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  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye ta cambrousse

    Paye ta cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le masculinisme.

  • Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!

    Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.

    L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.

    Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!

    Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:

    « Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.

    Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »

    ….

    Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!

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    Le lieu

    Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!

    On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…

    Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.

    Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:

    Pierre Alexandre Remy

    Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).

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    Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?

    Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.

    Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.

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    On clique pour agrandir.

    —Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:

    « Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP

    Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire

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    Lucille Rat

    Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.

    Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.

    Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.

    La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat

    Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,

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    Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.

    Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019:  VIA Créations Textile .

    Yanko Tsvetkov

    (Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.

    Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner

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    « Atlas of Prejudice

    The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source

    Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.

    Pour cette expo, on peut regretter :

    L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.

    Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.

    Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.

    Editions Apeiron

    Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.

    Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…

    Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.

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    La démarche éditoriale de la maison ?

    « Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.

    Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.

    Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA

    Petites digressions culturelles

    Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.

    Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).

    Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.

    EPCI – EPCC

    La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )

    Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?

    Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.

    Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)

    Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.

    Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…

    Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.

    Le PFH ?

    Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…

    Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI

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    Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!

    Vous pouvez aussi regarder par ICI!

    Les Pépites du mois

    Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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    Isabelle Pompe, 1 er février 2026.

  • Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?

    « Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »

    Source: Carte contamination

    Comment ça marche ?

    Chercher: renseigner le nom de la commune.

    Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!

    Vayres ( 87600)

    Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

    Rochechouart (87600)

    Oradour-Sur-Vayres (87150)

    Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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    Cognac-la -Forêt (87310 )

    Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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    Mines d’or et pollution des eaux

    Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.

    Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.

    Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!

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    Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…

    Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!

    Extrait

    « Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »

    Réunion publique le 21 janvier dernier :

    Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.

    Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution

    Ici, il en est aussi question:

    « A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.

    La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.

    La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière

    Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter:

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    Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:

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    Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026

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    Cantines bio et son palmarès

    Nous souhaitions partager ce palmarès.

    Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.

    Périgueux – Vayres : 77 km

    « L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.

    Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »

    Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.

    Voici le podium :

    1. Saint-Etienne (74,5 %)
    2. Périgueux: (67, 6 %)
    3. Bordeaux (66,2%).

    Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici

    Le Prix du mépris

    « Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

    Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.

    On parle de Limoges ?

    Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.

    Voici le palmarès de l’enquête en détails:

    Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine

    C’est quoi un projet à impact ?

    Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.

    Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine

    Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.

    Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).

    Par départements

    Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:

    1. Gironde (43000)
    2. Charente-Maritime ( 17000)
    3. Pyrénées- Atlantiques ( 14000)

    La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:

    1. Dordogne ( 7000)
    2. Lot-et-Garonne (6000)
    3. Corrèze (5000)
    4. Creuse (3000)

    Par ville de la Région

    1. Bordeaux ( 35000)
    2. Poitiers (7000)
    3. La Rochelle (6600)
    4. Niort (5400)
    5. Limoges (4904)

    Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.

    • Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
    • Poitiers : 89 000 hab env.
    • La Rochelle : 80 000 hab env
    • Niort (60 000 hab env)
    • Limoges : 130 000 hab env

    Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!

    Source : ici

    Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!

    Isabelle Pompe.

  • Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Nuits de la lecture, 9ème édition

    Villes & Campagnes du 21 au 25 janvier 2026

    Il y aurait beaucoup à dire du livre et de la lecture à la campagne en raison du fait simple suivant: c’est un abri vital pour l’imaginaire.

    Depuis notre lieu de résidence, nous luttons contre le stigmate de la campagne comme territoire pauvre culturellement et intellectuellement. Souvent conservatrice, répétitive, trop excluante ou en vase clos…

    Mais, ici, c’est surtout une forme d’absence de conscience collective qui nous navre.

    Nous nous souvenons avoir proposé la création d’une bibliothèque éphémère voilà deux ans et avoir été intimidées pour ce même projet par un membre du conseil municipal de notre commune. Aujourd’hui encore, alors que rien n’existe, cela sera toujours lamentable.

    Les abris pour l’imaginaire demeure des espaces essentiels.

    Il n’y a rien de plus subversif que de créer des abris pour l’imaginaire. Heiner Müller.

    Aujourd’hui, nous sommes désolées de constater, de déplorer la pauvreté des propositions pour cette nouvelle édition des Nuits de la lecture, faites dans les environs de notre commune, du point de vue des équipements culturels.

    Avec cet article, nous vous invitons à saisir l’importance de cet évènement là où la culture est plus politique qu’ailleurs, en rase cambrousse!

    Pour vous situer sur nos engagements associatifs en faveur de la lecture: Nous avons participé aux Nuits de la lecture (édition 2024) avec Faire Corps, parce que la lecture, c’est aussi l’édition, nous avions souhaité porter à bout de bras, Téma, le 1er salon de l’édition en pleine campagne, à Vayres en mars 2025. Nous insistons sur l’édition et non, uniquement, le livre car c’est l’écosystème du livre qui nous intéresse.

    Nous avons dû mettre en stand by ce projet de par l’attitude de certains auteurs et en raison des mentalités locales. Lasses, nous sommes lasses de l’individualisme, du manque de respect des initiatives associatives où tout est bénévole et lasses de cet abject opportunisme.

    Nous pensons, en ce jour, beaucoup, à la maison d’édition L’association qui traverse une période douloureuse:

    Après trente-cinq ans d’existence et plus de 800 livres publiés, L’Association affronte aujourd’hui une situation financière très compliquée, étranglée par des problèmes de trésorerie qui pourraient nous forcer à cesser toute activité éditoriale.

    Soutenons et aidons cette chère maison d’édition indépendante! Source l’association.

    Le livre est bien plus qu’ un objet, une couverture, un nom c’est aussi l’outil d’une guerre culturelle, telle que nous la voyons avec notamment la volonté monopolistique des médias Bolloré et l’attitude des éditions Fayard.

    Parce que le livre est toujours en danger, parce que les chiffres et études de 2023 font toujours flipper, au regard de la maîtrise de la lecture.

    La France est en deçà de la moyenne européenne.

    En 2023, un jeune français sur dix peine à lire correctement.

    Voici le chiffre préoccupant révélé en juin 2023 par la Depp, l’agence statistique du ministère de l’Éducation.

    « L’écart entre le nombre de mots entendus par un enfant de 3 ans, en fonction de son milieu social, se compte en millions.

    Et si les difficultés en lecture s’avéraient être la source de toutes les inégalités scolaires ?

    L’étude internationale Pirls sur la lecture et la compréhension de l’écrit le montre dans sa dernière édition  :

    La catégorie sociale de la famille joue un rôle majeur dans les résultats des élèves, de même que toutes les activités liées à la lecture et au langage que les parents peuvent entreprendre dès le plus jeune âge.

