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Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

Rendez-vous aux Jardins édition 2026
Site officiel Rendez -Vous aux jardins
23e édition des Rendez-vous aux jardins
Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.
« Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.
Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »
Source: Site officiel RDV aux Jardins
Thème : la vue

En Nouvelle – Aquitaine
Dimanche 7 juin 2026 à Vayres
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RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe Lien vers Open Agenda à Vayres 87600
Se voir jusqu’au Cœur
Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Réservation obligatoire par mail. Merci!



BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87
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Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

« La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…
En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée! » Source site internet du Musée
En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.
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Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison
« Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique. » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.
Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.
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Le Mouvement en visite
Du 1er mars au 13 décembre 2026
« Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »
A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…
Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.
En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.
Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.
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Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.
Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.
« Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »
Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.
Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.
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« Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »
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Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».
Raoul Hausmann ?
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L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.
Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.
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Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:
Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo…
Gerhard Richter ?
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Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?
Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.
Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?
Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.
Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.
En soi, ce n’est pas si grave.
Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…
« J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».
Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman
Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.
Nayel Zeaiter ?
Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.
Ici: site des éditions comprendre
La salle d’interprétation historique, 2025
Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.
Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !
Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…
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A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!
Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.
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Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes
En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.
A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.
Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.
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Nous sommes qui, nous faisons quoi ?
« Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.
Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.
Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.
La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.
Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !
Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…
Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général
Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.
Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !
N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.
L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique.
On protège mieux ce qu’on connait :
Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants.
Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.
Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.
Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.
Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.
Les Municipales
Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.
W!FE
W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural
Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu
Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.
Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!
W!fe ne peut pas péricliter !
Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife
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L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%
Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.
Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.
La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge, limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.
A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.
A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.
Installer un autre rapport aux habitantes et habitants
Les habitants savent lire et compter
Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.
Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.
Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?
Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.
Faire avec ce que dit le territoire
Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous : Pourquoi ?
- Est-ce une question d’habitude de consommation ?
- Une question d’offre ?
- D’horaire ?
- De type de service ?
Qu’existe il déjà autour de nous ?
A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.
Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?
Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?
La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.
D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.
Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)
Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !
C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?
(Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).
La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.
C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).
Frontières/ Communauté de communes
Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.
Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.
Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.
Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.
Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.
A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.
A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.
L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.
Décentraliser, encore et toujours.
Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.
De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.
La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.
Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.
Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…
Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité.
Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne.
Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.
Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.
La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.
Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.
L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)
Lorsqu’on réside à la campagne, les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.
Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.
« « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.
De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.
Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.
Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).
Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.
Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…
– Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable
Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.
Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.
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Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.
Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.
Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).
Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif…
Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.
Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?
C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.
En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.
Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.
Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.
« « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.
La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».
Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.
Au quotidien, vivre ici c’est comment ?
C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.
Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.
Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.
Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.
Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.
C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.
Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.
C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…
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Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences
- à l’égard des paysages
- des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.
Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.
Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye Ta Cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Journées refuges LPO en Haute-Vienne à Vayres

Bonjour à toutes et tous, pour cette édition 2025 des Journées Refuge, le refuge LPO, Chez Colette, à Vayres sera de la partie!
Ce refuge est celui de la présidente de l’association Vayres à Soi, Joëlle Petit! Petit tour et détour en jardinage au naturel, RDV au 28 rue belles roses dès 9h le dimanche 13 juillet avec grand plaisir!

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En ces périodes caniculaires et de pics de chaleur, on prend note, on est vigilent et on agit!
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Projet photo avec expo

Participe à un projet photo unique sur la pierre….
Et les confusions qu’elle occasionne!
L’idée est de valoriser ce que nous avons sous nos yeux, à côté de chez nous, que nous croisons en balade, que nous n’identifions pas, que nous connaissons mal, nous sommes devant une multitude d’éléments que nous appelons, communément, pierre.
Il est ouvert à toutes personnes sans question d’âge, ni de niveau de pratique, ni exigence de matériel particulier!
Ce projet vise à nourrir ainsi une meilleure identification de ce que nous avons sous nos yeux, au quotidien, nous voyons de la « pierre » dans les constructions traditionnelles (maisons, murs…), sur les édifices (Eglise), dans les cimetières, dans la rue, les chemins…
Ce projet se déroule en plusieurs temps, en 1 celui de la prise d’images, il commence dès ce mois de juin 2025 et court sur plusieurs mois!
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Vous serons proposés, des sorties, des rallyes photos, des visites exceptionnelles, il vous faudra suivre l’actualité du projet ici.
Ce projet s’ancre sur les communes de Rochechouart, Chéronnac, Vayres et Chassenon.
Il s’achèvera avec une exposition itinérante des meilleures photographies choisies par un jury professionnel.
Voici la communication qui sera diffusée un peu partout dans le courant du mois de juin:
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Elle sera assortie d’une affiche avec un QR Code qui te renverra ici!
Cet article sera alimenté avec des liens mis à jour pour toutes les infos.
Si tu as des questions, c’est par mail à : vayresasoi@gmail.com
Ce projet ne se fait pas tout seul et s’articule, aussi, autour de réflexions afin de nourrir les échanges, les débats.
Nous habitons dans un territoire, bien connu pour la Porcelaine, en effet, le premier gisement de Kaolin (argile blanche) découvert en France est celui de Saint-Yrieix-la-Perche en Haute-Vienne, à l’origine de la production de la Porcelaine de Limoges. Cette production est née, entre 1765 et 1770, de la découverte de kaolin (une roche) à proximité de Limoges, matériau indispensable à la production de cette céramique dure et translucide. La carrière de la Grande Vergne est exploitée jusqu’en 1936 pour alimenter la manufacture de Sèvres. Constructions majoritairement fragiles, en pans de bois et torchis. Les bâtiments révèlent sur le site un mélange d’activités d’extraction, agricoles et maraîchères. Les fosses étaient en activité à ciel ouvert. Un système de wagonnets est mis en place dès 1880. Ce site est à la fois le plus ancien et celui qui a fonctionné le plus longtemps. Source Monumentum.
La porcelaine n’est pas issue d’une argile naturelle. Elle est principalement composée d’un mélange de quartz, de feldspath et de kaolin, additionnée d’argile à pipe (ball clay) afin d’augmenter sa plasticité.
La pierre, la roche, le minéral
Pourquoi la Pierre ?
D’une part, pour vulgariser, puis, pour apporter les précisions suivantes:
Roche: toute matière naturelle dure ou molle constituée d’un ou plusieurs minéraux. Pierre: Une petite matière minérale solide, solide et mobile. Il existe, en effet, une nette différence entre les roches et les pierres. Un rocher est le matériau dur de la croûte terrestre. Il est normalement exposé à la surface de la terre ou parfois sous le sol. Une pierre, en revanche, est une matière minérale solide non métallique à partir de laquelle une roche est fabriquée. Contrairement à une roche qui est un gros morceau, une pierre est un petit morceau.
Autre confusion possible:
La roche: Une roche est un agrégat de minéraux homogène ou non, qui peut se présenter sous différentes formes (solide, huileuse, meuble…). À la différence d’un minéral, les roches contiennent parfois des matériaux organiques. Elles sont classées selon leur mode de formation (roche sédimentaire, roche volcanique, roche métamorphique…), leur composition chimique ou minéralogique, ou encore leurs propriétés mécaniques (texture, porosité, dureté…). Source Géologie roche minéral différences
Les roches et minéraux sont tous deux extraits de la croûte terrestre. Mais ils diffèrent par leur nature et leurs caractéristiques géologiques. « Un minéral est un matériau solide et inorganique, formé d’un ou plusieurs éléments chimiques mais possédant une structure cristalline bien déterminée. Les minéraux sont classés selon leur forme, leur structure cristalline et leur composition chimique. Ils sont le plus souvent facilement identifiables grâce leur aspect ou leur couleur. Parmi les minéraux, on distingue souvent les gemmes qui sont des pierres précieuses.
Exemple de roche:
Basalte, rhyolite, tuf, gneiss, ardoise, granite, marbre, obsidienne, schiste, argile, calcaire, craie, grès, jaspe, houille, pétrole, gypse, bauxite…
Nous résidons sur un site exceptionnel
Tout d’abord, ici, il existe un patrimoine géologique spécifique dont, aujourd’hui, seules les roches gardent la mémoire de cette histoire unique en France!
L’Astroblème Rochechouart-Chassenon, classé Réserve Naturelle de France.
Sais-tu qu’un évènement extraordinaire de l’histoire de la planète s’est produit sur la région de Rochechouart, Chassenon il y a de cela 200 millions d’années ?
Une météorite géante d’un kilomètre et demi de diamètre y a fini son voyage à 72 000 km/h »…La zone d’impact s’étend sur un diamètre de 20 kilomètres où sont installés aujourd’hui les villes et les villages autour de Rochechouart et de Chassenon. Source: Astroblème de Rochechouart Chassenon/
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On vous communique le programme
Voici nos idées à suivre…
La volonté de ce projet est de permettre, également, une réflexion territoriale sur la sociologie de la pierre. Pour faire court, une de ces communes a un passé avec la Serpentinite, une roche métamorphique, il s’agit de Vayres et de la carrière de Merlis. Nous demeurons plus globalement sur la terre de la Porcelaine, nous nous sommes demandées quelles conséquences entre une carrière de Kaolin et de Serpentinite pour les communes ? Quelles différences pour les habitants, les usages…? Un cycle de petites conférences sur les distinctions, les usages, les impacts verra le jour au fil des lieux d’expositions.
T’es partant ? C’est à toi!
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C’est quoi une subvention?


