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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye ta cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le masculinisme.
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Sorties culturelles locales de janvier 2026

Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!
Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.
L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.
Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!
Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:
« Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.
Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »
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Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!
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Le lieu
Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!
On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…
Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.
Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:
Pierre Alexandre Remy
Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).
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Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?
Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.
Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.
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On clique pour agrandir.
—Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:
« Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP
Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire
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Lucille Rat
Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.
Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.
Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.
La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat
Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,
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Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.
Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019: VIA Créations Textile .
Yanko Tsvetkov
(Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.
Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner
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« Atlas of Prejudice
The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source
Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.
Pour cette expo, on peut regretter :
L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.
Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.
Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.
Editions Apeiron
Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.
Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…
Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.
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La démarche éditoriale de la maison ?
« Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.
Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.
Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA
Petites digressions culturelles
Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.
Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).
Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.
EPCI – EPCC
La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )
Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?
Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.
Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)
Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.
Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…
Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.
Le PFH ?
Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…
Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI
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Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!
Vous pouvez aussi regarder par ICI!
Les Pépites du mois
Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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Isabelle Pompe, 1 er février 2026.
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Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?
« Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »
Source: Carte contamination
Comment ça marche ?

Chercher: renseigner le nom de la commune.
Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!
Vayres ( 87600)
Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

Rochechouart (87600)

Oradour-Sur-Vayres (87150)
Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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Cognac-la -Forêt (87310 )
Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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Mines d’or et pollution des eaux
Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.
Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.
Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!
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Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…
Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!
Extrait
« Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »
Réunion publique le 21 janvier dernier :
Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.
Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution
Ici, il en est aussi question:
« A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.
La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.
La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière
Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter: là
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Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:
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Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026 .
Cantines bio et son palmarès
Nous souhaitions partager ce palmarès.
Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.
Périgueux – Vayres : 77 km
« L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.
Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »
Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.
Voici le podium :
- Saint-Etienne (74,5 %)
- Périgueux: (67, 6 %)
- Bordeaux (66,2%).
Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici
Le Prix du mépris
« Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).
Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.
On parle de Limoges ?
Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.
Voici le palmarès de l’enquête en détails:
Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine
C’est quoi un projet à impact ?
Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.
Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine
Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.
Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).
Par départements
Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:
- Gironde (43000)
- Charente-Maritime ( 17000)
- Pyrénées- Atlantiques ( 14000)
La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:
- Dordogne ( 7000)
- Lot-et-Garonne (6000)
- Corrèze (5000)
- Creuse (3000)
Par ville de la Région
- Bordeaux ( 35000)
- Poitiers (7000)
- La Rochelle (6600)
- Niort (5400)
- Limoges (4904)
Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.
- Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
- Poitiers : 89 000 hab env.
- La Rochelle : 80 000 hab env
- Niort (60 000 hab env)
- Limoges : 130 000 hab env
Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!
Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!
Isabelle Pompe.
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Les vies ailées nous offrent un baume sonore

On vous parle du refuge L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux) « Chez Colette « , installé voilà 4 ans, à Vayres, en Haute-Vienne en plein centre bourg.
Et, parce qu’on adore la poésie et l’imaginaire, on vous recommande, en cette toute fin d’année 2025, nos baumes au cœur:
- la découverte d’un ouvrage : « Eloge des oiseaux de passage » de Jean-Noël Rieffel (sorti en 2023)
- la lecture d’une œuvre poétique fantastique, Les boutiques de cannelle de Bruno Schulz !
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Crédits Isabelle Pompe .
Parce qu’il sont indispensables à notre quotidien, parfois anxiogène, les oiseaux des jardins sont nos acolytes préférés!
Quatre années, déjà, en novembre 2021, nous avons mis en place ce refuge pour en apprendre davantage sur nos amis ailés, les reconnaître, partager nos observations… Toujours avec simplicité!
Les autres, ce sont eux, ces oiseaux des jardins qui depuis ces 4 années sont devenus fidèles et chaque année, nous avons le plaisir d’apprécier cette superbe saison d’hiver!
Cliquer pour en profiter!
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Pic Epeiche 
Trio de Parus major 
Mésange bleue, Chardonneret et Gros bec Casse Noyaux .
Pour lesquels nous avons construit un jardin adapté, sans chat, en plantant des arbustes à baies, des haies persistantes, mellifères et autres, en installant deux nichoirs (tronc du grand sapin), en attente de deux autres au niveau du grand cerisier, un gîte à insectes et tant d’autres petits refuges, ici et là…
Nous prenons soin du sol de ce jardin au naturel avec feuilles mortes, compost et autres engrais verts…La baignoire est la maison de deux grenouilles, les allées, petits bacs sont de véritables cachettes pour les agiles, crapaud, lézards des murailles…
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Pied d’arbre Tilleul argenté 
Vue depuis terrasse .
Voici, ci-dessus, deux images printanières (2025 ) – cliquez pour agrandir
Un refuge L.P.O, en frais, cela coûte par an:
- 15€ adhésion au refuge
- 35€ d’adhésion en soutien à LPO
- Opération Tournesol: pour une période hivernale complète avec un terrain de 1000m2, il faut compter 4 sacs de tournesols bio de 15kg chacun soit un total de 92€ pour 60 kg.
On ajoute de nombreuses mangeoires et abreuvoirs!
Voici, en image, la première page de notre livre d’actions en faveur de la biodiversité: en 1, composer avec l’existant (les arbres) en intervenant tout de même auprès des bambous envahissants à l’automne et hiver 2021:
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Vue sur bouleaux et tilleul argenté (fin septembre) 
Albizia et nettoyage bambous traçants (hiver) .
Depuis quatre années, nous réalisons, avec ferveur, des comptages. En hiver grâce à ces multiples postes de nourrissage, nous observons, dès notre fenêtre de cuisine, porte entrée, petite terrasse:
- un grand nombre de Mésanges charbonnières– (Parus major)
- Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus)
- quelques Mésanges nonnettes (Poecile palustris)
- Moineau friquet
- Pinsons des arbres
- chardonnerets élégants toujours autant territoriaux,
- Rouge-gorge familier ( Erithacus rubecula)
- Merle noir et merlettes
- un gros bec casse noyaux ( Coccothraustes coccothraustes) a fait son entrée hier (24/12/2025)
- et le Pic Epeiche (Dendrocopos major), en solitaire!
Un régal pour le yeux que de voir ce ballet, cette frénésie nourricière. Nous leur apportons ainsi des forces, de quoi tenir le froid qui commence à se faire glacial en ce jour de Noël!
La nature est indispensable à notre mieux-être, ces oiseaux sont en vie et voilà notre priorité: que ce jardin soit un espace plus vivant, encore plus vivant afin que ces oiseaux puissent se nourrir, nicher, se reproduire et être indissociables, pour de nombreuses années, d’un jardin à la campagne, d’un paysage qui devrait être naturel mais qui a besoin d’être protégé, aidé, soutenu et encouragé!
« Eloge des oiseaux de passage » -Jean-Noël Rieffel
« Les oiseaux nous apportent de la lumière. Il m’est impossible d’imaginer un jour devoir les quitter, faire le deuil de toutes ces splendeurs entrevues qui m’ont augmenté, comblé : les yeux majestueux du grand-duc, le vol claironnant des grues cendrées, le caractère hybride du colibri, à la fois insecte et pierre précieuse, la sorcellerie colorée du guêpier, le récital de la grive musicienne se détachant à contre-jour au sommet d’un arbre, le baume sonore du loriot, la toute première note du rossignol au mois d’avril, ce filet de soleil à travers le volet de la chambre d’où sourd le chant d’aurore du rouge-queue à front blanc…
La lumière des oiseaux est finalement un éclair d’éternité dans nos vies de passage.
Enfant, Jean-Noël Rieffel était un rêveur comme le cancre de Jacques Prévert. Il contemplait la nature par la fenêtre. Au fil des années, il est devenu un fou d’oiseaux, un ornithologue amateur. Il nous raconte dans ce livre l’état de poésie permanent inspiré par cette passion.
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Vous pouvez vous le procurer ici, voici le site des Editions des Equateurs!
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Les Boutiques de Cannelle – Bruno Schulz
Ces 13 récits, composés vers 1930, reposent sur des souvenirs d’enfance, une forme d’autobiographie à digressions fantastiques. Des visions oniriques, des divagations…L’idée est de partir aux origines, de se laisser nimber par le mystère…
Une lecture troublante, découverte par hasard, merci au Book Club de France Culture et à Blexbolex (sérigraphe, illustrateur, auteur de BD) et sa bibliothèque !
Au passage, Blexbolex vient de sortir son grand voyage initiatique, Le temps du capitaine Brett, pour les amoureux des romans graphiques non classiques!
Bruno Schulz, Les boutiques de cannelle (Gallimard, coll. L’Imaginaire). Traduit du polonais par Thérèse Douchy, Georges Sidre et Georges Lisowski.
« Ce passage est une pure description, et je n’avais jamais lu quelque chose d’équivalent, c’est extrêmement graphique, imagé et sensuel. Par ailleurs, ce recueil est composé de nouvelles, qui sont aussi des souvenirs d’enfance. Il s’agit d’un livre sur l’enfance, très fort et d’une très grande richesse qui m’a littéralement retourné la tête. » Blexbolex
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« Première édition VO : 1933.
« Drohobycz, tranquille bourgade provinciale où Bruno Schulz vécut et enseigna le dessin, devient le lieu de toutes les terreurs et de toutes les merveilles : ses places, ses rues, la boutique familiale de draps et de tissus se métamorphosent…. »
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La prochaine date du Comptage National ?
Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.
Parce que chaque observation compte !
Ici, des infos sur oiseaux des jardins
Bonnes fêtes de fin d’année toutes en vie ailées et mouvements migrateurs!
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Habiter c’est résister

