aimez prendre l’air, vous balader en forêt, découvrir de chouettes paysages, vous aérer et vous changer les idées en bonne compagnie ?

    Nous avons préparé un joli trajet spécial hiver et excursion en pleine nature avec postes d’observation, petites escales tranquilles pour yeux et oreilles attentives…

    Voici la Billetterie pour la marche !

    Pour l’entrée dans l’extraordinaire saison de l’hiver, l’association Vayres à Soi propose la « Folle Journée d’Hiver » le 21 décembre 2025. A cette occasion, une marche de 6km est organisée. Vayres et ses hameaux se trouve en plein cœur du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, de quoi découvrir de beaux patrimoines locaux!

    Parce que vous aimez votre coin, vous avez envie de saisir un instant sur le vif, garder en mémoire un moment dans un lieu apaisant… Ce cadre se prête parfaitement à des temps de pause, à des arrêts sur image, à la spontanéité et à des clichés qui réconfortent en cas de coup dur! Et aussi, la technique photo peut vous être apportée avec des conseils précieux de prises de vue, des idées de photos sur un sujet qui vous sera communiqué, comme un jeu, dès le début de ce rallye!

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    Venez participer à un rallye photo en pleine nature au cœur des riches patrimoines naturel, vert et géologique présents à Vayres et ses environs. D’environ 6 km, ce circuit s’associe au « Projet photo avec expo » porté par l’association depuis juin 2025. Projet qui court sur plusieurs mois. Ouvert à toutes personnes sans attente de connaissance, avec le matériel de votre choix (téléphone, appareil photo argentique, numérique, Instax, Polaroid…)! 

    Billeterie Rallye Photo !

    On vous dit à dans trois semaines!!

    1er décembre 2025.

  • Fête Généreuse de la Rose deuxième édition

    Fête Généreuse de la Rose deuxième édition

    J- 25 pour le lancement de la deuxième édition de la Fête Généreuse de la Rose à Vayres!

    Le samedi 30 août 2025 de 10h 30 à 16h au 28 rue belles roses.

    Vayres à Soi est une association loi 1901, libre et indépendante, sans élus municipaux dans son bureau associatif, installé à Vayres depuis fin décembre 2021, avec des ambitions humbles mais toujours en faveur de la nature, du jardin au naturel et de la biodiversité!

    Nous souhaitons, pour cette fête de la Saint-Fiacre, aborder, avec vous, le jardinage au féminin et au naturel, contribuer à soutenir, encourager, aider la biodiversité faunistique et floristique à l’échelle la plus petite. Nous vous offrons conseils, retours d’expériences et souhaitons poser, avec vous, quelques questions de sociologie, notamment, celle-ci:

    c’est quoi être un nouvel ou une nouvelle habitant.e ?

    Cette discussion (causerie) est ouverte à toutes vos remarques, expériences et questions de nouveaux venus et d’habitants depuis longue date…

    Avec plaisir, nous vous apporterons le fruit de nos réflexions, pistes et brèves analyses à partir de nos presque 4 ans de présence et de nos outils d’observation.

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    Nous vous invitons à nous retrouver, à l’heure que vous souhaitez mais de penser à réserver!

    Le midi, seules 10 places disponibles seront proposées à la réservation vous pourrez apprécier, gouter des mets bios et faits maisons.

    Toute la journée, il vous sera possible de vous désaltérer grâce à la vente de boissons bios sans alcool.

    Merci pour votre compréhension au sujet de notre refus d’accepter les chiens, ce jardin est privé, son espace et sa configuration ne le permettent pas. La balade florale commentée est une balade botanique dans les rues du bourg mais celle-ci ne peut se faire avec nos compagnons à quatre pattes. Cela ne serait pas pratique.

    Voici, le petit programme proposé au cœur du jardin et dans les petites rues du bourg fleuri de Vayres, en Haute-Vienne (87600).

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    Voici la billetterie pour nous rejoindre, nous soutenir, encourager…

    A très vite…

  • Mai, juin, biodiversité au jardin

    Mai, juin, biodiversité au jardin

    Bonjour à Vous,

    —Voici quelques images de nos voisins au jardin au naturel de Vayres pour le mois de mai et de juin!

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    La fleur du sureau noir accueille une Cétoine doré, star des jardins au naturel avec sa belle couleur « pierre précieuse ».

    On note que la grenouille était encore présente au bassin le 15 mai dernier!

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    Ci-dessus, côté terrasse, au cœur du Céanothe, la visite de la libellule, ici, toute de jaune vêtue, on pense à une femelle, Libellule Déprimée ( Libellula Depressa (anciennement Ladona Depressa)!

    Et de l’Abeille charpentière (Xylocope) nichée dans le gros bouquets de Coquelicots. Cette dernière n’est ni un frelon, ni un bourdon malgré son bourdonnement fort bruyant! Sa taille et sa superbe couleur bleue foncée…C’ est une abeille sauvage!

    « Les abeilles sauvages, solitaires ou sociales, jouent un rôle essentiel dans la pollinisation de nombreux arbres fruitiers et d’autres plantes sauvages. Elles trouvent dans les jardins naturels fleuris de véritables zones refuges dans lesquelles elles peuvent s’épanouir.

    Pour favoriser leur présence au jardin, vous pouvez leur mettre à disposition des plantes aromatiques comme des:

    • sauges
    • lavandes
    • menthes
    • romarin
    • thym
    • Marjolaine (pour les petits terrains de simples jardinières suffisent !).
    • Enfin, le lierre qui a une floraison tardive est une aide précieuse en fin de saison. » Source LPO: Les abeilles

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    Ici, en gros plan, un bébé Bufo (crapaud) en goguette devant la terrasse, il se cachait à l’ombre vers les réserves d’eau de pluie, puis direction les grands bacs en palettes… Le crapaud commun a un développement très lent, il lui fait trois ans pour atteindre sa taille adulte!

    « Animaux diaboliques, à la base de nombreuses préparations de sorcellerie, dont la seule présence près de votre habitation lors de l’inquisition suffisait à vous faire suspecter, mais aussi symbole de l’éternité au Moyen-Age, emblème protecteur des souverains mérovingiens et également enveloppe dans laquelle la méchante sorcière a caché le prince charmant de nos contes de fée…, les crapauds, dont le nom vient du vieux français « crape » qui signifie « ordure », sont constitués de trois espèces en France : le crapaud calamite, le crapaud vert (absent d’Ile-de-France) et le crapaud commun. » Source LPO /crapaud-commun

    Les roses et leurs insectes butineurs

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    En un à gauche, le rosier ancien Rosa Gallica officinalis (rose des apothicaires, Rose de Provins) tout en fleurs en mai et son bourdon, grand pollinisateur!

     » Il existe 45 espèces espèces de bourdons du genre Bombus sp. recensées en France. Les bourdons sont de grandes abeilles trapues et poilues ». Source LPO

    En deux, le rosier ancien remontant Gruss an Aachen (dont la couleur a changé en raison du sol) et son abeille.

    On note le retour des grimpantes comme:

    • Le Tamier commun ( Dioscorea communis), parfois appelée haut liseron, racine-vierge, vigne noire, herbe aux femmes battues, raisin du Diable ou sceau de Notre-Dame. Attention cette belle liane aux vertus médicinales et feuilles en forme de cœur est toxique! Ces baies sont très appréciées des oiseaux. En occitan, ce sont les respountchous (bien prononcer le « s » final) et toutes les variantes possibles.

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    « L’herbe aux femmes battues est sans aucun doute le surnom le plus approprié du tamier puisque la première propriété thérapeutique du tamier fait disparaitre les bleus consécutifs aux coups, les contusions et autres ecchymoses. Pour cela, il convient de frotter le rhizome sur la zone meurtrie ou d’appliquer un cataplasme de racine cuite. D’ailleurs, bien des guérisseurs combattent les rhumatismes et la goutte grâce à des préparations et onguents à base de tamier (mélange de racine cuite avec du saindoux). » Source binette-et-jardin

    • la Bryone Dioïque (navet du diable) donne de la voix cet été u niveau des bambous, certes toxique, cette plantes mellifère vigoureuse est placée loin de la maison, elle est indispensable. En effet, une espèce d’abeille sauvage est inféodée à cette plante et en dépend pour la survie de sa progéniture : l’Abeille de la Bryone.

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    Source image: Reseau-biodiversite-abeilles la-bryone-dioique

    On remarque les sorties des naissances de bébé lézards des murailles qui se promènent tout seul de préférence dans les espaces végétalisés! C’est la chaleur qui fait éclore les œufs.

    A très vite!

  • Journées refuges LPO en Haute-Vienne à Vayres

    Journées refuges LPO en Haute-Vienne à Vayres

    Bonjour à toutes et tous, pour cette édition 2025 des Journées Refuge, le refuge LPO, Chez Colette, à Vayres sera de la partie!

    Ce refuge est celui de la présidente de l’association Vayres à Soi, Joëlle Petit! Petit tour et détour en jardinage au naturel, RDV au 28 rue belles roses dès 9h le dimanche 13 juillet avec grand plaisir!

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    En ces périodes caniculaires et de pics de chaleur, on prend note, on est vigilent et on agit!

  • Projet photo avec expo

    Projet photo avec expo

    Participe à un projet photo unique sur la pierre….

    Et les confusions qu’elle occasionne!

    L’idée est de valoriser ce que nous avons sous nos yeux, à côté de chez nous, que nous croisons en balade, que nous n’identifions pas, que nous connaissons mal, nous sommes devant une multitude d’éléments que nous appelons, communément, pierre.

    Il est ouvert à toutes personnes sans question d’âge, ni de niveau de pratique, ni exigence de matériel particulier!

    Ce projet vise à nourrir ainsi une meilleure identification de ce que nous avons sous nos yeux, au quotidien, nous voyons de la « pierre » dans les constructions traditionnelles (maisons, murs…), sur les édifices (Eglise), dans les cimetières, dans la rue, les chemins…

    Ce projet se déroule en plusieurs temps, en 1 celui de la prise d’images, il commence dès ce mois de juin 2025 et court sur plusieurs mois!

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    Vous serons proposés, des sorties, des rallyes photos, des visites exceptionnelles, il vous faudra suivre l’actualité du projet ici.

    Ce projet s’ancre sur les communes de Rochechouart, Chéronnac, Vayres et Chassenon.

    Il s’achèvera avec une exposition itinérante des meilleures photographies choisies par un jury professionnel.

    Voici la communication qui sera diffusée un peu partout dans le courant du mois de juin:

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    Elle sera assortie d’une affiche avec un QR Code qui te renverra ici!

    Cet article sera alimenté avec des liens mis à jour pour toutes les infos.

    Si tu as des questions, c’est par mail à : vayresasoi@gmail.com

    Ce projet ne se fait pas tout seul et s’articule, aussi, autour de réflexions afin de nourrir les échanges, les débats.

