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Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

Rendez-vous aux Jardins édition 2026
Site officiel Rendez -Vous aux jardins
23e édition des Rendez-vous aux jardins
Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.
« Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.
Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »
Source: Site officiel RDV aux Jardins
Thème : la vue

En Nouvelle – Aquitaine
Dimanche 7 juin 2026 à Vayres
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RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe Lien vers Open Agenda à Vayres 87600
Se voir jusqu’au Cœur
Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Réservation obligatoire par mail. Merci!



BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87
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Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

« La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…
En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée! » Source site internet du Musée
En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.
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Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison
« Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique. » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.
Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.
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Le Mouvement en visite
Du 1er mars au 13 décembre 2026
« Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »
A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…
Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.
En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.
Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.
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Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.
Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.
« Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »
Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.
Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.
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« Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »
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Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».
Raoul Hausmann ?
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L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.
Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.
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Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:
Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo…
Gerhard Richter ?
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Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?
Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.
Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?
Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.
Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.
En soi, ce n’est pas si grave.
Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…
« J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».
Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman
Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.
Nayel Zeaiter ?
Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.
Ici: site des éditions comprendre
La salle d’interprétation historique, 2025
Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.
Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !
Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…
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A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!
Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.
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Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes
En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.
A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.
Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.
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Nous sommes qui, nous faisons quoi ?
« Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.
Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.
Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.
La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.
Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !
Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…
Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général
Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.
Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !
N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.
L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique.
On protège mieux ce qu’on connait :
Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants.
Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.
Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.
Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.
Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.
Les Municipales
Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.
W!FE
W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural
Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu
Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.
Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!
W!fe ne peut pas péricliter !
Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife
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L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%
Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.
Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.
La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge, limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.
A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.
A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.
Installer un autre rapport aux habitantes et habitants
Les habitants savent lire et compter
Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.
Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.
Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?
Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.
Faire avec ce que dit le territoire
Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous : Pourquoi ?
- Est-ce une question d’habitude de consommation ?
- Une question d’offre ?
- D’horaire ?
- De type de service ?
Qu’existe il déjà autour de nous ?
A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.
Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?
Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?
La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.
D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.
Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)
Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !
C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?
(Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).
La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.
C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).
Frontières/ Communauté de communes
Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.
Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.
Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.
Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.
Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.
A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.
A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.
L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.
Décentraliser, encore et toujours.
Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.
De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.
La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.
Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.
Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…
Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité.
Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne.
Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.
Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.
La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.
Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.
L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)
Lorsqu’on réside à la campagne, les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.
Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.
« « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.
De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.
Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.
Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).
Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.
Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…
– Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable
Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.
Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.
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Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.
Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.
Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).
Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif…
Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.
Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?
C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.
En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.
Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.
Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.
« « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.
La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».
Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.
Au quotidien, vivre ici c’est comment ?
C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.
Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.
Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.
Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.
Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.
C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.
Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.
C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…
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Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences
- à l’égard des paysages
- des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.
Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.
Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye Ta Cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Ateliers culturels et histoires des arts

Voici nos nouveaux Ateliers Singuliers pour l’année 2024! petite session d’une durée de 1h30 environ, sans prise de tête, de quoi organiser des battles et nous exprimer!
Créer les conditions de la discussion et offrir de la matière à des battles !
La culture est un grand mot, difficile à définir, vaste et enfermant en même temps.
Source de distinction sociale, la culture peut nous figer dans nos rapports aux répertoires, aux formes, aux types/genres dits culturels.
Lorsque nous parlons d’accès à la culture, de quelle culture parlons-nous ?
L’éternel face à face entre culture savante et culture populaire a-t-il, encore, de l’avenir ?
Le jugement d’une programmation culturelle qui passe par le qualificatif « élitiste » demande qu’on se pose des questions.
La culture est plurielle, nous aimerions, avec vous, aborder cet angle lors de nos nouveaux Ateliers Singuliers qui démarreront dès janvier 2024.
Une approche des histoires culturelles et des histoires des arts pour poser le débat, interroger nos pratiques culturelles, faire connaissance à partir de nos expériences culturelles respectives, donner de la voix à nos préjugés pour mieux les comprendre, à nos manières subjectives de nous approprier ou non une programmation culturelle, un lieu, et de nous demander ce qui conditionne nos regards et nos attachements.
Une petite introduction, en préambule, à la sociologie de la culture sera le sujet de notre 1rdv le 6 janvier à la salle des associations de Vayres.87
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Voici nos nouveaux ateliers singuliers!
Nous partagerons, au fil de l’année 2024, nos expériences culturelles et nous nous demanderons:
C’est quoi être public d’un spectacle?
C’est quoi être cinéphile ?
C’est quoi être un lecteur, amateur de séries, visiter un musée…
Qu’est-ce que la culture ?
C’est quoi une programmation culturelle ?
Quels liens entre culture et art ?
Art, les arts et œuvre d’art ?
Pourquoi opposons-nous culture populaireet culture élitiste ?
1er atelier: une petite intro sur l’histoire des politiques culturelles françaises nécessaires pour comprendre quels publics, toujours au pluriel, nous sommes. On regarde les étiquettes et on essaie de les décoller!
Lien FB: Vayres à Soi- Ateliers Singuliers
Nos propositions: On entre par les portes culturelles et artistiques à partir du champ chromatique, le atelier premier, du 6 janvier, est dédié au Rouge!





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Retours sur la sortie à l’Etang de la Pouge

Voilà, la sortie Nature & Culture à l‘Etang de la Pouge est passée. C’était dimanche dernier, 12 novembre dernier!
Un petit focus, par ici: histoires de paysages, épisode 2 entrée en la matière
Pour préparer cette sortie singulière, nous vous présenterons ici les éléments développés, recherchés, mis en rapport et les rencontres!
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C’est quoi une sortie Nature & Culture ?
A cet site de l’étang de la Pouge sont associés des oiseaux, des poissons, un balade, un circuit de randonnée, un poste d’observation ornithologique, un ruisseau, des paysages diversifiés, des représentations du patrimoine multiples, des intérêts…De quoi alimenter en anecdotes, remarques, questions et de quoi ouvrir des portes et fenêtres culturelles et historiques!
// Oiseaux, vous pensez aux Grues ? Aux Hérons ?
L’étang de la Pouge est bien connu pour son accueil des hérons cendrés!
: Le dimanche 12 novembre, pas de Grue cendrée à l’horizon, des hérons cendrés, oui et une Aigrette ont été observés!
C’est quoi une Grue ?
Grue : La grue fait partie de la famille des Gruidés, qui compte 2 genres et 15 espèces. C’est un grand oiseau échassier qui mesure 90 à 176 cm de long pour un poids variant entre 3 et 7 kg.
La couleur de son plumage varie selon les espèces : il est entièrement blanc chez la grue de Sibérie, et principalement gris chez la grue du Canada. Chez certaines espèces telles que la grue du Canada et la grue brolga, les individus adultes ont des taches rouges que les plus jeunes n’ont pas.
La grue peut vivre jusqu’à 45 ans en captivité, et environ 30 ans à l’état sauvage.
Grue cendrée – La grue cendrée (Grus grus) est une espèce de grands oiseaux de la famille des gruidés. La population mondiale de grues cendrées adultes est estimée en 2021 à 482 000 individus. La grue cendrée mesure de 110 à 130 cm, pour une envergure de 190 à 230 cm et un poids de 4 à 7 kg. Elles migrent sur environ 2 500 km de distance.
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La France est un important pays d’accueil pour les grues venant y faire une halte ou pour hiverner.
Elles passent l’hiver en Afrique du Nord et surtout en Espagne ; depuis les années 2000, à cause du réchauffement climatique, on observe qu’une partie des oiseaux hiverne en Lorraine, Champagne-Ardenne, c’est-à-dire dans l’Est de la France et en sud Vendée dans le marais poitevin voire en Allemagne.
Les vols migratoires sont en forme de V ou de Y. Elle bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis 1976.
Site de consultation, en direct, ou presque, avec les migrations des grue, dont voici les dernières infos:
13 novembre 2023
Belle ambiance grue ce matin au lac du Der ce matin, plus importante que ces dernières semaines. Les migratrices allemandes d’hier sont arrivées en partie en Champagne.
12 novembre 2023
Au lac du Der, 32 140 grues sont comptabilisées. La migration reprend entre le centre et le sud de la France. En Allemagne, départs massifs de 52 000 grues comptabilisées dans une large région centrale de l’Allemagne dont la Hesse. Des arrivées sont notées en soirée dans le Grand Est.
Source : Migration et hivernage, la migration des grues cendrées au jour le jour
C’est quoi un héron cendré ?
Sa présence indique une relative abondance de poissons ou d’amphibiens ou de petits mammifères là où il s’en nourrit. Vision binoculaire – La plupart des mammifères carnivores et tous les oiseaux de proie ont une vision binoculaire, dans laquelle deux yeux sont tournés vers l’avant.
Monoculaire -La vision monoculaire (humain) existe chez les animaux avec des yeux sur les côtés opposés de la tête, ce qui empêche les deux yeux d’avoir un point focal commun.
Les insectes, les plus nombreux de toutes les espèces, ont souvent une vision composée.
On pense au FILM Le garçon et le héron de Hayao Miyazaki, sorti le 1/11 dont les thèmes sont : le deuil, l’importance de trouver des alliés dans ce monde chaotique, les bienfaits du changement et du fait de grandir, mais aussi les mystères de la nature humaine et terrestre. Grâce au héron cendré, Mahito se retrouve plongé dans une sorte d’univers parallèle qui relie les mondes et les époques. On en saura peu sur cet endroit, où se côtoient les morts et les futurs vivants, un lieu de réunion entre les époques.
A Saint-Junien au ciné- Bourse dès le 15 novembre
On vous laisse prendre connaissance des multiples pistes réflexives abordées et empruntées pour cette sortie!
Pourquoi l’étang de la Pouge?
Haut-lieu d’observation et de promenade, l’Etang de la Pouge: c’est 32 hectares, au cœur de territoire bocager du PNR Périgord Limousin, un patrimoine naturel et paysager remarquable, il fait partie du réseau Natura 2000. Il est situé sur trois communes Saint-Auvent, Saint-Cyr et Saint- Laurent- sur-Gorre.
Il est un point de convergence qui illustre les différents intérêts et stratégies à imaginer. La perception de ce paysage nous a donné envie d’interroger la culture du paysage au sens de sa place dans nos imaginaires, au cœur de l’évolution historique, comme témoin direct et indirect voire personnage mineur puis majeur dans l’histoire de l’art. Nous avons souligné les différentes places des oiseaux, des poissons, celle de l’homme, en considération de son évolution, puis des références culturelles immédiates, spontanées ont ponctué cette sortie toute en couleur automnale sous quelques gouttes de pluie!
Il permet de questionner la mobilité douce, chère à nos yeux, et les conditions d’accès grâce à la balade qu’il offre avec le tour de l’étang. Aussi de faire quelques remarques notamment d’un point de vue directionnel et informationnel (manque de panneau indicateur, usure des panneaux pédagogiques…)
C’est quoi le réseau Natura 2000 ?
Le réseau Natura 2000, constitué d’un ensemble de sites naturels, terrestres et marins, vise à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe. L’objectif de la démarche européenne, fondée sur les directives Oiseaux et Habitats faune et flore, est double :
la préservation de la diversité biologique et du patrimoine naturel : le maintien ou le rétablissement du bon état de conservation des habitats et des espèces s’appuie sur le développement de leur connaissance ainsi que sur la mise en place de mesures de gestion au sein d’aires géographiques spécialement identifiées, les sites Natura 2000.:

Le Gorret – Le maillage de sites s’étend sur tout le territoire de l’Union européenne pour une politique cohérente de préservation des espèces et des habitats naturels ;
:la prise en compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales : les projets d’aménagements ou les activités humaines ne sont pas exclus dans les sites Natura 2000, sous réserve qu’ils soient compatibles avec les objectifs de conservation des habitats et des espèces qui ont justifié la désignation des sites.
En France// 13 % de la surface terrestre métropolitaine, soit 7 millions d’hectares ;35,7 % de la surface marine de la zone économique exclusive, soit 13 261 016 hectares ;
1 756 sites, dont 221 sites marins et mixtes (67 uniquement marins) : 403 zones de protection spéciales pour les oiseaux (ZPS) et 1 353 zones spéciales de conservation (ZSC) ;
13 041 communes supports du réseau ;
132 types d’habitats naturels d’intérêt communautaire (57 % des habitats naturels européens) ;
102 espèces animales identifiées à l’annexe II de la directive Habitats faune flore (20 % des espèces annexe II) ;
63 espèces végétales identifiées à l’annexe II de la directive Habitats faune flore (10 % des espèces annexe II) ;
123 espèces d’oiseaux identifiées à l’annexe I de la directive Oiseaux (62 % des espèces annexe I).
Plan de L’étang de la Pouge
Son ruisseau le Gorret et le Chevalier Guignette observé en avril de cette année…
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Capture d’écran ,
L’étang de la Pouge, d’une superficie de 27 ha, est situé sur le territoire bocager des communes de Saint-Auvent, Saint-Cyr et Saint-Laurent-sur-Gorre, en partie Haut-Viennoise du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin.
La digue a été édifiée à la fin du XVIIIe siècle sur le ruisseau du Gorret, à l’amont de la confluence avec la Gorre, à une altitude de 253 mètres.
L’observatoire ornithologique est accessible toute l’année.Sans les déranger, il permet d’observer de nombreux oiseaux présents sur l’étang selon les saisons : héron cendré, chevalier guignette, grande aigrette, grèbe huppé, sarcelle d’hiver, foulque macroule, martin pêcheur, etc…
Accès :À partir de Saint-Laurent-sur-Gorre, prendre la D41 en direction de Rochechouart. Après la sortie du bourg, prendre la D58 en direction de Saint-Auvent. L’étang se dévoile sur la gauche au lieu-dit de La Pouge.
Rencontre
Nous avions fait la connaissance, lors d’un RDV avec le Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne, de Marie Adalbert- coordination et animation CTMA Vienne médiane et affluents Site Natura 200 étang de la Pouge le 3 novembre dernier.
Connaissez-vous ce syndicat ?
Établissement Public d’Aménagement et de Gestion de l’Eau. E.P.A.G: compétences, outils, conseils : voici son histoire. Les conseils portent sur l’Agriculture, les Zones humides, les cours d ‘eau et les étangs!
Un événement ( février 2022) avait retenu notre attention:
En l’honneur de la journée mondiale des Zones Humides (JMZH) du 2 février, le Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne (SABV) a créé une série de panneaux ludiques sur le site du département de la Haute Vienne de l’étang de La Pouge pour mieux identifier et comprendre les Zones Humides tout en s’amusant.
L’objectif du SABV est de sensibiliser le grand public à l’importance de la protection des zones humides à l’occasion des JMZH. Cette année, la convention à Ramsar a choisi pour thème « Agir pour les zones Humides, agir pour l’Humanité ».
A travers cette thématique, nous avons mis en scène l’inspecteur Martin, l’emblème du Syndicat, le Martin Pécheur, transformé en inspecteur. » Source : Journée mondiale des zones humides avec l’inspecteur martin à l’étang de la Pouge
// Lors de notre échange avec Marie Adalbert, nous avons, bien sûr, parlé de Vayres (commune comme rivière) de ses étangs, ses zones humides et ses mares avec Deviens ambassadeur d’une mare