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Nous avons décidé de parler des subventions parce que cela nous touche de multiples manières, en tant qu’association, programmatrice/programmateur, professionnel.le du secteur de la culture, consommatrices/consommateurs culturels et en tant que créatrices et créateurs. Cela peut sembler être un sujet léger, traité avec humour, mais les subventions c’est un sujet qui fâche, qui peut faire mal et avoir des conséquences, parfois, inattendues…
A partir de ces 5 bonnes raisons, nous allons commencé par le début, à savoir sa définition.
Sa définition: « La subvention permet aux collectivités territoriales de reconnaître une activité comme ayant un intérêt local et créer une convergence avec les intérêts d’autres acteurs. Cependant, il existe d’autres procédures que les personnes publiques ne doivent pas négliger dans leur action car en cas d’erreur, le juge n’hésitera pas requalifier une subvention si elle ne remplit pas les critères nécessaires. » […] Il faut, dès à présent, préciser que la subvention est un choix purement politique qui repose sur les élus locaux. Par conséquent, au regard de leur libre administration, les collectivités choisissent librement d’accorder ou non une subvention. Source: subventions locales
L’article 59 de la loi 31 juillet 2014 définit les subventions comme « des contributions facultatives de toute nature, valorisées dans l’acte d’attribution, décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion d’un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général et destinées à la réalisation d’une action ou d’un projet d’investissement, à la contribution au développement d’activités ou au financement global de l’activité de l’organisme de droit privé bénéficiaire. Ces actions, projets ou activités sont initiés, définis et mis en œuvre par les organismes de droit privé bénéficiaires. / Ces contributions ne peuvent constituer la rémunération de prestations individualisées répondant aux besoins des autorités ou organismes qui les accordent »

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Voici un sujet qui permet d’apporter quelques éclairages, qui peut aussi, le cas échéant, ouvrir les yeux, appréhender les conséquences que peuvent engendrer, notamment, les baisses de subvention. La subvention est éminemment politique et peut en dire long sur les politiques culturelles, par exemple.
Vous pouvez prendre connaissance de ces informations ici:
Comment ça marche ?
Nous commencerons cette immersion avec notre cas associatif à l’échelle d’un village de moins de 1000 habitants, en Haute-Vienne, à Vayres, pour que vous puissiez bien saisir les conditions de vie associative de Vayres à Soi et nous ferons un coup de projecteur sur l’un de ses membres fondateurs.
Les subventions et la place qu’elles occupent dans les ressources associatives: on est peut-être davantage dans du « cas par cas » mais voici ce petit diagramme. Vous noterez que la part des subventions et des commandes publics ne représentent que 20 % .
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Voici ce que vous pouviez lire dans la presse locale dans cet article du 29 avril 2025 du journal l’abeille Le Nouvelliste qui repend les propos prononcé en CM à la Mairie de Vayres de la part du maire actuel au sujet des subventions aux associations: » « La commission des finances a prévu un total de 3 015,91 €, en proposant trois scénarios de répartition de cette somme. Certaines associations ayant cessé leurs activités, nous avons un excédent de 700 € que nous pouvons décider de garder en réserve ou de redistribuer uniformément ou en fonction de leur niveau d’activité dans l’animation communale ».
Vous pouviez comprendre que : nous avions cessé nos activités sur la commune. Non. Nous ne demandons plus de subvention depuis 2025 à la mairie, nous ne sommes pas seules dans ce cas. Nous sommes et restons très actives à Vayres. D’une part, nous souhaitons préserver notre indépendance et d’autre part, nous ambitionnons de quitter cette logique de la subvention et d’inventer une économie nouvelle. Nous avons modifié, en ce sens, l’automne dernier, nos statuts de l’association
Tout dépend du secteur: la culture est celle qui possède la part la plus importante, ici, en vert, avec 37,44%.

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A partir d’un guide fort éclairant pour celles et ceux qui nagent, nous avons illustré l’histoire des subventions.

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On pourrait penser que la subvention c’est la meilleure adresse pour montrer une politique culturelle, le meilleur moyen pour présenter la tête de la culture de la localité où vous résidez. Vous pourriez avoir ce type de questions: quelle gueule a la culture dans mon coin ? Est-elle moderne, tournée vers l’émergence ou elle-t ‘elle coincée, vieillotte, dépassée, loin du compte ? Ou encore trop timide, tiède ? A qui elle s’adresse? Elle met quoi dans « culture » ?
Pour schématiser, qu’est-ce qui est pris en considération ?

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En fonction de ce que vous faites, de vos actions/projets, on vous posent des questions.
Par exemple, pour notre demande de subvention auprès de la mairie de Vayres en 2024, nous avons présenté ces deux projets:
- Une création théâtrale avec représentation (restitution des ateliers de pratique théâtre amateur/d’écriture collective, tous publics, mis en place par l’association en automne 2023)+ un concert (musique folklorique) et un mini carnaval. Le 29/02.
- Un concert (musique Klezmer)+ une visite théâtralisée (médiation culturelle, technique et scientifique) à l’occasion de notre 3ème participation aux Printemps des cimetières afin de fêter la diversité culturelle et valoriser les représentations du patrimoine de la commune (rural, funéraire, floral) le 25 mai.
En réalité ces deux temps forts s’ajoutaient à plus d’une dizaine d’actions en présentiel, hybride et en ligne et à l’organisation complète du Marché de Noël. Une année très riche avec lancement de la brigade verte citoyenne, de la grainothèque et de la ressourcerie verte dès janvier 2024 et poursuite des ateliers singuliers débutés à l’automne précédent. Montant de la subvention attribuée: 100€.
Nous n’avions pas demandé de subvention pour le projet que nous portons pour l’ancien cimetière ni pour celui de la mise en place de la bibliothèque éphémère. Nous reviendrons sur ce dernier point.
Enfin, dans les détails, pour répondre aux questions sur nos activités éducatives et culturelles, nous en sommes là:
« Nous luttons pour la diversification des publics, nous ne nous adressons pas à un public spécifique comme le public scolaire pace que nous militons pour le transgénérationnel donc contre les formes de jeunisse, d’âgisme et toutes les formes de discriminations. Les questions d’accès à la culture, aux loisirs, aux sports, à l’emploi, à la santé… Ne se font pas au détriment d’une catégorie de personnes. Les cloisonnements générationnels sont sources d’exclusion. Nous refusons les généralités générationnelles par respect des personnes. Comme il n’y a pas qu’une jeunesse, il n’y a pas qu’une vieillesse. Et quoi proposer aux mondes du milieu ? Car oui, entre 20 et 70 ans, il y a du monde! De plus, nous portons une voix qui œuvre pour l’égalité, par conséquent, nos actions prennent en compte la reconsidération des rôles, l’ordre établi lié au rôle de genre, à la sexualité et à l’identité. Nous menons également un travail sur la laïcité, question que nous avons longuement abordé lors du Printemps des cimetières (édition 2024). »
Nos actions sont donc « tous publics » même si cette formulation correspond davantage à un adage. En aucun cas, nous n’utiliserons des termes catégoriels et discriminatoires comme « public famille » car ils répondent à une injonction sociétale, celle d’avoir une famille.
Nos activités proposées sont très diversifiées de par nos pluridisciplinarités professionnelles et culturelles. Nous ne nous improvisons pas. Nous animons nous-mêmes des ateliers et des cours et nous programmons. Fruit d’un long travail, en amont, de recherches, résultat de nos compétences et connaissances accrues dans les domaines que nous abordons au fil des années. Nous pouvons organiser des activités artistiques comme la pratique du théâtre en amateur, des cours de photographie, de création graphiques, des cours en histoire de l’art, nous pouvons préparer des sessions d’activités culturelles, scientifiques et techniques parce que nous avons eu plusieurs casquettes dans nos vies voire même plusieurs vies tout court. Des cours de cuisine, au théâtre, aux ateliers singuliers (CV, histoire de l’art …), au jardinage au naturel…Très curieuses, nous nous sommes enrichies en partages et souhaitons, à notre tour partager. Nous avons travaillé à partir d’évènements, d’ateliers pour inciter à la lecture, à l’écriture, à l’alphabétisation, pour comprendre le sens de l’expression « socle commun », saisir la signification de « culture générale » tout en réinterrogeant ces expressions.
Pour ce qui est du loisirs, nous avons proposé des sorties nature (série Histoire de Paysages, sortie Fête de la Nature, JEP…), des ateliers upcycling pour Noël. Sans oublier les collectes de jouets, de plantes pour lutter contre le gaspillage, les chantiers participatifs avec une constante volonté d’inclusivité.
Voici, par exemple, comme nous répondons à quelques thématiques:

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Pour résumé, nous continuons nos adaptations aux demandes, nous poursuivons les rencontres de terrain, les projets en cours. Les idées à réaliser ne manquent pas.
Nous sommes engagées en faveur des droits culturels, là où la concurrence n’existe pas parce que l’enjeu est plus grand qu’un mandat, qu’un ego.
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Pour être plus précises sur deux cas, voici une brève illustration de notre contexte de travail associatif.
En 1, celui du Marché Généreux de Noël (2024)
Nous avons organisé l’intégralité du Marché Généreux de Noël le 21 décembre 2024. Un long travail de trois mois très polyvalent et chronophage qui commença en septembre. A Vayres, un autre marché de Noël en faveur de l’école s’est déroulé la veille au soir, le 20.12, semant le trouble chez les visiteurs et la colère chez les créateurs/exposants. Une communication inexistante entre les porteurs de ces deux projets a produit cela. Nous avions proposé, en amont, aux associations de la commune la gratuité de 3m linéaire (stand maximal) avec l’idée de faire une sorte de forum des associations. Nous avions contacté toutes les associations vayroises, aucune ne s’est manifestée, celle qui nous a contacté demandait 6m, impossible.
Pour cette année, nous avions réservé la salle polyvalente, deux jours les 20 et 21 décembre (2025) dès décembre 2024 pour pouvoir organiser la deuxième édition du Marché Généreux de Noël dans de meilleures conditions avec des horaires plus adaptés. Nous avons été contacté par la commission association émanant du CM de Vayres que nous découvrons en début d’année 2025. Un rdv est proposé en février par mail sans demande des disponibilités. Nous ne pouvons être présentes. Personne ne semble s’enquérir de notre réservation. Puis, un mail plus tard, une date, celle du 14 décembre, sans concertation, invalidant ainsi notre initiative, est imposée.
Quel intérêt d’avoir deux marchés de Noël dans un village aussi petit ? Nous avons annulé notre participation et quittons la lettre de diffusion de cette commission.
En 2, la question de la bibliothèque éphémère
Nous entrons dans la phase double de notre sujet du jour. Notre travail associatif et la profession de l’un des membres fondateurs, celui d’être cheffe de projets culturels avec cursus double en management et en sociologie de la culture.
Nous avons remarqué, dès notre arrivée, la vétusté et la faiblesse de la boite à lire, seule accès à la lecture dans le village. Nous avons posé la question, dès fin 2021, de la place du livre au village et de manière générale des biens culturels accessibles.
Sur Instagram, parce que j’aime les images, vous découvrirez un certain ordre d’apparition des paysages symboliques qui me tiennent à cœur. Cette boîte à lire est la 4 ème image diffusée, depuis la création du compte, en novembre 2021, sur les 385 publiées à ce jour.
Isabelle Pompe, cofondatrice association Vayres à Soi
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Voici donc dans le détail ces 4 paysages symboliques expliqués:
- En 1: (on commence par le bas, ça marche comme ça Insta) les immenses sapins en Haute-Vienne. Il y en a un très présent dans mon jardin (ici en photo celui du Mas du Roule à Vayres) et un clin d’œil appuyée à la série Twin Peaks (fondamentale pour moi): la scierie Packard, Margaret, la femme à la bûche, le plan du générique saison 1 de la très grosse bûche, apparemment centenaire, vous vous souvenez de Josie Packard ?
- En 2, fille de fouteux, le terrain de Foot de Vayres pris en image depuis son angle blanc (espace ultra plébiscité dans mon enfance et rapport passionnel au terrain comme au gymnase)
- En 3, la Rose, fleur de toujours, plus familiale tu meurs (ici, la rose Westerland située en entrée de bourg), toujours présente dans nos sorties et évènements.
- En 4, la fameuse Boite à Lire dont voici le texte d’origine qui accompagne cette image publiée le 18 novembre 2021 « la boite à lire et ses chaussons de Vayres ».
Vous l’aurez, peut-être, compris, j’ai dressé mon autoportrait à partir de ces 4 images qui ont retenu mon attention à Vayres parce que cette association est née d’observations et de constats donc avec ces 4 paysages pour partition première.
Plus en détails, afin de vous expliquer pourquoi un intérêt fort pour la culture et pourquoi pour son accès: je suis Isabelle Pompe, cofondatrice de l’association Vayres à Soi, la culture c’est ma vie. Issue d’une famille lettrée de mélomanes et de cinéphiles, sœur de musicien et d’artiste-comédienne, je crée depuis mon adolescence. C’est aussi mon métier. C’est ma formation en sociologie de la culture de questionner le territoire et l’adéquation entre l’offre et les demandes, les typologies de publics présentes, leur consommation culturelle, et d’observer, d’analyser de façon précise la complexe question des droits culturels dans des espaces de référence spécifique comme la campagne ou la banlieue… Je suis issue d’une filière universitaire d’exception, celle des professionnels de la culture.
En 2023, à Vayres, avec l’association Vayres à Soi, nous sommes en discussion avec l’ancienne maire sur la possibilité d’accueillir une bibliothèque éphémère dans la salle des associations, elle-aussi temporaire. Nous prenons connaissance des livres disponibles entreposés au 1er étage de la mairie, fruits pour la plupart de dons. Nous sommes prêtes techniquement à créer un catalogue, à être présentes sur les heures d’ouverture de la dite salle lors de nos ateliers chaque semaine, à réfléchir sur les techniques d’emprunt et les types d’emprunt possibles.
Il ne faut pas fléchir, pourtant l’histoire semble tomber à l’eau. 2024, nous organisons de multiples temps en lien direct avec la lecture, les formes littéraires, l’écriture, le théâtre, nous créons et organisons un spectacle pluriel dans cette salle des associations, espace non dédié, mais intéressant à investir.
Jamais en reste question idées, nous multiplions les rencontres avec des acteurs et partenaires. La campagne est permissive mais il faut savoir s’investir, se réinventer, être agile sans s’essouffler. Nous sommes en 2025, voilà donc trois ans, nous poursuivons.
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Voici le guide pour 2023/2024
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Ce guide, dans le détail, page 17:
Voilà ce qui nous importe en tant qu’acteur associatif:
« 3.3. POUR UNE RELATION PARTENARIALE ÉQUILIBRÉE : LE RECUEIL D’INITIATIVES
Pour engager ou prolonger une relation contractuelle, les pouvoirs publics peuvent procéder à un recueil d’initiatives associatives.
Il s’agit d’une démarche de co-construction qui consiste, pour la collectivité locale, à faire émerger des projets associatifs susceptibles de s’inscrire dans l’une de ses politiques publiques, parmi lesquelles figure, le cas échéant, sa politique d’appui aux associations. La collectivité locale définit ses orientations et ses objectifs généraux ; les associations proposent des projets dans ce cadre, qui correspondent aux attentes des habitants aussi bien dans des domaines sectoriels que pour l’animation globale du territoire.
Elle peut prendre sa source dans des débats et avis rendus par la conférence territoriale de l’action publique.
Cette démarche de co-construction est fondée sur :
- la complémentarité : une politique publique ne repose pas nécessairement que sur les pouvoirs publics. Elle peut opportunément s’appuyer sur les acteurs de la société civile, en particulier les associations du territoire, porteuses d’une expertise citoyenne et territoriale dans leur champ de compétences.
- un diagnostic partagé du territoire : co-construit avec les acteurs concernés, il sert à définir des axes prioritaires d’actions inscrits dans une politique publique. Ce diagnostic est issu d’espaces d’échanges ou de discussions croisées entre acteurs publics et acteurs de la société civile
- la contractualisation : l’initiative associative est formalisée dans un projet proposé puis discuté avec la collectivité locale. À l’issue de ce dialogue, l’accord est mis en forme par voie conventionnelle ou par décision unilatérale dans les conditions décrites au point 3.1.3
- une évaluation partagée et conjointe, pratiquée au fil de l’eau ou ex post, reposant sur des indicateurs co construits avec l’ensemble des parties prenantes au préalable.
Cette démarche n’a pas pour objet de mettre en concurrence des associations entre elles. Elle vise d’abord à encourager les propositions associatives multiples en valorisant leurs complémentarités d’objectifs et d’actions au bénéfice des habitants et des territoires./// »Le principal critère est fondé sur le porteur de l’initiative. La subvention caractérise la situation dans laquelle un organisme de droit privé, poursuivant des objectifs propres, initie, définit et mène une action qui intéresse la collectivité publique. Pour prétendre bénéficier d’une subvention, une association doit être à l’initiative du projet qu’elle va mettre en œuvre, ce dernier devant présenter un intérêt général ou local. Le projet émane des instances de l’association, qui l’a défini avant de le proposer aux pouvoirs publics. L’autorité publique, y trouvant intérêt, apporte soutien et/ou aide. Ce n’est donc pas la collectivité qui définit le besoin ni les réponses à apporter.
Extrait:
« L’autorité publique doit en revanche pouvoir justifier d’un examen individuel en démontrant le caractère proportionné de sa décision avec les faits qui l’ont provoquée (élément objectif) et les conséquences qu’elle emporte (liquidation judiciaire d’une association subventionnée précédemment). Sans exercer de contrôle sur l’opportunité de la décision, le juge administratif peut toujours annuler une décision fondée sur des faits inexacts ou consécutive à une erreur de droit ou une erreur manifeste d’appréciation (il s’agit du contrôle restreint des magistrats de l’ordre administratif). Enfin, le droit européen n’interdit pas les subventions, quel que soit le montant, mais les encadre pour éviter de fausser la concurrence. »
Autre extrait:
« Les associations sont des vecteurs de solidarité, de cohésion sociale et territoriale. Légitimées par les engagements libres et volontaires des citoyens, elles travaillent à abolir les clivages et les inégalités. Dans un contexte de forte évolution des besoins sociaux, les associations jouent un rôle majeur d’alerte et d’interpellation des pouvoirs publics, mais aussi d’expérimentations innovantes et de gestion de proximité de services d’intérêt généraux. Elles sont parfois amenées à prendre le relais des solidarités familiales et viennent en soutien d’actions engagées par la puissance publique. Favoriser et susciter l’initiative associative permet aussi de démultiplier l’action publique et de mobiliser plus largement encore toutes les énergies. Il s’agit en réalité d’un choix stratégique de société en plus d’un choix politique. C’est le sens de la signature de la charte des engagements réciproques du 14 février 2014 entre l’État, le Mouvement Associatif et les collectivités territoriales. Les collectivités sont au cœur de cet accord qui reconnaît la contribution des associations à l’intérêt général. »
La question des subventions, une histoire de compétences ?
Voilà une fenêtre à travers laquelle je suis passée dans la professionnalisation de mon parcours dans le secteur culturel, à l’université de Rouen Normandie. Mon sujet de mémoire universitaire pour mon Master en 2018 avait pour sujet: la programmation culturelle et artistique à l’aune de la Loi NOTRe. Cette loi de 2015 interfère sur les compétences, ici, culturelles. Le principe des droits culturels tel qu’énoncé par cette loi, ça donne ça: « En matière de culture, les compétences sont partagées entre les communes, les départements, les régions et les collectivités. » Je vous laisse imaginer ce que « partage » peut vouloir dire ou donner dans les faits.
Subventions et précarités multiples
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Christelle Morançais ? Nous sommes en région Pays de la Loire. Les coupes budgétaires drastiques sont un drame pour plus d’une structure et plus d’un artiste. Un effondrement s’annonce. Novembre 2024, les coupes budgétaires d’un montant total d’économies de 82 millions d’€ dont 4, 7 millions pour la culture tombent. De quoi s’évanouir et surtout de quoi sérieusement mettre en danger, voire en péril, des formes, des créations, des artistes et des imaginaires.
Les réductions budgétaires engendrent des démissions de directeurs de théâtre public, à lire : » « Dans le théâtre public, des directeurs de plus en plus tentés par le départ anticipé » article du Monde du 27 mars dernier.
La culture entre dans une phase de deuil prolongé.
Nous reprenons les deux portraits parus dans le Télérama du 31/05 au 6/06/2025, dont celui de « l’équipe » du Festival du cinéma espagnol de Nantes piloté par Pilar Martinez, la directrice est bénévole qui n’emploi qu’une seule salariée surqualifiée et payée pas loin du SMIC…Pourtant ce festival #FCEN2026 dont la prochaine édition se déroulera du 21 au 29 mars 2026 c’est : + de 70 films. Cinespagnol
L’orchestre baroque nantais Stradivaria coupe dans ses budgets de maintenance informatique, seule économie possible.
Nous sommes impacté.e.s depuis nos accès à la culture, en passant par l’offre, par le choix qui sera fait de subventionner tel ou tel projet/acteur, cela m’affecte également dans la pratique et l’avenir de mon métier comme de très nombreux professionnels du secteur.
Voici, en ce qui me concerne, pourquoi:
« Depuis que je suis arrivée en Haute-Vienne, novembre 2021, militante des droits culturels, je cherche à rejoindre mon secteur, la culture, de toutes mes forces pour y percevoir un salaire. De toutes mes énergies combattives, je lance, envoie, rencontre, m’exfiltre, m’éloigne, ai pour projet de partir toujours plus loin. 2025, un long et lent premier trimestre s’achève avec une morsure sévère au cœur. Je n’ai plus ma place dans ce secteur. La culture ne peut plus m’embaucher, me payer. Je ne peux plus travailler en tant que bénévole, ne peux plus me précariser davantage, donner de mon temps, offrir mes heures, voir mon parcours sacrifié, voir ma formation, mon grade, réduit, bosser pour des CDD sous payés, des heures professionnelles qui exigent une maitrise globale, des compétences multiples pour pas grand chose. Dans la culture, on est touche à tout, polyvalent à l’extrême, on a tout fait, du secrétariat, de l’accueil artistes, de la programmation, de la gestion, de la communication, de la médiation, de la galère, on est d’un côté et de l’autre, on a crée, imaginé, pensé, on s’est beaucoup adapté et on a beaucoup subi.
Ce que je traverse, nous sommes nombreuses et nombreux à en faire l’expérience au quotidien, au point de nous fragiliser et de ne plus pouvoir perdurer, persister. Ceci vient engendre une succession d’ impacts. »
Nous sommes arrivés à un point financier de non retour, à l’invivable, là, où les dommages pourraient devenir irréversibles. Cela devient trop dangereux de travailler comme ça. Cela engendre une impossible mobilité, un insurmontable handicap, celui de se loger, de pouvoir vivre indépendamment. Vivre sous le seuil combien sommes-nous ? Un risque qui est devenu absolu. Mais personne ne perçoit l’ampleur des dégâts, ni la détresse. Je suis écœurée de devoir changer de métier, c’est comme changer de peau, un truc qui n’est presque pas naturel mais l’obligation est telle que plus rien je ne peux sauver hormis ma peau.
…J’avais rédigé un article voilà deux ans sur le RSA … La culture ne doit pas venir à nous manquer.
Comment s’opposer à la réforme du RSA pour les artistes- autrices entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2025 ?
« Nous souhaitons alerter, en particulier, sur les dangers qu’elle fait peser sur l’activité professionnelle des allocataires artistes-auteur·ices. Les artistes-auteur·ices sont artistes plasticien·nes, graphistes, designers, écrivain·es, illustrateur·ices, auteur·ices de bande dessinée, auteur·ices de jeux, compositeur·ices de musiques, scénaristes, réalisateur·ices de films, photographes, auteur·ices de théâtre, chorégraphes, traducteur·ices d’édition et de l’audiovisuel…Contrairement aux professions salariées, la création artistique est décorrélée d’une notion de temps de travail et sa rémunération n’est généralement pas immédiate. Pendant le temps consacré à la création — qui constitue l’essence de leur travail —, les artistes-auteur·ices ne sont pas, ou peu, payés. Or créer nécessite du temps. Et ce n’est qu’une fois l’œuvre achevée qu’ils·elles pourront éventuellement percevoir des revenus d’artiste-auteur·ice, en fonction de la vente ou de la diffusion de celle-ci — données sur lesquelles ils·elles n’ont aucune prise.
En attendant ces hypothétiques retombées financières, les artistes-auteur·ices doivent assumer seuls un temps de travail qui ne génère souvent aucun revenu et occasionne des frais (achat de matériel, déplacements, inscriptions à des évènements professionnels, etc.) Il arrive, par ailleurs, qu’une fois achevées les œuvres ne trouvent pas de débouchés commerciaux immédiats. Dans ce cas, les artistes-auteur·ices n’obtiennent aucun revenu pour le travail effectué. Les chiffres attestent de la sous-rémunération chronique du travail artistique : en 2021, sur la population constante des artistes-auteur·ices (soit 190 000 personnes), 75 % ont perçu moins de 10 000 euros de leur activité dans l’année. La sous-rémunération et l’invisibilisation du travail de création artistique peuvent contraindre les artistes-auteur·ices à recourir au RSA pour survivre.Ils·elles sont bel et bien actifs et ne souffrent ni d’une perte d’emploi, ni de problèmes de réinsertion, ni d’un manque de formation. En revanche, ils pâtissent de la précarité structurelle liée aux métiers de la création artistique, aggravée par une couverture sociale insuffisante et incomplète. […]
» Source : Artistes-auteurs
Le cas de l’Espace Rebeyrolle à Eymoutiers
Voici un espace que nous soutenons à bout de bras et de tout notre cœur. Allez découvrir ce site artistique en Haute-Vienne et sa nouvelle exposition exceptionnelle! Espace Rebeyrolle C’est le trentième anniversaire de ce lieu atypique, véritable bastion culturel, conçu avec l’architecte Olivier Chaslin.
Les gens viennent ici se prendre du Rebeyrolle plein la gueule
Nathalie Rebeyrolle.
L’expo se nomme: On dit qu’il a la rage. Elle est à voir jusqu’au 30 décembre 2025 à Eymoutiers (route de Nedde) tous les jours de 10h à 18h ou 19h en juin, juillet et août.
Jetez aussi un œil à la boutique, faire une visite-virtuelle
Vous pouvez aussi commander cette splendide affiche :

