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Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

Rendez-vous aux Jardins édition 2026
Site officiel Rendez -Vous aux jardins
23e édition des Rendez-vous aux jardins
Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.
« Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.
Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »
Source: Site officiel RDV aux Jardins
Thème : la vue

En Nouvelle – Aquitaine
Dimanche 7 juin 2026 à Vayres
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RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe Lien vers Open Agenda à Vayres 87600
Se voir jusqu’au Cœur
Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Réservation obligatoire par mail. Merci!



BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87
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Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

« La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…
En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée! » Source site internet du Musée
En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.
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Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison
« Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique. » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.
Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.
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Le Mouvement en visite
Du 1er mars au 13 décembre 2026
« Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »
A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…
Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.
En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.
Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.
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Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.
Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.
« Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »
Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.
Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.
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« Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »
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Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».
Raoul Hausmann ?
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L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.
Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.
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Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:
Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo…
Gerhard Richter ?
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Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?
Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.
Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?
Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.
Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.
En soi, ce n’est pas si grave.
Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…
« J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».
Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman
Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.
Nayel Zeaiter ?
Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.
Ici: site des éditions comprendre
La salle d’interprétation historique, 2025
Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.
Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !
Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…
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A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!
Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.
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Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes
En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.
A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.
Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.
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Nous sommes qui, nous faisons quoi ?
« Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.
Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.
Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.
La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.
Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !
Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…
Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général
Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.
Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !
N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.
L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique.
On protège mieux ce qu’on connait :
Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants.
Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.
Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.
Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.
Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.
Les Municipales
Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.
W!FE
W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural
Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu
Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.
Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!
W!fe ne peut pas péricliter !
Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife
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L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%
Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.
Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.
La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge, limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.
A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.
A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.
Installer un autre rapport aux habitantes et habitants
Les habitants savent lire et compter
Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.
Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.
Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?
Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.
Faire avec ce que dit le territoire
Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous : Pourquoi ?
- Est-ce une question d’habitude de consommation ?
- Une question d’offre ?
- D’horaire ?
- De type de service ?
Qu’existe il déjà autour de nous ?
A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.
Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?
Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?
La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.
D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.
Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)
Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !
C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?
(Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).
La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.
C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).
Frontières/ Communauté de communes
Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.
Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.
Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.
Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.
Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.
A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.
A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.
L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.
Décentraliser, encore et toujours.
Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.
De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.
La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.
Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.
Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…
Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité.
Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne.
Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.
Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.
La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.
Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.
L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)
Lorsqu’on réside à la campagne, les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.
Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.
« « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.
De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.
Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.
Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).
Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.
Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…
– Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable
Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.
Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.
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Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.
Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.
Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).
Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif…
Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.
Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?
C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.
En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.
Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.
Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.
« « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.
La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».
Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.
Au quotidien, vivre ici c’est comment ?
C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.
Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.
Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.
Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.
Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.
C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.
Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.
C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…
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Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences
- à l’égard des paysages
- des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.
Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.
Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye Ta Cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Fête de la Nature 2023

Et de deux participations pour Vayres à Soi à l’évènement de la Fête de la Nature!
// Pour cette édition 2023, nous nous sommes concentrées sur les zones humides de notre village de Haute-Vienne, notamment sa rivière, la Vayres!
Alors, voilà, notre proposition « Et au milieu coule la Vayres » . Celle -ci vient d’être labellisée manifestation officielle de la 17ème édition de la Fête de la Nature.
Tout se passera le dimanche 28 mai prochain!!

« L’association écologiste Vayres à Soi vous invite, pour sa 2ème participation à la Fête de la Nature, à partir à la découverte de la rivière, qui a donné son nom à notre village, la Vayres!
Cette sortie nature, où la botanique se mêle à l’exploration des zones humides locales et à la découverte d’une variété de paysages, est gratuite et ouverte à toutes et tous.
Dessiné et pensé pour cet évènement, le tracé de cette balade découverte nous invitera à partager, ensemble, nos connaissances, à prendre le temps d’observer la flore et les animaux aquatiques.
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Nous serons attentifs à l’histoire de cette rivière, son environnement, ses ponts, son rôle, sa végétation et nous mènerons une activité de réflexion participative sur comment remettre en valeur cette eau naturelle.
Nous découvrirons, collectivement, la place prépondérante, à Vayres, de cette ressource qu’est l’eau à travers le nombre important de ses puits, fontaines et de ses moulins, nous aborderons, enfin, la question de la gestion des eaux de pluie.
Cette marche à pied couvre un territoire diversifié d’environ 10 km. «
Lien vers l’évènement depuis le site de l’organisateur: fetedelanature.com et-au-milieu-coule-la-vayres

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N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux!
Cette sortie est gratuite et s’adresse à tous publics, merci de prévoir une tenue adaptée à la marche à pieds!
Bien à vous et à vos agendas…
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Le Site Corot, Paysage sui generis

Lors de notre dernière sortie nature du 5 novembre, dont vous trouverez un avant-goût, ici: Histoires de paysages, épisode 1, nous sommes allé.e.s explorer le site Corot à Saint-Junien, lieu épique situé à moins d’un kilomètre du centre de cette commune de Haute-Vienne!
La proposition qui fut la nôtre, était de partir à la découverte du Site Corot, de pousser les portes du Moulin Brice, ouvert exceptionnellement pour l’occasion, et d’entreprendre l’aventure du sentier de randonnée des Feutrières, en compagnie de Christian Doucelin de l’association Les Amis de Jean-Baptiste Corot, par ailleurs, animateur pour L.P.O Limousin, féru d’arbres et de botanique!
…Paysage sui generis: paysage d’un genre propre, unique, si particulier qu’on ne peut le définir simplement ni le confondre avec un autre.

Les pierres indociles du Site Corot, Isabelle Pompe, 2022 Une façon, également, de faire se rencontrer des connaissances, appétences et se rejoindre les préoccupations, en matière d’environnement, de représentations du patrimoine, de l’association Vayres à Soi, d’aborder la question de l’accès à la culture depuis notre chère commune de Vayres, en passant par l’histoire de l’art, indéniablement, liée à celle du paysage!
Visions imprenables composées d’axes redoutables, de champs qui ne s’apprivoisent pas, de sons spécifiques, comment assister et retenir ?
Quoi, et par où commencer sans se laisser submerger ?

