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  • Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

    Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

    Rendez-vous aux Jardins édition 2026

    Site officiel Rendez -Vous aux jardins

    23e édition des Rendez-vous aux jardins

    Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.

    « Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.

    Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »

    Source: Site officiel RDV aux Jardins

    Thème : la vue

    En Nouvelle – Aquitaine

    Open agenda

    Dimanche 7 juin 2026 à Vayres

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    RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe

    Lien vers Open Agenda à Vayres 87600

    Se voir jusqu’au Cœur

    Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! 

    BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87

  • Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

    Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

    « La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…

    En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée!  » Source site internet du Musée

    En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.

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    Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison

    « Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique.  » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.

    Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.

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    Le Mouvement en visite

    Du 1er mars au 13 décembre 2026

    « Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »

    A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…

    Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.

    En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.

    Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.

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    Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.

    Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.

    « Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »

    Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.

    Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.

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    « Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »

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    Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».

    Raoul Hausmann ?

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    L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.

    Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.

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    Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:

    Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo

    Gerhard Richter ?

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    Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?

    Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.

    Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?

    Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.

    Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.

    En soi, ce n’est pas si grave.

    Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…

    « J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».

    Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman

    Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.

    Nayel Zeaiter ?

    Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.

    Ici: site des éditions comprendre

    La salle d’interprétation historique, 2025

    Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.

    Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !

    Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…

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    A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!

    Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.

  • Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

    Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

    Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes

    En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.

    A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.

    Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.

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    Nous sommes qui, nous faisons quoi ?

    « Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.

    Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.

    Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.

    La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.

    Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !

    Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…

    Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général

    Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.

    Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !

    N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.

    L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique. 

    On protège mieux ce qu’on connait :

    Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants. 

    Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.

    Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.

    Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.

    Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.

    Les Municipales

    Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.

    W!FE

    W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural

    Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu

    Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.

    Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!

    W!fe ne peut pas péricliter !

    Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife

    L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%

    Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.

    Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.

    La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge,  limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.

    A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.

    A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.

    Installer un autre rapport aux habitantes et habitants

    Les habitants savent lire et compter

    Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.

    Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.

    Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?

    Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.

    Faire avec ce que dit le territoire

    Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous  : Pourquoi ?

    • Est-ce une question d’habitude de consommation ?
    • Une question d’offre ?
    • D’horaire ?
    • De type de service ? 

    Qu’existe il déjà autour de nous ?

    A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.

    Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?

    Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?

    La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.

    D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.

    Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)

    Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !

    C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?

    (Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).

    La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.

    C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).

    Frontières/ Communauté de communes

    Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.

    Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.

    Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.

    Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.

    Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.

    A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.

    A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.

    L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.

    Décentraliser, encore et toujours.

    Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.

    De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.

    La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.

    Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.

    Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…

    Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité. 

    Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne. 

    Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.

    Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.

    La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.

    Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.  

    L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)

    Lorsqu’on réside à la campagne,  les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.

    Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.

    « « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.

    De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.

    Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.

    Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).

    Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.

    Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…


    – Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable

    Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.

    Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.

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    Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.

    Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.

    Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).

    Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif… 

    Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.

    Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?

    C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.

    En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.

    Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.

    Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.

    « « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.

    La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».

    Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.

    Au quotidien, vivre ici c’est comment ?

    C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.

    Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.

    Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.

    Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.

    Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.

    C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.

    Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.

    C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…

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    Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences

    • à l’égard des paysages
    • des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.

    Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.

    Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »


  • Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.

    Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!

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    Crédits Isabelle Pompe

    Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.

    Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales

    • Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
    • En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…

    La santé mentale au jardin

     » Dr Gérard Lorimier :

    « Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».

    On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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    Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.

    Un extrait:

    « L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.

    De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.

    Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. « 

    On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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    « Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?

    Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »

    « En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.

    Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.

    Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici

    Rendez-vous aux Jardins

    Se Voir jusqu’au Cœur

    RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

    Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins

    « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.

    Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques:

    • Atelier Bouture
    • atelier Photo (prise de vue)
    • atelier Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    • la Ressourcerie verte à prix mini
    • la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
    • un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! »

    Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins

    La Petite Fête de la Rose

    RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).

    C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.

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    Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose

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    Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!

    Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…

    Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

  • Paye Ta Cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Paye Ta Cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Engagements pour l’égalité, contre le sexisme et les violences faites aux femmes

    Persistance des rôles traditionnels et suprématie hétérosexuelle

    Les inégalités de genre ne prennent pas la même forme selon l’endroit où l’on vit.

    Exigence d’égalité: nous souhaitons pouvoir accéder au pouvoir de la même façon. Nous sommes pour la promotion d’une culture de l’égalité!

    Le sexisme se fonde sur le postulat suivant: infériorité des femmes par rapport aux hommes. Il se manifeste par des gestes, propos, pratiques, comportements. Il contribue à maintenir des rapports de pouvoir inégalitaire.

    Le sexisme hostile reste minoritaire, il banalise et amplifie les inégalités. Le sexisme paternaliste, profondément enraciné, s’impose de manière omniprésente.

    Il concerne un quart des individus de plus de 15 ans. Ce sexisme que l’on pourrait qualifier de subtil est en fait sournois car il participe davantage à la perpétuation des inégalités et des violences.

    On souligne que plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social.

    Les plus de 65 ans pensent que l’égalité est atteinte car ils comparent avec le passé, ils ont tendance à relativiser voire à insensibiliser les inégalités encore vécues aujourd’hui.

    Un système:

    • Discriminations professionnelles
    • Violence dans l’espace public
    • Sous représentation dans les instances décisionnelles

    Ce système ne se limite pas aux espaces professionnels et publics, il s’étend au foyer familial.

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    Crédits Isabelle Pompe – Paye ta Cambrousse, 2026

    Les femmes rurales

    « Beaucoup de femmes rurales expriment un sentiment d’invisibilisation institutionnelle. Les politiques publiques dédiées aux territoires ruraux intègrent encore très imparfaitement leurs réalités.

    À titre d’exemple, aucune des 181 mesures de l’Agenda rural de 2019 ne mentionnait explicitement l’égalité femmes-hommes. Cette omission, partiellement corrigée depuis, notamment grâce aux 70 recommandations de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a pourtant laissé une empreinte durable : celle d’une cécité structurelle. » Source Etude Terram, p 46

    Vivre à la campagne, un piège économique pour les femmes.

    « La « fatigue d’être soi » décrite par Alain Ehrenberg trouve ici une traduction genrée:

    Lorsque les responsabilités domestiques, professionnelles, familiales et organisationnelles s’additionnent, lorsque vos écosystèmes de proximité ne vous accordent pas une écoute suffisante, lorsque ces souffrances du quotidien ne sont pas reconnues à leur juste valeur, la charge mentale se transforme en charge émotionnelle et celle-ci en vulnérabilité psychologique ». Source Etude Terram

    Isolement ?

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    « Plus les femmes pallient les manques institutionnels, plus elles absorbent un volume de responsabilités. Ces responsabilités prises pour le collectif se font sans bruit, sans rétribution ou compensation, parfois même sans reconnaissance. » Source Etude Terram p. 44

    « Des mécanismes de domination identiques partout, mais renforcés hors des villes:


    Le travail domestique est la matrice de toutes les inégalités. Comme en ville, les femmes font la majeure partie des tâches domestiques. Mais à la campagne, ce travail s’adosse à des distances plus longues et à moins d’alternatives. C’est ainsi que 86,5 % des femmes rurales gèrent les démarches administratives du foyer, 70 % les trajets scolaires, 74 % les activités extrascolaires. Ce qui, en ville, peut se mutualiser, se délègue rarement en ruralité.
    Une sécurité économique fragile et profondément genrée plus d’une femme rurale sur deux (53 %) déclare ne pas se sentir en sécurité économique, un niveau proche des femmes urbaines (50 %) mais nettement supérieur à celui des hommes ruraux (38 %).

    Enfin, nous résidons à la campagne, mais ne votons pas RN. (Cf Etude Terram p. 46)

    #MeToo agricole

    Les inégalités de genre sont omniprésentes dans le monde agricole. On pense à celui qu’on connait bien le Paye ton pinard (sur Insta) quand des vigneronnes dénoncent les violences sexuelles et sexistes qu’elles subissent au quotidien : des remarques sexistes jusqu’aux agressions sexuelles, les exemples sont nombreux.

    Vous n’auriez pas osé poser cette question à une femme.

    Il aura fallu attendre 1961 pour que le mot « agricultrice » fasse son apparition dans le dictionnaire Larousse.

    Laura Chalendard, rare agricultrice a dénoncer les violences sexistes et sexuelles, a tout notre soutien.

    +Un article lui est, à nouveau, consacré Le Monde, Le laborieux MeToo du monde agricole

    Non, la campagne indissociable du monde agricole, ne peut pas se taire, quant à la profession d’agricultrice, d’agriculteur, elle doit s’emparer rapidement du sujet.

    L’exploitante Laura Chalendard avait lancé en 2023 un compte Instagram pour dénoncer les violences sexuelles dans le monde agricole : le #metooagricole.

    Elle y relaie des témoignages glaçants (dont elle a d’ailleurs fait part lors de l’assemblée générale de la MSA en avril dernier) et pointe la perte de femmes entre leur parcours scolaire et leur installation.

    Alors que la parité semble respectée à l’école, seulement un quart d’entre elles parviennent à devenir cheffes d’exploitation, coexploitantes ou associées selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. 

    Le monde agricole que l’on peut percevoir comme taiseux a besoin que la parole des femmes se libèrent et qu’enfin leur travail soit rendu visible.

    Ce pourquoi, les festivités, évènements qui mettent en valeur le monde agricole ne peuvent se concevoir avec la nostalgie du monde ancien, se penser, s’organiser sans la question de la parité et la dénonciation des formes de violence, de sexisme qui ne devraient rien avoir d’ordinaire.

    Patriarcat

    Sexisme, stéréotypes et discriminations dans l’emploi

    Certains profils sociodémographiques sont davantage exposés aux discriminations. L’exposition des femmes aux discriminations progresse.

    Dans le déroulement de carrière, le fait d’être une femme multiplie par 2 le risque de subir une discrimination par rapport aux hommes (en 2016, il était 1,6 fois plus élevé).

    Les stéréotypes autour de la maternité, très fortement ancrés, pèsent lourdement sur la carrière des femmes : les discriminations liées à la situation familiale sont 5 fois plus citées par les femmes que par les hommes lors de la recherche d’emploi. 

    En 2024, comme en 2016, un candidat sur deux rapporte avoir fait l’objet de questions personnelles inappropriées lors d’un entretien, concernant un critère protégé par la loi :

    • âge
    • origine
    • lieu de résidence …

    Témoignages locaux de femmes en recherche active d’emploi (2024, 2025)

    Nora (le prénom a été changé) s’est vu demander, par téléphone pour un premier contact pro, son lieu de résidence et lorsqu’elle a répondu, on lui a indiqué « on vous rappellera », ce qui n’a jamais été le cas. Le poste: basé à Limoges, Secours Populaire (assistante de direction).

    Jeanne (le prénom a été modifié) à la question, vous avez quel âge, elle a répondu, la recruteuse n’a pas donné suite. Offre d’emploi Limoges.

    Manon (prénom modifié) à la question, vous êtes salariée, elle a répondu que non, la personne du recrutement à rapidement écourter la conversation. Offre d’emploi Limoges.

    Léa (prénom modifié) on lui indiqué lors d’un entretien avec France Travail Limoges qu’à compétence égale, on privilégierait une personne qui réside à Limoges, Léa habite dans un village.

    Virginie (prénom modifié), diplômée d’un Master, on lui demande de ne pas l’indiquer sur son CV.

    4% de celles discriminées dans la recherche d’emploi à déclarer avoir pris contact avec une association, le Défenseur des droits ou un avocat, avoir déposé plainte ou saisi la justice.

    « P. 30  – il apparaît que les personnes ayant déclaré des situations d’emploi précaires au moment de l’enquête déclarent significativement plus souvent avoir fait l’objet de discriminations.

     Ainsi, parmi les personnes ayant recherché un emploi au cours des cinq dernières années, celles qui sont au chômage au moment de l’enquête rapportent plus fréquemment avoir été discriminées au cours d’une recherche d’emploi (49 %) que celles inactives (35 %) ou en emploi (26 %, tableau 1 page suivante).

    (P. 27) Les discriminations dans le déroulement de carrière sont d’autant plus fréquemment rapportées que le niveau de diplôme est élevé : tous sexes confondus, 27 % des personnes diplômées d’un master ou d’un doctorat déclarent avoir été traitées défavorablement, contre 23 % de celles ayant un diplôme entre le baccalauréat et la licence et 18 % de celles ayant un diplôme de niveau inférieur.

      P. 32 – Les jeunes femmes déclarent être davantage exposées à l’accumulation de traitements défavorables sur le marché du travail, reflétant la persistance des stéréotypes de genre associés à la maternité, qui peuvent contraindre leur accès à l’emploi, mais aussi leurs trajectoires professionnelles sur le long terme.

    En parallèle, celles les plus diplômées déclarent davantage faire l’expérience de discrimination dans le déroulement de carrière, pouvant limiter leur accès aux fonctions les plus élevées.

    De par la multiplicité de ces inégalités, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à dire avoir entrepris des démarches à la suite d’une expérience de discrimination.

    Les femmes peuvent elles aussi avoir des comportements sexistes visant à discréditer, intimider d’autres femmes.

    Le Continuum sexiste

    Masculinismes et nanosphère

    10 ans après #MeToo

    Le masculinisme est un mouvement aussi vieux que le féminisme, il n’exprime pas que des idées misogynes. On peut parler de masculinismes au pluriel.

    « Si on y retrouve une haine des femmes dans le quotidien, le masculinisme renvoie à des mouvements structurés autour d’idéologies avec un projet de combattre les femmes qui défendent leurs droits. » Source: Entretien Laura Verquère

    « Certains appelant tous à « punir » les femmes : les propos rapportés relèvent d’une misogynie extrême, allant jusqu’à la banalisation des agressions sexuelles, au harcèlement, à l’appel au viol. »

     

    En ligne ou hors ligne, les communautés aux revendications variées sont fédérées par la haine des femmes et des féministes.

    Nanosphère

    Idéologie structurée, espace hétérogène aux formes variées, mouvement social et politique.

    Pierre Gault dans son ouvrage, Dans la peau d’un mascu. Enquête sur les hommes qui détestent les femmes (Denoël, 2026).  » 

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    Son enquête montre comment ces influenceurs construisent une emprise sur leurs abonnés, en combinant rhétorique de développement personnel, coaching viriliste et discours de revanche. Depuis l’élection de Donald Trump, cette parole s’est libérée. »

    On assiste à une montée des extrêmes droites en Europe et dans le monde, à une parole masculiniste décomplexée, à une intersectionnalité des haines.

    Le Haut Conseil à l’égalité souligne la visibilité croissante de ces discours : 52 % des hommes de 25 à 34 ans estiment que l’on « s’acharne » sur eux. Sur les forums circulent des intitulés comme « 6 techniques pour dominer une femme » ou « 3 choses que les femmes aiment plus que l’argent »

    A visionner: Hausse du masculinisme, rapport HC

    Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. 

    Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

    Témoignages locaux: Cécile (prénom modifié) a été sur Facebook victime de propos et d’attaques visant à discréditer ses actions associatives, elle a subi des jugements de valeur stigmatisant de la part d’un profil au prénom féminin inconnu de son réseau.


    « Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

    Rapport annuel –

  • Paye Ta Cambrousse, l’isolement rural

    Paye Ta Cambrousse, l’isolement rural

    Nous souhaitons partager, ici, pour #PayeTaCambrousse, la dernière étude sur les solitudes en France de la Fondation de France.

    « Depuis 2010, la Fondation de France publie annuellement son rapport sur les Solitudes en France. Ces études inédites révèlent l’ampleur du phénomène et son impact sur notre société, en particulier chez les personnes en situation de précarité. » Source: Fondation de France

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    Episode 4/ Paye Ta Cambrousse – Isabelle Pompe

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    L’isolement en milieu rural

    « Il apparaît que l’isolement touche davantage les zones rurales : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants. » 

    Difficultés d’accès :

    • Services publics
    • Espaces de sociabilité
    • Peu de transports en commun
    • Enclavement géographique

    On peut préciser, ici, à Vayres, village de 700 habitants environ de Haute-Vienne, en plus d’une offre de transports en commun inadaptée aux besoins:

    • L’absence d’équipement inclusif
    • la désertion des rues
    • le vieillissement de la population
    • les logements vacants (à vendre, résidence secondaire) « effets volets fermés »
    • l’absence de commerces diversifiés qui répondent aux attentes des habitants qui recherchent des instants de qualité, du locale et du bio
    • l’absence d’une vie de voisinage
    • une culture associative où le politique est omniprésent qui favorise les communautés excluantes et ne respecte pas l’indépendance ni la différence
    • la culture du ragot, jugements de valeur/préjugés qui occupent de manière disproportionnée les rares espaces publics (marché par exemple) au point de créer de l’évitement et du repli

    Des difficultés au quotidien qui entravent la création et la qualité des liens ainsi que leur stabilité. L’effet « être loin » joue à plein régime.