    Nous habitons dans un territoire, bien connu pour la Porcelaine, en effet, le premier gisement de Kaolin (argile blanche) découvert en France est celui de Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne, à l’origine de la production de la Porcelaine de Limoges. Cette production est née, entre 1765 et 1770, de la découverte de kaolin (une roche) à proximité de Limoges, matériau indispensable à la production de cette céramique dure et translucide. La carrière de la Grande Vergne est exploitée jusqu’en 1936 pour alimenter la manufacture de Sèvres. Constructions majoritairement fragiles, en pans de bois et torchis. Les bâtiments révèlent sur le site un mélange d’activités d’extraction, agricoles et maraîchères. Les fosses étaient en activité à ciel ouvert. Un système de wagonnets est mis en place dès 1880. Ce site est à la fois le plus ancien et celui qui a fonctionné le plus longtemps. Source Monumentum.

    La porcelaine n’est pas issue d’une argile naturelle. Elle est principalement composée d’un mélange de quartz, de feldspath et de kaolin, additionnée d’argile à pipe (ball clay) afin d’augmenter sa plasticité.

    La pierre, la roche, le minéral

    Pourquoi la Pierre ?

    D’une part, pour vulgariser, puis, pour apporter les précisions suivantes:

    Roche: toute matière naturelle dure ou molle constituée d’un ou plusieurs minéraux. Pierre: Une petite matière minérale solide, solide et mobile. Il existe, en effet, une nette différence entre les roches et les pierres. Un rocher est le matériau dur de la croûte terrestre. Il est normalement exposé à la surface de la terre ou parfois sous le sol. Une pierre, en revanche, est une matière minérale solide non métallique à partir de laquelle une roche est fabriquée. Contrairement à une roche qui est un gros morceau, une pierre est un petit morceau.

    Autre confusion possible:

    La roche: Une roche est un agrégat de minéraux homogène ou non, qui peut se présenter sous différentes formes (solide, huileuse, meuble…). À la différence d’un minéral, les roches contiennent parfois des matériaux organiques. Elles sont classées selon leur mode de formation (roche sédimentaire, roche volcanique, roche métamorphique…), leur composition chimique ou minéralogique, ou encore leurs propriétés mécaniques (texture, porosité, dureté…). Source Géologie roche minéral différences

    Les roches et minéraux sont tous deux extraits de la croûte terrestre. Mais ils diffèrent par leur nature et leurs caractéristiques géologiques. « Un minéral est un matériau solide et inorganique, formé d’un ou plusieurs éléments chimiques mais possédant une structure cristalline bien déterminée. Les minéraux sont classés selon leur forme, leur structure cristalline et leur composition chimique. Ils sont le plus souvent facilement identifiables grâce leur aspect ou leur couleur. Parmi les minéraux, on distingue souvent les gemmes qui sont des pierres précieuses.

    Exemple de roche:

    Basalterhyolite, tuf, gneissardoisegranitemarbre, obsidienne, schiste, argile, calcairecraiegrès, jaspe, houillepétrolegypsebauxite

    Nous résidons sur un site exceptionnel

    Tout d’abord, ici, il existe un patrimoine géologique spécifique dont, aujourd’hui, seules les roches gardent la mémoire de cette histoire unique en France!

    L’Astroblème Rochechouart-Chassenon, classé Réserve Naturelle de France.

    Sais-tu qu’un évènement extraordinaire de l’histoire de la planète s’est produit sur la région de Rochechouart, Chassenon il y a de cela 200 millions d’années ?

    Une météorite géante d’un kilomètre et demi de diamètre y a fini son voyage à 72 000 km/h »…La zone d’impact s’étend sur un diamètre de 20 kilomètres où sont installés aujourd’hui les villes et les villages autour de Rochechouart et de Chassenon. Source: Astroblème de Rochechouart Chassenon/

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    On vous communique le programme

    Voici nos idées à suivre…

    La volonté de ce projet est de permettre, également, une réflexion territoriale sur la sociologie de la pierre. Pour faire court, une de ces communes a un passé avec la Serpentinite, une roche métamorphique, il s’agit de Vayres et de la carrière de Merlis. Nous demeurons plus globalement sur la terre de la Porcelaine, nous nous sommes demandées quelles conséquences entre une carrière de Kaolin et de Serpentinite pour les communes ? Quelles différences pour les habitants, les usages…? Un cycle de petites conférences sur les distinctions, les usages, les impacts verra le jour au fil des lieux d’expositions.

    T’es partant ? C’est à toi!

  • C’est quoi une subvention?

    C’est quoi une subvention?

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    Nous avons décidé de parler des subventions parce que cela nous touche de multiples manières, en tant qu’association, programmatrice/programmateur, professionnel.le du secteur de la culture, consommatrices/consommateurs culturels et en tant que créatrices et créateurs. Cela peut sembler être un sujet léger, traité avec humour, mais les subventions c’est un sujet qui fâche, qui peut faire mal et avoir des conséquences, parfois, inattendues…

    A partir de ces 5 bonnes raisons, nous allons commencé par le début, à savoir sa définition.

    Sa définition: « La subvention permet aux collectivités territoriales de reconnaître une activité comme ayant un intérêt local et créer une convergence avec les intérêts d’autres acteurs. Cependant, il existe d’autres procédures que les personnes publiques ne doivent pas négliger dans leur action car en cas d’erreur, le juge n’hésitera pas requalifier une subvention si elle ne remplit pas les critères nécessaires. » […] Il faut, dès à présent, préciser que la subvention est un choix purement politique qui repose sur les élus locaux. Par conséquent, au regard de leur libre administration, les collectivités choisissent librement d’accorder ou non une subvention. Source: subventions locales

    L’article 59 de la loi 31 juillet 2014 définit les subventions comme « des contributions facultatives de toute nature, valorisées dans l’acte d’attribution, décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion d’un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général et destinées à la réalisation d’une action ou d’un projet d’investissement, à la contribution au développement d’activités ou au financement global de l’activité de l’organisme de droit privé bénéficiaire. Ces actions, projets ou activités sont initiés, définis et mis en œuvre par les organismes de droit privé bénéficiaires. / Ces contributions ne peuvent constituer la rémunération de prestations individualisées répondant aux besoins des autorités ou organismes qui les accordent »

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    Voici un sujet qui permet d’apporter quelques éclairages, qui peut aussi, le cas échéant, ouvrir les yeux, appréhender les conséquences que peuvent engendrer, notamment, les baisses de subvention. La subvention est éminemment politique et peut en dire long sur les politiques culturelles, par exemple.

    Vous pouvez prendre connaissance de ces informations ici:

    Comment ça marche ?

    Nous commencerons cette immersion avec notre cas associatif à l’échelle d’un village de moins de 1000 habitants, en Haute-Vienne, à Vayres, pour que vous puissiez bien saisir les conditions de vie associative de Vayres à Soi et nous ferons un coup de projecteur sur l’un de ses membres fondateurs.

    Les subventions et la place qu’elles occupent dans les ressources associatives: on est peut-être davantage dans du « cas par cas » mais voici ce petit diagramme. Vous noterez que la part des subventions et des commandes publics ne représentent que 20 % .

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    Voici ce que vous pouviez lire dans la presse locale dans cet article du 29 avril 2025 du journal l’abeille Le Nouvelliste qui repend les propos prononcé en CM à la Mairie de Vayres de la part du maire actuel au sujet des subventions aux associations:  » « La commission des finances a prévu un total de 3 015,91 €, en proposant trois scénarios de répartition de cette somme. Certaines associations ayant cessé leurs activités, nous avons un excédent de 700 € que nous pouvons décider de garder en réserve ou de redistribuer uniformément ou en fonction de leur niveau d’activité dans l’animation communale ».

    Vous pouviez comprendre que : nous avions cessé nos activités sur la commune. Non. Nous ne demandons plus de subvention depuis 2025 à la mairie, nous ne sommes pas seules dans ce cas. Nous sommes et restons très actives à Vayres. D’une part, nous souhaitons préserver notre indépendance et d’autre part, nous ambitionnons de quitter cette logique de la subvention et d’inventer une économie nouvelle. Nous avons modifié, en ce sens, l’automne dernier, nos statuts de l’association

    Tout dépend du secteur: la culture est celle qui possède la part la plus importante, ici, en vert, avec 37,44%.

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    A partir d’un guide fort éclairant pour celles et ceux qui nagent, nous avons illustré l’histoire des subventions.

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    On pourrait penser que la subvention c’est la meilleure adresse pour montrer une politique culturelle, le meilleur moyen pour présenter la tête de la culture de la localité où vous résidez. Vous pourriez avoir ce type de questions: quelle gueule a la culture dans mon coin ? Est-elle moderne, tournée vers l’émergence ou elle-t ‘elle coincée, vieillotte, dépassée, loin du compte ? Ou encore trop timide, tiède ? A qui elle s’adresse? Elle met quoi dans « culture » ?

    Pour schématiser, qu’est-ce qui est pris en considération ?

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    En fonction de ce que vous faites, de vos actions/projets, on vous posent des questions.

    Par exemple, pour notre demande de subvention auprès de la mairie de Vayres en 2024, nous avons présenté ces deux projets:

    • Une création théâtrale avec représentation (restitution des ateliers de pratique théâtre amateur/d’écriture collective, tous publics, mis en place par l’association en automne 2023)+ un concert (musique folklorique) et un mini carnaval. Le 29/02.
    • Un concert (musique Klezmer)+ une visite théâtralisée (médiation culturelle, technique et scientifique) à l’occasion de notre 3ème participation aux Printemps des cimetières afin de fêter la diversité culturelle et valoriser les représentations du patrimoine de la commune (rural, funéraire, floral) le 25 mai.

    En réalité ces deux temps forts s’ajoutaient à plus d’une dizaine d’actions en présentiel, hybride et en ligne et à l’organisation complète du Marché de Noël. Une année très riche avec lancement de la brigade verte citoyenne, de la grainothèque et de la ressourcerie verte dès janvier 2024 et poursuite des ateliers singuliers débutés à l’automne précédent. Montant de la subvention attribuée: 100€.

    Nous n’avions pas demandé de subvention pour le projet que nous portons pour l’ancien cimetière ni pour celui de la mise en place de la bibliothèque éphémère. Nous reviendrons sur ce dernier point.

    Enfin, dans les détails, pour répondre aux questions sur nos activités éducatives et culturelles, nous en sommes là:

    « Nous luttons pour la diversification des publics, nous ne nous adressons pas à un public spécifique comme le public scolaire pace que nous militons pour le transgénérationnel donc contre les formes de jeunisse, d’âgisme et toutes les formes de discriminations. Les questions d’accès à la culture, aux loisirs, aux sports, à l’emploi, à la santé… Ne se font pas au détriment d’une catégorie de personnes. Les cloisonnements générationnels sont sources d’exclusion. Nous refusons les généralités générationnelles par respect des personnes. Comme il n’y a pas qu’une jeunesse, il n’y a pas qu’une vieillesse. Et quoi proposer aux mondes du milieu ? Car oui, entre 20 et 70 ans, il y a du monde! De plus, nous portons une voix qui œuvre pour l’égalité, par conséquent, nos actions prennent en compte la reconsidération des rôles, l’ordre établi lié au rôle de genre, à la sexualité et à l’identité. Nous menons également un travail sur la laïcité, question que nous avons longuement abordé lors du Printemps des cimetières (édition 2024). »

    Nos actions sont donc « tous publics » même si cette formulation correspond davantage à un adage. En aucun cas, nous n’utiliserons des termes catégoriels et discriminatoires comme « public famille » car ils répondent à une injonction sociétale, celle d’avoir une famille.