    En cause notamment : la focalisation sur les apprentissages du CP, alors que la maternelle et les autres niveaux du primaire sont aussi importants. »

    Source: Le Monde les raisons qui expliquent la fragilité des élèves français en lecture

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    Nous vous précisons le crédit de l’affiche des Nuits de la lecture, il s’agit d’une œuvre de Tom Haugomat, ici + de détails sur l’illustrateur aussi parce que l’IA pose le grave problème des droits d’auteur et celui de l’importance capitale de la créativité.

    Là où il y a peu de lieu, peu de lien, les Nuits de la lecture c’est un temps culturel commun fondamental !

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    Par son thème, cette année, Villes & Campagnes, cette édition c’est aussi l’opportunité pour, enfin, aborder, en rase campagne, les questions de droit et d’accès au droit et les questions environnementales et climatiques.

    Une porte d’entrée, également, dans le sujet terrible des violences faites aux femmes et aux enfants à la campagne.

    N’oublions pas les violence sociales et symboliques faites à la jeunesse, en termes toujours d’accès, en particulier dans le cadre de leurs études, de leurs projets professionnels fortement impactés par les préjugés et par les graves problèmes de mobilité.

    Une ouverture obligatoire pour permettre des respirations culturelles

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    Nous étions en mesure de présenter une exposition photographique dont le thème rôdait, non sans ironie, autour des mythes et des faits mais aucun appel à participation n’ a été lancé, aucun appel à projet.

    Nous rencontrons des directeurs de structures, de lieux et des élus depuis quatre années en signifiant ce manque cruel d’ouverture, d’appel d’air et de pluridisciplinarité avec une attache profonde aux pratiques amateures.

    Rien ne bouge. Voilà aussi la lenteur de ces territoires, lenteur organisationnelle, lenteur par peur de la prise de risque ? Nous ne savons pas.

    Le constat ? Les mentalités ne changent pas.

    Comment penser des connexions mais aussi comment réparer et lutter contre les discriminations ?

    La campagne ce n’est pas à opposer, ni à soustraire à la ville.

    Dans cette hiérarchie territoriale qui file des boutons et oublie de restituer à la campagne sa complexité, nous aurions aimé que des places soient proposées pour des échanges éclairés.

    Faut-il réduire la campagne à des idéologies, faut-il la bâillonner, la soumettre à des subjectivités ?

    Est-ce la face fardée de la ville qu’on opposerait à la tête au naturel de la cambrousse ?

    La ruralité: est-ce une carte postale conservatrice vectrice d’idées sexistes, rétrogrades et dangereuses ? Est-ce un endroit qui vit mal où les stigmates et les critères de discrimination sont omniprésents?

    Pop culture Versus France profonde ? Quelle place pour la violence, la médisance, le secret ? Et pour L’obsession de l’Histoire qui doit se taire ?

    Un malus rural de genre ?

    La violence intrafamiliale et la campagne

    47 % des féminicides ont lieu à la campagne, alors que seulement 33 % de la population française y habite.

    Ce chiffre n’est pas nouveau. Il est issu d’un rapport d’information du Sénat de 2021.

    L’isolement, la distance, la méconnaissance des dispositifs d’aide et l’entre -soi participent à l’aggravation des situations.

    L’entre soi à la campagne: tout le monde se connait.

    La ruralité amplifie les inégalités

    Un tiers des femmes vivent en milieu rural, nous parlons de 11 millions de femmes mais leurs vies est peu racontée.

    « Le territoire rural est, pour les femmes, un exhausteur d’inégalités… Ces femmes rurales vivent une inégalité systémique, qui crée une condition féminine rurale qu’on pourrait appeler un malus rural de genre. La ruralité ne crée pas les écarts ; elle les durcit. » 

    45% de ces 11 millions de femmes sont inactives. Pour celles qui travaillent, elles ont des revenu moins importants que les hommes, du fait de leur carrière hachée, du travail à temps partiel et des périodes d’inactivités. Elles seront donc des retraitées plus pauvres.

    L association Rura (ex-Chemins d’avenirs) publie une étude inédite sur le quotidien des femmes en ruralité (réalisée auprès de plus de 5000 personnes). Sa présidente Salomé Berlioux et son directeur du plaidoyer, Félix Assouly dévoilent en avant-première à Ouest-France les grands enseignements. A lire: Source: Ouest France, La ruralité amplifie les inégalités hommes femmes.

    Reco lecture/culture

    Voici quelques ouvrages, lectures, univers phasés avec l’expérience parfois douloureuse, souvent engagée de la vie au vert:

    BD: retour à la terre (larcenet), Films : Princesse Mononoké, Fantastic Mr Fox, Brisby et le secret de NIMH, Chiens de paille (Sam peckinpah), Delivrance, Psychose, Les moissons du ciel (Malick), La poursuite impitoyable …

    Livres: Le chien des baskerville (Sherlock), Les raisins de la colère (film John Ford comme livre).

    Une série de réflexions écologique et sociale

    Les Nuits de la lecture aurait pu offrir une série de réflexions écologiques et sociales, d’autant que l’IA prend une place considérable notamment au regard de l’offre de formation et de l’usage qu’en font les français!

    Ces formations viennent, en effet, concurrencer celles sur le climat. Source Le Monde, Planète

    Les acteurs de la sensibilisation à la transition écologique traversent une crise. En cause : reculs réglementaires, instabilité politique et détournement d’une partie des budgets vers l’intelligence artificielle.

    Le comptage national des oiseaux des jardins

    Et, oui, le dernier week-end de janvier, 24 et 25, c’est aussi le comptage national des Oiseaux des jardins!

    L’opportunité encore, au cœur des questions culturelles, d’aborder la place des oiseaux et l’effondrement des populations d’oiseaux dans les jardins. Ces phénomènes sont liés aux crises de la biodiversité et du climat.

    De nombreuses personnes ressources à l’échelle du département auraient pu être conviées pour intervenir lors d’une action de sensibilisation et de médiation…

    On y va: LPO sciences participatives

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.« 

    Nous sommes pour un DRY Year!

    Toujours janvier mais pas que! Le dry january devrait être un dry year parce qu’à la campagne, on boit pas mal et que l’alcool fait partie des distractions, c’est surtout un enjeu de santé publique majeur!

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    Pour les Nuits de la lecture, on ouvre un boulevard, celui de l’alcool et la littérature...