    Il est important de rappeler combien l’isolement est intrinsèquement lié aux milieux ruraux et souligner que:

    « Le sentiment de solitude touche :

    45 % des personnes au chômage, contre 25 % des actifs. 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées . « 

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    Crédits Isabelle Pompe

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    De L’importance d’une offre commerciale locale diversifiée

    Soucieuses de notre santé, nous restons fidèles à une offre de pain paysan située à quelques kilomètres (GAEC de Laubanie), nous avons rencontré un, puis deux maraichers, au projet différent mais soit en bio soi en conversion bio. A Vayres, nous soutenons le Petit Haricot qui n’est pas présent sur le marché hebdomadaire. Nous soutenons une offre locale, bio, malheureusement invisibilisée à Vayres.

    Nous encourageons une vie commerçante sympathique qui ne nourrit pas une brutalité ambiante, qui ne contribue pas à la culture clanique locale.

    L’an passé, nous avons perdu une commerçante, victime pendant de nombreuses années de campagnes de diffamation en raison de son style vestimentaire, de son apparence et de sa vie privée. Ces formes de discriminations, très marquées, l’ont fragilisée. Douze ans, elle est restée 12 ans au centre bourg dans ce bourbier mental.

    Nos chères voisines et voisins!

    Etonnamment, à la campagne, le chacun chez soi, chacun derrière ses murs/ses haies, est bien présent. Nous constatons de nombreuses attitudes singulières de la part de nos voisins directs, volets fermés toute la journée, des personnes, même nouvelles arrivantes, sortent peu, s’intéressent peu à ce qui se passe tout à, côté, et le bonjour n’est pas automatique, loin de là…

    Nous avons impulsé des initiatives d’habitantes comme une brigade verte citoyenne, une ressourcerie verte, une grainothèque… Nous avons été critiquées, intimidées plus qu’aidées. Les diffusions de remarques se font par des tiers comme des messes basses peu respectueuses de notre énergie. Du jugement, encore du jugement. Un « de quoi je me mêle », un « elles viennent de la ville », un « elles installent des plantes inadaptées » plutôt propice aux découragements. A cela s’ajoute des actes de personnes malveillantes: arrachages/coupes de plantations, des vols, des déchets déposés…

    Il n’est pas toujours évident de mettre en place du jardinage citoyen, jardinage participatif quand celui-ci n’est ni promu, ni valorisé, ni encouragé par la commune.

    Peu de personnes ont envie de fleurir des bacs communaux qui ne sont pas même arrosés par la commune. Ce qui correspond, désormais, à une vraie charge pour nous: fleurir, nourrir, prendre soin, surveiller et arroser alors que l’idée de départ était de se rencontrer et de discuter, entre voisines/voisins devant ces petits espaces publics que sont les places, les trottoirs.

    Voici la dernière préconisation de l’Etudes des solitudes:

    « Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social:
    Les associations constituent des « tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel.

    L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion : les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude.

    Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.  » Source extrait page 8.

    L’isolement associatif à la campagne

    Vayres, une vie associative indépendante quasi impossible ?

    Notre volonté première a toujours tenu en le fait d’agir, à l’échelle d’un village, pour tenter, essayer, de proposer, de tisser, de donner une dynamique de liens, de créer les conditions favorables à la création de moments de proximité.

    La mise en difficulté due à notre indépendance nous a, en 2025, obligée de réduire la voilure et limiter notre programmation. Deux temps forts et de nombreux ateliers sur RDV. Nous sommes précaires et très peu encouragées pourtant à l’année, nous avons travaillé et continuons de travailler dans une logique « non au gaspillage/ Zero Waste ».

    Vayres à Soi, une association ressources

    Créer cette association c’est aussi pour rencontrer du monde, faire connaissance, s’entraider. En dehors de nos activités en extérieur, nous rédigeons des articles exigeants, ici, pour apporter de la lumière sur des difficultés tues et pour mettre en lecture des actualités locales, des retours de visites de lieux méconnus.

    Nous souhaitons donner de la visibilité à des ressources locales parfois mal identifiées. Nous mettons, également, à disposition de nombreuses études, analyses et réflexions.

    Nous sommes là et quatre ans plus tard encore là. Nous ne disposons pas de lieu qui puisse être ouvert à l’année. En 2025, nous avons ouvert notre jardin à deux reprises (en août et en décembre). En 2024, nous avons proposé des sorties en journée dans le cœur du bourg une dizaine de fois!

    Pourtant, les personnes qui se déplacent viennent en majorité de Limoges, très peu sont des villageoises, des résidentes de Saillat-Sur-Vienne, de Saint-Junien, très peu de Rochechouart…Nous même accueilli une habitante de Corrèze!

    Malgré le fait que nous sommes actrices de terrain, ici, nous déplorons les effets de compétition exacerbés entre les communes. Qui plus est, de nombreuses associations se copient dans leurs propositions, ne sont pas très fair-play, et hélas, assez peu solidaires. Elles font preuve d’une mise en concurrence en termes de calendrier parfois déloyale. Une impression nette se dégage: un espace toujours plus grand pour les grosses associations et un risque et une précarité accrues pour les associations émergentes.

    Pour les personnes seules et isolées:

    « Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent ».

    Source: (Extrait synthèse p.5 Etudes solitudes 2025) .

    Après 4 années de dur labeur, nous ne sommes pas vraiment parvenues à créer, à tisser une sociabilité de proximité. Nous avons ouvert le jardin, proposer des actions nouvelles et différentes, des activités diversifiées dans les rues du village, dans des espaces identifiés comme le lavoir, le cimetière, des sorties nature (5/6km max) très souvent gratuites… Mais les personnes sont mal informées, notre communication via des flyers, affiches est à notre charge sauf si c’est en noir et blanc. Ceci représente un coût non négligeable.

    Vayres et ses très nombreux hameaux rend la tache encore plus complexe sans soutien, sans relai. Il faut faire des kilomètres pour coller des affiches. Nos infos, actus sont noyées dans une masse d’infos qui est mal diffusée, avec des applis qui ne transforment pas le clic en déplacement (IntraMuros). Certaines de nos affiches en couleur ont même été arrachées…

    Dès le début 2025, nous avons souhaité quitter les réseaux sociaux pour des raisons éthiques et aussi parce que la transformation clic/ déplacement est trop faible au vu de l’énergie déployée.

    Peu de visibilité, peu de relai, peu de curiosité et un travail de sape mené par des acteurs locaux aux pratiques toxiques et à l’acceptation de l’autre dans sa diversité plus que relative.

    A Vayres, c’est l’impossibilité de travailler de manière indépendante qui règne avec un nombre incalculable de comportements d’évitements, de rejets voire d’agressivité et d’intimidation.

    Indépendante dans le sens hors politique, hors communautés.

    Le mensonge se mêle à l’indifférence et au contrôle abusif. Cela ne permet aucun échange naturel, aucun contact à la sympathie authentique. Apparentées à une menace, nous assistons au déploiement d’une stratégie déplorable du « tout tourne autour d’un même clan ».

    Les résultats de ces attitudes sont nombreux mais ne sont jamais relayés, explicités dans la presse locale avec la transparence nécessaire à la reconnaissance d’une culture de la discrimination :

    • Des associations cessent leur activité
    • Refusent de produire du contenu pour la Gazette municipale
    • Elles renoncent à programmer des actions à Vayres
    • Et se tournent vers d’autres communes et collaborations etc…

    Les associations ne sont pas considérées de manière égales quelques soient leurs activités.

    Vayres n’est pas un village responsable des mentalités malheureuses qui nourrissent l’exclusion jusqu’à l’écœurement.

    .

    Ici, la synthèse de l’Etude Solitudes:

  • Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

    Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

    L’éviction des « classes populaires » ?

    Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.

    Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!

    Jeunes ruraux

    Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.

    En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.

    Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale»constate l’Afev. 

    Extraits

    Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:

    • 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
    • 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
    • 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
    • 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
    • 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.

    Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.

    On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales

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    Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.

    Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!

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    Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part

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    Pour le commander: c’est là!

    Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».

    « Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »

    Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.

    A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3

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    Qui est minoré dans les arènes politiques locales?

    En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:

    Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? 

    Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.

    Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »

    Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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    On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici

    Extraits: à la remarque:  » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008« 

    Jeanne Demoulin répond:  » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.

    On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…

    L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:

    « En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.


    RETOUR ICI

    Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.

    Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.

    Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.

    A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?

    Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!

    Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.

    Urgence démocratique ?

    Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.

    Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:  

    Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit

  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

    Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    Crédits Isabelle Pompe

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye Ta Cambrousse

    Paye Ta Cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?

    Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.

  • Soutien à l’agriculture paysanne locale avec la GAEC de Laubanie

    Soutien à l’agriculture paysanne locale avec la GAEC de Laubanie

    Lors de notre rdv Balade Vélo Gourmande, du 5 juillet 2023, nous avons souhaité apporter, encore, notre soutien à une agriculture paysanne locale en y ajoutant une note « mobilité douce », nous vous proposions, à cette occasion, un temps d’échange sur le site de la GAEC de Laubanie à Saint-Bazile avec Guillaume et Coralise!

    Nous avions rencontré le boulanger, Guillaume, qui officie de manière indépendante, désormais, à St Bazile. Nous faisons connaissance avec sa production en juin 2022, avions proposé d’ajouter ses pains aux paniers de légumes de Cussac (Comptoir Fraternel) en septembre 2022 pour mettre en place un dépôt au siège de l’association Vayres à Soi à VAYRES dès octobre dernier.

    :

    Arrivée à la GAEC de Laubanie le 5 juillet 2023

    :

    Initiative qui ne nous a pas fait que des ami.e.s au village…Ce fut chose faite, nous avons insisté et lancé, chaque vendredi, hors vacances de décembre et été 2023, un dépôt de 16h30 à 18H30. Contentes d’être parvenues à tenir cette activité chronophage et, parfois, épuisante!

    Nous réfléchissons à la mise en place d’une épicerie collaborative, on discute, on rencontre, on poursuit notre soutien et notre engagement pour cette agriculture bio et locale et son offre diversifiée à même de produire une petite, pour le moment, autonomie alimentaire

    Avec notre trêve estivale, nous avions, toutefois pour volonté de montrer que Vayres- St -Bazile c’est 5 km avec un trajet joli à travers le sentier botanique et la forêt, soit une promenade à vélo qui fait du bien à notre santé, à la campagne, qui dépayse et qui nous permet de repartir avec des pains excellents, locaux, tout droit sortis du fournil et bon marché!

    Le Trajet passe par le sentier, ainsi pas de voiture, ce n’est pas toujours plat, le sol est humide et un peu cabossé, VTT obligatoire…Puis on accroche le Poulier, un hameau, sur une toute petite route, puis nous traversons la route principale pour rejoindre la forêt, pas de danger cyclique, il fait frais, peu de monde en voiture, ces dernières privilégient la voie parallèle, on emprunte ensuite cette départementale, on monte un peu, on poursuit puis tourne à droite, ça descend, ça promet pour le retour, pas beaucoup de visibilité d’où le port du gilet fluo rose pour des questions de visibilité, faire un peu attention aux virages, aux abords de la route très enherbés, on tourne à gauche, on aperçoit le cimetière de St Bazile, tout droit, petite bosse, Eglise, puis c’est la mairie, on se dirige vers la ferme en longeant l’étang.

    Et Voilà, cela représente environ 30 à 40 minutes de trajet très tranquille sans fatigue!

    !

    Le chemin de randonnée qui mène au Poulier, à Vayres, juillet 2023

    !

    Alors, on pose les vélos, nous voilà arrivées, le fournil invite à un voyage fait d’odeurs qui embarquent…

    !

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    Nous avions déjà fait la visite du site lors de la fête du pain au printemps 2023, ce 5 juillet 2023, nous échangeons avec Guillaume au sujet de ses semences, farines, de ses méthodes et outils de travail, il nous explique les quantités, les demandes toujours plus importantes, et ses adaptations.

    Il nous présente les vaches, c’est la partie de sa compagne, Coralise, et nous expose leur fonctionnement. Ils possèdent 45 hectares dont 5 sont consacrés aux semences, une vache occupe en moyenne un hectare. Ils disposent d’un troupeau de 45 vaches et recherchent de la terre à acheter pour offrir l’espace optimale pour le troupeau.

    :

    Les vaches de la GAEC de Laubanie!

    :

    Nous les retrouvons, le mercredi 19 juillet, pour fêter la récolte! 10 tonnes, soit le double de l’an passé, cependant, il faudra encore s’approvisionner un peu chez les copains, respect des cycles de plantation oblige!

    Nous tombons nez à nez avec une habituée locale, elle aussi, capable de plier, en deux heures, une récolte…La suite, trier, laisser reposer…

    !

    Terre d’accueil pour esprits solidaires

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    Dans un bruit d’enfer …On est là!

    :

    un peu de détail…

    !

    La soirée n’est pas finie, nous repartons avec notre commande du jour, deux tourtes de 1kg chacune et un pain noix/raisons (700gr) le tout pour environ 13 euros, le temps est clément, l’été continue, ravies de voir ce bel élan solidaire pour cette petite fête apéro!

    —– ——

    On se dit à bientôt, on prend soin du jardin au naturel, on conserve notre rythme d’entretien (une fois tous les 15 jours) pour le parterre préféré des abeilles avec ses 17 rosiers, ses Perovskia artplicifolia, chrysanthèmes, fusain, cinéraire maritime ou cinéraire argentée….Devant l’entreprise BMCD, on ne lâche rien non plus pour le lavoir (on pense aux plantes, à notre rdv du Matrimoine en septembre) qui prend en végétalisation pérenne, on maintient les passages réguliers de contrôle des pots du cimetière de Vayres! Vous l’aurez compris un été à domicile aussi pour étendre nos connaissances des territoires environnants…

    Isabelle Pompe pour Vayres à Soi

  • Bulletin d’adhésion association

    Bulletin d’adhésion association

    Bonjour à toutes et à tous,

    Vous pouvez adhérer de différentes manières à l’association « Vayres à Soi » soit en imprimant et en remplissant le document ci-dessous à nous retourner (paiement chèque), ou en ligne (paiement CB) via le lien suivant plateforme Hello Asso et désormais aussi en direct lors de nos RDV (paiement chèque ou espèces) !

    Vayres en rues et en roses!

    Merci pour vos précieux soutiens!

    A très vite pour nos futures rencontres…

  • Programme de sensibilisation à Vayres

    Programme de sensibilisation à Vayres

    Nous sommes tout prêt de notre dernier RDV de l’été, le 5 juillet avec la Balade Vélo Gourmande, nous prenons congé du dépôt de pains et paniers de légumes à compter du vendredi 30 juin!

    Nous préparons et poursuivons nos actions de sensibilisation à la prise en compte de la biodiversité ordinaire tout l’été pour vous proposer un programme dès septembre!

    Petite Tortue en visite au jardin au naturel de Vayres à Soi

    La présentation de ce programme se déroulera courant septembre au jardin au naturel de Vayres, au 28 rue belles Roses à Vayres ( Haute-Vienne) elle sera ouverte aux habitants, vayrois, non vayrois soucieux de s’engager, avec nous, dans un projet fédérateur au sein de la commune.

    Des propositions de chantier vous seront détaillées avec leurs buts, objectifs et planifications.

    Pour répondre à vos questions récurrentes: Nous ne travaillons pas pour la mairie de Vayres, nous sommes habitantes, militantes écologistes pacifistes et recherchons davantage des habitants engagés que des adhérents!

    L’idée étant de tenir, de manière pérenne, face à un constat: la biodiversité n’est pas suffisamment prise en compte à l’échelle du village, des espaces publics et privés.

    Nous sommes dans l’envie:

    • de revitaliser le village au sens de le respecter, de l’entretenir et de se l’approprier
    • d’identifier et de valoriser au mieux les patrimoines présents
    • de soutenir des actions en faveur de la biodiversité, de l’agriculture paysanne locale
    • de porter aides, conseils et soutiens à celles et ceux qui seraient forces de propositions, demandeurs, curieux, amoureux du jardin au naturel et de la nature!

    Nous recherchons pour cela des volontaires, des états d’esprit serein pour pratiquer des exercices pas toujours évidents et pas systématiquement manuels, en un, nous n’avons pas de leçon à vous donner mais un conseil: laissez la nature souffler, donner lui de quoi s’épanouir, protégez-la.

    Sur le terrain, nous avons entrepris trois petits chantiers qui requièrent du temps et des actions régulières: l’entretien d’un plate-bande rue des poètes avec vue sur 17 rosiers anciens et autres, la valorisation et le fleurissement du lavoir et une séries d’actions en faveur de l’ancien cimetière du village.