Habiter ce n’est pas domicilier, déposer des affaires dans un garde meuble qui ressemble, de près ou de loin, à une maison. Habiter c’est surtout résister! Résister face aux incompréhensions, jugements divers, racisme et autre forme d’exclusion…Résister pour s’épanouir.
Alors que la campagne isole et que les femmes en sont les plus grandes victimes, nous résidons dans un village où lorsque nous organisons un évènement, nous souhaitons, en priorité, créer des instants de partage, offrir à nos voisines, voisins un bon café, quelques gourmandises cuisinées maison. Dans les faits, c’est quelque chose d’assez simple, rien d’effrayant.
Sauf que dans le bourg personne ne se balade, certains redoutent les autres, tandis que circulent comme un virus les formes d’inspection et la culture du ragot.
Nous sommes éco féministes, ce qui nous donnent à faire l’expérience de la double peine, nous luttons contre la masculinité toxique, très présente dans cette campagne, avec des styles patriarcaux souvent voisins et militons en faveur de l’environnement, notamment, pour la biodiversité ordinaire.
Alors, oui, nous proposons des temps forts qui touchent aux questions écologiques et sociales, donc la seconde main est toujours très présente.
Hier, vous pouviez trouver dans une création « petite boutique éphémère », des articles sélectifs en parfait état, du vide dressing, des jouets pour kidultes, de la vaisselle et de la vaisselle haute de gamme, des ustensiles de professionnel de la restauration, des articles pour les animaux (chats, chiens et NAC), sans oublier la ressourcerie verte (prix anti gaspi pour arbustes, plantes vivaces) et des livres, BD et beaux livres!
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Ouvrir sa porte n’est pas chose anodine culturellement, il faut aimer les autres.
Nous défendons cette idée de proximité sans arrière pensée et sans calcul car nous méprisons l’opportunisme et la fausse popularité que certaines et certains chérissent tant. Ce village fait du mal aux initiatives citoyennes, ses locataires ne semblent guère supporter l’indépendance d’où un rapport excessif au contrôle avec l’oubli maladif et quasi constant de la consultation publique.
Alors, hier, nous étions comme au zoo. Des personnes dans leur véhicule, fenêtres fermées jusqu’au dessus, ralentissaient devant le panneau d’information pour notre Folle Journée d’Hiver. Ils nous regardaient, au ralenti, fixement comme derrière la vitre d’un train lorsqu’on absorbe le paysage mais, apparemment, dans l’impossibilité de s’arrêter. Et puis le contrôle, la police locale de ceux, majoritairement des hommes, qui n’ont rien à d’autre à faire que de surveiller.
Avons-nous des comptes à rendre ? Nous avions fait les choses dans les règles comme à chaque fois lorsque nous organisons quelque chose.
Appartenons nous à une forme de ménagerie ? Mises au ban comme ils le souhaitent mais dans la résistance, toujours et encore, la faune féminine de notre association n’a pas décidé de baisser le rideau. Et non le bestiaire du 28 n’est pas encore maté. En revanche nous n’apprécions pas les moutons, ces êtres dangereux car incapables de faire preuve d’esprit critique ni de se faire leur propre opinion.
Visiblement, 2025 fut, pour vous, une année fort obéissante.
En outre, lorsque nous sommes amenées à découvrir des articles de la presse locale qui narre les errements vayrois, nous découvrons, avec la pleine conscience qui va avec, que la propagande est au rendez-vous. Les journalistes, correspondants nous donnent à lire une information qui n’est ni vérifiée ni juste.
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Avec leur cœur en plastique et leur cruel manque de bienveillance, ces locataires sont plus à plaindre, ces faiseurs d’histoire. Comme cela doit être douloureux de souffrir à ce point d’un problème d’égo et d’avoir autant envie d’occuper l’espace.
Nous ne sommes pas convaincues car dès le début, leur brutalité nous a choquée, leur refus catégorique de mettre en place des débats, leur décision prise toujours dans le secret. Ce n’est pas cela le vivre ensemble. D’ailleurs, à Vayres, pauvre village qui ploye sous le poids de très lourds secrets, « ensemble » ressemble à des cousinades, à des communautés excluantes incapables de créer, de tisser du lien par manque d’éducation, de respect et d’altruisme.
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Bien le bonjour et tout notre soutien à toutes les militantes et militants écologistes, la guerre est déclarée avec la coordination rurale et vive la solidarité féminine!
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La folle Journée d’Hiver, c’est bientôt

Pour dimanche prochain, le 21 décembre, on vous a préparé de belles propositions solidaires et bien diversifiées pour que vous puissiez vous faire plaisir et offrir malin et humain!
On sait que la période de fin d’année est difficile pour bon nombre d’entre nous donc le prix s’est uni au charme et à la qualité avec un grand sens du service!
Vous pourrez donc y découvrir des stands de vente de seconde main chaleureuse.
Prenez donc rdv le dimanche 21 décembre à Vayres pour nous rejoindre avec votre curiosité, votre brin de folie et nous soutenir dans notre démarche de partage à la campagne!
En images, de la recyclerie déco noël made in Vayres à Soi pour honorer, en ce jour de solstice d’hiver, les arbres du jardin et vous inviter, bénévolement, au sourire.
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Le Jardin au naturel » Fauves » en décembre 2025 par Isabelle Pompe .
Nous souhaitons, en effet, encore et toujours, valoriser la seconde main car elle est plus humaine, à une histoire, elle est plus singulière et originale.
Alors, pour cette Folle Journée d’Hiver, seront là:
- Du vrai vintage pour certaines pièces
- Du made in France à gogo
- Des matériaux nobles (laine naturelle)
- Du velours somptueux
- Le plein d’aimables couleurs!
Seront bel et bien présents:
- des joujoux tout doux
- des jouets collectors, le tout en parfaite santé et follement bien emballés!
On a ajouté un vide dressing avec prêt à porter féminin pour passionnées de mode autour des essentiels du vestiaire féminin (entre autres, des blazers pour toutes les saisons…)des accessoires d’hiver et même une combinaison de ski flambant neuve!
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Notre beau sapin par Isabelle Pompe Se sont jointes à nous, de la vaisselle fine, des jolies pièces Villeroy & Boch, de la décoration, des ustensiles de cuisine pour gastronome et fin gourmet (clin d’œil à la poissonnière en inox et à la marmite).
Vous pourrez aussi faire la connaissance d’un Bianchi de collection (vélo de course), d’une tondeuse à gazon (et oui! ) de la marque Viking prête à brouter votre parcelle au printemps prochain!
Et pour la partie associative, vous aurez, devant vous, des arbustes, des plantes issues de la ressourcerie verte….Et parce qu’on adore la culture, vous pourrez acheter des livres, de la BD des beaux livres à petits prix !
Nous serons ouverts de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30 pour la partie vente.
Cette entrée est libre.
En plus, vous aurez la possibilité, sur place, de vous poser, de boire une boisson chaude et de déguster des gourmandises faites maison à prix solidaire!
N’oubliez pas de réserver pour la sortie nature et culture (rallye photo ou marche de 5/6km en pleine forêt) qui vous fera prendre un grand bol d’air photographique et photogénique en ce beau jour du 21 décembre 2025, c’est à 14h le top départ au 28 rue belles roses.
Voici la billetterie folle journée d’hiver en ligne ou adressez-vous un mail à vayresasoi@gmail.com pour réserver votre place si vous souhaitez régler sur place! C’est sortie est animée par une médiatrice et c’est 5€ par personne.
Attention, à Vayres, vous pouvez vous garer tout à côté gratuitement, il existe des toilettes publiques gratuites elles aussi, par contre, il n’y a pas de distributeur automatique!
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On s’amuse à Vayres avec bonne humeur par Isabelle Pompe Veuillez bien noter que nous n’acceptons pas les chèques, MERCI!
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Voici nos réalisations pour cette Folle Journée d’hiver indoor et outdoor 100% DIY:

Hotte DIY 
Etoile dorée DIY 
Lutin DIY .
On finit par un focus sur le village des Salles Lavauguyon, à environ dix kilomètres de Vayres, où depuis novembre siègent les sapins un peu partout, tous enguirlandés, avec des nœuds, des boules et des colliers.
Un budget digne de ce nom, 1000€ pour Noël et ses décorations dans un village qui compte 150 habitants! Et, oui, les choses se sont organisées en concertation, des achats ont été prévus dès septembre avec la contribution d’un commerçant, des habitants et pas que des élus, offrant ainsi une plus grande liberté!
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Chez Louis J (coiffeur au top) 
Un des nombreux sapins du village .
Cette possibilité de faire ensemble c’est toujours ce que nous défendons avec nos actions en faveur du jardinage citoyen, du troc, du recyclage, de l’upcycling, de la lutte contre le gaspillage…C’est assez déplorable de constater encore qu’il nous faut lutter à Vayres où, à aucun moment, les habitants ne sont conviés, invités à s’exprimer librement.
Les rues de nos quartiers sont bien plus que des adresses!
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La Folle Journée d’hiver à Vayres

Bonjour à vous!
Nous organisons une magnifique journée d’hiver le 21 décembre prochain, jour de solstice, porte symbolique d’entrée dans l’hiver!
C’est le 355 -ème jour de l’année, ce jour est le plus court de l’année et la nuit la plus longue…En 2025 ce phénomène aura lieu le 21 décembre à 15h03!
Une date qui raconte une histoire, des histoires, dans le monde entier, les solstices sont nimbés de mythes et de croyances…
Traditionnellement, il marquait les changements de saisons, deux fois par an (été et hiver). L’axe de la Terre est incliné au plus près du Soleil. La planète Terre n’est pas la seule planète à connaître des solstices et des équinoxes, leurs équivalents.
A l’instar du solstice d’été qui connait de très nombreuses festivités, le solstice d’hiver était célébré par les incas et a encore lieu dans les Andes, au Pérou. On retient une longue fête, Les Saturnales, glorifiée par les Romains de l’Antiquité (célébration du Dieu Saturne). » Durant cette fête très populaire, l’ordre hiérarchique des hommes et la logique des choses sont inversés de façon parodique et provisoire : l’autorité des maîtres sur les esclaves est suspendue. » En Iran, c’est la Fête de Yalda (Shab-e Yalda), étape clé dans le calendrier persan et fête ancestrale, sans oublier, Yule, fête païenne des peuples germaniques…
L’association Vayres à Soi prône la diversité culturelle, il nous a semblé évident d’honorer ce solstice de la manière la plus généreuse et agréable qui soit!
De 10h à 12h30
Top départ, on vous ouvre les portes de notre jardin au naturel décoré, coloré pour cette Folle Journée d’Hiver, on vous propose des idées cadeaux : des plantes, des arbustes, de la vaisselle, des jouets…De quoi vous gâter, vous réjouir avec des petits prix spécial seconde main en parfaite état pour tous les gouts et les besoins!
Vous pourrez vous poser, vous asseoir tranquille, on vous sert, pour une prix modique, du tout fait maison avec un bon chocolat chaud, de jolis et gourmands gâteaux, envie d’une soupe généreuse aux légumes bio ? Tout cela sera bien possible!
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De 14h à 16H30
Parce que vous aimez prendre l’air, vous balader en forêt, découvrir de chouettes paysages, vous aérer et vous changer les idées en bonne compagnie ?
Nous avons préparé un joli trajet spécial hiver et excursion en pleine nature avec postes d’observation, petites escales tranquilles pour yeux et oreilles attentives…
Voici la Billetterie pour la marche !
Pour l’entrée dans l’extraordinaire saison de l’hiver, l’association Vayres à Soi propose la « Folle Journée d’Hiver » le 21 décembre 2025. A cette occasion, une marche de 6km est organisée. Vayres et ses hameaux se trouve en plein cœur du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, de quoi découvrir de beaux patrimoines locaux!