    Nos activités proposées sont très diversifiées de par nos pluridisciplinarités professionnelles et culturelles. Nous ne nous improvisons pas. Nous animons nous-mêmes des ateliers et des cours et nous programmons. Fruit d’un long travail, en amont, de recherches, résultat de nos compétences et connaissances accrues dans les domaines que nous abordons au fil des années. Nous pouvons organiser des activités artistiques comme la pratique du théâtre en amateur, des cours de photographie, de création graphiques, des cours en histoire de l’art, nous pouvons préparer des sessions d’activités culturelles, scientifiques et techniques parce que nous avons eu plusieurs casquettes dans nos vies voire même plusieurs vies tout court. Des cours de cuisine, au théâtre, aux ateliers singuliers (CV, histoire de l’art …), au jardinage au naturel…Très curieuses, nous nous sommes enrichies en partages et souhaitons, à notre tour partager. Nous avons travaillé à partir d’évènements, d’ateliers pour inciter à la lecture, à l’écriture, à l’alphabétisation, pour comprendre le sens de l’expression « socle commun », saisir la signification de « culture générale » tout en réinterrogeant ces expressions.

    Pour ce qui est du loisirs, nous avons proposé des sorties nature (série Histoire de Paysages, sortie Fête de la Nature, JEP…), des ateliers upcycling pour Noël. Sans oublier les collectes de jouets, de plantes pour lutter contre le gaspillage, les chantiers participatifs avec une constante volonté d’inclusivité.

    Voici, par exemple, comme nous répondons à quelques thématiques:

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    Pour résumé, nous continuons nos adaptations aux demandes, nous poursuivons les rencontres de terrain, les projets en cours. Les idées à réaliser ne manquent pas.

    Nous sommes engagées en faveur des droits culturels, là où la concurrence n’existe pas parce que l’enjeu est plus grand qu’un mandat, qu’un ego.

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    Pour être plus précises sur deux cas, voici une brève illustration de notre contexte de travail associatif.

    En 1, celui du Marché Généreux de Noël (2024)

    Nous avons organisé l’intégralité du Marché Généreux de Noël le 21 décembre 2024. Un long travail de trois mois très polyvalent et chronophage qui commença en septembre. A Vayres, un autre marché de Noël en faveur de l’école s’est déroulé la veille au soir, le 20.12, semant le trouble chez les visiteurs et la colère chez les créateurs/exposants. Une communication inexistante entre les porteurs de ces deux projets a produit cela. Nous avions proposé, en amont, aux associations de la commune la gratuité de 3m linéaire (stand maximal) avec l’idée de faire une sorte de forum des associations. Nous avions contacté toutes les associations vayroises, aucune ne s’est manifestée, celle qui nous a contacté demandait 6m, impossible.

    Pour cette année, nous avions réservé la salle polyvalente, deux jours les 20 et 21 décembre (2025) dès décembre 2024 pour pouvoir organiser la deuxième édition du Marché Généreux de Noël dans de meilleures conditions avec des horaires plus adaptés. Nous avons été contacté par la commission association émanant du CM de Vayres que nous découvrons en début d’année 2025. Un rdv est proposé en février par mail sans demande des disponibilités. Nous ne pouvons être présentes. Personne ne semble s’enquérir de notre réservation. Puis, un mail plus tard, une date, celle du 14 décembre, sans concertation, invalidant ainsi notre initiative, est imposée.

    Quel intérêt d’avoir deux marchés de Noël dans un village aussi petit ? Nous avons annulé notre participation et quittons la lettre de diffusion de cette commission.

    En 2, la question de la bibliothèque éphémère

    Nous entrons dans la phase double de notre sujet du jour. Notre travail associatif et la profession de l’un des membres fondateurs, celui d’être cheffe de projets culturels avec cursus double en management et en sociologie de la culture.

    Nous avons remarqué, dès notre arrivée, la vétusté et la faiblesse de la boite à lire, seule accès à la lecture dans le village. Nous avons posé la question, dès fin 2021, de la place du livre au village et de manière générale des biens culturels accessibles.

    Sur Instagram, parce que j’aime les images, vous découvrirez un certain ordre d’apparition des paysages symboliques qui me tiennent à cœur. Cette boîte à lire est la 4 ème image diffusée, depuis la création du compte, en novembre 2021, sur les 385 publiées à ce jour.

    Isabelle Pompe, cofondatrice association Vayres à Soi

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    Voici donc dans le détail ces 4 paysages symboliques expliqués:

    • En 1: (on commence par le bas, ça marche comme ça Insta) les immenses sapins en Haute-Vienne. Il y en a un très présent dans mon jardin (ici en photo celui du Mas du Roule à Vayres) et un clin d’œil appuyée à la série Twin Peaks (fondamentale pour moi): la scierie Packard, Margaret, la femme à la bûche, le plan du générique saison 1 de la très grosse bûche, apparemment centenaire, vous vous souvenez de Josie Packard ?

    • En 2, fille de fouteux, le terrain de Foot de Vayres pris en image depuis son angle blanc (espace ultra plébiscité dans mon enfance et rapport passionnel au terrain comme au gymnase)
    • En 3, la Rose, fleur de toujours, plus familiale tu meurs (ici, la rose Westerland située en entrée de bourg), toujours présente dans nos sorties et évènements.
    • En 4, la fameuse Boite à Lire dont voici le texte d’origine qui accompagne cette image publiée le 18 novembre 2021 « la boite à lire et ses chaussons de Vayres ».

    Vous l’aurez, peut-être, compris, j’ai dressé mon autoportrait à partir de ces 4 images qui ont retenu mon attention à Vayres parce que cette association est née d’observations et de constats donc avec ces 4 paysages pour partition première.

    Plus en détails, afin de vous expliquer pourquoi un intérêt fort pour la culture et pourquoi pour son accès: je suis Isabelle Pompe, cofondatrice de l’association Vayres à Soi, la culture c’est ma vie. Issue d’une famille lettrée de mélomanes et de cinéphiles, sœur de musicien et d’artiste-comédienne, je crée depuis mon adolescence. C’est aussi mon métier. C’est ma formation en sociologie de la culture de questionner le territoire et l’adéquation entre l’offre et les demandes, les typologies de publics présentes, leur consommation culturelle, et d’observer, d’analyser de façon précise la complexe question des droits culturels dans des espaces de référence spécifique comme la campagne ou la banlieue… Je suis issue d’une filière universitaire d’exception, celle des professionnels de la culture.

    En 2023, à Vayres, avec l’association Vayres à Soi, nous sommes en discussion avec l’ancienne maire sur la possibilité d’accueillir une bibliothèque éphémère dans la salle des associations, elle-aussi temporaire. Nous prenons connaissance des livres disponibles entreposés au 1er étage de la mairie, fruits pour la plupart de dons. Nous sommes prêtes techniquement à créer un catalogue, à être présentes sur les heures d’ouverture de la dite salle lors de nos ateliers chaque semaine, à réfléchir sur les techniques d’emprunt et les types d’emprunt possibles.

    Il ne faut pas fléchir, pourtant l’histoire semble tomber à l’eau. 2024, nous organisons de multiples temps en lien direct avec la lecture, les formes littéraires, l’écriture, le théâtre, nous créons et organisons un spectacle pluriel dans cette salle des associations, espace non dédié, mais intéressant à investir.

    Jamais en reste question idées, nous multiplions les rencontres avec des acteurs et partenaires. La campagne est permissive mais il faut savoir s’investir, se réinventer, être agile sans s’essouffler. Nous sommes en 2025, voilà donc trois ans, nous poursuivons.

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    Voici le guide pour 2023/2024

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    Ce guide, dans le détail, page 17:

    Voilà ce qui nous importe en tant qu’acteur associatif:

    « 3.3. POUR UNE RELATION PARTENARIALE ÉQUILIBRÉE : LE RECUEIL D’INITIATIVES

    Pour engager ou prolonger une relation contractuelle, les pouvoirs publics peuvent procéder à un recueil d’initiatives associatives.

    Il s’agit d’une démarche de co-construction qui consiste, pour la collectivité locale, à faire émerger des projets associatifs susceptibles de s’inscrire dans l’une de ses politiques publiques, parmi lesquelles figure, le cas échéant, sa politique d’appui aux associations. La collectivité locale définit ses orientations et ses objectifs généraux ; les associations proposent des projets dans ce cadre, qui correspondent aux attentes des habitants aussi bien dans des domaines sectoriels que pour l’animation globale du territoire.

    Elle peut prendre sa source dans des débats et avis rendus par la conférence territoriale de l’action publique.

    Cette démarche de co-construction est fondée sur :

    • la complémentarité : une politique publique ne repose pas nécessairement que sur les pouvoirs publics. Elle peut opportunément s’appuyer sur les acteurs de la société civile, en particulier les associations du territoire, porteuses d’une expertise citoyenne et territoriale dans leur champ de compétences.
    • un diagnostic partagé du territoire : co-construit avec les acteurs concernés, il sert à définir des axes prioritaires d’actions inscrits dans une politique publique. Ce diagnostic est issu d’espaces d’échanges ou de discussions croisées entre acteurs publics et acteurs de la société civile
    • la contractualisation : l’initiative associative est formalisée dans un projet proposé puis discuté avec la collectivité locale. À l’issue de ce dialogue, l’accord est mis en forme par voie conventionnelle ou par décision unilatérale dans les conditions décrites au point 3.1.3
    • une évaluation partagée et conjointe, pratiquée au fil de l’eau ou ex post, reposant sur des indicateurs co construits avec l’ensemble des parties prenantes au préalable.


    Cette démarche n’a pas pour objet de mettre en concurrence des associations entre elles. Elle vise d’abord à encourager les propositions associatives multiples en valorisant leurs complémentarités d’objectifs et d’actions au bénéfice des habitants et des territoires.

    /// »Le principal critère est fondé sur le porteur de l’initiative. La subvention caractérise la situation dans laquelle un organisme de droit privé, poursuivant des objectifs propres, initie, définit et mène une action qui intéresse la collectivité publique. Pour prétendre bénéficier d’une subvention, une association doit être à l’initiative du projet qu’elle va mettre en œuvre, ce dernier devant présenter un intérêt général ou local. Le projet émane des instances de l’association, qui l’a défini avant de le proposer aux pouvoirs publics. L’autorité publique, y trouvant intérêt, apporte soutien et/ou aide. Ce n’est donc pas la collectivité qui définit le besoin ni les réponses à apporter.