L’étang de la Pouge version chevelure automnale L’étang de la Pouge vu par L.P.O Limousin
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PROJET L.P.O
Création d’une réserve départementale de la Biodiversité sur l’étang de la Pouge en Haute-Vienne
La LPO Limousin porte auprès du Conseil Départemental de la Haute Vienne, un projet de création d’une réserve départementale de biodiversité sur le site de l’étang de la Pouge en Haute-Vienne.
L’étang de la Pouge est un Espace Naturel Sensible, propriété du Conseil Départemental de la Haute-Vienne. Il est classé site Natura 2000 au titre de la Directive « Habitats ».
- Il fait partie du site inscrit du bourg de Saint-Auvent et des vallées de la Gorre et du Gorret.
- Il est à l’inventaire des ZNIEFFs (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique).
- Sa queue principale est classée Réserve de pêche, un observatoire est positionné en limite de la réserve.
Source : Présentation projet LPO étang de la Pouge
ENJEUX Ornithologiques identifiés par L.P.O
- Le site accueille de nombreuses espèces des zones humides en période de reproduction, en migration et en hivernage, 120 espèces recensées en 2020, dont 38 liées aux zones humides.
- Il héberge la plus importante colonie de Hérons cendrés du territoire Limousin (avec un minimum de 87 couples recensés en 2020).
- Toutefois, ce constat est à relativiser, l’avifaune a perdu en effectifs et en nombre d’espèces ces 20 dernières années.
L’étang de la Pouge est un site majeur pour les oiseaux et la biodiversité en Haute-Vienne et en Limousin. Il possède toutefois un réel potentiel d’amélioration de l’accueil de la biodiversité.
En s’appuyant sur une étude menée sur plusieurs années par Xavier Millon, la LPO Limousin propose au propriétaire du site, le département de la Haute-Vienne et aux différents partenaires : Elus locaux, Syndicat mixte Vienne Gorre, Fédération de pêche de la Haute-Vienne, … d’aller plus loin dans la protection du site et de sa valorisation en créant sur une partie du plan d’eau la première réserve départementale de biodiversité de la Haute-Vienne.
Première réserve départementale de la Biodiversité de la Haute- Vienne ?
- Un meilleur partage de l’espace entre les différents usagers du site afin d’améliorer l’accueil des oiseaux et la pertinence de la position de l’observatoire support potentiel à l’éducation à l’environnement des locaux, des touristes, des scolaires,…
- Mettre en place des mesures de gestion, parfois très simples, afin d’améliorer l’accueil de la biodiversité.
- Utiliser l’observatoire ainsi que les moyens humains et les compétences de la LPO Limousin pour proposer des animations sur le site, des sorties, des permanences à l’observatoire pour sensibiliser les citoyens et participer à dynamiser le territoire.
Pour conclure, la L.P.O indique ceci:
Pour faire de l’étang de la Pouge une vitrine de la Haute-Vienne en matière d’Espace Naturel Sensible et de protection de la nature, cette évolution du site ne pourra se faire qu’avec l’accord et le concours de tous les acteurs locaux.
Pour préserver et développer la biodiversité sur le site de l’étang de la Pouge, l’intérêt général doit dépasser les intérêts particuliers.
Rapport de Xavier Millon –
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Une sortie pour questionner les mobilités douces et les conditions d’accès
Tour de l’étang de la Pouge, c’est donc une balade d’environ 6 km dont une petite partie est accessible aux personnes à mobilité réduite. Nous avons choisi de la commencer dans le sens in verse, en passant par le ruisseau le Gorret. L’emprunt de cette route offre un contraste saisissant entre un paysage vaste, opaque d’eau et le bruit assourdissant produit par une puissante cascade. Nous sommes coupés en deux, à droite, cette étendue d’eau nous présente une ouverture, tel un cercle, qui vient se déverser, non sans énergie et puissance avec une cascade. Un paysage scindé et deux émotions, un faux calme impressionnant et une passion bouillonnante, une belle entrée en la matière pour appréhender le paysage comme une expérience physique.
« Voir du paysage, c’est se faire une certaine conception du monde. C’est ce que le paysage sous tend comme relation implicite au monde »
Vous pouvez entreprendre la lecture passionnante de cette thèse de Luc Lefort soutenue en 2014:Le génie du paysage, l’idéologie paysagère dans la Littérature française des années 1800 qui s’ouvre sur ces mots de Robert Lenoble (Histoire de l’idée de nature, Albin Michel)
« Dans quelle Nature l’homme d’une certaine époque ou d’une certaine civilisation a-t-il vécu ? Si l’on veut bien se déprendre du prestige verbal du mot inchangé et suivre les métamorphoses de cet habitat que successivement l’homme a pris pour le sien, on peut tenir pour absolument certain que la représentation de la Nature qui prévaut dans chaque cas donné va influencer tous les esprits – savants ou artistes. »
L’accès au site ?
Les travaux de la route ne nous ont guère aidé, même si en provenance de Vayres nous étions moins concernés. Toutefois, nous remarquons le manque de panneaux, de signalétique et l’imprécision qui règne quant à sa connaissance. Peu de personnes questionnées connaissent et savent situer l’étang de la Pouge!
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Remarques
Nous avons apprécié cette sortie, malgré quelques gouttes de pluie, toutefois, nous estimons que le manque d’indication de ce sentier de randonnée peut créer un peu de panique. Il aurait été judicieux d’avoir un balisage plus fréquent et plus lisible. En outre, une partie pédestre agréable mais une division trop marquée entre sentier nature et bord de route, est à déplorer, d’une part pour des questions de sécurité et d’autre part, pour des raisons purement touristiques. Les routes ne sont pas les passages ni les postes d’observation les plus intéressants…
Malgré une campagne de communication plus conséquente (affiches, site internet VAS, Réseaux sociaux, annonces gratuites sites internet, mairie de Vayres, application Intra muros, reprise de l’info par l’office du tourisme Ouest Limousin…) nous avons constaté que l’info de notre Sortie Nature et Culture n’était pas suffisamment connue des locaux. Ne serait-ce qu’à l’échelle extra locale du site, en revanche il n’existe pas de panneau disponible pour y indiquer une information de ce type. La météo, quoi que sur cet horaire (14h) restait tout à fait convenable a pu rebuter les méconnaisseurs du site.
PROCHAIN RDV : 1er atelier théâtre et présentation des projets culturels pour 2024 et lancement du collectif » La Vayres à Boire » – pratique amateure théâtre et danse en milieu rural, à Vayres, en Haute-Vienne!
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Les enfants sont des citoyens à part entière

Pour l’association Vayres à Soi, les enfants sont encore en dehors de la vie locale, nous aimerions, à l’échelle du village de Vayres, qu’ils soient des parties prenantes, que leurs avis, besoins, manques soient entendus, que leur parole puisse se libérer ce pourquoi nous aimerions que soit créé un Conseil Municipal Jeunes et que soient impulsées de multiples actions en leur faveur.
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« Dans les pays du Nord comme les Pays-Bas, les enfants représentent des citoyens à part entière et font partie intégrante de la société: les infrastructures sont adaptées à eux, ils participent aux décisions collectives, et ils s’expriment librement.
«Dans le système néerlandais, ce qui compte avant tout, c’est le bonheur et le bien-être des enfants. […] Nous voulons qu’ils soient libres de devenir les personnes qu’ils veulent devenir.
L’éducation est censée permettre aux enfants de se découvrir et de se confronter au monde qui les entoure.
Elle est censée aider l’enfant à répondre à ces questions:
- “Qui suis-je?
- Qu’est-ce qui me convient?
- Quels sont mes talents?”»
En France, Joëlle Sicamois, qui dirige la Fondation pour l’enfance, déplore que les rapports de domination soient encore la norme:
«Comparé aux pays nordiques, en France, nous sommes encore dans un rapport de domination de l’adulte, et l’enfant n’est pas vraiment considéré comme un citoyen de droit.
Dans les pays du Nord, il y a eu beaucoup d’avancées sur le statut d’êtres détenteurs de droits des enfants, avec une connaissance de la Convention internationale des droits de l’enfant, par exemple. Ce qui n’est absolument pas le cas en France.»
« L’environnement des enfants a profondément évolué (nouveaux modèles familiaux, nouvelles opportunités mais aussi nouveaux risques du monde numérique, nouveaux savoirs sur le développement de l’enfant,…).
Depuis 40 ans, notre Fondation a pour mission de détecter ces nouveaux risques, d’alerter les décideurs publics, et de soutenir les initiatives qui permettent d’y répondre efficacement. » Fondation pour l’enfance
La problématique des écrans
« Le télétravail a bousculé l’organisation parentale. Les écrans ont pris plus de place dans les foyers. Ceux des parents qui travaillent de chez eux. Et ceux des enfants qui s’occupent pendant que les parents télétravaillent. Cette évolution sociétale n’est pas sans effet sur les enfants. Sans régulation ni accompagnement, les écrans peuvent interférer leur développement (cognitif, capacité d’apprentissage, langage etc.).
Ne pas se comporter comme des présents-absents
Sans s’en rendre compte, nous pouvons devenir présents-absents : avec nos enfants, mais pas complètement puisque notre attention est absorbée par les écrans.
Créer un temps interactif
Les enfants adorent les écrans. Surtout lorsqu’il s’agit de dessins animés. Pour que ce temps d’écran ne soit pas passif, nous vous conseillons d’en faire un moment d’échanges. Une fois le dessin animé terminé, interrogez-le sur ce qu’il vient de voir, sur ce qu’il a aimé, demandez-lui de vous raconter l’histoire, de vous parler de son personnage préféré. Ainsi vous transformerez ce temps “passif” en une interaction positive.
Activités physiques
Pour être en bonne santé, il est essentiel de pratiquer des activités physiques – sport, marche, jeux… – et de limiter les temps de sédentarité devant les écrans.
L’Anses publie ce jour une évaluation des risques sanitaires associés à la sédentarité et à l’inactivité physique des enfants et adolescents. Cette expertise montre que les deux tiers des 11-17 ans se situent à un niveau de risque élevé, ce qui peut se traduire par du surpoids, de l’obésité, des troubles du comportement alimentaire ou encore une qualité du sommeil et de vie altérée. Or, les habitudes prises à l’adolescence tendent à s’installer, avec un impact sur la santé et la qualité de vie à l’âge adulte. L’Anses alerte donc aujourd’hui les pouvoirs publics sur la nécessité de promouvoir et renforcer l’activité physique dès l’adolescence. Anses
Activité physique chez les enfants
L’activité physique est importante tout au long de la vie mais particulièrement chez les enfants. En effet, pratiquer un sport dès le plus jeune âge favorise la croissance et le développement des muscles et des os. Faire régulièrement des exercices permet aussi d’augmenter sa flexibilité, sa posture et son agilité. Prendre des habitudes dès le plus âge est aussi un bon moyen de les conserver toute sa vie. Médecin du Sport
Conseils
- Choisir une activité adaptée à son âge : eh oui, selon l’âge de votre enfant, l’activité ne sera pas la même, inutile de brûler des étapes. Prenez en compte également, son stade de développement.
- Allier sport et amusement : bouger au quotidien et pratiquer un sport ne doit pas représenter une corvée pour votre enfant. Planifiez des activités amusantes pour apporter un côté ludique au sport.
- Partager un moment : pour motiver votre enfant, rien de mieux que de partager ce moment avec lui. Une balade à vélo, un jeu de ballon, peu importe. Faites de ce moment, un temps d’échange, de rire et de partage.
- L’encouragement : n’hésitez pas à l’encourager et jouer le rôle de l’entraîneur. Prononcer des paroles d’encouragement afin qu’ils ne perdent pas la motivation de s’entraîner.
Jeunes de 11 à 17 ans
- 66 % présentent un risque sanitaire préoccupant, caractérisé par le dépassement simultané des deux seuils sanitaires : plus de 2 heures de temps écran et moins de 60 minutes d’activité physique par jour ;
- 49 % présentent un risque sanitaire très élevé, caractérisé par des seuils plus sévères, soit plus de 4h30 de temps écran journalier et/ou moins de 20 minutes d’activité physique par jour. Parmi ceux-là, 17 % sont même particulièrement exposés, cumulant des niveaux très élevés de sédentarité (plus de 4h30 d’écran par jour) et d’inactivité physique (moins de 20 minutes par jour) ;
- le niveau de sédentarité est plus élevé encore chez les adolescents les plus âgées (15-17 ans) et chez les jeunes issus des milieux les moins favorisés.
La question du genre et des disparités
Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 seront les premiers totalement paritaires, accueillant autant de femmes que d’hommes parmi les athlètes participants. Toutefois, cette avancée ne peut dissimuler les inégalités qui perdurent sur le terrain, notamment dans la manière dont filles et garçons s’approprient le sport, ou dans la médiatisation des épreuves.
Les pratiques sportives sont fortement segmentées selon le sexe, avec des disciplines davantage pratiquées par les garçons – comme le football ou le judo – et des activités sportives plus fortement plébiscitées par les filles – telles que la danse ou la gymnastique. Et les parents sont une majorité à valider la division sexuée du monde sportif – l’esthétique pour les filles, la force pour les garçons – se conformant à l’idée d’un ordre naturel entre les sexes.
Les garçons font aussi davantage de sport sur le mode de la compétition. Les filles s’orientent prioritairement vers des activités plus ludiques, ou encore hygiéniques, privilégiant l’aspect « loisirs » plutôt que la compétition dans laquelle elles se trouvent tenues à distance.
Par ailleurs, pour les 11-14 ans, les filles sont moins nombreuses (15,5%) que les garçons (24%) à pratiquer au moins 60 minutes d’activité physique par jour.
Les filles demeurent plus nombreuses que les garçons à abandonner l’activité physique et sportive à l’adolescence. Si la pratique sportive s’est féminisée ces dernières années, elle reste plus fréquente et plus intensive chez les garçons.
L’une des causes de ce désengagement féminin réside dans les stéréotypes sexués. Les travaux en psychologie sociale mettent en évidence le poids des normes de genre sur la motivation et sur les performances des filles et des garçons dans les activités physiques et sportives.
Ces préjugés contribuent à faire perdurer l’idée selon laquelle les filles seraient moins capables de réussir en sport.
Pour la jeune fille, le choix délibéré d’une activité sportive considérée comme genrée « masculine » (le rugby par exemple) relève d’une action subversive, puisque transgressant la hiérarchie supposée entre les sexes dans le champ sportif.
Pourtant le sport autonomise les filles!
Nos réponses sur le terrain
Ateliers pluriels
Nous savons que l’écran n’a pas sa place à table, ce pourquoi nous avons lancé des ateliers cuisine, ouvert à toutes et tous, à partir de 7 ans, aussi pour permettre ce temps de création, d’échange, recréer une interaction active et un offrir un précieux moment ensemble.
Nous avons crée un atelier écriture
« L’écriture fait du du bien – D’un point de vue psychologique, l’écriture de son vécu est particulièrement bénéfique pour son effet cathartique. Elle permet de nommer nos émotions, de mieux les comprendre, d’avoir plus d’outils pour analyser une situation. C’est une des fonctions principales du journal intime qui s’est développé au XIXe siècle, et qu’on retrouve dans les journaux de confinement qui ont fleuri en 2020. Autre bienfait cognitif, l’écriture renforce notre « mémoire de travail », cette mémoire à court terme qui nous permet de stocker et d’analyser des informations. En mettant ces informations à distance grâce à l’écriture, il est plus facile de les intégrer. Écrire régulièrement, une vingtaine de minutes plusieurs fois par semaine favorise l’apprentissage car la prise de note rend actif et permet un représentation mentale du contenu. Ce qui facilite sa synthétisation et sa mémorisation ». Source Radio France
Atelier théâtre & création collectif théâtre et danse
Nous avons d’abord impulsé un atelier théâtre pour aborder le Manque de confiance en soi, le stress, la timidité, apprendre à composer avec le regard de l’autre, se libérer de sa peur pour aider l’aisance oratoire. »
nous portons, en plus, un projet de création d’un collectif danse et théâtre amateur, à partir de 7 ans, ouvert à tous, sans connaissance exigée, La Vayres à Boire, afin de lutter contre la sédentarité et l’inactivité physique.
Développer la confiance en soi, mieux interagir avec le monde qui l’entoure ou transcender ses émotions : par bien des aspects, le jeu théâtral permet à l’enfant de s’affirmer.
Le théâtre peut faire du bien à tous les enfants, qu’ils soient timides ou pas. Le théâtre c’est du jeu et le jeu est essentiel dans la vie d’un enfant. C’est un élément qui contribue à son développement et à son bien-être. Marie -Rose Moro, pédopsychiatre
- La maîtrise du langage
- La découverte du langage gestuel
- La découverte de nouvelles situations
- Surpasser la timidité et se familiariser avec le monde extérieur
- Le respect des consignes
Le théâtre comme thérapie
Les pédopsychiatres utilisent notamment la technique du psychodrame, que j’ai mise en place, pour aborder avec un enfant ou un adolescent des choses douloureuses sur un ton un peu léger. Le jeune choisit le sujet, en lien avec une situation qui lui a posé problème dans la vie, et les pédopsychiatres présents, dont un meneur de jeu, jouent la scène avec lui.
Cette fonction de jeu et d’action est très importante car elle permet d’inventer une solution pour changer.
Théâtre et adolescence
Avec le théâtre, l’adolescent retrouve le plaisir de jouer comme lorsqu’il était enfant, mais pas seulement. C’est souvent une expérience très forte, initiatique, même. Le théâtre plaît beaucoup aux adolescents parce qu’il y est question de métamorphose, de transformation.
Construire son rapport au monde
C’est une expérience enrichissante au moment où ils construisent leur rapport au monde. Au collège et même en primaire, le théâtre pourrait aider à développer l’estime de soi et la capacité à faire ensemble. La dimension démocratique permettrait aux collégiens, notamment, de s’approprier cet art qui bien souvent leur semble peu accessible.
Le Sport au féminin
Nous aimerions développer, accueillir des pratiques sportives collectives et /ou individuelles pouvant donner naissance à un club, en tout cas à une pratique régulière aidée et soutenue comme le foot féminin, la course à pied, le vélo, roller/Skate culture…
Création d’un Conseil Municipal Jeunes – CMJ