    Nous avons repris le fleurissement du lavoir, son rosier, et planté pensée, œillet, bulbes, saponaire, et autres plantes vivaces, annuelles mellifères…Rose ébène, le lavoir de Vayres

    Le rosier grimpant du lavoir e été nourri, ses roses fanées sont coupées régulièrement, pas de taille sévère!

    Pour nous adapter au changement climatique, nous avons réinterroger nos pratiques au jardin, pour ne pas faire souffrir les espèces non adaptées, pour ne pas générer de stress supplémentaires pour les plantes/arbustes, pour observer et réajuster nos actes, pour ne pas considérer une plante, un animal comme quelque chose de secondaire, pour ne pas nourrir une erreur, nous ne sommes pas supérieures à la nature et nous ne pouvons nous passer d’elle.

    Arrêtons, un instant, de penser et d’agir comme si nous avions un pouvoir, comme si notre jardin, au motif qu’il soit privé doit être soumis à nos conditions, nos gestes ont un impact sur un territoire, Nous ne sommes pas seuls sur ce territoire. Nos clôtures, nos haies, nos plantations participent à une circulation d’espèces, à la vie des insectes, nourritures des oiseaux, etc…

    Nous faisons partie intégrante d’une chaine dont nous ne pouvons nous désolidariser au motif qu’ici c’est « chez nous »!

    Les espaces du village sont à tous, vous profitez de leur diversité, vous appréciez leur couleur, leur parfum, alors n’hésitez pas à vous emparer d’eux si vous constatez qu’ils sont en souffrance, si vous les voyez enherbés, étouffés, si les rosiers sont fanés, aidez-les, couper les fleurs fanées, ils seront moins fatigués, donc moins sujets aux maladies, vous pouvez donner un petit coup de main, prenez l’habitude de ce geste, de ce soin, c’est tout à côté de chez vous et cela fait partie de votre territoire!

    Par ailleurs, nous travaillons sur le fleurissement du cimetière – voici notre projet de valorisation de l’ancien cimetière de Vayres

    Les Valérianes et leur acolytes à l’ancien cimetière de Vayres

    Nous vous parlerons, en septembre, de nos constats, objectifs et ambitions pour ce vaste site important pour le village, sa mémoire et ses habitants!

    Comprenez que nous ne pouvons pas interagir sur les sols, les haies comme si nous étions seuls, comme si nous étions incapables de saisir notre interdépendance à la nature. Nous faisons partie de ce tout, responsabilisons -nous dans nos gestes au quotidien, acceptons le partage, l’accueil de la vie, donnons le respect nécessaire aux espèces vivantes.

    L’histoire de la nature est aussi histoire de beauté et de laideur, tout cela reste très souvent culturel, subjectif et superficiel !

    Nous vous invitons à réfléchir à l’adaptation de vos pratiques d’entretien du jardin, à vos types de plantations, à vos choix, à vos achats, à la question de la saison, à votre conception du potager, des massifs, à vos connaissances et moyens.

    • Mesurer la portée de nos gestes et actes citoyens et leurs impacts directs sur la biodiversité tels que: une récurrence de tonte inadaptée aux sols, aux besoins, aux cycles, un mauvais ou non traitement des déchets, saisir l’importance fondamentale des cycles de taille et du type de taille arbustive, notamment la taille douce
    • Adapter le type de plantation aux expositions
    • Connaitre ses type de sol
    • Gérer la ressource en eau (eau de pluie)
    • Repenser notre rapport aux plantes dites adventices
    • Interroger notre regard, notre culture du paysage et de la vie de village sur ce que signifie les adjectifs: propre, sain, nature et vert.
    • Nous aider à constituer des jardins -refuges L.P.O en partant de nos retours d’expériences

    Prenez soin de la richesse de votre jardin!

    La suite du programme de septembre est à venir…

    Merci à vous et à bientôt!

  • Balade Vélo Gourmande

    Balade Vélo Gourmande

    L’association Vayres à Soi vous invite à une balade vélo gourmande le mercredi 5 juillet prochain à 14h!

    :

    Saint-Bazile, au fond, à gauche, un aperçu de la ferme de Laudanie!

    !

    L’association écologiste « Vayres à Soi » organise sa première Balade Vélo Gourmande!

    – L’idée: 45% des trajets effectués
    en voiture en France
    font moins de 5 km ;

    🚴5 km: le vélo est le mode
    de déplacement le plus
    performant pour les
    trajets de moins de 5 km!

    🤩Le trajet du 5 juillet: Vayres (départ du 28 rue belles roses) jusqu’à Saint Bazile (GAEC de Laubanie) soit 4,4 km!

    🍞Pourquoi Balade Vélo Gourmande ?

    Nous soutenons, depuis une année maintenant, au GAEC ( Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) de Laubanie domicilié à Saint-Bazile.

    Nous avons mis en place, en ce sens, un dépôt de pain bio paysan chaque vendredi à Vayres depuis octobre 2022!

    Le beau noix/raisin

    Donc, voici le topo:

    Depuis le jardin au naturel de l’association jusqu’au village de St Bazile nous partirons ensemble pour rencontrer un jeune artisan boulanger qui nous régale et que nous soutenons depuis près d’une année. Guillaume nous fera découvrir son savoir-faire qui sera suivi d’une dégustation.
    L’itinéraire de cette jolie sortie vélo emprunte le sentier botanique de Vayres les roses, traverse le joli hameau du Poulier puis se niche en forêt.

    Le mercredi 5 juillet est donc l’occasion de découvrir, de déguster les pains paysans de Guillaume, de comprendre tout le processus de fabrication de son pain, en toute autonomie, à partir de ses semences anciennes…

    Le Vélo à Vayres ?

    Vayres à Soi souhaite aborder, depuis une année, les questions de mobilité en territoire rural, notamment marche à pied et vélo, à travers une petite série de circuits d’environ 5 à 10 km pour marcher, rouler en toute sécurité! !

    Mercredi 5 juillet Départ : 14h ( 28 rue belles roses) à Vayres en Haute-Vienne Tarif: 5 euros par personne pour soutenir l’agriculture paysanne et les initiatives locales de l’association Vayres à Soi

    🚵Trajet à vélo, tous types, toutes allures, à assistance ou pas, pour rouler comme vous êtes!

    RESERVATION OBLIGATOIRE au 06.13.85.10.32 ou par mail: vayresasoi@gmail.com

  • Vayres, la rivière au nom dérivant du Sanskrit…

    Vayres, la rivière au nom dérivant du Sanskrit…

    – Nous fêtons notre rivière, la Vayres, à l’occasion de notre participation à la Fête de la Nature le dimanche 28 mai prochain!

    Et au milieu coule la Vayres – Manifestation officielle 2023 par Vayres à Soi

    Pour nos recherches sur le patrimoine naturel de Vayres (village comme rivière), et après de nombreux emprunts de livres à la médiathèque Ouest Limousin d’Oradour-Sur-Vayres, nous sommes tombées sur l’ouvrage de Robert Morange, ancien maire de la commune, Ce pays d’où je viens…Oradour-Sur-Vayres aux éditions de La Veytizou. Vous découvrirez, dans cet article, des extraits issus de ce livre dont nous vous recommandons la lecture et la découverte!

    Limousin, Pays des frais ombrages et des eaux vives, où le printemps et l’automne s’y livrent à une merveilleuse débauche de couleurs, accrochant aux talus et aux flancs des coteaux, tantôt les blancs, les ors et les rouges les plus vifs, tantôt les pourpres, les mauves et les mordorés les plus chauds, Limousin, pays mélangé de contrastes et d’harmonie où, tant que fleuriront sur son tapis de verdure, les marguerites et les boutons d’or, les genêts et les jacinthes sauvages, la digitale et la bruyère, s’offrira au regard émerveillé du promeneur, le plus étonnant et le plus chatoyant des camaïeux.

    Voici, ce que nous pouvons lire concernant notre rivière commune, la Vayres!

    VAYRES ?

    « VAYRES ( Varuna-Var-Vara-Varius-Verray-Vaire-Vayres)

    D’où provient le nom « Vayres« , second nom de la commune ? Tous les manuscrits consultés pour tenter de connaitre les origines du nom de la Vayres, rivière qui prend sa source au lieu-dit Chandeau, à la sortie Sud-Ouest du bourg, nous indiquent qu’il s’agit d’un mot dérivant d’une langue Indo-Européenne formée à partir d’une base orientale indienne, le Sanskrit et ses nombreuses variantes, et des diverses langues européennes, dont le Celte n’est pas la moindre, en provenance de l’Europe Centrale principalement. »

    La Vayres au Moulin des Monts (Vayres), le 16 mars 2023

    Le sanskrit (ou sanscrit), mère des langues ?

    Le Sanskrit est une langue de l’Inde, parmi les plus anciennes langues indo-européennes connues (plus ancienne même que le latin et le grec.

    Peu de langues ont eu une destinée aussi exceptionnelle que le sanskrit. Il fait exception d’abord par sa longévité. Le chinois seul peut rivaliser avec lui dans la durée; il n’a pas pour l’époque ancienne de monuments littéraires aussi importants que les Veda, mais de nos jours sa vitalité est sans comparaison plus grande.

    Le sanskrit fait encore exception par la stabilité de sa forme au cours de l’histoire. Il se différencie de ce point de vue du chinois qui a considérablement évolué au cours des âges. Enfin, et c’est peut-être son caractère le plus original, il a été sacralisé à un degré plus élevé que toute autre langue. Toute description du sanskrit se doit de mettre en évidence et de tenter d’expliquer ces trois caractères: longévité, stabilité, sacralité. Ce ne sont pas des traits naturels du langage. Ce sont des effets de l’action des utilisateurs de la langue. Source Le Sanskrit, Pierre-Sylvain Filliozat, Que sais-je? PUF, 2019

    Les Celtes

    « La civilisation Celtique, ne l’oublions pas, a dominé L’Europe et l’Asie du Sud-Ouest durant presque trois millénaires avant J.C, établissant, ici, et là, des colonies de peuplement; qui, elles-mêmes ont formé les premières tribus Celto-Gauloises des Arvennes, des Eduens, des Lemovices et autres Parisii, au total une bonne soixantaine de tribus, en conflit,, presque permanent, avant l’invasion romaine vers le 2ème siècle avant J.C, qui a mis bon ordre à ce tumulte gaulois incessant. »

    Les Arvernes dont le nom signifie « ceux qui vivent près des aulnes », furent un des peuples les plus puissants de la Gaule aux IIIème et IIème siècles avant J.-C.

    Leur influence dépassait largement les frontières géographiques de l’Auvergne actuelle et nombre de peuples voisins étaient clients des Arvernes : les Cadurques, les Gabales, les Vellaves, les Heleuteri, les Ségusiaves, les Ruthènes et les Helvii. Tous ces peuples ainsi que leurs voisins et alliés, les Lémovices, Pétrocores, Bituriges et peut-être les Carnutes, constituaient la Confédération Arverne. Source

    Les Éduens ou Héduens (en latin : Haedui) étaient un peuple de la Gaule celtique. Les Éduens étaient établis dans les actuels départements français de la Nièvre et de Saône-et-Loire ainsi qu’au sud de celui de la Côte-d’Or (correspondant approximativement à l’arrondissement de Beaune) et à l’est de celui de l’Allier.

    Parisii– Les Parisii formaient un peuple gaulois installé dans l’actuelle région parisienne, qui a donné son nom à la ville de Paris.

    Lemovices – Les Lémovices ou Lemoviques (en latin, Lemovices) sont un peuple gaulois provenant d’Europe centrale puis ayant migré dans l’ancienne région française du Limousin auquel ils ont donné leur nom ainsi qu’à la ville de Limoges.

    « De l’Inde du Nord nous est arrivé, à partir, de la fin du 3ème millénaire avant J.C l’un des tout premiers livres religieux de l’Inde, le VEDA. »

    Le Veda (devanāgarī : वेद – sanskrit : « vision » ou « connaissance ») est un ensemble de textes qui, selon la tradition, ont été révélés (par l’audition, Shruti) aux sages indiens nommés Rishi.

    Le védisme ou religion du Véda représente l’aspect le plus ancien sous lequel nous sont attestées les formes religieuses dans l’Inde. Les textes védiques, qui sont les premiers monuments littéraires de l’Inde (et parmi les plus anciens de l’humanité), livrent en même temps le témoignage le plus archaïque de la religion qu’on appelle tantôt le brahmanisme, tantôt l’hindouisme.

    S’il fallait délimiter les deux mots, le mot brahmanisme devrait désigner la religion des époques anciennes et se confondre par suite, en partie ou en totalité, avec le védisme ; le terme d’hindouisme viserait plutôt l’évolution religieuse dans son ensemble soit à partir du Véda, soit après la période védique. Source Chapitre Premier. La religion védique par Louis Renou Source CAIRN

    Les quatre livres de VEDA

    […]  » Ces Livres de Véda » se composent de quatre grands écrits et sont des livres de poèmes lyriques à base religieuse, liturgique et incantatoire où sont évoqués les actes des dieux du panthéon védique, tels Varuna, Indra et Mitra. Ces textes qui comptent parmi les tout premiers transmis d’abord par la mémoire orale des hommes, puis révélés par l’écriture Sanskrite aux sages de l’Inde du Nord à partir du XVI ème siècle avant J.C., ont été à l’origine de la religion Brahmane Véridique de ce temps. Ils nous content la domination qu’exerçaient alors sur les peuples qui vivaient dans ces immenses territoires d’Asie Orientale, les dieux du Véda qui se nommaient: Varuna, Indra et Mitra. »

    « Varuna: la plus importante et la plus vénérée des divinités védiques, roi des dieux et dieu du ciel, du cosmos et de la nuit, grand maître des eaux primordiales et terrible juge des actes des hommes. Il était le plus craint et terrifiait les hommes. « 

    L’une des divinités les plus importantes du panthéon védique. Parmi elles, Varuṇa occupe même une place prépondérante : avec son coadjuteur Mitra, il a la charge de veiller au bon ordre des choses dans l’univers ; on dit qu’il est le « gardien du rita » (norme cosmique). À ce titre, il observe les actions des hommes, aidé en cela par des « espions » qui forment sa suite, et il punit les pécheurs, les frappant notamment de maladies. Il dispose d’une puissance magique, la māyā, grâce à laquelle il peut intervenir dans le monde, par exemple en suscitant la panique dans une armée ou en rendant fous ceux qui enfreignent ses ordonnances.

    « Indra: était alors roi des dieux secondaires. Il fut opposé à Varuna en combat singulier et sa victoire fit de lui le dieu des divinités du ciel et le triomphateur des démons. Il devint le dieu bienfaiteur protecteur des hommes auxquels il apporte l victoire dans les combats.  »

    Painting of Indra Bhagwan on his elephant mount, Airavata, c. 1820.

    Mitra: est le dieu ami des hommes, dieu du soleil et frère de Varuna dont il est la face bienfaitrice et protectrice. {…]

    Le nom de la rivière La VAYRES

    […] »Il est important de rappeler, pour mieux comprendre, quelles furent les conséquences du grand brassage linguistique qui s’est opéré dans ces contrées et à ces époques du premier millénaire avant J.C., que le langage pratiqué notamment par les Celtes, est surtout un langage oral, le langage écrit étant réservé aux savants et sages du temps, ainsi qu’aux prêtres de la religion dominante d’alors, issue du druidisme et du panthéon Gréco-Latin.

    Cette oralité du langage populaire a permis toutes ces dérives de vocabulaire et de sémantique, notamment, au cours de sa dispersion à travers la Gaule.

    Le langage Celtique Pré-Gaulois a bénéficié de l’apport de nombreux éléments provenant de l’Orient lointain, lesquels ont être intégrés à l’écriture qui s’est ensuite développée.

    Ainsi la langue Indo-Européenne de référence, qui n’a jamais été réellement parlée par aucun peuple représente une véritable synthèse d’où sont issues en grande partie les langues parlées et écrites aujourd’hui dans le monde, dans leur grande diversité. Cf le travail des linguistes Franz Bopp et d’Emile Benveniste.

    Franz Bopp (Né à Mayence, Franz Bopp étudie à Paris de 1812 à 1816 (le persan, l’arabe, l’hébreu, le sanskrit), puis à Londres de 1816 à 1820. Il est le fondateur de la méthode comparative en linguistique. Son ouvrage, Le Système de conjugaison du sanscrit comparé avec celui des langues grecque, latine, persane et germanique, etc. eut une importance considérable dans le développement et l’évolution de la philologie (Dans la pratique, la philologie tend à se ramener à l’interprétation textuelle des documents.)

    Emile Benveniste (Émile Benveniste fut l’un des plus grands linguistes contemporains. Ses contributions essentielles concernent les études indo-européennes, la linguistique synchronique et la linguistique théorique. Il fut élu au Collège de France en 1937 et il y enseigna jusqu’à ce que la maladie l’eût contraint à se retirer, en 1970).

    Des rapports, plus ou moins étroits, ont pu être mis en évidence entre le Sanskrit Védique de l’Inde du Nord et les diverses langues européennes et orientales.

