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  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye ta cambrousse

    Paye ta cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le masculinisme.

  • Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!

    Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.

    L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.

    Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!

    Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:

    « Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.

    Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »

    ….

    Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!

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    Le lieu

    Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!

    On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…

    Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.

    Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:

    Pierre Alexandre Remy

    Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).

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    Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?

    Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.

    Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.

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    On clique pour agrandir.

    —Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:

    « Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP

    Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire

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    Lucille Rat

    Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.

    Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.

    Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.

    La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat

    Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,

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    Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.

    Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019:  VIA Créations Textile .

    Yanko Tsvetkov

    (Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.

    Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner

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    « Atlas of Prejudice

    The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source

    Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.

    Pour cette expo, on peut regretter :

    L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.

    Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.

    Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.

    Editions Apeiron

    Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.

    Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…

    Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.

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    La démarche éditoriale de la maison ?

    « Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.

    Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.

    Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA

    Petites digressions culturelles

    Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.

    Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).

    Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.

    EPCI – EPCC

    La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )

    Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?

    Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.

    Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)

    Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.

    Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…

    Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.

    Le PFH ?

    Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…

    Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI

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    Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!

    Vous pouvez aussi regarder par ICI!

    Les Pépites du mois

    Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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    Isabelle Pompe, 1 er février 2026.

  • Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?

    « Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »

    Source: Carte contamination

    Comment ça marche ?

    Chercher: renseigner le nom de la commune.

    Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!

    Vayres ( 87600)

    Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

    Rochechouart (87600)

    Oradour-Sur-Vayres (87150)

    Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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    Cognac-la -Forêt (87310 )

    Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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    Mines d’or et pollution des eaux

    Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.

    Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.

    Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!

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    Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…

    Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!

    Extrait

    « Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »

    Réunion publique le 21 janvier dernier :

    Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.

    Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution

    Ici, il en est aussi question:

    « A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.

    La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.

    La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière

    Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter:

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    Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:

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    Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026

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    Cantines bio et son palmarès

    Nous souhaitions partager ce palmarès.

    Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.

    Périgueux – Vayres : 77 km

    « L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.

    Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »

    Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.

    Voici le podium :

    1. Saint-Etienne (74,5 %)
    2. Périgueux: (67, 6 %)
    3. Bordeaux (66,2%).

    Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici

    Le Prix du mépris

    « Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

    Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.

    On parle de Limoges ?

    Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.

    Voici le palmarès de l’enquête en détails:

    Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine

    C’est quoi un projet à impact ?

    Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.

    Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine

    Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.

    Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).

    Par départements

    Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:

    1. Gironde (43000)
    2. Charente-Maritime ( 17000)
    3. Pyrénées- Atlantiques ( 14000)

    La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:

    1. Dordogne ( 7000)
    2. Lot-et-Garonne (6000)
    3. Corrèze (5000)
    4. Creuse (3000)

    Par ville de la Région

    1. Bordeaux ( 35000)
    2. Poitiers (7000)
    3. La Rochelle (6600)
    4. Niort (5400)
    5. Limoges (4904)

    Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.

    • Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
    • Poitiers : 89 000 hab env.
    • La Rochelle : 80 000 hab env
    • Niort (60 000 hab env)
    • Limoges : 130 000 hab env

    Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!

    Source : ici

    Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!

    Isabelle Pompe.

  • Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Nuits de la lecture, 9ème édition

    Villes & Campagnes du 21 au 25 janvier 2026

    Il y aurait beaucoup à dire du livre et de la lecture à la campagne en raison du fait simple suivant: c’est un abri vital pour l’imaginaire.

    Depuis notre lieu de résidence, nous luttons contre le stigmate de la campagne comme territoire pauvre culturellement et intellectuellement. Souvent conservatrice, répétitive, trop excluante ou en vase clos…

    Mais, ici, c’est surtout une forme d’absence de conscience collective qui nous navre.

    Nous nous souvenons avoir proposé la création d’une bibliothèque éphémère voilà deux ans et avoir été intimidées pour ce même projet par un membre du conseil municipal de notre commune. Aujourd’hui encore, alors que rien n’existe, cela sera toujours lamentable.

    Les abris pour l’imaginaire demeure des espaces essentiels.

    Il n’y a rien de plus subversif que de créer des abris pour l’imaginaire. Heiner Müller.

    Aujourd’hui, nous sommes désolées de constater, de déplorer la pauvreté des propositions pour cette nouvelle édition des Nuits de la lecture, faites dans les environs de notre commune, du point de vue des équipements culturels.

    Avec cet article, nous vous invitons à saisir l’importance de cet évènement là où la culture est plus politique qu’ailleurs, en rase cambrousse!

    Pour vous situer sur nos engagements associatifs en faveur de la lecture: Nous avons participé aux Nuits de la lecture (édition 2024) avec Faire Corps, parce que la lecture, c’est aussi l’édition, nous avions souhaité porter à bout de bras, Téma, le 1er salon de l’édition en pleine campagne, à Vayres en mars 2025. Nous insistons sur l’édition et non, uniquement, le livre car c’est l’écosystème du livre qui nous intéresse.

    Nous avons dû mettre en stand by ce projet de par l’attitude de certains auteurs et en raison des mentalités locales. Lasses, nous sommes lasses de l’individualisme, du manque de respect des initiatives associatives où tout est bénévole et lasses de cet abject opportunisme.

    Nous pensons, en ce jour, beaucoup, à la maison d’édition L’association qui traverse une période douloureuse:

    Après trente-cinq ans d’existence et plus de 800 livres publiés, L’Association affronte aujourd’hui une situation financière très compliquée, étranglée par des problèmes de trésorerie qui pourraient nous forcer à cesser toute activité éditoriale.

    Soutenons et aidons cette chère maison d’édition indépendante! Source l’association.

    Le livre est bien plus qu’ un objet, une couverture, un nom c’est aussi l’outil d’une guerre culturelle, telle que nous la voyons avec notamment la volonté monopolistique des médias Bolloré et l’attitude des éditions Fayard.

    Parce que le livre est toujours en danger, parce que les chiffres et études de 2023 font toujours flipper, au regard de la maîtrise de la lecture.

    La France est en deçà de la moyenne européenne.

    En 2023, un jeune français sur dix peine à lire correctement.

    Voici le chiffre préoccupant révélé en juin 2023 par la Depp, l’agence statistique du ministère de l’Éducation.

    « L’écart entre le nombre de mots entendus par un enfant de 3 ans, en fonction de son milieu social, se compte en millions.

    Et si les difficultés en lecture s’avéraient être la source de toutes les inégalités scolaires ?

    L’étude internationale Pirls sur la lecture et la compréhension de l’écrit le montre dans sa dernière édition  :

    La catégorie sociale de la famille joue un rôle majeur dans les résultats des élèves, de même que toutes les activités liées à la lecture et au langage que les parents peuvent entreprendre dès le plus jeune âge.

    En cause notamment : la focalisation sur les apprentissages du CP, alors que la maternelle et les autres niveaux du primaire sont aussi importants. »

    Source: Le Monde les raisons qui expliquent la fragilité des élèves français en lecture

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    Nous vous précisons le crédit de l’affiche des Nuits de la lecture, il s’agit d’une œuvre de Tom Haugomat, ici + de détails sur l’illustrateur aussi parce que l’IA pose le grave problème des droits d’auteur et celui de l’importance capitale de la créativité.

    Là où il y a peu de lieu, peu de lien, les Nuits de la lecture c’est un temps culturel commun fondamental !

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    Par son thème, cette année, Villes & Campagnes, cette édition c’est aussi l’opportunité pour, enfin, aborder, en rase campagne, les questions de droit et d’accès au droit et les questions environnementales et climatiques.

    Une porte d’entrée, également, dans le sujet terrible des violences faites aux femmes et aux enfants à la campagne.

    N’oublions pas les violence sociales et symboliques faites à la jeunesse, en termes toujours d’accès, en particulier dans le cadre de leurs études, de leurs projets professionnels fortement impactés par les préjugés et par les graves problèmes de mobilité.

    Une ouverture obligatoire pour permettre des respirations culturelles

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    Nous étions en mesure de présenter une exposition photographique dont le thème rôdait, non sans ironie, autour des mythes et des faits mais aucun appel à participation n’ a été lancé, aucun appel à projet.

    Nous rencontrons des directeurs de structures, de lieux et des élus depuis quatre années en signifiant ce manque cruel d’ouverture, d’appel d’air et de pluridisciplinarité avec une attache profonde aux pratiques amateures.

    Rien ne bouge. Voilà aussi la lenteur de ces territoires, lenteur organisationnelle, lenteur par peur de la prise de risque ? Nous ne savons pas.

    Le constat ? Les mentalités ne changent pas.

    Comment penser des connexions mais aussi comment réparer et lutter contre les discriminations ?

    La campagne ce n’est pas à opposer, ni à soustraire à la ville.

    Dans cette hiérarchie territoriale qui file des boutons et oublie de restituer à la campagne sa complexité, nous aurions aimé que des places soient proposées pour des échanges éclairés.

    Faut-il réduire la campagne à des idéologies, faut-il la bâillonner, la soumettre à des subjectivités ?

    Est-ce la face fardée de la ville qu’on opposerait à la tête au naturel de la cambrousse ?

    La ruralité: est-ce une carte postale conservatrice vectrice d’idées sexistes, rétrogrades et dangereuses ? Est-ce un endroit qui vit mal où les stigmates et les critères de discrimination sont omniprésents?

    Pop culture Versus France profonde ? Quelle place pour la violence, la médisance, le secret ? Et pour L’obsession de l’Histoire qui doit se taire ?

    Un malus rural de genre ?

    La violence intrafamiliale et la campagne

    47 % des féminicides ont lieu à la campagne, alors que seulement 33 % de la population française y habite.

    Ce chiffre n’est pas nouveau. Il est issu d’un rapport d’information du Sénat de 2021.

    L’isolement, la distance, la méconnaissance des dispositifs d’aide et l’entre -soi participent à l’aggravation des situations.

    L’entre soi à la campagne: tout le monde se connait.

    La ruralité amplifie les inégalités

    Un tiers des femmes vivent en milieu rural, nous parlons de 11 millions de femmes mais leurs vies est peu racontée.

    « Le territoire rural est, pour les femmes, un exhausteur d’inégalités… Ces femmes rurales vivent une inégalité systémique, qui crée une condition féminine rurale qu’on pourrait appeler un malus rural de genre. La ruralité ne crée pas les écarts ; elle les durcit. » 

    45% de ces 11 millions de femmes sont inactives. Pour celles qui travaillent, elles ont des revenu moins importants que les hommes, du fait de leur carrière hachée, du travail à temps partiel et des périodes d’inactivités. Elles seront donc des retraitées plus pauvres.

    L association Rura (ex-Chemins d’avenirs) publie une étude inédite sur le quotidien des femmes en ruralité (réalisée auprès de plus de 5000 personnes). Sa présidente Salomé Berlioux et son directeur du plaidoyer, Félix Assouly dévoilent en avant-première à Ouest-France les grands enseignements. A lire: Source: Ouest France, La ruralité amplifie les inégalités hommes femmes.

    Reco lecture/culture

    Voici quelques ouvrages, lectures, univers phasés avec l’expérience parfois douloureuse, souvent engagée de la vie au vert:

    BD: retour à la terre (larcenet), Films : Princesse Mononoké, Fantastic Mr Fox, Brisby et le secret de NIMH, Chiens de paille (Sam peckinpah), Delivrance, Psychose, Les moissons du ciel (Malick), La poursuite impitoyable …

    Livres: Le chien des baskerville (Sherlock), Les raisins de la colère (film John Ford comme livre).

    Une série de réflexions écologique et sociale

    Les Nuits de la lecture aurait pu offrir une série de réflexions écologiques et sociales, d’autant que l’IA prend une place considérable notamment au regard de l’offre de formation et de l’usage qu’en font les français!

    Ces formations viennent, en effet, concurrencer celles sur le climat. Source Le Monde, Planète

    Les acteurs de la sensibilisation à la transition écologique traversent une crise. En cause : reculs réglementaires, instabilité politique et détournement d’une partie des budgets vers l’intelligence artificielle.

    Le comptage national des oiseaux des jardins

    Et, oui, le dernier week-end de janvier, 24 et 25, c’est aussi le comptage national des Oiseaux des jardins!

    L’opportunité encore, au cœur des questions culturelles, d’aborder la place des oiseaux et l’effondrement des populations d’oiseaux dans les jardins. Ces phénomènes sont liés aux crises de la biodiversité et du climat.

    De nombreuses personnes ressources à l’échelle du département auraient pu être conviées pour intervenir lors d’une action de sensibilisation et de médiation…

    On y va: LPO sciences participatives

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.« 

    Nous sommes pour un DRY Year!

    Toujours janvier mais pas que! Le dry january devrait être un dry year parce qu’à la campagne, on boit pas mal et que l’alcool fait partie des distractions, c’est surtout un enjeu de santé publique majeur!

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    Pour les Nuits de la lecture, on ouvre un boulevard, celui de l’alcool et la littérature...

    Guy Debord – Panégyrique, tome premier, Paris, Gallimard, 1993 (1989):

     » Quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage. J’ai écrit beaucoup moins que la plupart des gens qui écrivent; mais j’ai bu beaucoup plus que la plupart des gens qui boivent. »

    La question des risques liés à l’alcool reste centrale. Avec un coût social estimé à plus de 118 milliards d’euros par an, l’alcoolisme est un problème de santé publique de premier ordre. 

    L’État et les associations mènent des campagnes de sensibilisation pour limiter les excès, notamment à destination des plus jeunes. Toutefois, les campagnes de prévention peinent parfois à rivaliser avec les stratégies marketing des marques, omniprésentes sur les réseaux sociaux via des influenceurs. Source

    Selon Santé Publique France, 7 % des décès sont attribuables à l’alcool, soit 49 000 chaque année

  • L’hi Vayres est là

    L’hi Vayres est là

    Alors voilà l’année 2025 s’en est allée! Ces derniers jours et heures achevées ont été jusqu’au bout intenses pour nous. Enveloppes, bienfaits, surprises et souvenirs!

    Nous vous souhaitons une année 2026 remplie de combativité, une nouvelle année pleine de vos observations, des jours nouveaux bourrés des vitamines de l’engagement. La nature garde la mémoire. Nous espérons lucidité, des mots militants et justes associés à des actes.

    Incitées nous sommes à poursuivre nos actions en faveur de la nature, de la biodiversité ordinaire à l’échelle d’un jardin, d’un village. Cela ne sera pas encore assez. Il faut continuer. Encouragées par nos visiteuses et visiteurs du jour, nous poursuivons ce travail toujours aussi enrichissant et nourricier.

    Voici en image, notre colis du 31 décembre 2025! Pour ses hôtes du jardin au naturel, la présidente de l’association Vayres à Soi a offert à cet espace vivant deux nichoirs (un semi ouvert dit semi cavernicole pour rougegorge, gobemouche gris, bergeronnette grise et rougequeue noir (source produit) et un 34 mm pour moineau friquet ou domestique, mésange charbonnière, sittelle torchepot, rougequeue à front blanc et autres source produit) et a renouvelé son refuge L.P.O Chez Colette pour la quatrième année, voilà la nouvelle pancarte!

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    Pour une écologie qui lutte contre les inégalités sociales

    Et parce que nos valeurs sont liées à une écologie sociale, nous militerons, encore, pour une mobilité solidaire et partageuse, pour des logements restaurés et au top question isolation car nous connaissons et avons fort bien expérimenté toutes ces situations difficiles !

    Nous vous invitons donc à découvrir le dernier numéro de Mefia Te au titre « Toi, toit, mon toit! » pour cette période hivernale qui se montre, à nouveau, rude, injuste voire meurtrière.

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    Reco lecture hivernale, le dernier numéro de MefiaTe

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    2025 fut emplie de contrastes, pleine de rebondissements et source de stress ne serait-ce qu’hydrique, la nature a souffert…Nous ne l’oublions pas! Nous mettons en œuvre une série de gestes tournés vers elle et c’est bien là notre plus grande attention.

    Les sorties nature de décembre ont été riches en clichés, en rencontres arborées. Saisir la nature dans son plus simple apparat restera toujours aussi émouvant et vivifiant y compris en ces périodes ô combien incertaines et humainement abîmées!

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    Détours et contours du sentier botanique de Vayres

    Nous savons que les mois de décembre et janvier sont des mois à injonctions, la lourdeur des fêtes où le cœur n’y est pas, des festivités parfois endeuillées et qui peuvent plonger dans des instants de détresse. La solitude peut peser lourd, surtout en l’absence de main tendue et d’écoute attentive. Faute de disponibilité ou dans le refus de s’ouvrir à l’autre sans le juger, elle reste étrange cette considération que nous avons de la mort sociale. Il n’y a pas qu’à la campagne et que pour les personnes âgées que la solitude et l’isolement soient une source de maux et d’inquiétudes.

    Il n’y a pas qu’une seule manière d’être jeune et que signifie vieillesse, comment et quand traversons nous l’âge adulte ?

    Dès lors, nous ne comprenons et ne cautionnons aucune action en direction d’un public à travers le prisme de son « âge » comme si celui-ci recevait une étiquette au mépris des parcours, carrières et trajectoires.