    Guy Debord – Panégyrique, tome premier, Paris, Gallimard, 1993 (1989):

     » Quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage. J’ai écrit beaucoup moins que la plupart des gens qui écrivent; mais j’ai bu beaucoup plus que la plupart des gens qui boivent. »

    La question des risques liés à l’alcool reste centrale. Avec un coût social estimé à plus de 118 milliards d’euros par an, l’alcoolisme est un problème de santé publique de premier ordre. 

    L’État et les associations mènent des campagnes de sensibilisation pour limiter les excès, notamment à destination des plus jeunes. Toutefois, les campagnes de prévention peinent parfois à rivaliser avec les stratégies marketing des marques, omniprésentes sur les réseaux sociaux via des influenceurs. Source

    Selon Santé Publique France, 7 % des décès sont attribuables à l’alcool, soit 49 000 chaque année

  • L’hi Vayres est là

    L’hi Vayres est là

    Alors voilà l’année 2025 s’en est allée! Ces derniers jours et heures achevées ont été jusqu’au bout intenses pour nous. Enveloppes, bienfaits, surprises et souvenirs!

    Nous vous souhaitons une année 2026 remplie de combativité, une nouvelle année pleine de vos observations, des jours nouveaux bourrés des vitamines de l’engagement. La nature garde la mémoire. Nous espérons lucidité, des mots militants et justes associés à des actes.

    Incitées nous sommes à poursuivre nos actions en faveur de la nature, de la biodiversité ordinaire à l’échelle d’un jardin, d’un village. Cela ne sera pas encore assez. Il faut continuer. Encouragées par nos visiteuses et visiteurs du jour, nous poursuivons ce travail toujours aussi enrichissant et nourricier.

    Voici en image, notre colis du 31 décembre 2025! Pour ses hôtes du jardin au naturel, la présidente de l’association Vayres à Soi a offert à cet espace vivant deux nichoirs (un semi ouvert dit semi cavernicole pour rougegorge, gobemouche gris, bergeronnette grise et rougequeue noir (source produit) et un 34 mm pour moineau friquet ou domestique, mésange charbonnière, sittelle torchepot, rougequeue à front blanc et autres source produit) et a renouvelé son refuge L.P.O Chez Colette pour la quatrième année, voilà la nouvelle pancarte!

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    Pour une écologie qui lutte contre les inégalités sociales

    Et parce que nos valeurs sont liées à une écologie sociale, nous militerons, encore, pour une mobilité solidaire et partageuse, pour des logements restaurés et au top question isolation car nous connaissons et avons fort bien expérimenté toutes ces situations difficiles !

    Nous vous invitons donc à découvrir le dernier numéro de Mefia Te au titre « Toi, toit, mon toit! » pour cette période hivernale qui se montre, à nouveau, rude, injuste voire meurtrière.

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    Reco lecture hivernale, le dernier numéro de MefiaTe

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    2025 fut emplie de contrastes, pleine de rebondissements et source de stress ne serait-ce qu’hydrique, la nature a souffert…Nous ne l’oublions pas! Nous mettons en œuvre une série de gestes tournés vers elle et c’est bien là notre plus grande attention.

    Les sorties nature de décembre ont été riches en clichés, en rencontres arborées. Saisir la nature dans son plus simple apparat restera toujours aussi émouvant et vivifiant y compris en ces périodes ô combien incertaines et humainement abîmées!

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    Détours et contours du sentier botanique de Vayres

    Nous savons que les mois de décembre et janvier sont des mois à injonctions, la lourdeur des fêtes où le cœur n’y est pas, des festivités parfois endeuillées et qui peuvent plonger dans des instants de détresse. La solitude peut peser lourd, surtout en l’absence de main tendue et d’écoute attentive. Faute de disponibilité ou dans le refus de s’ouvrir à l’autre sans le juger, elle reste étrange cette considération que nous avons de la mort sociale. Il n’y a pas qu’à la campagne et que pour les personnes âgées que la solitude et l’isolement soient une source de maux et d’inquiétudes.

    Il n’y a pas qu’une seule manière d’être jeune et que signifie vieillesse, comment et quand traversons nous l’âge adulte ?

    Dès lors, nous ne comprenons et ne cautionnons aucune action en direction d’un public à travers le prisme de son « âge » comme si celui-ci recevait une étiquette au mépris des parcours, carrières et trajectoires.

    Donc, pas d’ainées par ici car la catégorisation de la population en classes d’âge n’est pas une tradition mais une vision monolithique avec laquelle il faut rompre dixit Cécile Van de Velde.

    Pour parfaire nos vœux, nous vous invitons à considérer différemment la notion d’âge, au travers les fameux, mais erronés, trois âges de la vie; la jeunesse qui n’est qu’un mot pour le sociologue Pierre Bourdieu, l’âge adulte et la vieillesse.

    Quittons les sentiers battus, les idéologies simplistes et cessons de catégoriser la population en classes d’âge.

    Pour bien commencer l’année, voici une lecture stimulante « sociologie des âges de la vie » de Cécile Van de Velde et la redécouverte nécessaire des travaux de Jean-Pierre Terrail ( professeur honoraire de sociologie (Groupe de recherches sur la démocratisation scolaire). Il a notamment publié : Destins ouvriers (PUF, 1990), De l’inégalité scolaire (La Dispute, 2002) et Pour une école de l’exigence intellectuelle (La Dispute, 2016).

    + d’infos sur cvandevelde

    Et trois images conçues (crédit Isabelle Pompe) pour nous réveiller, développer nos esprits critiques et apprécier davantage la complexité.

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    Nous sommes vivantes, vivants, profitons bien de ce 1er jour et mois de cette toute nouvelle année!

  • Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    Les vies ailées nous offrent un baume sonore

    On vous parle du refuge L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux) « Chez Colette « , installé voilà 4 ans, à Vayres, en Haute-Vienne en plein centre bourg.

    Et, parce qu’on adore la poésie et l’imaginaire, on vous recommande, en cette toute fin d’année 2025, nos baumes au cœur:

    • la découverte d’un ouvrage : « Eloge des oiseaux de passage » de Jean-Noël Rieffel (sorti en 2023)
    • la lecture d’une œuvre poétique fantastique, Les boutiques de cannelle de Bruno Schulz !

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Parce qu’il sont indispensables à notre quotidien, parfois anxiogène, les oiseaux des jardins sont nos acolytes préférés!

    Quatre années, déjà, en novembre 2021, nous avons mis en place ce refuge pour en apprendre davantage sur nos amis ailés, les reconnaître, partager nos observations… Toujours avec simplicité!

    Les autres, ce sont eux, ces oiseaux des jardins qui depuis ces 4 années sont devenus fidèles et chaque année, nous avons le plaisir d’apprécier cette superbe saison d’hiver!

    Cliquer pour en profiter!