Parce que vous aimez votre coin, vous avez envie de saisir un instant sur le vif, garder en mémoire un moment dans un lieu apaisant… Ce cadre se prête parfaitement à des temps de pause, à des arrêts sur image, à la spontanéité et à des clichés qui réconfortent en cas de coup dur! Et aussi, la technique photo peut vous être apportée avec des conseils précieux de prises de vue, des idées de photos sur un sujet qui vous sera communiqué, comme un jeu, dès le début de ce rallye!
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Venez participer à un rallye photo en pleine nature au cœur des riches patrimoines naturel, vert et géologique présents à Vayres et ses environs. D’environ 6 km, ce circuit s’associe au « Projet photo avec expo » porté par l’association depuis juin 2025. Projet qui court sur plusieurs mois. Ouvert à toutes personnes sans attente de connaissance, avec le matériel de votre choix (téléphone, appareil photo argentique, numérique, Instax, Polaroid…)!

On vous dit à dans trois semaines!!
1er décembre 2025.
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Le cimetière, un bon indicateur de la prise en compte de la biodiversité par les communes

Bien plus qu’un jardin de pierre, le cimetière est le 1er endroit où je me rends pour saisir à quelle politique de gestion des espaces verts ai-je affaire. C’est aussi, là, que se niche l’historie sociale, militaire et rurale d’une commune, avec, un patrimoine insoupçonné voire peu valorisé.
Depuis, ses allées, ses tombes, la nature embrasse toute ce qu’elle trouve, le végétal apporte son équilibre, recouvre mais n’envahit pas.
Triomphante parfois des plus petits espaces, la végétalisation « se fait » presque toute seule, permettons-nous d’être davantage en harmonie avec la nature!
Le LIERRE (hedera)
Cette plante cumule les croyances erronées, commune, parfois même peu appréciée et coupée dès qu’elle lance ses tiges à l’assaut des arbres ou des façades, le lierre a pourtant de nombreuses qualités insoupçonnées et parmi elles, celle d’être un véritable réservoir de biodiversité.
Lierre et les arbres – Contrairement à une idée reçue, le lierre n’est pas un parasite ni une plante nuisible. Il ne tue pas les arbres en les étouffant, comme on entend souvent dire, mais au contraire, leur rend de multiples services. Le lierre est essentiel à la biodiversité et ne doit pas être arraché des arbres. Il protège le tronc des coups de soleil et de la chaleur, mais aussi du froid en hiver, évitant les craquèlements de l’écorce et limitant par là-même les blessures risquant d’être contaminées par des maladies ou des parasites. Le lierre constitue aussi une protection contre la pluie battante, le feu et les animaux qui ne viennent plus aiguiser leurs bois ou leurs griffes sur l’écorce.
Lierre et façade – Le lierre a aussi pour réputation de détruire les façades, pourtant il est très utile pour masquer les imperfections sur celles-ci et éviter une rénovation coûteuse. Il est bon à savoir que le lierre sert d’isolation thermique extérieure sur une maison, il faut juste ne pas le laisser grimper sur les toitures car ils pourrait alors soulever les tuiles!
Le lierre au cimetière de Chéronnac!


Cimetière de Chéronnac, Haute-Vienne Ici, on rencontre une tombe, un lieu privé, terre d’accueil d’arbustes, du lierre (encore mal aimé), la pierre porte un manteau de verdure qui au fil des saisons va se modifier. L’allée juste à côté avec ses vielles pierres rappelle combien dans un cimetière le pédestre compte!
Rappelons-nous, pour celles et ceux qui ne l’ont pas visité, les pavés du cimetière du Père Lachaise à Paris (le plus grand cimetière parisien intra muros et l’un des plus célèbres dans le monde. Situé dans le 20ᵉ arrondissement, Il accueille chaque année plus de trois millions et demi de visiteurs, ce qui en fait le cimetière le plus visité au monde).
En outre, avec ses 44 hectares, la première nécropole intra muros de Paris est aussi l’un des plus importants espaces verts. On y dénombre 4 000 arbres de plus de 80 essences différentes! La faune du Père-Lachaise est composée d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux, sans compter lézards, chauve-souris, hérissons, écureuils roux, papillons, coléoptères…
On se rappelle la liste des pollinisateurs : Si la pollinisation par les abeilles est la plus connue, beaucoup d’autres insectes assurent également cette fonction. Parmi les milliers d’autres pollinisateurs, on compte principalement les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes, etc.), les diptères (mouches, moustiques, moucherons, etc.), les coléoptères (cétoines, hannetons, etc.) ou encore les lépidoptères (papillons).
Le cimetière, pierre angulaire de la gestion durable