    Donc, pas d’ainées par ici car la catégorisation de la population en classes d’âge n’est pas une tradition mais une vision monolithique avec laquelle il faut rompre dixit Cécile Van de Velde.

    Pour parfaire nos vœux, nous vous invitons à considérer différemment la notion d’âge, au travers les fameux, mais erronés, trois âges de la vie; la jeunesse qui n’est qu’un mot pour le sociologue Pierre Bourdieu, l’âge adulte et la vieillesse.

    Quittons les sentiers battus, les idéologies simplistes et cessons de catégoriser la population en classes d’âge.

    Pour bien commencer l’année, voici une lecture stimulante « sociologie des âges de la vie » de Cécile Van de Velde et la redécouverte nécessaire des travaux de Jean-Pierre Terrail ( professeur honoraire de sociologie (Groupe de recherches sur la démocratisation scolaire). Il a notamment publié : Destins ouvriers (PUF, 1990), De l’inégalité scolaire (La Dispute, 2002) et Pour une école de l’exigence intellectuelle (La Dispute, 2016).

    + d’infos sur cvandevelde

    Et trois images conçues (crédit Isabelle Pompe) pour nous réveiller, développer nos esprits critiques et apprécier davantage la complexité.

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    Nous sommes vivantes, vivants, profitons bien de ce 1er jour et mois de cette toute nouvelle année!

  • Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    On vous parle du refuge L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux) « Chez Colette « , installé voilà 4 ans, à Vayres, en Haute-Vienne en plein centre bourg.

    Et, parce qu’on adore la poésie et l’imaginaire, on vous recommande, en cette toute fin d’année 2025, nos baumes au cœur:

    • la découverte d’un ouvrage : « Eloge des oiseaux de passage » de Jean-Noël Rieffel (sorti en 2023)
    • la lecture d’une œuvre poétique fantastique, Les boutiques de cannelle de Bruno Schulz !

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Parce qu’il sont indispensables à notre quotidien, parfois anxiogène, les oiseaux des jardins sont nos acolytes préférés!

    Quatre années, déjà, en novembre 2021, nous avons mis en place ce refuge pour en apprendre davantage sur nos amis ailés, les reconnaître, partager nos observations… Toujours avec simplicité!

    Les autres, ce sont eux, ces oiseaux des jardins qui depuis ces 4 années sont devenus fidèles et chaque année, nous avons le plaisir d’apprécier cette superbe saison d’hiver!

    Cliquer pour en profiter!

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    Pour lesquels nous avons construit un jardin adapté, sans chat, en plantant des arbustes à baies, des haies persistantes, mellifères et autres, en installant deux nichoirs (tronc du grand sapin), en attente de deux autres au niveau du grand cerisier, un gîte à insectes et tant d’autres petits refuges, ici et là…

    Nous prenons soin du sol de ce jardin au naturel avec feuilles mortes, compost et autres engrais verts…La baignoire est la maison de deux grenouilles, les allées, petits bacs sont de véritables cachettes pour les agiles, crapaud, lézards des murailles…

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    Voici, ci-dessus, deux images printanières (2025 ) – cliquez pour agrandir

    Un refuge L.P.O, en frais, cela coûte par an:

    • 15€ adhésion au refuge
    • 35€ d’adhésion en soutien à LPO
    • Opération Tournesol: pour une période hivernale complète avec un terrain de 1000m2, il faut compter 4 sacs de tournesols bio de 15kg chacun soit un total de 92€ pour 60 kg.

    On ajoute de nombreuses mangeoires et abreuvoirs!

    Voici, en image, la première page de notre livre d’actions en faveur de la biodiversité: en 1, composer avec l’existant (les arbres) en intervenant tout de même auprès des bambous envahissants à l’automne et hiver 2021:

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    Depuis quatre années, nous réalisons, avec ferveur, des comptages. En hiver grâce à ces multiples postes de nourrissage, nous observons, dès notre fenêtre de cuisine, porte entrée, petite terrasse:

    • un grand nombre de Mésanges charbonnières– (Parus major)
    • Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus)
    • quelques Mésanges nonnettes (Poecile palustris)
    • Moineau friquet
    • Pinsons des arbres
    • chardonnerets élégants toujours autant territoriaux,
    • Rouge-gorge familier ( Erithacus rubecula)
    • Merle noir et merlettes
    • un gros bec casse noyaux ( Coccothraustes coccothraustes) a fait son entrée hier (24/12/2025)
    • et le Pic Epeiche (Dendrocopos major), en solitaire!

    Un régal pour le yeux que de voir ce ballet, cette frénésie nourricière. Nous leur apportons ainsi des forces, de quoi tenir le froid qui commence à se faire glacial en ce jour de Noël!

    La nature est indispensable à notre mieux-être, ces oiseaux sont en vie et voilà notre priorité: que ce jardin soit un espace plus vivant, encore plus vivant afin que ces oiseaux puissent se nourrir, nicher, se reproduire et être indissociables, pour de nombreuses années, d’un jardin à la campagne, d’un paysage qui devrait être naturel mais qui a besoin d’être protégé, aidé, soutenu et encouragé!

    « Eloge des oiseaux de passage » -Jean-Noël Rieffel

    « Les oiseaux nous apportent de la lumière. Il m’est impossible d’imaginer un jour devoir les quitter, faire le deuil de toutes ces splendeurs entrevues qui m’ont augmenté, comblé : les yeux majestueux du grand-duc, le vol claironnant des grues cendrées, le caractère hybride du colibri, à la fois insecte et pierre précieuse, la sorcellerie colorée du guêpier, le récital de la grive musicienne se détachant à contre-jour au sommet d’un arbre, le baume sonore du loriot, la toute première note du rossignol au mois d’avril, ce filet de soleil à travers le volet de la chambre d’où sourd le chant d’aurore du rouge-queue à front blanc…

    La lumière des oiseaux est finalement un éclair d’éternité dans nos vies de passage.

    Enfant, Jean-Noël Rieffel était un rêveur comme le cancre de Jacques Prévert. Il contemplait la nature par la fenêtre. Au fil des années, il est devenu un fou d’oiseaux, un ornithologue amateur. Il nous raconte dans ce livre l’état de poésie permanent inspiré par cette passion.

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    Vous pouvez vous le procurer ici, voici le site des Editions des Equateurs!

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    Les Boutiques de CannelleBruno Schulz

    Ces 13 récits, composés vers 1930, reposent sur des souvenirs d’enfance, une forme d’autobiographie à digressions fantastiques. Des visions oniriques, des divagations…L’idée est de partir aux origines, de se laisser nimber par le mystère…

    Une lecture troublante, découverte par hasard, merci au Book Club de France Culture et à Blexbolex (sérigraphe, illustrateur, auteur de BD) et sa bibliothèque !

    Au passage, Blexbolex vient de sortir son grand voyage initiatique, Le temps du capitaine Brett, pour les amoureux des romans graphiques non classiques!

    Bruno SchulzLes boutiques de cannelle (Gallimard, coll. L’Imaginaire). Traduit du polonais par Thérèse Douchy, Georges Sidre et Georges Lisowski.

    « Ce passage est une pure description, et je n’avais jamais lu quelque chose d’équivalent, c’est extrêmement graphique, imagé et sensuel. Par ailleurs, ce recueil est composé de nouvelles, qui sont aussi des souvenirs d’enfance. Il s’agit d’un livre sur l’enfance, très fort et d’une très grande richesse qui m’a littéralement retourné la tête. » Blexbolex

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    « Première édition VO : 1933.


    « Drohobycz, tranquille bourgade provinciale où Bruno Schulz vécut et enseigna le dessin, devient le lieu de toutes les terreurs et de toutes les merveilles : ses places, ses rues, la boutique familiale de draps et de tissus se métamorphosent…. »

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    La prochaine date du Comptage National ?

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Ici, des infos sur oiseaux des jardins

    Bonnes fêtes de fin d’année toutes en vie ailées et mouvements migrateurs!

  • Habiter c’est résister

    Habiter c’est résister

    Habiter ce n’est pas domicilier, déposer des affaires dans un garde meuble qui ressemble, de près ou de loin, à une maison. Habiter c’est surtout résister! Résister face aux incompréhensions, jugements divers, racisme et autre forme d’exclusion…Résister pour s’épanouir.

    Alors que la campagne isole et que les femmes en sont les plus grandes victimes, nous résidons dans un village où lorsque nous organisons un évènement, nous souhaitons, en priorité, créer des instants de partage, offrir à nos voisines, voisins un bon café, quelques gourmandises cuisinées maison. Dans les faits, c’est quelque chose d’assez simple, rien d’effrayant.

    Sauf que dans le bourg personne ne se balade, certains redoutent les autres, tandis que circulent comme un virus les formes d’inspection et la culture du ragot.

    Nous sommes éco féministes, ce qui nous donnent à faire l’expérience de la double peine, nous luttons contre la masculinité toxique, très présente dans cette campagne, avec des styles patriarcaux souvent voisins et militons en faveur de l’environnement, notamment, pour la biodiversité ordinaire.

    Alors, oui, nous proposons des temps forts qui touchent aux questions écologiques et sociales, donc la seconde main est toujours très présente.

    Hier, vous pouviez trouver dans une création « petite boutique éphémère », des articles sélectifs en parfait état, du vide dressing, des jouets pour kidultes, de la vaisselle et de la vaisselle haute de gamme, des ustensiles de professionnel de la restauration, des articles pour les animaux (chats, chiens et NAC), sans oublier la ressourcerie verte (prix anti gaspi pour arbustes, plantes vivaces) et des livres, BD et beaux livres!

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    Ouvrir sa porte n’est pas chose anodine culturellement, il faut aimer les autres.

    Nous défendons cette idée de proximité sans arrière pensée et sans calcul car nous méprisons l’opportunisme et la fausse popularité que certaines et certains chérissent tant. Ce village fait du mal aux initiatives citoyennes, ses locataires ne semblent guère supporter l’indépendance d’où un rapport excessif au contrôle avec l’oubli maladif et quasi constant de la consultation publique.

    Alors, hier, nous étions comme au zoo. Des personnes dans leur véhicule, fenêtres fermées jusqu’au dessus, ralentissaient devant le panneau d’information pour notre Folle Journée d’Hiver. Ils nous regardaient, au ralenti, fixement comme derrière la vitre d’un train lorsqu’on absorbe le paysage mais, apparemment, dans l’impossibilité de s’arrêter. Et puis le contrôle, la police locale de ceux, majoritairement des hommes, qui n’ont rien à d’autre à faire que de surveiller.

    Avons-nous des comptes à rendre ? Nous avions fait les choses dans les règles comme à chaque fois lorsque nous organisons quelque chose.

    Appartenons nous à une forme de ménagerie ? Mises au ban comme ils le souhaitent mais dans la résistance, toujours et encore, la faune féminine de notre association n’a pas décidé de baisser le rideau. Et non le bestiaire du 28 n’est pas encore maté. En revanche nous n’apprécions pas les moutons, ces êtres dangereux car incapables de faire preuve d’esprit critique ni de se faire leur propre opinion.

    Visiblement, 2025 fut, pour vous, une année fort obéissante.

    En outre, lorsque nous sommes amenées à découvrir des articles de la presse locale qui narre les errements vayrois, nous découvrons, avec la pleine conscience qui va avec, que la propagande est au rendez-vous. Les journalistes, correspondants nous donnent à lire une information qui n’est ni vérifiée ni juste.

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    Avec leur cœur en plastique et leur cruel manque de bienveillance, ces locataires sont plus à plaindre, ces faiseurs d’histoire. Comme cela doit être douloureux de souffrir à ce point d’un problème d’égo et d’avoir autant envie d’occuper l’espace.

    Nous ne sommes pas convaincues car dès le début, leur brutalité nous a choquée, leur refus catégorique de mettre en place des débats, leur décision prise toujours dans le secret. Ce n’est pas cela le vivre ensemble. D’ailleurs, à Vayres, pauvre village qui ploye sous le poids de très lourds secrets, « ensemble » ressemble à des cousinades, à des communautés excluantes incapables de créer, de tisser du lien par manque d’éducation, de respect et d’altruisme.

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    Bien le bonjour et tout notre soutien à toutes les militantes et militants écologistes, la guerre est déclarée avec la coordination rurale et vive la solidarité féminine!

  • La folle Journée d’Hiver, c’est bientôt

    La folle Journée d’Hiver, c’est bientôt

    Pour dimanche prochain, le 21 décembre, on vous a préparé de belles propositions solidaires et bien diversifiées pour que vous puissiez vous faire plaisir et offrir malin et humain!

    On sait que la période de fin d’année est difficile pour bon nombre d’entre nous donc le prix s’est uni au charme et à la qualité avec un grand sens du service!

    Vous pourrez donc y découvrir des stands de vente de seconde main chaleureuse.

    Prenez donc rdv le dimanche 21 décembre à Vayres pour nous rejoindre avec votre curiosité, votre brin de folie et nous soutenir dans notre démarche de partage à la campagne!

    En images, de la recyclerie déco noël made in Vayres à Soi pour honorer, en ce jour de solstice d’hiver, les arbres du jardin et vous inviter, bénévolement, au sourire.

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    Le Jardin au naturel  » Fauves » en décembre 2025 par Isabelle Pompe

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    Nous souhaitons, en effet, encore et toujours, valoriser la seconde main car elle est plus humaine, à une histoire, elle est plus singulière et originale.

    Alors, pour cette Folle Journée d’Hiver, seront là:

    • Du vrai vintage pour certaines pièces
    • Du made in France à gogo
    • Des matériaux nobles (laine naturelle)
    • Du velours somptueux
    • Le plein d’aimables couleurs!

    Seront bel et bien présents:

    • des joujoux tout doux
    • des jouets collectors, le tout en parfaite santé et follement bien emballés!

    On a ajouté un vide dressing avec prêt à porter féminin pour passionnées de mode autour des essentiels du vestiaire féminin (entre autres, des blazers pour toutes les saisons…)des accessoires d’hiver et même une combinaison de ski flambant neuve!

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    Notre beau sapin par Isabelle Pompe

    Se sont jointes à nous, de la vaisselle fine, des jolies pièces Villeroy & Boch, de la décoration, des ustensiles de cuisine pour gastronome et fin gourmet (clin d’œil à la poissonnière en inox et à la marmite).

    Vous pourrez aussi faire la connaissance d’un Bianchi de collection (vélo de course), d’une tondeuse à gazon (et oui! ) de la marque Viking prête à brouter votre parcelle au printemps prochain!

    Et pour la partie associative, vous aurez, devant vous, des arbustes, des plantes issues de la ressourcerie verte….Et parce qu’on adore la culture, vous pourrez acheter des livres, de la BD des beaux livres à petits prix !

    Nous serons ouverts de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30 pour la partie vente.

    Cette entrée est libre.

    En plus, vous aurez la possibilité, sur place, de vous poser, de boire une boisson chaude et de déguster des gourmandises faites maison à prix solidaire!

    N’oubliez pas de réserver pour la sortie nature et culture (rallye photo ou marche de 5/6km en pleine forêt) qui vous fera prendre un grand bol d’air photographique et photogénique en ce beau jour du 21 décembre 2025, c’est à 14h le top départ au 28 rue belles roses.

    Voici la billetterie folle journée d’hiver en ligne ou adressez-vous un mail à vayresasoi@gmail.com pour réserver votre place si vous souhaitez régler sur place! C’est sortie est animée par une médiatrice et c’est 5€ par personne.

    Attention, à Vayres, vous pouvez vous garer tout à côté gratuitement, il existe des toilettes publiques gratuites elles aussi, par contre, il n’y a pas de distributeur automatique!

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    On s’amuse à Vayres avec bonne humeur par Isabelle Pompe

    Veuillez bien noter que nous n’acceptons pas les chèques, MERCI!

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    Voici nos réalisations pour cette Folle Journée d’hiver indoor et outdoor 100% DIY:

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    On finit par un focus sur le village des Salles Lavauguyon, à environ dix kilomètres de Vayres, où depuis novembre siègent les sapins un peu partout, tous enguirlandés, avec des nœuds, des boules et des colliers.

    Un budget digne de ce nom, 1000€ pour Noël et ses décorations dans un village qui compte 150 habitants! Et, oui, les choses se sont organisées en concertation, des achats ont été prévus dès septembre avec la contribution d’un commerçant, des habitants et pas que des élus, offrant ainsi une plus grande liberté!

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    Cette possibilité de faire ensemble c’est toujours ce que nous défendons avec nos actions en faveur du jardinage citoyen, du troc, du recyclage, de l’upcycling, de la lutte contre le gaspillage…C’est assez déplorable de constater encore qu’il nous faut lutter à Vayres où, à aucun moment, les habitants ne sont conviés, invités à s’exprimer librement.

    Les rues de nos quartiers sont bien plus que des adresses!

  • La Folle Journée d’hiver à Vayres

    La Folle Journée d’hiver à Vayres

    Bonjour à vous!

    Nous organisons une magnifique journée d’hiver le 21 décembre prochain, jour de solstice, porte symbolique d’entrée dans l’hiver!