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    Pour lesquels nous avons construit un jardin adapté, sans chat, en plantant des arbustes à baies, des haies persistantes, mellifères et autres, en installant deux nichoirs (tronc du grand sapin), en attente de deux autres au niveau du grand cerisier, un gîte à insectes et tant d’autres petits refuges, ici et là…

    Nous prenons soin du sol de ce jardin au naturel avec feuilles mortes, compost et autres engrais verts…La baignoire est la maison de deux grenouilles, les allées, petits bacs sont de véritables cachettes pour les agiles, crapaud, lézards des murailles…

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    Voici, ci-dessus, deux images printanières (2025 ) – cliquez pour agrandir

    Un refuge L.P.O, en frais, cela coûte par an:

    • 15€ adhésion au refuge
    • 35€ d’adhésion en soutien à LPO
    • Opération Tournesol: pour une période hivernale complète avec un terrain de 1000m2, il faut compter 4 sacs de tournesols bio de 15kg chacun soit un total de 92€ pour 60 kg.

    On ajoute de nombreuses mangeoires et abreuvoirs!

    Voici, en image, la première page de notre livre d’actions en faveur de la biodiversité: en 1, composer avec l’existant (les arbres) en intervenant tout de même auprès des bambous envahissants à l’automne et hiver 2021:

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    Depuis quatre années, nous réalisons, avec ferveur, des comptages. En hiver grâce à ces multiples postes de nourrissage, nous observons, dès notre fenêtre de cuisine, porte entrée, petite terrasse:

    • un grand nombre de Mésanges charbonnières– (Parus major)
    • Mésanges bleues (Cyanistes caeruleus)
    • quelques Mésanges nonnettes (Poecile palustris)
    • Moineau friquet
    • Pinsons des arbres
    • chardonnerets élégants toujours autant territoriaux,
    • Rouge-gorge familier ( Erithacus rubecula)
    • Merle noir et merlettes
    • un gros bec casse noyaux ( Coccothraustes coccothraustes) a fait son entrée hier (24/12/2025)
    • et le Pic Epeiche (Dendrocopos major), en solitaire!

    Un régal pour le yeux que de voir ce ballet, cette frénésie nourricière. Nous leur apportons ainsi des forces, de quoi tenir le froid qui commence à se faire glacial en ce jour de Noël!

    La nature est indispensable à notre mieux-être, ces oiseaux sont en vie et voilà notre priorité: que ce jardin soit un espace plus vivant, encore plus vivant afin que ces oiseaux puissent se nourrir, nicher, se reproduire et être indissociables, pour de nombreuses années, d’un jardin à la campagne, d’un paysage qui devrait être naturel mais qui a besoin d’être protégé, aidé, soutenu et encouragé!

    « Eloge des oiseaux de passage » -Jean-Noël Rieffel

    « Les oiseaux nous apportent de la lumière. Il m’est impossible d’imaginer un jour devoir les quitter, faire le deuil de toutes ces splendeurs entrevues qui m’ont augmenté, comblé : les yeux majestueux du grand-duc, le vol claironnant des grues cendrées, le caractère hybride du colibri, à la fois insecte et pierre précieuse, la sorcellerie colorée du guêpier, le récital de la grive musicienne se détachant à contre-jour au sommet d’un arbre, le baume sonore du loriot, la toute première note du rossignol au mois d’avril, ce filet de soleil à travers le volet de la chambre d’où sourd le chant d’aurore du rouge-queue à front blanc…

    La lumière des oiseaux est finalement un éclair d’éternité dans nos vies de passage.

    Enfant, Jean-Noël Rieffel était un rêveur comme le cancre de Jacques Prévert. Il contemplait la nature par la fenêtre. Au fil des années, il est devenu un fou d’oiseaux, un ornithologue amateur. Il nous raconte dans ce livre l’état de poésie permanent inspiré par cette passion.

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    Vous pouvez vous le procurer ici, voici le site des Editions des Equateurs!

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    Les Boutiques de CannelleBruno Schulz

    Ces 13 récits, composés vers 1930, reposent sur des souvenirs d’enfance, une forme d’autobiographie à digressions fantastiques. Des visions oniriques, des divagations…L’idée est de partir aux origines, de se laisser nimber par le mystère…

    Une lecture troublante, découverte par hasard, merci au Book Club de France Culture et à Blexbolex (sérigraphe, illustrateur, auteur de BD) et sa bibliothèque !

    Au passage, Blexbolex vient de sortir son grand voyage initiatique, Le temps du capitaine Brett, pour les amoureux des romans graphiques non classiques!

    Bruno SchulzLes boutiques de cannelle (Gallimard, coll. L’Imaginaire). Traduit du polonais par Thérèse Douchy, Georges Sidre et Georges Lisowski.

    « Ce passage est une pure description, et je n’avais jamais lu quelque chose d’équivalent, c’est extrêmement graphique, imagé et sensuel. Par ailleurs, ce recueil est composé de nouvelles, qui sont aussi des souvenirs d’enfance. Il s’agit d’un livre sur l’enfance, très fort et d’une très grande richesse qui m’a littéralement retourné la tête. » Blexbolex

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    « Première édition VO : 1933.


    « Drohobycz, tranquille bourgade provinciale où Bruno Schulz vécut et enseigna le dessin, devient le lieu de toutes les terreurs et de toutes les merveilles : ses places, ses rues, la boutique familiale de draps et de tissus se métamorphosent…. »

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    La prochaine date du Comptage National ?

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Ici, des infos sur oiseaux des jardins

    Bonnes fêtes de fin d’année toutes en vie ailées et mouvements migrateurs!

  • Habiter c’est résister

    Habiter c’est résister

    Habiter ce n’est pas domicilier, déposer des affaires dans un garde meuble qui ressemble, de près ou de loin, à une maison. Habiter c’est surtout résister! Résister face aux incompréhensions, jugements divers, racisme et autre forme d’exclusion…Résister pour s’épanouir.

    Alors que la campagne isole et que les femmes en sont les plus grandes victimes, nous résidons dans un village où lorsque nous organisons un évènement, nous souhaitons, en priorité, créer des instants de partage, offrir à nos voisines, voisins un bon café, quelques gourmandises cuisinées maison. Dans les faits, c’est quelque chose d’assez simple, rien d’effrayant.

    Sauf que dans le bourg personne ne se balade, certains redoutent les autres, tandis que circulent comme un virus les formes d’inspection et la culture du ragot.

    Nous sommes éco féministes, ce qui nous donnent à faire l’expérience de la double peine, nous luttons contre la masculinité toxique, très présente dans cette campagne, avec des styles patriarcaux souvent voisins et militons en faveur de l’environnement, notamment, pour la biodiversité ordinaire.