Cimetière de Rochechouart, Haute-Vienne :
Il est un espace communal clos, dont la fonction est de permettre à chacun d’obtenir gratuitement un emplacement pour sa sépulture. Pour des questions d’occupation de cet espace clos, et afin de permettre l’arrivée de nouveaux venus, la sépulture à titre gratuit est limitée dans le temps.
L’entretien des inter tombes incombent à la commune.
Il est cet espace où le privé et le public se côtoient, où les gestes se croisent, fleurir, nettoyer, parfois des pratiques contradictoires s’entrechoquent.
L’espace concentre des actions favorables et contraires à la préservation de la biodiversité ordinaire.
Pour nous, le cimetière est la carte d’identité écologique d’une commune!
En tant qu’espace vert soigné à vocation horticole et lieu caractéristique à fort potentiel, il est la représentation d’un espace public où les enjeux sociaux et sociétaux se rencontrent, l’essence des bonnes pratiques paysagères, écologiques et humaines.
Un verdissement peut être expérimenté avec des tapis de sedum. Les sedums, ou orpins, sont des plantes de rocaille ou de petits arbustes. Ils stockent l’eau dans leurs feuilles et donnent des fleurs en étoile à cinq branches. Ce mode de gestion de ces espaces représente des avantages non négligeables pour la collectivité. Il permet d’entretenir des espaces verts sur des sols drainés et pauvres, il n’y a plus besoin d’arrosage, il évite l’utilisation de produits phytosanitaires, il permet d’embellir le cimetière, une diminution du coût d’entretien et du temps d’intervention du service technique et une réduction de déchets verts…
Obligations
Une concession funéraire est un emplacement dans un cimetière dont vous achetez l’usage (mais non le terrain) pour une durée déterminée. En revanche, la pierre tombale ou le monument funéraire vous appartiennent. Le concessionnaire ou ses successeurs sont donc tenus d’en assurer l’entretien. Si l’état dégradé de la tombe porte atteinte à la sécurité d’autrui ou nuit à la décence du cimetière, une procédure administrative peut être engagée pour le contraindre à effectuer les travaux nécessaires.
L’état d’abandon
Même en cours de concession, si une sépulture n’est pas entretenue, la commune peut entamer une procédure pour la récupérer. Un processus encadré par l’article L. 2223-17 et suivants du code général des collectivités territoriales : il faut qu’elle ait plus de 30 ans et que la dernière inhumation remonte à 10 ans au moins. L’état d’abandon doit alors faire l’objet d’un procès-verbal dressé sur place par le maire et adressé à la personne titulaire de la concession. Si le ou les intéressés ne se manifestent pas dans un délai de 3 ans ou s’ils sont inconnus, la reprise de la concession peut avoir lieu. Les restes exhumés sont regroupés dans une boîte à ossements et placés dans l’ossuaire communal, ou font l’objet d’une crémation.
Bon à savoir. En cas de déménagement du titulaire de la concession, il lui appartient de notifier son changement d’adresse aux services de la commune. En cas de décès, ses ayants droit doivent également se faire connaître de ces services, au risque de perdre la concession.
Un entretien régulier permet d’éviter que la tombe subisse trop de dégâts, causés par les intempéries. La mousse et les lichens sont les principaux ennemis de la pierre naturelle. Il faut la laver, la dégraisser et la sécher, voire la traiter. Chaque variété de pierre possède des propriétés spécifiques. Pour le marbre, par exemple, utilisez de préférence de l’eau et du savon noir, et proscrivez les produits acides qui attaqueraient la pierre. Ne négligez pas les inscriptions gravées dans la pierre, qui ont, elles aussi, besoin d’un nettoyage, voire que l’on redore leurs lettres. Privilégiez les produits écologiques, afin de préserver l’environnement. Source
Le PISSENLIT, une adventice vraiment?
On lit souvent que le pissenlit est une adventice. Elle peut aussi être cultivée. C’est une plante potagère, médicinale et mellifère, très connue et cultivée depuis plus d’un siècle et demi. Les abeilles sont très gourmandes du pollen et du nectar du pissenlit dont la plante en est très riche. Cette source de nourriture est très appréciable et nécessaire pour les colonies des abeilles. Elle possède en effet de grandes qualités mellifères. Source
Par hectare, la fleur de pissenlit peut produire entre 200 et 500 cents kilos de nectar!
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Ancien cimetière de Vayres, Haute-Vienne Cette image a été prise le 17 avril 2023, lors d’une visite le 24 avril, nous constatons que cet espace a été tondu à ras, passé au rotofil…
La Biodiversité & Nos Communes
Nous pouvons citer la loi, aller plus loin, reconnaitre ses limites en termes de politique environnementale locale et identifier ce qui, localement, n’est pas mis en place.
La biodiversité est un bien précieux pour notre santé, une arme imparable face aux maladies
Ce que dit la loi pour la gestion durables des espaces verts
Loi Grenelle 1 (3 août 2009) et Loi Grenelle 2 (12 juillet 2010)
La loi prévoit des mesures dans six chantiers majeurs dont la Préservation de la biodiversité avec des objectifs :- Assurer un bon fonctionnement des écosystèmes en protégeant les espèces et les habitats ;
- Elaborer la Trame verte et bleue (TVB) ; (invisible à Vayres)
- Rendre l’agriculture durable en maîtrisant les produits phytopharmaceutiques et en développant le bio ;
- Protéger les zones humides et les captages d’eau potable ;
- Encadrer l’assainissement non collectif et lutter contre les pertes d’eau dans les réseaux ;
- Protéger la mer et le littoral.
Le 22 juillet 2015, l’Assemblée nationale adopte la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017 : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts et les voiries.
La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.
Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique, peuvent être utilisés.2. Pratiques dans les espaces verts
2.1. La réduction des opérations de désherbage
Depuis la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017, la mise en place de techniques alternatives s’impose.
On retrouve :
2.1.1. Stratégies de biocontrôle
Les produits de biocontrôle (macro-organismes, micro-organismes, médiateurs chimiques, substances naturelles), utilisés en lutte biologique, représentent l’un des leviers d’action pour compenser l’utilisation des produits phytosanitaires. Ils sont intégrés à des stratégies de protection biologique intégrée (PBI).
2.1.2. Les méthodes préventives
En empêchant les adventices de se développer, on limite leur infestation et ainsi les opérations de désherbage grâce aux techniques de :
- paillage : la technique du paillage consiste à recouvrir la terre avec un paillis végétal, minéral ou en plastique.
- emploi de couvre-sols : ils apportent une solution naturelle contre le développement des adventices, en s’étalant sur le sol sans prendre de hauteur.
C’est quoi une adventice ? Adventicius issu du verbe advenire, « qui vient de l’extérieur » anciennement nommées «mauvaises herbes« . Les adventices présentent généralement une stratégie écologique de type rudéral. Cette stratégie est adaptée aux environnements fréquemment perturbés et riches en ressources (lumière, nutriments), comme les agroécosystèmes.
Voici la liste avec quelques précisions!!
- des PLANTES VIVACES qui se reproduisent de façon végétative, ou restent en place plusieurs années .
- Le chiendent (« Le chiendent est une plante officinale, donc utilisée en pharmacopée, qui appartient à la famille des poacées, nom scientifique des graminées, tout comme le blé, ou l’orge. On cherche à l’éradiquer parfois pour sa capacité à se répandre grâce ses longs rhizomes traçants, et Alain Baraton précise que le chiendent se multiplie aussi par les graines, tout simplement, mais aussi par ses stolons, des tiges aériennes, tout comme le fraisier. ») Source
- Laiteron des champs (plante médicinale comestible) ,
- Liseron, plante bio indicatrice : elle apprécie les sols argileux et lourds, mais sa présence indique un sol trop riche en azote, un excès de fertilisation, elle remplit sa fonction, son rôle de décompacter le sol par le biais de son système racinaire. ¨Plante très mellifère, fleurs blanches ou roses en trompette qui attirent les abeilles : le liseron des champs (Convolvulus arvensis) et celui des haies (Calystegia sepium)
- Tussilage (plante pionnière, médecine populaire « qui chasse la toux ». Les propriétés antiseptiques du soin sont également connues depuis des générations. Certains fument les feuilles séchées roulées en cigarettes pour soigner les problèmes pulmonaires ou arrêter le tabac, très appréciées des abeilles! Source
- Chardon – indicateur du type de sol/ sol fertile.
- des PLANTES ANNUELLES qui se reproduisent par graines, avec fréquemment un fort potentiel de reproduction :
- Amarante (hybride), plante bioindicatrice, très cultivée dans les potagers européens au XIX ème siècle, invasive mais résistante, facile à cultiver, décorative, favorable à la biodiversité, et comestible, c’est en effet une culture à envisager dans un jardin en permaculture Source
- Coquelicot: fleur essentielle et pilier pour la biodiversité
- Chénopode, favorable à la biodiversité
- Sétaire, le genre Setaria regroupe une centaine d’espèces de plantes de la famille des Poaceae, qui sont orinaires des régions tropicales et subtropicales d’Asie. Il s’agit de plantes à croissance rapide qui sont composées d’épis floraux. Une des espèces les plus connues est la Setaria viridis, également appelée sétaire verte, foin sauvage ou encore mil sauvage. Elle peut atteindre entre 10 et 50 cm de hauteur et peut être cultivée dans toutes les régions de France. Il s’agit d’une plante comestible qui possède des propriétés médicinales, bien qu’elle soit majoritairement considérée comme une mauvaise herbe, car il est très difficile de s’en débarrasser
- Folle avoine, (avoine sauvage) adventice des grandes cultures, résistantes aux herbicides.
- Véronique, petite fleur bleue, ne demande pas d’entretien, mellifère.
- Stellaire (plante indigène qui appartient à la même famille que l’œillet (Caryophyllaceae), blanche (mouron des oiseaux) Il tient son nom de la forte prédilection de certains oiseaux pour ses graines, qui étaient d’ailleurs distribuées aux oiseaux en captivité.
2.1.3. Les méthodes curatives
- Mécaniques : en général, ces techniques permettent de déraciner les herbes indésirables, soit par un travail superficiel du sol, soit par un déracinement : exemple le balayage mécanique
- Thermiques : le désherbage thermique utilise la chaleur pour détruire la flore spontanée : exemple les bruleurs à gaz.
NB/ Desherbage thermique
« A gaz ou à vapeur, les désherbeurs thermiques ne polluent pas chimiquement mais utilisent de l’énergie : leur bilan carbone est sans doute meilleur que celui des herbicides chimiques (il faut beaucoup d’énergie pour les fabriquer) mais beaucoup moins bon que celui de la binette ! Ils ne dégagent aucune vapeur toxique mais sont dangereux en régions sèches (risque d’incendie). Ils sont efficaces sur les annuelles, surtout si elles sont jeunes, et un peu sur les graines proches de la surface du sol. Pour les vivaces (chardon, pissenlit), la méthode permet seulement de les affaiblir.
Pour que le désherbeur soit efficace, utilisez-le en marchant à vitesse normale, pas plus vite pour que la chaleur dégagée sur chaque plante soit suffisante. N’intervenez pas s’il pleut ou s’il vente car les déperditions de chaleur seraient importantes. Cette méthode est fatale aux micro-organismes et vers de terre qui passent pas là : n’intervenez pas juste après une pluie car ils remontent alors vers la surface. » Source2.1.4. L’acceptation de la végétation spontanée
Nous considérons tendancieusement que la propreté de la ville passe systématiquement par la destruction massive des « mauvaises herbes ».
Changer notre vision vis-à-vis de cette végétation spontanée et accepter son développement (maîtrisé) dans certains espaces des communes constitue une alternative à part entière dans la gestion des espaces.
CHOIX DES PLANTES VIVACES DANS LES MASSIFS
Les plantes vivaces nécessitent moins d’eau pour se développer que les plantes annuelles ou bisannuelles. Exemple de vivaces :
- Vivaces de printemps : l’ancolie, le myosotis du Caucase, la valériane, le muguet, l’acanthe, l’achillée, la rose trémière, la campanule, le bleuet, la marguerite…
La gestion différenciée
La gestion différenciée (parfois appelée gestion raisonnée, harmonique ou durable) s’oppose au principe de gérer tous les espaces verts de la même façon, avec du gazon bien tondu, des plantations d’espèces exotiques annuelles, l’utilisation généralisée de produits chimiques…, alors que chacun d’eux a ses propres spécificités. De plus, elle s’oppose à l’idée que la nature n’a pas sa place dans les zones urbanisées.
La gestion différenciée consiste à adapter le mode d’entretien aux caractéristiques et fonctions de chaque espace vert. Il s’agit d’appliquer la bonne gestion au bon endroit.« Entretenir autant que nécessaire et aussi peu que possible »
Globalement, à l’échelle d’une commune ou d’une ville, la gestion différenciée se traduit par une diversité d’espaces verts et des objectifs d’entretien – Élaboration du cahier des charges et propositions d’entretien adaptées. On parle de code d’entretien.
Les codes d’entretien sont de véritables outils de mise en application de la gestion différenciée. Ils correspondent à un résultat visuel, à un aspect esthétique attendu que l’on souhaite atteindre. Ils varient en fonction de la nature, de la localisation et de la fréquentation du lieu, de la destination et de l’utilisation de l’espace, de la volonté paysagère (situation actuelle et évolution possible) car les interventions sont différentes et plus ou moins nombreuses. Cette codification de l’espace correspond donc à des intensités d’entretien qui évoluent des plus entretenues aux espaces gérés de manière plus extensives. « Source:

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—–Pour poursuivre, toute cette série de réflexion sur la gestion durable des espaces verts communaux, nous vous invitons à prendre le temps de visiter les cimetières de vos communes, d’observer la place faite à la minéralité, de vous demander quel ratio pour minéral/végétal, quels types de fleurissement, la part du fleurissement plastique, d’observer si il y a présence de bacs de tris et de quels types, si le tri est bien fait, si les informations à dispositions sont claires. ..C’est à vous!
Ici, deux photos du cimetière de Rochechouart, commune de la Haute-Vienne. Les informations sont indiquées dès l’entrée, les bacs sont reconnaissables, l’info est rappelée mais des erreurs de tris sont pourtant bel et bien là!
Bac bleu= pot plastique, emballage, mousse et fleurs artificielles, là, nous y découvrons de vrais plantes ( bruyères…) du verre.


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A Vayres, sur le site de l’ancien cimetière il est courant que le tri ne soit pas bien fait avec, dans le bac prévu pour les déchets plastiques: des plantes fanées, mais également des sacs plastiques contenant des déjections canines, des vêtements (les déchets textiles sont collectés dans des bacs prévus à cet effet), du verre (à trier bac à verre), de pots type céramique/plaque de marbre (déchet inerte- déchet résiduel – Les déchets résiduels sont les déchets restants après avoir trié les déchets recyclables (papiers usagés, emballages plastiques, emballages métalliques, emballages de boissons, déchets biodégradables, verre et textiles), mais aussi la présence de multiples bidons d’ammoniac et d’eau de javel!!
Pour rappel, les bacs sont sans couvercle et très faciles d’accès!
Sous forme aqueuse (appelée: « ammoniaque »), l’ammoniac entre dans la composition de nombreux produits ménagers destinés au grand public ou aux industries, il est dangereux pour la santé, à mettre hors de la portée des enfants. L’ammoniac est corrosif c’est à dire qu’il détruit les tissus vivants avec lesquels il entre en contact. La sévérité des effets sur la santé dépend de la voie d’exposition (ingestion, contact physique ou inhalation), la dose et la durée de l’exposition.
Eau de Javel: L’eau de Javel est corrosive, ce qui veut dire qu’elle peut irriter ou brûler la peau ou les yeux. Elle peut aussi corroder (détruire) les métaux. Mélangée à d’autres produits chimiques ou nettoyants, elle peut produire des gaz toxiques qui peuvent endommager les poumons ou être mortels.
RAPPEL ENTRETIEN DES TOMBES
Brosses douces, éponges, savon noir (savon noir est un produit nettoyant naturel et efficace pour nettoyer sans endommager le marbre), citron, vinaigre et même des escargots!
Du travail, vous l’aurez compris, à notre toute petite échelle, reste à faire, pour sensibiliser à l’importance et aux conséquences de nos actes, à l’amélioration de nos lois, à la prise de nos engagements en faveur de la biodiversité…
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Participation au Printemps des Cimetières 2023