    C’est le 355 -ème jour de l’année, ce jour est le plus court de l’année et la nuit la plus longue…En 2025 ce phénomène aura lieu le 21 décembre à 15h03!

    Une date qui raconte une histoire, des histoires, dans le monde entier, les solstices sont nimbés de mythes et de croyances…

    Traditionnellement, il marquait les changements de saisons, deux fois par an (été et hiver). L’axe de la Terre est incliné au plus près du Soleil. La planète Terre n’est pas la seule planète à connaître des solstices et des équinoxes, leurs équivalents.

    A l’instar du solstice d’été qui connait de très nombreuses festivités, le solstice d’hiver était célébré par les incas et a encore lieu dans les Andes, au Pérou. On retient une longue fête, Les Saturnales, glorifiée par les Romains de l’Antiquité (célébration du Dieu Saturne).  » Durant cette fête très populaire, l’ordre hiérarchique des hommes et la logique des choses sont inversés de façon parodique et provisoire : l’autorité des maîtres sur les esclaves est suspendue.  » En Iran, c’est la Fête de Yalda (Shab-e Yalda), étape clé dans le calendrier persan et fête ancestrale, sans oublier, Yule, fête païenne des peuples germaniques…

    L’association Vayres à Soi prône la diversité culturelle, il nous a semblé évident d’honorer ce solstice de la manière la plus généreuse et agréable qui soit!

    De 10h à 12h30

    Top départ, on vous ouvre les portes de notre jardin au naturel décoré, coloré pour cette Folle Journée d’Hiver, on vous propose des idées cadeaux : des plantes, des arbustes, de la vaisselle, des jouets…De quoi vous gâter, vous réjouir avec des petits prix spécial seconde main en parfaite état pour tous les gouts et les besoins!

    Vous pourrez vous poser, vous asseoir tranquille, on vous sert, pour une prix modique, du tout fait maison avec un bon chocolat chaud, de jolis et gourmands gâteaux, envie d’une soupe généreuse aux légumes bio ? Tout cela sera bien possible!

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    De 14h à 16H30

    Parce que vous aimez prendre l’air, vous balader en forêt, découvrir de chouettes paysages, vous aérer et vous changer les idées en bonne compagnie ?

    Nous avons préparé un joli trajet spécial hiver et excursion en pleine nature avec postes d’observation, petites escales tranquilles pour yeux et oreilles attentives…

    Voici la Billetterie pour la marche !

    Pour l’entrée dans l’extraordinaire saison de l’hiver, l’association Vayres à Soi propose la « Folle Journée d’Hiver » le 21 décembre 2025. A cette occasion, une marche de 6km est organisée. Vayres et ses hameaux se trouve en plein cœur du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, de quoi découvrir de beaux patrimoines locaux!

    Parce que vous aimez votre coin, vous avez envie de saisir un instant sur le vif, garder en mémoire un moment dans un lieu apaisant… Ce cadre se prête parfaitement à des temps de pause, à des arrêts sur image, à la spontanéité et à des clichés qui réconfortent en cas de coup dur! Et aussi, la technique photo peut vous être apportée avec des conseils précieux de prises de vue, des idées de photos sur un sujet qui vous sera communiqué, comme un jeu, dès le début de ce rallye!

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    Venez participer à un rallye photo en pleine nature au cœur des riches patrimoines naturel, vert et géologique présents à Vayres et ses environs. D’environ 6 km, ce circuit s’associe au « Projet photo avec expo » porté par l’association depuis juin 2025. Projet qui court sur plusieurs mois. Ouvert à toutes personnes sans attente de connaissance, avec le matériel de votre choix (téléphone, appareil photo argentique, numérique, Instax, Polaroid…)! 

    Billeterie Rallye Photo !

    On vous dit à dans trois semaines!!

    1er décembre 2025.

  • 2ème participation aux Journées Européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres le 17 septembre

    2ème participation aux Journées Européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres le 17 septembre

    Le lavoir de Vayres sera, cette fois encore, acteur principal de notre action de sensibilisation pour le patrimoine immatériel, rural et vivant, le dimanche 17 septembre prochain à 14h30 à Vayres les Roses!

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    Le lavoir de Vayres, juin 2023

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    Pour prendre connaissance de nos travaux avec le lavoir, vous pouvez consulter cette page: Rose-ébène, le lavoir de Vayres

    Pour plus d’infos : Evènement Au fil de l’eau JE du P Nouvelle Aquitaine

    Au fil du temps, depuis plusieurs mois maintenant, nous prenons soin de son fleurissement, semons, plantons, recyclons, avec le respect des plantes et des saisons, de plus, nous faisons attention à sa propreté et veillons au respect du site avec, notamment, la création d’affiches!

    Au fil de l’eau

    Pour cette deuxième année, le lavoir de Vayres est mis à l’honneur lors de des Journées européennes du patrimoine !
    Partant de ce petit patrimoine rural, vous découvrirez, Au fil de l’eau, ce patrimoine vivant. Le lavoir, lieu coloré et parlant, nous emmènera vers des contes, des histoires et des paysages. Puis, il nous fera emprunter les chemins animés du village…

    Au programme : petite lecture en sieste, discussion éveillée et balade champêtre !

    Nous voilà donc reparties en direction du lavoir, sachez que le thème de l’eau a été mis en avant, cette année, lors de la Fête de la Nature par l’association, le 28 mai! La Vayres, la rivière au nom dérivant du sanskrit.

    Pour les JE du Patrimoine 2022, nous avions présenté, les photographies de Jean-Baptiste Audiguet, notamment celles de Limoges et du lavoir et avions invité l’auteure Jacqueline Lapouge.

    Jean-Baptiste Audiguet est un des pionniers de la photographie professionnelle à Limoges. Né à Bellac dans un milieu modeste, il se lance dans la photographie à la fin des années 1850 et devient le grand portraitiste de la société limougeaude du Second Empire et de la Troisième République. C’est aussi le premier photographe connu à proposer des vues de la ville et de ses alentours, avec une parfaite maîtrise de la composition et une sensibilité esthétique surprenante. Avec Audiguet, Limoges devient paysage photographique – Bnl BFM Limoges exposition virtuelle Jean-Baptiste Audiguet, les bords de Vienne

    Cette année, vous découvrirez le travail photographique d’un des membres de l’association Vayres, à Soi, Isabelle Pompe, auteure photographe et ingénieure culturel!

    C’est sous acronyme photographique, IPL qu’elle vous présentera deux de ses créations réalisées à Vayres en 2022! Pour faire connaissance avec son travail d’auteure, critique c’est par ici: Isabelle Pompe

    Cette année, 2023, le thème des JE du Patrimoine sont le patrimoine vivant et patrimoine du sport! D’où l’idée de faire entrée en scène quelques lectures (contes, texte littéraire) nous partirons en voyage paysage avec Blanzat, Balzac et Véronique Graslin, il sera question de la rivière, la Vienne, de la Loire, des personnages féminins, matrimoine oblige, de la place de l’eau dans la création littéraire, Blanzat et la vallée de la Gartempe, un peu de philosophie avec Alain et surtout de la poésie avec Julien Gracq et son œuvre « Les eaux étroites« , il y est question de la vallée de l’Evre, affluent de la Loire, de la remontée d’une petite rivière à proximité du bourg natal, sans aucune nostalgie, à partir d’une description d’un paysage remémoré… 

    Nous écrirons dans l’eau,  in aqua scribis signifie « Tu ne crées rien de durable, rien de solide. Ce que tu crées est éphémère et voué à la disparition immédiate »…

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    Puis, nous emprunterons le sentier du village, en passant par la Pellenie, les Soumagnes, un petit tour par un des affluents de la Vayres, pour y promouvoir la marche à pied et valoriser les paysages de Vayres et de ses villages.

    Sortie gratuite, le dimanche 17 septembre à partir de 14h30, réservation obligatoire!

    MERCI, à vous, à très vite!

  • Pour une écologie sans sectarisme!

    Pour une écologie sans sectarisme!

    Ceci est une introduction à une tribune.

    Nous sommes lasses de comprendre que l’écologie est beaucoup trop souvent associée au développement personnel, au point de réduire, par association malheureuse, ses champs et actions à l’obsession du bien-être et autre atelier proposé par des naturothérapeutes.

    L’association Vayres à Soi a développé un jardin au naturel, où il n’est pas question de permaculture ou de jardin relevant d’un quelconque réseau, mais d’un espace planté avec le respect de la biodiversité, paysager afin d’ offrir les conditions optimales à une faune et flore pour qu’elles puissent « vivre tranquille ».

    Nos actions menées sur le village de Vayres, de manière autonome, sont concrètes, nous intervenons sur des espaces verts publics afin de les aider à lutter contre le stress hydrique, de respecter le cycle des plantes et des saisons, de trouver des solutions à une végétalisation pérenne, naturelle, à partir de plantes, graines, mais aussi du recyclage. Nous fleurissons et végétalisons l’ancien cimetière de Vayres en tenant compte de l’exposition, du type de plantes, nous apportons notre aide à un parterre de fleurs, aidons le lavoir à composer avec ses contraintes en matière d’installation et de conception. Nous réalisons des sessions de taille, de nettoyage type CleanWalk car il nous importe, que tous, nous respections les espaces qui nous sont communs. Nous valorisons des lieux du village, à même d’interroger les types de patrimoine, nous pensons qu’ il n’est pas un espace naturel qui ne soit pas un espace géopolitique. Nous faisons la promotion de la marche à pied, du co-voiturage, de la pratique du vélo, hors pratique professionnelle. Nous nous intéressons à un type de production soucieuse du respect de la nature et du bien-être animal. Nous vouons aborder nos difficultés d’accès aux soins, à l’emploi et à la culture.

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    Petite jachère chez Vayres à Soi

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    Nous n’avons aucun rapport productif avec la nature, pas de ruche, pas d’élevage, mais de quoi accueillir des abeilles sauvages. Pas de productions potagères ou florales à transformer ou à vendre, nos actions et ateliers de sensibilisation ont été, en 2022, tous gratuits, notre sortie de juillet dernier a été payante en raison de notre volonté de soutien à l’agriculture paysanne locale mais pas de promotion de la biodynamie, aucun lien avec l‘anthroposophie.

    L’écologie sociale n’est pas un concept, mais une réflexion sur la domination que nous exerçons sur la nature, qui existe et perdure entre les êtres, les hommes, les femmes, le genre et la diversité.

    Pourquoi nous militons pour cette écologie en milieu rural ?

    Parce que la campagne porte les stigmates du vote d’extrême droite, parce que les difficultés sociales, économiques, ainsi que les problématiques de l’accès sont prépondérantes et excluantes: accès aux soins, à l’emploi, à la culture, au droit…Le milieu rural souffre d’une vilaine étiquette, celle d’être un espace de relégation à l’instar de la banlieue, celle où sévit des frontières culturelles et imaginaires entre les « vrais ruraux » et les « faux ruraux », à savoir les néo-ruraux.

    Terre de rapports de force, mais aussi terreau propice aux cartes postales, visions réductrices, traditionnalistes, chrétiennes, paternalistes, endroit imagé, subi, rêvé, qui comporte des envers à observer avec une grande vigilance et à dénoncer, le cas échéant.

    Nous sommes conscientes, en France, de la persistance d’une fracture sociale et que la France a les moyens d’éradiquer la pauvreté, que les inégalités d’accès à la culture, par exemple, sont liées aux inégalités économiques, sociales et à celles du lieu d’habitation. 

    Aujourd’hui, nous tenions à vous informer que nous avons refusé les invitations lancées par des structures locales, rejetant, ainsi, de cautionner un positionnement que nous qualifions de sectaire. L’écologie n’a rien à voir avec le diktat du bonheur, de la spiritualité, nous refusons de rejoindre, de faire partie d’une communauté où antivax et autres alternatifs seraient à même de porter, en elles, une méfiance lamentable et une condescendance affligeante.

    Nous n’avons aucune leçon à donner, ne sommes supérieures à personne, créer des ponts entre croyance, illusion c’est appauvrir l’écologie, faire la promotion de liens, tenir des discours qui relaient des faux principes simplistes de cause à effets au regard de pratiques surnaturelles, spirituelles n’a strictement rien à voir avec la philosophie.

    Cessons d’être croyant.

    Rationnelles, nous pensons qu’il est plus que nécessaire de ne pas mélanger tout et n’importe quoi afin d’égarer davantage et de ne pas donner caution à des pratiques vis à vis desquelles nous n’accordons aucun crédit.

    Non, alors, dans cette tribune, nous souhaitons vous exprimer nos valeurs en insistant sur ce que nous ne sommes pas.

    Nous sommes deux femmes portées par un profond respect de la nature, notre association, installée en pleine cambrousse, est écologiste mais elle n’est pas encartée chez EELV, 

    Nous ne vous demandons pas de passer un cap, de montrer patte blanche pour répondre à vos questions. 

    La lune n’est pas notre nouveau messie, nous ne vous proposons pas de parcours initiatique, de stages de développement personnel, ne sortons pas de grand jeu, pas de système de croyance, nous ne défendons aucun concept, pas de médecine alternative, nous ne sommes pas « guérisseuses », pas de naturopathie, de stratégie thérapeutique, d’irrationnel, de rituel, de coaching, de médiumnité, de culture du secrets, d’obsession du bien-être, nous n’appartenons à aucun mouvement ni école, ni réseau, nous n’avons pas de fête à célébrer, pas de feu traditionnel. Nous n’avons aucun produit, outil, accessoire à vendre. Nous ne vous demandons pas de modifier vos états de conscience. Aucune magie n’est à opérer. Nous ne disposons d’aucune information supérieure à vous communiquer, pas de clairvoyance, pas de traitement à prodiguer. Nous ne connaissons pas le sens de votre vie, nous ne pourrons pas illuminer vos jours. Vos émotions sont les vôtres, nous ne vous demandons pas de les réguler. 

    La pandémie de Covid-19 nous a montré notre vulnérabilité collective,  n’oublions pas les morts mais aussi le sectarisme qu’il a soulevé, nous étions choquées et avons vivement critiqué le mouvement antivax, restons très vigilantes quant aux fake news, théories du complot, nous menons le combat contre les dérives sectaires, extrémistes et tout endoctrinement, nous condamnons le racisme, le sexisme et toute incitation à la haine.

    L’écologie n’est pas une religion avec ses rites et ses lieux clos tenus par des guides, un endroit sectaire composé de savants, un espace distinctif qui vise à endoctriner. La campagne n’est pas une aire de jeux dangereuse, un trou paumé où l’isolement qu’il représente serait le théâtre idéal à l’exercice de pseudo-sciences, elle ne peut pas être la terre d’accueil du nouveau moyen-âge. 

    Nous ne sommes pas nostalgiques, conservatrices ni traditionalistes, nous n’avons pas choisi la campagne pour faire partie d’un tout qui n’a pas le sens du commun, nous n’avons aucun talent unique, notre curiosité nous a laissé à l’écart, cela nous va très bien, car nous n’avons aucun service à rendre à l’emprise ni à l’enfermement. 

    Isabelle Pompe & Joëlle Petit pour l’association Vayres à Soi, le 30 juillet 2023

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    ANTROPOSOPHIE

    Pour aller plus loin, vous pouvez consulter cet article paru au Monde Diplomatique en 2018 – L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme, par Jean-Baptiste Malet (Le Monde diplomatique, juillet 2018) (monde-diplomatique.fr)

    Prenez connaissance de cette rencontre, en deux parties, avec Grégoire Perra, ancien adepte de l’Anthroposophie.

    Part 1: Agriculture biodynamique, pédagogie Steiner-Waldorf, médecine anthroposophique… Toutes ces pratiques proviennent d’un même courant de pensée ésotérique, l’anthroposophie. Explications d’un ancien adepte sur les croyances de ce mouvement et sur son implantation en France/ Qu’est-ce que l’Anthroposophie ? Entretien avec Grégoire Perra | Le Club (mediapart.fr)

    Part 2:  » Après nous avoir expliqué les croyances et émanations pratiques de l’Anthroposophie (agriculture biodynamique, pédagogie Steiner-Waldorf, médecine anthroposophique…), nous évoquons ici son parcours personnel en Anthroposophie. Récit d’une renaissance

    De l’ésotérisme anthroposophique à la raison : entretien avec Grégoire Perra | Le Club (mediapart.fr)

    « Rudolf Steiner est à l’antipode de la Philosophie, c’est-à-dire d’une pensée animée par un esprit de recherche et de clarté.  Les professeurs d’Université qui peuvent parler de Steiner dans leurs cours n’ont pas compris à qui ils font ainsi de la publicité. »

    Je crois que la République Française n’a pas encore compris que tous ces mouvements du New-Age et des pseudosciences constituent une véritable menace pour elle. Le jour viendra, si on n’y prend garde, où ces derniers prendront le pouvoir et feront évoluer la civilisation vers un nouveau Moyen-âge. La crise actuelle du Coronavirus devrait pourtant nous rappeler que nous sommes plus fragiles que nous le pensons et que ces ennemis de la modernité et de la science n’attendent que l’occasion propice pour faire s’effondrer ce qui a été bâti depuis les Lumières ».