    VARUNA – VAR- Vayres

    « […]Varuna a perdu, peu à peu, de son caractère effrayant au cours du temps et par son transport à travers les langages occidentaux et européens pour ne plus garder que sa racine apocopée « Var ».

    Préfixe servant à plusieurs mots à connotations hydronymique forte, Var a aussi représentée la vie et ses couleurs, elle a désigné l’eau, les ruisseaux, les rivières et certains lieux humides dans le langage qui nous a été transmis en Aquitaine et en Limousin.

    Var arrive au cours du 1er millénaire avant notre ère, comme une racine qui va introduire, après avoir une inévitable latinisation, les mots: Vara, Variae, Varia, Varius.

    …Et il a engendré Vair, Vaire et Vayres!

    /// Le fleuve le Var lui doit son nom et ses petits affluents la Vaire – La Vaïre est une rivière de France, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et un affluent droit du Coulomp, et donc sous-affluent du fleuve le Var.

    « Vayres en Gironde: selon Patrick Epron dans son ouvrage Origine des noms de lieux en Gironde et en Aquitaine, Vayres portait le nom primitif de Varatédo à l’époque Gallo-Romaine, issu de Vara, latinisation de la racine VAR.

    Var – variation, variable, Eau dont le cours est sinueux...

    Oradour- Oratorium (lieu où l’on prit), oratoire, ouradou, oradour)

    « Voici donc Oradour, la très chrétienne et Vayres, la païenne qui se donnent la main pour dénommer Oradour-Sur-Vayres

    Selon le Petit Larousse, le paganisme vient « Du latin paganus, paysan. Se dit surtout, par opposition à chrétien, des peuples polythéistes ou de ce qui se rapporte à ses peuples ou à leurs dieux. Paganisme, nom donné par les chrétiens des premiers siècles au polythéisme gréco-romain, auquel les habitants des campagnes restèrent longtemps fidèles.

    Nom donné ensuite par les chrétiens à l’état d’une population qui n’a pas été évangélisée. »

    Pierre Chuvin (Les derniers païens, Paris, Belles lettres, 1991) enrichit cette définition : les païens, les pagani, sont les « gens de l’endroit », qui ont une religion locale c’est-à-dire ethnique et enracinée, et les chrétiens, les alieni, les « gens d’ailleurs. Le néo-paganisme et la politique : une tentative de compréhension par Stéphane François Source

    —–

    Dans le livre de Robert Morange, nous apprenons une précision importante concernant la rivière, la Vayres, et sa source: celle-ci se trouve au lieu-dit Chandeau, elle a été engloutie dans un étang dont le trop plein constitue aujourd’hui, le véritable point d’émergence de la Vayres, qui coule en direction du Boucheron, puis du village de Vayres!

    Nous savions que la Vayres a 4 affluents ( Le Tourate, le Grava, la Prunelle et le Rat). Ce dernier parfois appelé Ras prend sa source près du village de Pouloueix, engloutie dans l’étang crée en 1997, seule l’une des sources, autrefois vénérée, est visible à gauche de l’étang.

    Terre limousine, gîtée dans l’ancestral écrin de l’arbre et de l’eau, Nous qui t’aimons et qui te célébrons, Qui ne sommes ni poètes ni écrivains…

    Couverture du livre dont sont issus tous ces extraits

  • CleanWalk au cimetière de Vayres!

    CleanWalk au cimetière de Vayres!

    Le lundi 5 juin c’est la Journée Mondiale de l’Environnement!

    L’association écologiste Vayres à Soi mène ses actions environnementales à l’échelle locale au cœur du village de Vayres Les Roses, nous vous proposons donc de participer, collectivement, au nettoyage de l’ancien cimetière de Vayres le dimanche 4 juin à partir de 09H30!

    !

    Joubarbe des toits en la majeur sur les tombes du cimetière de Vayres

    /

    Cette CleanWalk fait partie d’une des actions de sensibilisation au tri, à la lutte contre la pollution plastique, à la valorisation et au respect de la nature proposées par l’association et s’inscrit dans un chantier de valorisation de l’ancien cimetière de Vayres, impulsé par l’association depuis plus d’une année.

    Lien Cleanwalk.org manifestation : Ramassage solidaire et citoyen du cimetière de Vayres

    En effet, suite à nos nombreuses visites sur le site de l’ancien cimetière, pour mener à bien notre travail de valorisation et de mémoire, nous avons constaté voire déploré un certain nombre de déchets plastiques, verres, céramiques et marbres.

    Nous lançons ce ramassage solidaire, cette CleanWalk sur le site de l’ancien cimetière de la commune, pour lutter contre la pollution plastique, à même de s’envoler et de se disperser, mener une action de sensibilisation en faveur du tri sélectif, initier à la différence des déchets avec la reconnaissance des déchets inertes (plaque de marbre, céramique) et au danger du verre présent dans les allées, interstices et derrière les tombes.

    Une des allées du cimetière propice aux déchets inertes et verre.

    Depuis le 13 mai, nous avons crée de nouvelles affiches de tri et les avons installé sur les bacs prévus pour les déchets verts et plastiques, sachez que nous avons également installé un collecteur pour plantes fanées, défleuries tout proche de l’entrée principale!

    Sans oublier, le fleurissement en pots de plantes, déposé au fil des jours, dans le cadre de notre 2ème participation au Printemps des Cimetières le dimanche 14 mai 2023!

    Nous comptons sur votre solidarité, votre attachement au village pour nous rejoindre dans nos actions participatives à Vayres!

    + d’infos: 06 13 85 10 32

  • Des Funérailles de Porcelaine, notes de lecture

    Des Funérailles de Porcelaine,  notes de lecture

    Nous avons déjà cité, ici, à l’occasion de notre 1ère participation au « Printemps des Cimetières » à Vayres, en 2022, l’ouvrage de Jacqueline Lapouge auteure originaire de Cussac, « Hier, au Pays des Feuillardiers… Granit et porcelaines… Dernier volet de la série « Hier, au pays des Feuillardiers ».

    Dans son ouvrage, il est question des cimetières locaux, lieux d’art au patrimoine funéraire d’exception, où tailleurs de pierre, ferronniers, porcelainiers, maîtres de forges… Ont laissé de nombreux témoignages de leur savoir-faire…

    Nous avions accueilli cet auteure, véritable passeuses d’histoire locale, lors des Journées Européennes du Patrimoine, consacrée au Matrimoine au Lavoir de Vayres Les Roses le 17 septembre 2022. Voici l’article: 1ère journée du Matrimoine à Vayres

    .


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    Pour cet article, nous allons partir des notes de lecture de Des Funérailles de Porcelaine de Jean-Marc Ferrer et Philippe Grandcoing , nourrir et préciser ces notes puis poursuivre la réflexion.

    la sociologie de la mort, c’est l’autopsie du vivant

    -Pedro Meca

    Des Funérailles de Porcelaine

    Pour cette nouvelle édition du Printemps des Cimetières, nous avons lu et feuilleté de nombreux ouvrages, un est à retenir. Il s’agit de « Des Funérailles de Porcelaine » de Jean-Marc Ferrer et Philippe Grandcoing .

    L’art funéraires des plaques en porcelaine est un art profondément original, il atteste de l’attachement très importants de la région de Limoges à la porcelaine.

    Il est aussi l’antithèse des fabricants célèbres de la porcelaine de Limoges, car cet art funéraire se pratiquait dans des ateliers de décoration aux dimensions modestes. Cet art peut se lire comme une tentative de résistance à la banalisation d’un art devenu industriel.

    Livre Édition Culture Et Patrimoine En Limousin, 2000. 

    Des Funérailles de Porcelaine, est un livre, mine d’or, empli d’anecdotes, d’explications, de contextualisations et de photographies superbes nécessaires à la compréhension du patrimoine funéraire local.

    Cette tâche de valorisation du patrimoine funéraire présent en Haute-Vienne, apparait fondamentale tant ce patrimoine est fragile.

    Ce Petit chef d’œuvre de lecture historique, fort bien écrit et richement illustré, a été emprunté à la médiathèque d’Oradour-Sur-Vayres en ce qui nous concerne.

    C’est une lecture que nous vous recommandons, à découvrir tel un « conservatoire » à page ouverte, à lire comme un précis d’histoire sociale, religieuse et de politique locale.

    Les cimetières de Limoges, Saint-Junien et Bellac sont très souvent cités, toutefois, au regard de cette exploration historique locale, il nous a semblé important de considérer l’aire directe d’influence de la ville de Limoges, à savoir 60 km autour d’elle:

    Vayres en fait donc partie!

    L’imagerie sur les plaques funéraires en porcelaine est révélatrice du rapport à la mort et à l’au-delà, des mutations de la société limousine, de l’évolution technique et artistique de l’industrie porcelainière limougeaude.

    Philippe Grandcoing est un historien à qui l’on doit de nombreux romans et une enquête passionnante, L‘Affaire Barataud (Limoges 1929, une des plus célèbres affaires criminelles de l’entre deux-guerres)sorti en 2022- Geste éditions. France 3 Régions Limoges un nouveau livre sur l’affaire Barataud

    -Avant toute chose, veuillez retenir que l’existence des plaques funéraires en porcelaine (introduite dès 1820, généralisée vers 1840 au cimetière de Louyat (Limoges) voient leur existence évoquées la première en 1925 grâce à un célèbre émailleur, Léon Jouhaud.

    -« En ce début du XXe siècle, l’étoile de l’émail de Limoges est en train de pâlir. Muni d’un livre ancien, Léon Jouhaud s’immerge dans l’univers des arts du feu. Il n’y connaît rien. Durant des mois, il triture la matière, tente de comprendre ses rébellions et ses nombreuses mutations. Chimiste éclairé, il découvre le sens des couleurs et des volumes. Il s’éteint en 1950, laissant derrière lui près de 900 pièces, mais aussi des huiles et des pastels. En 2003, Pascale Nourrisson a publié aux éditions Souny Léon Jouhaud, le magicien de l’émail. Ce très bel ouvrage met à l’honneur l’artiste et surtout donne la parole à sa fille Suzanne Salon. » Source


    La question du cimetière a une portée éminemment symbolique

    Dans l’ordre d’apparition du livre, Des Funérailles de Porcelaine, voici ce que nous avons retenu (nous avons ajouté des précisions historiques et préciser les évolutions des lois )

    Appelé aussi Champ du repos, à la fois source de distinction et élément clé de la stratification sociale, il fait apparaître un cadre légal, fait évoluer le droit et la loi, souligne l’évolution de notre rapport sociétal et culturel à la mort, à la place du vivant, aux espaces publics et intimes…

    Le poids des hiérarchies traditionnelles, l’importance des anciens métiers est palpable dans un cimetière.

    L’art funéraire traduit les dualités et les tensions du monde du travail mais relate aussi l’histoire de l’industrie de la porcelaine.

    La mémoire de la porcelaine est une grande source de l’histoire de l’imaginaire social.

    L’art funéraire est un témoignage des vestiges d’une époque en proie à une très grande fragilité. Malgré son hétérogénéité, il est, aujourd’hui, en grand danger.

    La plaque funéraire est la traduction des sentiments, des émotions, des représentations de l’au-delà.

    Tout d’abord ronde, puis contrée, la plaque de porcelaine évolue; elle a pour vocation d’interpeller.

    Cet ensemble céramique est unique au monde, il est un hommage aux ouvriers porcelainiers, aux artistes anonymes et aux acteurs de la porcelaine restés dans l’ombre.

    Il faut savoir que la céramique se banalise vers 1860-70.

    Fruit de l’aristocratie ouvrière, le message des plaques est aussi politique au sens anticlérical du terme.

    Une tombe c’est une identité pour l’éternité.

    Le vrai tombeau des morts n’est-ce pas le cœur des vivants?

    Quelques dates et petits détours historiques

    1768 – Découverte de gisements de l’or blanc du Limousin, le Kaolin, à St Yrieix-la-Perche

    Au XVIII, les cimetières sont situés intra-muros et extra-muros. En 1776, l’inhumation est interdite dans toutes les églises du Royaume.

    1780, fermeture du cimetière des Innocents

    Le cimetière des Innocents, ou cimetière des Saints-Innocents est un ancien cimetière situé dans le quartier des Halles de Paris, à l’emplacement de l’actuelle place Joachim-du-Bellay au centre de laquelle se tient la fontaine des Innocents.

    En raison de l’insalubrité des lieux et d’un usage continu pendant au moins 15 siècles, le cimetière des innocents fut fermé dans les années 1780 après que les murs de la cave de maisons voisines, rue de la Lingerie ne s’écroulent sous le poids des ossements. A l’origine élaboré en dehors de la ville, le long d’une voie romaine (qui deviendra la rue Saint Denis), le cimetière des champeaux qui deviendra le cimetière des innocents devient vite le lieu d’inhumation des faubourgs de la rive droite à l’époque gallo-romaine.

    Une chapelle dédiée aux Saints Innocents existait déjà avant les invasions barbares du IXe siècle. Situé à proximité des Halles où les foires attiraient les marchés, le lieu devient vite également un repère pour les brigands. Aussi, Philippe Auguste souhaita que le cimetière des innocents fût entouré d’une enceinte et fermé la nuit.

    Ce qui lui offrit une place dans la ville.

    Ce lieu était devenu mythique et des croyances sur sa terre s’étaient développées au cours des siècles. Jusqu’à une trentaine de paroisses parisiennes utilisèrent en partie le cimetière des innocents.

    Comme de nombreux cimetières médiévaux, qui étaient de rares espaces ouverts au centre de la ville, il était très animé le jour au même titre que les places. En raison des halles toutes proches, il était envahi de marchands. Les bancs et étalages y étaient très présents. Au XIIe siècle, au cimetière des innocents, on y avait laissé le marché aux chevaux. Le mur de Philippe Auguste de 1186 l’entourant, le protégea un peu sans remettre toutefois en cause le marché à l’herbe et au foin.

    Tous les cimetières français étaient de confession religieuse (catholique, protestant, juif) avant la révolution française de 1789.

    L’organisation des obsèques, la cérémonie, l’inhumation, la sépulture étaient les domaines réservés de la religion.

    Les préoccupations de salubrité publique amènent en effet la dépossession progressive des cimetières par les autorités religieuses.

    Dès 1804, un cadre juridique impose le caractère communal du cimetière. Ce monopole instaure alors le principe d’égalité face à la mort, laissant néanmoins aux croyants la possibilité d’une inhumation selon les rites funéraires religieux de leur choix.

    12 juin 1804

    Décret qui ordonne la fermeture des cimetières trop proches des habitations, ils seront éloignés de la ville.

    Hygiénisme -Principe selon lequel les pratiques politiques, sociales, architecturales et urbanistiques doivent suivre les règles de préservation de l’hygiène et de la prévention en santé publique, selon les prescriptions médicales et éventuellement diététiques.

    Cimetière Jardin

    « Formant des paysages romantiques, les cimetières ne sont pas alors « conçus pour être sains mais pour être beau ». (M. Lassère).

    Les municipalités se son attachées à ne faire des lieux agréables à l’œil, susceptibles d’intéresser les touristes.

    Leurs modèles, celui des parcs et jardins élaborés par les anglais au XVIII siècle, avec essences variées, allées sinueuses, recherche du pittoresque et refus de la géométrie et de la monotonie.

    1804 Père Lachaise (44 hectares) fait figure de référence. Dès son ouverture en 1804, le « cimetière de l’Est », tel qu’il se dénommait à l’origine, a été une destination de promenades des Parisiens, curieux de découvrir leur nouveau « champ de repos ». Les premiers guides qui lui sont consacrés, à partir de 1808, révèlent un véritable intérêt des Parisiens pour ce nouveau cimetière, alors hors les murs, à la fois lieu de recueillement et de balades bucoliques.

    1804 – Création de l’Ecole de dessin à Limoges par la Société d’Agriculture et des Arts

    1806 – Bénédiction du cimetière de Louyat à Limoges, traité à l’instar de celui du Père Lachaise – Ce cimetière est l’un des plus grands de France (34 hectares)-

    Jardin paysager: plantation d’arbustes et de vivaces, rosiers, églantiers, buis, autour de la tombe se constitue un espace fleuri.

    Avec l’hygiénisme, c’est l’apogée de la tombe individuelle, ce qui implique la présence d’épitaphe.

    Au cimetière de Limoges devaient être plantés des buis, rosiers, arbustes, acacias, pins, tilleuls, chênes, bouleaux, cerisiers…

    La végétalisation sur les stèles et dans les cimetières présentent la mort comme un long sommeil.

    Référence explicite au romantisme ( mouvement culturel apparu à la fin du XVIII siècle en Allemagne et en Angleterre et se diffusant à tout l’Occident au cours du XIX siècle, jusqu’aux années 1850. )

    La Serpentine est présente car sa teinte convient à la construction funéraire mais ce n’est pas une pierre mais une famille minérale faisant partie du groupe des silicates et du sous-groupe des phyllosilicates.