    Alors, oui, nous proposons des temps forts qui touchent aux questions écologiques et sociales, donc la seconde main est toujours très présente.

    Hier, vous pouviez trouver dans une création « petite boutique éphémère », des articles sélectifs en parfait état, du vide dressing, des jouets pour kidultes, de la vaisselle et de la vaisselle haute de gamme, des ustensiles de professionnel de la restauration, des articles pour les animaux (chats, chiens et NAC), sans oublier la ressourcerie verte (prix anti gaspi pour arbustes, plantes vivaces) et des livres, BD et beaux livres!

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    Ouvrir sa porte n’est pas chose anodine culturellement, il faut aimer les autres.

    Nous défendons cette idée de proximité sans arrière pensée et sans calcul car nous méprisons l’opportunisme et la fausse popularité que certaines et certains chérissent tant. Ce village fait du mal aux initiatives citoyennes, ses locataires ne semblent guère supporter l’indépendance d’où un rapport excessif au contrôle avec l’oubli maladif et quasi constant de la consultation publique.

    Alors, hier, nous étions comme au zoo. Des personnes dans leur véhicule, fenêtres fermées jusqu’au dessus, ralentissaient devant le panneau d’information pour notre Folle Journée d’Hiver. Ils nous regardaient, au ralenti, fixement comme derrière la vitre d’un train lorsqu’on absorbe le paysage mais, apparemment, dans l’impossibilité de s’arrêter. Et puis le contrôle, la police locale de ceux, majoritairement des hommes, qui n’ont rien à d’autre à faire que de surveiller.

    Avons-nous des comptes à rendre ? Nous avions fait les choses dans les règles comme à chaque fois lorsque nous organisons quelque chose.

    Appartenons nous à une forme de ménagerie ? Mises au ban comme ils le souhaitent mais dans la résistance, toujours et encore, la faune féminine de notre association n’a pas décidé de baisser le rideau. Et non le bestiaire du 28 n’est pas encore maté. En revanche nous n’apprécions pas les moutons, ces êtres dangereux car incapables de faire preuve d’esprit critique ni de se faire leur propre opinion.

    Visiblement, 2025 fut, pour vous, une année fort obéissante.

    En outre, lorsque nous sommes amenées à découvrir des articles de la presse locale qui narre les errements vayrois, nous découvrons, avec la pleine conscience qui va avec, que la propagande est au rendez-vous. Les journalistes, correspondants nous donnent à lire une information qui n’est ni vérifiée ni juste.

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    Avec leur cœur en plastique et leur cruel manque de bienveillance, ces locataires sont plus à plaindre, ces faiseurs d’histoire. Comme cela doit être douloureux de souffrir à ce point d’un problème d’égo et d’avoir autant envie d’occuper l’espace.

    Nous ne sommes pas convaincues car dès le début, leur brutalité nous a choquée, leur refus catégorique de mettre en place des débats, leur décision prise toujours dans le secret. Ce n’est pas cela le vivre ensemble. D’ailleurs, à Vayres, pauvre village qui ploye sous le poids de très lourds secrets, « ensemble » ressemble à des cousinades, à des communautés excluantes incapables de créer, de tisser du lien par manque d’éducation, de respect et d’altruisme.

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    Bien le bonjour et tout notre soutien à toutes les militantes et militants écologistes, la guerre est déclarée avec la coordination rurale et vive la solidarité féminine!

  • La folle Journée d’Hiver, c’est bientôt

    La folle Journée d’Hiver, c’est bientôt

    Pour dimanche prochain, le 21 décembre, on vous a préparé de belles propositions solidaires et bien diversifiées pour que vous puissiez vous faire plaisir et offrir malin et humain!

    On sait que la période de fin d’année est difficile pour bon nombre d’entre nous donc le prix s’est uni au charme et à la qualité avec un grand sens du service!

    Vous pourrez donc y découvrir des stands de vente de seconde main chaleureuse.

    Prenez donc rdv le dimanche 21 décembre à Vayres pour nous rejoindre avec votre curiosité, votre brin de folie et nous soutenir dans notre démarche de partage à la campagne!

    En images, de la recyclerie déco noël made in Vayres à Soi pour honorer, en ce jour de solstice d’hiver, les arbres du jardin et vous inviter, bénévolement, au sourire.

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    Le Jardin au naturel  » Fauves » en décembre 2025 par Isabelle Pompe

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    Nous souhaitons, en effet, encore et toujours, valoriser la seconde main car elle est plus humaine, à une histoire, elle est plus singulière et originale.

    Alors, pour cette Folle Journée d’Hiver, seront là:

    • Du vrai vintage pour certaines pièces
    • Du made in France à gogo
    • Des matériaux nobles (laine naturelle)
    • Du velours somptueux
    • Le plein d’aimables couleurs!

    Seront bel et bien présents:

    • des joujoux tout doux
    • des jouets collectors, le tout en parfaite santé et follement bien emballés!

    On a ajouté un vide dressing avec prêt à porter féminin pour passionnées de mode autour des essentiels du vestiaire féminin (entre autres, des blazers pour toutes les saisons…)des accessoires d’hiver et même une combinaison de ski flambant neuve!

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    Notre beau sapin par Isabelle Pompe

    Se sont jointes à nous, de la vaisselle fine, des jolies pièces Villeroy & Boch, de la décoration, des ustensiles de cuisine pour gastronome et fin gourmet (clin d’œil à la poissonnière en inox et à la marmite).

    Vous pourrez aussi faire la connaissance d’un Bianchi de collection (vélo de course), d’une tondeuse à gazon (et oui! ) de la marque Viking prête à brouter votre parcelle au printemps prochain!

    Et pour la partie associative, vous aurez, devant vous, des arbustes, des plantes issues de la ressourcerie verte….Et parce qu’on adore la culture, vous pourrez acheter des livres, de la BD des beaux livres à petits prix !

    Nous serons ouverts de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30 pour la partie vente.

    Cette entrée est libre.

    En plus, vous aurez la possibilité, sur place, de vous poser, de boire une boisson chaude et de déguster des gourmandises faites maison à prix solidaire!

    N’oubliez pas de réserver pour la sortie nature et culture (rallye photo ou marche de 5/6km en pleine forêt) qui vous fera prendre un grand bol d’air photographique et photogénique en ce beau jour du 21 décembre 2025, c’est à 14h le top départ au 28 rue belles roses.

    Voici la billetterie folle journée d’hiver en ligne ou adressez-vous un mail à vayresasoi@gmail.com pour réserver votre place si vous souhaitez régler sur place! C’est sortie est animée par une médiatrice et c’est 5€ par personne.