    « La biodynamie est de la magie anthroposophique qui refuse de dire son nom« 

     EXTRAITS : « C’est ainsi qu’à été conçu le Calendrier des semis de sa disciple Maria Thun, qui considérait qu’il fallait planter les graines ou cultiver les plantes en fonction des constellations. Il y aurait des constellations terre, eau, air et feu. Les quatre éléments se retrouvent en réalité partout dans la cosmologie anthroposophique. Les tempéraments des êtres humains seraient mélancoliques (terre), flegmatique (eau), sanguin (air) ou colérique (feu). Ce sont encore une fois de grandes catégories dans lesquelles Steiner fait entrer de force la diversité et la complexité de la réalité. C’est séduisant car cela la simplifie de façon spectaculaire et donne l’impression de la maîtriser. Mais c’est une pure illusion. »

    L’agriculture biodynamique se diffuse beaucoup à travers des agriculteurs qui n’ont pas une connaissance claire de la doctrine anthroposophique sous-jacente. Ceci n’est pas une anomalie, mais le mode de diffusion même de l’Anthroposophie, qui ne cherche pas à opérer des conversions conscientes, comme dans les religions traditionnelles, mais des « glissements » vers ses croyances, à travers ses pratiques et ses modes de vie. On devient la plupart du temps anthroposophe sans le savoir. C’est pourquoi beaucoup d’anthroposophes déclarent sincèrement ne pas l’être. 

    La médecine anthroposophique proscrivait la pilule contraceptive, qui selon elle coupait les femmes de l’influence bénéfique de la Lune. La plupart des anthroposophes que j’ai connus utilisait donc la méthode Ogino, qui consiste à ne pas avoir de rapports sexuels durant la période de l’ovulation. L’avortement était considéré comme un crime karmique et comme un refus inconsidéré d’une âme voulant s’incarner dans le couple qui lui était destiné par les Dieux pour les parents. Ce qui donnait souvent des familles d’anthroposophes assez nombreuses, mais pas nécessairement heureuses. »

    Consulter : L’arnaque de la médecine anthroposophique – Charlie Hebdo

    Prendre connaissance de: La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf | et l’Anthroposophie (wordpress.com)

    MOUVEMENT COLIBRIS –

    « Colibris- En tissant des liens avec le mouvement des Colibris, fondé notamment par Pierre Rabhi en 2007, qui promeut les écoles Steiner Waldorf et l’agriculture biodynamique, on observe que les orientations spiritualistes et philosophiques de R. Steiner sont très répandues dans le domaine des propositions alternatives d’enseignement et plus encore dans celui de la production biologique. »

    SECTES

    « Beaucoup portent sur des mouvements identifiés (99 saisines sur les Témoins de Jéhovah, 33 sur l’Église de scientologie, 31 sur l’anthroposophie, une doctrine spirituelle et philosophique promouvant l’accès à un état supérieur de conscience). Et 293 saisines ont trait à la mouvance chrétienne ; 744 concernent la santé, dont 70% les pratiques de soins non conventionnelles (naturopathie, reiki…) ; 173 le développement personnel, dont 54% le coaching ; 148 le complotisme et le mouvement antivax ; 86 la vente multi-niveau ; 59 le chamanisme et 22 la médiumnité. »

    SOURCE : Sectes : une hausse sans précédent des dérives sectaires en 2021 | vie-publique.fr

    Découvrir, malgré le peu de moyens, les missions de la Miviludes

    –La Miviludes est une mission interministérielle rattachée au ministère de l’Intérieur par décret n° 2020-867 du 15 juillet 2020 modifiant le décret de création n° 2002-1392 du 28 novembre 2002.

    • Elle mène une action d’observation et d’analyse du phénomène sectaire à travers ses agissements attentatoires aux droits de l’homme, aux libertés fondamentales et autres comportements répréhensibles.
    • Elle coordonne l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires et contribue à la formation et l’information de ses agents.
    • Elle informe le public sur les risques voire les dangers auxquels il est exposé et facilite la mise en œuvre d’actions d’aide aux victimes de dérives sectaires.

    vos-interlocuteurs en Limousin.

  • Soutien à l’agriculture paysanne locale avec la GAEC de Laubanie

    Soutien à l’agriculture paysanne locale avec la GAEC de Laubanie

    Lors de notre rdv Balade Vélo Gourmande, du 5 juillet 2023, nous avons souhaité apporter, encore, notre soutien à une agriculture paysanne locale en y ajoutant une note « mobilité douce », nous vous proposions, à cette occasion, un temps d’échange sur le site de la GAEC de Laubanie à Saint-Bazile avec Guillaume et Coralise!

    Nous avions rencontré le boulanger, Guillaume, qui officie de manière indépendante, désormais, à St Bazile. Nous faisons connaissance avec sa production en juin 2022, avions proposé d’ajouter ses pains aux paniers de légumes de Cussac (Comptoir Fraternel) en septembre 2022 pour mettre en place un dépôt au siège de l’association Vayres à Soi à VAYRES dès octobre dernier.

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    Arrivée à la GAEC de Laubanie le 5 juillet 2023

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    Initiative qui ne nous a pas fait que des ami.e.s au village…Ce fut chose faite, nous avons insisté et lancé, chaque vendredi, hors vacances de décembre et été 2023, un dépôt de 16h30 à 18H30. Contentes d’être parvenues à tenir cette activité chronophage et, parfois, épuisante!

    Nous réfléchissons à la mise en place d’une épicerie collaborative, on discute, on rencontre, on poursuit notre soutien et notre engagement pour cette agriculture bio et locale et son offre diversifiée à même de produire une petite, pour le moment, autonomie alimentaire

    Avec notre trêve estivale, nous avions, toutefois pour volonté de montrer que Vayres- St -Bazile c’est 5 km avec un trajet joli à travers le sentier botanique et la forêt, soit une promenade à vélo qui fait du bien à notre santé, à la campagne, qui dépayse et qui nous permet de repartir avec des pains excellents, locaux, tout droit sortis du fournil et bon marché!

    Le Trajet passe par le sentier, ainsi pas de voiture, ce n’est pas toujours plat, le sol est humide et un peu cabossé, VTT obligatoire…Puis on accroche le Poulier, un hameau, sur une toute petite route, puis nous traversons la route principale pour rejoindre la forêt, pas de danger cyclique, il fait frais, peu de monde en voiture, ces dernières privilégient la voie parallèle, on emprunte ensuite cette départementale, on monte un peu, on poursuit puis tourne à droite, ça descend, ça promet pour le retour, pas beaucoup de visibilité d’où le port du gilet fluo rose pour des questions de visibilité, faire un peu attention aux virages, aux abords de la route très enherbés, on tourne à gauche, on aperçoit le cimetière de St Bazile, tout droit, petite bosse, Eglise, puis c’est la mairie, on se dirige vers la ferme en longeant l’étang.

    Et Voilà, cela représente environ 30 à 40 minutes de trajet très tranquille sans fatigue!

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    Le chemin de randonnée qui mène au Poulier, à Vayres, juillet 2023

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    Alors, on pose les vélos, nous voilà arrivées, le fournil invite à un voyage fait d’odeurs qui embarquent…

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    Nous avions déjà fait la visite du site lors de la fête du pain au printemps 2023, ce 5 juillet 2023, nous échangeons avec Guillaume au sujet de ses semences, farines, de ses méthodes et outils de travail, il nous explique les quantités, les demandes toujours plus importantes, et ses adaptations.

    Il nous présente les vaches, c’est la partie de sa compagne, Coralise, et nous expose leur fonctionnement. Ils possèdent 45 hectares dont 5 sont consacrés aux semences, une vache occupe en moyenne un hectare. Ils disposent d’un troupeau de 45 vaches et recherchent de la terre à acheter pour offrir l’espace optimale pour le troupeau.

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    Les vaches de la GAEC de Laubanie!

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    Nous les retrouvons, le mercredi 19 juillet, pour fêter la récolte! 10 tonnes, soit le double de l’an passé, cependant, il faudra encore s’approvisionner un peu chez les copains, respect des cycles de plantation oblige!

    Nous tombons nez à nez avec une habituée locale, elle aussi, capable de plier, en deux heures, une récolte…La suite, trier, laisser reposer…

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    Terre d’accueil pour esprits solidaires

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    Dans un bruit d’enfer …On est là!

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    un peu de détail…

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    La soirée n’est pas finie, nous repartons avec notre commande du jour, deux tourtes de 1kg chacune et un pain noix/raisons (700gr) le tout pour environ 13 euros, le temps est clément, l’été continue, ravies de voir ce bel élan solidaire pour cette petite fête apéro!

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    On se dit à bientôt, on prend soin du jardin au naturel, on conserve notre rythme d’entretien (une fois tous les 15 jours) pour le parterre préféré des abeilles avec ses 17 rosiers, ses Perovskia artplicifolia, chrysanthèmes, fusain, cinéraire maritime ou cinéraire argentée….Devant l’entreprise BMCD, on ne lâche rien non plus pour le lavoir (on pense aux plantes, à notre rdv du Matrimoine en septembre) qui prend en végétalisation pérenne, on maintient les passages réguliers de contrôle des pots du cimetière de Vayres! Vous l’aurez compris un été à domicile aussi pour étendre nos connaissances des territoires environnants…

    Isabelle Pompe pour Vayres à Soi

  • Bulletin d’adhésion association

    Bulletin d’adhésion association

    Bonjour à toutes et à tous,

    Vous pouvez adhérer de différentes manières à l’association « Vayres à Soi » soit en imprimant et en remplissant le document ci-dessous à nous retourner (paiement chèque), ou en ligne (paiement CB) via le lien suivant plateforme Hello Asso et désormais aussi en direct lors de nos RDV (paiement chèque ou espèces) !

    Vayres en rues et en roses!

    Merci pour vos précieux soutiens!

    A très vite pour nos futures rencontres…

  • Programme de sensibilisation à Vayres

    Programme de sensibilisation à Vayres

    Nous sommes tout prêt de notre dernier RDV de l’été, le 5 juillet avec la Balade Vélo Gourmande, nous prenons congé du dépôt de pains et paniers de légumes à compter du vendredi 30 juin!

    Nous préparons et poursuivons nos actions de sensibilisation à la prise en compte de la biodiversité ordinaire tout l’été pour vous proposer un programme dès septembre!

    Petite Tortue en visite au jardin au naturel de Vayres à Soi

    La présentation de ce programme se déroulera courant septembre au jardin au naturel de Vayres, au 28 rue belles Roses à Vayres ( Haute-Vienne) elle sera ouverte aux habitants, vayrois, non vayrois soucieux de s’engager, avec nous, dans un projet fédérateur au sein de la commune.

    Des propositions de chantier vous seront détaillées avec leurs buts, objectifs et planifications.

    Pour répondre à vos questions récurrentes: Nous ne travaillons pas pour la mairie de Vayres, nous sommes habitantes, militantes écologistes pacifistes et recherchons davantage des habitants engagés que des adhérents!

    L’idée étant de tenir, de manière pérenne, face à un constat: la biodiversité n’est pas suffisamment prise en compte à l’échelle du village, des espaces publics et privés.

    Nous sommes dans l’envie:

    • de revitaliser le village au sens de le respecter, de l’entretenir et de se l’approprier
    • d’identifier et de valoriser au mieux les patrimoines présents
    • de soutenir des actions en faveur de la biodiversité, de l’agriculture paysanne locale
    • de porter aides, conseils et soutiens à celles et ceux qui seraient forces de propositions, demandeurs, curieux, amoureux du jardin au naturel et de la nature!

    Nous recherchons pour cela des volontaires, des états d’esprit serein pour pratiquer des exercices pas toujours évidents et pas systématiquement manuels, en un, nous n’avons pas de leçon à vous donner mais un conseil: laissez la nature souffler, donner lui de quoi s’épanouir, protégez-la.

    Sur le terrain, nous avons entrepris trois petits chantiers qui requièrent du temps et des actions régulières: l’entretien d’un plate-bande rue des poètes avec vue sur 17 rosiers anciens et autres, la valorisation et le fleurissement du lavoir et une séries d’actions en faveur de l’ancien cimetière du village.

    Nous avons repris le fleurissement du lavoir, son rosier, et planté pensée, œillet, bulbes, saponaire, et autres plantes vivaces, annuelles mellifères…Rose ébène, le lavoir de Vayres

    Le rosier grimpant du lavoir e été nourri, ses roses fanées sont coupées régulièrement, pas de taille sévère!

    Pour nous adapter au changement climatique, nous avons réinterroger nos pratiques au jardin, pour ne pas faire souffrir les espèces non adaptées, pour ne pas générer de stress supplémentaires pour les plantes/arbustes, pour observer et réajuster nos actes, pour ne pas considérer une plante, un animal comme quelque chose de secondaire, pour ne pas nourrir une erreur, nous ne sommes pas supérieures à la nature et nous ne pouvons nous passer d’elle.

    Arrêtons, un instant, de penser et d’agir comme si nous avions un pouvoir, comme si notre jardin, au motif qu’il soit privé doit être soumis à nos conditions, nos gestes ont un impact sur un territoire, Nous ne sommes pas seuls sur ce territoire. Nos clôtures, nos haies, nos plantations participent à une circulation d’espèces, à la vie des insectes, nourritures des oiseaux, etc…

    Nous faisons partie intégrante d’une chaine dont nous ne pouvons nous désolidariser au motif qu’ici c’est « chez nous »!

    Les espaces du village sont à tous, vous profitez de leur diversité, vous appréciez leur couleur, leur parfum, alors n’hésitez pas à vous emparer d’eux si vous constatez qu’ils sont en souffrance, si vous les voyez enherbés, étouffés, si les rosiers sont fanés, aidez-les, couper les fleurs fanées, ils seront moins fatigués, donc moins sujets aux maladies, vous pouvez donner un petit coup de main, prenez l’habitude de ce geste, de ce soin, c’est tout à côté de chez vous et cela fait partie de votre territoire!

    Par ailleurs, nous travaillons sur le fleurissement du cimetière – voici notre projet de valorisation de l’ancien cimetière de Vayres

    Les Valérianes et leur acolytes à l’ancien cimetière de Vayres

    Nous vous parlerons, en septembre, de nos constats, objectifs et ambitions pour ce vaste site important pour le village, sa mémoire et ses habitants!

    Comprenez que nous ne pouvons pas interagir sur les sols, les haies comme si nous étions seuls, comme si nous étions incapables de saisir notre interdépendance à la nature. Nous faisons partie de ce tout, responsabilisons -nous dans nos gestes au quotidien, acceptons le partage, l’accueil de la vie, donnons le respect nécessaire aux espèces vivantes.

    L’histoire de la nature est aussi histoire de beauté et de laideur, tout cela reste très souvent culturel, subjectif et superficiel !

    Nous vous invitons à réfléchir à l’adaptation de vos pratiques d’entretien du jardin, à vos types de plantations, à vos choix, à vos achats, à la question de la saison, à votre conception du potager, des massifs, à vos connaissances et moyens.

    • Mesurer la portée de nos gestes et actes citoyens et leurs impacts directs sur la biodiversité tels que: une récurrence de tonte inadaptée aux sols, aux besoins, aux cycles, un mauvais ou non traitement des déchets, saisir l’importance fondamentale des cycles de taille et du type de taille arbustive, notamment la taille douce
    • Adapter le type de plantation aux expositions
    • Connaitre ses type de sol
    • Gérer la ressource en eau (eau de pluie)
    • Repenser notre rapport aux plantes dites adventices
    • Interroger notre regard, notre culture du paysage et de la vie de village sur ce que signifie les adjectifs: propre, sain, nature et vert.
    • Nous aider à constituer des jardins -refuges L.P.O en partant de nos retours d’expériences

    Prenez soin de la richesse de votre jardin!

    La suite du programme de septembre est à venir…

    Merci à vous et à bientôt!

  • Balade Vélo Gourmande

    Balade Vélo Gourmande

    L’association Vayres à Soi vous invite à une balade vélo gourmande le mercredi 5 juillet prochain à 14h!

    :

    Saint-Bazile, au fond, à gauche, un aperçu de la ferme de Laudanie!

    !

    L’association écologiste « Vayres à Soi » organise sa première Balade Vélo Gourmande!

    – L’idée: 45% des trajets effectués
    en voiture en France
    font moins de 5 km ;

    🚴5 km: le vélo est le mode
    de déplacement le plus
    performant pour les
    trajets de moins de 5 km!

    🤩Le trajet du 5 juillet: Vayres (départ du 28 rue belles roses) jusqu’à Saint Bazile (GAEC de Laubanie) soit 4,4 km!

    🍞Pourquoi Balade Vélo Gourmande ?

    Nous soutenons, depuis une année maintenant, au GAEC ( Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) de Laubanie domicilié à Saint-Bazile.

    Nous avons mis en place, en ce sens, un dépôt de pain bio paysan chaque vendredi à Vayres depuis octobre 2022!