Avec Vayres à Soi, nous ne boudons pas notre plaisir de participer, pour la deuxième année consécutive, à l’édition du Printemps des Cimetières!
Rendez-vous au cœur des jardins de Pierre
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Muguet, cimetière de Vayres Les Roses –
Cette citation, extraite du site de l’évènement, nous amène à réfléchir au déséquilibre entre la part du minéral et celle du végétal et à la nécessité profonde d’apporter, à l’ensemble, de l’équité et pourquoi pas de parvenir à quitter l’esprit « hygiéniste » (faire propre) du lieu car ses impacts sont négatifs pour la biodiversité!
Pour nous, l’ancien cimetière de Vayres est un jardin où le vivant sous toutes ses formes ne cesse de se côtoyer, à commencer par l’enceinte du jardin qui se couvre de roses de toute les couleurs, lorsque les fleurs des cerisiers déposent leur teinte délicate, avec l’imposant Camélia à l’entrée qui semble trôner, le lierre et les plantes de rocailles qui embrassent ses murs de vielles pierres…
Et puis, au cœur de cet espace vous trouvez, au fil des saisons, une Pivoine d’un rouge vibrant, des Rosiers, des Jonquilles, du Muguet, un voire deux et même trois Bergénias, des Bruyères, mais aussi des pots de fleurs emplis de belles Chrysanthèmes, des compositions avec des Géraniums épanouis au soleil, de radieuses Pensées…
Et il n’y a pas que des plantes, les oiseaux, les papillons, insectes, et oui, les pollinisateurs, sans oublier les lézards des murailles!
La L.P.O en fiche nature pour une espèce intégralement protégée par la loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976 et par arrêté du 22 juillet 1993: le lézard des murailles
C’est quoi la pollinisation?
« La pollinisation est un élément clé de la reproduction d’un grand nombre de végétaux. Il s’agit du transport des grains de pollen entre les organes de reproduction mâle appelés étamines vers les pistils (organes femelles) des fleurs.
Cette étape est essentielle dans le cycle de vie de ces plantes. Ce transport peut se faire de différentes façons : par le vent, l’eau ou les animaux.L’entomogamie, ou pollinisation par les insectes, concerne 90 % des espèces de plantes à fleurs dans le monde. » Source
Qui est pollinisateurs ?
« Si la pollinisation par les abeilles est la plus connue, beaucoup d’autres insectes assurent également cette fonction. Parmi les milliers d’autres pollinisateurs, on compte principalement les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes, etc.), les diptères (mouches, moustiques, moucherons, etc.), les coléoptères (cétoines, hannetons, etc.) ou encore les lépidoptères (papillons). » Source
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Conversation Bergénia/Lépidoptère à Vayres –
Le rôle des pollinisateurs ?
Les pollinisateurs jouent un rôle crucial dans la production alimentaire car un nombre important de cultures dépendent d’une manière ou d’une autre de la pollinisation par les insectes.
Ainsi, au niveau européen, 84 % des espèces végétales cultivées dépendent directement des insectes pollinisateurs (Eilers et al. – 2011).
En France, la part de la production végétale destinée à l’alimentation humaine que l’on peut attribuer à l’action des insectes pollinisateurs représente une valeur comprise entre 2,3 milliards et 5,3 milliards d’euros (EFESE, Rapport intermédiaire, 2016) Source
Vous n’êtes pas sans savoir que des espèces sont en voie de disparition…
Les plantes à fleurs et les insectes pollinisateurs sont interdépendants. Ce qui affecte les pollinisateurs affecte les plantes à fleurs et inversement

Voyez-vous la Haute-Vienne ? –
Par ailleurs, à Vayres, sachez que notre campagne de lutte contre le gaspillage floral a pris forme en décembre 2022 avec la création de notre collecteur, construit depuis des palettes) installé sur ce même site, nous avons, depuis, récolté env. 70 plantes fanées/défleuries!
Nous leur offrons de quoi se rétablir, parfois, une pause, simplement de l’eau, une petite taille et elles reprennent forme rapidement, elles reverdissent plutôt vite quand on respecte leur cycle tout simplement!
A noter: Nous déplorons, au cimetière, encore trop de plastiques (pots et objets), trop d’emballage pour les compos et les bouquets qui se perdent dehors et que nous ramassons et un tri pas toujours respecté, un problème de bac pour le verre notamment n’a pas encore été réglé.
- Cette année, nous menons une campagne de sensibilisation à cette question du tri, du recyclage et du gaspillage et allons sollicité d’autres communes environnantes, comme Rochechouart et Oradour-Sur-Vayres
- Nous allons tester une proposition (avec adhésion) de fleurissement et entretien, plusieurs fois par an, en faveur de la biodiversité pour les tombes de vos proches (uniquement pour les deux cimetières de Vayres pour le moment) afin de vous apporter notre aide/soutien et d’éviter, le plus possible, le recours aux fleurs en plastique.
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Pour cette édition du Printemps des Cimetières 2023, nous proposons un atelier /réflexion qui prend la suite de notre rencontre de l’an passé, nous avions, en effet, déjà abordé la place de la biodiversité et les moyens à mettre en œuvre pour créer les conditions de sa préservation, de sa conservation au sein d’un espace comme celui-ci avec la création d’un cimetière végétalisé.
Cette année, il s’agit de la 8ème édition, Le Printemps des Cimetières se déroulera les 12, 13 et 14 mai 2023
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Printemps des Cimetières, 2023 –
» Le thème de cette édition, qui reste facultatif, tournera autour de la symbolique funéraire : symboles gravés dans la pierre, ornements en fonte, iconographie des vitraux, décors en céramique, … Les symboles, qu’ils soient religieux ou profanes, d’ordre général ou directement liés au défunt, se retrouvent partout dans l’art funéraire et sont porteurs de significations diverses (chagrin des proches, réflexion sur la mort, hommage au défunt, …). »
Le site de l’évènement
Nous sommes ravies de répondre à cet appel à participation cette année encore, voici ce que nous vous proposons:
« L’association Vayres à Soi, forte de cette 2ème année de participation au Printemps des Cimetières, poursuit, au cœur du village de Vayres, en Haute-Vienne, sa recherche sur le cimetière végétalisé.
Cette année, nous parlerons de jardin thérapeutique, de chromothérapie par les fleurs, à partir de l’espace de l’ancien cimetière du village de Vayres.
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Pensée, petite mais forte pour égayer! –
L’ancien cimetière est un site, déjà sollicité l’an passé, par l’association, sur les questions d’histoires sociales du bourg, de végétalisation pérenne et de prise en compte de la biodiversité.
Cette année, nous reprendrons la route des remarques faites l’année dernière, nous partagerons nos retours d’expériences quant à la perception de cet espace au fil des saisons, les améliorations envisageables du fleurissement et leurs objectifs.
Nous présenterons nos actions, animées par nos fleurs, sur fond de place du vivant et de lutte contre le gaspillage floral!Un atelier, niché dans lieu fortement intime et lié à l’histoire du village, où les fleurs, le jardin, le soin et la protection guideront nos échanges.
Riche, en idées et sujets, nous vous proposerons, également, une (re)découverte de notre patrimoine funéraire d’exception que sont les précieuses plaques de porcelaine ornées de fleurs, d’arbres… Nous apprécierons, ensemble, leur rôle, leur symbolique et mesurerons la fragilité et la beauté de leur témoignage.
Atelier gratuit ouvert à toutes et tous! »
Notre participation depuis Open agenda
Merci de vous inscrire par mail : vayresasoi@gmail.com ou par téléphone au 06.13.85.10.32
A très vite!!
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Fête de la Nature 2023

Et de deux participations pour Vayres à Soi à l’évènement de la Fête de la Nature!
// Pour cette édition 2023, nous nous sommes concentrées sur les zones humides de notre village de Haute-Vienne, notamment sa rivière, la Vayres!
Alors, voilà, notre proposition « Et au milieu coule la Vayres » . Celle -ci vient d’être labellisée manifestation officielle de la 17ème édition de la Fête de la Nature.
Tout se passera le dimanche 28 mai prochain!!

« L’association écologiste Vayres à Soi vous invite, pour sa 2ème participation à la Fête de la Nature, à partir à la découverte de la rivière, qui a donné son nom à notre village, la Vayres!
Cette sortie nature, où la botanique se mêle à l’exploration des zones humides locales et à la découverte d’une variété de paysages, est gratuite et ouverte à toutes et tous.
Dessiné et pensé pour cet évènement, le tracé de cette balade découverte nous invitera à partager, ensemble, nos connaissances, à prendre le temps d’observer la flore et les animaux aquatiques.
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Nous serons attentifs à l’histoire de cette rivière, son environnement, ses ponts, son rôle, sa végétation et nous mènerons une activité de réflexion participative sur comment remettre en valeur cette eau naturelle.
Nous découvrirons, collectivement, la place prépondérante, à Vayres, de cette ressource qu’est l’eau à travers le nombre important de ses puits, fontaines et de ses moulins, nous aborderons, enfin, la question de la gestion des eaux de pluie.
Cette marche à pied couvre un territoire diversifié d’environ 10 km. «
Lien vers l’évènement depuis le site de l’organisateur: fetedelanature.com et-au-milieu-coule-la-vayres

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N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux!
Cette sortie est gratuite et s’adresse à tous publics, merci de prévoir une tenue adaptée à la marche à pieds!
Bien à vous et à vos agendas…
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Le Site Corot, Paysage sui generis

Lors de notre dernière sortie nature du 5 novembre, dont vous trouverez un avant-goût, ici: Histoires de paysages, épisode 1, nous sommes allé.e.s explorer le site Corot à Saint-Junien, lieu épique situé à moins d’un kilomètre du centre de cette commune de Haute-Vienne!
La proposition qui fut la nôtre, était de partir à la découverte du Site Corot, de pousser les portes du Moulin Brice, ouvert exceptionnellement pour l’occasion, et d’entreprendre l’aventure du sentier de randonnée des Feutrières, en compagnie de Christian Doucelin de l’association Les Amis de Jean-Baptiste Corot, par ailleurs, animateur pour L.P.O Limousin, féru d’arbres et de botanique!
…Paysage sui generis: paysage d’un genre propre, unique, si particulier qu’on ne peut le définir simplement ni le confondre avec un autre.

Les pierres indociles du Site Corot, Isabelle Pompe, 2022 Une façon, également, de faire se rencontrer des connaissances, appétences et se rejoindre les préoccupations, en matière d’environnement, de représentations du patrimoine, de l’association Vayres à Soi, d’aborder la question de l’accès à la culture depuis notre chère commune de Vayres, en passant par l’histoire de l’art, indéniablement, liée à celle du paysage!
Visions imprenables composées d’axes redoutables, de champs qui ne s’apprivoisent pas, de sons spécifiques, comment assister et retenir ?
Quoi, et par où commencer sans se laisser submerger ?