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L’idée serait de leur donner la parole, d’écouter leurs souhaits, leurs besoins, leurs envies et comprendre leur manque, leur frein, y répondre en tentant de trouver des solutions, faire preuve d’une solidarité à leur égard, ne pas les laisser livrer à eux-mêmes, se débrouiller tout seul, avec les faibles moyens dont certains disposent, faire preuve d’une parité exemplaire, mettant en place un conseil municipal jeunes pour qu’ils se sentent considérés!
Il existe des moyens pour pratiquer une éducation à la citoyenneté plus ludique, surtout plus concrète et plus efficace. Et pour ça, il y a de super outils. Aujourd’hui à l’honneur : les conseils municipaux des jeunes (CMJ).
Exemple à Glénay (79) 570 habitants : le-nouveau-conseil-municipal-des-jeunes-elu-
Des projets plein la tête, les jeunes ont tout d’abord confirmé l’élection du plus beau sapin qui aura lieu fin décembre. La mairie déposera des sapins à Glénay et dans ses alentours à charge pour le voisinage de les décorer sur le thème « Aux couleurs de la commune », défini pour ce Noël 2023. Les projets Aprèm’sport, Aprèm’jeux, ramassage des déchets, ainsi que Terra aventura éphémère sont reconduits.
Vic-Sur-Seille, Sainte-Mair-Aux Chênes…
Bondy-
Le Conseil Municipal des Jeunes permet de s’investir dans la vie locale. Il représente la Jeunesse Bondynoise et donne l’opportunité à nos jeunes de réfléchir, travailler et proposer des projets sur diverses thématiques telles que l’environnement, le sport, la culture, le handicap, la solidarité…
Le conseil Municipal des Jeunes s’adresse aux 16/25 ans qui étudient ou travaillent à Bondy. Democratie-locale/conseil-municipal-des-jeunes/
Un CMJ peut prendre des formes variables selon les communes, puisqu’il n’existe pas de règles établies au niveau national. L’association Anacej les réunit. Mais l’idée, en général, c’est de permettre à des jeunes de donner leur avis sur les actions du conseil municipal!
L’objectif du CMJ de Nîmes est de sensibiliser les jeunes à la vie civique et à la gestion d’une commune, en leur permettant de proposer des projets et de contribuer à leur réalisation.
ANACEJ
L’ANACEJ est une association loi 1901 visant à promouvoir la participation des jeunes à la décision publique et à accompagner les collectivités locales dans la mise en place de démarches de participation des jeunes.
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Retours sur Vayres et Rose

Retours au pluriel car, à chaque événement, nous avons, un certain nombre de retours à vous rapporter…
/ Pour notre 2ème participation à Octobre Rose à Vayres, nous avions proposé une marche solidaire le dimanche 29 octobre dernier, nommée Vayres & Rose.
Nous avons déposé des boites de collectes chez les commerçants du village, des affiches, leur avons offert des rubans, badges, stylos dès le tout début du mois.
Choix de la date
Le 29 octobre 2023 est la première Journée internationale des soins et de l’assistance. Cette journée a été proclamée par les Nations Unies pour sensibiliser à l’importance des soins et de l’assistance, ainsi qu’à leur contribution essentielle à la réalisation de l’égalité entre les femmes et les hommes et à la durabilité de nos sociétés et de nos économies.
L’an passé, il s’agissait du 15 octobre – Journée Internationale des Femmes rurales. Appel à participations Octobre Rose à Vayres
Ce RDV a été pensé en termes de date depuis de nombreux mois afin d’être cohérent au regard du jour choisi, le 29 octobre, et de se caler aussi avec les autres participations associatives. Vayres marche pour Octobre rose
Cussac: 1er Octobre, Oradour-Sur-Vayres: 8 octobre, Rochechouart: 22 octobre et Vayres: 29 octobre. Toujours un dimanche matin, seul le 15 octobre restait « disponible ».
Contraintes
Il peut exister quelques contraintes à l’échelle locale dans l’organisation d’une participation à cette opération, comme, par exemple, une concurrence entre associations pour des raisons calendaires et d’offres.
Malgré la présence du numéro de téléphone sur toutes les affiches, aucune des personnes présentes nous ont contacté pour réserver, obtenir des renseignements avant le jour-J.
La météo n’est pas venue en aide, de nombreuses annulations ont eu lieu sur toutes la semaine. Le jour-J, encore, nous avons été contacté, au dernier moment, pour savoir si la marche était maintenue.
De plus, certaines confusions communicationnelles et informationnelles émanant d’une personne associée à cette marche, ne nous ont pas aidé à accueillir les personnes comme nous l’avions prévu, au chaud, dans une salle réservée et prête avec boisson chaude et autres à disposition.
Nous avons déploré le fait que les personnes soient arrivées dès 9H, la marche débutait à 9h30, en se plaçant à l’abri du marché couvert sans que nous puissions les voir et leur signaler notre présence non loin (salle des associations) dès 8H45.
Nous avions réservé la salle des associations à cette occasion, décorée la veille à partir des éléments dont nous disposions de la Ligue contre le Cancer comité Haute-Vienne, boissons et petites créations..
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Salle des associations de Vayres prête à accueillir le 28 10 2023 ,
Communication
Nous avions mis en place des affiches en mairie, avions transmis l’info depuis plus d’un mois à toutes les associations vayroises et acteurs locaux via un e-mail et en face à face, site internet de la mairie, appli Intra Muros, Pol tourisme, annonces via site annonces gratuites, dépôt de 4 affiches sur la place du marché et ailleurs, création d’ une page FB pour pouvoir associer à cet événement des informations complémentaires comme le trajet, la vente de parapluies…
Nous avons également participer à la marche à Oradour-Sur-Vayres organisé par Rires et Loisirs.
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Notre participation en images à la Rando de l’Espoir à Oradour-Sur-Vayres 

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Nous avons eu à gérer un problème de communication, source d’incompréhension, apporté par le POL Tourisme et Son équipe. Alors que nous lui avions, en temps et en heure, envoyé la matière communicationnelle nécessaire à une publication (affiche, texte), la Pol Tourisme a diffusé un visuel qui ne correspondait pas du tout à l’événement. Il nous a fallu leur signaler qu’une image sombre d’un homme seul en forêt n’avait aucun sens avec l’opération octobre rose dans son entièreté et n’allait certainement pas susciter le déplacement!
Voici le lien: parking-du-champ-de-foire-vayres-haute-vienne-

Voici l’image publiée par la POL tourisme pour l’événement Vayres & Rose! ,
Déjà lors des Journées Européennes du Patrimoine, nous avions constaté une erreur de visuel à même de produire un non sens, la Lavoir Versus l’Eglise de Vayres… Retours sur Les Journées Européennes du Patrimoine 2023 à Vayres
Suite à notre 1ère participation en 2022, nous ne souhaitions pas revivre une certaine mise en danger en raison de la présence, non signalée, des chasseurs. Nous avons donc préparé une carte et avons indiqué, dans le détail, notre trajet, l’avons transmis à la mairie, avant cela, nous avions contacté le président de cette association de chasse, que nous avions déjà rencontré, pour le prévenir de notre marche et l’informer de notre présence à certains endroits/hameaux/sites.
La provenance des présents : Rochechouart, Oradour/St Mathieu (collaboratrice médicale), Vayres.
Source d’informations: appli Intra Muros.
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Trajet de la marche à Vayres sur plan Motivations de présence
C’est une question entière qui mérite pleinement d’être posée. Nous invitons les personnes en tant qu’habitant.e.s et non au regard de leur appartenance, rôle, mandat. Nous tenons à notre indépendance, l’ADN de notre association est apolitique.
Notre volonté tient en ce que ces RDV diversifiés ne soient pas des rencontres politiques. Ce type de moments peut avoir lieu dans d’autres cadres mais pas lors de nos ateliers, sorties et animations. Le sujet ne s’y prête tout simplement pas.
Nous avions déjà remarqué lors de notre 2ème participation au Printemps des cimetières cette année, que la présence des participants pouvait être sujet à interrogation.
Nous aimerions être respectées pour notre travail et action, en dehors du champ politique du fait de notre refus catégorique de nourrir l’aspect clanique, binaire de la pratique politique à hauteur d’un mandat, d’une fonction de conseiller municipal telle qu’elle s’exerce à Vayres.
Nous appartenons à la société civile de par cette forme associative et notre objectif est l’intérêt général.
Vayres à Soi milite pour une écologie sociale en ce sens une écologie sans domination.
Nous n’avons pas créé Vayres à Soi pour être confrontées à une logique de code, de conventions sociales excluantes, exprimée par le fait de devoir être introduites par des habitants du village de longue date pour être perçues/reçues comme étant porteuses d’une parole légitime.
Nous sommes au fait que « les conventions sociales à la campagne sont un sujet complexe et multifacette. Les zones rurales ont souvent des normes sociales différentes de celles des zones urbaines. Les communautés rurales sont souvent plus étroitement liées et les relations sociales sont plus importantes que dans les zones urbaines. Les conventions sociales à la campagne peuvent inclure des normes de comportement, des traditions, des coutumes et des valeurs qui sont spécifiques à la vie rurale », cependant, nous n’avons pas à faire l’expérience d’un jugement de valeur subjectif par pure méconnaissance de qui nous sommes individuellement et collectivement. Le respect n’a strictement rien à voir avec des valeurs et des coutumes propres à la vie à la campagne.
Marche, paysages et représentations du patrimoine
Départ à 9h30 place du champ de foire à Vayres, Rue Gloire de France , puis nous avons emprunté la D 34 , sommes passées devant l’Ecopoint à notre droite et non loin du Pont Vigéreau, nous sommes descendues et avons rencontré la Vayres et ses ruisseaux, un 1er étang. En raison d’une météo très pluvieuse, nous n’avons pas pu réaliser de photographies, voici, néanmoins, cet endroit tel qu’il était en hiver.
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Les contraintes environnementales ainsi que les réglementations sur l’eau et l’environnement rebattent les cartes des choix de gestion des paysages de l’eau. Dans ce contexte, le devenir et la gestion des étangs en Limousin se retrouvent au cœur de tensions.
Problématique des étangs
Plus de 80% des 24559 étangs présents sur le bassin de la Vienne, ont été construits entre 1966 et 2005.
Voici le 1er étang devant lequel nous nous sommes trouvés, photographié, ici; en période gel.