    Le beau noix/raisin

    Donc, voici le topo:

    Depuis le jardin au naturel de l’association jusqu’au village de St Bazile nous partirons ensemble pour rencontrer un jeune artisan boulanger qui nous régale et que nous soutenons depuis près d’une année. Guillaume nous fera découvrir son savoir-faire qui sera suivi d’une dégustation.
    L’itinéraire de cette jolie sortie vélo emprunte le sentier botanique de Vayres les roses, traverse le joli hameau du Poulier puis se niche en forêt.

    Le mercredi 5 juillet est donc l’occasion de découvrir, de déguster les pains paysans de Guillaume, de comprendre tout le processus de fabrication de son pain, en toute autonomie, à partir de ses semences anciennes…

    Le Vélo à Vayres ?

    Vayres à Soi souhaite aborder, depuis une année, les questions de mobilité en territoire rural, notamment marche à pied et vélo, à travers une petite série de circuits d’environ 5 à 10 km pour marcher, rouler en toute sécurité! !

    Mercredi 5 juillet Départ : 14h ( 28 rue belles roses) à Vayres en Haute-Vienne Tarif: 5 euros par personne pour soutenir l’agriculture paysanne et les initiatives locales de l’association Vayres à Soi

    🚵Trajet à vélo, tous types, toutes allures, à assistance ou pas, pour rouler comme vous êtes!

    RESERVATION OBLIGATOIRE au 06.13.85.10.32 ou par mail: vayresasoi@gmail.com

  • Vayres, la rivière au nom dérivant du Sanskrit…

    Vayres, la rivière au nom dérivant du Sanskrit…

    – Nous fêtons notre rivière, la Vayres, à l’occasion de notre participation à la Fête de la Nature le dimanche 28 mai prochain!

    Et au milieu coule la Vayres – Manifestation officielle 2023 par Vayres à Soi

    Pour nos recherches sur le patrimoine naturel de Vayres (village comme rivière), et après de nombreux emprunts de livres à la médiathèque Ouest Limousin d’Oradour-Sur-Vayres, nous sommes tombées sur l’ouvrage de Robert Morange, ancien maire de la commune, Ce pays d’où je viens…Oradour-Sur-Vayres aux éditions de La Veytizou. Vous découvrirez, dans cet article, des extraits issus de ce livre dont nous vous recommandons la lecture et la découverte!

    Limousin, Pays des frais ombrages et des eaux vives, où le printemps et l’automne s’y livrent à une merveilleuse débauche de couleurs, accrochant aux talus et aux flancs des coteaux, tantôt les blancs, les ors et les rouges les plus vifs, tantôt les pourpres, les mauves et les mordorés les plus chauds, Limousin, pays mélangé de contrastes et d’harmonie où, tant que fleuriront sur son tapis de verdure, les marguerites et les boutons d’or, les genêts et les jacinthes sauvages, la digitale et la bruyère, s’offrira au regard émerveillé du promeneur, le plus étonnant et le plus chatoyant des camaïeux.

    Voici, ce que nous pouvons lire concernant notre rivière commune, la Vayres!

    VAYRES ?

    « VAYRES ( Varuna-Var-Vara-Varius-Verray-Vaire-Vayres)

    D’où provient le nom « Vayres« , second nom de la commune ? Tous les manuscrits consultés pour tenter de connaitre les origines du nom de la Vayres, rivière qui prend sa source au lieu-dit Chandeau, à la sortie Sud-Ouest du bourg, nous indiquent qu’il s’agit d’un mot dérivant d’une langue Indo-Européenne formée à partir d’une base orientale indienne, le Sanskrit et ses nombreuses variantes, et des diverses langues européennes, dont le Celte n’est pas la moindre, en provenance de l’Europe Centrale principalement. »

    La Vayres au Moulin des Monts (Vayres), le 16 mars 2023

    Le sanskrit (ou sanscrit), mère des langues ?

    Le Sanskrit est une langue de l’Inde, parmi les plus anciennes langues indo-européennes connues (plus ancienne même que le latin et le grec.

    Peu de langues ont eu une destinée aussi exceptionnelle que le sanskrit. Il fait exception d’abord par sa longévité. Le chinois seul peut rivaliser avec lui dans la durée; il n’a pas pour l’époque ancienne de monuments littéraires aussi importants que les Veda, mais de nos jours sa vitalité est sans comparaison plus grande.

    Le sanskrit fait encore exception par la stabilité de sa forme au cours de l’histoire. Il se différencie de ce point de vue du chinois qui a considérablement évolué au cours des âges. Enfin, et c’est peut-être son caractère le plus original, il a été sacralisé à un degré plus élevé que toute autre langue. Toute description du sanskrit se doit de mettre en évidence et de tenter d’expliquer ces trois caractères: longévité, stabilité, sacralité. Ce ne sont pas des traits naturels du langage. Ce sont des effets de l’action des utilisateurs de la langue. Source Le Sanskrit, Pierre-Sylvain Filliozat, Que sais-je? PUF, 2019

    Les Celtes

    « La civilisation Celtique, ne l’oublions pas, a dominé L’Europe et l’Asie du Sud-Ouest durant presque trois millénaires avant J.C, établissant, ici, et là, des colonies de peuplement; qui, elles-mêmes ont formé les premières tribus Celto-Gauloises des Arvennes, des Eduens, des Lemovices et autres Parisii, au total une bonne soixantaine de tribus, en conflit,, presque permanent, avant l’invasion romaine vers le 2ème siècle avant J.C, qui a mis bon ordre à ce tumulte gaulois incessant. »

    Les Arvernes dont le nom signifie « ceux qui vivent près des aulnes », furent un des peuples les plus puissants de la Gaule aux IIIème et IIème siècles avant J.-C.

    Leur influence dépassait largement les frontières géographiques de l’Auvergne actuelle et nombre de peuples voisins étaient clients des Arvernes : les Cadurques, les Gabales, les Vellaves, les Heleuteri, les Ségusiaves, les Ruthènes et les Helvii. Tous ces peuples ainsi que leurs voisins et alliés, les Lémovices, Pétrocores, Bituriges et peut-être les Carnutes, constituaient la Confédération Arverne. Source

    Les Éduens ou Héduens (en latin : Haedui) étaient un peuple de la Gaule celtique. Les Éduens étaient établis dans les actuels départements français de la Nièvre et de Saône-et-Loire ainsi qu’au sud de celui de la Côte-d’Or (correspondant approximativement à l’arrondissement de Beaune) et à l’est de celui de l’Allier.

    Parisii– Les Parisii formaient un peuple gaulois installé dans l’actuelle région parisienne, qui a donné son nom à la ville de Paris.

    Lemovices – Les Lémovices ou Lemoviques (en latin, Lemovices) sont un peuple gaulois provenant d’Europe centrale puis ayant migré dans l’ancienne région française du Limousin auquel ils ont donné leur nom ainsi qu’à la ville de Limoges.

    « De l’Inde du Nord nous est arrivé, à partir, de la fin du 3ème millénaire avant J.C l’un des tout premiers livres religieux de l’Inde, le VEDA. »

    Le Veda (devanāgarī : वेद – sanskrit : « vision » ou « connaissance ») est un ensemble de textes qui, selon la tradition, ont été révélés (par l’audition, Shruti) aux sages indiens nommés Rishi.

    Le védisme ou religion du Véda représente l’aspect le plus ancien sous lequel nous sont attestées les formes religieuses dans l’Inde. Les textes védiques, qui sont les premiers monuments littéraires de l’Inde (et parmi les plus anciens de l’humanité), livrent en même temps le témoignage le plus archaïque de la religion qu’on appelle tantôt le brahmanisme, tantôt l’hindouisme.

    S’il fallait délimiter les deux mots, le mot brahmanisme devrait désigner la religion des époques anciennes et se confondre par suite, en partie ou en totalité, avec le védisme ; le terme d’hindouisme viserait plutôt l’évolution religieuse dans son ensemble soit à partir du Véda, soit après la période védique. Source Chapitre Premier. La religion védique par Louis Renou Source CAIRN

    Les quatre livres de VEDA

    […]  » Ces Livres de Véda » se composent de quatre grands écrits et sont des livres de poèmes lyriques à base religieuse, liturgique et incantatoire où sont évoqués les actes des dieux du panthéon védique, tels Varuna, Indra et Mitra. Ces textes qui comptent parmi les tout premiers transmis d’abord par la mémoire orale des hommes, puis révélés par l’écriture Sanskrite aux sages de l’Inde du Nord à partir du XVI ème siècle avant J.C., ont été à l’origine de la religion Brahmane Véridique de ce temps. Ils nous content la domination qu’exerçaient alors sur les peuples qui vivaient dans ces immenses territoires d’Asie Orientale, les dieux du Véda qui se nommaient: Varuna, Indra et Mitra. »

    « Varuna: la plus importante et la plus vénérée des divinités védiques, roi des dieux et dieu du ciel, du cosmos et de la nuit, grand maître des eaux primordiales et terrible juge des actes des hommes. Il était le plus craint et terrifiait les hommes. « 

    L’une des divinités les plus importantes du panthéon védique. Parmi elles, Varuṇa occupe même une place prépondérante : avec son coadjuteur Mitra, il a la charge de veiller au bon ordre des choses dans l’univers ; on dit qu’il est le « gardien du rita » (norme cosmique). À ce titre, il observe les actions des hommes, aidé en cela par des « espions » qui forment sa suite, et il punit les pécheurs, les frappant notamment de maladies. Il dispose d’une puissance magique, la māyā, grâce à laquelle il peut intervenir dans le monde, par exemple en suscitant la panique dans une armée ou en rendant fous ceux qui enfreignent ses ordonnances.

    « Indra: était alors roi des dieux secondaires. Il fut opposé à Varuna en combat singulier et sa victoire fit de lui le dieu des divinités du ciel et le triomphateur des démons. Il devint le dieu bienfaiteur protecteur des hommes auxquels il apporte l victoire dans les combats.  »

    Painting of Indra Bhagwan on his elephant mount, Airavata, c. 1820.

    Mitra: est le dieu ami des hommes, dieu du soleil et frère de Varuna dont il est la face bienfaitrice et protectrice. {…]

    Le nom de la rivière La VAYRES

    […] »Il est important de rappeler, pour mieux comprendre, quelles furent les conséquences du grand brassage linguistique qui s’est opéré dans ces contrées et à ces époques du premier millénaire avant J.C., que le langage pratiqué notamment par les Celtes, est surtout un langage oral, le langage écrit étant réservé aux savants et sages du temps, ainsi qu’aux prêtres de la religion dominante d’alors, issue du druidisme et du panthéon Gréco-Latin.

    Cette oralité du langage populaire a permis toutes ces dérives de vocabulaire et de sémantique, notamment, au cours de sa dispersion à travers la Gaule.

    Le langage Celtique Pré-Gaulois a bénéficié de l’apport de nombreux éléments provenant de l’Orient lointain, lesquels ont être intégrés à l’écriture qui s’est ensuite développée.

    Ainsi la langue Indo-Européenne de référence, qui n’a jamais été réellement parlée par aucun peuple représente une véritable synthèse d’où sont issues en grande partie les langues parlées et écrites aujourd’hui dans le monde, dans leur grande diversité. Cf le travail des linguistes Franz Bopp et d’Emile Benveniste.

    Franz Bopp (Né à Mayence, Franz Bopp étudie à Paris de 1812 à 1816 (le persan, l’arabe, l’hébreu, le sanskrit), puis à Londres de 1816 à 1820. Il est le fondateur de la méthode comparative en linguistique. Son ouvrage, Le Système de conjugaison du sanscrit comparé avec celui des langues grecque, latine, persane et germanique, etc. eut une importance considérable dans le développement et l’évolution de la philologie (Dans la pratique, la philologie tend à se ramener à l’interprétation textuelle des documents.)

    Emile Benveniste (Émile Benveniste fut l’un des plus grands linguistes contemporains. Ses contributions essentielles concernent les études indo-européennes, la linguistique synchronique et la linguistique théorique. Il fut élu au Collège de France en 1937 et il y enseigna jusqu’à ce que la maladie l’eût contraint à se retirer, en 1970).

    Des rapports, plus ou moins étroits, ont pu être mis en évidence entre le Sanskrit Védique de l’Inde du Nord et les diverses langues européennes et orientales.

    VARUNA – VAR- Vayres

    « […]Varuna a perdu, peu à peu, de son caractère effrayant au cours du temps et par son transport à travers les langages occidentaux et européens pour ne plus garder que sa racine apocopée « Var ».

    Préfixe servant à plusieurs mots à connotations hydronymique forte, Var a aussi représentée la vie et ses couleurs, elle a désigné l’eau, les ruisseaux, les rivières et certains lieux humides dans le langage qui nous a été transmis en Aquitaine et en Limousin.

    Var arrive au cours du 1er millénaire avant notre ère, comme une racine qui va introduire, après avoir une inévitable latinisation, les mots: Vara, Variae, Varia, Varius.

    …Et il a engendré Vair, Vaire et Vayres!

    /// Le fleuve le Var lui doit son nom et ses petits affluents la Vaire – La Vaïre est une rivière de France, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et un affluent droit du Coulomp, et donc sous-affluent du fleuve le Var.

    « Vayres en Gironde: selon Patrick Epron dans son ouvrage Origine des noms de lieux en Gironde et en Aquitaine, Vayres portait le nom primitif de Varatédo à l’époque Gallo-Romaine, issu de Vara, latinisation de la racine VAR.

    Var – variation, variable, Eau dont le cours est sinueux...

    Oradour- Oratorium (lieu où l’on prit), oratoire, ouradou, oradour)

    « Voici donc Oradour, la très chrétienne et Vayres, la païenne qui se donnent la main pour dénommer Oradour-Sur-Vayres

    Selon le Petit Larousse, le paganisme vient « Du latin paganus, paysan. Se dit surtout, par opposition à chrétien, des peuples polythéistes ou de ce qui se rapporte à ses peuples ou à leurs dieux. Paganisme, nom donné par les chrétiens des premiers siècles au polythéisme gréco-romain, auquel les habitants des campagnes restèrent longtemps fidèles.

    Nom donné ensuite par les chrétiens à l’état d’une population qui n’a pas été évangélisée. »

    Pierre Chuvin (Les derniers païens, Paris, Belles lettres, 1991) enrichit cette définition : les païens, les pagani, sont les « gens de l’endroit », qui ont une religion locale c’est-à-dire ethnique et enracinée, et les chrétiens, les alieni, les « gens d’ailleurs. Le néo-paganisme et la politique : une tentative de compréhension par Stéphane François Source

    —–

    Dans le livre de Robert Morange, nous apprenons une précision importante concernant la rivière, la Vayres, et sa source: celle-ci se trouve au lieu-dit Chandeau, elle a été engloutie dans un étang dont le trop plein constitue aujourd’hui, le véritable point d’émergence de la Vayres, qui coule en direction du Boucheron, puis du village de Vayres!

    Nous savions que la Vayres a 4 affluents ( Le Tourate, le Grava, la Prunelle et le Rat). Ce dernier parfois appelé Ras prend sa source près du village de Pouloueix, engloutie dans l’étang crée en 1997, seule l’une des sources, autrefois vénérée, est visible à gauche de l’étang.

    Terre limousine, gîtée dans l’ancestral écrin de l’arbre et de l’eau, Nous qui t’aimons et qui te célébrons, Qui ne sommes ni poètes ni écrivains…

    Couverture du livre dont sont issus tous ces extraits

  • CleanWalk au cimetière de Vayres!

    CleanWalk au cimetière de Vayres!

    Le lundi 5 juin c’est la Journée Mondiale de l’Environnement!

    L’association écologiste Vayres à Soi mène ses actions environnementales à l’échelle locale au cœur du village de Vayres Les Roses, nous vous proposons donc de participer, collectivement, au nettoyage de l’ancien cimetière de Vayres le dimanche 4 juin à partir de 09H30!

    !

    Joubarbe des toits en la majeur sur les tombes du cimetière de Vayres

    /

    Cette CleanWalk fait partie d’une des actions de sensibilisation au tri, à la lutte contre la pollution plastique, à la valorisation et au respect de la nature proposées par l’association et s’inscrit dans un chantier de valorisation de l’ancien cimetière de Vayres, impulsé par l’association depuis plus d’une année.

    Lien Cleanwalk.org manifestation : Ramassage solidaire et citoyen du cimetière de Vayres

    En effet, suite à nos nombreuses visites sur le site de l’ancien cimetière, pour mener à bien notre travail de valorisation et de mémoire, nous avons constaté voire déploré un certain nombre de déchets plastiques, verres, céramiques et marbres.

    Nous lançons ce ramassage solidaire, cette CleanWalk sur le site de l’ancien cimetière de la commune, pour lutter contre la pollution plastique, à même de s’envoler et de se disperser, mener une action de sensibilisation en faveur du tri sélectif, initier à la différence des déchets avec la reconnaissance des déchets inertes (plaque de marbre, céramique) et au danger du verre présent dans les allées, interstices et derrière les tombes.

    Une des allées du cimetière propice aux déchets inertes et verre.

    Depuis le 13 mai, nous avons crée de nouvelles affiches de tri et les avons installé sur les bacs prévus pour les déchets verts et plastiques, sachez que nous avons également installé un collecteur pour plantes fanées, défleuries tout proche de l’entrée principale!