    Extrait:

    « L’autorité publique doit en revanche pouvoir justifier d’un examen individuel en démontrant le caractère proportionné de sa décision avec les faits qui l’ont provoquée (élément objectif) et les conséquences qu’elle emporte (liquidation judiciaire d’une association subventionnée précédemment). Sans exercer de contrôle sur l’opportunité de la décision, le juge administratif peut toujours annuler une décision fondée sur des faits inexacts ou consécutive à une erreur de droit ou une erreur manifeste d’appréciation (il s’agit du contrôle restreint des magistrats de l’ordre administratif). Enfin, le droit européen n’interdit pas les subventions, quel que soit le montant, mais les encadre pour éviter de fausser la concurrence. »

    Autre extrait:

    « Les associations sont des vecteurs de solidarité, de cohésion sociale et territoriale. Légitimées par les engagements libres et volontaires des citoyens, elles travaillent à abolir les clivages et les inégalités. Dans un contexte de forte évolution des besoins sociaux, les associations jouent un rôle majeur d’alerte et d’interpellation des pouvoirs publics, mais aussi d’expérimentations innovantes et de gestion de proximité de services d’intérêt généraux. Elles sont parfois amenées à prendre le relais des solidarités familiales et viennent en soutien d’actions engagées par la puissance publique. Favoriser et susciter l’initiative associative permet aussi de démultiplier l’action publique et de mobiliser plus largement encore toutes les énergies. Il s’agit en réalité d’un choix stratégique de société en plus d’un choix politique. C’est le sens de la signature de la charte des engagements réciproques du 14 février 2014 entre l’État, le Mouvement Associatif et les collectivités territoriales. Les collectivités sont au cœur de cet accord qui reconnaît la contribution des associations à l’intérêt général. »

    La question des subventions, une histoire de compétences ?

    Voilà une fenêtre à travers laquelle je suis passée dans la professionnalisation de mon parcours dans le secteur culturel, à l’université de Rouen Normandie. Mon sujet de mémoire universitaire pour mon Master en 2018 avait pour sujet: la programmation culturelle et artistique à l’aune de la Loi NOTRe. Cette loi de 2015 interfère sur les compétences, ici, culturelles. Le principe des droits culturels tel qu’énoncé par cette loi, ça donne ça: « En matière de culture, les compétences sont partagées entre les communes, les départements, les régions et les collectivités. » Je vous laisse imaginer ce que « partage » peut vouloir dire ou donner dans les faits.

    Subventions et précarités multiples

    Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Christelle Morançais ? Nous sommes en région Pays de la Loire. Les coupes budgétaires drastiques sont un drame pour plus d’une structure et plus d’un artiste. Un effondrement s’annonce. Novembre 2024, les coupes budgétaires d’un montant total d’économies de 82 millions d’€ dont 4, 7 millions pour la culture tombent. De quoi s’évanouir et surtout de quoi sérieusement mettre en danger, voire en péril, des formes, des créations, des artistes et des imaginaires.

    Les réductions budgétaires engendrent des démissions de directeurs de théâtre public, à lire :  » « Dans le théâtre public, des directeurs de plus en plus tentés par le départ anticipé » article du Monde du 27 mars dernier.

    La culture entre dans une phase de deuil prolongé.

    Nous reprenons les deux portraits parus dans le Télérama du 31/05 au 6/06/2025, dont celui de « l’équipe » du Festival du cinéma espagnol de Nantes piloté par Pilar Martinez, la directrice est bénévole qui n’emploi qu’une seule salariée surqualifiée et payée pas loin du SMIC…Pourtant ce festival #FCEN2026 dont la prochaine édition se déroulera du 21 au 29 mars 2026 c’est : + de 70 films. Cinespagnol

    L’orchestre baroque nantais Stradivaria coupe dans ses budgets de maintenance informatique, seule économie possible.

    Nous sommes impacté.e.s depuis nos accès à la culture, en passant par l’offre, par le choix qui sera fait de subventionner tel ou tel projet/acteur, cela m’affecte également dans la pratique et l’avenir de mon métier comme de très nombreux professionnels du secteur.

    Voici, en ce qui me concerne, pourquoi:

    « Depuis que je suis arrivée en Haute-Vienne, novembre 2021, militante des droits culturels, je cherche à rejoindre mon secteur, la culture, de toutes mes forces pour y percevoir un salaire. De toutes mes énergies combattives, je lance, envoie, rencontre, m’exfiltre, m’éloigne, ai pour projet de partir toujours plus loin. 2025, un long et lent premier trimestre s’achève avec une morsure sévère au cœur. Je n’ai plus ma place dans ce secteur. La culture ne peut plus m’embaucher, me payer. Je ne peux plus travailler en tant que bénévole, ne peux plus me précariser davantage, donner de mon temps, offrir mes heures, voir mon parcours sacrifié, voir ma formation, mon grade, réduit, bosser pour des CDD sous payés, des heures professionnelles qui exigent une maitrise globale, des compétences multiples pour pas grand chose. Dans la culture, on est touche à tout, polyvalent à l’extrême, on a tout fait, du secrétariat, de l’accueil artistes, de la programmation, de la gestion, de la communication, de la médiation, de la galère, on est d’un côté et de l’autre, on a crée, imaginé, pensé, on s’est beaucoup adapté et on a beaucoup subi.

    Ce que je traverse, nous sommes nombreuses et nombreux à en faire l’expérience au quotidien, au point de nous fragiliser et de ne plus pouvoir perdurer, persister. Ceci vient engendre une succession d’ impacts. »

    Nous sommes arrivés à un point financier de non retour, à l’invivable, là, où les dommages pourraient devenir irréversibles. Cela devient trop dangereux de travailler comme ça. Cela engendre une impossible mobilité, un insurmontable handicap, celui de se loger, de pouvoir vivre indépendamment. Vivre sous le seuil combien sommes-nous ? Un risque qui est devenu absolu. Mais personne ne perçoit l’ampleur des dégâts, ni la détresse. Je suis écœurée de devoir changer de métier, c’est comme changer de peau, un truc qui n’est presque pas naturel mais l’obligation est telle que plus rien je ne peux sauver hormis ma peau.

    …J’avais rédigé un article voilà deux ans sur le RSA … La culture ne doit pas venir à nous manquer.

    Comment s’opposer à la réforme du RSA pour les artistes- autrices entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2025 ?

    « Nous souhaitons alerter, en particulier, sur les dangers qu’elle fait peser sur l’activité professionnelle des allocataires artistes-auteur·ices. Les artistes-auteur·ices sont artistes plasticien·nes, graphistes, designers, écrivain·es, illustrateur·ices, auteur·ices de bande dessinée, auteur·ices de jeux, compositeur·ices de musiques, scénaristes, réalisateur·ices de films, photographes, auteur·ices de théâtre, chorégraphes, traducteur·ices d’édition et de l’audiovisuel…Contrairement aux professions salariées, la création artistique est décorrélée d’une notion de temps de travail et sa rémunération n’est généralement pas immédiate. Pendant le temps consacré à la création — qui constitue l’essence de leur travail —, les artistes-auteur·ices ne sont pas, ou peu, payés. Or créer nécessite du temps. Et ce n’est qu’une fois l’œuvre achevée qu’ils·elles pourront éventuellement percevoir des revenus d’artiste-auteur·ice, en fonction de la vente ou de la diffusion de celle-ci — données sur lesquelles ils·elles n’ont aucune prise.
    En attendant ces hypothétiques retombées financières, les artistes-auteur·ices doivent assumer seuls un temps de travail qui ne génère souvent aucun revenu et occasionne des frais (achat de matériel, déplacements, inscriptions à des évènements professionnels, etc.) Il arrive, par ailleurs, qu’une fois achevées les œuvres ne trouvent pas de débouchés commerciaux immédiats. Dans ce cas, les artistes-auteur·ices n’obtiennent aucun revenu pour le travail effectué. Les chiffres attestent de la sous-rémunération chronique du travail artistique : en 2021, sur la population constante des artistes-auteur·ices (soit 190 000 personnes), 75 % ont perçu moins de 10 000 euros de leur activité dans l’année. La sous-rémunération et l’invisibilisation du travail de création artistique peuvent contraindre les artistes-auteur·ices à recourir au RSA pour survivre.

    Ils·elles sont bel et bien actifs et ne souffrent ni d’une perte d’emploi, ni de problèmes de réinsertion, ni d’un manque de formation. En revanche, ils pâtissent de la précarité structurelle liée aux métiers de la création artistique, aggravée par une couverture sociale insuffisante et incomplète. […]

     » Source : Artistes-auteurs

    Le cas de l’Espace Rebeyrolle à Eymoutiers

    Voici un espace que nous soutenons à bout de bras et de tout notre cœur. Allez découvrir ce site artistique en Haute-Vienne et sa nouvelle exposition exceptionnelle! Espace Rebeyrolle C’est le trentième anniversaire de ce lieu atypique, véritable bastion culturel, conçu avec l’architecte Olivier Chaslin.

    Les gens viennent ici se prendre du Rebeyrolle plein la gueule

    Nathalie Rebeyrolle.

    L’expo se nomme: On dit qu’il a la rage. Elle est à voir jusqu’au 30 décembre 2025 à Eymoutiers (route de Nedde) tous les jours de 10h à 18h ou 19h en juin, juillet et août.

    Jetez aussi un œil à la boutique, faire une visite-virtuelle

    Vous pouvez aussi commander cette splendide affiche :

    Un podcast: Le mardi des auteurs /Paul Rebeyrolle, France Culture

    Des subventions peuvent-elles tout simplement nous priver d’un accès à une peinture bienfaitrice ?

    Nous pouvions lire dans le journal Le Populaire du 27 mai dernier (qui a fait sa une avec ce lieu extraordinaire), quelques mots de Nathalie Rebeyrolle, fille du peintre et directrice du musée au sujet d’une baisse drastique de la subvention régionale:

     » Après une première coupe de 26.000 euros en 2023, elle a appris il y a une quinzaine de jours que l’aide serait à nouveau amputée de 15.000 euros, faisant descendre la subvention de la Nouvelle-Aquitaine à 59.000 euros – à laquelle il faut ajouter celles du département (4.500 euros) et de la Drac (8.000 euros), qui n’ont pas baissé.

    Paul Rebeyrolle (1926-2005) est un peintre traversé par un élan vital. Né dans le Limousin, en Haute-Vienne, il y vit des années de convalescence en raison d’un grave problème de santé (immobilisé et privé de liberté par une tuberculose osseuse durant 5 années, dans son enfance de ses 5 à ses 10 ans). Il ne cesse de dessiner et de peindre durant cette période forte d’apprentissage. Le visionnaire s’installe à Paris, à 18 ans. Il défend un retour à la réalité en devenant un acteur engagé du Manifeste de l’homme témoin, courant anti abstrait, organisé par Jean Bouret qui milite pour un retour à la réalité dans la peinture. Il existe des séries sur le monétarisme, sur les migrants comme la série Le sac de Mme Tellikdjian qui aborde la condition des migrants et des apatrides. La nature possède une place importante, comme indomptable. En termes d’expérience de visite, stop à la frilosité, Il signe une œuvre engagée et militante qui vous prend à la gorge et vous saisit!

    De 1988 à 2003, François Pinault, collecteur précurseur fait l’acquisition de 14 œuvres de l’artiste pour la Collection Pinault.

    Un budget aujourd’hui réduit de 36 % fait que la situation n’est plus viable. Avec un chiffre d’affaires annuel bien inférieur à 60.000 euros, comment imaginer pouvoir maintenir nos activités dans ces conditions ? », questionne-t-elle, alors que la fréquentation moyenne est de huit mille entrées par an.