Un podcast: Le mardi des auteurs /Paul Rebeyrolle, France Culture
Des subventions peuvent-elles tout simplement nous priver d’un accès à une peinture bienfaitrice ?
Nous pouvions lire dans le journal Le Populaire du 27 mai dernier (qui a fait sa une avec ce lieu extraordinaire), quelques mots de Nathalie Rebeyrolle, fille du peintre et directrice du musée au sujet d’une baisse drastique de la subvention régionale:
» Après une première coupe de 26.000 euros en 2023, elle a appris il y a une quinzaine de jours que l’aide serait à nouveau amputée de 15.000 euros, faisant descendre la subvention de la Nouvelle-Aquitaine à 59.000 euros – à laquelle il faut ajouter celles du département (4.500 euros) et de la Drac (8.000 euros), qui n’ont pas baissé.
Paul Rebeyrolle (1926-2005) est un peintre traversé par un élan vital. Né dans le Limousin, en Haute-Vienne, il y vit des années de convalescence en raison d’un grave problème de santé (immobilisé et privé de liberté par une tuberculose osseuse durant 5 années, dans son enfance de ses 5 à ses 10 ans). Il ne cesse de dessiner et de peindre durant cette période forte d’apprentissage. Le visionnaire s’installe à Paris, à 18 ans. Il défend un retour à la réalité en devenant un acteur engagé du Manifeste de l’homme témoin, courant anti abstrait, organisé par Jean Bouret qui milite pour un retour à la réalité dans la peinture. Il existe des séries sur le monétarisme, sur les migrants comme la série Le sac de Mme Tellikdjian qui aborde la condition des migrants et des apatrides. La nature possède une place importante, comme indomptable. En termes d’expérience de visite, stop à la frilosité, Il signe une œuvre engagée et militante qui vous prend à la gorge et vous saisit!
De 1988 à 2003, François Pinault, collecteur précurseur fait l’acquisition de 14 œuvres de l’artiste pour la Collection Pinault.
Un budget aujourd’hui réduit de 36 % fait que la situation n’est plus viable. Avec un chiffre d’affaires annuel bien inférieur à 60.000 euros, comment imaginer pouvoir maintenir nos activités dans ces conditions ? », questionne-t-elle, alors que la fréquentation moyenne est de huit mille entrées par an.
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On garde espoir, on vous vous souhaite de visiter, sortir, découvrir, de défendre les droits cultures et la diversité!
Isabelle Pompe, en un 1er jour particulier de juin 2025.
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Cette année, on fête le Printemps des Cimetières à Saint-Junien