Point de mire du peintre Corot Que pouvait voir Corot, à son époque ? Quel paysage pouvait bien se dresser devant lui ? Un univers d’eau et de pierre, une minéralité dominante pour point de vue, des rochers prenant leur bain dans la Glane, une sensation de fraîcheur nimbée de légendes, une architecture anguleuse, géométrique et colossale, une physionomie sans fard, unicolore ? Des masses, des ombres, colonne vertébrale d’un récit lardé de brumes où tous les états de l’eau pouvaient correspondre ?

Le Fauve devant témoins Pas cette végétation, pas ces arbres ni cette verdure, peu de vert, par ici, Corot, c’est une naissance à Paris en 1796 et 78 années de vie pour la peinture, la gravure, les voyages et les autres…
Le site Corot nourrit une expérience physique, lieu expérimental, ouverture symphonique, le calme olympien côtoie, non sans affect, la fougueuse Glane, les rythmes se frottent, rinçant, au passage, les restes d’effervescences citadines collées encore à vos basques. Ici, vous avez les pieds arrimés à un Sol Tout Entier PAYSAGE.
Dès sa découverte, entourés par ces espaces fictionnels, source d’inspiration romanesque, vos impressions se bousculent. Hors du temps, vous êtes néanmoins captivés, chahutés par les franchissements sonores soudains, attirés par cette rivière, son débit siffleur, sa langue tortueuse, puis, son allure, sinueuse, un serpent puissant, la Glane convoque l’imaginaire du bestiaire!
Ce lieu prend les apparences d’une uchronie. Peu de correspondances subsistent, en effet, à ce voyage féroce effectué, à l’air libre!

Paysage au sens figuré du site Corot La suite du parcours de cette sortie du 5 novembre se fait avec la visite du Moulin Brice, savant mélange de patrimoines, industriel et vert, aux allures de friche culturelle en attente d’affirmation d’une identité trans pour quelques beaux mois de l’année.
On imagine, au grès de la découverte, par quel moyen créer une économie viable pour ce lieu atypique, on envisage, l’instant suivant, ses multiples visages, pas uniquement un lieu patrimonial et pédagogique, mais bel et bien un lieu de vie affable, à même d’engager les conversations et de remplir ses vitales fonctions d’édifice défendant les valeurs d’une économie créative à l’échelle locale!

Fort en gueule, le Moulin Brice Tiers -lieu dont les lignes exigeantes se défendraient à coups de programmation diversifiée, multi disciplinaire, lieu ouvert, monde à part entière, bateau lavoir, phare, repère, référence, à la fois trace et témoin. De l’ambition semble être la requête de ces murs, de l’audace, du sang -froid. Tout vient à point à qui sait attendre…
Des étages, des sols aux espaces affolés, des étendues de mètres en sièges, des proportions folles pour ces 1800 m², vestiges, trésor, décor, tout se pointe et rapplique, d’insolentes scènes théâtrales, de splendides apartés, des danses éclectiques, un cinéma offensif, un festival de musique libre!

Espace donné dans les vapes Vous imaginez toujours, les flous vestiges, vertiges vous emboitent le pas, rien n’est plus si sûr, état d’alerte sur les possibles, vues et revues, examiner, extraire, à toute vitesse, essayer de suivre les images inoculées, les unes derrière les autres, par cette place qui est la vôtre, vous êtes ICI.
Encore engourdie par les apparences, vous flottez parmi les icônes, emblèmes, idées, répliques et miroirs, on vous présente La librairie.

Langage obscur et explicite de La Librairie Puis, des machines entrent en scène, passage, découpage, tirer le temps à soi, partir vers une suite de versatiles séquences, vaste programme…
Allure assurée, usage à voir, au-delà, ses formes, son style vestimentaire, sa monochromie, rouille vous dites, C.V je vois. Hors d’usage ou hors d’état de nuire, celle-ci forge un respect d’œil immédiat, la faute à son décollage imminent vers un bazar profane!

Activité machinale —–
Nous quittons le lieu temple pour un circuit zigzagant. Nous marchons entourés d’arbres, autochtones, endogènes, indigènes, ancienne châtaigneraie, chemin filet qui ne cesse de monter, de créer de l’instabilité sous nos pieds.
Le sentier finit par user nos corps, saturés d’informations, nous sommes allés jusqu’au bout, faisant basculer nos frontières, mus par la tentation irrépressible de préserver ces images. Humbles, en morceaux, la sensation d’achèvement ne s’est pas fait sentir.
Une réussite! Le désir de refaire cette expérience se fit vif, en effet, nous étions, déjà, croqué.e.s par cet endroit.
—–Nous ne pouvons que vous inviter à faire l’expérience des lignes saisissantes, des perspectives acoustiques du site Corot de Saint-Junien!
Bien à vous,
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Du nouveau à Vayres!