    Sans oublier, le fleurissement en pots de plantes, déposé au fil des jours, dans le cadre de notre 2ème participation au Printemps des Cimetières le dimanche 14 mai 2023!

    Nous comptons sur votre solidarité, votre attachement au village pour nous rejoindre dans nos actions participatives à Vayres!

    + d’infos: 06 13 85 10 32

  • Des Funérailles de Porcelaine, notes de lecture

    Des Funérailles de Porcelaine,  notes de lecture

    Nous avons déjà cité, ici, à l’occasion de notre 1ère participation au « Printemps des Cimetières » à Vayres, en 2022, l’ouvrage de Jacqueline Lapouge auteure originaire de Cussac, « Hier, au Pays des Feuillardiers… Granit et porcelaines… Dernier volet de la série « Hier, au pays des Feuillardiers ».

    Dans son ouvrage, il est question des cimetières locaux, lieux d’art au patrimoine funéraire d’exception, où tailleurs de pierre, ferronniers, porcelainiers, maîtres de forges… Ont laissé de nombreux témoignages de leur savoir-faire…

    Nous avions accueilli cet auteure, véritable passeuses d’histoire locale, lors des Journées Européennes du Patrimoine, consacrée au Matrimoine au Lavoir de Vayres Les Roses le 17 septembre 2022. Voici l’article: 1ère journée du Matrimoine à Vayres

    .


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    Pour cet article, nous allons partir des notes de lecture de Des Funérailles de Porcelaine de Jean-Marc Ferrer et Philippe Grandcoing , nourrir et préciser ces notes puis poursuivre la réflexion.

    la sociologie de la mort, c’est l’autopsie du vivant

    -Pedro Meca

    Des Funérailles de Porcelaine

    Pour cette nouvelle édition du Printemps des Cimetières, nous avons lu et feuilleté de nombreux ouvrages, un est à retenir. Il s’agit de « Des Funérailles de Porcelaine » de Jean-Marc Ferrer et Philippe Grandcoing .

    L’art funéraires des plaques en porcelaine est un art profondément original, il atteste de l’attachement très importants de la région de Limoges à la porcelaine.

    Il est aussi l’antithèse des fabricants célèbres de la porcelaine de Limoges, car cet art funéraire se pratiquait dans des ateliers de décoration aux dimensions modestes. Cet art peut se lire comme une tentative de résistance à la banalisation d’un art devenu industriel.

    Livre Édition Culture Et Patrimoine En Limousin, 2000. 

    Des Funérailles de Porcelaine, est un livre, mine d’or, empli d’anecdotes, d’explications, de contextualisations et de photographies superbes nécessaires à la compréhension du patrimoine funéraire local.

    Cette tâche de valorisation du patrimoine funéraire présent en Haute-Vienne, apparait fondamentale tant ce patrimoine est fragile.

    Ce Petit chef d’œuvre de lecture historique, fort bien écrit et richement illustré, a été emprunté à la médiathèque d’Oradour-Sur-Vayres en ce qui nous concerne.

    C’est une lecture que nous vous recommandons, à découvrir tel un « conservatoire » à page ouverte, à lire comme un précis d’histoire sociale, religieuse et de politique locale.

    Les cimetières de Limoges, Saint-Junien et Bellac sont très souvent cités, toutefois, au regard de cette exploration historique locale, il nous a semblé important de considérer l’aire directe d’influence de la ville de Limoges, à savoir 60 km autour d’elle:

    Vayres en fait donc partie!

    L’imagerie sur les plaques funéraires en porcelaine est révélatrice du rapport à la mort et à l’au-delà, des mutations de la société limousine, de l’évolution technique et artistique de l’industrie porcelainière limougeaude.

    Philippe Grandcoing est un historien à qui l’on doit de nombreux romans et une enquête passionnante, L‘Affaire Barataud (Limoges 1929, une des plus célèbres affaires criminelles de l’entre deux-guerres)sorti en 2022- Geste éditions. France 3 Régions Limoges un nouveau livre sur l’affaire Barataud

    -Avant toute chose, veuillez retenir que l’existence des plaques funéraires en porcelaine (introduite dès 1820, généralisée vers 1840 au cimetière de Louyat (Limoges) voient leur existence évoquées la première en 1925 grâce à un célèbre émailleur, Léon Jouhaud.

    -« En ce début du XXe siècle, l’étoile de l’émail de Limoges est en train de pâlir. Muni d’un livre ancien, Léon Jouhaud s’immerge dans l’univers des arts du feu. Il n’y connaît rien. Durant des mois, il triture la matière, tente de comprendre ses rébellions et ses nombreuses mutations. Chimiste éclairé, il découvre le sens des couleurs et des volumes. Il s’éteint en 1950, laissant derrière lui près de 900 pièces, mais aussi des huiles et des pastels. En 2003, Pascale Nourrisson a publié aux éditions Souny Léon Jouhaud, le magicien de l’émail. Ce très bel ouvrage met à l’honneur l’artiste et surtout donne la parole à sa fille Suzanne Salon. » Source


    La question du cimetière a une portée éminemment symbolique

    Dans l’ordre d’apparition du livre, Des Funérailles de Porcelaine, voici ce que nous avons retenu (nous avons ajouté des précisions historiques et préciser les évolutions des lois )

    Appelé aussi Champ du repos, à la fois source de distinction et élément clé de la stratification sociale, il fait apparaître un cadre légal, fait évoluer le droit et la loi, souligne l’évolution de notre rapport sociétal et culturel à la mort, à la place du vivant, aux espaces publics et intimes…

    Le poids des hiérarchies traditionnelles, l’importance des anciens métiers est palpable dans un cimetière.

    L’art funéraire traduit les dualités et les tensions du monde du travail mais relate aussi l’histoire de l’industrie de la porcelaine.

    La mémoire de la porcelaine est une grande source de l’histoire de l’imaginaire social.

    L’art funéraire est un témoignage des vestiges d’une époque en proie à une très grande fragilité. Malgré son hétérogénéité, il est, aujourd’hui, en grand danger.

    La plaque funéraire est la traduction des sentiments, des émotions, des représentations de l’au-delà.

    Tout d’abord ronde, puis contrée, la plaque de porcelaine évolue; elle a pour vocation d’interpeller.

    Cet ensemble céramique est unique au monde, il est un hommage aux ouvriers porcelainiers, aux artistes anonymes et aux acteurs de la porcelaine restés dans l’ombre.

    Il faut savoir que la céramique se banalise vers 1860-70.

    Fruit de l’aristocratie ouvrière, le message des plaques est aussi politique au sens anticlérical du terme.

    Une tombe c’est une identité pour l’éternité.

    Le vrai tombeau des morts n’est-ce pas le cœur des vivants?

    Quelques dates et petits détours historiques

    1768 – Découverte de gisements de l’or blanc du Limousin, le Kaolin, à St Yrieix-la-Perche

    Au XVIII, les cimetières sont situés intra-muros et extra-muros. En 1776, l’inhumation est interdite dans toutes les églises du Royaume.

    1780, fermeture du cimetière des Innocents

    Le cimetière des Innocents, ou cimetière des Saints-Innocents est un ancien cimetière situé dans le quartier des Halles de Paris, à l’emplacement de l’actuelle place Joachim-du-Bellay au centre de laquelle se tient la fontaine des Innocents.

    En raison de l’insalubrité des lieux et d’un usage continu pendant au moins 15 siècles, le cimetière des innocents fut fermé dans les années 1780 après que les murs de la cave de maisons voisines, rue de la Lingerie ne s’écroulent sous le poids des ossements. A l’origine élaboré en dehors de la ville, le long d’une voie romaine (qui deviendra la rue Saint Denis), le cimetière des champeaux qui deviendra le cimetière des innocents devient vite le lieu d’inhumation des faubourgs de la rive droite à l’époque gallo-romaine.

    Une chapelle dédiée aux Saints Innocents existait déjà avant les invasions barbares du IXe siècle. Situé à proximité des Halles où les foires attiraient les marchés, le lieu devient vite également un repère pour les brigands. Aussi, Philippe Auguste souhaita que le cimetière des innocents fût entouré d’une enceinte et fermé la nuit.

    Ce qui lui offrit une place dans la ville.

    Ce lieu était devenu mythique et des croyances sur sa terre s’étaient développées au cours des siècles. Jusqu’à une trentaine de paroisses parisiennes utilisèrent en partie le cimetière des innocents.

    Comme de nombreux cimetières médiévaux, qui étaient de rares espaces ouverts au centre de la ville, il était très animé le jour au même titre que les places. En raison des halles toutes proches, il était envahi de marchands. Les bancs et étalages y étaient très présents. Au XIIe siècle, au cimetière des innocents, on y avait laissé le marché aux chevaux. Le mur de Philippe Auguste de 1186 l’entourant, le protégea un peu sans remettre toutefois en cause le marché à l’herbe et au foin.

    Tous les cimetières français étaient de confession religieuse (catholique, protestant, juif) avant la révolution française de 1789.

    L’organisation des obsèques, la cérémonie, l’inhumation, la sépulture étaient les domaines réservés de la religion.

    Les préoccupations de salubrité publique amènent en effet la dépossession progressive des cimetières par les autorités religieuses.

    Dès 1804, un cadre juridique impose le caractère communal du cimetière. Ce monopole instaure alors le principe d’égalité face à la mort, laissant néanmoins aux croyants la possibilité d’une inhumation selon les rites funéraires religieux de leur choix.

    12 juin 1804

    Décret qui ordonne la fermeture des cimetières trop proches des habitations, ils seront éloignés de la ville.

    Hygiénisme -Principe selon lequel les pratiques politiques, sociales, architecturales et urbanistiques doivent suivre les règles de préservation de l’hygiène et de la prévention en santé publique, selon les prescriptions médicales et éventuellement diététiques.

    Cimetière Jardin

    « Formant des paysages romantiques, les cimetières ne sont pas alors « conçus pour être sains mais pour être beau ». (M. Lassère).

    Les municipalités se son attachées à ne faire des lieux agréables à l’œil, susceptibles d’intéresser les touristes.

    Leurs modèles, celui des parcs et jardins élaborés par les anglais au XVIII siècle, avec essences variées, allées sinueuses, recherche du pittoresque et refus de la géométrie et de la monotonie.

    1804 Père Lachaise (44 hectares) fait figure de référence. Dès son ouverture en 1804, le « cimetière de l’Est », tel qu’il se dénommait à l’origine, a été une destination de promenades des Parisiens, curieux de découvrir leur nouveau « champ de repos ». Les premiers guides qui lui sont consacrés, à partir de 1808, révèlent un véritable intérêt des Parisiens pour ce nouveau cimetière, alors hors les murs, à la fois lieu de recueillement et de balades bucoliques.

    1804 – Création de l’Ecole de dessin à Limoges par la Société d’Agriculture et des Arts

    1806 – Bénédiction du cimetière de Louyat à Limoges, traité à l’instar de celui du Père Lachaise – Ce cimetière est l’un des plus grands de France (34 hectares)-

    Jardin paysager: plantation d’arbustes et de vivaces, rosiers, églantiers, buis, autour de la tombe se constitue un espace fleuri.

    Avec l’hygiénisme, c’est l’apogée de la tombe individuelle, ce qui implique la présence d’épitaphe.

    Au cimetière de Limoges devaient être plantés des buis, rosiers, arbustes, acacias, pins, tilleuls, chênes, bouleaux, cerisiers…

    La végétalisation sur les stèles et dans les cimetières présentent la mort comme un long sommeil.

    Référence explicite au romantisme ( mouvement culturel apparu à la fin du XVIII siècle en Allemagne et en Angleterre et se diffusant à tout l’Occident au cours du XIX siècle, jusqu’aux années 1850. )

    La Serpentine est présente car sa teinte convient à la construction funéraire mais ce n’est pas une pierre mais une famille minérale faisant partie du groupe des silicates et du sous-groupe des phyllosilicates.

    Cette famille se compose de plus de 20 membres dont les principaux sont l’antigorite, le chrysotile et la lizardite.

    Les roches composées en grande partie de minéraux de serpentine sont appelées serpentinites. Ce nom résulte de leur couleur généralement verte et de leur aspect écailleux, voire soyeux, qui rappelle la peau des serpents).

    A Vayres, la carrière de Merlis, – serpentinite : usage funéraire : construction et croix.

    Architecture des tombes : les tombes dressées sont inspirées des tombeaux de l’antiquité romaine).

    Tombe ancien cimetière de Vayres, mai 2023

    Vers 1820, la plaque de Porcelaine fait son apparition au cimetière de Louyat (Limoges).

    1840 – Diffusion de la plaque funéraire de porcelaine grâce aux ouvriers porcelainiers à l’ensemble des couches sociales.

    Les plaques, leur couleur, leur éclat, beaucoup d’entre elles sont volées. Certaines sont de véritables chef-d’œuvre de porcelaine, ce qui engendre un modèle de cimetière unique en son genre . Le porcelaine est tout simplement en lieu et place de la sculpture!

    Porcelaine dure : Kaolin, Feldspath, Quartz.

    On peut noter au dos des stèles, des symboles de Franc-maçonnerie.

    L’état manifeste d’abandon de certaines tombes au cimetière de Louyat interpelle, les murs s’écroulent, les allées sont impraticables, sont à déplorer des déjections d’animaux (cochons).

    La place aux émotions et au registre affectif :

    Le Saule pleureur présent sur les plaques apporte l’idée de déploration ( fait de manifester des sentiments de douleur, de compassion, de simples regrets ou lamentations)

    Longtemps, le saule pleureur a été un arbre riche en symboles. Originaire de Chine, le saule pleureur fût importé en Europe vers la fin du 17ème siècle. Sa nature ornementale en fait un arbre très propice à la réflexion et on retrouve souvent le saule pleureur au bord d’un lac. Ses longues branches tombantes lui valent l’appellation de “pleureur” et on comprend bien pourquoi : l’arbre donne vraiment l’impression de déverser des larmes.

    A noter, dans la tradition chinoise, le saule pleureur est un symbole d’immortalité, sans doute parce qu’un rameau de Saule planté en terre renaît à la vie Aussi, il représente la communication avec le ciel. Par ailleurs, pour les tibétains, il est l’arbre de vie.

    Plaque, ancien cimetière de Vayres, mai 2023

    L’importance du noir, couleur du deuil qui s’illustre par un mince filet (1860) et large bordure vers 1890.

    La Porcelaine c’est la « fille du granit », porcelaine dure (Kaolin, Feldspath, Quartz).

    Offrande de fleurs :

    Comme dans un vaste jardin, on plante des vivaces pour leur pérennité, pour ne pas rappeler la douleur du trépas (type fleurs coupées qui vont vite dépérir)

    Les plaques de porcelaine sont la représentations mentales et esthétiques de la mort.

    Au début, seuls les notables peuvent se permettre d’y avoir recours.

    Dans le Limousin, le culte des ancêtres est important !

    La plaque en porcelaine n’est pas chère (elle correspond en franc à une journée de travail) ce qui permettra a une plus grande partie de la population n d’y avoir accès.

    Mais elle est fragile, alors les plus riches vont lui préférer la pierre ou le marbre.

    1850

    On assiste à une montée de l’anticléricalisme, en réaction, la mort devient très chrétienne. L’on peut dire que le politique est quasiment absent des cimetières toutefois la lutte, affrontement symbolique entre catholiques et anticléricaux est très vive.

    On assite à la promotion de l’individu notamment des femmes.

    Les pratiques culturelles des limousins tiennent en leur attachement aux saint locaux.

    1850 – Début de la Chrysanthème (Toulouse)

    On voit apparaître, au Second Empire (1852/1870), un nouveau type de tombes avec l’avènement des chapelles et des caveaux.

    Petit rappel second Empire –

    Second Empire (empire autoritaire à empire libéral/ d’Austerlitz à Sedan).

    Louis-Napoléon Bonaparte organise un coup d’État dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851. Une nouvelle Constitution prend effet le 14 janvier 1852.

    • Louis-Napoléon Bonaparte est d’abord président de la République puis, la dignité impériale et héréditaire étant rétablie en novembre 1852, il devient l’empereur Napoléon III.
    • Le Second Empire s’achève peu après la défaite de Sedan contre la Prusse le 2 septembre 1870.

    —–Dans les allées des cimetières, on isole riches et pauvre, on crée des ségrégations sociales.

    Dans le livre Nos funérailles de Porcelaine, est citée la Croix Hosannière;

    Croix Hosannières (présentes dans les villages).

    A l’instar des calvaires, des croix de missions et des lanternes des morts, une croix est dite hosannière, car depuis le Moyen Age, on y venait en procession le dimanche des Rameaux pour chanter « l’hosanna », qui est un cri de joie glorifiant Dieu.

    Le terme « hosanna » est d’origine hébraïque. Il commémorait, au 1er siècle, l’entrée de Jésus à Jérusalem, le jour des Rameaux, accueilli par la population avec des branches de palmiers en disant «  hosanna », qui est une exclamation de joie et de bienvenue.

    Les croix hosannières sont des monuments funéraires, construits dans les cimetières, à partir du X ème siècle dans l’ouest de la France principalement en Vendée et en Poitou- Charente.