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Les informations retransmises ci-dessous sont issues de « Les interrelations humains-étangs dans les Parcs Naturels Régionaux (PNR) du Périgord-Limousin et de Millevaches (France), de la gestion à l’habiter » Source
« La gestion des étangs est au cœur de débats notamment sur les enjeux écologiques – continuité écologique des cours d’eau et ressource en eau. Depuis les années 2000 avec « la mise en place d’un nouveau paradigme d’aménagement des cours d’eau » (Germaine et Barraud, 2013, p. 374) qui s’appuie sur la science écologique, les cours d’eau se retrouvent tiraillés entre deux visions qui peuvent être qualifiées de diamétralement opposées. Certains prônent une rivière libérée et « sauvage » tandis que d’autres revendiquent les aménagements des rivières comme un héritage culturel et paysager (Germaine et Barraud, 2013).
Cependant, l’objet étang, même s’il est issu d’un aménagement, peut s’inscrire dans la catégorie des « zones humides » telle que définie par la Convention de Ramsar et ce, à la différence des seuils ou barrages. Il constitue alors pour d’autres gestionnaires de la nature un milieu riche en biodiversité. Il en résulte que les différents gestionnaires de l’environnement n’ont pas de points de vue uniforme concernant la gestion de ces espaces ; certains souhaitent qu’ils soient « effacés », en d’autres mots qu’ils soient vidés afin de laisser place au cours d’eau et à ses « zones humides » ; alors que d’autres opteraient davantage pour une sauvegarde allant parfois jusqu’à la patrimonialisation des territoires d’étang pour des raisons écologiques comme culturelles. La distinction entre ces deux manière de penser la gestion (et le devenir) des étangs paraît difficile car l’étang est bien un hybride (Latour, 1991) – ni totalement naturel, ni totalement culturel.
Quelle valeur écologique ?
« La valeur écologique de l’étang est d’autant plus complexe à définir que les étangs du Limousin n’ont pas tous été construits à la même période. Ils correspondent donc chacun au modèle de société durant lequel ils ont été créés. Les gestionnaires de l’eau des PNR :
Les étangs anciens semblent trouver leur place dans une valorisation écologique, tandis que les étangs créés lors de la dernière vague de prolifération (1960-1980) sont au cœur des tensions.
Etangs, Loisirs et succession
« Ces derniers étangs sont liés à une société de loisirs, et nombre d’entre eux n’ont pas été entretenus par ceux qui en ont hérité et se retrouvent alors quasiment à l’abandon. Aujourd’hui, c’est le manque d’entretien, de vidange entre autres, qui entraîne de nombreux problèmes de concentration de certains polluants. Outre ces problématiques écologiques, Pascal Bartout (2012) notait qu’il n’y avait pas vraiment une société traditionnelle d’étang en Limousin telle que l’on en retrouve dans la Brenne, en Lorraine ou encore dans les Dombes, mais plutôt différentes communautés au sein desquelles l’étang pouvait avoir sa place.
Terres d’eau, Terres d’avenir
« Le rapport parlementaire « Terres d’eau, Terres d’avenir » (Tuffnel et Bignon, 2019) repose précisément sur les enjeux liés à ces territoires d’eau marqués par des aménagements anthropiques et leur intégration dans une approche écologique de la gestion de l’eau. En effet, leur caractère artificiel les place dans une situation peu avantageuse face à une approche naturaliste qui prône un état de référence dit naturel (Dufour et Piégay, 2009). »
Sécheresses
« Les précédentes sécheresses ont ravivé des préoccupations liées à la qualité de l’eau des cours d’eau, d’une part, et du stockage de l’eau, d’autre part. Les gestionnaires de l’eau pointent du doigt l’étang comme perturbateur du bon état écologique du cours d’eau car l’eau, en étant retenue, se réchauffe avant de s’écouler ensuite dans le cours d’eau et, parce que l’étang, dans certains cas, concentre des cyanobactéries (ou autres pollutions) qui prolifèrent davantage dans des eaux stagnantes qui se réchauffent. « »
Etangs, facettes et approches
A noter que toutes ces approches ont en commun de faire des étangs des milieux particuliers, de transition et d’entre-deux.
- L’approche des agronomes, par exemple, s’intéresse plus particulièrement à la notion piscicole.
- L’approche des biologistes met en avant la faune et surtout les flores associées à ses fonds et ses berges. Elle a également introduit, plus récemment, une approche s’appuyant sur la trophie (apport en nutriment) de l’étang.
- L’approche limnologique étudie les critères physico-chimiques et biologiques des eaux continentales stagnantes dans lesquels sont inclus les étangs.
- L’approche géographique tient à prendre en compte les dimensions humaines liées à l’étang (Bartout, 2012), c’est-à-dire les usages et leur histoire.
—-La loi biodiversité pose un principe de prévention des atteintes à l’environnement qui se résume en trois lettres : ERC (éviter, réduire, compenser).
Un climat d’opposition entre intérêts particuliers et intérêt général ?
L’association Sources et Rivières du Limousin s’explique:

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Source capture d’écran : Sources et rivières du Limousin, plaquette_etangs-secheresse
Les publications de l’association : Sources et rivières
Avec cette loi, on passe de la protection de l’homme contre les nuisances à la reconquête de la biodiversité. Une rivière est en soi un écosystème vivant digne de protection : elle a sa respiration et ses zones inondables que l’urbanisation ne peut ignorer. Une prairie, une mare méritent une protection en tant que telle. Loi biodiversité, une rivière est en soi un écosystème digne de protection-
« L’association Sources et rivières du Limousin estime dans une étude que les 22.000 étangs de la région sont « un problème et non la solution face à la sécheresse ». Évaporation, diminution du débit des cours d’eau, températures en aval amènent l’association à préconiser la suppression d’un nombre important d’étangs privés. En face, l’association des propriétaires d’étang parle de « mensonges ». La DDT la rejette également. »
« Dans les bassins où il n’y pas, ou très peu, d’étangs, l’eau est présente tout le temps dans les rivières, y compris l’été et en période de sécheresse. Or, dans le Limousin, le trop grand nombre d’étangs pose problème et pourrait être responsable d’une véritable pénurie d’eau à long terme. »Les étangs accentuent la sécheresse selon l’association sources et rivières-en-limousin
Les études ont été produites en 2019-2020, notamment par l’Ensil de Limoges pour le Syndicat d’aménagement du bassin de Vienne ou par l’Office français de la biodiversité (ex-Onema). Et tous les experts disent que l’évaporation des étangs accentue le phénomène de sécheresse. On considère qu’elle est de 0,5 litre par seconde et par hectare. L’étude que nous avons produite à partir de ces rapports a reçu les félicitations des deux parcs naturels régionaux, des syndicats de l’eau, etc. Effectivement cela va à l’encontre de l’imaginaire collectif et de ce que soutient la Direction départementale des Territoires de la Haute-Vienne. »
Projet Nathalie
Le projet NATALIE, qui a pour objectif d’appliquer les Solutions Fondées sur la Nature (SFN) pour faire face au changement climatique en Europe, est officiellement lancé ce vendredi 1er septembre 2023, pour une durée de cinq ans. Il est coordonné par l’OiEau.
« Le projet NATALIE, financé par la Commission Européenne dans le cadre du programme Horizon Europe Recherche & Innovation et coordonné par l’Office international de l’Eau (OiEau, Limoges), a pour objectif principal de soutenir les territoires à devenir résilient au changement climatique grâce à la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature.
La réunion de lancement officiel se tiendra dans les locaux du conseil départemental de la Haute-Vienne à Limoges, du 7 au 9 novembre 2023 en présence de l’ensemble des 43 partenaires du projet ainsi que des représentants de l’Union européenne, du ministère français de l’environnement et de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.
Le lancement de ce nouveau projet sera ainsi l’occasion pour les territoires impliqués en Grèce, Roumanie, Lettonie, Îles Canaries, Belgique, France (bassin de la Vienne, parc naturel régional de Millevaches), Norvège, Italie, Islande, Îles Baléares, et Lituanie, de discuter des actions du programme de 15 millions d’euros et de démarrer la co-construction de solutions innovantes d’adaptation au changement climatique basée sur les écosystèmes. »
Moulin de la Guinandie
Selon une enquête réalisée en 1809 en Haute Vienne :
Vayres possédait 5 moulins à roue verticale produisant chacun en moyenne 8 quintaux (800 kg) de farine par jour : la petite Chaise, la Guinandie, le moulin des Monts, Pouvereau, le moulin de chez Brandy. Il a été compté jusqu’à 7 moulins en 1785.,
La Petite Chaise
L’opportunité insoupçonnée que représente, pour celles et ceux qui ne connaissent pas cette petite route située à droite, est pleine de surprises au fil des saisons.
( On tourne à droite, rivière Vayres)
Voici, une photographie de mars de cette année, prise lors d’une sortie vélo.
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Un petit pont plus loin… Sentier de randonnée direction Merlis)
Nous marchons sous la pluie, empruntons ce pont, gravir un chemin glissant, pour nous hisser en pleine campagne, atteindre les champs, revoir la carrière de Merlis, sont le site reste invisibilisé par la végétation en cette saison.

Chemin de la carrière de Merlis ,
Nous traversons, peu dire, de par l’humidité du chemin, un couloir de terre d’où quelques pierres s’échappent….
Carrière de Merlis
SERPENTINE – Serpentinite
Serpentinite: Roche essentiellement constituée de silicate de magnésium hydraté naturel de couleur verte, qui se forme lors de l’altération de péridotites par l’eau (on dit aussi, moins souvent, Serpentine ; on a dit aussi Ophiolite). La serpentinite est abondante dans la lithosphère océanique.
La serpentine est une famille minérale faisant partie du groupe des silicates et du sous-groupe des phyllosilicates. Cette famille se compose de plus de 20 membres dont les principaux sont l’antigorite, le chrysotile et la lizardite. Les roches composées en grande partie de minéraux de serpentine sont appelées serpentinites. Ce nom résulte de leur couleur généralement verte et de leur aspect écailleux, voire soyeux, qui rappelle la peau des serpents.
La serpentine n’est pas une espèce minérale mais une famille de minéraux du groupe des silicates, sous-groupe des phyllosilicates (ou silicates lamellaires). Cette famille contient plus de 20 membres ou polymorphes que l’on retrouve dans des roches métamorphiques riches en hydroxydes de fer, aluminium, manganèse, nickel, zinc, calcium et/ou de magnésium ((Mg, Fe)3Si2O5(OH)4).
La roche correspondant à la famille de la serpentine est la serpentinite. Les « roches serpentines » sont des roches riches en serpentines.
Interdite d’utilisation en France en 1997.
Difficile de savoir quand, à quelle date cette carrière de Merlis a cessé son activité, en 57, celle-ci semblait avoir un avenir, depuis, je n’ai pas trouvé de trace.
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La carrière et ses clients
D’une part les utilisateurs du granito, à savoir les mosaïstes, pour les carrelages, construction de monument funéraire, marbrier. Une sorte de marbre vert. Son avenir éventuel évoqué par le passé tenait dans le concassage. La poudre pour la cuisson des aciers spéciaux et enfin pour servir d’engrais car elle serait très riche en magnésie.
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Une roche à recevoir comme une mine d’informations
On sait que les péridotites du manteau se transforment en des roches vert sombres, appelées des serpentinites (parfois aussi serpentine en raison du nom d’un groupe de minéraux la constituant), sous l’action de la chaleur et de l’eau de mer circulant dans des failles au niveau des fonds marins, sous la croûte océanique et dans les zones de subduction.
Leur comportement vis-à-vis des contraintes mécaniques s’en trouve modifié et on soupçonnait que le phénomène pouvait intervenir aussi bien dans la formation et l’évolution des zones de subductions que dans la genèse des séismes.
En particulier, en confirmant la faible viscosité de la serpentine et sa capacité à s’écouler à des températures plus basses que celles des péridotites du manteau, à différentes profondeurs, on peut en déduire que la serpentinite conditionne bien la répartition des séismes, et peut-être aussi la formation des zones de subductions en créant une zone de faiblesse.
En outre, en absorbant dans une certaine mesure l’énergie des contraintes mécaniques au sommet des plaques océaniques plongeant dans le manteau, la serpentinite expliquerait certains mouvements lents des plaques, générant des événements sismiques moins intenses, mais pourtant importants pour comprendre ce qui détermine la fréquence des séismes. La serpentinite, une clé pour comprendre les séismes ?
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Nous savons, par ailleurs que ce sol abrite une végétation très singulière et qu’elle peut accueillir le fameux sonneur à ventre jaune.
« Avec son petit gabarit, c’est un concentré de surprises. Pouvant mesurer jusque 6 cm, et peser jusque 15 g, le sonneur à ventre jaune est très facilement reconnaissable. Voyez ces pupilles en forme de cœur. Voyez ce dos d’un gris terne, orné de verrues, si difficile à distinguer dans son milieu naturel. Voyez ce ventre jaune vif taché de noir. « Je suis toxique ! » indiquent ces couleurs vives, dévoilées en cas de danger dans le but d’effrayer ou de dissuader l’assaillant.
Pour l’observer, durant sa période de reproduction (d’avril à août), il faut plutôt chercher du côté de petits points d’eau souvent stagnants, peu profonds, temporaires et avec peu de végétation : ornières, zone de piétinements d’animaux, mares prairiales. Ces zones sont très régulièrement proches de boisements, qui constituent son habitat terrestre le plus courant.
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En effet, cette espèce est fortement protégée : inscrite en tant que vulnérable sur la Liste Rouge Nationale et listée aux annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore. En France, cette espèce aurait disparu de certains territoires, comme la façade méditerranéenne ou une très grande partie de la région Aquitaine. Ce déclin, dû majoritairement à la fragmentation et disparition de ses habitats de prédilection, peut aussi être lié à la perturbation des sites de reproduction : écrasement des œufs, têtards ou adultes ou encore assèchement du milieu.
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Un panneau pas souvent repéré, levez les yeux, elle est au-dessus. ,
—Nous avons poursuivi notre chemin, avons tourné à droite pour emprunter un chemin désormais empierré, nous avançons et passons, à un moment, tout à côté de la Motte castrale de Merlis.
Motte castrale
Souvent appelée « motte féodale », la motte castrale est un type particulier de fortification de terre qui a connu une large diffusion au Moyen-Âge. Elle est composée d’un remblai de terre rapportée volumineux et circulaire, le tertre. Il existe plusieurs formes d’édification de ces ouvrages dans toutes les régions d’Europe.
Dans la plupart des cas, le tertre était entouré d’un fossé, le sommet étant occupé par une forte palissade. Un fortin de bois y était aménagé avec une tour de guet analogue à un donjon. La motte est considérée comme un château fort primitif. Source La-motte-castrale
Après ce petit voyage temporel, nous avons repris la D 122 en direction de Vayres en passant devant Chez Béjard!
Arrivée à Vayres, Champ de foire!
Répondre aux questions
Au fil de la marche, quelques questions ont émané concernant le Château de Rochechouart, lieu qui possède de multiples vies et usages. Nous nous sommes exprimées quant au Musée d’art contemporain, au regard de ses publics et de la problématique du déplacement, typologies de publics, appropriation par les habitants, notamment, de Rochechouart et visite des scolaires, en particulier ceux de l’école communale de Vayres.
Nous avons parlé de nos propositions faites à cette dernière lors d’un RDV avec sa directrice et l’institutrice:
- Visite du Musée d’art contemporain château de Rochechouart
- Cleanwalk
- Proposition apprentissage nécessaire à la pratique vélo autonome avec le programme « savoir rouler à vélo » avec l’école de Chateauponsac (87290)
- Végétalisation de la cour enherbé de l’école/potager fleuri
- Réactivation des hôtels à insectes
- Actions de sensibilisation oiseaux (création d’accueil favorable pour refuge L.P.O)
- Proposition de participation à un projet » La rue aux enfants » pour redonner vie à nos rues pour la joie de tous : place aux jeux, aux déplacements à vélo, en trottinette…à Vayres
Nous avons poursuivi cet échange en abordant nos souhaits, objectifs et volontés
- Forum des associations porté par toutes les associations vayroises pour septembre 2024
- Mise en place parking du champ de foire d’une aire de co-voiturage
- Création d’un conseil municipal jeunes
- Permettre un meilleure connaissance des besoins et attentes des habitants de chaque village de Vayres (référent ? )
- Proposer des pratiques sportives pour les jeunes, notamment, pour le foot, aussi le foot féminin!
- Faire d’Octobre Rose un RDV régulier à Vayres
Voilà, à bientôt!
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Vayres et deux de ses héros de Guerres