Pour sa dixième édition, nous n’avons, exceptionnellement, pas participé aux Printemps des Cimetières 2025! Nous étions en visite, non loin, puisque nous nous sommes rendues à Saint-Junien.
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Ici, le lien officiel de l’évènement qui se déroule sur plusieurs jours: Printemps des cimetières
Le thème de cette année: Faune, flore et biodiversité dans les cimetières!
Avant toute chose, la biodiversité c’est quoi ? C’est nous. Nous faisons partie de la biodiversité qu’on n’y connaisse quelque chose ou pas. Ce sont des variétés de formes de vie sur Terre, la biodiversité c’est le tissu vivant de la planète!
Dans le cas de cette opération, Le Printemps des Cimetières, il serait bon de préciser qu’il s’agit de biodiversité ordinaire ou biodiversité commune, c’est-à-dire les espèces communes qui nous entourent, tout en gardant à l’esprit que la qualification d’« espèce commune » est toujours relative à un espace géographique donné.
Le thème est étrangement formulé, pour être précise, nous comprenons que vulgariser peut sembler plus pratique sauf que ce n’est pas faune, flore et biodiversité c’est soit la biodiversité floristique et faunistique soit c’est une forme de non sens car de quelle flore parlons -nous ?
De celle qui est plantée, semée par la mairie ou de celle qui est déposée sur les tombes, majoritairement, importées par les usagers ?
Il aurait pu être intéressant d’aborder, dans le détail, celles qu’on appelle adventices et les invasives et de souligner leurs différences.
Et de quelle faune pouvait-on bien parler ? Avec la destruction des habitats naturels en ville, qu’est-ce qui a été mis en place, des abris, gîtes, hôtels à insectes ? Nichoirs ? Par qui ? Des associations, la mairie ? Telles étaient nos questions avant de nous déplacer.
En outre, parler de biodiversité urbaine aurait pu être une bonne idée à Saint-Junien.
Bref, curieuses et dans l’envie de découvrir ce qui se fait chez nos voisins, nous sommes parties en vadrouille locale.
Vous pourrez lire dans cet article nos réflexions et remarques avec leur source qui nous semblent importantes à comprendre pour ne pas généraliser.
De notre côté, nous avons déjà évoqué, à Vayres, ce fastidieux travail de terrain et de recherches que nous réalisons sur le site de l’ancien cimetière. Ce projet en faveur de la biodiversité, divisé en trois temps qui s’étale sur trois ans, avait été proposé à la municipalité précédente en janvier 2024. Il avait reçu un accueil intéressé et favorable de l’ancienne maire. Depuis, avec la nouvelle municipalité, rien.
Voici, dans les très grandes lignes, les idées du Projet-de-valorisation-de l’ancien cimetière de Vayres sans ajouts des évolutions et précisions apportées courant 2023/24.
Il est consultable dans son intégralité uniquement sur RDV.
Voici, un article rédigé par nos soins en 2023 au sujet de la biodiversité dans les cimetières: le cimetière un bon indicateur de la prise en compte de la biodiversité par les communes
Nous apprécions l’opération du Printemps des Cimetières et avons proposé, chaque année, un temps fort différent, depuis 2022. En 2023, nous précisions notre travail avec : un cimetière, un jardin thérapeutique
L’an passé, 2024, nous l’avons associé à la Fête de la diversité culturelle en organisant un concert gratuit au lavoir de Vayres puis une conférence discussion sur le site de l’ancien cimetière. Vous pouvez découvrir cette belle journée : Printemps des Cimetières et diversité culturelle en mai 2024à Vayres
Avec, en supplément, un bel article de presse, consultable depuis la page Revue de presse
Vous pouvez reprendre quelques notes de lecture et références: Des funérailles de porcelaine-notes de lecture
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Cette année étant très particulière pour nous, à Vayres, nous avons préféré ne pas répondre à l’appel à participation de l’opération et nous rendre à Saint-Junien aussi pour découvrir la proposition de RDV du vendredi 16 mai après-midi pour « Flore et biodiversité dans les cimetières » avec la Société des Vielles Pierres.
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Le rdv sera animé par le responsable espace verts de la commune de Saint-Junien et de la CC POL (Porte Océane du Limousin) et l’un des animateurs de la Société des Vielles Pierres.
En image, voici l’allée refaite par la mairie qui permet un accès supplémentaire au cimetière. En effet, en 2009, d’importants travaux de réaménagements et de végétalisation du cimetière ont eu lieu.
Nous avons pu prendre la mesure de la surface que représente la commune, à savoir 120 hectares, pour dix agents seulement, ce qui engendre un travail conséquent en termes de fleurissement et de végétalisation.
Cette balade nous a donné envie de poser de nombreuses questions, que voulez-vous, nous sommes vives et animées par ce que nous passionne…Et de pouvoir visiter, par la suite, les serres communales!
Nous avons découvert un lieu, inconnu jusqu’alors, une Chapelle!
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« Située à l’intérieur du cimetière, la chapelle est ouverte lors des journées du patrimoine et à l’occasion d’expositions ponctuelles, moments privilégiés pour découvrir son mobilier dont un retable restauré en 2011. Dédiée tour à tour à Sainte Madeleine puis au mystérieux Saint Guignefort, elle fut également le siège des Pénitents bleus. »
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Cette Chapelle semble se nommer Chapelle Sainte-Madeleine, « appelée jadis chapelle du Civoire, de Saint-Junien, c’ est un petit édifice formé d’un chœur à chevet semi-circulaire dont l’origine serait antérieure au XIIIème siècle. Cette chapelle autrefois dédiée à Saint-Guignefort fut rebâtie en 1281 et dédiée à Sainte-Madeleine. »
Ci-dessous, un document qui retrace l’historique de cet édifice.
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Nous avons parcouru quelques allées, sous un soleil opportun, avons découvert quelques plaques, des singularités sur lesquelles nous reviendrons, et avons constaté que la partie dite ancienne était la plus spacieuse, lumineuse, au fleurissement constellé de rosiers, cistes, arbres et arbustes qui, par ailleurs, ne nous offraient guère d’ombre.
L’îlot de chaleur, déjà relevé à Vayres, sur le site sur lequel nous réfléchissons est toujours présent dans les allées, où le minéral prend une place importante mais où il est, à Saint-Junien, moins oppressant dans la partie dite ancienne du cimetière.
Nous relisons cet extrait de Foucault sur les Espaces autres dont voici un extrait sur les cimetières qu’il qualifie de curieuse hétérotopie: « c’est simplement au cours du XIXème siècle qu’on a commencé à procéder aux déplacements des cimetières vers les faubourgs. Les cimetières constituent alors non plus le vent sacré et immortel de la cité, mais l’ “autre ville” , où chaque famille possède sa noire demeure. Source
Nous pouvons avancer qu’au regard de la sociologie, les tombes les plus imposantes se trouvent toutes au même endroit. Dans la partie dite moderne, les tombes, sont très serrées les unes contre les autres, ce qui contribue à une grande disparité territoriale entre les disparus, suite logique aux disparités sociales existantes de leurs vivants à l’instar d’un miroir.
Un cimetière fonctionne comme une photographie, comprendre ce qu’il montre peut être reçu de manière sociétale, politique, légale, religieuse, toutefois les questions d’espace et de places sont très présentes et d’actualité, au-delà même du prix d’une concession.
Nous nous sommes renseignées quant à la gestion différenciée des espaces, nous avons demandé s’il était envisageable de laisser des espaces sans tonte sur le site du cimetière. Nous entendons que la flore adventice ne semble pas tolérée ni appréciée par les usagers du cimetière, que la mairie cherche des solutions et plante, par exemple, du thym et du sedum.
Perceptions et influences
Nous avons évoqué la place fondamentale de la sensibilisation auprès des publics/usagers des cimetières et des habitants sur les notions d’esthétiques, de culture du paysage et du jardin, sur le caractère indispensable de questionner: pourquoi les « mauvaises herbes » sont-elles perçues comme négatives ?
Avec la question culturelle et l’histoire de la beauté et de la laideur, nous pouvons nous demander si précisément ces plantes sont rejetées en raison d’une association de valeurs (négligé Versus ordre) ? Est-ce leur couleur, forme, est-ce par habitude transmise de manière générationnelle ?
Nous avons pris connaissance, voilà quelques mois, de l’article de Francesca Di Pietro, Stéphanie Gosset et Roger Coly (2024) sur les jardins familiaux et pensons qu’un lien peut être fait entre jardins familiaux et fleurissement des tombes d’un cimetière.
Cet article révèle que les caractéristiques socio-démographiques des jardiniers influencent la biodiversité de leurs parcelles, notamment la flore spontanée. Il met en évidence la diversité des espèces spontanées dans ces jardins, mais souligne que celles-ci sont souvent mal perçues et éliminées par les jardiniers, considérant leur présence contradictoire avec la fonction alimentaire du jardin.
Des différences basées sur le genre, le niveau d’éducation et la situation professionnelle sont ainsi dévoilées. Enfin, la motivation personnelle des jardiniers influence également la biodiversité de leurs parcelles.
Pour conforter la capacité d’accueil de la biodiversité dans les jardins familiaux, l’attitude des gestionnaires locaux (associations et communes) à l’égard de la plantation de ligneux et de la gestion des allées communes devra évoluer. Si les gestionnaires ont évolué en ce qui concerne l’utilisation des pesticides de synthèse, désormais légalement interdits pour un usage non agricole, leur hostilité envers la flore spontanée se maintient, et accompagne un modèle esthétique de la parcelle agricole entretenue, contrôlée, maîtrisée, qui fonde la gestion de ces espaces voués à une fonction alimentaire.
Si cette fonction persiste, d’autres fonctions, dont celle de loisir et bien-être, s’affirment progressivement : leur coexistence, non seulement dans les jardins mais aussi dans les parcelles elles-mêmes, devrait être encouragée. Source :Des plantes et des jardiniers dans la ville. Socio-écologie des jardins familiaux
Nous savons que ce n’est pas une question de génération, d’une part parce que le combat écologique ne date pas d’hier, au delà des effets de mode et implicitement de rejet aujourd’hui pouvant aller jusqu’à l’ecobashing. NB/ Vous pouvez prendre connaissance de cet article sur l’émission de 2020 d’arrêt sur images. On peut se souvenir de René Dumont, en 1973 et beaucoup d’antres dont Françoise d’Eaubonne, éco féministe dont nous avons célébré les 50 ans de la sortie, l’an passé, de son livre « Ecoféminisme ou la mort ». D’autre part, parce que le jardin au naturel, la prise en compte de la biodiversité, nous apparaissent comme davantage culturelle voire sociologique, bien au-delà de la notion de génération.
L’âge comme variable en plus d’être simpliste est aussi une erreur. A noter que la dimension transgénérationnelle dans la transmission et le partage des savoirs ne doit pas être descendante au sens d’un savoir reçu, transmis dans un sens, du haut vers le bas, le haut représentant la figure du sachant et le bas celle de l’élève. N’oublions pas Jacques Rancière et son livre « Le maître ignorant »; enfin, l’usage du mot » aîné » est discriminatoire.
La communication est primordiale et sans préjugé.
Favoriser la biodiversité, quels leviers
La question des pesticides
« Favoriser l’environnement et la biodiversité: limiter les risques qui pèsent sur cette dernière n’ont pas été des leviers d’action majeurs dans la mise en place de dynamique de limitation de ces produits. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par Sébastien Léonard sur les « scènes locales du risque », en Poitou-Charentes.
Sur 83 communes enquêtées :
- 62 des interviewés sont apparus sensibilisés aux risques liés aux pesticides, dont 19 qui s’avouent « très préoccupés »
- 50 se sont montrés sensibles mais le problème leur paraît lointain, et ne pas relever de leur ressort
- 14 ne perçoivent pas directement de risque, et prennent une posture défensive en faveur de ces produits.
Il montre comment les scènes locales du risque se mettent progressivement en place, à partir d’un affichage du risque par un acteur donné. Les approches « santé sécurité », qui renvoient aux propres pratiques des publics visés, se sont montrées efficaces pour faire évoluer les comportements individuels de certains publics, ce qui n’est pas forcément le cas avec un argumentaire environnemental.
Cette perception du risque par les acteurs est fortement liée aux influences sociales et culturelles, à la manière de concevoir le savoir, la nature et le corps.
« On peut poser l’hypothèse qu’une représentation négative de la nature détermine une perception négative des plantes spontanées. Le second est lié à la signification sociopolitique de la présence des plantes spontanées dans l’espace. Leur absence est connotée à l’idée implicite de propreté, d’ordre (autant végétal que social), de travail, de bonne gestion. La difficulté est d’identifier les leviers de changement de ces normes, afin que les plantes spontanées manifestent autre chose que du désordre, de la saleté, de la désorganisation.
/// « À l’issue de la revue ci-dessous, quelques pistes se dessinent, qu’on cherchera à évaluer dans les résultats de l’étude réalisée.
Il sera notamment intéressant:
- d’identifier les types de regard qu’on peut porter sur les plantes spontanées, ainsi que leur fréquence : regard esthétique, hygiéniste, bio centrique, et la manière dont cela influe sur l’acceptation ou le rejet de ces éléments.
- d’identifier les éléments sur lesquels s’élabore la perception : la fleur, la couleur, la diversité, la taille etc.
- de préciser le rôle des facteurs socio-économiques. «
A lire :
Un réel travail d’enquête doit être réalisé pour mieux saisir les freins, et dans le cas du cimetière, interroger la perception des espaces aussi petits que des trottoirs, là, les inter tombes, de petites parcelles et les images associées aux herbes/plantes. Expliquer que c’est le sol qui détermine ce qui pousse, tondre à ras ne changera rien, pire cela abîmera encore le sol en l’exposant à la chaleur. Maltraiter le sol nous est signalé par les plantes bioindicatrices. Les sols des cimetières sont pollués. Ils sont contaminés en profondeur. L’inhumation et la crémation contaminent également l’atmosphère. Mourir pollue.
Cela nous apparait toujours très particulier d’entendre des personnes ne pas faire le lien entre la biodiversité donc le vivant, nous, la faune, la flore, le sol et les morts, de ne pas pleinement saisir ce qui se joue pour les espèces qui nous entourent et pour nous-mêmes.
De manière pratique, nous pouvons nous essayer à un jeu. Nous aimons ce que nous comprenons, alors, nous vous invitons à un « vis ma vie » mais cette fois-ci vis ma vie d’abeilles, de papillon, d’oiseau…Car où ces espèces vivent en ville ? Comment peuvent -elles se nourrir ? Se reproduire, survivre ?
« Les populations mondiales de mammifères, d’oiseaux, de poissons, de reptiles et d’amphibiens ont diminué en moyenne de 68% en seulement 50 ans, principalement à cause de la dégradation de l’environnement, qui elle-même contribue à l’émergence de maladies zoonotiques telles que la pandémie COVID-19. «
Lors de cette sortie, nous avons pensé à Gilles Clément et son concept de « Tiers paysage » : ce concept s’inscrit dans le « projet politique d’écologie humaniste » : en valorisant ainsi des espaces habituellement considérés comme négligeables, la théorie du paysagiste invite les décideurs et les concepteurs à ne pas intervenir sur certaines portions d’aménagements.
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Durant cette promenade, nous pouvons pu comprendre que les types de pierre accueillent différemment le temps, le calcaire souffre, le granit semble poursuivre sa vie tranquille, le marbre ne sera pas évoqué. Les matériaux comme la céramique, la fragilité des plaques de porcelaine, mais aussi, la fonte, plus rare, le métal…Nous voilà partie en plein sciences des matériaux! Et oui, la conception des stèles et des ornementations disent beaucoup des usages, des modes…Ainsi que la part de créativité, depuis la subtilité des détails, la beauté du dessin, le réalisme du résultat, sans oublier les symboles qui, eux-aussi, évoluent.
Nous avions déjà étudié les évolutions des propriétés physiques, mécaniques et la chimie pour mieux comprendre l’état de dépérissement de certains édifices.
Pour autant quoi dire du lierre ? En fonction du type de pierre à laquelle il s’attaque, les effets ne sont pas les mêmes! Question que nous nous sommes déjà longuement posées à Vayres et à Chéronnac.
Ici, en image, une tombe à double couronne, la seconde est en fonte avec pour ornementation florale, la rose, symbole d’amour éternel.
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A été posée la question des concessions perpétuelles. Nous avons pu lire ici ce qui suit:
» Les communes ont le loisir de déterminer la durée de la concession funéraire. Il est possible d’accorder :
- Des concessions temporaires pour quinze ans au plus
- Des concessions trentenaires
- Des concessions cinquantenaires
- Des concessions perpétuelles (elles ne le proposent plus depuis 1996).
Une concession perpétuelle peut, elle aussi, être récupérée par la mairie si un état d’abandon est constaté sur la parcelle. Malgré sa dénomination, la concession perpétuelle n’a donc pas un caractère immuable, l’entretient de la sépulture constituant une obligation des bénéficiaires.
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En image, voici une stèle en calcaire avec une très belle ornementation taillée dans la pierre, qui de loin, ressemble à deux yeux, tel un hibou. En réalité, il s’agit, au centre, d’un vase type amphore qui accueille une pensée (sentiments profonds, émotions intenses) entourée par des feuilles. Nous reconnaissons le lierre (fidélité de vie éternelle) et des feuilles d’arbre notamment de chêne (symbole de robustesse et de longévité).
De chaque coté de la plaque centrale vitrée, deux flambeaux type colonne avec la présence de flamme en bas. Trois traits au niveau du piédestal, nous pouvons, peut-être, suggérer que le nombre 3 est présent ici car il est fortement associé à diverses religions et croyances et représente souvent les fondements de la foi et le symbole du divin. Le nombre 3 est présent dans presque toutes les cultures.
Voilà, avec toutes les associations, interrogations et précisions, tout ce que nous pouvons dire de cette journée!
A bientôt
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Aux cent fleurs du mois de mai 2025