    Cette famille se compose de plus de 20 membres dont les principaux sont l’antigorite, le chrysotile et la lizardite.

    Les roches composées en grande partie de minéraux de serpentine sont appelées serpentinites. Ce nom résulte de leur couleur généralement verte et de leur aspect écailleux, voire soyeux, qui rappelle la peau des serpents).

    A Vayres, la carrière de Merlis, – serpentinite : usage funéraire : construction et croix.

    Architecture des tombes : les tombes dressées sont inspirées des tombeaux de l’antiquité romaine).

    Tombe ancien cimetière de Vayres, mai 2023

    Vers 1820, la plaque de Porcelaine fait son apparition au cimetière de Louyat (Limoges).

    1840 – Diffusion de la plaque funéraire de porcelaine grâce aux ouvriers porcelainiers à l’ensemble des couches sociales.

    Les plaques, leur couleur, leur éclat, beaucoup d’entre elles sont volées. Certaines sont de véritables chef-d’œuvre de porcelaine, ce qui engendre un modèle de cimetière unique en son genre . Le porcelaine est tout simplement en lieu et place de la sculpture!

    Porcelaine dure : Kaolin, Feldspath, Quartz.

    On peut noter au dos des stèles, des symboles de Franc-maçonnerie.

    L’état manifeste d’abandon de certaines tombes au cimetière de Louyat interpelle, les murs s’écroulent, les allées sont impraticables, sont à déplorer des déjections d’animaux (cochons).

    La place aux émotions et au registre affectif :

    Le Saule pleureur présent sur les plaques apporte l’idée de déploration ( fait de manifester des sentiments de douleur, de compassion, de simples regrets ou lamentations)

    Longtemps, le saule pleureur a été un arbre riche en symboles. Originaire de Chine, le saule pleureur fût importé en Europe vers la fin du 17ème siècle. Sa nature ornementale en fait un arbre très propice à la réflexion et on retrouve souvent le saule pleureur au bord d’un lac. Ses longues branches tombantes lui valent l’appellation de “pleureur” et on comprend bien pourquoi : l’arbre donne vraiment l’impression de déverser des larmes.

    A noter, dans la tradition chinoise, le saule pleureur est un symbole d’immortalité, sans doute parce qu’un rameau de Saule planté en terre renaît à la vie Aussi, il représente la communication avec le ciel. Par ailleurs, pour les tibétains, il est l’arbre de vie.

    Plaque, ancien cimetière de Vayres, mai 2023

    L’importance du noir, couleur du deuil qui s’illustre par un mince filet (1860) et large bordure vers 1890.

    La Porcelaine c’est la « fille du granit », porcelaine dure (Kaolin, Feldspath, Quartz).

    Offrande de fleurs :

    Comme dans un vaste jardin, on plante des vivaces pour leur pérennité, pour ne pas rappeler la douleur du trépas (type fleurs coupées qui vont vite dépérir)

    Les plaques de porcelaine sont la représentations mentales et esthétiques de la mort.

    Au début, seuls les notables peuvent se permettre d’y avoir recours.

    Dans le Limousin, le culte des ancêtres est important !

    La plaque en porcelaine n’est pas chère (elle correspond en franc à une journée de travail) ce qui permettra a une plus grande partie de la population n d’y avoir accès.

    Mais elle est fragile, alors les plus riches vont lui préférer la pierre ou le marbre.

    1850

    On assiste à une montée de l’anticléricalisme, en réaction, la mort devient très chrétienne. L’on peut dire que le politique est quasiment absent des cimetières toutefois la lutte, affrontement symbolique entre catholiques et anticléricaux est très vive.

    On assite à la promotion de l’individu notamment des femmes.

    Les pratiques culturelles des limousins tiennent en leur attachement aux saint locaux.

    1850 – Début de la Chrysanthème (Toulouse)

    On voit apparaître, au Second Empire (1852/1870), un nouveau type de tombes avec l’avènement des chapelles et des caveaux.

    Petit rappel second Empire –

    Second Empire (empire autoritaire à empire libéral/ d’Austerlitz à Sedan).

    Louis-Napoléon Bonaparte organise un coup d’État dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851. Une nouvelle Constitution prend effet le 14 janvier 1852.

    • Louis-Napoléon Bonaparte est d’abord président de la République puis, la dignité impériale et héréditaire étant rétablie en novembre 1852, il devient l’empereur Napoléon III.
    • Le Second Empire s’achève peu après la défaite de Sedan contre la Prusse le 2 septembre 1870.

    —–Dans les allées des cimetières, on isole riches et pauvre, on crée des ségrégations sociales.

    Dans le livre Nos funérailles de Porcelaine, est citée la Croix Hosannière;

    Croix Hosannières (présentes dans les villages).

    A l’instar des calvaires, des croix de missions et des lanternes des morts, une croix est dite hosannière, car depuis le Moyen Age, on y venait en procession le dimanche des Rameaux pour chanter « l’hosanna », qui est un cri de joie glorifiant Dieu.

    Le terme « hosanna » est d’origine hébraïque. Il commémorait, au 1er siècle, l’entrée de Jésus à Jérusalem, le jour des Rameaux, accueilli par la population avec des branches de palmiers en disant «  hosanna », qui est une exclamation de joie et de bienvenue.

    Les croix hosannières sont des monuments funéraires, construits dans les cimetières, à partir du X ème siècle dans l’ouest de la France principalement en Vendée et en Poitou- Charente.

    Elles sont constituées d’un soubassement circulaire en gradins sur lequel repose une colonne surmontée d’une croix Elles dominaient, à l’origine, généralement une  fosse commune ou un ossuaire.

    NB/ A Vayres, l’ancien cimetière ne dispose pas d’ossuaire.

    // A voir en Haute -Vienne : Montrol-Sénard – environ 35 km de Vayres.

    A ne pas confondre avec la lanterne des morts ( une de forme carrée est située à une vingtaine de km de Vayres au cimetière de Saint -Victurnien) pas de croix et cet édifice maçonné, de forme variable, souvent élancé, en forme de tour, est généralement creux et surmonté d’un pavillon ajouré (au moins trois ouvertures), dans lequel au crépuscule on hissait, souvent avec un système de poulies, une lampe allumée supposée servir de guide aux défunts

    La maîtrise locale de la technique de la peinture su porcelaine permet à la région de Limoges d’avoir un demi siècle d’avance.

    Avec les couronnes de fleurs en céramique, le fleurissement se substitue à la plantation.

    1867

    – Nouveau règlement

    On privilégie l’horizontalité des tombes

    La pierre l’emporte sur la terre ! C’est l’avènement du cimetière minéral

    La ville de Limoges est obligée de légiférer, incluant dans le nouveau règlement un article stipulant que « toute plantation d’arbres […] est interdite dans les concessions perpétuelles ou temporaires. les arbustes ne seront tolérés, qu’à la condition d’être élagués ou même arrachés, si le développement de leur branches ou de leurs racines devenaient nuisible.  »

    Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’apparence des cimetières, il devienne forêt de dalles et de stèles.

    Au XIX siècle, le rapport à la mort est relativement serein, 1860/1880, l’on comprend que la mort est un terme définitif de l’existence.

    Le rapport à la mort est teinté à la fois d’archaïsme et de modernité.

    La Troisième République, ou III République

    Régime républicain en vigueur en France de septembre 1870 à juillet 1940, soit pendant presque 70 ans, le premier à s’imposer en France dans la durée depuis 1789. 

    1881

    Conformément à la loi du 14 novembre 1881, ces « espaces regroupant les défunts de même confession » ne doivent cependant pas être isolés des autres parties du cimetière par une séparation matérielle. Donc les principes d’ « égalité » face à la mort et de laïcité doivent demeurer tout en garantissant aux croyants la possibilité d’être inhumés selon leurs rites, quelle que soit sa religion et sans contraintes.

    Après l’écrasement de la Commune de Paris, la combativité républicaine reprend plus que jamais en faveur d’une laïcisation des institutions.

    La naissance de la IIIe République relance le combat en faveur d’une laïcisation des institutions. Le programme de Belleville,  prononcé par Gambetta alors qu’il est candidat aux élections législatives, en avait fait, dès 1869, l’un des axes majeurs du discours radical républicain.

    Laïcité scolaire (Jules Ferry), statut personnel, et séparation!

    L’aveuglement contre-révolutionnaire de la hiérarchie catholique et la position clairement antirépublicaine d’un certain nombre de congrégations religieuses devaient rendre la séparation inéluctable. L’attitude adoptée par les assomptionnistes au cours de l’« Affaire Dreyfus », aux côtés des forces antisémites et hostiles à la République, plus largement l’attitude de combat que l’Église adoptait à l’égard des mesures de laïcisation de l’enseignement, imposaient que soit mis en place un encadrement juridique des congrégations religieuses, ce que fit la loi du 1er juillet 1901 sur la liberté d’association.

    1905

    Les polémiques suscitées par l’application du texte jointes à d’autres sujets de discorde, devaient aboutir à la rupture des relations diplomatiques entre le Vatican et la France et au constat, corrélatif, de la caducité du Concordat. La voie était ouverte pour une véritable séparation entre les Églises et l’État, ce que réalisera la loi du 9 décembre 1905.

    Il est significatif que même la loi de 1905 Article 28 de la Loi du 9 décembre 1905] pourtant si drastique, ait prévu la possibilité d’expression de la religion dans les cimetières.

    L’hécatombe de la Première Guerre Mondiale fait 40 000 victimes en Limousin, 4000 morts pour la seule ville de Limoges, le cimetière ne cesse de s’agrandir, il quitte la dénomination « Champ du repos » pour devenir « la ville des morts ».

    La Constitution de 1958 légitime la laïcité et la neutralité des cimetières : il est interdit d’ériger des symboles religieux dans les espaces publics, ce qu’avait déjà précisé l’article 28 de la loi 1905.

    S’il est interdit d’ériger des symboles religieux dans les espaces publics depuis la constitution de 1958, la présence de signes religieux sur la sépulture individuelle est néanmoins autorisée.

    La création ou l’agrandissement des cimetières confessionnels construits avant 1881 est en revanche strictement interdit.

    Cependant, une demande forte des communautés religieuses a entrainé la prise en compte d’un compromis entre respect des rites religieux et le principe invariable de la laïcité des cimetières.

    Les circulaires du 28 novembre 1975 et du 14 février 1991 ont ainsi permis aux maires de créer des emplacements spécifiques dans les cimetières.

    Puis pour permettre aux maires de gérer « l’existence d’espaces regroupant les défunts de même confession, en prenant soin de respecter le principe de neutralité des parties communes du cimetière ainsi que le principe de liberté de croyance individuelle ».

    19 Février 2008

    une circulaire du 19 février 2008 a rassemblé tous les éléments essentiels du droit concernant la police des funérailles et des cimetières.

    Allant plus loin, l’État, au travers de diverses circulaires, a prévu des exceptions très larges à ses principes fondamentaux, allant même jusqu’à prôner des « carrés confessionnels », avatars des cimetières confessionnels supprimés par les lois sur la laïcité.

    La plus emblématique est la circulaire du 19 février 2008 [Circulaire du 19 février 2008 ] qui traite notamment des « difficultés rencontrées à l’occasion du décès d’une personne dont la famille, ou un proche, souhaite qu’elle soit inhumée selon les règles ou les usages définis par sa religion, ceux-ci n’étant pas toujours compatibles avec les dispositions législatives et réglementaires ». Source

    « Les obsèques sont faites pour les vivants, pour des vivants qui souffrent. La priorité est de pouvoir les aider.

    Dans ces conditions, la conception que l’on peut avoir de la laïcité « classique », « à la française », celle qui est constitutive de notre ciment social en France, doit s’effacer devant une préoccupation d’humanisme.

    Il faut savoir alors accueillir les croyants dans leur diversité, leur permettre d’accomplir des rites qui ont du sens et qui vont les aider. Mais il faut aussi savoir accueillir les non-croyants en leur offrant des rites aussi performatifs et apaisants. « Laïcité et rites funéraires de François Michaud Nérard

  • Un cimetière, un jardin thérapeutique ?

    Un cimetière, un jardin thérapeutique ?

    Chromothérapie par les fleurs -Jardin thérapeutique (odeur, couleur, toucher)

    Vayres à Soi- Intervention pour le « Printemps des cimetières 2023« 


    Voici les sujets abordés lors de la manifestation du Printemps des cimetières à Vayres, nous reviendrons, plus en détails, sur l’histoire de la végétalisation des cimetières dans un prochain article.

    Le dimanche 14 mai 2023 à 14h – Temps d’échange sur le site de l’ancien cimetière de Vayres, en Haute-Vienne.

    La notion de Jardin thérapeutique est à associer, ici, à la chromothérapie par les fleurs, mais aussi à la question de l’olfaction et du toucher.

    Le cimetière est un lieu visité, rencontré ou découvert lorsque le deuil nous touche à titre intime et/ou collectif.

    Sa singularité tient en l’en présence conjointe du privé et du public, c’est un « espace vert soigné à vocation horticole », pour l’association écologiste « Vayres à Soi » le cimetière est un jardin émotionnel.

    Une tombe de l’ancien cimetière de Vayres, en mai 2023- Lierre et Rosier

    Lieu d’émotions et de mémoires, il est paysage où le minéral et le végétal se rencontrent. Sa végétalisation, son fleurissement produisent, sur nous, des effets. Depuis les couleurs des fleurs, la beauté de certains feuillages, les saisons apportent des éléments de réponse, propices à soulager, à créer du bien-être, à faire sens et pour prendre soin de soi.

    Le deuil

    —-La notion de deuil a été introduite en 1917 par Sigmund Freud.

    Expérience du deuil – 7 étapes ; stupéfaction- la sidération/choc, déni, colère, tristesse, souffrance, résignation, acceptation, reconstruction.

    Un deuil est « la mise en place d’un processus intrapsychique à la fois comportemental, cognitif et socioculturel face à la perte définitive d’une personne (décès), La personne endeuillée va ressentir tout un tas d’émotions comme de la peur, de la culpabilité, de la colère, de la tristesse, de l’injustice, de la frustration, du dégoût et par conséquent, aura des comportements en réaction à ses émotions vécues, pouvant souvent entraîner des troubles du comportement« .

    Le but de ce processus de deuil est de réussir à continuer à vivre et d’accepter cette perte définitive et irrémédiable

    Nous avons été fortement meurtris, 162 868 morts en France au 3 mai 2023 du Covid, nous sommes confrontés, de près ou de loin, de manière directe ou collatérale, par le décès par maladie comme le cancer: Environ 150.000 personnes, dont 84.100 hommes et 65.400 femmes, meurent du cancer par an en France.

    La mortalité par accidents de la vie courante représente près de 20 000 décès chaque année en France métropolitaine.

    1/4 des décès ont lieu avant 65 ans.

    Encore taboue, la mort est, pourtant, présente dans chacune de nos vies, de manière collective, générationnelle, nous sommes victimes directes ou indirectes.

    Les conflits, les attentats

    Les symptômes du trouble de stress post-traumatique sont connus depuis des millénaires, mais il aura fallu plus d’un siècle aux médecins pour le considérer comme une maladie nécessitant un traitement spécifique.

    Malgré la fin des combats, les champs de bataille n’avaient pas quitté les soldats, hantés par leurs souvenirs, les cauchemars et la dépression.

    Certains avaient des troubles de l’élocution, d’autres avaient perdu leur capacité à se concentrer. Apeurés et tourmentés, les soldats luttaient désormais contre les fantômes de la guerre.

    Quelle guerre ? Si le Vietnam, la guerre de Sécession ou même la Première Guerre mondiale vous venaient à l’esprit… vous auriez tout faux : les symptômes de ces soldats n’ont pas été couchés sur le papier mais gravés en cunéiforme sur des tablettes il y a plus de 3 000 ans, en Mésopotamie! Source

    Même si ce diagnostic prend racine dans le combat, la communauté médicale reconnaît aujourd’hui que le TSPT affecte de la même façon civils et militaires.

    Un état de stress post-traumatique (ESPT) est un trouble mental consécutif à un événement traumatique (attentat, guerres, agressions, etc..)

    Les attentats terroristes qui ont marqué la France sont des évènements traumatogènes dont les conséquences psychologiques sont variables et dépendent des modalités d’exposition, de notre histoire de vie et d’autres caractéristiques qui nous sont propres.

    L’impact psychologique des attentats est extrêmement étendu.

    Une enquête par web questionnaire, huit à onze mois, après les attentats du 13 novembre 2015 et incluant 575 personnes a mis en évidence que

    • 54 % des menacés directs, 27 % des témoins sur place et 21 % des témoins à proximité avaient un ESPT ;
    • 54 % des endeuillés souffraient d’un ESPT et 66% souffraient d’un deuil compliqué.