La Toussaint & Le gaspillage floral
Nous avions, déjà, abordé, le problème du gaspillage floral pour l’article fleur Vs dechet vegetal et pour sauvons les fleurs de nos cimetieres!
Sujet réel, notamment, lorsque des plantes sont installées/plantées sans le souci de leur résistance au gel, par exemple. Certaines ne sont pas extra-locales, certes, mais méritent aussi le respect. D’autres ne sont pas cultivées de manière raisonnée, nous le savons, également…
La période phare d’observation de ce problème pourrait être l’été mais ce gaspillage nous a semblé plus flagrant pour la période de la Toussaint depuis les deux cimetières du village de Vayres.
En effet, plusieurs de nos visites sur ces sites, l’an passé, nous ont donné envie d’agir!
La vente de plantes qui ne survivent pas au saison est un ennui mais aussi, le fait qu’elles puissent être considérées comme inintéressantes donc « déchet » parce qu’elles sont défraichies, défleuries parce qu’elles entrent, tout simplement, dans un autre cycle…Nous a alerté.
Nous sommes sensibles à cette question car une plante est vivante et n’est pas un produit. De plus, en cette période automnale, la place des fleurs est grande, elles apportent une lumière locale et des couleurs positives et variées!
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Star des fleurs de cimetière, à Vayres !
La Toussaint & ses particularités
« L’achat automnal a une autre particularité : « Les chrysanthèmes sont à 90 % d’origine française, le solde provenant essentiellement de Belgique et des Pays-Bas », assure Mikaël Mercier, président de Val’hor, interprofession de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage.
Rien de comparable aux roses qui arrivent par brassées du Kenya, de l’Equateur ou d’Ethiopie. Poids et volume pénalisent le voyage. »
// Le chrysanthème répond donc aux attentes d’un commerce local. « Nous vendons pour partie sur l’exploitation, chez des fleuristes proches et dans deux magasins Leclerc de la région », raconte Mme Alaux. »
De plus, la vente, à la Toussaint, de chrysanthèmes est très importante!
- 60 millions d’euros consacrés à la Fête des mères
- 20 à 25 millions d’euros destinés à l’achat de muguet ou de roses pour le 1er-Mai ou la Saint-Valentin
Accrochez-vous, nous pouvions découvrir le poids de cette fleur dans le cœur des français dans un article du journal Le Monde de 2019 dont le titre est » A la Toussaint, « pas de crise pour le chrysanthème »
« Pour la Toussaint, le chrysanthème reste la fleur préférée des Français, qui, en 2018, ont déboursé 170 millions d’euros pour en fleurir les tombes de leurs défunts ».
Un problème double de durée
–Ici, à Vayres, nous avions évoqué le sujet de cette très forte période de fleurissement dans les cimetières lors d’une rencontre avec la mairie, en mai dernier.
.Très forte période certes mais aussi surcroit de gaspillage floral, les plantes, ne tiennent pas toujours le coup suite aux premières gelées.
.Poussées, elle peuvent marquer une baisse d’éclat, un coup de fatigue, elles sont épuisées et vont défleurir rapidement. Ce qui engendre pour elles de finir, le plus souvent, dans le bac à déchets verts, injustement, très tôt.
« C’est une période très stressante pour nous », confie Marie-Christine Alaux, qui produit 5 500 pots de chrysanthèmes à Lapeyrouse-Fossat en Haute-Garonne ».
// En une quinzaine de jours tout est joué. La durée de vie commerciale de cette plante mortuaire est, en effet, plus que brève.
-Passé le 2 novembre, sa courbe de vente est un encéphalogramme plat. Même si, sa floraison continuera à illuminer les dernières demeures, parfois jusqu’à mi-décembre. Source
__Là, à l’approche de la dite-saison, nous nous sommes dit qu’il fallait être réactives et proposer un petit système de lutte contre ce gaspillage local avec respect du cycle de la plante: création d’une affiche aux cimetières pour sensibiliser au respect de la flore et mettre, en place, une petite installation pour que les personnes puissent les déposer.
Chose faite pour cette affiche toute simple conçue par nos soins, validée par la Mairie, ce 14 octobre 2022 que vous pourrez voir sur le site de l’ancien cimetière de Vayres (bourg) et sur celui du Chalat.
Une fois déposées, elles seront soit plantées en pleine terre de suite, placées au repos, soit soignées pour leur donner le plus de chance de refleurir l’année suivante!
Merci à vous, pour elles, et à bientôt!
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Retour sur la 1ère Journée du Matrimoine à Vayres !

Nous l’avons fait!
Avec beaucoup d’énergies et les moyens financiers disponibles pour une toute jeune association, c’est-à-dire, les plus faibles, nous avons, néanmoins, mis en route une valorisation d’un lieu public au cœur d’un village, qui, nous le savons, prendra du temps, ici, à Vayres.
Préparer cet instant de rencontre nous a demandé de faire des recherches numériques, de lire et relire certains écrits, de poser un certain nombre de questions, de diversifier nos interlocuteurs, pas toujours simple lorsque vous n’êtes pas d’ici et que la lecture historique et humaine du village vous parait très vague.
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Depuis notre arrivée au village de Vayres, en Haute-Vienne, en automne dernier, notre désir de donner un rôle au lavoir de Vayres tombait sous le sens. Il ne pouvait s’astreindre à deux panneaux et à un lieu éteint. Lui offrir un statut, nous est apparu comme primordial pour démarrer.
Nous avons pu constater que la place des femmes dans les villages reste subjective, étonnement.
Toutes les femmes ne sont pas féministes et ne considèrent pas nécessaire de parler des lavoirs comme des lieux de corvées. L’idée n’étant pas de nier l’existence de ces dernières et de ne pas se focaliser sur une image mémorielle de joyeux et bons souvenirs.
S’il y a bien deux choses que nous devons redouter le plus, c’est la condescendance et la sous-estimation.
Ce rdv du 17 septembre a été l’occasion de discuter, de confronter des attentes, points de vue d’habitant.e.s, d’acteurs de la mémoire locale.
Des modifications, dans le déroulé de ce temps d’échange, ont été faites, des prises de parole pas toujours simples, un défaut dans l’écoute, des visions parfois très muséales c’est-à-dire une manière de fixer dans le temps, d’apporter des éléments de mémoire sans apporter de modification à l’usage du lieu, sans lui redonner vie sous une autre forme tel un lieu mis sous cloche.
Les livres présentés non pas été, nécessairement, tous consultés, des attentes ont été formulées, des requêtes également, celle de l’accès à des informations historiques concernant le lavoir et surtout le village. Comme pour la monographie de la paroisse de Vayres, de 1925, disponible sur ce site –ici
Les auteurs du Limousin sont nombreux, les apports textuels historiques tout autant, nous avions mis à disposition des livres récits, témoignages (Nos vieux métiers racontés par Gérard Boutet et d’autres…), des ouvrages de G-E Clancier, ceux de Jeanne de Sazilly, Michelle Perrot dont une lecture a été déprogrammée, les prises de paroles « à distance » ne le permettaient pas.
Donner du relief au propos en parlant des publics scolaires et de nos lectures, Zola, entre autres, avec l’Assommoir, sans oublier les images de cinéma de René Clément et son film Gervaise…
Une autre manière d’amener de l’image, à défaut d’en avoir de réelles, ici, à Vayres, et de prendre de la profondeur de champ, un lavoir- qu’est-ce donc que cet espace public ?
Ici, en ville, oserais-je parler de Paris, mais surtout dans le désir de citer le patrimoine de répertoire, au cinéma. Pas évident, là, non plus…
Les photographies de Jean-Baptiste Audiguet, assorties d’un cartel, mises sous cadre, n’ont peut-être pas toujours été « comprises », Limoges ce n’est pas Vayres, et alors, ai-je eu envie de répondre. Je n’aime guère avoir le nez collé à un sujet sans prendre de la distance. Il était aussi question de l’histoire des lavoirs, en tant que lieu public, lors de cette fête du matrimoine.
Nous étions dans le désir de partager le fait de lui donner un nom, partie remise, Rose Ebène est celui que nous avons choisi. Nous lui préparons une petite commémoration, mêlant sensible et poésie, pas une médaille, un nom, un prénom même lui sera donné !
Lorsque nous parlons Patrimoine, Limousin et Lavoir, il nous a semblé essentiel de faire tirer sur du papier photo ces excellentes photographies de 1870-75 d’Audiguet. C’est le photographe Olivier Perrochon de Rochechouart qui a rendu cela possible.
Une lecture de ces images auraient pu être faite, ce lieu, mis ainsi en lumière n’a peut-être pas suffisamment bien préparé ces publics à se poser autant de questions. Les conditions, les moyens de monstration, le côté très venteux de l’espace m’invite à reporter ces explorations historiques.
Que dire, par ailleurs, de la position de ces femmes, au bord de l’eau et de l’image, et de ces hommes, debout à les surveiller, que dire, toutefois, de cette ville Limoges, située à moins de 50 kms de Vayres et de ces vies de quartiers, parfois semblables en termes de précarité plurielles à celles des villages.
Il est à noter que parler de condition féminine semble difficile là où la parole n’est pas habituée à être publique, où les souvenirs doivent se garder d’être sombres.
La prochaine mise en scène du lavoir pourrait avoir lieu à l’occasion d’un concert, à défaut de trouver un intérêt et un accord avec la paroisse locale et l’église de Vayres, une lecture, pourquoi pas une veillée, à voir, également, nous pourrions, aussi, passer lui rendre visite lors du 15 octobre et Octobre Rose!
Vous l’aurez saisi, le fleurir, le rendre accueillant, le faire vivre, lui offrir une visibilité, faire parler de lui…
Vous pouvez suivre cette narration ici: Rose Ebène, le Lavoir de Vayres
A suivre donc, ici, et en direct au Lavoir de Vayres!
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Agenda des sorties octobre – début novembre 2022