    On garde espoir, on vous vous souhaite de visiter, sortir, découvrir, de défendre les droits cultures et la diversité!

    Isabelle Pompe, en un 1er jour particulier de juin 2025.

  • Cette année, on fête le Printemps des Cimetières à Saint-Junien

    Cette année, on fête le Printemps des Cimetières à Saint-Junien

    Pour sa dixième édition, nous n’avons, exceptionnellement, pas participé aux Printemps des Cimetières 2025! Nous étions en visite, non loin, puisque nous nous sommes rendues à Saint-Junien.

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    Ici, le lien officiel de l’évènement qui se déroule sur plusieurs jours: Printemps des cimetières

    Le thème de cette année: Faune, flore et biodiversité dans les cimetières!

    Avant toute chose, la biodiversité c’est quoi ? C’est nous. Nous faisons partie de la biodiversité qu’on n’y connaisse quelque chose ou pas. Ce sont des variétés de formes de vie sur Terre, la biodiversité c’est le tissu vivant de la planète!

    Dans le cas de cette opération, Le Printemps des Cimetières, il serait bon de préciser qu’il s’agit de biodiversité ordinaire ou biodiversité commune, c’est-à-dire les espèces communes qui nous entourent, tout en gardant à l’esprit que la qualification d’« espèce commune » est toujours relative à un espace géographique donné.

    Le thème est étrangement formulé, pour être précise, nous comprenons que vulgariser peut sembler plus pratique sauf que ce n’est pas faune, flore et biodiversité c’est soit la biodiversité floristique et faunistique soit c’est une forme de non sens car de quelle flore parlons -nous ?

    De celle qui est plantée, semée par la mairie ou de celle qui est déposée sur les tombes, majoritairement, importées par les usagers ?

    Il aurait pu être intéressant d’aborder, dans le détail, celles qu’on appelle adventices et les invasives et de souligner leurs différences.

    Et de quelle faune pouvait-on bien parler ? Avec la destruction des habitats naturels en ville, qu’est-ce qui a été mis en place, des abris, gîtes, hôtels à insectes ? Nichoirs ? Par qui ? Des associations, la mairie ? Telles étaient nos questions avant de nous déplacer.

    En outre, parler de biodiversité urbaine aurait pu être une bonne idée à Saint-Junien.

    Bref, curieuses et dans l’envie de découvrir ce qui se fait chez nos voisins, nous sommes parties en vadrouille locale.

    Vous pourrez lire dans cet article nos réflexions et remarques avec leur source qui nous semblent importantes à comprendre pour ne pas généraliser.

    De notre côté, nous avons déjà évoqué, à Vayres, ce fastidieux travail de terrain et de recherches que nous réalisons sur le site de l’ancien cimetière. Ce projet en faveur de la biodiversité, divisé en trois temps qui s’étale sur trois ans, avait été proposé à la municipalité précédente en janvier 2024. Il avait reçu un accueil intéressé et favorable de l’ancienne maire. Depuis, avec la nouvelle municipalité, rien.

    Voici, dans les très grandes lignes, les idées du Projet-de-valorisation-de l’ancien cimetière de Vayres sans ajouts des évolutions et précisions apportées courant 2023/24.

    Il est consultable dans son intégralité uniquement sur RDV.

    Voici, un article rédigé par nos soins en 2023 au sujet de la biodiversité dans les cimetières: le cimetière un bon indicateur de la prise en compte de la biodiversité par les communes

    Nous apprécions l’opération du Printemps des Cimetières et avons proposé, chaque année, un temps fort différent, depuis 2022. En 2023, nous précisions notre travail avec : un cimetière, un jardin thérapeutique

    L’an passé, 2024, nous l’avons associé à la Fête de la diversité culturelle en organisant un concert gratuit au lavoir de Vayres puis une conférence discussion sur le site de l’ancien cimetière. Vous pouvez découvrir cette belle journée : Printemps des Cimetières et diversité culturelle en mai 2024à Vayres

    Avec, en supplément, un bel article de presse, consultable depuis la page Revue de presse

    Vous pouvez reprendre quelques notes de lecture et références: Des funérailles de porcelaine-notes de lecture

    Cette année étant très particulière pour nous, à Vayres, nous avons préféré ne pas répondre à l’appel à participation de l’opération et nous rendre à Saint-Junien aussi pour découvrir la proposition de RDV du vendredi 16 mai après-midi pour « Flore et biodiversité dans les cimetières » avec la Société des Vielles Pierres.

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    Le rdv sera animé par le responsable espace verts de la commune de Saint-Junien et de la CC POL (Porte Océane du Limousin) et l’un des animateurs de la Société des Vielles Pierres.

    En image, voici l’allée refaite par la mairie qui permet un accès supplémentaire au cimetière. En effet, en 2009, d’importants travaux de réaménagements et de végétalisation du cimetière ont eu lieu.

    Nous avons pu prendre la mesure de la surface que représente la commune, à savoir 120 hectares, pour dix agents seulement, ce qui engendre un travail conséquent en termes de fleurissement et de végétalisation.

    Cette balade nous a donné envie de poser de nombreuses questions, que voulez-vous, nous sommes vives et animées par ce que nous passionne…Et de pouvoir visiter, par la suite, les serres communales!

    Nous avons découvert un lieu, inconnu jusqu’alors, une Chapelle!

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    « Située à l’intérieur du cimetière, la chapelle est ouverte lors des journées du patrimoine et à l’occasion d’expositions ponctuelles, moments privilégiés pour découvrir son mobilier dont un retable restauré en 2011. Dédiée tour à tour à Sainte Madeleine puis au mystérieux Saint Guignefort, elle fut également le siège des Pénitents bleus. »

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    Cette Chapelle semble se nommer Chapelle Sainte-Madeleine, « appelée jadis chapelle du Civoire, de Saint-Junien, c’ est un petit édifice formé d’un chœur à chevet semi-circulaire dont l’origine serait antérieure au XIIIème siècle. Cette chapelle autrefois dédiée à Saint-Guignefort fut rebâtie en 1281 et dédiée à Sainte-Madeleine. »

    Ci-dessous, un document qui retrace l’historique de cet édifice.

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    Nous avons parcouru quelques allées, sous un soleil opportun, avons découvert quelques plaques, des singularités sur lesquelles nous reviendrons, et avons constaté que la partie dite ancienne était la plus spacieuse, lumineuse, au fleurissement constellé de rosiers, cistes, arbres et arbustes qui, par ailleurs, ne nous offraient guère d’ombre.

    L’îlot de chaleur, déjà relevé à Vayres, sur le site sur lequel nous réfléchissons est toujours présent dans les allées, où le minéral prend une place importante mais où il est, à Saint-Junien, moins oppressant dans la partie dite ancienne du cimetière.

    Nous relisons cet extrait de Foucault sur les Espaces autres dont voici un extrait sur les cimetières qu’il qualifie de curieuse hétérotopie: « c’est simplement au cours du XIXème siècle qu’on a commencé à procéder aux déplacements des cimetières vers les faubourgs. Les cimetières constituent alors non plus le vent sacré et immortel de la cité, mais l’ “autre ville” , où chaque famille possède sa noire demeure. Source

    Nous pouvons avancer qu’au regard de la sociologie, les tombes les plus imposantes se trouvent toutes au même endroit. Dans la partie dite moderne, les tombes, sont très serrées les unes contre les autres, ce qui contribue à une grande disparité territoriale entre les disparus, suite logique aux disparités sociales existantes de leurs vivants à l’instar d’un miroir.

    Un cimetière fonctionne comme une photographie, comprendre ce qu’il montre peut être reçu de manière sociétale, politique, légale, religieuse, toutefois les questions d’espace et de places sont très présentes et d’actualité, au-delà même du prix d’une concession.

    Nous nous sommes renseignées quant à la gestion différenciée des espaces, nous avons demandé s’il était envisageable de laisser des espaces sans tonte sur le site du cimetière. Nous entendons que la flore adventice ne semble pas tolérée ni appréciée par les usagers du cimetière, que la mairie cherche des solutions et plante, par exemple, du thym et du sedum.

    Perceptions et influences

    Nous avons évoqué la place fondamentale de la sensibilisation auprès des publics/usagers des cimetières et des habitants sur les notions d’esthétiques, de culture du paysage et du jardin, sur le caractère indispensable de questionner: pourquoi les « mauvaises herbes  » sont-elles perçues comme négatives ?

    Avec la question culturelle et l’histoire de la beauté et de la laideur, nous pouvons nous demander si précisément ces plantes sont rejetées en raison d’une association de valeurs (négligé Versus ordre) ? Est-ce leur couleur, forme, est-ce par habitude transmise de manière générationnelle ?

    Nous avons pris connaissance, voilà quelques mois, de l’article de Francesca Di Pietro, Stéphanie Gosset et Roger Coly (2024) sur les jardins familiaux et pensons qu’un lien peut être fait entre jardins familiaux et fleurissement des tombes d’un cimetière.

    Cet article révèle que les caractéristiques socio-démographiques des jardiniers influencent la biodiversité de leurs parcelles, notamment la flore spontanée. Il met en évidence la diversité des espèces spontanées dans ces jardins, mais souligne que celles-ci sont souvent mal perçues et éliminées par les jardiniers, considérant leur présence contradictoire avec la fonction alimentaire du jardin.

    Des différences basées sur le genre, le niveau d’éducation et la situation professionnelle sont ainsi dévoilées. Enfin, la motivation personnelle des jardiniers influence également la biodiversité de leurs parcelles.

    Pour conforter la capacité d’accueil de la biodiversité dans les jardins familiaux, l’attitude des gestionnaires locaux (associations et communes) à l’égard de la plantation de ligneux et de la gestion des allées communes devra évoluer. Si les gestionnaires ont évolué en ce qui concerne l’utilisation des pesticides de synthèse, désormais légalement interdits pour un usage non agricole, leur hostilité envers la flore spontanée se maintient, et accompagne un modèle esthétique de la parcelle agricole entretenue, contrôlée, maîtrisée, qui fonde la gestion de ces espaces voués à une fonction alimentaire.

    Si cette fonction persiste, d’autres fonctions, dont celle de loisir et bien-être, s’affirment progressivement : leur coexistence, non seulement dans les jardins mais aussi dans les parcelles elles-mêmes, devrait être encouragée. Source :Des plantes et des jardiniers dans la ville. Socio-écologie des jardins familiaux

    Nous savons que ce n’est pas une question de génération, d’une part parce que le combat écologique ne date pas d’hier, au delà des effets de mode et implicitement de rejet aujourd’hui pouvant aller jusqu’à l’ecobashing. NB/ Vous pouvez prendre connaissance de cet article sur l’émission de 2020 d’arrêt sur images. On peut se souvenir de René Dumont, en 1973 et beaucoup d’antres dont Françoise d’Eaubonne, éco féministe dont nous avons célébré les 50 ans de la sortie, l’an passé, de son livre « Ecoféminisme ou la mort ». D’autre part, parce que le jardin au naturel, la prise en compte de la biodiversité, nous apparaissent comme davantage culturelle voire sociologique, bien au-delà de la notion de génération.