Avec Vayres à Soi, lorsque nous travaillons à la valorisation du patrimoine funéraire de l’ancien cimetière de Vayres, nous prenons, aussi, connaissance et conscience de l’histoire sociale et mémorielle du village.
Nous notons, retenons les noms sur les plaques, effectuons des recherches depuis les archives départementales, discutons avec des vayrois.e.s pour en savoir davantage et avec des associations d’anciens combattants comme ce fut le cas lors du dernier forum des associations de Rochechouart en septembre dernier.
Ce qui, également, nous permet d’obtenir des informations c’est notre participation au « Printemps des Cimetières » !
A Vayres, en Haute-Vienne, deux noms ont émergés, deux hommes, tout d’abord, devenus des personnages, des héros de l’Histoire, ensuite.
En raison de de leur désignation, du fait de les nommer, de les situer dans des ouvrages, des archives, cela permet de les découvrir à partir d’éléments factuels, administratifs et de présenter des images, de les sortir de l’invisibilité et d’apporter des informations sur leurs actions qui nous paraissent importantes à transmettre pour le village de Vayres, sa mémoire et ses habitants.
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Les écoutes du Lieutenant André Delavie, Source L’Est Républicain ,
L’un de ces deux hommes émergent, avec plus d’informations en raison d’un échange téléphonique puis électronique d’informations, de documents avec une personne en lien étroit avec le village de Vayres. Il s’agit d’André Delavie.
L’autre nom, déjà précisé dans une archive, refait son apparition dans l’ouvrage de Nicolas Lestieux, Oradour-Sur-Vayres, 18-19 juillet 1944, la bataille de l’autre Oradour paru aux éditions La Geste cette année. Il s’agit de Pierre André Lachaise.
André Delavie
Voici l’histoire exceptionnelle d’un des héros de Guerre du village:
Né en 1882, à Vayres, fils de fermiers du village, il effectue sa brillante scolarité à l’école du village, évolue à des postes d’instituteurs non loin de Vayres (Maisonnais, Rochechouart, Saint Laurent), Saint-Junien, réside plus de 20 ans en Haute-Vienne, il participe à la 1ère Guerre Mondiale, est nommé à la légion d’honneur le 3 octobre 1915!
Il décède le 3 avril 1951, ses obsèques sont célébrées le samedi 7 avril 1951 en l’église de Vayres, il est enterré à Vayres au cœur de l’ancien cimetière.
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Chronologiquement, André Delavie, à travers son histoire avec l’Armée Française, son évolution sur le front et ses distinctions militaires:
Chevalier de la Légion d’Honneur en 1 915, titre de l’Armée.
Croix de Guerre avec trois Palmes.
Mobilisé le 2 Août 1914
Au front du 18 Octobre 1 914 au 3 mars 1 919
Aux armées du 18 décembre 1914 au 3 mars 1919
1 916 Passe au 8 ème Génie, le 8 Octobre
1 917 le 4 février est lieutenant
Le 5 décembre 1917 chevalier de la légion d’honneur
1 919 Capitaine le 26 marsQuelle place porte son nom, quelle rue du village de Vayres se nomme André Delavie ?
Voici quelques éléments qui émanent de sa biographie, gracieusement transmise, par une membre de sa famille cette année:
André Delavie naît au Moulin de Brandy, village de Vayres, le 27 juin 1882, il effectue sa scolarité à l’école élémentaire de Vayres de 1 892 à 1897, l’instituteur, Monsieur Martin, le remarque comme excellent élève.
- Le 7 juillet 1897 , il obtient le Brevet Elémentaire et premier du canton. C’est l’inspecteur qui souhaitant que cet élève, brillant, poursuive ses études. Il se rend au domicile des parents, fermiers, au petit village de Vayres-les-roses à 7 kms de la sous-préfecture de la Haute-Vienne, Rochechouart. Son instituteur, Monsieur Martin l’accompagne dans cette démarche. Les parents acceptent. Ce fils ne reprendra pas la petite exploitation.
- 1 898 – 1 900 – Ecole Normale de St Junien, (Haute Vienne).
- Il est tour à tour, en 1 900, Instituteur à Maisonnais, à côté de St Bazile (87), puis en 1 902 à St Laurent.
- Le 22 septembre 1902, il obtient le Brevet de Capacité pour l’enseignement Primaire.
- 1 903 -Instituteur à Rochechouart puis St Junien (87)
Il réside en Haute-Vienne plus de 20 ans.
- 1 904 – Maître interne à Vierzon (18) et prépare le concours d’entrée en candidat libre au professorat d’électricité de Roanne (Département de la Loire,42)
- 1 909 – Professeur d’électricité à Roanne
- 1 911 – Professeur d’électricité à Rennes (département Ille-et-Vilaine, 35)
- 1 912 -Professeur d’électricité à Vierzon (département du Cher, 18).
1ère Guerre Mondiale
Le 2 août 1914, mobilisation à 11 août au 17 septembre accomplit des exercices dans le 63 ème régiment d’Infanterie.
1915 – Nomination à la légion d’honneur le 3 octobre 1915 par Joffre. Il était responsable du réseau téléphoniste du Bois des Caures, Forges, La côte 304.
1916 Il est décoré de la Légion d’honneur, croix de guerre avec trois palmes.
4 février 1917, il passe au 8 ème génie
1918-22
En territoire Rhénanie écoutant en secret les militaires prussiens avec son poste d’écoute dont les
renseignements d’une quelconque contre-offensive étaient adressés à Clémenceau et Joffre . Ses écoutes ont permis la signature du Traité de Versailles. »,

Plaque funéraire Delavie, ancien cimetière de Vayres, en Haute-Vienne. ,
– 1925 Il Passe le concours de direction et devient directeur de l’école pratique de Puteaux puis du lycée de la défense à Paris.
1945 Il Prend sa retraite et e st nommé inspecteur des cours aux industries mécaniques à Paris.
Voici un document rare et précieux produit par Henri Barrès, receveur principal des P.T.T., Chartres, Eure et Loir, achevé le 6 mai 1955, numérisé en 2003, qui retrace le Lieutenant Delavie et ses postes d’écoute 1915-1918.
Un extrait
« Il y a quarante ans au printemps 1915, le lieutenant DELAVIE suscitait les postes d’écoute, dans des circonstances que les pages qui suivent s’efforcent de retracer exactement.
Dès sa mort, survenue en 1951, je pensai qu’il convenait de rappeler son œuvre. Je préparai alors quelques notes qui furent l’objet d’une diffusion par le poste de radiodiffusion de Lyon le 16 décembre 1951.
N’ayant pas collaboré avec M. DELAVIE lors de ses recherches du début, ne l’ayant jamais interrogé sur celles -ci, je n’avais pu que les indiquer sommairement. Mais j’avais l’espoir de les préciser. Le ministère de la Défense nationale m’avait fait connaître qu’il n’y avait, aux archives de la grande guerre, aucun dossier spécial sur les postes d’écoute. Heureusement Madame DELAVIE voulut bien dépouiller la correspondance de son mari et m’en donner des extraits qui éclairent complètement la question. Je me suis efforcé de placer la découverte des postes d’écoute dans son cadre d’origine, la forêt d’Apremont, de décrire un poste du début, de la belle époque pourrait-on dire tel que je l’ai bien connu à Flirey de rappeler le destin de l’écoute dans la guerre et d’en donner l’explication.Puissè-je réussir à intéresser tous les camarades de l’écoute que je pourrai atteindre encore, les anciens combattants, les personnes enfin qui voudront bien arrêter un instant leur pensée sur cette époque où se .montraient, victorieusement en face d’une armée allemande supérieurement préparée et équipée, la bravoure et la ténacité du soldat français, la haute conscience et l’ingéniosité de chefs tels que le lieutenant DELAVIE.
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Vous pouvez lire ici et découvrir une vidéo (lien en bas de page sur Faure Roger
Pierre André Lachaise
Né le 23 octobre 1920 à Vayres (Haute-Vienne), mort en action le 18 juillet 1944 à Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne) à 23 ans ; ouvrier en chaussures ; résistant FTPF.
Il était marié et père d’un enfant. Il s’engagea dans la Résistance rejoignant vraisemblablement un maquis FTPF.
Le 18 juillet 1944, les maquisards de la 2402ème compagnie FTPF, informés du passage d’un convoi ferroviaire allemand en direction d’Angoulême, firent sauter la voie ferrée à Puymoreau, commune d’Oradour-sur-Vayres ce qui entraina le déraillement d’un premier train ; un second sommairement « blindé » réussit à s’approcher d’Oradour.Les soldats allemands se replièrent à Oradour-sur-Vayres poursuivis par les maquisards. Les combats durèrent l’après-midi du 18 juillet et la matinée du 19 juillet. Ils reprirent l’après-midi du 19 avec l’intervention des compagnies FTPF basées à Pressac et à Gaboureau ainsi que la compagnie AS de la forêt de Boubon.
Malgré l’arrivée de renforts les Allemands évacuèrent Oradour-sur-Vayres en camion et prirent la direction de Limoges. Dans les rangs de la résistance, on dénombra 7 tués dont André Lachaise, Henri Bouby, André Carreau, Émile Mériot, André Quillard et deux inconnus. Louis Verger grièvement blessé mourut à l’hôpital de Clairville (Salagnac, Corrèze) le 5 août suivant.
Il obtint la mention « Mort pour la France ». Son nom est inscrit sur une stèle à Oradour-sur-Vayres et sur le monument 1939-1945 à Limoges au Jardin d’Orsay.Si vous possédez des renseignements sur ce résistant, merci de contacter le Maitron des Fusillés. »
Source Le Maitron notice LACHAISE André, Pierre par Bernard Pommaret, Dominique Tantin, Michel Thébault, version mise en ligne le 6 septembre 2017, dernière modification le 14 septembre 2017.
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Dans l’ouvrage de Nicolas Lestieux, il est précisé, page 115:
« Le train stoppé d’abord à la Nouzille où les allemands s’arrêtent boire, pendant que les maquisards se cachent dans le village. Il reprend sa route puis est bloqué par les résistants au passage à niveau de Puymoreau: des tirs sont échangés. Pierre André Lachaise, qui se trouvait au milieu d’un champ est visé par les allemands et tué pendant la fusillade, c’est le premier mort de la bataille. »
Nous rencontrerons cet autour, lors du salon du livre de Cussac, le 26 novembre prochain, événement FB
Voici les soldats morts aux combats ou pendant la durée pour la Guerre :
vayres-soldats-morts-aux-combats-ou-pendant-la-duree-de-la-guerre-authiat-leon-leonard-joseph-m.f.-mom-vayres-bechade-jean-m.fTéléchargerA suivre,
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Le cycle des fleurs à Vayres

Dès décembre 2021, nous avons entamé, d’abord, une réflexion, puis une phase de test quant aux cycles des fleurs et leurs éventuelles reprises. Installation du collecteur, décembre 2022. Nous avons commencé, dès lors, un travail quotidien de collecte, mise en place, arrosage, taille, soin à partir de l’ancien site du cimetière de Vayres!
Voici, quelques images du fleurissement issu de cette lutte contre le gaspillage floral au cimetière de Vayres. Sachant que nous poursuivons cette action de valorisation sur les sites suivants:
- Cimetière du Chalat
- Lavoir
- Parterres de fleurs du village (situés rue des poètes (BMCD) rue Belles roses (X2) ainsi qu’au square Europeana.
Ici, toutes ces plantes ont été recueillies alors qu’elles étaient considérées comme des déchets verts, du fait d’avoir défleuri, d’être fanées, fatiguées, ou toutes autres raisons que nous ignorons. Nous avons, également, semé quelques graines de mellifères (cosmos, Zinnias, bleuet…)Vous pouvez découvrir, des fleurs en bouton, qui ont à nouveau fleuri, de petits rosiers, des Dipladenias en nombre…Bientôt, elles sont prêtes à s’offrir, c’est bientôt, le festival des Chrysanthèmes!









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Ici, encore, parterre, cimetière, lavoir… saison printemps/été 2023!
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Nous sommes ravies de voir comment, ces espèces évoluent, et qui les considèrent comme « maison », insectes, pollinisateurs, lézard des murailles(Podarcis muralis), même le lézard vert (Lacerta bilineata) tout à son aise sur les petits fagots que nous avons déposé aux pieds des rosiers…
La suite, en images, bientôt!
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Vayres, quelles présences sur les réseaux sociaux ?