Point de mire du peintre Corot Que pouvait voir Corot, à son époque ? Quel paysage pouvait bien se dresser devant lui ? Un univers d’eau et de pierre, une minéralité dominante pour point de vue, des rochers prenant leur bain dans la Glane, une sensation de fraîcheur nimbée de légendes, une architecture anguleuse, géométrique et colossale, une physionomie sans fard, unicolore ? Des masses, des ombres, colonne vertébrale d’un récit lardé de brumes où tous les états de l’eau pouvaient correspondre ?

Le Fauve devant témoins Pas cette végétation, pas ces arbres ni cette verdure, peu de vert, par ici, Corot, c’est une naissance à Paris en 1796 et 78 années de vie pour la peinture, la gravure, les voyages et les autres…
Le site Corot nourrit une expérience physique, lieu expérimental, ouverture symphonique, le calme olympien côtoie, non sans affect, la fougueuse Glane, les rythmes se frottent, rinçant, au passage, les restes d’effervescences citadines collées encore à vos basques. Ici, vous avez les pieds arrimés à un Sol Tout Entier PAYSAGE.
Dès sa découverte, entourés par ces espaces fictionnels, source d’inspiration romanesque, vos impressions se bousculent. Hors du temps, vous êtes néanmoins captivés, chahutés par les franchissements sonores soudains, attirés par cette rivière, son débit siffleur, sa langue tortueuse, puis, son allure, sinueuse, un serpent puissant, la Glane convoque l’imaginaire du bestiaire!
Ce lieu prend les apparences d’une uchronie. Peu de correspondances subsistent, en effet, à ce voyage féroce effectué, à l’air libre!

Paysage au sens figuré du site Corot La suite du parcours de cette sortie du 5 novembre se fait avec la visite du Moulin Brice, savant mélange de patrimoines, industriel et vert, aux allures de friche culturelle en attente d’affirmation d’une identité trans pour quelques beaux mois de l’année.
On imagine, au grès de la découverte, par quel moyen créer une économie viable pour ce lieu atypique, on envisage, l’instant suivant, ses multiples visages, pas uniquement un lieu patrimonial et pédagogique, mais bel et bien un lieu de vie affable, à même d’engager les conversations et de remplir ses vitales fonctions d’édifice défendant les valeurs d’une économie créative à l’échelle locale!

Fort en gueule, le Moulin Brice Tiers -lieu dont les lignes exigeantes se défendraient à coups de programmation diversifiée, multi disciplinaire, lieu ouvert, monde à part entière, bateau lavoir, phare, repère, référence, à la fois trace et témoin. De l’ambition semble être la requête de ces murs, de l’audace, du sang -froid. Tout vient à point à qui sait attendre…
Des étages, des sols aux espaces affolés, des étendues de mètres en sièges, des proportions folles pour ces 1800 m², vestiges, trésor, décor, tout se pointe et rapplique, d’insolentes scènes théâtrales, de splendides apartés, des danses éclectiques, un cinéma offensif, un festival de musique libre!

Espace donné dans les vapes Vous imaginez toujours, les flous vestiges, vertiges vous emboitent le pas, rien n’est plus si sûr, état d’alerte sur les possibles, vues et revues, examiner, extraire, à toute vitesse, essayer de suivre les images inoculées, les unes derrière les autres, par cette place qui est la vôtre, vous êtes ICI.
Encore engourdie par les apparences, vous flottez parmi les icônes, emblèmes, idées, répliques et miroirs, on vous présente La librairie.

Langage obscur et explicite de La Librairie Puis, des machines entrent en scène, passage, découpage, tirer le temps à soi, partir vers une suite de versatiles séquences, vaste programme…
Allure assurée, usage à voir, au-delà, ses formes, son style vestimentaire, sa monochromie, rouille vous dites, C.V je vois. Hors d’usage ou hors d’état de nuire, celle-ci forge un respect d’œil immédiat, la faute à son décollage imminent vers un bazar profane!

Activité machinale —–
Nous quittons le lieu temple pour un circuit zigzagant. Nous marchons entourés d’arbres, autochtones, endogènes, indigènes, ancienne châtaigneraie, chemin filet qui ne cesse de monter, de créer de l’instabilité sous nos pieds.
Le sentier finit par user nos corps, saturés d’informations, nous sommes allés jusqu’au bout, faisant basculer nos frontières, mus par la tentation irrépressible de préserver ces images. Humbles, en morceaux, la sensation d’achèvement ne s’est pas fait sentir.
Une réussite! Le désir de refaire cette expérience se fit vif, en effet, nous étions, déjà, croqué.e.s par cet endroit.
—–Nous ne pouvons que vous inviter à faire l’expérience des lignes saisissantes, des perspectives acoustiques du site Corot de Saint-Junien!
Bien à vous,
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Du nouveau à Vayres!

La Toussaint & Le gaspillage floral
Nous avions, déjà, abordé, le problème du gaspillage floral pour l’article fleur Vs dechet vegetal et pour sauvons les fleurs de nos cimetieres!
Sujet réel, notamment, lorsque des plantes sont installées/plantées sans le souci de leur résistance au gel, par exemple. Certaines ne sont pas extra-locales, certes, mais méritent aussi le respect. D’autres ne sont pas cultivées de manière raisonnée, nous le savons, également…
La période phare d’observation de ce problème pourrait être l’été mais ce gaspillage nous a semblé plus flagrant pour la période de la Toussaint depuis les deux cimetières du village de Vayres.
En effet, plusieurs de nos visites sur ces sites, l’an passé, nous ont donné envie d’agir!
La vente de plantes qui ne survivent pas au saison est un ennui mais aussi, le fait qu’elles puissent être considérées comme inintéressantes donc « déchet » parce qu’elles sont défraichies, défleuries parce qu’elles entrent, tout simplement, dans un autre cycle…Nous a alerté.
Nous sommes sensibles à cette question car une plante est vivante et n’est pas un produit. De plus, en cette période automnale, la place des fleurs est grande, elles apportent une lumière locale et des couleurs positives et variées!
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Star des fleurs de cimetière, à Vayres !
La Toussaint & ses particularités
« L’achat automnal a une autre particularité : « Les chrysanthèmes sont à 90 % d’origine française, le solde provenant essentiellement de Belgique et des Pays-Bas », assure Mikaël Mercier, président de Val’hor, interprofession de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage.
Rien de comparable aux roses qui arrivent par brassées du Kenya, de l’Equateur ou d’Ethiopie. Poids et volume pénalisent le voyage. »
// Le chrysanthème répond donc aux attentes d’un commerce local. « Nous vendons pour partie sur l’exploitation, chez des fleuristes proches et dans deux magasins Leclerc de la région », raconte Mme Alaux. »
De plus, la vente, à la Toussaint, de chrysanthèmes est très importante!
- 60 millions d’euros consacrés à la Fête des mères
- 20 à 25 millions d’euros destinés à l’achat de muguet ou de roses pour le 1er-Mai ou la Saint-Valentin
Accrochez-vous, nous pouvions découvrir le poids de cette fleur dans le cœur des français dans un article du journal Le Monde de 2019 dont le titre est » A la Toussaint, « pas de crise pour le chrysanthème »
« Pour la Toussaint, le chrysanthème reste la fleur préférée des Français, qui, en 2018, ont déboursé 170 millions d’euros pour en fleurir les tombes de leurs défunts ».
Un problème double de durée
–Ici, à Vayres, nous avions évoqué le sujet de cette très forte période de fleurissement dans les cimetières lors d’une rencontre avec la mairie, en mai dernier.
.Très forte période certes mais aussi surcroit de gaspillage floral, les plantes, ne tiennent pas toujours le coup suite aux premières gelées.
.Poussées, elle peuvent marquer une baisse d’éclat, un coup de fatigue, elles sont épuisées et vont défleurir rapidement. Ce qui engendre pour elles de finir, le plus souvent, dans le bac à déchets verts, injustement, très tôt.
« C’est une période très stressante pour nous », confie Marie-Christine Alaux, qui produit 5 500 pots de chrysanthèmes à Lapeyrouse-Fossat en Haute-Garonne ».
// En une quinzaine de jours tout est joué. La durée de vie commerciale de cette plante mortuaire est, en effet, plus que brève.
-Passé le 2 novembre, sa courbe de vente est un encéphalogramme plat. Même si, sa floraison continuera à illuminer les dernières demeures, parfois jusqu’à mi-décembre. Source
__Là, à l’approche de la dite-saison, nous nous sommes dit qu’il fallait être réactives et proposer un petit système de lutte contre ce gaspillage local avec respect du cycle de la plante: création d’une affiche aux cimetières pour sensibiliser au respect de la flore et mettre, en place, une petite installation pour que les personnes puissent les déposer.
Chose faite pour cette affiche toute simple conçue par nos soins, validée par la Mairie, ce 14 octobre 2022 que vous pourrez voir sur le site de l’ancien cimetière de Vayres (bourg) et sur celui du Chalat.
Une fois déposées, elles seront soit plantées en pleine terre de suite, placées au repos, soit soignées pour leur donner le plus de chance de refleurir l’année suivante!
Merci à vous, pour elles, et à bientôt!
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Retour sur la 1ère Journée du Matrimoine à Vayres !