    Un deuil compliqué est un deuil qui est plus long tout en s’accompagnant aussi d’une souffrance très forte, voire une dépression chronique. Les individus vivant ce type de deuil ont souvent beaucoup de difficultés à accepter la disparition de leur proche et peuvent être dans un déni profond.

    Le programme de recherche “13 novembre” se poursuit avec un suivi des personnes interrogées jusqu’en 2026.

    13-Novembre est un programme de recherche transdisciplinaire dont le CERLIS est partenaire qui se déroulera sur 12 ans. Son objectif est d’étudier la construction et l’évolution de la mémoire après les attentats du 13 novembre 2015, et en particulier l’articulation entre mémoire individuelle et mémoire collective.

    Aussi, l’étude REMEMBER est en cours pour mesurer les capacités de contrôle de la mémoire (grâce à l’imagerie cérébrale) et des émotions des personnes les plus exposées mais aussi, celles n’ayant pas vécu directement les évènements. Trois autres projets sont actuellement en cours : l’un concernant la réception des attentats dans le monde scolaire, un autre concernant la “fabrique des mémoires” et enfin, le dernier, ayant pour objet l’analyse du traitement médiatique des attentats sur les réseaux sociaux.

    Le cimetière, au fil du temps

    Le cimetière est à observer à l’aune de l’urbanisation grandissante, de l’artificialisation des sols, à même de créer, lui aussi, des îlots de chaleur. Il est un espace public, sujet à de multiples évolutions spatiales, paysagères, non sans conséquence sur notre rapport sociétal et culturel au deuil et aux défunts.

    Quelques dates permettent de comprendre les modifications très importantes survenues dans la végétalisation des cimetières avec différents phases, cimetière-jardin, déplacement hors ville.

    Le type de pierre et la place occupée par la minéralité engendrera la mise en place de territoires sociaux au cœur des cimetières, une production standardisée des éléments funéraires et une uniformisation des tombes.

    La tombe aux Bergénias de Berthe Verger, décédée en 1910, à l’âge de 9 ans à l’épitaphe citant l’Ancien Testament, cimetière de Vayres, mai 2023

    Berthe Verger, enlevée à l’affection de ses parents pour l’Eternité. Elle n’a fait que sourire à la Terre et Dieu lui faisant grâce des tristesses de l’Exil l’a rappelé à lui le 10 novembre 1910 à l’âge de 9 ans heureux ceux que vous choisissez ainsi. Ô, mon Dieu, ils habiteront à jamais dans nos Saints Tabernacles

    Appelé aussi Champ du repos, à la fois source de distinction et élément clé de la stratification sociale, le cimetière fait apparaître un cadre légal, fait évoluer le droit et la loi, souligne l’évolution de notre rapport sociétal et culturel à la mort, à la place du vivant, aux espaces publics et intimes…

    Pour des raisons hygiénistes, le cimetière est éloigné du cœur des villes. Avec la hiérarchie des territoires, la notion de centralité est primordiale, c’est la place première. Est-ce que la mise à distance vient modifier notre rapport à cet espace? Décentrer est-ce déconnecter ?

    Aujourd’hui, avec sa localisation « hors la ville », quelles conditions sont créées pour l’appropriation de cet espace et quel l’impact éventuel ceci peut-il avoir sur le processus de deuil ?

    ——-

    1780 marque la fermeture du cimetière des Innocents ( Paris)

    En raison de l’insalubrité des lieux et d’un usage continu pendant au moins 15 siècles, le cimetière des innocents fut fermé dans les années 1780 après que les murs de la cave de maisons voisines, rue de la Lingerie, ne s’écroulent sous le poids des ossements.

    A l’origine, élaboré en dehors de la ville, le long d’une voie romaine (qui deviendra la rue Saint Denis), le cimetière des champeaux qui deviendra le cimetière des innocents devient vite le lieu d’inhumation des faubourgs de la rive droite à l’époque gallo-romaine.

    En éloignant l’espace pour des questions de santé et d’environnement, on relègue les défunts et leur territoire.

    12 juin 1804

    Décret qui ordonne la fermeture des cimetières trop proches des habitations, ils seront éloignés de la ville.

    Hygiénisme -Principe selon lequel les pratiques politiques, sociales, architecturales et urbanistiques doivent suivre les règles de préservation de l’hygiène et de la prévention en santé publique, selon les prescriptions médicales et éventuellement diététiques.

    1804Père Lachaise (44 hectares) – Dès son ouverture en 1804, le « cimetière de l’Est », tel qu’il se dénommait à l’origine, a été une destination de promenades des Parisiens, curieux de découvrir leur nouveau « champ de repos ». Les premiers guides qui lui sont consacrés, à partir de 1808, révèlent un véritable intérêt des Parisiens pour ce nouveau cimetière, alors hors les murs, à la fois lieu de recueillement et de balades bucoliques.

    1806Bénédiction du cimetière de Louyat à Limoges – Ce cimetière est l’un des plus grands de France (34 hectares)-

    Avec l’hygiénisme, c’est l’apogée de la tombe individuelle, ce qui implique la présence d’épitaphe.

    Leonard Mousner, « bon époux et bon père, Agriculteur distingué, il emporte les regrets de tous ceux qui l’ont connu »

    La végétalisation sur les stèles et dans les cimetières présentent la mort comme un long sommeil.

    Référence explicite au romantisme ( mouvement culturel apparu à la fin du XVIII siècle en Allemagne et en Angleterre et se diffusant à tout l’Occident au cours du XIX siècle, jusqu’aux années 1850. )

    On voit apparaître, au Second Empire (1852-1870), un nouveau type de tombes avec l’avènement des chapelles et des caveaux.

    Un caveau très singulier, ancien cimetière de Vayres, mai 2023

    Dans les allées des cimetières, on isole riches et pauvres, on crée des ségrégations sociales.

    1867 – Nouveau règlement– On privilégie l’horizontalité des tombes

    La pierre l’emporte sur la terre ! C’est l’avènement du cimetière minéral.

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    Cimetière, lieu à émotions

    Le mot émotion vient de l’expression latine « ex movere », qui signifie littéralement faire sortir, mettre en mouvement.

    On rappelle, l’expérience du deuil, citée en amont et ses 7 étapes ; stupéfaction/sidération/choc, déni, colère, tristesse, souffrance, résignation, acceptation, reconstruction.

    La personne endeuillée sera traversée par ces émotions: la peur, la culpabilité, la colère, la tristesse, l’injustice, la frustration, le dégoût .

    Les émotions citées ci-dessus seront « antagonistes » et « de résignation », avec une nouvelle approche, en termes de modification d’espace paysager pour le cimetière, nous pouvons, entrapercevoir quelles autres émotions ce lieu pourraient éveiller en nous, comme du soulagement, par exemple.

    Dans une logique d’aménagement en faveur de la biodiversité, cet « espace vert soigné à vocation horticole » pourrait se transformer en jardin où le vivant serait présent et favorisé. Des fleurs, en toutes saisons, des arbustes, la nature (faune et flore), des formes et des couleurs pour adoucir, apporter d’autres énergies, alléger la minéralité austère et grise, si impropre au recueillement et à l’apaisement.

    Redonner une place à la vie, à une faune et flore naturelle, sauvage et non adventice contribue à des rencontres, sources de surprise et de bien-être.

    Nous avons, dans le jardin au naturel de l’association Vayres à Soi, mis en place une végétalisation mixant les indigènes, annuelles, vivaces, plantes ornementales, la majeure partie de ces espèces sont mellifères.

    Visite du Machaon au jardin de Vayres à Soi le 2 mai 2023

    Bienfaits du jardin & Vertus émotionnelles des fleurs

    Les bienfaits des fleurs, du jardin sont multiples: activité apaisante, stimule les fonctions cognitives… L’hortithérapie/garden therapy : les bienfaits du jardinage sont reconnus !

    C’est le nom officiel de la thérapie par le jardinage.

    Inventé au 18ème siècle par le psychiatre américain Benjamin Rush. Cette thérapie s’adresse aux patients atteints de maladies cérébrales comme l’autisme, Alzheimer ou encore pour les migraines, les addictions…

    De plus en plus on installe des jardins : dans les prisons, dans les maisons de retraite…

    Magnifique Pivoine rouge, Cimetière de Vayres

    Les fleurs simples ou semi-doubles de pivoines sont très souvent porteuses de pollen et donc un véritable atout pour les abeilles et autres pollinisateurs dans votre jardin.

    Les FLEURS et les émotions humaines

    Plusieurs études mettent en lumière le rôle essentiel que jouent les plantes, les arbres ou encore les fleurs qui nous entourent sur notre santé.

    Elles activent nos émotions – Chez l’Homme de Néandertal des traces de pollen de fleurs présentes dans les tombes ont apporté la preuve que des fleurs accompagnaient les défunts.

    II a vécu en Europe pendant quelque 300 000 ans et a disparu il y a environ 30 000 ans, définitivement remplacé par Homo sapiens, notre ancêtre direct.

    Aussi, des chercheurs pensent que les fleurs en raison de leur variété de formes, de couleurs et d’odeurs, auraient été perçues comme ayant une propriété de traduction des différentes émotions que ressent l’Homme comme la joie, la tristesse, l’amour et, pour cette raison, auraient été cultivées et utilisées pour traduire ces émotions ou accompagner des évènements émotionnels de notre existence.

    Les fleurs pourraient, peut-être, avoir été des composantes naturelles du concept de beauté.

    Le simple fait d’être exposé aux fleurs pourrait suffire à éveiller ces émotions et sensations, et expliquerait de tels effets comportementaux.

    Les seniors encore plus touchés par les vertus émotionnelles des fleurs

    Avec leurs couleurs incroyables et leurs senteurs envoûtantes, les fleurs nous séduisent tous. Selon l’étude de l’Université d’État du New Jersey de Rutgers dirigée par les chercheurs Jeannette Haviland-Jones et Terry McGuire, elles ont un impact immédiat sur notre bonheur et permettent de réduire l’anxiété.

    Durant leur étude comportementale de 6 mois, ils ont également pu démontrer l’influence particulièrement positive des fleurs sur les personnes âgées.

    Chez elles, ou en maison de retraite, elles affichent une meilleure santé émotionnelle lorsque roses, tulipes, gerberas et autres hortensias illuminent leur quotidien.

    Les fleurs et la tristesse– Les fleurs qui symbolisent la tristesse peuvent généralement être des fleurs aux tons froids ? (bleu, violet), ou même des fleurs séchées dont les pétales et les feuilles tombent, tandis que les marguerites ou les fleurs heureuses peuvent symboliser le bonheur et la joie.

    Iris au cimetière de Vayres, 8 mai 2023

    COULEURS //

    Bleu: anti-stress

    L’orange est connue pour son côté anti-dépresseur car comme c’est une couleur pleine de peps, elle active les pensées positives et ainsi, la bonne humeur.

    Vert :calme, apaisement

    Jaune ; déstressant

    Le rouge et l’écarlate procurent un sentiment de sécurité et de confort 

    Blanc (comme le bleu) soigne et apaise

    Fleurir pour dire les blessures et les souffrances

    Fleurs du deuil en France- Les chrysanthèmes, lys, arums, œillets et roses

    Les chrysanthèmes, plantes mellifères, méprisées en France car utilisées en masse pour fleurir les tombes pendant la Guerre. Elles signifient les funérailles, le chagrin et la mort pourtant c’est une fleur synonyme de bonheur et d’amour dans le reste du monde, avec d’inconditionnels amoureux en Asie et aux États-Unis, pour ne citer qu’eux.

    Au Japon, le chrysanthème jaune symbolise le soleil et la lumière (l’immortalité), il est même surnommé “La fleur d’Or”. La croyance populaire veut qu’un pétale de chrysanthème au fond d’un verre de vin vous apporte une vie heureuse et une bonne santé.

    Le nom Chrysanthème provient du Grec  “chrys” signifiant “or” et de “anthemon” signifiant « fleur ». Un nom parfait pour une fleur qui, à son origine, n’existait que de couleur doré.

    Plusieurs émotions et idéaux sont associés aux différentes couleurs du chrysanthème.

    Un chrysanthème blanc, offert à l’être aimé, lui dira que votre amour est pur et que vous serez toujours fidèle. La couleur rouge est la plupart du temps associée à l’amour, les chrysanthèmes rouges, sont parfaits pour envoyer des messages d’amour.

    Comme pour les roses, les Chrysanthèmes jaunes symbolisent l’amour dédaigné.

    Détail fleur de chrysanthème, cimetière de Vayres, novembre 2022

    Les Lys , tout en étant associés aux funérailles et aux décès, signifient, également, la restauration de l’innocence de l’âme des morts.

    Les cyclamens – Ces plantes vénéneuses symbolisent non seulement le chagrin, mais aussi les adieux, la séparation et la résignation. Oh, et n’oublie pas la mort.

    Œillet (religieux (fleur des dieux) politique la femme -œillet rouge -biodiversité : œillet d’inde !

    Arum blanc – pureté et amour

    Roses – Fleur par excellence de l’amour depuis l’antiquité et au fil des siècles.

    —-Sont présents, dans l’enceinte du cimetière de Vayres, quelques rosiers, d’autres plus nombreux le longent côté route/rue belles roses.

    /// A noter, les plaques funéraires de porcelaine utilisent la Pensée & la Rose!

    PLANTES MÉDICINALES

    Contre la dépression légère/anxiété/relaxante -millepertuis, valériane officinale, l’eschscholtzia, pavot, menthe poivrée, lavande, mélisse, Rue (calmante),

    Souci- « nous partageons votre peine »

    Biodiversité – centaurée, cosmos, coquelicot (association bleuet -coquelicot accroît l’expansion de la faune auxiliaire), vipérine annuelle, œillet d’inde (fait le tri des insectes)

    A Vayres, du vert, encore et toujours beaucoup de vert…On imagine le dessin du jardin thérapeutique que nous pourrions concevoir ensemble ?

    Allées et Jardin du souvenir du cimetière de vayres, mai 2023

    ODEUR, l’alliée de notre bien-être psychique

    Trop longtemps négligés, les pouvoirs olfactifs sur la vie émotionnelle sont de plus en plus considérés.

    Orthophoniste et docteur en neurosciences et en sciences de l’ingénierie, le Dr Auriane Gros exerce au CHU de Nice. Elle est enseignant-chercheur à l’université Nice-Côte d’Azur au sein dulaboratoire CoBTeK (Cognition Behaviour Technology) et directrice pédagogique du département d’orthophonie de Nice.

    Odeur – Voyage sensoriel et psychosomatique.

    «En une fraction de seconde, les effets sont perceptibles!, s’enthousiasme la psychologue. Mes patients ont un regard plus clair, leur corps se détend. C’est comme une fenêtre s’ouvrant sur leur psychisme.

    Aujourd’hui, laromachologie s’impose. Si l’aromathérapie s’attaque aux problèmes somatiques (maux de ventre apaisés avec de l’huile de basilic, par exemple), l’aromachologie s’attache essentiellement à la sphère psycho-émotionnelle.

    «C’est la science des phénomènes liés aux odeurs, plus particulièrement l’influence de celles-ci sur le comportement, précise Patty Canac, professeure à l’Institut supérieur du parfum (Isipca, Versailles) et auteure du Guide des émotions olfactives (éd. Ambre)

    Aromatique émotionnelle

    L’olfaction est un mécanisme sensoriel par excellence

    L’olfaction permet de reconnaître classiquement près de 4 000 odeurs différentes 

    Le monde végétal est capable de communiquer de multiples manières, de telle sorte que formes, couleurs et senteurs se rejoignent dans des mécanismes vibratoires : tout le vivant interagit selon des lois de polarité et d’affinité, particulièrement de nature électromagnétique.

    Tout le vivant est constitué de capteurs et d’émetteurs… pourvus d’une panoplie de mécanismes de perception et d’échanges destinés à produire soit des réactions de défense, soit des processus de collaboration.

    La perception des odeurs est un processus complexe, fortement lié aux émotions et à la mémoire. Non seulement les odeurs établissent un contexte particulièrement propice au souvenir, mais elles sont également capables d’influencer l’humeur grâce à la puissance de leur composante hédonique et d’induire divers types de sensations – relaxation ou stimulation notamment… 

    L’intensité et la qualité de l’odeur.

    Le puissant parfum de poire, de raisin et d’agrumes du rosier Lady Emma Hamilton -David Austin

    L’intensité se manifeste de la même manière que la réactivité au chaud et au froid,

    L’homme brasse en moyenne 12 m3 d’air par jour à raison de 23 000 respirations quotidiennes, ce qui lui donne la capacité de détecter quelque 10 000 substances chimiques par jour.

    Et 80 % des odeurs perçues par l’homme procurent une aversion (cela correspond à la fonction d’alerte acquise par l’odorat de l’homme au cours de l’évolution) et 20 % suscitent des émotions positives.

    « Soixante-cinq pour cent des émotions que nous produisons au quotidien sont touchées par l’odorat. » selon Martin Lindström.