15 OCTOBRE
A venir, le samedi 15 octobre prochain dans le cadre de l’opération Octobre Rose, nous vous invitons à marcher, avec nous, à Vayres, dès 14h!
Cette marche symbolique sur l’un des trois circuits de Vayres sera payante pour une noble cause, celle de la lutte contre le Cancer, l’intégralité sera reversée à la Ligue Contre le cancer de la Haute-Vienne.
+ d’infos Vayres & Rose – ici

Fête du Lavoir- Matrimoine – 17 septembre 2022 Vayres 5 NOVEMBRE
Samedi 5 Novembre à 14H – Site Corot à Saint-Junien, pour le 1er épisode de notre série culturelle de sorties nature : Histoires de Paysages Visite du Moulin Brice accompagnée par l’association des amis des Jean-Baptiste Corot de Saint-Junien: FB de l’association
Une sortie gratuite!
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter au 06.13.85.10.32
Covoiturage possible depuis Vayres et recommandée depuis partout ailleurs!
Cette sortie offre l’occasion de poser un regard sur les paysages, ceux que nous aurons sous les yeux, ceux qui appartiennent à nos souvenirs, ceux qui nous font du bien, nous inspirent…
Un temps de rencontre qui viendra nous faire (re)découvrir un lieu, aborder notre perception des espaces, nous parlerons architecture, patrimoine, histoire locale, histoire de l’art, Corot…
Le sentier des Feutrières sera mis à l’honneur pour cet après-midi Nature & Culture
A vos agendas!
D’autres rdv à venir en décembre…
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La Haute-Vienne, une terre d’auteur.e.s!