Petits points sur la question
Vayres, en Haute-Vienne, existe sur les réseaux sociaux via le hashtag vayres, à même de créer la confusion entre deux département le 33 et le 87 puisqu’il existe deux Vayres en région Nouvelle-Aquitaine!
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Création par @vayresasoi ;
✔️Quelles images ?
✔️De quelle commune s’agit-il ?
✔️Sont-elles récentes, actualisées, datées ?
Voici, une photographie d’un des paysages de Vayres en 2023:

Vayres, Merlis, étang, Printemps 2023 ,
Vayres, en Haute-Vienne a lancé, par le passé, une initiative particulière celle de changer de nom! Au vue de l’importance majeure que la commune, son histoire et aujourd’hui, a accordé à la place de cette fleur, la Rose et toute sa diversité, elle a souhaité mettre en œuvre un projet de changement pour espérer devenir Vayres-les-Roses.
La procédure du changement de nom des communes est définie à l’article L. 2111-1 du Code général des collectivités territoriales, entrée en vigueur en 2018 source Légifrance
» Le changement de nom d’une commune est décidé par décret, sur demande du conseil municipal et après consultation du conseil départemental. Toutefois, les changements de noms qui sont la conséquence d’une modification des limites territoriales des communes sont prononcés par les autorités compétentes pour prendre les décisions de modification. »
La décision est prise par décret, sur demande du conseil municipal, après plusieurs consultations dont celle du conseil départemental. Cette procédure s’applique sauf dans le cas de changements de noms consécutifs à une modification des limites territoriales (création d’une commune nouvelle, par exemple), le choix final du nom revenant alors au préfet.
Par changement de nom d’une commune, il faut entendre non seulement la substitution d’un nom à un autre, ce qui est plutôt rare, mais aussi les additions de noms ou les rectifications d’orthographe. Attention : les noms des communes doivent répondre à des règles strictes, y compris d’un point de vue typographique.
La question s’est posée notamment pour un nombre significatif de communes nouvelles créées entre 2015 et 2017, dont le nom a été orthographié de façon impropre dans les arrêtés préfectoraux : absence de trait d’union, fautes d’accent, mauvais usage des majuscules, etc. Source
Dans les faits, il semblerait que ce changement n’ait pu voir le jour, aujourd’hui, Vayres s’appelle toujours Vayres avec toutes les confusions qui vont de pair…
Relance de Vayres les Roses via les RS
C’est alors que lorsque nous avons lancé le compte Instagram de Vayres à Soi, en décembre 2021, #vayreslesroses est sorti à chaque publication de @vayresasoi.
Modification logo adapté au RS:

Ici, une capture d’écran du compte: 368 publications ou presque avec #vayreslesroses pour donner de l’iconographie à l’idée, du concret au projet! Vayres les roses existe numériquement!
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capture d’écran le 10 10 2023 ;
Sur Facebook, Vayres à Soi a aussi sa page depuis fin septembre 2023: page FB Vayres à Soi
Sur FB, l’importance de noter Vayres avec un s et de remarquer que souvent la faute (Vayre) persiste, y compris pour Oradour -Sur-Vayres! Ce qui ne permet pas une bonne localisation, une alimentation en images/iconographie juste pour la commune de Haute-Vienne.
Quelques remarques
De nombreuses communes ont abandonné leur compte Instagram en ne postant rien d’actuel ou avec une régularité, parfois, moindre. Chaque année, les marketeurs laissent Facebook pour mort ! Nous aussi on y cru! « Les jeunes ne vont plus sur Facebook ! »
Oui, mais avec plus de 2,9 milliards d’utilisateurs actifs par mois, Facebook reste encore aujourd’hui le premier réseau social à l’échelle mondiale. Cette année encore, le nombre d’utilisateurs sur Facebook a augmenté de 4% par rapport à l’année 2022 pour passer 2.04 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens.
La France, avec ses 40 millions d’actifs mensuels, se classe au 10e rang mondial en nombre d’utilisateurs. Notons également que Facebook sur mobile a beaucoup de succès en France: 96 % des utilisateurs français s’y connectent en utilisant leur mobile et 62 % des utilisateurs français s’y connectent uniquement via leur mobile. FB est un réseau social solide, il est le plus utilisé au monde, créer une page pour une association (ou une commune) reste, encore aujourd’hui, nécessaire pour être trouvé lorsqu’on vous cherche, créer une vitrine dynamique, attirer, toucher une audience, elle constituent donc un point d’arrivée supplémentaire vers votre association pour un internaute qui vous recherche. Il faut toutefois y consacrer du temps, il faut de la rigueur dans la publication, trouver une accroche percutante et la vidéo est ce qui marche le mieux…Par contre, il faut répondre à votre communauté, c’est du service.
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A l’échelle locale, pour ce qui est des publications sur leur page FB, des communes ont repris leur page en l’actualisant à nouveau, parfois, après un temps d’arrêt. D’autres, comme Saint- Bazile ( village de 150 habitants mais riche de son marché le 2ème dimanche du mois, entre autres)… a crée un lien avec ses habitants, depuis FB, ainsi:
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capture d’écran le 10 10 2023 ;
Vayres, à partir de sa Mairie ne possède ni de compte Instagram ni de page officielle sur FB, néanmoins, une page Vayres-les-Roses a, pourtant, été créée, en 2013 mais rien, pas de photo de couverture, pas de profil, pas de publication, un lien vers le site de la mairie a pourtant été renseigné.
Présences RS Associations vayroises à ce jour
Il existe des groupes publics comme celui du comité des fêtes de Vayres, une page pour l’association sportive (foot) US Vayres, celle des V.I.C (Vayres Initiatives Culturelles), un groupe privé celui de l’association l’Amicale Laïque, Tumbili (organisatrice du Marché de Noël) est présente elle-aussi. Vayres à Soi a donc crée sa page fin septembre 2023 mais d’autres associations sont invisibles depuis ce réseau social.
Vayres compte 13 associations!
Création page FB Vayres Les Roses
Alors l’idée m’est venue de centraliser l’actualité des associations à Vayres en mettant tout le monde au même niveau, ateliers, sorties, événements, petites ou grandes sans distinction dans la mesure où je parviens à obtenir des infos actualisées, diffusées en mairie par exemple ou non.
J’ai crée, une page FB, en reprenant le nom Vayres Les Roses. Vayres et sa constellation de Village, comme la diversité de son tissu associatif, pourrait, peut-être, gagner, un peu en visibilité sans confusion, sans cloisonnement pour les nouveaux habitants, témoigner de son dynamisme et de son sens de l’accueil.
L’image de profil a été pensée de façon à ne pas fonctionner comme une marque, un point blanc, qui d’un point de vue scientifique est indissociable de la notion de lumière. La lumière du soleil est blanche mais c’est en fait un mélange de lumières plus simples qui une fois séparées (par un prisme ou une goutte d’eau de pluie) apparaissent sous la forme d’un rayon coloré. Le blanc n’est pas une couleur puisqu’en toute rigueur, il s’agit d’un mélange de couleurs.
J’ai alors crée une image de profil, discrète, simple (sur fond blanc) en trois couleurs. Vayres en vert, pour associer le village aux questions d’environnement et de santé. C’est une couleur apaisante (paix, stabilité) qui est aussi associée à la détente. A Vayres, il fait bon et bio vivre (Peacefull place). Les Roses sont écrites, plus petites tailles de typo, en mauve, couleur pour la douceur, la tendresse (appropriation). Au-dessus, le orange signe de Confiance, chaleur, optimisme, convivialité, créativité. C’est une couleur vive et énergique qui attire l’attention. On peut la qualifier de Friendly. Le violet, couleur du féminisme, on ne se refait pas, mais aussi du raffinement, de la créativité, de la sagesse et du rêve.
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Création profil page FB Vayres Les Roses ,
J’ai joué sur l’image du miroir, comme un arbre avec des racines et des branches. Les racines porteuses de calme et d’imagination (violet) et la ramure en orange pour le dynamisme vitaminé (nouvelles technologies, actions, lumière, soleil), l’orange véhicule les valeurs de la communication!
Les deux petites bandes noires de chaque côté de Les Roses apportent leur équilibre et un petit côté sérieux.
Voici son lien page FB Vayres Les Roses
L’image de couverture a été pensée comme quelque chose de visuel, d’accessible, de gaie sans démonstration.
Elle est construite avec 4 couleurs, composées à partir de coups de pinceau – effet aquarelle/transparence (peinture à l’eau sur papier)- pour structurer les coins et les adoucir (rose, orange), une pointe dorée et du noir. Les coins sont inversés pour ne pas créer d’effet de redite. Le rose pour la douceur, tendresse, la sophistication stimulée par la couleur orange, visuellement marquante, couleur pleine de pep’s pour encourager. Le rose et le orange sont des couleurs tertiaires dans les lumières. La note dorée apportée par l’étoile fait référence aux rêves, et enfin le noir, qui n’est pas une couleur, apporte une note élégante. L’écriture à la main renvoie à l’importance de ce geste humain, grâce auquel nous développons nos capacités cérébrales (motricité, mémoire, aide à la décharge émotionnelle).

Création photo de couverture pour page FB Vayres Les Roses ,
Quelques exemples de publications parues et à venir :






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Voilà,
A suivre!
Isabelle Pompe (fondatrice Vayres à Soi), le 10 octobre 2023 à Vayres Les Roses!
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Retours sur les Journées Européennes du Patrimoine et du Matrimoine 2023 à Vayres