Avec cette citation de Jean Ferrat nous ouvrons le bal du mois de mai, à Vayres. Vous trouverez, ici, des photos des massifs entretenus par nos soins comme un point d’étape bonne santé et fleurissement en cours…
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En haut à gauche, les rosiers parfumés Raymond Poulidor, amendés, taillés par nos soins depuis près de deux ans. En haut, au centre, le corridor biologique crée rue des poètes à hauteur du massif BMCD composé d’une très grande richesse de plantes qui accompagnent les rosiers et Perovskia déjà là (coquelourde, mauve géante, digitale, menthe, géranium vivace, cinéraire maritime, myosotis, euphorbe, fusain du Japon, Nigelle de Damas…). E haut à droite, au lavoir, le rosier grimpant (nourri, taillé et accroché au mieux pour qu’il grimpe sans s’abîmer) et son pieds fleuri (saponaire officinale, pourpier, primevère, mauve géante, bulbes printaniers, muscaris…)
Image du milieu à gauche, intervention taille pour laisser respirer un magnifique rosier au cimetière. Au centre, gros plan rosier ancien massif rue belles roses nommé massif Roche en pleine forme et d’un parfum soutenu voisin des rosiers Ballerina tout en boutons. A gauche, une vue d’ensemble du grand rosier du numéro 6 rue des poètes. En bas, les deux très beaux et grands rosiers, nourris par nos soins, installés de chaque côté du puits (lavoir).
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Toutes les roses ne sont pas encore écloses mais cela ne devrait pas tarder…Des images de nos nouveaux bacs bourdonnants (remplacement si besoin des espèces florales, ajouts, arrosage et engrais naturel) et d’une tombe parmi les 10 que nous fleurissons.
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En haut à gauche, bac (auge ancienne installée sur le Champ de foire) fleuri depuis le printemps 2024 spécial « faible entretien, bonne résistance à la sécheresse voire économe en eau » avec son Euphorbe Chariacas, ajouts ce mois-ci en remplacement des pensées de: Gaura de Lindheimer, Mélisse, Bourrache, Silène, il reste une pensée. Nous avons semé quelques graines estivales. En haut, au centre, bac vers la cantine scolaire (rue des peintres) voici, en plus d’une graminée, les deux très beaux pieds d’Œillet de Chine, trois pensées et de la vesce commune (pas de changement). En haut à droite, bac de la cantine numéro 2 : trois œillets de Chine (capables de supporter le plein soleil à la très longue floraison), Sedum Spectabile, Sedum griseum (les plantes qui n’ont jamais soif).
On remarque que les œillets de Chine ne sont pas plantes annuelles puisqu’elles sont encore là en raison de l’hiver assez doux et que les pieds ont bien grossi.
En bas à droite, nouveau fleurissement du bac du lavoir avec du Sedum jaune, Euphorbe, pensées, une graminée, myosotis, sedum rampant. Au centre, l’un des quatre bacs devant l’ancien restaurant (rue des poètes)Gaura bicolore, bourrache, sedum… Dernière image en bas, tombe de l’ancien cimetière : souci orange, œillet des poètes, chrysanthèmes…
Petite introduction au potager fleuri: On plante, on sème, on tond juste une allée qui permet de circuler autour et on laisse les plantes faire leur vie au son des insectes et avec la bénédiction des oiseaux, en ce moment, le rouge queue noire (ici, une femelle présente dans le jardin au naturel en mai 2023).



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Campagne de communication pour les corridors biologiques mis en place dans la commune, pour notre intervention dans un potager fleuri, pour la végétalisation des bacs (espaces publics).
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Notre campagne de communication a débuté pour la Fête Généreuse de la Rose.
Petit rappel sur la présence du collecteur de plantes fanées/défleuries sur le site de l’ancien cimetière (2022). Ici, en publication.
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Quelques bonnes surprises /redécouvertes et un point sur un arbre du quartier:
Tout d’abord, les bonnes nouvelles question rosiers. Ci-dessous, en haut, un rosier bien vaillant à la couleur profonde (rue Fée des Neiges) qui aurait bien besoin d’avoir un support, d’attaches contre le mur pour ravir son espace comme il se doit. La rue des Quatre saisons (quartier lavoir) a fière allure avec ses très beaux rosiers, à ce qu’on nous dit, entretenus par une habitante. A droite, la ruelle des Eglantiers, pas empruntée depuis des mois, voici donc ce beau rosier qui trône le long de sa grande grille, un plaisir!
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En bas, un focus sur l’un des trois rosiers, qui auraient bien besoin d’être mieux traités même si pas faciles d’accès, au niveau de l’école côté quartier Mas du roule.
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Ce mois de mai c’est aussi une écoute du podcast « Le Plancher des vaches ». Nous nous exprimons pour l’épisode 10! la pipelette et la radicale sont remontées comme des horloges. C’est par ici: toutvabienproduction.fr
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On a toujours mal pour l’Albizia, allié de biodiversité de la rue Fée des Neiges, rue pas terrible, en plein soleil sans arbre avant de pouvoir rejoindre l’ilot de verdure du square! Nous avions vivement critiqué sa taille violente en 2023, ahuries, alors que la mairie a changé de bord, rebelote, cette année, un vrai massacre. A ce jour, il a à peine quelques petites feuilles. La raison de cette coupe ? Nous n’en savons rien. Nous savons qu’il ne gène pas la circulation des véhicules, alors ?
Ici, en mai 2023:

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Là, en juillet 2022:
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A noter: la reproduction de ces affiches, photographies est interdite.
On vous dit à très vite!
association, Biodiversité, corridor biologique, culture, environnement, espace public, fete de la rose, fleur, grainotheque, haute vienne, jardin, jardinage au naturel, jardinage citoyen, limousin, mai, potager, raymond poulidor, ressourcerie verte, rose, vayres, vayres à soi, vegetalisation, vie associative, vie de village -
Hic et nunc, avril 2025, à Vayres

Ici et maintenant nous permet davantage d’aborder le fruit, les constats de divers entretiens apportés au quotidien auprès des massifs de plantes/roses du bourg de Vayres depuis septembre 2023 et août 2022 pour l’un d’entre eux.
L’association propose, à l’année, bien loin de fonctionner en événement, des soins, et présente, gratuitement, des résultats d’intervention. Il suffit de se promener dans les rues du bourg pour identifier nos derniers panneaux qui soulignent ceci: « l’association Vayres à Soi prend soin de ce massif de plantes », de voir les évolutions, tel un carnet de santé tenu à jour.
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Gros plan massif rue belles roses, Vayres, 87 .
La nature ne ment pas.
En vous baladant, vous pouvez identifier ce qui vit mieux car un rosier est bien vert, a plus de feuilles, plus de boutons, aucune tache sur ses feuilles, semble parti pour un grand tour.. Etc.. Sans oublier les quelques points de couleur apportés par des bulbes printaniers, des indigènes venues là, parce que ça leur plait.
Bien loin voire très loin d’un esprit d’appropriation, nous évoluons dans une logique généreuse, rigoureuse, nous prenons soin de ce qui a été planté bien avant nous car cela se présente à nos yeux et à nos cœurs comme une évidence.
A ce titre, nous rencontrons des jardinières tout aussi passionnées et participons, ensemble, au fleurissement de quelques bacs, des rues, à l’instar du jardinage citoyen. Seules les plantes ont la bonne réponse à nos questions.
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Massif de plantes rue des poètes – avril 2025 .
Nous aimons les plantes, les fleurs, les arbres, arbustes et la nature depuis très longtemps.
Plus de 60 ans pour la présidente et non loin de 30 ans en ce qui me concerne. Donc, ce que nous faisons à Vayres, dans notre jardin au naturel, au village, nous apparait être une grande marque de respect sur ce qui vit sous nos yeux et qui mérite notre attention. Nos observations et attentions nous apportent une formation indispensable. Nous comprenons mieux ce que nous connaissons.
Nous ne sommes pas intéressées par les querelles stériles, les copinages ingrats et les combines, nous présentons notre travail depuis le début, janvier 2022, dans une transparence totale.
Nous vous l’avons déjà dit, ici, nous ne copions rien, nous avançons. Nous avons déjà découvert des espaces non utilisés, des lieux non valorisés. Nous continuons.
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Massif plantes rue belles roses, angle ancien cimetière, Vayres .
Nous avons produit un texte, rédigé en accord avec les membres de l’association, en septembre dernier, nous l’avons adressé, par mail, à la mairie du village comme nous le faisons depuis deux ans. Ce dernier est sorti dans la gazette municipale rétrospective de 2024, diffusée très récemment. Le voici:
« Pour commencer, nous vous souhaitons une douce et bonne année 2025!

Image pour la gazette .
Vayres à Soi est une association écologiste libre et indépendante. Nous avons proposé, en 2024, des projets dont vous n’avez pas eu connaissance: un projet de végétalisation de l’ancien cimetière de Vayres en faveur de la biodiversité avec mise en route d’un processus de labellisation et une bibliothèque éphémère. Ils ont reçu « lettre morte » ou agressivité. Nous avons fait, également, l’expérience d’une mise au banc, d’un travail de sape.
Vayres à Soi est une association fondée par deux habitantes exigeantes qui, humainement, ne cautionnent ni le favoritisme, ni la maltraitance. Nous ne souhaitons pas être intégrées en raison des méthodes utilisées, des façons de faire et de penser qui souhaitent diviser, abîmer et décider, qui sont les bons et les mauvais vayrois. Nous pensons aux agents, acteurs locaux et à notre double expérience du village depuis plus de 3 ans en tant qu’ association et habitantes.
Nous travaillons en faveur de la nature, de la protection de la biodiversité et donc de la vie. La crise de la biodiversité est majeure et commune à chaque parcelle du village. Elle exige une reconnaissance de son état, un travail sérieux, un engagement commun et nourri. Vous êtes les bienvenus. Nous ferons, à notre échelle, le maximum. »
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Bien avant Vayres, en Haute-Vienne, il y a eu un lieu dit en Normandie, nommé « Les Roses », un autre bordé de roses rouges en Bourgogne, des parcs, jardins et roseraies comme celle de Grand-Quevilly en Seine Maritime (ici en image).
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Grand-Quevilly, 2018, Roseraie, IPL .
–« Sur près de 6 ha, inspirée des jardins anglais, une vaste roseraie s’ouvre aux visiteurs. Plus de 16 000 plants de 280 variétés de roses associés à des plantes vivaces, ont été disposées de manière libre, donnant une impression de souplesse et de dynamisme. » Source
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Nous sommes ravies de découvrir, ici, à Vayres, la place offerte à cette plante et de voir combien la roseraie des Vaseix (Parc paysager Laplagne), autrefois de renommée nationale, a retrouvé sa splendeur en 2022, 53 ans après sa fermeture. Des nouvelles depuis la première phase de 2022 ici: la-Roseraie-des-Vaseix
Localement, dans une logique de vie de quartier, nous aidons à la pousse, à la taille, autour de notre lieu de vie, à la bonne santé en apportant des soins, en amendant les plantes qui en ont besoin, en semant, en plantant quelques bulbes, ça et là.
Nous vous présentons, donc, en août prochain, les changements, plantations, mises en place au jardin au naturel dont voici, presque, en temps réel, quelques photographies:
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Gîte à insectes et Rosier de Banks 
Aménagement d’un pied d’arbre (Tilleul argenté) .
A très vite!
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Fête Généreuse de la Rose à Vayres

Voilà, nous sommes à la préparation…On vous l’annonce dès aujourd’hui, nous vous proposons la seconde édition de la Fête de la Rose à Vayres!
Cette année, Elle sera Généreuse et c’est le jour de la Saint-Fiacre, saint patron des jardinières et des jardiniers: le samedi 30 août 2025!
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On ouvrira, exceptionnellement les portes du jardin situé au 28 rue belles roses, à Vayres (Haute-Vienne), on vous accueillera de 10h30 à 16h autour d’un beau programme.
Visite du jardin au naturel, refuge L.P.O, qui est une terre d’accueil de près d’une centaine d’arbustes, de très nombreuses plantes (vivaces/annuelles), de grands arbres et de 48 rosiers à ce jour. Nous vous présenterons nos actions en faveur de la biodiversité ordinaire (au jardin et dans la commune)
Vente de plantes de tous types, échange de graines de fleurs/légumes avec la Grainothèque.
Dès 11h, vous serez invité.e.s à la fameuse balade florale commentée spéciale roses, celle qui vous permettra de mesurer les actions de l’association, leurs effets, d’apprécier la diversité des roses, les associations arbustives possibles, les particularités multiples de cette fleur complexe….Un petit tour du bourg d’environ 1 heure avec de nombreux points d’intérêts floraux, patrimoniaux!
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A 14h, vous pourrez participer à l’atelier spécial bouturage, taille des rosiers et autres plantes.
15h, c’est la session causerie, nous parlerons du jardinage comme pratique culturelle et de la gentrification, et oui, un peu de sociologie ça fait du bien, à la campagne, histoire de comprendre les enjeux, symboles, modifications susceptibles d’être engendrés par les nouveaux habitants.
La gentrification ? « La gentrification désigne une forme particulière d’embourgeoisement d’un espace populaire qui passe par la transformation de l’habitat, des commerces ou de l’espace public. Il s’agit d’une transformation sociale qui se traduit par une transformation matérielle et symbolique de l’espace. C’est aussi un processus d’appropriation d’un espace populaire par des groupes sociaux généralement issus des classes moyennes et supérieures et, parallèlement, une dépossession des habitants des classes populaires. » Source: geoconfluences
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Le Plus
Possibilité de déjeuner sur place le midi au cœur du jardin! vente de boissons sans alcool. Attention places limitées pour le déjeuner à 10 personnes!
Nous ne disposons pas de boulangerie au village, nous ferons le maximum pour vous proposer à la vente du pain labellisé AB. Pour cette vente, nous ne faisons aucun bénéfice.
Nous n’accueillons pas d’exposants, la vente de plantes est le fruit de la ressourcerie verte mise en place (dons, boutures, échanges) par l’association ce pourquoi ce sont des prix mini.
Entrée pour la Fête Généreuse de la Rose: 3 € par personne, gratuit pour les enfants de moins de 10 ans.
Les animaux ne sont pas acceptés.
Parkings gratuits: situés tout à proximité + (à moins de 400 m) grand parking rue du champ de foire (salle des fêtes de Vayres) + WC publics . Pour celles et ceux qui souhaiteraient manger dehors: vous avez, à Vayres, quelques tables pic Nic agréables (Jardin Europeana), Marché (Champ de foire), Terrain de foot… Des bancs publics (lavoir, Eglise…).
Merci de comprendre que l‘INSCRIPTION est OBLIGATOIRE afin de vous offrir le meilleur accueil.
A très vite!
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Visites ornitho au jardin au naturel de Vayres à Soi