Vous n’ êtes, peut-être, pas sans ignorer que la Haute-Vienne est une terre d’auteur.e.s!
Il nous suffit de traverser le XIX, XX et XIXème siècle pour nous en rendre compte et encore, on oublie beaucoup de monde. Sur un territoire qui recoupe seulement quelques dizaines de kilomètres, de nombreux noms, livres et communes sont littéralement rassemblés.
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Que les auteur.e.s soient né.e.s dans le Limousin, voire en Haute-Vienne, ou qu’ils ou elles aient élu leur nouveau domicile, qu’ils y aient grandi… La Haute-Vienne semble être un vaste sujet d’étude sur le vivant, un territoire chargé d’histoires, peuplé d’arbres, de nature et de paysages!
De quoi inviter à des (re)découvertes, (re)lectures et au partage les épris.e.s d’écriture et de contes, les amoureux de manuscrits et de romans, les ami.e.s de recueils et carnets et autres mordu.e.s de cahiers et de poésie…Tous les autres passionné.e.s sont les bienvenu.e.s, bien sûr!
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L’idée de parler de ces auteur.e.s tient en une envie profonde d’interroger la place du livre dans nos vies et l’importance majeure de la lecture publique en milieu rural, mais aussi d’accès à la culture ainsi que de patrimoine, de paysages et d’Histoire.
Le 1er, souvent cité, est Jean Giraudoux, suivi de G-E Clancier, Jean Blanzat, un ensemble littéraire qui forme, selon moi, un extraordinaire voyage haut-viennois au cœur du sensible.
Mais, n’oublions pas, la part belle faite aux femmes, Jeanne de Sazilly et ses livres dont « Le Limousin Mystérieux », « Les veillées limousines »… Livres dispos à l’achat
« Un florilège, destiné aux lecteurs de tous les âges : deux jolies légendes, des contes d’animaux, des aventures, des fables… On y trouve des leçons de bonne conduite, bien sûr, mais surtout du merveilleux, des métamorphoses, des sorcières bien méchantes, des petits nains serviables et de bons géants. Dans cet ouvrage sont réunis des siècles de contes et légendes qui constituent l’imaginaire collectif du Limousin. À travers monts et vallées, à travers villes et bourgades beaucoup de mystères, de légendes et de vieilles histoires racontent le Limousin d’antan. Ces histoires appartiennent à un fonds très ancien, remontant à un passé immémorial pour la plupart. On leur donne ici une nouvelle vie. » Source
La maison d’éditions La Geste est installée au cœur du département des Deux-Sèvres depuis 1992, elle s’attache à promouvoir la culture des régions de l’ouest. Site internet
Plus récemment, des autrices comme Corinne Javelaud, notamment son livre « La Demoiselle du Mas du roule » dont l’action se déroule… A Vayres!
Non loin, à Cussac, un travail fabuleux de recherche au pays des Feuillardiers a été entrepris par Jacqueline Lapouge, voilà déjà quelques années. Et puis, Anne Costes, entre Rochechouart et Oradour/s/Vayres, signe un ouvrage joliment poétique « Croâ sans Lune » aux éditions Plume de Carottes.
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Livre d’Anne Costes & Marie Fardet //
Avec Vayres à Soi, l’idée est donc de donner de la voix à ces auteur.e.s à l’échelle d’un village haut-viennois, celui de Vayres et tout simplement à l’échelle humaine. Le temps d’une rencontre, d’un atelier, d’une lecture, nous vous proposerons de faire plus ample connaissance avec ces histoires, ces images et ces textes.
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JEAN GIRAUDOUX
Ma première rencontre, avec cet auteur, remonte au lycée, dans l’Est de la France, alors que j’étais élève de terminale littéraire. J’avais eu envie de faire du théâtre, le choix de la professeure fut, rapidement, fait: Jean Giraudoux, La Guerre de Troie n’aura pas lieu, au même titre que la distribution.
- Cette pièce, texte pacifiste, jouée pour la 1ère fois en 1935, fonctionne comme un avertissement aux futures luttes fratricides de la seconde guerre mondiale. Giraudoux, ardent défenseur de la paix, livre une œuvre sur la bêtise et l’obstination des hommes. Le contexte d’écriture de cette pièce s’inscrit aux milieux des crises, et, à l’échelle géopolitique, au cœur de la montée des dictatures.
- Mon personnage était celui de Pâris, le séducteur. Celui-là même qui enlève Hélène, s’ensuit une fuite sous forme d’affront au roi et des discussions claniques entre les partisans d’une nouvelle guerre (dont Pâris fait partie) et ceux qui la condamnent en défendant la paix comme Hector, double de Giraudoux.
Giraudoux…Comment faire se rencontrer son œuvre avec l’une de nos actions de sensibilisation…Il nous suffira d’ouvrir quelques portes et fenêtres, de regarder du côté du de Bellac, de relire Siegfried et le Limousin, L’Apollon de Bellac et beaucoup d’autres, pour redécouvrir l’auteur qui se réclame du nouveau romantisme, souvent associé à un idéal de mesure et d’équilibre mais qui s’attaqua de front, tel un juge, au romantisme !
A venir, des idées à venir pour 2023…
GEORGES-EMMANUEL CLANCIER

Portrait de G-E Clancier :
Nous avons, d’ores et déjà, une proposition à vous faire, en ce qui concerne G-E Clancier.
En effet, à l’occasion de la semaine littéraire du 6 octobre au 22 octobre 2022, à Saint-Junien, vous pourrez assister le jeudi 6 octobre à 16h au cinébourse à la projection du film (2013) de Martine Lancelot: Georges -Emmanuel Clancier, passager du siècle, ce, en présence de la réalisatrice et de Sylvestre Clancier!
Nous nous rendrons, vous proposerons de covoiturer, gratuitement, depuis Vayres!
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Affiche du film de Martine Lancelot !
Puis, nous ferons un voyage littéraire lors des épisodes de notre série nature et culture: « Histoires de Paysages » consacré au Feuillardiers. A venir…
Nous aimerions partir des œuvres, nombreuses, et valoriser un patrimoine rural, naturel, floral, parler, également, d’histoires, du monde paysans, de langues et d’invisibilité sociale.
JEAN BLANZAT

Portrait anonyme Pour Jean Blanzat, le 1er livre, mis à l’honneur, sera « Le Faussaire« , paru en 1964, Prix Femina.
Blanzat, romancier et membre de la Résistance, est l’auteur de quelques superbes ouvrages. Le Faussaire, justement, dont je viens tout juste de finir la lecture, nous entraîne par une nuit de brume hivernale dans un cimetière de campagne, non loin de la Gartempe, si chère à l’auteur.
//Un voyage aux confins du genre fantastique qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Poe mais aussi un roman noir et poétique qui interroge notre condition humaine et sonde notre cœur.
L’évidence de l’évidence, Le Faussaire voit naître son intrigue dans un cimetière du Limousin. Il est question de rivière, la Gartempe.
Faisons un lien, un fil entre nos deux rivières, incomparable peut-être car l’une est d’une longueur d’environ 205 km et l’autre, bien plus frêle, environ 14km, toutefois, la Gartempe et la Vayres partagent deux points communs, elles coulent en Haute-Vienne, elles sont toutes deux sous -affluents de la Loire par la Vienne.
Transposons, donc, un instant, le Faussaire à Vayres, village rivière du Limousin, avec son ancien cimetière du XIXème siècle…
L’ancien cimetière de Vayres signe une des portes d’entrée de bourg. Nous aimerions qu’il soit reconnu lieu patrimonial au même titre que l’Eglise, de même, pour le lavoir en tant que matrimoine rural.
Le cimetière fait partie intégrante du paysage du village, passeur de mémoires et livre ouvert, il sera, donc, le point d’orgue de cette proposition de lecture.