    L’âge comme variable en plus d’être simpliste est aussi une erreur. A noter que la dimension transgénérationnelle dans la transmission et le partage des savoirs ne doit pas être descendante au sens d’un savoir reçu, transmis dans un sens, du haut vers le bas, le haut représentant la figure du sachant et le bas celle de l’élève. N’oublions pas Jacques Rancière et son livre « Le maître ignorant »; enfin, l’usage du mot  » aîné » est discriminatoire.

    La communication est primordiale et sans préjugé.

    Favoriser la biodiversité, quels leviers

    La question des pesticides

    « Favoriser l’environnement et la biodiversité: limiter les risques qui pèsent sur cette dernière n’ont pas été des leviers d’action majeurs dans la mise en place de dynamique de limitation de ces produits. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par Sébastien Léonard sur les « scènes locales du risque », en Poitou-Charentes.

    Sur 83 communes enquêtées :

    • 62 des interviewés sont apparus sensibilisés aux risques liés aux pesticides, dont 19 qui s’avouent « très préoccupés »
    • 50 se sont montrés sensibles mais le problème leur paraît lointain, et ne pas relever de leur ressort
    • 14 ne perçoivent pas directement de risque, et prennent une posture défensive en faveur de ces produits.

    Il montre comment les scènes locales du risque se mettent progressivement en place, à partir d’un affichage du risque par un acteur donné. Les approches « santé sécurité », qui renvoient aux propres pratiques des publics visés, se sont montrées efficaces pour faire évoluer les comportements individuels de certains publics, ce qui n’est pas forcément le cas avec un argumentaire environnemental. 

    Cette perception du risque par les acteurs est fortement liée aux influences sociales et culturelles, à la manière de concevoir le savoir, la nature et le corps.

    « On peut poser l’hypothèse qu’une représentation négative de la nature détermine une perception négative des plantes spontanées. Le second est lié à la signification sociopolitique de la présence des plantes spontanées dans l’espace. Leur absence est connotée à l’idée implicite de propreté, d’ordre (autant végétal que social), de travail, de bonne gestion. La difficulté est d’identifier les leviers de changement de ces normes, afin que les plantes spontanées manifestent autre chose que du désordre, de la saleté, de la désorganisation

    /// « À l’issue de la revue ci-dessous, quelques pistes se dessinent, qu’on cherchera à évaluer dans les résultats de l’étude réalisée.

    Il sera notamment intéressant:

    • d’identifier les types de regard qu’on peut porter sur les plantes spontanées, ainsi que leur fréquence : regard esthétique, hygiéniste, bio centrique, et la manière dont cela influe sur l’acceptation ou le rejet de ces éléments.
    • d’identifier les éléments sur lesquels s’élabore la perception : la fleur, la couleur, la diversité, la taille etc.
    • de préciser le rôle des facteurs socio-économiques. « 

    A lire :

    Un réel travail d’enquête doit être réalisé pour mieux saisir les freins, et dans le cas du cimetière, interroger la perception des espaces aussi petits que des trottoirs, là, les inter tombes, de petites parcelles et les images associées aux herbes/plantes. Expliquer que c’est le sol qui détermine ce qui pousse, tondre à ras ne changera rien, pire cela abîmera encore le sol en l’exposant à la chaleur. Maltraiter le sol nous est signalé par les plantes bioindicatrices. Les sols des cimetières sont pollués. Ils sont contaminés en profondeur. L’inhumation et la crémation contaminent également l’atmosphère. Mourir pollue.

    Cela nous apparait toujours très particulier d’entendre des personnes ne pas faire le lien entre la biodiversité donc le vivant, nous, la faune, la flore, le sol et les morts, de ne pas pleinement saisir ce qui se joue pour les espèces qui nous entourent et pour nous-mêmes.

    De manière pratique, nous pouvons nous essayer à un jeu. Nous aimons ce que nous comprenons, alors, nous vous invitons à un « vis ma vie » mais cette fois-ci vis ma vie d’abeilles, de papillon, d’oiseau…Car où ces espèces vivent en ville ? Comment peuvent -elles se nourrir ? Se reproduire, survivre ?

    « Les populations mondiales de mammifères, d’oiseaux, de poissons, de reptiles et d’amphibiens ont diminué en moyenne de 68% en seulement 50 ans, principalement à cause de la dégradation de l’environnement, qui elle-même contribue à l’émergence de maladies zoonotiques telles que la pandémie COVID-19. « 

    Lors de cette sortie, nous avons pensé à Gilles Clément et son concept de « Tiers paysage » : ce concept s’inscrit dans le « projet politique d’écologie humaniste » : en valorisant ainsi des espaces habituellement considérés comme négligeables, la théorie du paysagiste invite les décideurs et les concepteurs à ne pas intervenir sur certaines portions d’aménagements.

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    Durant cette promenade, nous pouvons pu comprendre que les types de pierre accueillent différemment le temps, le calcaire souffre, le granit semble poursuivre sa vie tranquille, le marbre ne sera pas évoqué. Les matériaux comme la céramique, la fragilité des plaques de porcelaine, mais aussi, la fonte, plus rare, le métal…Nous voilà partie en plein sciences des matériaux! Et oui, la conception des stèles et des ornementations disent beaucoup des usages, des modes…Ainsi que la part de créativité, depuis la subtilité des détails, la beauté du dessin, le réalisme du résultat, sans oublier les symboles qui, eux-aussi, évoluent.

    Nous avions déjà étudié les évolutions des propriétés physiques, mécaniques et la chimie pour mieux comprendre l’état de dépérissement de certains édifices.

    Pour autant quoi dire du lierre ? En fonction du type de pierre à laquelle il s’attaque, les effets ne sont pas les mêmes! Question que nous nous sommes déjà longuement posées à Vayres et à Chéronnac.

    Ici, en image, une tombe à double couronne, la seconde est en fonte avec pour ornementation florale, la rose, symbole d’amour éternel.

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    A été posée la question des concessions perpétuelles. Nous avons pu lire ici ce qui suit:

     » Les communes ont le loisir de déterminer la durée de la concession funéraire.  Il est possible d’accorder :

    • Des concessions temporaires pour quinze ans au plus
    • Des concessions trentenaires
    • Des concessions cinquantenaires 
    • Des concessions perpétuelles (elles ne le proposent plus depuis 1996).

    Une concession perpétuelle peut, elle aussi, être récupérée par la mairie si un état d’abandon est constaté sur la parcelle. Malgré sa dénomination, la concession perpétuelle n’a donc pas un caractère immuable, l’entretient de la sépulture constituant une obligation des bénéficiaires.

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    En image, voici une stèle en calcaire avec une très belle ornementation taillée dans la pierre, qui de loin, ressemble à deux yeux, tel un hibou. En réalité, il s’agit, au centre, d’un vase type amphore qui accueille une pensée (sentiments profonds, émotions intenses) entourée par des feuilles. Nous reconnaissons le lierre (fidélité de vie éternelle) et des feuilles d’arbre notamment de chêne (symbole de robustesse et de longévité).

    De chaque coté de la plaque centrale vitrée, deux flambeaux type colonne avec la présence de flamme en bas. Trois traits au niveau du piédestal, nous pouvons, peut-être, suggérer que le nombre 3 est présent ici car il est fortement associé à diverses religions et croyances et représente souvent les fondements de la foi et le symbole du divin. Le nombre 3 est présent dans presque toutes les cultures.

    Voilà, avec toutes les associations, interrogations et précisions, tout ce que nous pouvons dire de cette journée!

    A bientôt

  • Sorties artistiques mai 2025

    Sorties artistiques mai 2025

    Nous avions déjà proposé une sortie collective, en groupe, si vous préférez où chacune et chacun pouvait faire sa propre expérience au Musée d’Art Contemporain de Rochechouart.

    Ensuite, nous y sommes revenues quelques fois…

    2025, c’est quarante ans de création! Ce Musée s’ancre dans ce paysage haut-viennois depuis 1985. Ici, on se renseigne, on lit, on prépare sa /ses visites: Musée Rochechouart

    Cette fois-ci, c’était le 1er dimanche, journée où l’entrée est gratuite, un matin de 4 mai dernier!

    Nous avons beaucoup apprécié le nouvel aménagement de la salle principale du RDC, plus spacieuse, éclairée et soucieuse de l’harmonie et du rythme architectural. Un ensemble qui fait du bien aux sens et au yeux du visiteur et qui contribue à une bonne entrée en la matière. Nous pouvons ajouter que la fatigue muséale a été prise en compte avec la possibilité récurrente de pouvoir s’asseoir.

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    Création Isabelle Pompe

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    A moins de 7 kilomètres de notre siège associatif, à Vayres, voilà un lieu temple qui en intrigue plus d’une…

    Les expositions qui ont impulsé notre visite sont celles de Aysha E Arar (première exposition en France), La Princesse aux Pays des Oliviers, celle de Jenna Kaës Fadets et Le grenier du Château d’ Annette Messager et de Christian Boltanski.

    Le grenier du château d’Annette Messager et Christian Boltanski, ont été créés spécifiquement pour les espaces du château et sont devenues au fil des ans des œuvres iconiques de l’histoire du musée.

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    Extrait site internet du Musée: Le grenier du château a été créée durant l’été 1990 dans le cadre de l’exposition « Contes d’été ». Cette œuvre est issue de la seconde collaboration entre Christian Boltanski (1944 – 2021) et Annette Messager (née en 1943). Elle requiert l’ensemble du dernier étage du musée. L’œuvre se déploie sur une superficie de plus de 200m² et se décompose en 12 rangées de draps suspendus. »

    A lire et à voir: Musée Rochechouart. Exposition Le Grenier Du Château

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    Ici, en rencontre: Aysha E Arar

    Au commencement, « La Princesse aux Pays des Oliviers« …Nous avons été très émues par ses toiles aux détails bouleversants qui nous plongent dans un quotidien terrible fait de drames humains et de contes déchirants. Nous avons été troublées par la projection d’une étrange vidéo dans une salle sombre à la fois attirante et intranquille… On vous recommande l’assise.

    « Palestinian artist, Aysha E Arar (born in 1993, Jaljulia, where she lives and works), uses painting, video, performance and poetry ; she paints on paper, canvas and on the wall, moving from narrative to abstract painting, where she combines imaginary creatures based on Palestinian legends. At the center of her practice lies her own identity. She practices an art of resistance to oppression through the power of images and voice, a quest for freedom and its meaning. In her own words, “I don’t know how to draw realistic paintings, I draw from the world of imagination and fantasy. This allows me to merge imagination with reality and all the contradictions that I live in”.