    Attention, à Vayres, vous pouvez vous garer tout à côté gratuitement, il existe des toilettes publiques gratuites elles aussi, par contre, il n’y a pas de distributeur automatique!

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    On s’amuse à Vayres avec bonne humeur par Isabelle Pompe

    Veuillez bien noter que nous n’acceptons pas les chèques, MERCI!

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    Voici nos réalisations pour cette Folle Journée d’hiver indoor et outdoor 100% DIY:

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    On finit par un focus sur le village des Salles Lavauguyon, à environ dix kilomètres de Vayres, où depuis novembre siègent les sapins un peu partout, tous enguirlandés, avec des nœuds, des boules et des colliers.

    Un budget digne de ce nom, 1000€ pour Noël et ses décorations dans un village qui compte 150 habitants! Et, oui, les choses se sont organisées en concertation, des achats ont été prévus dès septembre avec la contribution d’un commerçant, des habitants et pas que des élus, offrant ainsi une plus grande liberté!

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    Cette possibilité de faire ensemble c’est toujours ce que nous défendons avec nos actions en faveur du jardinage citoyen, du troc, du recyclage, de l’upcycling, de la lutte contre le gaspillage…C’est assez déplorable de constater encore qu’il nous faut lutter à Vayres où, à aucun moment, les habitants ne sont conviés, invités à s’exprimer librement.

    Les rues de nos quartiers sont bien plus que des adresses!

  • La Folle Journée d’hiver à Vayres

    La Folle Journée d’hiver à Vayres

    Bonjour à vous!

    Nous organisons une magnifique journée d’hiver le 21 décembre prochain, jour de solstice, porte symbolique d’entrée dans l’hiver!

    C’est le 355 -ème jour de l’année, ce jour est le plus court de l’année et la nuit la plus longue…En 2025 ce phénomène aura lieu le 21 décembre à 15h03!

    Une date qui raconte une histoire, des histoires, dans le monde entier, les solstices sont nimbés de mythes et de croyances…

    Traditionnellement, il marquait les changements de saisons, deux fois par an (été et hiver). L’axe de la Terre est incliné au plus près du Soleil. La planète Terre n’est pas la seule planète à connaître des solstices et des équinoxes, leurs équivalents.

    A l’instar du solstice d’été qui connait de très nombreuses festivités, le solstice d’hiver était célébré par les incas et a encore lieu dans les Andes, au Pérou. On retient une longue fête, Les Saturnales, glorifiée par les Romains de l’Antiquité (célébration du Dieu Saturne).  » Durant cette fête très populaire, l’ordre hiérarchique des hommes et la logique des choses sont inversés de façon parodique et provisoire : l’autorité des maîtres sur les esclaves est suspendue.  » En Iran, c’est la Fête de Yalda (Shab-e Yalda), étape clé dans le calendrier persan et fête ancestrale, sans oublier, Yule, fête païenne des peuples germaniques…

    L’association Vayres à Soi prône la diversité culturelle, il nous a semblé évident d’honorer ce solstice de la manière la plus généreuse et agréable qui soit!

    De 10h à 12h30

    Top départ, on vous ouvre les portes de notre jardin au naturel décoré, coloré pour cette Folle Journée d’Hiver, on vous propose des idées cadeaux : des plantes, des arbustes, de la vaisselle, des jouets…De quoi vous gâter, vous réjouir avec des petits prix spécial seconde main en parfaite état pour tous les gouts et les besoins!

    Vous pourrez vous poser, vous asseoir tranquille, on vous sert, pour une prix modique, du tout fait maison avec un bon chocolat chaud, de jolis et gourmands gâteaux, envie d’une soupe généreuse aux légumes bio ? Tout cela sera bien possible!

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    De 14h à 16H30

    Parce que vous aimez prendre l’air, vous balader en forêt, découvrir de chouettes paysages, vous aérer et vous changer les idées en bonne compagnie ?

    Nous avons préparé un joli trajet spécial hiver et excursion en pleine nature avec postes d’observation, petites escales tranquilles pour yeux et oreilles attentives…

    Voici la Billetterie pour la marche !

    Pour l’entrée dans l’extraordinaire saison de l’hiver, l’association Vayres à Soi propose la « Folle Journée d’Hiver » le 21 décembre 2025. A cette occasion, une marche de 6km est organisée. Vayres et ses hameaux se trouve en plein cœur du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, de quoi découvrir de beaux patrimoines locaux!

    Parce que vous aimez votre coin, vous avez envie de saisir un instant sur le vif, garder en mémoire un moment dans un lieu apaisant… Ce cadre se prête parfaitement à des temps de pause, à des arrêts sur image, à la spontanéité et à des clichés qui réconfortent en cas de coup dur! Et aussi, la technique photo peut vous être apportée avec des conseils précieux de prises de vue, des idées de photos sur un sujet qui vous sera communiqué, comme un jeu, dès le début de ce rallye!

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    Venez participer à un rallye photo en pleine nature au cœur des riches patrimoines naturel, vert et géologique présents à Vayres et ses environs. D’environ 6 km, ce circuit s’associe au « Projet photo avec expo » porté par l’association depuis juin 2025. Projet qui court sur plusieurs mois. Ouvert à toutes personnes sans attente de connaissance, avec le matériel de votre choix (téléphone, appareil photo argentique, numérique, Instax, Polaroid…)! 

    Billeterie Rallye Photo !

    On vous dit à dans trois semaines!!

    1er décembre 2025.

  • Histoires de Paysages, épisode 1

    Histoires de Paysages, épisode 1

    SORTIE NATURE le 5 novembre à Saint-Junien, sur le site COROT. Gratuite et ouverte à toutes et tous. RDV à 14h parking du rocher de Sainte-Hélène à Saint-Junien.

    L’association Vayres à Soi s’intéresse aux représentations du patrimoine.

    -Les « patrimoines » sont nombreux: il peut être vert, naturel, floral, historique, culturel, funéraire, rural, immatériel, bâti…Sans oublier le matrimoine!

    Ce pourquoi nous vous invitons à découvrir: Histoires de Paysages, une série culturelle de sorties nature qui fonctionne en épisodes.

    Il s’agit de redécouvrir le paysage local grâce à une randonnée, et de proposer un petit cours d’histoire de l’art en prise directe avec la nature.

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    Le 1er épisode est consacré au site Corot

    Pour Claude Monet, il est « le seul maître », et d’après Edgar Degas« le plus grand « , Baudelaire le qualifia de « miracle du cœur et de l’esprit ».

    La commune de Saint-Junien, en Haute-Vienne, dédie un site au peintre et graveur, Jean-Baptiste Corot.