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La date, et bien, la tentation serait trop grande de faire correspondre cette lecture autour des fêtes de la Toussaint, mais si nous en restons à l’histoire, c’est bien l’hiver que se déroule « Le Faussaire » donc, nous reparlerons du roman, de végétalisation pérenne, de ce patrimoine funéraire fragile que sont les plaques de Porcelaine un peu plus tard en saison!
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Plaques de porcelaine du cimetière de Vayres, 2022.
CAMILLE LARCHER
Camille Larcher est né à Nexon en décembre 1942 au sein d’une famille d’agriculteurs. Attaché à sa terre et à sa région, exploitant agricole lui-même, ayant occupé plusieurs responsabilités syndicales et professionnelles dans le monde paysan de son département, mais aussi élu de sa commune pendant trois décennies, il a participé à son développement en s’intéressant toujours à l’histoire locale.
Il a déjà écrit deux ouvrages sur le comice de Nexon, et une monographie complète sur les moulins du pays de Nexon. Source
Livre : Les Tuileries Limousines :
Du VIIe siècle avant J.-C. jusqu’à nos jours, les briqueteries, les tuileries et autres poteries ont constitué un maillon indispensable dans la vie des habitants des campagnes ainsi que dans la production de matériaux pour les diverses constructions de notre société rurale et urbaine. Dans cet ouvrage, Camille Larcher étudie l’histoire de ces industries et fait le constat que sous la pression des lobbies et la volonté politique d’industrialiser notre pays, la disparition de ces petites unités de fabrication s’est produite en moins de cinquante ans. Il lève ici le voile pour faire revivre le passé de ces hommes et de leurs familles qui ont contribué par leur activité à développer l’économie de leur région et au-delà. Source La Geste éditions
GUY PERLIER
Guy Perlier est historien, docteur en histoire contemporaine. Récemment retraité de l’Éducation nationale, il se consacre essentiellement aujourd’hui à la recherche historique et à l’animation de la Délégation territoriale (87) des amis de la Fondation pour la mémoire de la Déportation.
Livre : Le Limousin dans la Guerre sous Pétain et l’Occupation.
1940-1944./ Cinq ans de vie limousine qui ont nourri la mémoire collective et marqué les esprits de façon indélébile. Le lecteur retrouvera dans cet ouvrage, guidé par l’analyse d’un historien spécialiste, tous les événements, dramatiques ou héroïques, qui ont façonné l’histoire régionale, d’Oradour à la bataille du mont Gargan, des pendaisons de Tulle aux combats d’Ussel et d’Égletons, de l’affaire du bois de Thuraud à la première libération de Guéret…[…] Le regard ici porté sur cette période s’est voulu le plus large possible, éclairé par des recherches récentes et d’ultimes témoignages concernant notamment la vie clandestine à laquelle furent contraints les multiples « indésirables » du régime pétainiste.
JACQUELINE LAPOUGE
Jaqueline Lapouge sera présente à l’occasion de la Fête du Matrimoine ( 39èmes Journées Européennes du Patrimoine ) au lavoir de Vayres le samedi 17 septembre prochain.
Ses livres : sont disponibles sur le site de Libraria Occitana – A savoir, que je me suis procurée son livre à Rochechouart (à la Maison de la Presse)
Un petit portrait presse de l’auteure Le Populaire du 13 07 2012
Un autre portrait pour la sortie du 3ème tome Le populaire du 4 décembre 2019
Nous espérons développer une belle réflexion sur l’importance de son travail de valorisation d’un patrimoine funéraire d’exception.
Nous avions, dans le cadre de la 7ème édition du « Printemps des Cimetières » 2022, parlé de ce petit patrimoine funéraire lors de deux ateliers dont l’un était consacré au fil du temps à la place singulière des femmes et des enfants. Un article a été écrit sur cette manifestation: en lecture libre, ici
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Granit & Porcelaine, Jacqueline Lapouge :
ANNE COSTES
Nous sommes ravies de l’avoir, très récemment, rencontrée. A l’échelle vayroise, des idées et propositions positives pour le village et son école Pierre de Ronsard, de quoi redonner, un peu, de couleur poétique et de vigueur à l’imaginaire !
Petit portrait presse d’Anne Costes – Le populaire article du 13 10 2021 et du 13 janvier 2019
Le livre « Croâ sans lune » est le fruit d’une collaboration avec l’illustratrice Marie Fardet et le PNR (Parc Naturel Régional) Périgord Limousin.
- Marie Fardet aime les rencontres et le dessin, du moment que leurs musiques viennent vous chatouiller et vous fassent partir en voyage.
Formée au dessin selon la méthode Martenot et diplômée de l’École Brassart d’arts graphiques à Tours, Marie concilie actuellement deux passions : son travail d’illustratrice pour l’édition jeunesse et l’animation d’ateliers artistiques pour sensibiliser petits et grands. Source - » A cheval sur deux départements, la Dordogne et la Haute-Vienne, en Région Nouvelle-Aquitaine, le Parc naturel régional Périgord-Limousin a été créé en 1998. Site internet du PNR PL
NB/ j’ai pu me procurer ce livre, à Vayres, à deux pas de chez Vayres à Soi, Chez Marie, l’épicière du village! C’est alors de notre rencontre avec Fanny Labrousse (chargée de missions et implication des habitants) du PNR Périgord Limousin, que le nom de l’auteure a refait surface…
CORINNE JAVELAUD
Auteure, entre autres, de « La Demoiselle du Mas du roule » ( 2014, publié chez City).
Après une carrière dans le secteur touristique (des études de guide interprète l’ont amenée à voyager et à développer le goût des histoires intimistes.) riche d’expériences culturelles à travers le monde, et faisant suite à des études de lettres et d’histoire de l’art, Corinne Javelaud est l’auteure d’une quinzaine de romans, publiés chez Calmann-Levy Territoires, City Editions, de Borée, France-Loisirs, Ookilus Editions.
Elle est également membre du jury du prix des romancières remis chaque année au Forum du livre de Saint-Louis en Alsace. » SourceSite internet de l’auteure