    « L’artiste palestinienne Aysha E Arar (née en 1993 à Jaljulia, où elle vit et travaille) utilise la peinture, la vidéo, la performance et la poésie ; elle peint sur papier, sur toile et sur le mur, passant de la narration à la peinture abstraite, où elle combine des créatures imaginaires basées sur des légendes palestiniennes… »

    Au RDC, à peine après avoir passé la librairie, on pénètre dans une salle aux murs et portes immenses tout de blanc vêtus. Le contraste des matières, la lumière et l’ambiance nous stoppent net. Fadets s’adressent à nous, posés sur le sol, au-dessus de la cheminée, ils imposent une présence animale majestueuse. Que font-ils là ? Avons-nous de la chance de participer à un rare moment en suspens ? Nous en sommes conscientes. Immobiles, à l’arrêt, en plein jour, en silence, leur compagnie, plutôt intimidante, nous surprend. Leur instinct grégaire nous impressionne, ils nous invitent, toutefois, à les observer d’un peu plus près tout en restant discrètes de peur qu’ils s’envolent…

    En extrait le texte du Musée:

    « Depuis 2010, dans le cadre de son programme des Résidences d’artistes, la Fondation d’entreprise Hermès invite chaque année des plasticien·nes à explorer les savoir-faire de la maison Hermès au sein de ses manufactures.

    Les artistes ont carte blanche pour produire des œuvres en collaboration avec des artisan·es d’exception au sein des métiers de la soie, de la maroquinerie, de la cristallerie ou encore de l’orfèvrerie.

    Ces résidences représentent pour les créateur·rices l’occasion de découvrir de nouvelles matières et d’expérimenter d’autres modalités de production qui aboutissent à la réalisation d’une œuvre en double exemplaire, l’un appartenant à l’artiste, l’autre étant conservé par la Fondation pour être présenté au public lors d’expositions. Les artistes bénéficiaires de ce programme sont parrainé·es par des personnalités du monde de l’art.

    Pour le cycle 2024-2025, Emmanuelle Luciani, commissaire d’expositions indépendante, a identifié et accompagné plusieurs plasticien·nes parmi lesquel·les Jenna Kaës. » Source: Musee Rochechouart. Exposition Fadets

    Maroquinerie de la Tardoire, à Montbron (16) et atelier de verrerie Arcam Glass à Vertou (44).

    Arcam Glass, sous la direction du maître verrier Simon Muller, met au service de la création contemporaine une maîtrise globale des métiers du verre. Arcamglass.

    « Montbron a vu s’implanter en janvier 2012 la Maroquinerie de la Tardoire, faisant partie de la Maison Hermès. Ses ateliers sont ouverts officiellement depuis 2015.Montbron est une des Villes fondatrices des Portes du Cuir et reste impliquée dans l’élaboration du salon. » Source Resocuir

    Le fadet est une être légendaire et folklorique (Vendée, Poitou), feu-follet, farfadet aussi un genre de papillon, présent dans la mythologie occitane sous la forme de petits lutins, dérivé de fada, fado -fée.

    Nous avons adoré Fadets, pas uniquement parce que nous voulons du cuir comme le soulignait Souchon en 88 mais parce que nous avons travaillé avec Hermès voilà plus de 10 ans, que nous reconnaissons ce grain de cuir et que nous adorons cette teinte folle qu’est le noir. Le travail sur le verre est à couper le souffle sans mauvais jeu de mot.

    Férue de noir, de chauve-souris, de nuit, de Batman pour ma part depuis de très nombreuses années au point de créer des chroniques culturelles en ligne sous le doux nom de  » Noire Vivante »…Je me suis sentie embarquée par cette parfaite scénographie.

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    Au fil des allées, des longs couloirs de bois, nous sommes tombées sur des œuvres inconnues dont une vidéo de celui qui a pour passion la jungle, à savoir, Apichatpong Weerasethakul, réalisateur, scénariste, producteur et artiste contemporain thaïlandais, d’entre autres, Tropcical Malady (prix du jury au FIF de Cannes en 2004) et de Memoria (prix du jury FIF de Cannes 2021) avec Tilda Swinton.

    En 2024, le Centre Pompidou lui consacrait une rétrospective intégrale de ses huit longs métrages et une trentaine de courts. Des Lumières et des Ombres c’est par là: Centre Pompidou

    Au petit passage, le Festival de Cannes ça commence,  la 78e édition se tiendra du 13 au 24 mai 2025.

    Pour la Nuit européenne des musées, on regarde le programme du samedi 17 mai 2025 au Musée Cécile Sabourdy: Découvrez, testez et goûtez votre côté Naïf, Brut ou Singulier (gratuit) à 19h, 19h30, 20h et 20h30 collection-permanente

    • « La nuit européenne des musées aura lieu le samedi 17 mai 2025. Ce soir-là, de nombreux musées ouvriront gratuitement leurs portes en France et en Europe, de la tombée de la nuit jusqu’à minuit. Visites éclairées, parcours ludiques, projections, animations exceptionnelles donneront à vivre au public une expérience du musée à la fois conviviale et ludique. »

    De cette exposition au Musée d’Art contemporain de Rochechouart, nous avons retenu également ces quelques images fixes quasi mentales:

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    On vous rappelle que Le musée d’Art contemporain de Rochechouart est ouvert du 1er mars au 15 décembre.
    Du mercredi au dimanche, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h.
    Fermé le lundi et le mardi.

    Tarif normal : 4, 60 €, tarif réduit 3 €.

    Gratuit pour Moins de 18 ans • Étudiants des filières artistiques • Demandeur d’emploi – RSA • Bénéficiaires d’allocation en situation de handicap • Enseignants préparant un projet éducatif • Carte ICOM • Presse • Artistes de la collection • Prêteurs

    On vous signale, au cas où, que le FRAC-Artothèque Nouvelle- Aquitaine fait sa plus belle entrée avec son inauguration, enfin, le 20 mai au 17, bis rue Charles-Michels à Limoges !

    Limoges, deuxième ville de la très grande région Nouvelle-Aquitaine, reçoit, dans un écrin d’architecture industrielle, situé au 17 bis, rue Charles-Michels, construit en 1893 par Alfred Rouchaud, de style Eiffel, le FRAC -Artothèque.

    Ce bâtiment a été racheté en 2014 par le conseil régional et réhabilité par le duo d’architectes Jakob + Mac Farlane. Une surface de 1.900 m2 bénéficiant d’une immense verrière!

    Une modif pour l’article Le Monde, Limoges, une ville, cinq possibilités (19 mai 2024) ?

    « La Matinale » vous invite au voyage. Cette semaine, direction la capitale du Limousin, connue pour sa porcelaine. Découvrez aussi les beautés médiévales du quartier de la Cité, la pittoresque rue de la Boucherie, la gare emblématique et les lieux de mémoire de la Résistance. » Une ville des envies cinq possibilités Limoges

    En plus, pour les citer, la Gare SNCF des Bénédictins, signée par Roger Gonthier, élue plus belle gare de France, inaugurée en 1929 avec peu de tendresse, architecte à qui l’on doit, également, le Pavillon des Verduriers (visité à plusieurs reprises lors de nos balades Limoges & Biodiversité à partir de 2022), le Musée du four des Casseaux, la Cathédrale Saint-Etienne, le Musée de la résistance, le Musée Adrien Dubouché, les Halles Centrales (rue de la Boucherie), vous avez désormais le FRAC – Artothèque, on ajoute les jardins de l’Evêché, la Chapelle de l’ancien Hôpital (tout proche du Lycée Gay Lussac) et les bords de Vienne, la vallée de l’Auzette…

    Une petite création maison pour cette grande occasion:

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    Création Isabelle Pompe

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    Parce que la nature est une constante source d’inspiration artistique, vous pouvez prendre bonne note de quelques sorties naturalistes L.PO en Haute-Vienne pour les mois de mai, juin: le 25 mai à Chéronnac, les sorties à Saint-Junien (18 mai, 8 juin), bords de Vienne le 1er juin, les oiseaux des villes dans la parc et les jardins de l’Auzette (Limoges le 12 juin), Rochechouart (15 juin)…

    Sortons, quittons, souvent, notre bocal !

  • Aux cent fleurs du mois de mai 2025

    Aux cent fleurs du mois de mai 2025

    Avec cette citation de Jean Ferrat nous ouvrons le bal du mois de mai, à Vayres. Vous trouverez, ici, des photos des massifs entretenus par nos soins comme un point d’étape bonne santé et fleurissement en cours…

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    En haut à gauche, les rosiers parfumés Raymond Poulidor, amendés, taillés par nos soins depuis près de deux ans. En haut, au centre, le corridor biologique crée rue des poètes à hauteur du massif BMCD composé d’une très grande richesse de plantes qui accompagnent les rosiers et Perovskia déjà là (coquelourde, mauve géante, digitale, menthe, géranium vivace, cinéraire maritime, myosotis, euphorbe, fusain du Japon, Nigelle de Damas…). E haut à droite, au lavoir, le rosier grimpant (nourri, taillé et accroché au mieux pour qu’il grimpe sans s’abîmer) et son pieds fleuri (saponaire officinale, pourpier, primevère, mauve géante, bulbes printaniers, muscaris…)

    Image du milieu à gauche, intervention taille pour laisser respirer un magnifique rosier au cimetière. Au centre, gros plan rosier ancien massif rue belles roses nommé massif Roche en pleine forme et d’un parfum soutenu voisin des rosiers Ballerina tout en boutons. A gauche, une vue d’ensemble du grand rosier du numéro 6 rue des poètes. En bas, les deux très beaux et grands rosiers, nourris par nos soins, installés de chaque côté du puits (lavoir).

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    Toutes les roses ne sont pas encore écloses mais cela ne devrait pas tarder…Des images de nos nouveaux bacs bourdonnants (remplacement si besoin des espèces florales, ajouts, arrosage et engrais naturel) et d’une tombe parmi les 10 que nous fleurissons.

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    En haut à gauche, bac (auge ancienne installée sur le Champ de foire) fleuri depuis le printemps 2024 spécial « faible entretien, bonne résistance à la sécheresse voire économe en eau » avec son Euphorbe Chariacas, ajouts ce mois-ci en remplacement des pensées de: Gaura de Lindheimer, Mélisse, Bourrache, Silène, il reste une pensée. Nous avons semé quelques graines estivales. En haut, au centre, bac vers la cantine scolaire (rue des peintres) voici, en plus d’une graminée, les deux très beaux pieds d’Œillet de Chine, trois pensées et de la vesce commune (pas de changement). En haut à droite, bac de la cantine numéro 2 : trois œillets de Chine (capables de supporter le plein soleil à la très longue floraison), Sedum Spectabile, Sedum griseum (les plantes qui n’ont jamais soif).

    On remarque que les œillets de Chine ne sont pas plantes annuelles puisqu’elles sont encore là en raison de l’hiver assez doux et que les pieds ont bien grossi.

    En bas à droite, nouveau fleurissement du bac du lavoir avec du Sedum jaune, Euphorbe, pensées, une graminée, myosotis, sedum rampant. Au centre, l’un des quatre bacs devant l’ancien restaurant (rue des poètes)Gaura bicolore, bourrache, sedum… Dernière image en bas, tombe de l’ancien cimetière : souci orange, œillet des poètes, chrysanthèmes…

    Petite introduction au potager fleuri: On plante, on sème, on tond juste une allée qui permet de circuler autour et on laisse les plantes faire leur vie au son des insectes et avec la bénédiction des oiseaux, en ce moment, le rouge queue noire (ici, une femelle présente dans le jardin au naturel en mai 2023).

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    Campagne de communication pour les corridors biologiques mis en place dans la commune, pour notre intervention dans un potager fleuri, pour la végétalisation des bacs (espaces publics).