Nous l’avons fait!
Avec beaucoup d’énergies et les moyens financiers disponibles pour une toute jeune association, c’est-à-dire, les plus faibles, nous avons, néanmoins, mis en route une valorisation d’un lieu public au cœur d’un village, qui, nous le savons, prendra du temps, ici, à Vayres.
Préparer cet instant de rencontre nous a demandé de faire des recherches numériques, de lire et relire certains écrits, de poser un certain nombre de questions, de diversifier nos interlocuteurs, pas toujours simple lorsque vous n’êtes pas d’ici et que la lecture historique et humaine du village vous parait très vague.
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Depuis notre arrivée au village de Vayres, en Haute-Vienne, en automne dernier, notre désir de donner un rôle au lavoir de Vayres tombait sous le sens. Il ne pouvait s’astreindre à deux panneaux et à un lieu éteint. Lui offrir un statut, nous est apparu comme primordial pour démarrer.
Nous avons pu constater que la place des femmes dans les villages reste subjective, étonnement.
Toutes les femmes ne sont pas féministes et ne considèrent pas nécessaire de parler des lavoirs comme des lieux de corvées. L’idée n’étant pas de nier l’existence de ces dernières et de ne pas se focaliser sur une image mémorielle de joyeux et bons souvenirs.
S’il y a bien deux choses que nous devons redouter le plus, c’est la condescendance et la sous-estimation.
Ce rdv du 17 septembre a été l’occasion de discuter, de confronter des attentes, points de vue d’habitant.e.s, d’acteurs de la mémoire locale.
Des modifications, dans le déroulé de ce temps d’échange, ont été faites, des prises de parole pas toujours simples, un défaut dans l’écoute, des visions parfois très muséales c’est-à-dire une manière de fixer dans le temps, d’apporter des éléments de mémoire sans apporter de modification à l’usage du lieu, sans lui redonner vie sous une autre forme tel un lieu mis sous cloche.
Les livres présentés non pas été, nécessairement, tous consultés, des attentes ont été formulées, des requêtes également, celle de l’accès à des informations historiques concernant le lavoir et surtout le village. Comme pour la monographie de la paroisse de Vayres, de 1925, disponible sur ce site –ici
Les auteurs du Limousin sont nombreux, les apports textuels historiques tout autant, nous avions mis à disposition des livres récits, témoignages (Nos vieux métiers racontés par Gérard Boutet et d’autres…), des ouvrages de G-E Clancier, ceux de Jeanne de Sazilly, Michelle Perrot dont une lecture a été déprogrammée, les prises de paroles « à distance » ne le permettaient pas.
Donner du relief au propos en parlant des publics scolaires et de nos lectures, Zola, entre autres, avec l’Assommoir, sans oublier les images de cinéma de René Clément et son film Gervaise…
Une autre manière d’amener de l’image, à défaut d’en avoir de réelles, ici, à Vayres, et de prendre de la profondeur de champ, un lavoir- qu’est-ce donc que cet espace public ?
Ici, en ville, oserais-je parler de Paris, mais surtout dans le désir de citer le patrimoine de répertoire, au cinéma. Pas évident, là, non plus…
Les photographies de Jean-Baptiste Audiguet, assorties d’un cartel, mises sous cadre, n’ont peut-être pas toujours été « comprises », Limoges ce n’est pas Vayres, et alors, ai-je eu envie de répondre. Je n’aime guère avoir le nez collé à un sujet sans prendre de la distance. Il était aussi question de l’histoire des lavoirs, en tant que lieu public, lors de cette fête du matrimoine.
Nous étions dans le désir de partager le fait de lui donner un nom, partie remise, Rose Ebène est celui que nous avons choisi. Nous lui préparons une petite commémoration, mêlant sensible et poésie, pas une médaille, un nom, un prénom même lui sera donné !
Lorsque nous parlons Patrimoine, Limousin et Lavoir, il nous a semblé essentiel de faire tirer sur du papier photo ces excellentes photographies de 1870-75 d’Audiguet. C’est le photographe Olivier Perrochon de Rochechouart qui a rendu cela possible.
Une lecture de ces images auraient pu être faite, ce lieu, mis ainsi en lumière n’a peut-être pas suffisamment bien préparé ces publics à se poser autant de questions. Les conditions, les moyens de monstration, le côté très venteux de l’espace m’invite à reporter ces explorations historiques.
Que dire, par ailleurs, de la position de ces femmes, au bord de l’eau et de l’image, et de ces hommes, debout à les surveiller, que dire, toutefois, de cette ville Limoges, située à moins de 50 kms de Vayres et de ces vies de quartiers, parfois semblables en termes de précarité plurielles à celles des villages.
Il est à noter que parler de condition féminine semble difficile là où la parole n’est pas habituée à être publique, où les souvenirs doivent se garder d’être sombres.
La prochaine mise en scène du lavoir pourrait avoir lieu à l’occasion d’un concert, à défaut de trouver un intérêt et un accord avec la paroisse locale et l’église de Vayres, une lecture, pourquoi pas une veillée, à voir, également, nous pourrions, aussi, passer lui rendre visite lors du 15 octobre et Octobre Rose!
Vous l’aurez saisi, le fleurir, le rendre accueillant, le faire vivre, lui offrir une visibilité, faire parler de lui…
Vous pouvez suivre cette narration ici: Rose Ebène, le Lavoir de Vayres
A suivre donc, ici, et en direct au Lavoir de Vayres!
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Agenda des sorties octobre – début novembre 2022

15 OCTOBRE
A venir, le samedi 15 octobre prochain dans le cadre de l’opération Octobre Rose, nous vous invitons à marcher, avec nous, à Vayres, dès 14h!
Cette marche symbolique sur l’un des trois circuits de Vayres sera payante pour une noble cause, celle de la lutte contre le Cancer, l’intégralité sera reversée à la Ligue Contre le cancer de la Haute-Vienne.
+ d’infos Vayres & Rose – ici

Fête du Lavoir- Matrimoine – 17 septembre 2022 Vayres 5 NOVEMBRE
Samedi 5 Novembre à 14H – Site Corot à Saint-Junien, pour le 1er épisode de notre série culturelle de sorties nature : Histoires de Paysages Visite du Moulin Brice accompagnée par l’association des amis des Jean-Baptiste Corot de Saint-Junien: FB de l’association
Une sortie gratuite!
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter au 06.13.85.10.32
Covoiturage possible depuis Vayres et recommandée depuis partout ailleurs!
Cette sortie offre l’occasion de poser un regard sur les paysages, ceux que nous aurons sous les yeux, ceux qui appartiennent à nos souvenirs, ceux qui nous font du bien, nous inspirent…
Un temps de rencontre qui viendra nous faire (re)découvrir un lieu, aborder notre perception des espaces, nous parlerons architecture, patrimoine, histoire locale, histoire de l’art, Corot…
Le sentier des Feutrières sera mis à l’honneur pour cet après-midi Nature & Culture
A vos agendas!
D’autres rdv à venir en décembre…
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La Haute-Vienne, une terre d’auteur.e.s!

Vous n’ êtes, peut-être, pas sans ignorer que la Haute-Vienne est une terre d’auteur.e.s!
Il nous suffit de traverser le XIX, XX et XIXème siècle pour nous en rendre compte et encore, on oublie beaucoup de monde. Sur un territoire qui recoupe seulement quelques dizaines de kilomètres, de nombreux noms, livres et communes sont littéralement rassemblés.
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Que les auteur.e.s soient né.e.s dans le Limousin, voire en Haute-Vienne, ou qu’ils ou elles aient élu leur nouveau domicile, qu’ils y aient grandi… La Haute-Vienne semble être un vaste sujet d’étude sur le vivant, un territoire chargé d’histoires, peuplé d’arbres, de nature et de paysages!
De quoi inviter à des (re)découvertes, (re)lectures et au partage les épris.e.s d’écriture et de contes, les amoureux de manuscrits et de romans, les ami.e.s de recueils et carnets et autres mordu.e.s de cahiers et de poésie…Tous les autres passionné.e.s sont les bienvenu.e.s, bien sûr!
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L’idée de parler de ces auteur.e.s tient en une envie profonde d’interroger la place du livre dans nos vies et l’importance majeure de la lecture publique en milieu rural, mais aussi d’accès à la culture ainsi que de patrimoine, de paysages et d’Histoire.
Le 1er, souvent cité, est Jean Giraudoux, suivi de G-E Clancier, Jean Blanzat, un ensemble littéraire qui forme, selon moi, un extraordinaire voyage haut-viennois au cœur du sensible.
Mais, n’oublions pas, la part belle faite aux femmes, Jeanne de Sazilly et ses livres dont « Le Limousin Mystérieux », « Les veillées limousines »… Livres dispos à l’achat
« Un florilège, destiné aux lecteurs de tous les âges : deux jolies légendes, des contes d’animaux, des aventures, des fables… On y trouve des leçons de bonne conduite, bien sûr, mais surtout du merveilleux, des métamorphoses, des sorcières bien méchantes, des petits nains serviables et de bons géants. Dans cet ouvrage sont réunis des siècles de contes et légendes qui constituent l’imaginaire collectif du Limousin. À travers monts et vallées, à travers villes et bourgades beaucoup de mystères, de légendes et de vieilles histoires racontent le Limousin d’antan. Ces histoires appartiennent à un fonds très ancien, remontant à un passé immémorial pour la plupart. On leur donne ici une nouvelle vie. » Source
La maison d’éditions La Geste est installée au cœur du département des Deux-Sèvres depuis 1992, elle s’attache à promouvoir la culture des régions de l’ouest. Site internet
Plus récemment, des autrices comme Corinne Javelaud, notamment son livre « La Demoiselle du Mas du roule » dont l’action se déroule… A Vayres!
Non loin, à Cussac, un travail fabuleux de recherche au pays des Feuillardiers a été entrepris par Jacqueline Lapouge, voilà déjà quelques années. Et puis, Anne Costes, entre Rochechouart et Oradour/s/Vayres, signe un ouvrage joliment poétique « Croâ sans Lune » aux éditions Plume de Carottes.
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Livre d’Anne Costes & Marie Fardet //
Avec Vayres à Soi, l’idée est donc de donner de la voix à ces auteur.e.s à l’échelle d’un village haut-viennois, celui de Vayres et tout simplement à l’échelle humaine. Le temps d’une rencontre, d’un atelier, d’une lecture, nous vous proposerons de faire plus ample connaissance avec ces histoires, ces images et ces textes.
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JEAN GIRAUDOUX
Ma première rencontre, avec cet auteur, remonte au lycée, dans l’Est de la France, alors que j’étais élève de terminale littéraire. J’avais eu envie de faire du théâtre, le choix de la professeure fut, rapidement, fait: Jean Giraudoux, La Guerre de Troie n’aura pas lieu, au même titre que la distribution.
- Cette pièce, texte pacifiste, jouée pour la 1ère fois en 1935, fonctionne comme un avertissement aux futures luttes fratricides de la seconde guerre mondiale. Giraudoux, ardent défenseur de la paix, livre une œuvre sur la bêtise et l’obstination des hommes. Le contexte d’écriture de cette pièce s’inscrit aux milieux des crises, et, à l’échelle géopolitique, au cœur de la montée des dictatures.
- Mon personnage était celui de Pâris, le séducteur. Celui-là même qui enlève Hélène, s’ensuit une fuite sous forme d’affront au roi et des discussions claniques entre les partisans d’une nouvelle guerre (dont Pâris fait partie) et ceux qui la condamnent en défendant la paix comme Hector, double de Giraudoux.
Giraudoux…Comment faire se rencontrer son œuvre avec l’une de nos actions de sensibilisation…Il nous suffira d’ouvrir quelques portes et fenêtres, de regarder du côté du de Bellac, de relire Siegfried et le Limousin, L’Apollon de Bellac et beaucoup d’autres, pour redécouvrir l’auteur qui se réclame du nouveau romantisme, souvent associé à un idéal de mesure et d’équilibre mais qui s’attaqua de front, tel un juge, au romantisme !
A venir, des idées à venir pour 2023…
GEORGES-EMMANUEL CLANCIER