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Mes lectures en cours: l’Iguane de Jean Blanzat, Hommage à Corot (catalogue d’exposition Paris – Hommage à COROT, Peintures et Dessin, expo. du 6 juin au 29 septembre 1975).
Déjà lus en plus des lectures citées dans l’article: Georges-Emmanuel Clancier « Limousin Terre secrète » édition La Renaissance du Livre( 1999), Le Pain Noir / G-E Clancier (tome 1 de la tétralogie), Siegfried et Le Limousin- J. Giraudoux, éditions Grasset (1934), Les Nouvelles Affaires Criminelles de la Haute-Vienne- Vincent Brousse, Philippe Grandcoing (préface Roland Dumas) Editions De Borée, La Frairie des Petits-Ventres de Michel Demars, éditions Lucien Souny (2005), Limoges de Pascal Herlem, éditions L’arbalète, gallimard récit (2017).
/// On n’oublie pas Pierre Desproges
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Châlus, commune de Haute-Vienne située à 20km de Vayres, était comme la deuxième maison de Pierre Desproges. C’est dans une demeure cossue de la commune que l’inoubliable procureur du « tribunal des flagrants délires » sur France Inter a passé ses étés d’enfance, ainsi que deux années de scolarité. Source: France3 régions
C’est dans ce coin de Haute-Vienne qu’il aura joué, grandi et façonné son humour acerbe comme s’en souvenaient ses camarades et son institutrice. Lui-même déclarait une fois devenu adulte :
Après avoir quitté Châlus, je suis devenu plus morose, moins exhibitionniste en tout cas dans ma façon de rigoler. C’est peut-être l’air limousin, que je recommande! parce que ça m’avait mis en joie.
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D’autres recherches sur cette terre d’écriture sont à l’œuvre afin de vous faire découvrir de singuliers voyages, des histoires vraies et imaginaires, de quoi nourrir votre attachement à la Haute-Vienne et votre amour des mots et des images!
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Bon à savoir: La plus grande partie de ces livres a été achetée en seconde main, localement, ou via le e-shop militant « le Label-Emmaüs », ou empruntés depuis notre Boite à Lire, présente à Vayres, non loin du marché!
A très vite!
Anne Costes, auteur, autrice, écriture, Blanzat, cimetière, Clancier, Corinne Javelaud, culture, dessin, documentaire, feuillardier, film, Gartempe, Giraudoux, haute vienne, Jacqueline Lapouge, Le faussaire, lecture, lecture publique, limousin, littérature, livre, Marie Fardet, Martine lancelot, monde paysan, Parc naturel, patrimoine, patrimoine naturel, PNR Périgord Limousin, porcelaine, roman, vayres, vayres les roses -
Sorties Nature et Découvertes

VISITE DU JARDIN DE VAYRES A SOI
Depuis novembre dernier, au jardin, nous plantons et semons avec, à l’esprit, le respect de la patience du jardinier, en l’occurrence des jardinières!
-Le jardin écologique de Vayres à Soi est aussi membre du réseau des refuges L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux).
A ce titre, nous menons, lors de nos ateliers, sorties, rencontres et chantiers participatifs, des actions de sensibilisation, notamment, à la faune du jardin.
Ce pourquoi, nous ouvrons, à chaque fois, notre jardin à la visite et aux échanges de bonnes pratiques et idées avec une constant respect du vivant.
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Pois de senteur, Vayres /
OISEAUX: L’hiver dernier, nous avons listé la présence de Verdiers, Mésanges bleues & Charbonnières, Gros bac casse noyau, Pinson du nord, Pinsons, Rouge Queue noir, Chardonneret élégant, Rouge gorge, Sitelle torchepot, Merle, Pie, Pigeons ramier, Tourterelle turque, Chouette chevêche et Corneille (j’en oublie peut-être).
FAUNE DU JARDIN: Au jardin, nous avons comptabilisé un certain nombre de lézards des murailles, crapauds communs, gastéropodes (escargots des jardins, limaces), même un hérisson! Sans oublier les pollinisateurs comme les papillons dont l’ Ecaille chinée, le moro sphinx, le ptérophore blanc, le Tabac d’Espagne, le Citron, l’Argus bleu, l’Aurore, la demoiselle bleue, sans oublier les abeilles et abeilles sauvages, les bourdons, la cétoine dorée…
Les autres insectes se répartissent le jardin, coccinelles et coccinelles asiatiques semblent cohabiter, nous avons déjà croisé un bon indicateur écologique, le morime rugueux (il se nourrit de bois mort), un scutigère véloce, nous accueillons un grand nombre de gendarmes (cherche-midi)…
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Moro sphinx au jardin (Verveine) /
BONNES PRATIQUES: Refuge pour les oiseaux, tour à coccinelles, abris à insectes, mise à disposition, toute l’année d’eau propre et, l’hiver, de nourriture, plantation de haies, d’arbustes, de plantes ayant un intérêt pour eux.
Laisser aussi la nature faire son travail, c’est aussi pour cela que, contrairement aux avis de jardiniers dits experts, nous avons laissé pousser notre bryone dioïque car elle est très appréciée par les abeilles sauvages!
Veiller à une bonne gestion du jardin en installant des récupérateurs d’eau, pailler, composter en respectant bien les règles au niveau des apports (bon ratio carbone/azote- 2/3 de brun, et 1/3 de vert), en choisissant un bon emplacement (ombre/ mi- ombre), recycler le marc de café, faire des purins à partir des plantes (phytothérapie naturelle & Engrais), planter du trèfle incarnat (engrais vert)…
PLANTATIONS DIVERSIFIEES
Notre jardin est clôt de murs, cependant, nous avons planté des haies diversifiées, faites d’arbustes à fleurs, de rosiers, entrecroisées de plantes officinales, mellifères, aromatiques…
Vous pouvez découvrir la rue, santoline, sauge officinale, romarin, bourrache, verveine citronnelle, souci, belles de nuit, nigelle, thym, cerfeuil, coriandre, menthe, mauve, capucine, pavots, consoude, tanaisie, ciboulette, persil, estragon, basilic, basilic thaï, Hysope…Nous laissons l’ortie (précieux purin avec 10 fois son volume en eau) et les plantes adventices, nous tondons très peu voire pas du tout.
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Dans un souci d’expérimentation, nous avons installé, quelques arbustes que nous ne connaissions pas ou peu comme l’Arbre aux faisans (Leycesteria formosa Golden Lanterns), L’arbre aux sept fleurs (Heptacodium miconioides Tianshan), Arbre de Neige (Chionanthus retusus) et l’Hortensia grimpant ( Hydrangea petiolaris ).
Passionnées par les roses, nous avons, déjà, planté Lady Emma Hamilton de David Austin, Rojo, Rosier liane de Lady Banks, Rosier ancien Gallica, Gruss An Aachen, Arthur Bell, Gloire de Dijon, Louis Blériot, Iceberg, et autres boutures de notre ancien grand jardin de Normandie…
Nous avons bouturé de nombreux arbustes et rosiers lors de nos chantiers participatifs dont le Weigelia à fleurs rouges, Rosier Westerland, Delosperma. (Merci à l’eau de Saule).