Le jardin au naturel est un formidable lieu ressources et d’apprentissage, un territoire adopté ou non! Il nous apprend beaucoup sur comment concevoir des corridors biologiques qui soient efficaces.
Pour cela: créer un espace qui relie différents habitats naturels, qui fonctionne comme des ponts afin de permettre des déplacements et des interactions entre les espèces animales et végétales. Il convient donc d’offrir une diversité d’habitats, de laisser s’installer les plantes indigènes comme l’herbe à Robert (Géranium sauvage) qui affectionne les sols riches en éléments nutritifs, le lierre terrestre (garde manger pour les insectes, fleurs nectarifères, refuge, stabilisateur de sol), les violettes des bois (mellifères) etc…Et bien sûr, le Pissenlit!
Le jardin au naturel nous fait découvrir de nouvelles plantes, chaque année, qui se sont installées, là, toutes seules comme l’Eupatoire à feuille de chanvre, le fenouil bulbeux dont nous ne nous souvenons plus quand nous avons semé les premières graines mais qui est bel et bien là fidèle aux nombreux rdv du jardin!
Alors, voici en images, les visites de quelques uns des oiseaux de passage au jardin au naturel:
Le 4 avril 2023, voici la Huppe Fasciée (Upupa epops). Ce très bel oiseau migrateur appartient à la famille des Upupidés, dans l’ordre des Bucerotiformes. Cette famille comprend un genre unique, le genre Upupa et 3 espèces. Son nom est issu de l’onomatopée latine upupa (prononcer oupoupa) dérivé de son chant. Source LPO oiseaux
Vous pouvez écouter son chant ici: Upupa-epops
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Huppe Fasciée, avril 2023, Vayres .
Nous avons aperçu, dans le ciel, la semaine passée, quelques huppes. Elles n’ont pas fait de halte.
Cela nous permet de découvrir au fil du temps, des saisons de nombreuses évolutions quant à l’appropriation du jardin au naturel par les auxiliaires. Le jardin a évolué à partir de l’installation des gites, des nichoirs, des petits points d’eau, des plantations de haies diversifiées (depuis 2022), celles des vivaces mellifères/nectarifères et des annuelles…Sans oublier les mangeoires qui sont mises en place d’octobre (s’il commence à faire froid) jusqu’à début avril depuis le 1er hiver passé à Vayres, en 2021!
De quoi faire le point. La visite de certains espèces, cette année, est toute particulière car nous avons décompté de nombreux Grosbec casse-Noyaux, au point, d’en avoir 9, en même temps, sur le mur des mangeoires!
Quelle allure, ce jour-là, nous voyons, au loin, au fond du jardin, cet oiseau noir, nous sommes en septembre 2024, il s’agit du Faisan noir à tête rouge.
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Faisan noir à tête rouge .
Nous avions convié des passionnés d’ornitho lors du comptage national en janvier 2024, pour le comptage de janvier 2025, nous avons noté quelques différences;
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Pic Epeiche .

Chardonnerets en duo et Verdier d’Europe .
Tout d’abord, le retour en grand nombre des chardonnerets! (masque noir et rouge), la visite surprise durant une semaine du Pic Epeiche pour les graines de tournesol. On ne l’avait pas revu depuis 2022! Une ribambelle de mésanges, autant de bleues que de charbonnières, peu de mésanges à tête noir.
Quelques Verdiers d’Europe mais moins que l’an passé, pas de Tarin des Aulnes. De rares Pinson du Nord et encore très présents, cette année, les Pinsons des jardins. On note quelques merles et merlettes, un nid de Corneille tout en haut du très grand sapin (aperçu cette semaine!) et d’autres espèces d’oiseaux très discrets…
On remarque le retour des Rouge queue noir! On déplore l’ absence, encore cette année, de la Sitelle Torchepot.

Mésange bleue et 3 chardonnerets, décembre 2024, Vayres .
Chardonneret élégant – Oiseau des jardins / Le chardonneret élégant adulte est facilement reconnaissable à son masque facial rouge et noir, qui lui donne des allures de clown ainsi qu’aux marques alaires jaunes vif. Suite fiche LPO
Fiche espèce LPO du Pic Epeiche
. Longueur : 23-26 cm.
Le pic épeiche se reconnaît facilement à son plumage noir et blanc et les sous-caudales rouges (plumes situées sous la queue).
Mâles, femelles et juvéniles sont facilement identifiables : les deux adultes ont une calotte noire. Seul le mâle possède une tâche rouge sur la nuque. Les juvéniles ont le dessus de la tête entièrement rouge. Attention de ne pas les confondre avec le pic mar Dendrocopos medius adulte !
Cri de contact bref et puissant Kik !. Tambourinage bref au printemps (0,4 – 0,8 secondes).Vous voyez ce regard ?

Grosbec casse-noyaux (mâle et femelle à droite) et chardonnrets .
Grosbec casse-noyaux:
Longueur : 18 cm.
Ne peut être confondu. Plus massif que le Verdier d’Europe Chloris chloris. Fringille robuste et trapu au bec puissant capable d’exercer une pression jusqu’à 70 kg pour briser un noyau de cerise
Oiseau discret et farouche des bois mixtes et feuillus, grands jardins et parcs.
Nidification : en avril. Nid semblable à celui du bouvreuil pivoine situé dans l’enfourchure d’une branche entre 1,50 et 3 mètres de haut. Les jeunes quittent le nid à l’âge de 12-13 jours.
Comportement : les gros becs peuvent former de grandes troupes localement en hiver. C’est ça!Petits retours en arrière:
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Le Pinson du Nord, 2022, Vayres .
A retenir: un événement important aussi pour les oiseaux, la présence d’un chat à demeure depuis décembre 2023!
Nous voici en 2022 avec les fameux Tarin des Aulnes, pourtant, encore si nombreux en janvier 2024…

Tarin des Aulnes, mars 2022, Vayres .
Nous tenions à vous présenter la locataire de la baignoire installée/transformée en mare avec plantes aquatiques et cadre verdoyant en herbes sauvages…
Cela fait deux années qu’elle est installée:

Grenouille, petite mare, Vayres .
Nous ne savons pas si le Hérisson est revenu, d’après l’analyse des crottes retrouvées dans le jardin, il semblerait que non, idem pour l’Ecureuil, nous lui avons toutefois installé une mangeoire au cas où! Les nids sont occupés (mésanges), d’autres sont repris (mur de la grange) et des nouveaux sont façonnés dans la haie de bambou…Bonne nouvelle!
Avant de vous retrouver pour un article sur la végétalisation du bourg, à Vayres, on vous laisse avec quelques uns de nos colocataires toujours plus nombreux…
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Bébé lézard des murailles, Vayres A bientôt!
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La fête de la nature c’est toute l’année

En cette année, 2025, nous ne proposerons pas d’évènement pour la Fête de la Nature ni pour le Printemps des Cimetières en mai pour plusieurs raisons.
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—-La première, nous travaillons à l’année à Vayres, c’est-à-dire hors événement, au jardin au naturel de Vayres à Soi au 28 rue belles roses, pour le fleurissement de quelques massifs de plantes, de roses au village, pour celui du lavoir, d’une partie de celui présent au square Europeana, également, au cimetière pour le fleurissement des tombes.
Ces actions sont pérennes, se voient, se vivent au quotidien, requièrent un entretien, des apports de matière organique, du soin, des tailles, de l’eau…
Rien que pour le lavoir:

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Au lavoir, nous avons plaisir de prendre soin du rosier grimpant rouge, de mettre à ses pieds, des vivaces et d’y semer quelques annuelles, le plus dur c’est ce petit îlot surélevé qui a toujours besoin d’eau…Et qui, par son exigence et la pauvreté de sa terre, n’est plaisant que pour certaines espèces de plantes…
Pour le massif situé rue des poètes, un travail de longue haleine de bientôt trois ans, pour ces presque 20 mètres repris en piteux état. Doté de ses 17 rosiers qui ont eu tant de mal à survivre, nous avons entrepris un entretien mensuel et plus en période plus propice. Des vivaces ont été plantées, des graines, chaque année, sont semées, nous mettons à disposition de quoi manger et se cacher, c’est-à-dire de quoi vivre pour de nombreux insectes et pour un somptueux lézard vert qui a élu domicile au cœur des plantes et herbes un peu folles…
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Les roses rue des poètes à Vayres 
Le lézard vert .
Nous sommes intervenues en 2024 pour nettoyer les grands parterres des résidences de l’Odhac. Envahis par le bambou, des rosiers affamés qui ont reçu de quoi reprendre en force, un très beau rosier liane a été taillé, un autre a été remis en lumière caché derrière une liane très envahissante: l’actinidia (kiwi), une vasque a été fleurie. Aujourd’hui, nous passons régulièrement voir l’évolution, nous apportons le nécessaire à ces espèces qui ont seulement besoin d’être respectées.
Nous poursuivons nos actions sur les massifs rue belles roses (vers le cimetière) et à l’angle de la rue Fée des Neiges. Nous apportons des éléments nutritifs et nous taillons les rosiers Raymond Poulidor. Nous fleurissons les quatre bacs devant l’église, celui du lavoir et les trois autres non loin de la cantine et du Champ de foire, rue des peintres.
De plus, nous créons des corridors biologiques depuis le jardin au naturel, nous installons des abris, refuges, nous plantons des haies nourricières, mellifères/nectarifères, nous offrons des gîtes pour les insectes, de petites mares pour les grenouilles, nous apportons une nourriture saine, de novembre à début avril (en fonction de la météo), à de très nombreuses espèces d’oiseaux du jardin. Nous sommes refuges L.P.O. Nous avons installé des nichoirs, occupés pour la plupart… Depuis décembre 2021, vous verrez le changement de ce jardin de près de 1000 m2 clôt de murs et doté d’arbres moyens et grands ( Albizia, Sapin, Bouleaux, Cerisier, Tilleul, Robinier Faux Acacia).
Donc, la Fête de la Nature c’est toute l’année!
Cette année, nous ne participons pas au Printemps des Cimetières parce que nous avons pensé, conçu un projet que nous avons présenté en mairie en 2024, dès janvier et pour lequel, nous n’avons obtenu aucune suite. Nous continuons notre travail sans attendre de validation, les plantations prévues ont été installées ailleurs ou sont en attente. La planification de projet et de notre accompagnement s’étend sur trois ans. Nous n’avons rien entrepris de nouveau sur ce site, ce qui ne veut pas dire que nous l’avons abandonné, loin de là, nous participons activement, au fleurissement, de quelques tombes, toujours plus nombreuses…
Pour ce printemps, beaucoup de travail en conception, végétalisation. Nous vous avions proposé de nombreuses et variées sorties/actions, l’an passé, nous ne sommes pas disponibles de la même manière cette année, ce qui ne nous empêche pas de continuer ! Et puis, copier, non merci, à bon entendeur.
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Nous vous montrerons des images de l’avancée de ces réalisations, de l’accueil mis à dispo pour les oiseaux, grenouilles, lézards, escargots…Un véritable carnet de bonne santé, vous serez, nous l’espérons, ravi.e.s de constater, comme nous, la beauté, la générosité d’une nature qui se porte mieux et le plaisir de voir tous nos efforts récompensés par les seuls résultats qui comptent, le nombre et la diversité des espèces présentes.
Bon printemps!


