    Elles sont constituées d’un soubassement circulaire en gradins sur lequel repose une colonne surmontée d’une croix Elles dominaient, à l’origine, généralement une  fosse commune ou un ossuaire.

    NB/ A Vayres, l’ancien cimetière ne dispose pas d’ossuaire.

    // A voir en Haute -Vienne : Montrol-Sénard – environ 35 km de Vayres.

    A ne pas confondre avec la lanterne des morts ( une de forme carrée est située à une vingtaine de km de Vayres au cimetière de Saint -Victurnien) pas de croix et cet édifice maçonné, de forme variable, souvent élancé, en forme de tour, est généralement creux et surmonté d’un pavillon ajouré (au moins trois ouvertures), dans lequel au crépuscule on hissait, souvent avec un système de poulies, une lampe allumée supposée servir de guide aux défunts

    La maîtrise locale de la technique de la peinture su porcelaine permet à la région de Limoges d’avoir un demi siècle d’avance.

    Avec les couronnes de fleurs en céramique, le fleurissement se substitue à la plantation.

    1867

    – Nouveau règlement

    On privilégie l’horizontalité des tombes

    La pierre l’emporte sur la terre ! C’est l’avènement du cimetière minéral

    La ville de Limoges est obligée de légiférer, incluant dans le nouveau règlement un article stipulant que « toute plantation d’arbres […] est interdite dans les concessions perpétuelles ou temporaires. les arbustes ne seront tolérés, qu’à la condition d’être élagués ou même arrachés, si le développement de leur branches ou de leurs racines devenaient nuisible.  »

    Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’apparence des cimetières, il devienne forêt de dalles et de stèles.

    Au XIX siècle, le rapport à la mort est relativement serein, 1860/1880, l’on comprend que la mort est un terme définitif de l’existence.

    Le rapport à la mort est teinté à la fois d’archaïsme et de modernité.

    La Troisième République, ou III République

    Régime républicain en vigueur en France de septembre 1870 à juillet 1940, soit pendant presque 70 ans, le premier à s’imposer en France dans la durée depuis 1789. 

    1881

    Conformément à la loi du 14 novembre 1881, ces « espaces regroupant les défunts de même confession » ne doivent cependant pas être isolés des autres parties du cimetière par une séparation matérielle. Donc les principes d’ « égalité » face à la mort et de laïcité doivent demeurer tout en garantissant aux croyants la possibilité d’être inhumés selon leurs rites, quelle que soit sa religion et sans contraintes.

    Après l’écrasement de la Commune de Paris, la combativité républicaine reprend plus que jamais en faveur d’une laïcisation des institutions.

    La naissance de la IIIe République relance le combat en faveur d’une laïcisation des institutions. Le programme de Belleville,  prononcé par Gambetta alors qu’il est candidat aux élections législatives, en avait fait, dès 1869, l’un des axes majeurs du discours radical républicain.

    Laïcité scolaire (Jules Ferry), statut personnel, et séparation!

    L’aveuglement contre-révolutionnaire de la hiérarchie catholique et la position clairement antirépublicaine d’un certain nombre de congrégations religieuses devaient rendre la séparation inéluctable. L’attitude adoptée par les assomptionnistes au cours de l’« Affaire Dreyfus », aux côtés des forces antisémites et hostiles à la République, plus largement l’attitude de combat que l’Église adoptait à l’égard des mesures de laïcisation de l’enseignement, imposaient que soit mis en place un encadrement juridique des congrégations religieuses, ce que fit la loi du 1er juillet 1901 sur la liberté d’association.

    1905

    Les polémiques suscitées par l’application du texte jointes à d’autres sujets de discorde, devaient aboutir à la rupture des relations diplomatiques entre le Vatican et la France et au constat, corrélatif, de la caducité du Concordat. La voie était ouverte pour une véritable séparation entre les Églises et l’État, ce que réalisera la loi du 9 décembre 1905.

    Il est significatif que même la loi de 1905 Article 28 de la Loi du 9 décembre 1905] pourtant si drastique, ait prévu la possibilité d’expression de la religion dans les cimetières.

    L’hécatombe de la Première Guerre Mondiale fait 40 000 victimes en Limousin, 4000 morts pour la seule ville de Limoges, le cimetière ne cesse de s’agrandir, il quitte la dénomination « Champ du repos » pour devenir « la ville des morts ».

    La Constitution de 1958 légitime la laïcité et la neutralité des cimetières : il est interdit d’ériger des symboles religieux dans les espaces publics, ce qu’avait déjà précisé l’article 28 de la loi 1905.

    S’il est interdit d’ériger des symboles religieux dans les espaces publics depuis la constitution de 1958, la présence de signes religieux sur la sépulture individuelle est néanmoins autorisée.

    La création ou l’agrandissement des cimetières confessionnels construits avant 1881 est en revanche strictement interdit.

    Cependant, une demande forte des communautés religieuses a entrainé la prise en compte d’un compromis entre respect des rites religieux et le principe invariable de la laïcité des cimetières.

    Les circulaires du 28 novembre 1975 et du 14 février 1991 ont ainsi permis aux maires de créer des emplacements spécifiques dans les cimetières.

    Puis pour permettre aux maires de gérer « l’existence d’espaces regroupant les défunts de même confession, en prenant soin de respecter le principe de neutralité des parties communes du cimetière ainsi que le principe de liberté de croyance individuelle ».

    19 Février 2008

    une circulaire du 19 février 2008 a rassemblé tous les éléments essentiels du droit concernant la police des funérailles et des cimetières.

    Allant plus loin, l’État, au travers de diverses circulaires, a prévu des exceptions très larges à ses principes fondamentaux, allant même jusqu’à prôner des « carrés confessionnels », avatars des cimetières confessionnels supprimés par les lois sur la laïcité.

    La plus emblématique est la circulaire du 19 février 2008 [Circulaire du 19 février 2008 ] qui traite notamment des « difficultés rencontrées à l’occasion du décès d’une personne dont la famille, ou un proche, souhaite qu’elle soit inhumée selon les règles ou les usages définis par sa religion, ceux-ci n’étant pas toujours compatibles avec les dispositions législatives et réglementaires ». Source

    « Les obsèques sont faites pour les vivants, pour des vivants qui souffrent. La priorité est de pouvoir les aider.

    Dans ces conditions, la conception que l’on peut avoir de la laïcité « classique », « à la française », celle qui est constitutive de notre ciment social en France, doit s’effacer devant une préoccupation d’humanisme.

    Il faut savoir alors accueillir les croyants dans leur diversité, leur permettre d’accomplir des rites qui ont du sens et qui vont les aider. Mais il faut aussi savoir accueillir les non-croyants en leur offrant des rites aussi performatifs et apaisants. « Laïcité et rites funéraires de François Michaud Nérard

  • Un cimetière, un jardin thérapeutique ?

    Un cimetière, un jardin thérapeutique ?

    Chromothérapie par les fleurs -Jardin thérapeutique (odeur, couleur, toucher)

    Vayres à Soi- Intervention pour le « Printemps des cimetières 2023« 


    Voici les sujets abordés lors de la manifestation du Printemps des cimetières à Vayres, nous reviendrons, plus en détails, sur l’histoire de la végétalisation des cimetières dans un prochain article.

    Le dimanche 14 mai 2023 à 14h – Temps d’échange sur le site de l’ancien cimetière de Vayres, en Haute-Vienne.

    La notion de Jardin thérapeutique est à associer, ici, à la chromothérapie par les fleurs, mais aussi à la question de l’olfaction et du toucher.

    Le cimetière est un lieu visité, rencontré ou découvert lorsque le deuil nous touche à titre intime et/ou collectif.

    Sa singularité tient en l’en présence conjointe du privé et du public, c’est un « espace vert soigné à vocation horticole », pour l’association écologiste « Vayres à Soi » le cimetière est un jardin émotionnel.

    Une tombe de l’ancien cimetière de Vayres, en mai 2023- Lierre et Rosier

    Lieu d’émotions et de mémoires, il est paysage où le minéral et le végétal se rencontrent. Sa végétalisation, son fleurissement produisent, sur nous, des effets. Depuis les couleurs des fleurs, la beauté de certains feuillages, les saisons apportent des éléments de réponse, propices à soulager, à créer du bien-être, à faire sens et pour prendre soin de soi.

    Le deuil

    —-La notion de deuil a été introduite en 1917 par Sigmund Freud.

    Expérience du deuil – 7 étapes ; stupéfaction- la sidération/choc, déni, colère, tristesse, souffrance, résignation, acceptation, reconstruction.

    Un deuil est « la mise en place d’un processus intrapsychique à la fois comportemental, cognitif et socioculturel face à la perte définitive d’une personne (décès), La personne endeuillée va ressentir tout un tas d’émotions comme de la peur, de la culpabilité, de la colère, de la tristesse, de l’injustice, de la frustration, du dégoût et par conséquent, aura des comportements en réaction à ses émotions vécues, pouvant souvent entraîner des troubles du comportement« .

    Le but de ce processus de deuil est de réussir à continuer à vivre et d’accepter cette perte définitive et irrémédiable

    Nous avons été fortement meurtris, 162 868 morts en France au 3 mai 2023 du Covid, nous sommes confrontés, de près ou de loin, de manière directe ou collatérale, par le décès par maladie comme le cancer: Environ 150.000 personnes, dont 84.100 hommes et 65.400 femmes, meurent du cancer par an en France.

    La mortalité par accidents de la vie courante représente près de 20 000 décès chaque année en France métropolitaine.

    1/4 des décès ont lieu avant 65 ans.

    Encore taboue, la mort est, pourtant, présente dans chacune de nos vies, de manière collective, générationnelle, nous sommes victimes directes ou indirectes.

    Les conflits, les attentats

    Les symptômes du trouble de stress post-traumatique sont connus depuis des millénaires, mais il aura fallu plus d’un siècle aux médecins pour le considérer comme une maladie nécessitant un traitement spécifique.

    Malgré la fin des combats, les champs de bataille n’avaient pas quitté les soldats, hantés par leurs souvenirs, les cauchemars et la dépression.

    Certains avaient des troubles de l’élocution, d’autres avaient perdu leur capacité à se concentrer. Apeurés et tourmentés, les soldats luttaient désormais contre les fantômes de la guerre.

    Quelle guerre ? Si le Vietnam, la guerre de Sécession ou même la Première Guerre mondiale vous venaient à l’esprit… vous auriez tout faux : les symptômes de ces soldats n’ont pas été couchés sur le papier mais gravés en cunéiforme sur des tablettes il y a plus de 3 000 ans, en Mésopotamie! Source

    Même si ce diagnostic prend racine dans le combat, la communauté médicale reconnaît aujourd’hui que le TSPT affecte de la même façon civils et militaires.

    Un état de stress post-traumatique (ESPT) est un trouble mental consécutif à un événement traumatique (attentat, guerres, agressions, etc..)

    Les attentats terroristes qui ont marqué la France sont des évènements traumatogènes dont les conséquences psychologiques sont variables et dépendent des modalités d’exposition, de notre histoire de vie et d’autres caractéristiques qui nous sont propres.

    L’impact psychologique des attentats est extrêmement étendu.

    Une enquête par web questionnaire, huit à onze mois, après les attentats du 13 novembre 2015 et incluant 575 personnes a mis en évidence que

    • 54 % des menacés directs, 27 % des témoins sur place et 21 % des témoins à proximité avaient un ESPT ;
    • 54 % des endeuillés souffraient d’un ESPT et 66% souffraient d’un deuil compliqué.

    Un deuil compliqué est un deuil qui est plus long tout en s’accompagnant aussi d’une souffrance très forte, voire une dépression chronique. Les individus vivant ce type de deuil ont souvent beaucoup de difficultés à accepter la disparition de leur proche et peuvent être dans un déni profond.

    Le programme de recherche “13 novembre” se poursuit avec un suivi des personnes interrogées jusqu’en 2026.

    13-Novembre est un programme de recherche transdisciplinaire dont le CERLIS est partenaire qui se déroulera sur 12 ans. Son objectif est d’étudier la construction et l’évolution de la mémoire après les attentats du 13 novembre 2015, et en particulier l’articulation entre mémoire individuelle et mémoire collective.

    Aussi, l’étude REMEMBER est en cours pour mesurer les capacités de contrôle de la mémoire (grâce à l’imagerie cérébrale) et des émotions des personnes les plus exposées mais aussi, celles n’ayant pas vécu directement les évènements. Trois autres projets sont actuellement en cours : l’un concernant la réception des attentats dans le monde scolaire, un autre concernant la “fabrique des mémoires” et enfin, le dernier, ayant pour objet l’analyse du traitement médiatique des attentats sur les réseaux sociaux.

    Le cimetière, au fil du temps

    Le cimetière est à observer à l’aune de l’urbanisation grandissante, de l’artificialisation des sols, à même de créer, lui aussi, des îlots de chaleur. Il est un espace public, sujet à de multiples évolutions spatiales, paysagères, non sans conséquence sur notre rapport sociétal et culturel au deuil et aux défunts.

    Quelques dates permettent de comprendre les modifications très importantes survenues dans la végétalisation des cimetières avec différents phases, cimetière-jardin, déplacement hors ville.

    Le type de pierre et la place occupée par la minéralité engendrera la mise en place de territoires sociaux au cœur des cimetières, une production standardisée des éléments funéraires et une uniformisation des tombes.

    La tombe aux Bergénias de Berthe Verger, décédée en 1910, à l’âge de 9 ans à l’épitaphe citant l’Ancien Testament, cimetière de Vayres, mai 2023

    Berthe Verger, enlevée à l’affection de ses parents pour l’Eternité. Elle n’a fait que sourire à la Terre et Dieu lui faisant grâce des tristesses de l’Exil l’a rappelé à lui le 10 novembre 1910 à l’âge de 9 ans heureux ceux que vous choisissez ainsi. Ô, mon Dieu, ils habiteront à jamais dans nos Saints Tabernacles

    Appelé aussi Champ du repos, à la fois source de distinction et élément clé de la stratification sociale, le cimetière fait apparaître un cadre légal, fait évoluer le droit et la loi, souligne l’évolution de notre rapport sociétal et culturel à la mort, à la place du vivant, aux espaces publics et intimes…

    Pour des raisons hygiénistes, le cimetière est éloigné du cœur des villes. Avec la hiérarchie des territoires, la notion de centralité est primordiale, c’est la place première. Est-ce que la mise à distance vient modifier notre rapport à cet espace? Décentrer est-ce déconnecter ?

    Aujourd’hui, avec sa localisation « hors la ville », quelles conditions sont créées pour l’appropriation de cet espace et quel l’impact éventuel ceci peut-il avoir sur le processus de deuil ?

    ——-

    1780 marque la fermeture du cimetière des Innocents ( Paris)

    En raison de l’insalubrité des lieux et d’un usage continu pendant au moins 15 siècles, le cimetière des innocents fut fermé dans les années 1780 après que les murs de la cave de maisons voisines, rue de la Lingerie, ne s’écroulent sous le poids des ossements.

    A l’origine, élaboré en dehors de la ville, le long d’une voie romaine (qui deviendra la rue Saint Denis), le cimetière des champeaux qui deviendra le cimetière des innocents devient vite le lieu d’inhumation des faubourgs de la rive droite à l’époque gallo-romaine.

    En éloignant l’espace pour des questions de santé et d’environnement, on relègue les défunts et leur territoire.

    12 juin 1804

    Décret qui ordonne la fermeture des cimetières trop proches des habitations, ils seront éloignés de la ville.

    Hygiénisme -Principe selon lequel les pratiques politiques, sociales, architecturales et urbanistiques doivent suivre les règles de préservation de l’hygiène et de la prévention en santé publique, selon les prescriptions médicales et éventuellement diététiques.

    1804Père Lachaise (44 hectares) – Dès son ouverture en 1804, le « cimetière de l’Est », tel qu’il se dénommait à l’origine, a été une destination de promenades des Parisiens, curieux de découvrir leur nouveau « champ de repos ». Les premiers guides qui lui sont consacrés, à partir de 1808, révèlent un véritable intérêt des Parisiens pour ce nouveau cimetière, alors hors les murs, à la fois lieu de recueillement et de balades bucoliques.

    1806Bénédiction du cimetière de Louyat à Limoges – Ce cimetière est l’un des plus grands de France (34 hectares)-

    Avec l’hygiénisme, c’est l’apogée de la tombe individuelle, ce qui implique la présence d’épitaphe.

    Leonard Mousner, « bon époux et bon père, Agriculteur distingué, il emporte les regrets de tous ceux qui l’ont connu »

    La végétalisation sur les stèles et dans les cimetières présentent la mort comme un long sommeil.

    Référence explicite au romantisme ( mouvement culturel apparu à la fin du XVIII siècle en Allemagne et en Angleterre et se diffusant à tout l’Occident au cours du XIX siècle, jusqu’aux années 1850. )

    On voit apparaître, au Second Empire (1852-1870), un nouveau type de tombes avec l’avènement des chapelles et des caveaux.