Portrait de G-E Clancier :
Nous avons, d’ores et déjà, une proposition à vous faire, en ce qui concerne G-E Clancier.
En effet, à l’occasion de la semaine littéraire du 6 octobre au 22 octobre 2022, à Saint-Junien, vous pourrez assister le jeudi 6 octobre à 16h au cinébourse à la projection du film (2013) de Martine Lancelot: Georges -Emmanuel Clancier, passager du siècle, ce, en présence de la réalisatrice et de Sylvestre Clancier!
Nous nous rendrons, vous proposerons de covoiturer, gratuitement, depuis Vayres!
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Affiche du film de Martine Lancelot !
Puis, nous ferons un voyage littéraire lors des épisodes de notre série nature et culture: « Histoires de Paysages » consacré au Feuillardiers. A venir…
Nous aimerions partir des œuvres, nombreuses, et valoriser un patrimoine rural, naturel, floral, parler, également, d’histoires, du monde paysans, de langues et d’invisibilité sociale.
JEAN BLANZAT

Portrait anonyme Pour Jean Blanzat, le 1er livre, mis à l’honneur, sera « Le Faussaire« , paru en 1964, Prix Femina.
Blanzat, romancier et membre de la Résistance, est l’auteur de quelques superbes ouvrages. Le Faussaire, justement, dont je viens tout juste de finir la lecture, nous entraîne par une nuit de brume hivernale dans un cimetière de campagne, non loin de la Gartempe, si chère à l’auteur.
//Un voyage aux confins du genre fantastique qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Poe mais aussi un roman noir et poétique qui interroge notre condition humaine et sonde notre cœur.
L’évidence de l’évidence, Le Faussaire voit naître son intrigue dans un cimetière du Limousin. Il est question de rivière, la Gartempe.
Faisons un lien, un fil entre nos deux rivières, incomparable peut-être car l’une est d’une longueur d’environ 205 km et l’autre, bien plus frêle, environ 14km, toutefois, la Gartempe et la Vayres partagent deux points communs, elles coulent en Haute-Vienne, elles sont toutes deux sous -affluents de la Loire par la Vienne.
Transposons, donc, un instant, le Faussaire à Vayres, village rivière du Limousin, avec son ancien cimetière du XIXème siècle…
L’ancien cimetière de Vayres signe une des portes d’entrée de bourg. Nous aimerions qu’il soit reconnu lieu patrimonial au même titre que l’Eglise, de même, pour le lavoir en tant que matrimoine rural.
Le cimetière fait partie intégrante du paysage du village, passeur de mémoires et livre ouvert, il sera, donc, le point d’orgue de cette proposition de lecture.

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La date, et bien, la tentation serait trop grande de faire correspondre cette lecture autour des fêtes de la Toussaint, mais si nous en restons à l’histoire, c’est bien l’hiver que se déroule « Le Faussaire » donc, nous reparlerons du roman, de végétalisation pérenne, de ce patrimoine funéraire fragile que sont les plaques de Porcelaine un peu plus tard en saison!
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Plaques de porcelaine du cimetière de Vayres, 2022.
CAMILLE LARCHER
Camille Larcher est né à Nexon en décembre 1942 au sein d’une famille d’agriculteurs. Attaché à sa terre et à sa région, exploitant agricole lui-même, ayant occupé plusieurs responsabilités syndicales et professionnelles dans le monde paysan de son département, mais aussi élu de sa commune pendant trois décennies, il a participé à son développement en s’intéressant toujours à l’histoire locale.
Il a déjà écrit deux ouvrages sur le comice de Nexon, et une monographie complète sur les moulins du pays de Nexon. Source
Livre : Les Tuileries Limousines :
Du VIIe siècle avant J.-C. jusqu’à nos jours, les briqueteries, les tuileries et autres poteries ont constitué un maillon indispensable dans la vie des habitants des campagnes ainsi que dans la production de matériaux pour les diverses constructions de notre société rurale et urbaine. Dans cet ouvrage, Camille Larcher étudie l’histoire de ces industries et fait le constat que sous la pression des lobbies et la volonté politique d’industrialiser notre pays, la disparition de ces petites unités de fabrication s’est produite en moins de cinquante ans. Il lève ici le voile pour faire revivre le passé de ces hommes et de leurs familles qui ont contribué par leur activité à développer l’économie de leur région et au-delà. Source La Geste éditions
GUY PERLIER
Guy Perlier est historien, docteur en histoire contemporaine. Récemment retraité de l’Éducation nationale, il se consacre essentiellement aujourd’hui à la recherche historique et à l’animation de la Délégation territoriale (87) des amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation.
Livre : Le Limousin dans la Guerre sous Pétain et l’Occupation.
1940-1944./ Cinq ans de vie limousine qui ont nourri la mémoire collective et marqué les esprits de façon indélébile. Le lecteur retrouvera dans cet ouvrage, guidé par l’analyse d’un historien spécialiste, tous les événements, dramatiques ou héroïques, qui ont façonné l’histoire régionale, d’Oradour à la bataille du mont Gargan, des pendaisons de Tulle aux combats d’Ussel et d’Égletons, de l’affaire du bois de Thuraud à la première libération de Guéret…[…] Le regard ici porté sur cette période s’est voulu le plus large possible, éclairé par des recherches récentes et d’ultimes témoignages concernant notamment la vie clandestine à laquelle furent contraints les multiples « indésirables » du régime pétainiste.
JACQUELINE LAPOUGE
Jaqueline Lapouge sera présente à l’occasion de la Fête du Matrimoine ( 39èmes Journées Européennes du Patrimoine ) au lavoir de Vayres le samedi 17 septembre prochain.
Ses livres : sont disponibles sur le site de Libraria Occitana – A savoir, que je me suis procurée son livre à Rochechouart (à la Maison de la Presse)
Un petit portrait presse de l’auteure Le Populaire du 13 07 2012
Un autre portrait pour la sortie du 3ème tome Le populaire du 4 décembre 2019
Nous espérons développer une belle réflexion sur l’importance de son travail de valorisation d’un patrimoine funéraire d’exception.
Nous avions, dans le cadre de la 7ème édition du « Printemps des Cimetières » 2022, parlé de ce petit patrimoine funéraire lors de deux ateliers dont l’un était consacré au fil du temps à la place singulière des femmes et des enfants. Un article a été écrit sur cette manifestation: en lecture libre, ici
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Granit & Porcelaine, Jacqueline Lapouge :
ANNE COSTES
Nous sommes ravies de l’avoir, très récemment, rencontrée. A l’échelle vayroise, des idées et propositions positives pour le village et son école Pierre de Ronsard, de quoi redonner, un peu, de couleur poétique et de vigueur à l’imaginaire !
Petit portrait presse d’Anne Costes – Le populaire article du 13 10 2021 et du 13 janvier 2019
Le livre « Croâ sans lune » est le fruit d’une collaboration avec l’illustratrice Marie Fardet et le PNR (Parc Naturel Régional) Périgord Limousin.
- Marie Fardet aime les rencontres et le dessin, du moment que leurs musiques viennent vous chatouiller et vous fassent partir en voyage.
Formée au dessin selon la méthode Martenot et diplômée de l’École Brassart d’arts graphiques à Tours, Marie concilie actuellement deux passions : son travail d’illustratrice pour l’édition jeunesse et l’animation d’ateliers artistiques pour sensibiliser petits et grands. Source - » A cheval sur deux départements, la Dordogne et la Haute-Vienne, en Région Nouvelle-Aquitaine, le Parc naturel régional Périgord-Limousin a été créé en 1998. Site internet du PNR PL
NB/ j’ai pu me procurer ce livre, à Vayres, à deux pas de chez Vayres à Soi, Chez Marie, l’épicière du village! C’est alors de notre rencontre avec Fanny Labrousse (chargée de missions et implication des habitants) du PNR Périgord Limousin, que le nom de l’auteure a refait surface…
CORINNE JAVELAUD
Auteure, entre autres, de « La Demoiselle du Mas du roule » ( 2014, publié chez City).
Après une carrière dans le secteur touristique (des études de guide interprète l’ont amenée à voyager et à développer le goût des histoires intimistes.) riche d’expériences culturelles à travers le monde, et faisant suite à des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud est l’auteure d’une quinzaine de romans, publiés chez Calmann-Levy Territoires, City Editions, de Borée, France-Loisirs, Ookilus Editions.
Elle est également membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace. » SourceSite internet de l’auteure

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Mes lectures en cours: l’Iguane de Jean Blanzat, Hommage à Corot (catalogue d’exposition Paris – Hommage à COROT, Peintures et Dessin, expo. du 6 juin au 29 septembre 1975).
Déjà lus en plus des lectures citées dans l’article: Georges-Emmanuel Clancier « Limousin Terre secrète » édition La Renaissance du Livre( 1999), Le Pain Noir / G-E Clancier (tome 1 de la tétralogie), Siegfried et Le Limousin- J. Giraudoux, éditions Grasset (1934), Les Nouvelles Affaires Criminelles de la Haute-Vienne- Vincent Brousse, Philippe Grandcoing (préface Roland Dumas) Editions De Borée, La Frairie des Petits-Ventres de Michel Demars, éditions Lucien Souny (2005), Limoges de Pascal Herlem, éditions L’arbalète, gallimard récit (2017).
/// On n’oublie pas Pierre Desproges
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Châlus, commune de Haute-Vienne située à 20km de Vayres, était comme la deuxième maison de Pierre Desproges. C’est dans une demeure cossue de la commune que l’inoubliable procureur du « tribunal des flagrants délires » sur France Inter a passé ses étés d’enfance, ainsi que deux années de scolarité. Source: France3 régions
C’est dans ce coin de Haute-Vienne qu’il aura joué, grandi et façonné son humour acerbe comme s’en souvenaient ses camarades et son institutrice. Lui-même déclarait une fois devenu adulte :
Après avoir quitté Châlus, je suis devenu plus morose, moins exhibitionniste en tout cas dans ma façon de rigoler. C’est peut-être l’air limousin, que je recommande! parce que ça m’avait mis en joie.
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D’autres recherches sur cette terre d’écriture sont à l’œuvre afin de vous faire découvrir de singuliers voyages, des histoires vraies et imaginaires, de quoi nourrir votre attachement à la Haute-Vienne et votre amour des mots et des images!
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Bon à savoir: La plus grande partie de ces livres a été achetée en seconde main, localement, ou via le e-shop militant « le Label-Emmaüs », ou empruntés depuis notre Boite à Lire, présente à Vayres, non loin du marché!
A très vite!
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