    « Le sentier des Feutrières offre balade incontournable et une des plus agréables de la Haute-Vienne de part son patrimoine naturel, paysager et historique. Grâce au site Corot et à la vallée de la Vienne vous découvrirez l’histoire de ce peintre et celle de la ville. Ne pas manquez le village de Sicioreix et les beaux chemins creux ». Source

    Non loin, une site d’exception, le Moulin BriceÀ seulement un kilomètre du bourg de Saint-Junien (Haute-Vienne) et dans la continuité du site Corot, le Moulin Brice a été sauvé par l’association des Amis de Jean-Baptiste Corot, il sera ouvert exceptionnellement le 5 novembre prochain!

    Penchons-nous un instant sur l’histoire de ce patrimoine local, ses rôles d’hier et d’aujourd’hui….

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    Fondateur de l’Ecole de Barbizon, peintre paysagiste et fabuleux peintre de modèles, Corot est aussi un grand voyageur.

    Rêveur solitaire, il nourrit la mémoire du paysage, sensible et poétique, il renouvelle le paysage classique, il peint la nature de manière plus directe, il maîtrise, entre autres, la technique du cliché-verre (technique de gravure) avec Daubigny.

    Le musée des Beaux-Arts de Reims possède la plus grande collection française après le Louvre. Voici, ici, quelques une de ses gravures, dont celle-ci, au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa.

    -Pour vous inscrire ou obtenir davantage d’infos:

    • 06 13 85 10 32
    • vayresasoi@gmail.com

    ///Par la suite, nous aborderons d’autres pratiques artistiques comme la photographie avec Jean-Baptiste Audiguet, la littérature avec Giraudoux, Blanzat, Clancier et beaucoup d’autres…Toutes ces sorties sont gratuites et, avec covoiturage!

  • Sorties Nature et Découvertes

    Sorties Nature et Découvertes

    VISITE DU JARDIN DE VAYRES A SOI

    Depuis novembre dernier, au jardin, nous plantons et semons avec, à l’esprit, le respect de la patience du jardinier, en l’occurrence des jardinières!

    -Le jardin écologique de Vayres à Soi est aussi membre du réseau des refuges L.P.O (Ligue pour la Protection des Oiseaux).

    A ce titre, nous menons, lors de nos ateliers, sorties, rencontres et chantiers participatifs, des actions de sensibilisation, notamment, à la faune du jardin.

    Ce pourquoi, nous ouvrons, à chaque fois, notre jardin à la visite et aux échanges de bonnes pratiques et idées avec une constant respect du vivant.

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    Pois de senteur, Vayres

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    OISEAUX: L’hiver dernier, nous avons listé la présence de Verdiers, Mésanges bleues & Charbonnières, Gros bac casse noyau, Pinson du nord, Pinsons, Rouge Queue noir, Chardonneret élégant, Rouge gorge, Sitelle torchepot, Merle, Pie, Pigeons ramier, Tourterelle turque, Chouette chevêche et Corneille (j’en oublie peut-être).

    FAUNE DU JARDIN: Au jardin, nous avons comptabilisé un certain nombre de lézards des murailles, crapauds communs, gastéropodes (escargots des jardins, limaces), même un hérisson! Sans oublier les pollinisateurs comme les papillons dont l’ Ecaille chinée, le moro sphinx, le ptérophore blanc, le Tabac d’Espagne, le Citron, l’Argus bleu, l’Aurore, la demoiselle bleue, sans oublier les abeilles et abeilles sauvages, les bourdons, la cétoine dorée…

    Les autres insectes se répartissent le jardin, coccinelles et coccinelles asiatiques semblent cohabiter, nous avons déjà croisé un bon indicateur écologique, le morime rugueux (il se nourrit de bois mort), un scutigère véloce, nous accueillons un grand nombre de gendarmes (cherche-midi)…

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    Moro sphinx au jardin (Verveine)

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    BONNES PRATIQUES: Refuge pour les oiseaux, tour à coccinelles, abris à insectes, mise à disposition, toute l’année d’eau propre et, l’hiver, de nourriture, plantation de haies, d’arbustes, de plantes ayant un intérêt pour eux.

    Laisser aussi la nature faire son travail, c’est aussi pour cela que, contrairement aux avis de jardiniers dits experts, nous avons laissé pousser notre bryone dioïque car elle est très appréciée par les abeilles sauvages!

    Veiller à une bonne gestion du jardin en installant des récupérateurs d’eau, pailler, composter en respectant bien les règles au niveau des apports (bon ratio carbone/azote- 2/3 de brun, et 1/3 de vert), en choisissant un bon emplacement (ombre/ mi- ombre), recycler le marc de café, faire des purins à partir des plantes (phytothérapie naturelle & Engrais), planter du trèfle incarnat (engrais vert)…

    PLANTATIONS DIVERSIFIEES

    Notre jardin est clôt de murs, cependant, nous avons planté des haies diversifiées, faites d’arbustes à fleurs, de rosiers, entrecroisées de plantes officinales, mellifères, aromatiques

    Vous pouvez découvrir la rue, santoline, sauge officinale, romarin, bourrache, verveine citronnelle, souci, belles de nuit, nigelle, thym, cerfeuil, coriandre, menthe, mauve, capucine, pavots, consoude, tanaisie, ciboulette, persil, estragon, basilic, basilic thaï, Hysope…Nous laissons l’ortie (précieux purin avec 10 fois son volume en eau) et les plantes adventices, nous tondons très peu voire pas du tout.

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    Dans un souci d’expérimentation, nous avons installé, quelques arbustes que nous ne connaissions pas ou peu comme l’Arbre aux faisans (Leycesteria formosa Golden Lanterns), L’arbre aux sept fleurs (Heptacodium miconioides Tianshan), Arbre de Neige (Chionanthus retusus) et l’Hortensia grimpant ( Hydrangea petiolaris ).

    Passionnées par les roses, nous avons, déjà, planté Lady Emma Hamilton de David Austin, Rojo, Rosier liane de Lady Banks, Rosier ancien Gallica, Gruss An Aachen, Arthur Bell, Gloire de Dijon, Louis Blériot, Iceberg, et autres boutures de notre ancien grand jardin de Normandie…

    Nous avons bouturé de nombreux arbustes et rosiers lors de nos chantiers participatifs dont le Weigelia à fleurs rouges, Rosier Westerland, Delosperma. (Merci à l’eau de Saule).

    Bryone à droite à l’assaut du grillage, Vayres, été 2022

    SORTIES L.P.O

    Par ailleurs, dans l’envie de parfaire nos connaissances ornithologiques, nous sommes abonnées à la lettre de diffusion de L.P.O Limousin dont voici le lien afin de suivre leurs propositions de sorties!