    Un caveau très singulier, ancien cimetière de Vayres, mai 2023

    Dans les allées des cimetières, on isole riches et pauvres, on crée des ségrégations sociales.

    1867 – Nouveau règlement– On privilégie l’horizontalité des tombes

    La pierre l’emporte sur la terre ! C’est l’avènement du cimetière minéral.

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    Cimetière, lieu à émotions

    Le mot émotion vient de l’expression latine « ex movere », qui signifie littéralement faire sortir, mettre en mouvement.

    On rappelle, l’expérience du deuil, citée en amont et ses 7 étapes ; stupéfaction/sidération/choc, déni, colère, tristesse, souffrance, résignation, acceptation, reconstruction.

    La personne endeuillée sera traversée par ces émotions: la peur, la culpabilité, la colère, la tristesse, l’injustice, la frustration, le dégoût .

    Les émotions citées ci-dessus seront « antagonistes » et « de résignation », avec une nouvelle approche, en termes de modification d’espace paysager pour le cimetière, nous pouvons, entrapercevoir quelles autres émotions ce lieu pourraient éveiller en nous, comme du soulagement, par exemple.

    Dans une logique d’aménagement en faveur de la biodiversité, cet « espace vert soigné à vocation horticole » pourrait se transformer en jardin où le vivant serait présent et favorisé. Des fleurs, en toutes saisons, des arbustes, la nature (faune et flore), des formes et des couleurs pour adoucir, apporter d’autres énergies, alléger la minéralité austère et grise, si impropre au recueillement et à l’apaisement.

    Redonner une place à la vie, à une faune et flore naturelle, sauvage et non adventice contribue à des rencontres, sources de surprise et de bien-être.

    Nous avons, dans le jardin au naturel de l’association Vayres à Soi, mis en place une végétalisation mixant les indigènes, annuelles, vivaces, plantes ornementales, la majeure partie de ces espèces sont mellifères.

    Visite du Machaon au jardin de Vayres à Soi le 2 mai 2023

    Bienfaits du jardin & Vertus émotionnelles des fleurs

    Les bienfaits des fleurs, du jardin sont multiples: activité apaisante, stimule les fonctions cognitives… L’hortithérapie/garden therapy : les bienfaits du jardinage sont reconnus !

    C’est le nom officiel de la thérapie par le jardinage.

    Inventé au 18ème siècle par le psychiatre américain Benjamin Rush. Cette thérapie s’adresse aux patients atteints de maladies cérébrales comme l’autisme, Alzheimer ou encore pour les migraines, les addictions…

    De plus en plus on installe des jardins : dans les prisons, dans les maisons de retraite…

    Magnifique Pivoine rouge, Cimetière de Vayres

    Les fleurs simples ou semi-doubles de pivoines sont très souvent porteuses de pollen et donc un véritable atout pour les abeilles et autres pollinisateurs dans votre jardin.

    Les FLEURS et les émotions humaines

    Plusieurs études mettent en lumière le rôle essentiel que jouent les plantes, les arbres ou encore les fleurs qui nous entourent sur notre santé.

    Elles activent nos émotions – Chez l’Homme de Néandertal des traces de pollen de fleurs présentes dans les tombes ont apporté la preuve que des fleurs accompagnaient les défunts.

    II a vécu en Europe pendant quelque 300 000 ans et a disparu il y a environ 30 000 ans, définitivement remplacé par Homo sapiens, notre ancêtre direct.

    Aussi, des chercheurs pensent que les fleurs en raison de leur variété de formes, de couleurs et d’odeurs, auraient été perçues comme ayant une propriété de traduction des différentes émotions que ressent l’Homme comme la joie, la tristesse, l’amour et, pour cette raison, auraient été cultivées et utilisées pour traduire ces émotions ou accompagner des évènements émotionnels de notre existence.

    Les fleurs pourraient, peut-être, avoir été des composantes naturelles du concept de beauté.

    Le simple fait d’être exposé aux fleurs pourrait suffire à éveiller ces émotions et sensations, et expliquerait de tels effets comportementaux.

    Les seniors encore plus touchés par les vertus émotionnelles des fleurs

    Avec leurs couleurs incroyables et leurs senteurs envoûtantes, les fleurs nous séduisent tous. Selon l’étude de l’Université d’État du New Jersey de Rutgers dirigée par les chercheurs Jeannette Haviland-Jones et Terry McGuire, elles ont un impact immédiat sur notre bonheur et permettent de réduire l’anxiété.

    Durant leur étude comportementale de 6 mois, ils ont également pu démontrer l’influence particulièrement positive des fleurs sur les personnes âgées.

    Chez elles, ou en maison de retraite, elles affichent une meilleure santé émotionnelle lorsque roses, tulipes, gerberas et autres hortensias illuminent leur quotidien.

    Les fleurs et la tristesse– Les fleurs qui symbolisent la tristesse peuvent généralement être des fleurs aux tons froids ? (bleu, violet), ou même des fleurs séchées dont les pétales et les feuilles tombent, tandis que les marguerites ou les fleurs heureuses peuvent symboliser le bonheur et la joie.

    Iris au cimetière de Vayres, 8 mai 2023

    COULEURS //

    Bleu: anti-stress

    L’orange est connue pour son côté anti-dépresseur car comme c’est une couleur pleine de peps, elle active les pensées positives et ainsi, la bonne humeur.

    Vert :calme, apaisement

    Jaune ; déstressant

    Le rouge et l’écarlate procurent un sentiment de sécurité et de confort 

    Blanc (comme le bleu) soigne et apaise

    Fleurir pour dire les blessures et les souffrances

    Fleurs du deuil en France- Les chrysanthèmes, lys, arums, œillets et roses

    Les chrysanthèmes, plantes mellifères, méprisées en France car utilisées en masse pour fleurir les tombes pendant la Guerre. Elles signifient les funérailles, le chagrin et la mort pourtant c’est une fleur synonyme de bonheur et d’amour dans le reste du monde, avec d’inconditionnels amoureux en Asie et aux États-Unis, pour ne citer qu’eux.

    Au Japon, le chrysanthème jaune symbolise le soleil et la lumière (l’immortalité), il est même surnommé “La fleur d’Or”. La croyance populaire veut qu’un pétale de chrysanthème au fond d’un verre de vin vous apporte une vie heureuse et une bonne santé.

    Le nom Chrysanthème provient du Grec  “chrys” signifiant “or” et de “anthemon” signifiant « fleur ». Un nom parfait pour une fleur qui, à son origine, n’existait que de couleur doré.

    Plusieurs émotions et idéaux sont associés aux différentes couleurs du chrysanthème.

    Un chrysanthème blanc, offert à l’être aimé, lui dira que votre amour est pur et que vous serez toujours fidèle. La couleur rouge est la plupart du temps associée à l’amour, les chrysanthèmes rouges, sont parfaits pour envoyer des messages d’amour.

    Comme pour les roses, les Chrysanthèmes jaunes symbolisent l’amour dédaigné.

    Détail fleur de chrysanthème, cimetière de Vayres, novembre 2022

    Les Lys , tout en étant associés aux funérailles et aux décès, signifient, également, la restauration de l’innocence de l’âme des morts.

    Les cyclamens – Ces plantes vénéneuses symbolisent non seulement le chagrin, mais aussi les adieux, la séparation et la résignation. Oh, et n’oublie pas la mort.

    Œillet (religieux (fleur des dieux) politique la femme -œillet rouge -biodiversité : œillet d’inde !

    Arum blanc – pureté et amour

    Roses – Fleur par excellence de l’amour depuis l’antiquité et au fil des siècles.

    —-Sont présents, dans l’enceinte du cimetière de Vayres, quelques rosiers, d’autres plus nombreux le longent côté route/rue belles roses.

    /// A noter, les plaques funéraires de porcelaine utilisent la Pensée & la Rose!

    PLANTES MÉDICINALES

    Contre la dépression légère/anxiété/relaxante -millepertuis, valériane officinale, l’eschscholtzia, pavot, menthe poivrée, lavande, mélisse, Rue (calmante),

    Souci- « nous partageons votre peine »

    Biodiversité – centaurée, cosmos, coquelicot (association bleuet -coquelicot accroît l’expansion de la faune auxiliaire), vipérine annuelle, œillet d’inde (fait le tri des insectes)

    A Vayres, du vert, encore et toujours beaucoup de vert…On imagine le dessin du jardin thérapeutique que nous pourrions concevoir ensemble ?

    Allées et Jardin du souvenir du cimetière de vayres, mai 2023

    ODEUR, l’alliée de notre bien-être psychique

    Trop longtemps négligés, les pouvoirs olfactifs sur la vie émotionnelle sont de plus en plus considérés.

    Orthophoniste et docteur en neurosciences et en sciences de l’ingénierie, le Dr Auriane Gros exerce au CHU de Nice. Elle est enseignant-chercheur à l’université Nice-Côte d’Azur au sein dulaboratoire CoBTeK (Cognition Behaviour Technology) et directrice pédagogique du département d’orthophonie de Nice.

    Odeur – Voyage sensoriel et psychosomatique.

    «En une fraction de seconde, les effets sont perceptibles!, s’enthousiasme la psychologue. Mes patients ont un regard plus clair, leur corps se détend. C’est comme une fenêtre s’ouvrant sur leur psychisme.

    Aujourd’hui, laromachologie s’impose. Si l’aromathérapie s’attaque aux problèmes somatiques (maux de ventre apaisés avec de l’huile de basilic, par exemple), l’aromachologie s’attache essentiellement à la sphère psycho-émotionnelle.

    «C’est la science des phénomènes liés aux odeurs, plus particulièrement l’influence de celles-ci sur le comportement, précise Patty Canac, professeure à l’Institut supérieur du parfum (Isipca, Versailles) et auteure du Guide des émotions olfactives (éd. Ambre)

    Aromatique émotionnelle

    L’olfaction est un mécanisme sensoriel par excellence

    L’olfaction permet de reconnaître classiquement près de 4 000 odeurs différentes 

    Le monde végétal est capable de communiquer de multiples manières, de telle sorte que formes, couleurs et senteurs se rejoignent dans des mécanismes vibratoires : tout le vivant interagit selon des lois de polarité et d’affinité, particulièrement de nature électromagnétique.

    Tout le vivant est constitué de capteurs et d’émetteurs… pourvus d’une panoplie de mécanismes de perception et d’échanges destinés à produire soit des réactions de défense, soit des processus de collaboration.

    La perception des odeurs est un processus complexe, fortement lié aux émotions et à la mémoire. Non seulement les odeurs établissent un contexte particulièrement propice au souvenir, mais elles sont également capables d’influencer l’humeur grâce à la puissance de leur composante hédonique et d’induire divers types de sensations – relaxation ou stimulation notamment… 

    L’intensité et la qualité de l’odeur.

    Le puissant parfum de poire, de raisin et d’agrumes du rosier Lady Emma Hamilton -David Austin

    L’intensité se manifeste de la même manière que la réactivité au chaud et au froid,

    L’homme brasse en moyenne 12 m3 d’air par jour à raison de 23 000 respirations quotidiennes, ce qui lui donne la capacité de détecter quelque 10 000 substances chimiques par jour.

    Et 80 % des odeurs perçues par l’homme procurent une aversion (cela correspond à la fonction d’alerte acquise par l’odorat de l’homme au cours de l’évolution) et 20 % suscitent des émotions positives.

    « Soixante-cinq pour cent des émotions que nous produisons au quotidien sont touchées par l’odorat. » selon Martin Lindström.

    La mémoire émotionnelle passe par l’amygdale alors que la mémoire explicite passe par l’hippocampe.

    Cette différence explique pourquoi nous ne nous souvenons pas des traumatismes qui se sont produits au début de la vie.

    En effet, l’hippocampe est encore immature lorsque l’amygdale est déjà capable de stocker quantité de souvenirs inconscients.

    Un traumatisme précoce pourra donc perturber les fonctions mentales et comportementales d’un adulte par des mécanismes inaccessibles à la conscience.

    L’émotion (joie, colère, peur…) est un état somatique qui s’installe soudainement à la suite d’un événement inattendu ayant une signification forte pour l’individu.

    Cet état s’accompagne souvent de manifestations physiologiques diverses : transpiration, sécheresse de la bouche, modification du rythme cardiaque ou respiratoire, constriction ou relâchement des sphincters.

    On rappelle que le mot émotion vient de l’expression latine « ex movere », qui signifie littéralement faire sortir, mettre en mouvement.

    Les émotions ont des répercussions sur les fonctions mentales, comme par exemple la diminution du contrôle volontaire.

    . Le linalol, molécule de la lavande, a des vertus anxiolytiques ; les odeurs «vertes» (pomme, herbe coupée) apaisent… 

    Les émotions colorent et donnent du relief à notre vie au quotidien.

    Elles ont toutes un sens et une histoire qui leur est propre, elles sont utiles et nécessaires ; cependant il est indispensable de ne pas se laisser dominer ou écraser par ses émotions.

    Dans ce cas, celles-ci ne jouent plus uniquement un rôle de signal d’alarme, mais elles se transforment en «émotions pathogènes» et induisent une perturbation de l’état de santé pouvant aller jusqu’à la somatisation.

    Source : L’aromatique émotionnelle : une nouvelle dimension de la fonction olfactiveSource

    • Sylvie MUFFAT, Jean-Louis Garillon/ Cairn

    Parfum inoubliable, voluptueuse floraison, port étalé caractéristique, joie des pollinisateurs- l’Arbre à soie, jardin au naturel de Vayres à Soi

    Langage des fleurs/ couleurs et effets de réconfort

    Fleurir en toute saisons, aussi bien l’hiver avec le jasmin d’hiver, les rose de Noël, marquer l’arrivée du printemps et au fil des saisons sans créer des temporalités trop franches sans fleurs – Printemps/ été: Santoline, Gaura, sauge, verveine de Buenos aires, jacinthes, rose, hortensia…

    De plus, une floraison alternée, adaptée, permettrait de résister à la sur floraison de la Toussaint et au gaspillage floral très important qui en découle.

    Mais aussi d’offrir des fleurs qui ne nécessiteraient pas trop d’entretien, qui pourraient se substituer au fleurissement plastique, encore trop présent dans nos cimetières de villages.

    Un gain pour toutes et tous, à même de créer les conditions d’une visite plus confortable et propice à l’apaisement.

    Nous parlons, souvent, de langage des fleurs, mais vous pouvez tout aussi bien ne pas vous en inspirer pour offrir des fleurs à vos défunts.

    Muguet, cimetière de Vayres, mai 2022

    Fleurs de la mélancolie, tristesse : immortelle, ancolie, cytise, tulipe jaune, tulipe blanche 

    Bonheur : muguet, sauge, gui, tournesol, rose, lupin, iris..

    Fleur de l’amitié : lierre, bégonia, fougère, chèvrefeuille, zinnia, jonquille, Ipomée…

    Amour/amitié : pivoine, violette, centaurée, véronique, myosotis

    Pureté/beauté/fraîcheur – marguerite, lilas blanc, pâquerettes, hibiscus.

    Le Toucher & Le voir

    Sensation/ toucher enlacer un arbre permettrait, entre autres, de réduire le stress, d’améliorer la qualité du sommeil, et de faire baisser la tension artérielle. (Sylvotherapie)

    Une plante rendrait la vie plus douce – Depuis plus de 30 ans, des chercheurs s’intéressent aux effets bénéfices des plantes sur la santé humaine.

    Quinze minutes en forêt, et voilà que les participants à une étude japonaise se sentent moins anxieux, moins en colère et plus vigoureux, des effets qu’une promenade en ville n’apporteraient malheureusement pas.

    Même les personnes hospitalisées se portent mieux lorsque leurs chambres donnent sur un paysage naturel.

    En 1984, une étude américaine a montré que des patients opérés de la vésicule biliaire avaient moins de risques de complication, consommaient moins d’analgésiques et sortaient plus tôt de l’hôpital lorsqu’ils avaient une vue sur des arbres.

    « La nature a un côté analgésique et qui procure du bien-être, qui influence même le temps de cicatrisation »

    Explique Stefan Jordy, chercheur à l’Université Bretagne-Sud et membre de la seule équipe française spécialisée sur la question.

    La nature booste également le système immunitaire. Une marche en forêt rendra plus heureux, mais elle permettra aussi au corps de produire plus de cellules tueuses, ces lymphocytes qui sont en première ligne de l’immunité humaine.

    Des vertus que d’autres cultures ne sont pas sans ignorer : en médecine japonaise, le « shinrin-yoku » consiste à envoyer les malades faire des cures en forêt pour soigner les maladies les plus diverses.

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    Association écologiste Vayres à Soi

    Dimanche 14 mai 2023 14h, ancien cimetière de Vayres , participation à la 2 ème année consécutive, au « Printemps des cimetières ».

    Gratuit, ouvert à toutes et tous.

    Prochain RDV – « Fête de la Nature », dimanche 28 mai 2023, 14h, Vayres parking Champ de Foire – « Et au milieu coule la Vayres ! »

    La Vayres, le village et sa rivière.

    Gratuit, sur réservation !

    Contacts mail : vayresasoi@gmail.com

    Tel : 06 13 85 10 32