    La mémoire émotionnelle passe par l’amygdale alors que la mémoire explicite passe par l’hippocampe.

    Cette différence explique pourquoi nous ne nous souvenons pas des traumatismes qui se sont produits au début de la vie.

    En effet, l’hippocampe est encore immature lorsque l’amygdale est déjà capable de stocker quantité de souvenirs inconscients.

    Un traumatisme précoce pourra donc perturber les fonctions mentales et comportementales d’un adulte par des mécanismes inaccessibles à la conscience.

    L’émotion (joie, colère, peur…) est un état somatique qui s’installe soudainement à la suite d’un événement inattendu ayant une signification forte pour l’individu.

    Cet état s’accompagne souvent de manifestations physiologiques diverses : transpiration, sécheresse de la bouche, modification du rythme cardiaque ou respiratoire, constriction ou relâchement des sphincters.

    On rappelle que le mot émotion vient de l’expression latine « ex movere », qui signifie littéralement faire sortir, mettre en mouvement.

    Les émotions ont des répercussions sur les fonctions mentales, comme par exemple la diminution du contrôle volontaire.

    . Le linalol, molécule de la lavande, a des vertus anxiolytiques ; les odeurs «vertes» (pomme, herbe coupée) apaisent… 

    Les émotions colorent et donnent du relief à notre vie au quotidien.

    Elles ont toutes un sens et une histoire qui leur est propre, elles sont utiles et nécessaires ; cependant il est indispensable de ne pas se laisser dominer ou écraser par ses émotions.

    Dans ce cas, celles-ci ne jouent plus uniquement un rôle de signal d’alarme, mais elles se transforment en «émotions pathogènes» et induisent une perturbation de l’état de santé pouvant aller jusqu’à la somatisation.

    Source : L’aromatique émotionnelle : une nouvelle dimension de la fonction olfactiveSource

    • Sylvie MUFFAT, Jean-Louis Garillon/ Cairn

    Parfum inoubliable, voluptueuse floraison, port étalé caractéristique, joie des pollinisateurs- l’Arbre à soie, jardin au naturel de Vayres à Soi

    Langage des fleurs/ couleurs et effets de réconfort

    Fleurir en toute saisons, aussi bien l’hiver avec le jasmin d’hiver, les rose de Noël, marquer l’arrivée du printemps et au fil des saisons sans créer des temporalités trop franches sans fleurs – Printemps/ été: Santoline, Gaura, sauge, verveine de Buenos aires, jacinthes, rose, hortensia…

    De plus, une floraison alternée, adaptée, permettrait de résister à la sur floraison de la Toussaint et au gaspillage floral très important qui en découle.

    Mais aussi d’offrir des fleurs qui ne nécessiteraient pas trop d’entretien, qui pourraient se substituer au fleurissement plastique, encore trop présent dans nos cimetières de villages.

    Un gain pour toutes et tous, à même de créer les conditions d’une visite plus confortable et propice à l’apaisement.

    Nous parlons, souvent, de langage des fleurs, mais vous pouvez tout aussi bien ne pas vous en inspirer pour offrir des fleurs à vos défunts.

    Muguet, cimetière de Vayres, mai 2022

    Fleurs de la mélancolie, tristesse : immortelle, ancolie, cytise, tulipe jaune, tulipe blanche 

    Bonheur : muguet, sauge, gui, tournesol, rose, lupin, iris..

    Fleur de l’amitié : lierre, bégonia, fougère, chèvrefeuille, zinnia, jonquille, Ipomée…

    Amour/amitié : pivoine, violette, centaurée, véronique, myosotis

    Pureté/beauté/fraîcheur – marguerite, lilas blanc, pâquerettes, hibiscus.

    Le Toucher & Le voir

    Sensation/ toucher enlacer un arbre permettrait, entre autres, de réduire le stress, d’améliorer la qualité du sommeil, et de faire baisser la tension artérielle. (Sylvotherapie)

    Une plante rendrait la vie plus douce – Depuis plus de 30 ans, des chercheurs s’intéressent aux effets bénéfices des plantes sur la santé humaine.

    Quinze minutes en forêt, et voilà que les participants à une étude japonaise se sentent moins anxieux, moins en colère et plus vigoureux, des effets qu’une promenade en ville n’apporteraient malheureusement pas.

    Même les personnes hospitalisées se portent mieux lorsque leurs chambres donnent sur un paysage naturel.

    En 1984, une étude américaine a montré que des patients opérés de la vésicule biliaire avaient moins de risques de complication, consommaient moins d’analgésiques et sortaient plus tôt de l’hôpital lorsqu’ils avaient une vue sur des arbres.

    « La nature a un côté analgésique et qui procure du bien-être, qui influence même le temps de cicatrisation »

    Explique Stefan Jordy, chercheur à l’Université Bretagne-Sud et membre de la seule équipe française spécialisée sur la question.

    La nature booste également le système immunitaire. Une marche en forêt rendra plus heureux, mais elle permettra aussi au corps de produire plus de cellules tueuses, ces lymphocytes qui sont en première ligne de l’immunité humaine.

    Des vertus que d’autres cultures ne sont pas sans ignorer : en médecine japonaise, le « shinrin-yoku » consiste à envoyer les malades faire des cures en forêt pour soigner les maladies les plus diverses.

    —- —————- ————-

    Association écologiste Vayres à Soi

    Dimanche 14 mai 2023 14h, ancien cimetière de Vayres , participation à la 2 ème année consécutive, au « Printemps des cimetières ».

    Gratuit, ouvert à toutes et tous.

    Prochain RDV – « Fête de la Nature », dimanche 28 mai 2023, 14h, Vayres parking Champ de Foire – « Et au milieu coule la Vayres ! »

    La Vayres, le village et sa rivière.

    Gratuit, sur réservation !

    Contacts mail : vayresasoi@gmail.com

    Tel : 06 13 85 10 32

  • Le cimetière, un bon indicateur de la prise en compte de la biodiversité par les communes

    Le cimetière, un bon indicateur de la prise en compte de la biodiversité par les communes

    Bien plus qu’un jardin de pierre, le cimetière est le 1er endroit où je me rends pour saisir à quelle politique de gestion des espaces verts ai-je affaire. C’est aussi, là, que se niche l’historie sociale, militaire et rurale d’une commune, avec, un patrimoine insoupçonné voire peu valorisé.

    Depuis, ses allées, ses tombes, la nature embrasse toute ce qu’elle trouve, le végétal apporte son équilibre, recouvre mais n’envahit pas.

    Triomphante parfois des plus petits espaces, la végétalisation « se fait » presque toute seule, permettons-nous d’être davantage en harmonie avec la nature!

    Le LIERRE (hedera)

    Cette plante cumule les croyances erronées, commune, parfois même peu appréciée et coupée dès qu’elle lance ses tiges à l’assaut des arbres ou des façades, le lierre a pourtant de nombreuses qualités insoupçonnées et parmi elles, celle d’être un véritable réservoir de biodiversité.

    Lierre et les arbres – Contrairement à une idée reçue, le lierre n’est pas un parasite ni une plante nuisible. Il ne tue pas les arbres en les étouffant, comme on entend souvent dire, mais au contraire, leur rend de multiples services. Le lierre est essentiel à la biodiversité et ne doit pas être arraché des arbres. Il protège le tronc des coups de soleil et de la chaleur, mais aussi du froid en hiver, évitant les craquèlements de l’écorce et limitant par là-même les blessures risquant d’être contaminées par des maladies ou des parasites. Le lierre constitue aussi une protection contre la pluie battante, le feu et les animaux qui ne viennent plus aiguiser leurs bois ou leurs griffes sur l’écorce.

    Lierre et façade – Le lierre a aussi pour réputation de détruire les façades, pourtant il est très utile pour masquer les imperfections sur celles-ci et éviter une rénovation coûteuse. Il est bon à savoir que le lierre sert d’isolation thermique extérieure sur une maison, il faut juste ne pas le laisser grimper sur les toitures car ils pourrait alors soulever les tuiles!

    Le lierre au cimetière de Chéronnac!

    Cimetière de Chéronnac, Haute-Vienne

    Ici, on rencontre une tombe, un lieu privé, terre d’accueil d’arbustes, du lierre (encore mal aimé), la pierre porte un manteau de verdure qui au fil des saisons va se modifier. L’allée juste à côté avec ses vielles pierres rappelle combien dans un cimetière le pédestre compte!

    Rappelons-nous, pour celles et ceux qui ne l’ont pas visité, les pavés du cimetière du Père Lachaise à Paris (le plus grand cimetière parisien intra muros et l’un des plus célèbres dans le monde. Situé dans le 20ᵉ arrondissement, Il accueille chaque année plus de trois millions et demi de visiteurs, ce qui en fait le cimetière le plus visité au monde).

    En outre, avec ses 44 hectares, la première nécropole intra muros de Paris est aussi l’un des plus importants espaces verts. On y dénombre 4 000 arbres de plus de 80 essences différentes! La faune du Père-Lachaise est composée d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux, sans compter lézards, chauve-souris, hérissons, écureuils roux, papillons, coléoptères…

    On se rappelle la liste des pollinisateurs : Si la pollinisation par les abeilles est la plus connue, beaucoup d’autres insectes assurent également cette fonction. Parmi les milliers d’autres pollinisateurs, on compte principalement les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes, etc.), les diptères (mouches, moustiques, moucherons, etc.), les coléoptères (cétoines, hannetons, etc.) ou encore les lépidoptères (papillons). 

    Le cimetière, pierre angulaire de la gestion durable

    Cimetière de Rochechouart, Haute-Vienne

    :

    Il est un espace communal clos, dont la fonction est de permettre à chacun d’obtenir gratuitement un emplacement pour sa sépulture. Pour des questions d’occupation de cet espace clos, et afin de permettre l’arrivée de nouveaux venus, la sépulture à titre gratuit est limitée dans le temps.

    L’entretien des inter tombes incombent à la commune.

    Il est cet espace où le privé et le public se côtoient, où les gestes se croisent, fleurir, nettoyer, parfois des pratiques contradictoires s’entrechoquent.

    L’espace concentre des actions favorables et contraires à la préservation de la biodiversité ordinaire.

    Pour nous, le cimetière est la carte d’identité écologique d’une commune!

    En tant qu’espace vert soigné à vocation horticole et lieu caractéristique à fort potentiel, il est la représentation d’un espace public où les enjeux sociaux et sociétaux se rencontrent, l’essence des bonnes pratiques paysagères, écologiques et humaines.

    Un verdissement peut être expérimenté avec des tapis de sedum. Les sedums, ou orpins, sont des plantes de rocaille ou de petits arbustes. Ils stockent l’eau dans leurs feuilles et donnent des fleurs en étoile à cinq branches. Ce mode de gestion de ces espaces représente des avantages non négligeables pour la collectivité. Il permet d’entretenir des espaces verts sur des sols drainés et pauvres, il n’y a plus besoin d’arrosage, il évite l’utilisation de produits phytosanitaires, il permet d’embellir le cimetière, une diminution du coût d’entretien et du temps d’intervention du service technique et une réduction de déchets verts…

    Obligations

    Une concession funéraire est un emplacement dans un cimetière dont vous achetez l’usage (mais non le terrain) pour une durée déterminée. En revanche, la pierre tombale ou le monument funéraire vous appartiennent. Le concessionnaire ou ses successeurs sont donc tenus d’en assurer l’entretien. Si l’état dégradé de la tombe porte atteinte à la sécurité d’autrui ou nuit à la décence du cimetière, une procédure administrative peut être engagée pour le contraindre à effectuer les travaux nécessaires.

    L’état d’abandon

    Même en cours de concession, si une sépulture n’est pas entretenue, la commune peut entamer une procédure pour la récupérer. Un processus encadré par l’article L. 2223-17 et suivants du code général des collectivités territoriales : il faut qu’elle ait plus de 30 ans et que la dernière inhumation remonte à 10 ans au moins. L’état d’abandon doit alors faire l’objet d’un procès-verbal dressé sur place par le maire et adressé à la personne titulaire de la concession. Si le ou les intéressés ne se manifestent pas dans un délai de 3 ans ou s’ils sont inconnus, la reprise de la concession peut avoir lieu. Les restes exhumés sont regroupés dans une boîte à ossements et placés dans l’ossuaire communal, ou font l’objet d’une crémation.

    Bon à savoir. En cas de déménagement du titulaire de la concession, il lui appartient de notifier son changement d’adresse aux services de la commune. En cas de décès, ses ayants droit doivent également se faire connaître de ces services, au risque de perdre la concession.

    Un entretien régulier permet d’éviter que la tombe subisse trop de dégâts, causés par les intempéries. La mousse et les lichens sont les principaux ennemis de la pierre naturelle. Il faut la laver, la dégraisser et la sécher, voire la traiter. Chaque variété de pierre possède des propriétés spécifiques. Pour le marbre, par exemple, utilisez de préférence de l’eau et du savon noir, et proscrivez les produits acides qui attaqueraient la pierre. Ne négligez pas les inscriptions gravées dans la pierre, qui ont, elles aussi, besoin d’un nettoyage, voire que l’on redore leurs lettres. Privilégiez les produits écologiques, afin de préserver l’environnement. Source

    Le PISSENLIT, une adventice vraiment?

    On lit souvent que le pissenlit est une adventice. Elle peut aussi être cultivée. C’est une plante potagère, médicinale et mellifère, très connue et cultivée depuis plus d’un siècle et demi. Les abeilles sont très gourmandes du pollen et du nectar du pissenlit dont la plante en est très riche. Cette source de nourriture est très appréciable et nécessaire pour les colonies des abeilles. Elle possède en effet de grandes qualités mellifères. Source

    Par hectare, la fleur de pissenlit peut produire entre 200 et 500 cents kilos de nectar!

    !

    Ancien cimetière de Vayres, Haute-Vienne

    Cette image a été prise le 17 avril 2023, lors d’une visite le 24 avril, nous constatons que cet espace a été tondu à ras, passé au rotofil…

    La Biodiversité & Nos Communes

    Nous pouvons citer la loi, aller plus loin, reconnaitre ses limites en termes de politique environnementale locale et identifier ce qui, localement, n’est pas mis en place.

    La biodiversité est un bien précieux pour notre santé, une arme imparable face aux maladies

    Ce que dit la loi pour la gestion durables des espaces verts

    Loi Grenelle 1 (3 août 2009) et Loi Grenelle 2 (12 juillet 2010)
    La loi prévoit des mesures dans six chantiers majeurs dont la Préservation de la biodiversité avec des objectifs :

    • Assurer un bon fonctionnement des écosystèmes en protégeant les espèces et les habitats ;
    • Elaborer la Trame verte et bleue (TVB) ; (invisible à Vayres)
    • Rendre l’agriculture durable en maîtrisant les produits phytopharmaceutiques et en développant le bio ;
    • Protéger les zones humides et les captages d’eau potable ;
    • Encadrer l’assainissement non collectif et lutter contre les pertes d’eau dans les réseaux ;
    • Protéger la mer et le littoral.

    Le 22 juillet 2015, l’Assemblée nationale adopte la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017 : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts et les voiries.
    La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.
    Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique, peuvent être utilisés.

    2. Pratiques dans les espaces verts

    2.1. La réduction des opérations de désherbage

    Depuis la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017, la mise en place de techniques alternatives s’impose.

    On retrouve :

    2.1.1. Stratégies de biocontrôle

    Les produits de biocontrôle (macro-organismes, micro-organismes, médiateurs chimiques, substances naturelles), utilisés en lutte biologique, représentent l’un des leviers d’action pour compenser l’utilisation des produits phytosanitaires. Ils sont intégrés à des stratégies de protection biologique intégrée (PBI).

    2.1.2. Les méthodes préventives

    En empêchant les adventices de se développer, on limite leur infestation et ainsi les opérations de désherbage grâce aux techniques de :

    • paillage : la technique du paillage consiste à recouvrir la terre avec un paillis végétal, minéral ou en plastique.
    • emploi de couvre-sols : ils apportent une solution naturelle contre le développement des adventices, en s’étalant sur le sol sans prendre de hauteur.

    C’est quoi une adventice ? Adventicius issu du verbe advenire, « qui vient de l’extérieur » anciennement nommées «mauvaises herbes« . Les adventices présentent généralement une stratégie écologique de type rudéral. Cette stratégie est adaptée aux environnements fréquemment perturbés et riches en ressources (lumière, nutriments), comme les agroécosystèmes.

    Voici la liste avec quelques précisions!!