Bryone à droite à l’assaut du grillage, Vayres, été 2022 SORTIES L.P.O
Par ailleurs, dans l’envie de parfaire nos connaissances ornithologiques, nous sommes abonnées à la lettre de diffusion de L.P.O Limousin dont voici le lien afin de suivre leurs propositions de sorties!
La dernière en date remonte à quelques jours, le dimanche 28 août dernier!
Nous avons découvert la forêt de Boubon, tout près de Cussac, à environ une dizaine de kilomètres de Vayres!
L’animateur, Patrick Labidoire, nous a bien aidé question connaissances, sans oublier le travail formidable d’écoute et de reconnaissance des oiseaux présents lors de cette riche matinée!
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Panorama à Cussac :
Après avoir fait la connaissance de cette vue panoramique sur Rochechouart jusqu’au Monts de blond à la jumelle et autre longue vue, nous sommes allées randonner en forêt en passant par le village de Boubon.
NB/ Un petit conseil sur les jumelles: 8 x42 ou 10X42 histoire d’être parée comme il se doit!
C’est alors que nous rencontré une charmante maison de pierre, toute fleurie et restaurée, un beau jardin et potager, et, cette construction de pierre avec un toit de tuile sur laquelle nous nous sommes arrêtés un instant:
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Métier à ferrer, Boubon, Haute-Vienne, août 2022 /
Je n’ai pas retenu le nom en occitan de cette ossature, ce n’est pas un abri mais un lieu où l’on ferrait les vaches, un métier à ferrer!
//J’ai pu lire, en Auvergne, que ces petites bâtisses étaient plus généralement en bois, parfois en métal, d’autres avaient les montants en pierre, ils servaient au ferrage des bœufs. Un ferrage spécifique qui demandait quelques précautions à prendre pour le maréchal ferrant. Source
« Le but de la ferrure sur l’espèce bovine est de préserver l’usure de la corne qui constitue ses onglons. Dans certains cas, elle peut concourir à la guérison de quelques maladies du pied, mais elle sert rarement à remédier aux défauts de l’aplomb. L’usure est parfois si grande, qu’on a vu des bœufs, en troupeaux, par suite des marches forcées, avoir les chairs des pieds à nu, meurtries et déchirées quelquefois jusqu’aux os. Cela se produit d’autant plus vite, que la corne de la sole est peu épaisse et que ces animaux marchent avec lenteur. »
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Juste en face de cette construction, nous avons eu l’agréable visite surprise de quelques beaux et rares oiseaux dont celui-ci dont je ne me souviens plus du nom, navrée. (L’achat du guide ornitho est plus qu’un précieux conseil! )
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Oiseau migrateur rare et précieux, observé le 28 août 2022 /
Ensuite, nous avons repris le chemin de la forêt, longeant, ça et là, des étangs et autres mares, nous avons pris le temps d’écouter, de regarder autrement les mouvements, soubresauts au cœur de cet espace naturel .
Une équipe de passionnés bénévoles nous a fait découvrir une richesse sonore insoupçonnée, une autre manière de se livrer à une balade en y pratiquant l’écoute attentive.
Puis, nous prenons les allées baptisées au nom des arbres, ici, chêne rouge, puis, un peu plus haut, nous tombons nez à nez avec cette superbe restauration de cabane de feuillardier!
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Cabane de feuillardier restaurée, août 2022 !
Je vous invite à lire, c’est ainsi que j’ai découvert les feuillardiers, les livres de Georges-Emmanuel Clancier (auteur du célèbre Pain Noir).
Voici un extrait, page 129, de « Limousin Terre secrète » aux éditions La Renaissance du Livre:
Monsieur Fauriac : « C’en est un de métier! De vrais artistes. Pour faire les feuillards, qui servent principalement à cercler les futs, le bois de châtaignier doit avoir six ou sept ans. Les cabanes servaient à se mettre à l’abri, l’hiver, les vieux paysans qui ne savaient pas bien quoi faire pour gagner un peu d’argent allaient faire des feuillards pour les vendre. Ils commençaient leur cabane avec les cercles et les copeaux dont il se servaient pour les feuillards. Ensuite, ils se balançaient les copeaux par-dessus, ce qui leur faisait un abri pour se protéger pendant leur journée de travail. Il pouvait y allumer un feu pour se préparer leur soupe du midi. »
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Illustration présente tout à côté de la cabane :
Nous avons appris beaucoup de choses, difficile de tout retenir ou de noter, toutefois, nous avons très envie de proposer, dans le cadre des sorties nature Vayres à Soi, les propositions de L.P.O situées dans un rayon de 30km.
L’idée étant de limiter les frais de route, lutter contre l’autosolisme, sans toutefois se priver de sorties gratuites enrichissantes, de plus, la saison des migrations a commencé, alors, nous vous invitons à nous rejoindre pour celle du dimanche 18 septembre prochain!
Sortie à l’Île Navière-Île de Chaillac
RDV à l’Office du tourisme de Saint-Junien place du Champ de foire afin d’observer la fin de l’été sur l’île le 18 septembre. Cette sortie, organisée par L.P.O, sera animée par Christian Doucelin.
!!Nous vous convions à 8H15 pour un départ covoituré depuis VAYRES (parking Champ de Foire);
__Merci de nous confirmer votre présence par téléphone (sms) au 06.13.85.10.32 ou par mail : vayresasoi@gmail.com
Au plaisir de vous rencontrer et de vous retrouver!
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