Avant de faire quelques menus points développement sur cette Journée Européenne du Patrimoine et du Matrimoine du 17 septembre à Vayres, nous aimerions évoquer, avec vous, un temps singulier, vécu, le jour même, par le bourg et ses villages et, implicitement, par nous-mêmes, à la fois habitantes citoyennes et membres de la société civile.
Nous vous parlerons, sans langue de bois, en toute transparence, il se peut que certains propos vous surprennent. Nous assumons.
Tout d’abord, c’est quoi le Patrimoine?
Le patrimoine s’entend, au sens du présent code, de l’ensemble des biens, immobiliers ou mobiliers, relevant de la propriété publique ou privée, qui présentent un intérêt historique, artistique, archéologique, esthétique, scientifique ou technique.
Et c’est là toute la bataille, celle de l’intérêt!
Il s’entend également des éléments du patrimoine culturel immatériel, au sens de l’article 2 de la convention internationale pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, adoptée à Paris le 17 octobre 2003. (Article 1 du code du Patrimoine –Source Legifrance
La lavoir peut, à ce titre, relever du patrimoine culturel immatériel au sens où il fait partie de la mémoire sociale et collective du village.
Néanmoins, nous aimerions créer un matrimoine rural (pour un féminisme du quotidien sans logique de domination), qui permette de sortir du caractère exceptionnel propre aux femmes de pouvoirs- artistes et autres tel qu’il est défini , stricto sensu, par le Matrimoine.
Qu’est-ce que le Matrimoine? Le Matrimoine est constitué de la mémoire des créatrices du passé et de la transmission de leurs œuvres.
L’égalité entre femmes et hommes nécessite une valorisation de l’héritage des femmes, nous ajoutons avec la juste reconnaissance de leur soumission sociale, géographique.
Les Journées Européennes du Patrimoine?
2023, c’est la 40 ème édition: les JEP se déroulaient du 16 et 17 septembre 2023 dont les thèmes étaient: « Patrimoine vivant » et « Patrimoine du sport ».
Les Journées européennes du patrimoine (JEP) sont des manifestations nationales et internationales annuelles qui permettent au public la découverte de nombreux édifices et autres lieux qui ne sont souvent qu’exceptionnellement ouverts au public, ou de musées qui vont alors modifier leur offre voire leur tarification pour l’occasion.
Créé en France en 1984, cet évènement est désormais une action du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne qui a lieu dans une cinquantaine de pays. – Les premières Journées du patrimoine ont été lancées le 23 septembre 1984 par le ministère de la Culture français2, à l’initiative du ministre Jack Lang, sous le nom de « Journée portes ouvertes dans les monuments historiques », le troisième dimanche de septembre.
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Toutes les photographies qui vont suivre sont issues des Journées Européennes du Patrimoine au lavoir de Vayres le 17 septembre 2023. La scène dans son ensemble, détails et œuvres présentées pour l’ exposition Étancher sa soif.
Pour ce qui est du programme, c’est par ici
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Un patrimoine rural, est-ce politique ? Tout est politique ?
Sans en avoir eu connaissance, avant la programmation de notre événement, nous nous sommes retrouvées placées sur une ligne de départ électorale qui aurait pu être un temps « humainement chouette », un moment de partage même si les crispations et ressentiments pouvaient être palpables.
Pas mais aucun vayroi.e.s n’a fait le déplacement au lavoir ce jour-là, au lieu-dit Rose Ebène comme nous aimons gentiment l’appeler, alors que la distance entre le bureau de vote et le lavoir est, approximativement, de 500 mètres au plus et que les votants, au vue des résultats furent nombreux à avoir fait le déplacement! Merci à eux.
Nous avons eu comme publics des personnes en provenance d‘ailleurs. Anglophones en aucun cas concernés par le vote. Très surprises, nous nous sommes adaptées, en live question traduction, donnant un petit côté improvisation façon stand up à tout ça et c’était super!
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L’eau, notre sujet tout au long de l’année, avec la Vayres, les frontières… Dimanche 17 septembre, Vayres est un village en vote
En effet, ce dimanche là, nous votions afin de reconstituer le conseil municipal. De lui redonner 5 membres, les autres ayant démissionné, afin qu’il puisse vivre, délibérer… Nous avions le choix entre deux listes, composées, en ce qui nous concerne, par des personnes peu connues voire inconnues.
Nous avons eu, cependant, l’occasion de discuter sur cet exercice étrange de la vie politique que représente la constitution d’une liste. Nous déplorons, aujourd’hui encore, que davantage de discussions informelles, spontanées ne soient pas venues ponctuer la vie du village bien avant la découverte de ces listes.
Pouvoir échanger, rencontrer, faire connaissance, confronter, expliquer/raconter notre vécu récent ou ancien à Vayres, notre rapport individuel et collectif à ce village, notre sentiment d’appartenance ou non, etc…Nous apparait être fondamental lorsque les questions de vivre ensemble sont sur le tapis et que l’appropriation du village par ses habitants est en jeu.
Nous militons, à notre manière, pour une démocratie inclusive plus accueillante, ouverte et participative à même de sortir une commune des clivages qui ne permettent pas une construction solide, ambitieuse et qui serait davantage au fait des attentes de chacun.e.s sans discrimination. On quitte l’entre soi pour donner de l’air, on crée les conditions favorables d’une parole libre, sans jugement, sans condescendance ni arrière pensée, sans calcul et surtout sans constitution d’un quelconque cloisonnement communautaire.
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IPL en autoportrait expo « Etancher sa soif » Les représentations du patrimoine
La campagne, eldorado ou terre du milieu ?
Vayres à Soi est une association qui essaie de développer des outils de valorisation et d’interrogation en milieu rural, à Vayres, en Haute-Vienne. Le terrain c’est à lui que nous sommes collées. Consciente que le Patrimoine est un sujet éminemment politique, interroger ses représentations l’est tout autant ce pourquoi nous insistons sur la considération, la mise en lumière, le focus à accorder, à apporter ou tout simplement à avoir pour ses représentations.
Nous savons que ces représentations sont aussi des outils de pouvoir. Lorsqu’ ils sont classés hors jeu, ils ne participent pas à nourrir les symboles du pouvoir. La mise en lumière du vernaculaire n’a rien à voir avec l’éducation, l’instruction, la culture du bon goût qu’il faudrait avoir assimiler.
Ce plaidoyer n’a rien de l’éloge ni de l’apologie, l’ordinaire mue, se déforme, contraint, se contracte et se dilate, vivant, soumis au changement, il poursuit son évolution. Nous l’interrogeons, sans coup d’encensoir ni fanfare, lui donnons un temps d’écoute et d’observation minutieux.
Nous nous demandons, simplement, pourquoi certaines représentations sont, encore, invisibles, inaudibles, sans iconographie.
A partir de nos expériences, lectures et recherches, nous avons commencé à débroussailler, un peu, le chemin de la pensée, sans vulgarisation ni parti pris politique, on laisse la carte postale, le cliché, les mots valises, la novlangue.
Non, la campagne ce n’est pas un tout rural à l’identité de marbre, un visage figé qui aurait du plomb dans l’aile voire du souci à se faire.
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IPL, portrait au gel, 2022 ,
La ruralité détient ses quelques forteresses imaginaires, ses encablures qui claquent, ses tournois à touristes, elle possède des histoires sociales parfois méconnues, mal connues ou sujettes à la rumeur. L’idée c’est d’essayer de donner de la voix, aujourd’hui, à des endroits endormis, endoloris, engourdis, c’est selon, de la campagne.
Une folle manière de lui faire un peu justice à celle qu’on a souvent traité comme une terre culturelle pauvre, un coin largué, un endroit d’où on vient qui nous stigmatise, un point sur une carte sans image, pile sur la menteuse diagonale du vide.
Avec la campagne, ses habitants, coutumes et tout ce qu’il peut rester comme histoires sociales et culturelles qui pourraient être belles à entendre, à lire, à découvrir, dont les voyages nous feraient, au mieux, du bien, sinon réfléchir, sans nostalgie à ses mutations et apports.
Nous pensons que les représentations du patrimoine, à Vayres sont nombreuses. A commencer par l’oralité, la langue, l’immatériel et les autres, quoique le patrimoine naturel surclasse un peu l’ensemble. Le patrimoine rural souffre. Cela dépend, bien sûr, des endroits/régions/politiques, des intercommunalités qui peuvent contribuer à cet effacement avec cette volonté d’identité commune pour des territoires qui, pourtant, ni ne disent, ni n’entendent les mêmes choses…
Ces représentations ne sont pas en situation de handicap mais elles sont soumises à des traitements démocratiques défavorables, à des choix peu stratégiques en ces temps de démocratie culturelle. En effet, les volontés de mutations, la diversité, la diversification viennent opposer leur veto à l’homogénéité identitaire stérile. La campagne ce n’est pas une identité uniforme, des espaces de référence comme les communes, par exemple, ne se ressemblent pas et ne sont pas figées par le temps et les symboles.
Politique & Culture
On prend la route de ce texte dont voici, ici, quelques grands extraits – De la démocratisation à la démocratie culturelle
« Les caractéristiques d’une politique spécifiquement démocratique de la culture sont à considérer sur deux niveaux, on amène vers les publics : « Le premier est celui des institutions politiques et culturelles.
Celles-ci, en France, agissent habituellement au niveau de la « culture » de manière à la filtrer afin d’en sélectionner les « meilleures » formes, qui sont alors patrimonialisées, puis à la rendre accessible à un large public et à en assurer la diffusion.
Progressivement, la tendance s’est inversée : l’idée de « mettre l’art à la portée des masses », de proposer aux publics des spectacles qu’ils sont capables d’apprécier, afin de s’assurer de leur fréquentation, de leur adhésion et de leur satisfaction, s’est répandue, justifiant ainsi les dépenses des deniers publics. »
Toutefois, ces deux démarches sont strictement analogues du point de vue des principes démocratiques qui nous intéressent ici : l’idéal élitiste comme l’idéal populiste excluent les publics d’une participation à la constitution de leur expérience esthétique comme à celle de l’histoire des formes de leur pays, et les consacrent comme destinataires passifs, comme spectateurs d’un jeu où le pouvoir s’impose par l’intermédiaire de symboles adaptés.
C’est quoi la démocratie culturelle ?
C’est intégrer plus qu’assimiler, ses finalités sont plurielles et expérimentales.
Cela revient à se situer hors des institutions, en créant un partage démocratique à même de créer les conditions d’une vitalité culturelle.
Nous nous postons contre le déterminisme culturel, au sens où » la culture conditionnerait les individus de telle manière qu’ils deviendraient relativement semblables à force d’être imprégnés du même bain culturel. Dans les grandes lignes, cette conception accompagne la vision nationaliste de l’histoire et de la politique : le « peuple » ou la « race » réalisent collectivement la « culture » à laquelle les individus doivent s’initier et adhérer afin de devenir les membres pleinement assimilés de la communauté. »
« Une société qui ne met pas à la portée de ses membres les ressources nécessaires à leur pleine réalisation en tant qu’individualité distinctive et en tant que membre pleinement participant, ne peut être ni juste ni démocratique. Cette affirmation en sous-tend plusieurs autres qui s’appliquent très étroitement à l’idée en marche aujourd’hui d’une démocratie culturelle. »
« Le purisme culturel, qui atteint bien entendu le concept de « haute culture » ou d’élite par opposition à la basse culture ou culture de masse, atteint aussi les conceptions collectivistes qui alimentent les craintes du « communautarisme » et du « repli identitaire ». Dans les deux cas, les effets liberticides et antidémocratiques de ce purisme sont avérés. »
Nous nous sommes demandées pourquoi invisibiliser ?
Invisibiliser pour des raisons de concurrence intra territoriale, de supériorité subjective et symbolique, historique, l’humble n’est rien face au remarquable, le quotidien n’est pas grand chose, ne pèse pas lourd face aux édifices minéraux tout en chemin de pierres, une architecture d’orfèvre toute en puissance et en rayonnement anéantit le vernaculaire haut comme trois pommes.
Et aujourd’hui ?
Les châteaux, c’est le luxe et les lavoirs, du hard discount culturel ?
Promouvoir le hard discount c’est tout un métier. Nous relevons le défi. En nous posant sur ce thème de l’eau, nouveau pétrole, notre lavoir du village s’enrichit, il prend ses quartiers et fait sens à plus d’un titre. De plus, le lieu nous plaît car il opère comme un vrai détracteur à sa manière, pas facile, un peu perdu, à l’air immobile mais solide, les pieds bien plantés dans le village, il nous attend et nous voit. Alors, la programmation de cette année s’est montrée plus pointue encore que celle de l’an passé!
Le lavoir serait ce hors les murs pour habitants et passants.
Des lectures fastidieuses de la prose magnifique de Julien Gracq, les Eaux étroites, La Maison (inédit sorti en mars 2023), Alain et sa dévotion pour Balzac, Jean Blanzat qu’on aime tant et son Iguane qui fait froid dans le dos, on allait parler de Nerval, Clancier, partir vers Poe et revenir vers Suzanne Valadon histoire de faire quelques plongées dans les eaux culturelles étendues, en images indéfinies, territoire ouvert, lieu voyage, patrimoine et matrimoine ne faisant plus qu’un!
Étancher sa soif, c’est une exposition sous plastique où se mêlent, ainsi suspendus à des crocs de fer (agrafes), des morceaux de feuilles, une végétation modeste, des photos dessalées, des textes issus de journaux, des cartes, plans, tickets…
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Vayres en eau et sous plastique ,
Une scénographie vernaculaire, pour ces lectures, tout en plastique histoire de balancer un peu sur le sujet; Nous sommes des intégrateurs, vénérateurs, consommateurs frénétiques de plastique au point d’ en ingérer chaque jour…
Evian, que l’on voit ici, en casier c’est 2 190 000 000 Chaque année, oui, près de 2,2 milliards de bouteilles d’Evian sont consommées dans le monde. Autrement dit, 6 millions de bouteilles quittent chaque jour le site d’Evian( filiale de Danone).
Nous avons ajouté notre rapport au déchet, avec le recyclage, la seconde main, notamment pour les livres et le Label Emmaüs, partenaire naturel de ce projet parce que fournisseur officiel, la broderie « Vayres à Soi » fait main d’une artiste brodeuse de Poitiers (Manon Pouille), des coussins, du confort de visite, des coups de craies de trottoirs un peu partout, autour et dans le lavoir, rien que pour écrire sur l’eau… Et puis, du linge, parce que le vêtement est un grand consommateur d’eau, l‘industrie textile est un des pire désastre écologique à ce sujet.
Enfin, nous n’avons pas oublié de sortir nos cartes du monde, pour saisir et mesurer l’importance des mers comme frontières, l’Ukraine ne cesse de nous le montrer depuis le début du conflit.
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Terre gelée, zone d’ombres, IPL ,
La problématique du lieu
Vayres, c’est où ? Le lavoir et après ?
Nous n’ignorons pas que Vayres n’est pas le village le mieux connu, ni ici, ni ailleurs. Et alors ? Il mérite autant le respect que n’importe quel territoire d’habitation. On se moque de la gloire, du règne, des mystères et boules de gomme qui entourent on ne sait quoi.
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La Lavoir de Vayres en ses bords, 2023 ,
Vayres c’est un bourg et 52 villages, vous voyez le côté constellation. Le bourg pourrait être un corps avec une colonne vertébrale: la rue belles roses, il est donc découpé en deux. Le lavoir c’est d’un côté, le cimetière c’est de l’autre, sans mentir. Nous avons choisi cet endroit ou peut-être est-ce lui. Tout ce qu’il y a de sûr c’est que cela fait plus d’une année qu’on travaille, main dans la main, avec lui. Pour nous, c’est le lieu le plus féminin du bourg. Il représente, symbolise le territoire subi des femmes, nous, par ce choix, nous essayons d’en faire un territoire choisi par deux femmes, au moins. C’est cette volonté de passage qui nous intéresse.
On persiste et on signe, avec lui, à partir d’elles.
Vayres Versus Rochechouart ?
Nous partageons avec Rochechouart, Videix et Chéronnac le même code postale: 87600. Pas simple de se trouver à moins de 10 km de Rochechouart, pas un cadeau sauf pour celles et ceux, comme nous, qui n’aiment pas le prestige, l’écrasement de l’héritage, en termes de représentations du patrimoine, entendons-nous.
Non, notre église n’est pas romane ou en transition du roman au gothique, à l’intérieur, elle est en pierre et bois, non, nous n’avons pas de château mais nous avons le Mas du roule (propriété privée) qui pourrait être un jour, un haut lieu culturel et sportif (équestre), un tiers lieu, une résidence d’artistes, nous pourrions même avoir un musée de la Serpentinite car nous bénéficions de la présence d’une carrière (patrimoine géologique) à Merlis et que l’une de nos maisons de la colonne vertébrale (rue belles roses) est construite avec de la Serpentinite…Nous avions même une salle de bal au cœur du café des sport à se pâmer parait-il, alors, rivaliser ? Pourquoi se sentir inférieur ? Nous ne sommes pas inféodés à Rochechouart.
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Au feu et à sang, IPL ,
Le lieu Versus la programmation
L’intitulé « circuit » est une erreur de la part du site officiel des JEP. Vous voyez l’image ci-dessous qui nous a servi à communiquer, c’est celle de l’an passé. Nous avons modifié, cette année, la scénographie/l’ambiance, le lieu ne vient rien redire, pas de bis repetita. Donc exister, à partir d’un lavoir de village que l’on habille pour l’occasion peut créer la surprise mais c’est un jeu dans tous les sens du termes, jeu de mot, jeu de dupes. Nous imaginons fort bien qu’un lavoir perdu à Vayres, référencé par le site officiel des JEP ( Ministère de la culture), peut prêter à se demander:
Mais à quoi bon ?
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capture d’écran site officiel JEP ,
Il est un pied de nez, un pavé dans la mare d’une campagne qui vieillit mais qui a le droit à son charme, d’un village, d’une commune ignorée sur les cartes de l’intercommunalité à laquelle elle appartient, dont elle fait partie pour être plus juste. Oui, il y un brin de révolte et de provocation, n’est-ce pas le but de toute programmation culturelle ?
La programmation n’était pas développée dans le détail, par espièglerie, mais aussi parce que nous savons que les mots « lectures « peuvent freiner, les noms d’auteurs exigeants, méconnus pour certains dont des extraits de textes seraient lus en pleine campagne, cela peut paraître inadéquat mais ce serait revenir à l’adage terrible « ce n’est pas pour moi ». Et puis Blanzat et Gracq sont chez eux, ici. La vallée de la Gartempe pour l’un, l’Evre pour l’autre, tous deux férus de bords de l’eau.
Le lavoir est aussi un lieu permissif et étonnement perméable. Il est un lieu de travestissement.
La littérature a ses lettres de noblesse, lues, dans les rues d’un village un peu lost in translation, ça fait un drôle d’effet. Ses auteurs offrent au lavoir une tête des beaux jours. Cela nous ravit de lui permettre de sortir des jours ordinaires où il est à la fois canisite, non visité, oublié voire peu aimé.
On aimerait que le lavoir change de peaux aux yeux des habitant.e.s, qu’ils puissent muer avec le beau respect qu’il mérite
Les images symboliques et la communication
La POL et sa carte du territoire