    • des PLANTES VIVACES  qui se reproduisent de façon végétative, ou restent en place plusieurs années .
    • Le chiendent (« Le chiendent est une plante officinale, donc utilisée en pharmacopée, qui appartient à la famille des poacées, nom scientifique des graminées, tout comme le blé, ou l’orge. On cherche à l’éradiquer parfois pour sa capacité à se répandre grâce ses longs rhizomes traçants, et Alain Baraton précise que le chiendent se multiplie aussi par les graines, tout simplement, mais aussi par ses stolons, des tiges aériennes, tout comme le fraisier. ») Source
    • Laiteron des champs (plante médicinale comestible) ,
    • Liseron,  plante bio indicatrice : elle apprécie les sols argileux et lourds, mais sa présence indique un sol trop riche en azote, un excès de fertilisation, elle remplit sa fonction, son rôle de décompacter le sol par le biais de son système racinaire. ¨Plante très mellifère, fleurs blanches ou roses en trompette qui attirent les abeilles : le liseron des champs (Convolvulus arvensis) et celui des haies (Calystegia sepium)
    • Tussilage (plante pionnière, médecine populaire « qui chasse la toux ». Les propriétés antiseptiques du soin sont également connues depuis des générations. Certains fument les feuilles séchées roulées en cigarettes pour soigner les problèmes pulmonaires ou arrêter le tabac, très appréciées des abeilles! Source
    • Chardon – indicateur du type de sol/ sol fertile.
    • des PLANTES ANNUELLES qui se reproduisent par graines, avec fréquemment un fort potentiel de reproduction : 
    • Amarante (hybride), plante bioindicatrice, très cultivée dans les potagers européens au XIX ème siècle, invasive mais résistante, facile à cultiver, décorative, favorable à la biodiversité, et comestible, c’est en effet une culture à envisager dans un jardin en permaculture Source
    •  Coquelicot: fleur essentielle et pilier pour la biodiversité
    • Chénopode, favorable à la biodiversité
    • Sétaire, le genre Setaria regroupe une centaine d’espèces de plantes de la famille des Poaceae, qui sont orinaires des régions tropicales et subtropicales d’Asie. Il s’agit de plantes à croissance rapide qui sont composées d’épis floraux. Une des espèces les plus connues est la Setaria viridis, également appelée sétaire verte, foin sauvage ou encore mil sauvage. Elle peut atteindre entre 10 et 50 cm de hauteur et peut être cultivée dans toutes les régions de France. Il s’agit d’une plante comestible qui possède des propriétés médicinales, bien qu’elle soit majoritairement considérée comme une mauvaise herbe, car il est très difficile de s’en débarrasser
    •  Folle avoine, (avoine sauvage) adventice des grandes cultures, résistantes aux herbicides.
    • Véronique, petite fleur bleue, ne demande pas d’entretien, mellifère.
    • Stellaire (plante indigène qui appartient à la même famille que l’œillet (Caryophyllaceae), blanche (mouron des oiseaux) Il tient son nom de la forte prédilection de certains oiseaux pour ses graines, qui étaient d’ailleurs distribuées aux oiseaux en captivité.

    2.1.3. Les méthodes curatives

    • Mécaniques : en général, ces techniques permettent de déraciner les herbes indésirables, soit par un travail superficiel du sol, soit par un déracinement : exemple le balayage mécanique
    • Thermiques : le désherbage thermique utilise la chaleur pour détruire la flore spontanée : exemple les bruleurs à gaz.

    NB/ Desherbage thermique

    « A gaz ou à vapeur, les désherbeurs thermiques ne polluent pas chimiquement mais utilisent de l’énergie : leur bilan carbone est sans doute meilleur que celui des herbicides chimiques (il faut beaucoup d’énergie pour les fabriquer) mais beaucoup moins bon que celui de la binette ! Ils ne dégagent aucune vapeur toxique mais sont dangereux en régions sèches (risque d’incendie). Ils sont efficaces sur les annuelles, surtout si elles sont jeunes, et un peu sur les graines proches de la surface du sol. Pour les vivaces (chardon, pissenlit), la méthode permet seulement de les affaiblir.
    Pour que le désherbeur soit efficace, utilisez-le en marchant à vitesse normale, pas plus vite pour que la chaleur dégagée sur chaque plante soit suffisante. N’intervenez pas s’il pleut ou s’il vente car les déperditions de chaleur seraient importantes. Cette méthode est fatale aux micro-organismes et vers de terre qui passent pas là : n’intervenez pas juste après une pluie car ils remontent alors vers la surface. » Source

    2.1.4. L’acceptation de la végétation spontanée

    Nous considérons tendancieusement que la propreté de la ville passe systématiquement par la destruction massive des « mauvaises herbes ». 

    Changer notre vision vis-à-vis de cette végétation spontanée et accepter son développement (maîtrisé) dans certains espaces des communes constitue une alternative à part entière dans la gestion des espaces.

    CHOIX DES PLANTES VIVACES DANS LES MASSIFS

    Les plantes vivaces nécessitent moins d’eau pour se développer que les plantes annuelles ou bisannuelles. Exemple de vivaces :

    • Vivaces de printemps : l’ancolie, le myosotis du Caucase, la valériane, le muguet, l’acanthe, l’achillée, la rose trémière, la campanule, le bleuet, la marguerite…

    La gestion différenciée

    La gestion différenciée (parfois appelée gestion raisonnée, harmonique ou durable) s’oppose au principe de gérer tous les espaces verts de la même façon, avec du gazon bien tondu, des plantations d’espèces exotiques annuelles, l’utilisation généralisée de produits chimiques…, alors que chacun d’eux a ses propres spécificités. De plus, elle s’oppose à l’idée que la nature n’a pas sa place dans les zones urbanisées.
    La gestion différenciée consiste à adapter le mode d’entretien aux caractéristiques et fonctions de chaque espace vert. Il s’agit d’appliquer la bonne gestion au bon endroit.

    « Entretenir autant que nécessaire et aussi peu que possible »

    Globalement, à l’échelle d’une commune ou d’une ville, la gestion différenciée se traduit par une diversité d’espaces verts et des objectifs d’entretien – Élaboration du cahier des charges et propositions d’entretien adaptées. On parle de code d’entretien.
    Les codes d’entretien sont de véritables outils de mise en application de la gestion différenciée. Ils correspondent à un résultat visuel, à un aspect esthétique attendu que l’on souhaite atteindre. Ils varient en fonction de la nature, de la localisation et de la fréquentation du lieu, de la destination et de l’utilisation de l’espace, de la volonté paysagère (situation actuelle et évolution possible) car les interventions sont différentes et plus ou moins nombreuses. Cette codification de l’espace correspond donc à des intensités d’entretien qui évoluent des plus entretenues aux espaces gérés de manière plus extensives. « Source

    :

    :

    —–Pour poursuivre, toute cette série de réflexion sur la gestion durable des espaces verts communaux, nous vous invitons à prendre le temps de visiter les cimetières de vos communes, d’observer la place faite à la minéralité, de vous demander quel ratio pour minéral/végétal, quels types de fleurissement, la part du fleurissement plastique, d’observer si il y a présence de bacs de tris et de quels types, si le tri est bien fait, si les informations à dispositions sont claires. ..C’est à vous!

    Ici, deux photos du cimetière de Rochechouart, commune de la Haute-Vienne. Les informations sont indiquées dès l’entrée, les bacs sont reconnaissables, l’info est rappelée mais des erreurs de tris sont pourtant bel et bien là!

    Bac bleu= pot plastique, emballage, mousse et fleurs artificielles, là, nous y découvrons de vrais plantes ( bruyères…) du verre.

    !

    A Vayres, sur le site de l’ancien cimetière il est courant que le tri ne soit pas bien fait avec, dans le bac prévu pour les déchets plastiques: des plantes fanées, mais également des sacs plastiques contenant des déjections canines, des vêtements (les déchets textiles sont collectés dans des bacs prévus à cet effet), du verre (à trier bac à verre), de pots type céramique/plaque de marbre (déchet inerte- déchet résiduel – Les déchets résiduels sont les déchets restants après avoir trié les déchets recyclables (papiers usagés, emballages plastiques, emballages métalliques, emballages de boissons, déchets biodégradables, verre et textiles), mais aussi la présence de multiples bidons d’ammoniac et d’eau de javel!!

    Pour rappel, les bacs sont sans couvercle et très faciles d’accès!

    Sous forme aqueuse (appelée: « ammoniaque »), l’ammoniac entre dans la composition de nombreux produits ménagers destinés au grand public ou aux industries, il est dangereux pour la santé, à mettre hors de la portée des enfants. L’ammoniac est corrosif c’est à dire qu’il détruit les tissus vivants avec lesquels il entre en contact. La sévérité des effets sur la santé dépend de la voie d’exposition (ingestion, contact physique ou inhalation), la dose et la durée de l’exposition.

    Eau de Javel: L’eau de Javel est corrosive, ce qui veut dire qu’elle peut irriter ou brûler la peau ou les yeux. Elle peut aussi corroder (détruire) les métaux. Mélangée à d’autres produits chimiques ou nettoyants, elle peut produire des gaz toxiques qui peuvent endommager les poumons ou être mortels.

    RAPPEL ENTRETIEN DES TOMBES

    Brosses douces, éponges, savon noir (savon noir est un produit nettoyant naturel et efficace pour nettoyer sans endommager le marbre), citron, vinaigre et même des escargots!

    Du travail, vous l’aurez compris, à notre toute petite échelle, reste à faire, pour sensibiliser à l’importance et aux conséquences de nos actes, à l’amélioration de nos lois, à la prise de nos engagements en faveur de la biodiversité…

  • Participation au Printemps des Cimetières 2023

    Participation au Printemps des Cimetières 2023

    Avec Vayres à Soi, nous ne boudons pas notre plaisir de participer, pour la deuxième année consécutive, à l’édition du Printemps des Cimetières!

    Rendez-vous au cœur des jardins de Pierre

    Muguet, cimetière de Vayres Les Roses

    Cette citation, extraite du site de l’évènement, nous amène à réfléchir au déséquilibre entre la part du minéral et celle du végétal et à la nécessité profonde d’apporter, à l’ensemble, de l’équité et pourquoi pas de parvenir à quitter l’esprit « hygiéniste » (faire propre) du lieu car ses impacts sont négatifs pour la biodiversité!

    Pour nous, l’ancien cimetière de Vayres est un jardin où le vivant sous toutes ses formes ne cesse de se côtoyer, à commencer par l’enceinte du jardin qui se couvre de roses de toute les couleurs, lorsque les fleurs des cerisiers déposent leur teinte délicate, avec l’imposant Camélia à l’entrée qui semble trôner, le lierre et les plantes de rocailles qui embrassent ses murs de vielles pierres…

    Et puis, au cœur de cet espace vous trouvez, au fil des saisons, une Pivoine d’un rouge vibrant, des Rosiers, des Jonquilles, du Muguet, un voire deux et même trois Bergénias, des Bruyères, mais aussi des pots de fleurs emplis de belles Chrysanthèmes, des compositions avec des Géraniums épanouis au soleil, de radieuses Pensées

    Et il n’y a pas que des plantes, les oiseaux, les papillons, insectes, et oui, les pollinisateurs, sans oublier les lézards des murailles!

    La L.P.O en fiche nature pour une espèce intégralement protégée par la loi sur la protection de la nature du 10 juillet 1976 et par arrêté du 22 juillet 1993: le lézard des murailles

    C’est quoi la pollinisation?

    « La pollinisation est un élément clé de la reproduction d’un grand nombre de végétaux. Il s’agit du transport des grains de pollen entre les organes de reproduction mâle appelés étamines vers les pistils (organes femelles) des fleurs.


    Cette étape est essentielle dans le cycle de vie de ces plantes. Ce transport peut se faire de différentes façons : par le vent, l’eau ou les animaux.

    L’entomogamie, ou pollinisation par les insectes, concerne 90 % des espèces de plantes à fleurs dans le monde. » Source

    Qui est pollinisateurs ?

    « Si la pollinisation par les abeilles est la plus connue, beaucoup d’autres insectes assurent également cette fonction. Parmi les milliers d’autres pollinisateurs, on compte principalement les hyménoptères (abeilles, fourmis, guêpes, etc.), les diptères (mouches, moustiques, moucherons, etc.), les coléoptères (cétoines, hannetons, etc.) ou encore les lépidoptères (papillons). » Source

    Conversation Bergénia/Lépidoptère à Vayres

    Le rôle des pollinisateurs ?

    Les pollinisateurs jouent un rôle crucial dans la production alimentaire car un nombre important de cultures dépendent d’une manière ou d’une autre de la pollinisation par les insectes.

    Ainsi, au niveau européen, 84 % des espèces végétales cultivées dépendent directement des insectes pollinisateurs (Eilers et al. – 2011).

    En France, la part de la production végétale destinée à l’alimentation humaine que l’on peut attribuer à l’action des insectes pollinisateurs représente une valeur comprise entre 2,3 milliards et 5,3 milliards d’euros (EFESE, Rapport intermédiaire, 2016) Source

    Vous n’êtes pas sans savoir que des espèces sont en voie de disparition…

    Les plantes à fleurs et les insectes pollinisateurs sont interdépendants. Ce qui affecte les pollinisateurs affecte les plantes à fleurs et inversement

    Voyez-vous la Haute-Vienne ?

    Par ailleurs, à Vayres, sachez que notre campagne de lutte contre le gaspillage floral a pris forme en décembre 2022 avec la création de notre collecteur, construit depuis des palettes) installé sur ce même site, nous avons, depuis, récolté env. 70 plantes fanées/défleuries!

    Nous leur offrons de quoi se rétablir, parfois, une pause, simplement de l’eau, une petite taille et elles reprennent forme rapidement, elles reverdissent plutôt vite quand on respecte leur cycle tout simplement!

    A noter: Nous déplorons, au cimetière, encore trop de plastiques (pots et objets), trop d’emballage pour les compos et les bouquets qui se perdent dehors et que nous ramassons et un tri pas toujours respecté, un problème de bac pour le verre notamment n’a pas encore été réglé.

    • Cette année, nous menons une campagne de sensibilisation à cette question du tri, du recyclage et du gaspillage et allons sollicité d’autres communes environnantes, comme Rochechouart et Oradour-Sur-Vayres
    • Nous allons tester une proposition (avec adhésion) de fleurissement et entretien, plusieurs fois par an, en faveur de la biodiversité pour les tombes de vos proches (uniquement pour les deux cimetières de Vayres pour le moment) afin de vous apporter notre aide/soutien et d’éviter, le plus possible, le recours aux fleurs en plastique.

    ——

    Pour cette édition du Printemps des Cimetières 2023, nous proposons un atelier /réflexion qui prend la suite de notre rencontre de l’an passé, nous avions, en effet, déjà abordé la place de la biodiversité et les moyens à mettre en œuvre pour créer les conditions de sa préservation, de sa conservation au sein d’un espace comme celui-ci avec la création d’un cimetière végétalisé.

    Cette année, il s’agit de la 8ème édition, Le Printemps des Cimetières se déroulera les 12, 13 et 14 mai 2023

    Printemps des Cimetières, 2023

     » Le thème de cette édition, qui reste facultatif, tournera autour de la symbolique funéraire : symboles gravés dans la pierre, ornements en fonte, iconographie des vitraux, décors en céramique, … Les symboles, qu’ils soient religieux ou profanes, d’ordre général ou directement liés au défunt, se retrouvent partout dans l’art funéraire et sont porteurs de significations diverses (chagrin des proches, réflexion sur la mort, hommage au défunt, …). »

    Le site de l’évènement

    Nous sommes ravies de répondre à cet appel à participation cette année encore, voici ce que nous vous proposons:

    « L’association Vayres à Soi, forte de cette 2ème année de participation au Printemps des Cimetières, poursuit, au cœur du village de Vayres, en Haute-Vienne, sa recherche sur le cimetière végétalisé.

    Cette année, nous parlerons de jardin thérapeutique, de chromothérapie par les fleurs, à partir de l’espace de l’ancien cimetière du village de Vayres.

    Pensée, petite mais forte pour égayer!

    L’ancien cimetière est un site, déjà sollicité l’an passé, par l’association, sur les questions d’histoires sociales du bourg, de végétalisation pérenne et de prise en compte de la biodiversité.

    Cette année, nous reprendrons la route des remarques faites l’année dernière, nous partagerons nos retours d’expériences quant à la perception de cet espace au fil des saisons, les améliorations envisageables du fleurissement et leurs objectifs.
    Nous présenterons nos actions, animées par nos fleurs, sur fond de place du vivant et de lutte contre le gaspillage floral!

    Un atelier, niché dans lieu fortement intime et lié à l’histoire du village, où les fleurs, le jardin, le soin et la protection guideront nos échanges.

    Riche, en idées et sujets, nous vous proposerons, également, une (re)découverte de notre patrimoine funéraire d’exception que sont les précieuses plaques de porcelaine ornées de fleurs, d’arbres… Nous apprécierons, ensemble, leur rôle, leur symbolique et mesurerons la fragilité et la beauté de leur témoignage.

    Atelier gratuit ouvert à toutes et tous! »

    Notre participation depuis Open agenda

    Merci de vous inscrire par mail : vayresasoi@gmail.com ou par téléphone au 06.13.85.10.32

    A très vite!!