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    Notre campagne de communication a débuté pour la Fête Généreuse de la Rose.

    Petit rappel sur la présence du collecteur de plantes fanées/défleuries sur le site de l’ancien cimetière (2022). Ici, en publication.

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    Quelques bonnes surprises /redécouvertes et un point sur un arbre du quartier:

    Tout d’abord, les bonnes nouvelles question rosiers. Ci-dessous, en haut, un rosier bien vaillant à la couleur profonde (rue Fée des Neiges) qui aurait bien besoin d’avoir un support, d’attaches contre le mur pour ravir son espace comme il se doit. La rue des Quatre saisons (quartier lavoir) a fière allure avec ses très beaux rosiers, à ce qu’on nous dit, entretenus par une habitante. A droite, la ruelle des Eglantiers, pas empruntée depuis des mois, voici donc ce beau rosier qui trône le long de sa grande grille, un plaisir!

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    En bas, un focus sur l’un des trois rosiers, qui auraient bien besoin d’être mieux traités même si pas faciles d’accès, au niveau de l’école côté quartier Mas du roule.

    Ce mois de mai c’est aussi une écoute du podcast « Le Plancher des vaches ». Nous nous exprimons pour l’épisode 10! la pipelette et la radicale sont remontées comme des horloges. C’est par ici: toutvabienproduction.fr

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    On a toujours mal pour l’Albizia, allié de biodiversité de la rue Fée des Neiges, rue pas terrible, en plein soleil sans arbre avant de pouvoir rejoindre l’ilot de verdure du square! Nous avions vivement critiqué sa taille violente en 2023, ahuries, alors que la mairie a changé de bord, rebelote, cette année, un vrai massacre. A ce jour, il a à peine quelques petites feuilles. La raison de cette coupe ? Nous n’en savons rien. Nous savons qu’il ne gène pas la circulation des véhicules, alors ?

    Ici, en mai 2023:

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    Là, en juillet 2022:

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    A noter: la reproduction de ces affiches, photographies est interdite.

    On vous dit à très vite!

  • Hic et nunc, avril 2025, à Vayres

    Hic et nunc, avril 2025, à Vayres

    Ici et maintenant nous permet davantage d’aborder le fruit, les constats de divers entretiens apportés au quotidien auprès des massifs de plantes/roses du bourg de Vayres depuis septembre 2023 et août 2022 pour l’un d’entre eux.

    L’association propose, à l’année, bien loin de fonctionner en événement, des soins, et présente, gratuitement, des résultats d’intervention. Il suffit de se promener dans les rues du bourg pour identifier nos derniers panneaux qui soulignent ceci: « l’association Vayres à Soi prend soin de ce massif de plantes », de voir les évolutions, tel un carnet de santé tenu à jour.

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    Gros plan massif rue belles roses, Vayres, 87

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    La nature ne ment pas.

    En vous baladant, vous pouvez identifier ce qui vit mieux car un rosier est bien vert, a plus de feuilles, plus de boutons, aucune tache sur ses feuilles, semble parti pour un grand tour.. Etc.. Sans oublier les quelques points de couleur apportés par des bulbes printaniers, des indigènes venues là, parce que ça leur plait.

    Bien loin voire très loin d’un esprit d’appropriation, nous évoluons dans une logique généreuse, rigoureuse, nous prenons soin de ce qui a été planté bien avant nous car cela se présente à nos yeux et à nos cœurs comme une évidence.

    A ce titre, nous rencontrons des jardinières tout aussi passionnées et participons, ensemble, au fleurissement de quelques bacs, des rues, à l’instar du jardinage citoyen. Seules les plantes ont la bonne réponse à nos questions.

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    Massif de plantes rue des poètes – avril 2025

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    Nous aimons les plantes, les fleurs, les arbres, arbustes et la nature depuis très longtemps.

    Plus de 60 ans pour la présidente et non loin de 30 ans en ce qui me concerne. Donc, ce que nous faisons à Vayres, dans notre jardin au naturel, au village, nous apparait être une grande marque de respect sur ce qui vit sous nos yeux et qui mérite notre attention. Nos observations et attentions nous apportent une formation indispensable. Nous comprenons mieux ce que nous connaissons.

    Nous ne sommes pas intéressées par les querelles stériles, les copinages ingrats et les combines, nous présentons notre travail depuis le début, janvier 2022, dans une transparence totale.

    Nous vous l’avons déjà dit, ici, nous ne copions rien, nous avançons. Nous avons déjà découvert des espaces non utilisés, des lieux non valorisés. Nous continuons.

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    Massif plantes rue belles roses, angle ancien cimetière, Vayres

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    Nous avons produit un texte, rédigé en accord avec les membres de l’association, en septembre dernier, nous l’avons adressé, par mail, à la mairie du village comme nous le faisons depuis deux ans. Ce dernier est sorti dans la gazette municipale rétrospective de 2024, diffusée très récemment. Le voici:

    « Pour commencer, nous vous souhaitons une douce et bonne année 2025! 

    Image pour la gazette

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    Vayres à Soi est une association écologiste libre et indépendante. Nous avons proposé, en 2024, des projets dont vous n’avez pas eu connaissance: un projet de végétalisation de l’ancien cimetière de Vayres en faveur de la biodiversité avec mise en route d’un processus de labellisation et une bibliothèque éphémère. Ils ont reçu « lettre morte » ou agressivité. Nous avons fait, également, l’expérience d’une mise au banc, d’un travail de sape. 

    Vayres à Soi est une association fondée par deux habitantes exigeantes qui, humainement, ne cautionnent ni le favoritisme, ni la maltraitance. Nous ne souhaitons pas être intégrées en raison des méthodes utilisées, des façons de faire et de penser qui souhaitent diviser, abîmer et décider, qui sont les bons et les mauvais vayrois. Nous pensons aux agents, acteurs locaux et à notre double expérience du village depuis plus de 3 ans en tant qu’ association et habitantes. 

    Nous travaillons en faveur de la nature, de la protection de la biodiversité et donc de la vie. La crise de la biodiversité est majeure et commune à chaque parcelle du village. Elle exige une reconnaissance de son état, un travail sérieux, un engagement commun et nourri. Vous êtes les bienvenus. Nous ferons, à notre échelle, le maximum. »

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    Bien avant Vayres, en Haute-Vienne, il y a eu un lieu dit en Normandie, nommé « Les Roses », un autre bordé de roses rouges en Bourgogne, des parcs, jardins et roseraies comme celle de Grand-Quevilly en Seine Maritime (ici en image).

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    Grand-Quevilly, 2018, Roseraie, IPL

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    –« Sur près de 6 ha, inspirée des jardins anglais, une vaste roseraie s’ouvre aux visiteurs. Plus de 16 000 plants de 280 variétés de roses associés à des plantes vivaces, ont été disposées de manière libre, donnant une impression de souplesse et de dynamisme. » Source

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    Nous sommes ravies de découvrir, ici, à Vayres, la place offerte à cette plante et de voir combien la roseraie des Vaseix (Parc paysager Laplagne), autrefois de renommée nationale, a retrouvé sa splendeur en 2022, 53 ans après sa fermeture. Des nouvelles depuis la première phase de 2022 ici: la-Roseraie-des-Vaseix

    Localement, dans une logique de vie de quartier, nous aidons à la pousse, à la taille, autour de notre lieu de vie, à la bonne santé en apportant des soins, en amendant les plantes qui en ont besoin, en semant, en plantant quelques bulbes, ça et là.

    Nous vous présentons, donc, en août prochain, les changements, plantations, mises en place au jardin au naturel dont voici, presque, en temps réel, quelques photographies:

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    A très vite!

  • Fête Généreuse de la Rose à Vayres

    Fête Généreuse de la Rose à Vayres

    Voilà, nous sommes à la préparation…On vous l’annonce dès aujourd’hui, nous vous proposons la seconde édition de la Fête de la Rose à Vayres!

    Cette année, Elle sera Généreuse et c’est le jour de la Saint-Fiacre, saint patron des jardinières et des jardiniers: le samedi 30 août 2025!

    La billeterie

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    On ouvrira, exceptionnellement les portes du jardin situé au 28 rue belles roses, à Vayres (Haute-Vienne), on vous accueillera de 10h30 à 16h autour d’un beau programme.

    Visite du jardin au naturel, refuge L.P.O, qui est une terre d’accueil de près d’une centaine d’arbustes, de très nombreuses plantes (vivaces/annuelles), de grands arbres et de 48 rosiers à ce jour. Nous vous présenterons nos actions en faveur de la biodiversité ordinaire (au jardin et dans la commune)

    Vente de plantes de tous types, échange de graines de fleurs/légumes avec la Grainothèque.

    Dès 11h, vous serez invité.e.s à la fameuse balade florale commentée spéciale roses, celle qui vous permettra de mesurer les actions de l’association, leurs effets, d’apprécier la diversité des roses, les associations arbustives possibles, les particularités multiples de cette fleur complexe….Un petit tour du bourg d’environ 1 heure avec de nombreux points d’intérêts floraux, patrimoniaux!

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    A 14h, vous pourrez participer à l’atelier spécial bouturage, taille des rosiers et autres plantes.

    15h, c’est la session causerie, nous parlerons du jardinage comme pratique culturelle et de la gentrification, et oui, un peu de sociologie ça fait du bien, à la campagne, histoire de comprendre les enjeux, symboles, modifications susceptibles d’être engendrés par les nouveaux habitants.

    La gentrification ? « La gentrification désigne une forme particulière d’embourgeoisement d’un espace populaire qui passe par la transformation de l’habitat, des commerces ou de l’espace public. Il s’agit d’une transformation sociale qui se traduit par une transformation matérielle et symbolique de l’espace. C’est aussi un processus d’appropriation d’un espace populaire par des groupes sociaux généralement issus des classes moyennes et supérieures et, parallèlement, une dépossession des habitants des classes populaires. » Source: geoconfluences

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    Le Plus

    Possibilité de déjeuner sur place le midi au cœur du jardin! vente de boissons sans alcool. Attention places limitées pour le déjeuner à 10 personnes!

    Nous ne disposons pas de boulangerie au village, nous ferons le maximum pour vous proposer à la vente du pain labellisé AB. Pour cette vente, nous ne faisons aucun bénéfice.

    Nous n’accueillons pas d’exposants, la vente de plantes est le fruit de la ressourcerie verte mise en place (dons, boutures, échanges) par l’association ce pourquoi ce sont des prix mini.

    Entrée pour la Fête Généreuse de la Rose: 3 € par personne, gratuit pour les enfants de moins de 10 ans.

    Les animaux ne sont pas acceptés.

    Parkings gratuits: situés tout à proximité + (à moins de 400 m) grand parking rue du champ de foire (salle des fêtes de Vayres) + WC publics . Pour celles et ceux qui souhaiteraient manger dehors: vous avez, à Vayres, quelques tables pic Nic agréables (Jardin Europeana), Marché (Champ de foire), Terrain de foot… Des bancs publics (lavoir, Eglise…).

    Merci de comprendre que l‘INSCRIPTION est OBLIGATOIRE afin de vous offrir le meilleur accueil.

    A très vite!