Le Projet de Territoire source La carte présentée ci-dessus se construit et se lit avec 3 points, trois axes majeurs, trois organes vitaux ? 3 communes, puis la Vienne qui vient découper telle une ligne traversante, un peu plus haute, la Glane. Des flèches directionnelles: Orléans Paris au Nord, Limoges Toulouse Lyon à droite (Est), à l’Ouest (Angoulême, Royan, Bordeaux)et au Sud Périgueux.
3 communes pour 13 communes par ordre alphabétique qui composent la POL (Porte Océane Limousin): Chaillac-Sur-Vienne (1254 hab.), Chéronnac (317 hab.), Javerdat (693 hab.), Les Salles Lavauguyon( 145 hab.), Oradour-Sur-Glane (2478 hab.), Rochechouart (3725 hab. pour 53,88km²), Saillat-Sur-Vienne (799 hab.), Saint Brice-Sur-Vienne (1665 hab.), Saint-Junien (11600 hab. pour 56,82 km², Saint -Martin- de- Jussac (564 hab.), Saint Victurnien (1802 hab. pour 21,04km²), Vayres (904 hab. et 38, 13 km²), et Videix (224 hab.)
En nombre d’habitants: St-Junien, Rochechouart, Oradour-Sur-Glane, Saint Victurnien, Saint- Brice, Chaillac-Sur-Vienne, Vayres se classe en 7 ème position soit à la moitié.
A retenir la surface en km² pour Rochechouart, Saint-Junien, respectivement, 53,88- 56,82 et 38,13 pour Vayres qui donne à cette dernière sa particularité en considération de son nombre d’habitants, elle est 3ème en superficie et 7ème en nombre d’habitants. Ces informations nous rappellent son importance par le passé.
Nous aimerions une carte où toutes les communes apparaissent, avec leur nom sans être effacées au profit d’une ligne qui semble s’étirer vers du vide.
La POL Tourisme
Au regard de notre évènement des JEP à Vayres, là où ça a coincé, c’est avec notre communication, tant que les sites reprennent nos images et nos textes, tout se passait bien. Et puis, un moment malheureux nous a fait croiser cette publication de la POL tourisme sur son blog.
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capture d’écran blog La confusion: l’image qui ne colle pas au texte, nous qui luttons contre la minéralité la plus absolue, qui souhaitons apporter une visibilité à la sociologie d’un patrimoine, plus humble, rural, social soit tout sauf la mise en valeur d’un patrimoine religieux.
Nous nous sommes demandées si l’erreur du service POL ne tenait pas à l’envie de céder à l’effacement.
L’image est, à elle seule, problématique car elle est trompeuse. Le RDV est au lavoir de Vayres. Il nous est présenté l’église du village. En 1, nous mettions à l’honneur un patrimoine rural, et militons pour la reconnaissance du lavoir comme matrimoine rural depuis 2022. Une église, y compris celle de Vayres, n’est pas un patrimoine rural mais un patrimoine religieux. Cette publication déforme notre propos.
Vayres
Cette publication nous a fait vivement réagir car la POL tourisme n’a pas à estimer ce qui est approprié voire plus adapté à sa ligne éditoriale sans en informer les porteurs de projets, acteurs associatifs et autres. Elle n’a pas à modifier la portée d’une manifestation, son sens, son image et sa symbolique. Surtout lorsque le site officiel des JEP valide le texte et l’image que nous lui avons adressé. Qui est la POL Tourisme pour s’autoriser pareille distorsion ? Et créer une suite d’incohérence et de non sens ? Quelle marque de respect est adressée aux acteurs associatifs, culturels de son territoire ? Quelle place accorde-t-elle à la diversité ? Quelle considération a-t-elle pour les villages qui la composent si elle ne respecte pas ni leurs habitants ni les représentations du patrimoine qu’ils accueillent ?
Parce qu’avant d’être Vayres à Soi, nous sommes habitantes de Vayres, nous travaillons, depuis novembre 2021, avec Instagram pour donner à voir des images actuelles du village.
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« De nombreuses traces préhistoriques et néolithiques sont présentes autour de Vayres.
Lieu de passage sur le chemin des métaux entre l’Armorique et la Méditerranée et le chemin du sel entre Limoges et Angoulême. La paroisse s’appelait Saint Jean de Vayres jusqu’au 18ème siècle.
L’église actuelle a été reconstruite entre 1869 et 1873 en remplacement de deux églises l’une dédiée à Saint Georges, l’autre dédiée à Saint Pierre. Les murs des maisons traditionnelles avec leurs murs composés de brèches météoritiques ou de serpentine témoignent de l’appartenance de Vayres au pays de la météorite ». SourceOn reprend la définition suivante apportée par le code du Patrimoine: « l’ensemble des biens, immobiliers ou mobiliers, relevant de la propriété publique ou privée, qui présentent un intérêt historique, artistique, archéologique, esthétique, scientifique ou technique.
Un lavoir est un espace public. Le propriétaire de l’église, lorsqu’elle est antérieure à la loi de séparation (la commune pour les églises et l’Etat pour les cathédrales) ne peut exercer aucun droit d’usage de l’église sans l’accord de l’affectataire (le Diocèse). La jurisprudence du Conseil d’Etat l’a rappelé à propos de l’organisation par le maire d’une exposition dans une chapelle affectée.
Ici, avec cette image pour la diffusion de notre manifestation, ceci peut créer de l’amalgame dans tous les sens du termes: lavoir et église ? Public ou privé, Mairie et Diocèse. Notre proposition n’a rien à voir avec le Diocèse, par ailleurs, déjà contacté pour l’organisation d’un concert à Vayres, sans aucune réponse, à ce jour, malgré nos sollicitations.
Nous ne comprenons pas la méprise ou le raccourci clavier entre un patrimoine public local rural et un patrimoine religieux propriété du Diocèse.
L’erreur du circuit a refait surface alors que le mot n’est pas indiqué dans le document transmis au service concerné. Le nom Vayres à Soi indiqué sans précision ne vient pas nous aider, nous ne sommes pas le PSG, nous ne sommes personne, mal identifiées, méconnues, Vayres à Soi posé comme ça en 5 lignes c’est rien, c’est du vent.
Mon texte complet pour la POL tourisme, c’est celui-ci.
POL tourisme – Source image blog POL tourisme
Comment un évènement perd tout son sens en peu de temps, merci pour les efforts d’autant que c’était notre 2ème édition consécutive des JEP au Lavoir du village…
Les relais et la géolocalisation
Vayres n’est pas répertorié lorsque nous participons à des manifestations nationales (JEP, Printemps des cimetières), il faut créer les géolocalisations pour tous les lieux concernés, le lavoir, le cimetière, le champ de foire etc.. Pour chacune de nos manifestations nationales, nous avons créé les lieux et leur fiche.
Ici, c’est celle du lavoir. Toutes les photos sont de moi (Isabelle Pompe). Source journees du patrimoine programme officiel

capture d’écran JEP officiel, Vayres et lavoir ,
Les risques de l’hyperfocalisation
2023 est une année consacrée aux Ostensions limousines. Une hyperfocalisation au regard du calendrier qui tourne à l’obsession. Avec une erreur d’image comme celle présentée par la POL Tourisme, cela peut signifier plus qu’un problème pour les organisateurs d’ évènements.
A l’échelle de notre village, à Vayres, nous n’avons pas de saint, nous n’avons pas été directement « concernés » par les Ostensions limousines, tradition religieuse et populaire remontant à la fin du X siècle.
Un peu de lecture :
« Des difficultés pour l’organisation des Ostensions ? « Oui, de la part de la municipalité anticléricale. Ils nous ont mis des bâtons dans les roues jusqu’au dernier moment, ont refusé de prêter les services techniques de la ville pour pavoiser les rues, nous avons dû tout faire nous-mêmes et louer un élévateur pour accrocher les décorations, et deux jours avant nous n’étions toujours pas sûrs que le musée municipal nous prêterait le bras-reliquaire de saint Pardoux, alors qu’il figurait sur les affiches et programmes puisqu’ils avaient donné leur accord depuis longtemps. Ce n’est pas comme à Saint-Junien, où la mairie est communiste depuis un siècle mais très fière des Ostensions. Pour le maire de Guéret, c’était une affaire de cathos, il ne pensait pas que nos Ostensions attireraient autant de monde. »site France Catholique, la renaissance des Ostensions limousines
Cet article de 2016 précise quelque chose de totalement condamnable: la municipalité anticléricale.
—–Vous pouvez consulter la charte de l’Observatoire de la Laïcité dont voici un extrait:
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle garantit des droits égaux aux hommes et aux femmes et respecte toutes les croyances. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.
La liberté de religion ou de conviction ne rencontre que des limites nécessaires au respect du pluralisme religieux, à la protection des droits et libertés d’autrui, aux impératifs de l’ordre public et au maintien de la paix civile.
La République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes dans les conditions fixées par la loi du 9 décembre 1905. Au titre de la laïcité, la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte, ce qui implique qu’aucune religion ou conviction puisse être, ni privilégiée ni discriminée.
La laïcité repose sur la séparation des Églises et de l’État, ce qui implique que les religions ne s’immiscent pas dans le fonctionnement des pouvoirs publics et que les pouvoirs publics ne s’ingèrent pas dans le fonctionnement des institutions religieuses »…
Aucune religion ne peut imposer ses prescriptions à la République. Aucun principe
religieux ne peut conduire à ne pas respecter la loi.Les Ostentions, pour rappel: L’origine cultuelle de cet évènement populaire a fait naître, localement, en 2009 un débat juridique en raison de son subventionnement par des collectivités locales.
Pour l’organisation des Ostensions 2009, les pouvoirs publics locaux, dont le Conseil régional du Limousin, ont attribué une somme totale de 68 300 euros à deux municipalités (Le Dorat et Nexon) et onze confréries, comités d’ostensions et associations organisatrices. Sur demande du tribunal administratif de Limoges saisi par treize militants politiques de mouvements laïques, invoquant le non-respect de la Loi de séparation des Églises et de l’État, le tribunal administratif de Limoges a demandé le remboursement de cette aide
L’ association Vayres à Soi est apolitique sans carte ni couleur, écologiste sans parti, libre, avec des valeurs mais sans aucun rapport avec la religion.
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Aqua simplex, IPL ,
Par effet de contraste ou par esprit libre et conscient, nous ne valorisons pas un patrimoine religieux, nous interrogeons, même, la laïcité d’un espace public tel que le cimetière.
Laïcité & Cimetière
« Au fil des ans, et au-delà des principes théoriques portés par le droit, une science appliquée de la laïcité a fini par se constituer, reconnue et approuvée par le pouvoir exécutif, qui concède aux carrés confessionnels un droit de cité dans le cimetière. L’espace funéraire supposément produit par le droit, et organisé par le principe de laïcité, est ici mis à l’épreuve du terrain, et reconfiguré a posteriori par celui-ci, dans une logique d’apprivoisement mutuel – ou, du mot de Lisa R. Pruitt, « Space tames law tames space » (l’espace dompte le droit qui dompte l’espace, trad. de l’auteur) (2014) »
« Le singulier fonctionnement des carrés confessionnels témoigne donc à la fois des ambitions du projet laïc français (la séparation nette entre faits publics laïcs et faits religieux privés) et des difficultés qui ne manquent pas d’apparaître dès lors qu’il faut mettre en œuvre ce principe. Si le cimetière public, communal, laïc et républicain est une parfaite illustration de la façon dont le droit et ses principes peuvent viser, souvent implicitement, à produire des espaces différenciés, il est également un excellent exemple des brouillages, des interférences et des patchworks qui résultent de la mise en œuvre concrète du travail du législateur. Au-delà du droit produit par l’activité législative, il existe une forme de « droit émique » (Santoire et al., 2020) des acteurs locaux qui ne recoupe pas nécessairement le droit national. » Source: Geoconfluences , la Laicité dans l’epace public et dans les cimetières municipaux.
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Un monde à bords ronds, IPL ,
L’omniprésence du patrimoine religieux
A son tour, ce patrimoine devient politique lorsqu’il valorisé et se substitue à tous les autres.
A Vayres, le seul document historique, consultable même depuis notre site internet, est la Monographie de la Paroisse de Vayres par de l’abbé ( moine élu par ses pairs pour gouverner un monastère)E. Montèl, curé du village en 1925. Monographie de la paroisse de Vayres
A la campagne, l’Église trône, figure centrale autour de laquelle se sont créées des vies commerçantes, des rues, des places, comme un noyau. Raison de plus, pour nous, de ne pas poursuivre avec cette idée.
Nous croyons au quartier, au territoire décentré égal à celui du cœur de bourg, aux espaces de vie différents construits en dehors de sa masse architecturale, morale, à la fois concentrique et symbolique.
Si nous gardons à l’esprit que l’église serait la seule représentation du patrimoine valable au village, nous nous positionnons avec une attitude politique qui invisibilise, sciemment, les autres représentations présentes au village comme le patrimoine naturel, floral, funéraire, rural, immatériel (langue).
La carte postale?
Vayres pourrait-il être un village carte postale ?
On aimerait tant comprendre d’où viennent tous ces noms de villages…Vayres semble avoir une très longue histoire qui ne peut tenir dans une simple carte postale, ni dans une seule image.
Vayres serait cette constellation protéiforme dont on ne sait pas grand chose qu’il nous est impossible de réduire ou d’enfermer
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2024, en ouverture

Nous en sommes loin du tout début de 2024, disons que les événements se pensent, se bousculent, les idées émergent à la vitesse grand V et le temps dispose ou non de jours voire d’heures à marquer d’un coup de crayon noir.
Ces dates-ci s’ajoutent à celles là et à notre petite idée du programme pour la terre du milieu: Antoinette, Isabelle, Françoise, Hélène et Toutes Les Autres: Agenda du dernier trimestre 2023 et avant-première 2024
Nous sommes le 29 septembre et déjà, deux dates sont bouclées à temps plein.
Une année à 366 Jours
A commencer par la particularité de cette 2024, elle est bissextile. Elle compte 366 jours. Les années bissextiles sont des années où un jour supplémentaire est ajouté à la fin du mois le plus court, le mois de février mais cela vous le savez, sûrement, déjà. Un jour de plus comme un gap, un trou dans le calendrier le reste du temps, un jour d’invisible, un jour en rab, un jour tout entier, soit 24h en supplément, ce tous, les 4 ans.
Depuis 2024, on fait le décompte, 6 années bissextiles depuis 2000 soit 2020, 2016, 2012, 2008, 2004 et 2000 et son fameux passage! Le compte est bon. Avec ou sans J.O, le 29 février est notre pierre blanche vayroise de l’année!
Vayres à Soi pose l’EXTRA DAY et invite la Vayres à Boire (surprises participatives et inventives…)
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Leap Year// EXTRA DAY– Leap years are years where an extra day is added to the end of the shortest month, February. This so-called intercalary day, February 29, is commonly referred to as leap day.
On célèbre le 29 février, on faisait quoi le 29 février 2020 avant covid, et cette année ?
Ce jour intercalaire, le 29 février, est communément appelé jour bissextile.
Alors, voilà, sans suspens, l’association Vayres à Soi s’est dotée de souffle nouveau, outil pluriel qui peut permettre d’ouvrir les fenêtres de notre propre maison. La culture, les arts vivants, la danse, la littérature, le cinéma sans oublier ni la photographie et ni la musique…Donc, nous avons pris le calendrier 2024, avons laissé libre court à notre imagination.
Deux RDV, dont un que nous développons avec tout un travail autour de la performance, du théâtre, il s’agit de notre 3ème participation au Printemps des Cimetières le 25 mai prochain!
La volonté: créer un petit circuit vivant pour le Printemps des Cimetières 2024
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Un RDV prévu initialement à 14 h au lavoir, on se laisse guider, pour plus ample présentation et vif du sujet, ancien cimetière de Vayres, plus si affinités, salle des associations en ce samedi de mai.
On commence ?
Vous pouvez y voir du sport, le lavoir serait l’attaquant, le milieu de terrain pour le cimetière et la défense pour la salle des asso… C’est vraiment vous qui voyez… n’ayez crainte.
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On se revoit tout bientôt!