    La dernière en date remonte à quelques jours, le dimanche 28 août dernier!

    Nous avons découvert la forêt de Boubon, tout près de Cussac, à environ une dizaine de kilomètres de Vayres!

    L’animateur, Patrick Labidoire, nous a bien aidé question connaissances, sans oublier le travail formidable d’écoute et de reconnaissance des oiseaux présents lors de cette riche matinée!

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    Panorama à Cussac

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    Après avoir fait la connaissance de cette vue panoramique sur Rochechouart jusqu’au Monts de blond à la jumelle et autre longue vue, nous sommes allées randonner en forêt en passant par le village de Boubon.

    NB/ Un petit conseil sur les jumelles: 8 x42 ou 10X42 histoire d’être parée comme il se doit!

    C’est alors que nous rencontré une charmante maison de pierre, toute fleurie et restaurée, un beau jardin et potager, et, cette construction de pierre avec un toit de tuile sur laquelle nous nous sommes arrêtés un instant:

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    Métier à ferrer, Boubon, Haute-Vienne, août 2022

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    Je n’ai pas retenu le nom en occitan de cette ossature, ce n’est pas un abri mais un lieu où l’on ferrait les vaches, un métier à ferrer!

    //J’ai pu lire, en Auvergne, que ces petites bâtisses étaient plus généralement en bois, parfois en métal, d’autres avaient les montants en pierre, ils servaient au ferrage des bœufs. Un ferrage spécifique qui demandait quelques précautions à prendre pour le maréchal ferrant. Source

    « Le but de la ferrure sur l’espèce bovine est de préserver l’usure de la corne qui constitue ses onglons. Dans certains cas, elle peut concourir à la guérison de quelques maladies du pied, mais elle sert rarement à remédier aux défauts de l’aplomb. L’usure est parfois si grande, qu’on a vu des bœufs, en troupeaux, par suite des marches forcées, avoir les chairs des pieds à nu, meurtries et déchirées quelquefois jusqu’aux os. Cela se produit d’autant plus vite, que la corne de la sole est peu épaisse et que ces animaux marchent avec lenteur. »

    Juste en face de cette construction, nous avons eu l’agréable visite surprise de quelques beaux et rares oiseaux dont celui-ci dont je ne me souviens plus du nom, navrée. (L’achat du guide ornitho est plus qu’un précieux conseil! )

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    Oiseau migrateur rare et précieux, observé le 28 août 2022

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    Ensuite, nous avons repris le chemin de la forêt, longeant, ça et là, des étangs et autres mares, nous avons pris le temps d’écouter, de regarder autrement les mouvements, soubresauts au cœur de cet espace naturel .

    Une équipe de passionnés bénévoles nous a fait découvrir une richesse sonore insoupçonnée, une autre manière de se livrer à une balade en y pratiquant l’écoute attentive.

    Puis, nous prenons les allées baptisées au nom des arbres, ici, chêne rouge, puis, un peu plus haut, nous tombons nez à nez avec cette superbe restauration de cabane de feuillardier!

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    Cabane de feuillardier restaurée, août 2022

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    Je vous invite à lire, c’est ainsi que j’ai découvert les feuillardiers, les livres de Georges-Emmanuel Clancier (auteur du célèbre Pain Noir).

    Voici un extrait, page 129, de « Limousin Terre secrète » aux éditions La Renaissance du Livre:

    Monsieur Fauriac : « C’en est un de métier! De vrais artistes. Pour faire les feuillards, qui servent principalement à cercler les futs, le bois de châtaignier doit avoir six ou sept ans. Les cabanes servaient à se mettre à l’abri, l’hiver, les vieux paysans qui ne savaient pas bien quoi faire pour gagner un peu d’argent allaient faire des feuillards pour les vendre. Ils commençaient leur cabane avec les cercles et les copeaux dont il se servaient pour les feuillards. Ensuite, ils se balançaient les copeaux par-dessus, ce qui leur faisait un abri pour se protéger pendant leur journée de travail. Il pouvait y allumer un feu pour se préparer leur soupe du midi.  »

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    Illustration présente tout à côté de la cabane

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    Nous avons appris beaucoup de choses, difficile de tout retenir ou de noter, toutefois, nous avons très envie de proposer, dans le cadre des sorties nature Vayres à Soi, les propositions de L.P.O situées dans un rayon de 30km.

    L’idée étant de limiter les frais de route, lutter contre l’autosolisme, sans toutefois se priver de sorties gratuites enrichissantes, de plus, la saison des migrations a commencé, alors, nous vous invitons à nous rejoindre pour celle du dimanche 18 septembre prochain!

    Sortie à l’Île Navière-Île de Chaillac

    RDV à l’Office du tourisme de Saint-Junien place du Champ de foire afin d’observer la fin de l’été sur l’île le 18 septembre. Cette sortie, organisée par L.P.O, sera animée par Christian Doucelin.

    !!Nous vous convions à 8H15 pour un départ covoituré depuis VAYRES (parking Champ de Foire);

    __Merci de nous confirmer votre présence par téléphone (sms) au 06.13.85.10.32 ou par mail : vayresasoi@gmail.com

    Au plaisir de vous rencontrer et de vous retrouver!

  • Distribution paniers de produits bio à Vayres

    Distribution paniers de produits bio à Vayres

    Pour vous proposer des légumes bio, de saison, locaux, et participer à une action solidaire:

    Après avoir proposé ce dépôt paniers et légumes d’octobre 2022 au 30 juin 2023, nous arrêtons cette activité!

    Ravies d’avoir pu vous faire découvrir ces offres locales et bio mais c’était une activité trop chronophage pour notre organisation. De mûres réflexions nous ont amené à lancer des ateliers à partir du 23/09 à Vayres, notamment, cuisine pour apprendre, partager, changer ses habitudes alimentaires, lever les obstacles à une alimentation saine, aimer bien manger!

    Petit coup de rétroviseur:

    C’est parti, chaque vendredi!

    L’association écologiste Vayres à Soi s’est associée avec l’association Le Comptoir Fraternel (maraîchage bio et solidaire), située à Cussac, pour vous proposer une livraison hebdomadaire, à Vayres, de leurs paniers de légumes BIO

    Deux types de paniers existent :

    • 12 euros pour 2 personnes
    • 20 euros pour 4 personnes 
    • Pour chaque panier ajouter une adhésion annuelle au Comptoir Fraternel.  ( 10 euros) 

    //Pour plus d’infos, merci de nous contacter au 06 13 85 10 32.

    Première livraison : VENDREDI 21 OCTOBRE après-midi!

    Nous sommes dépôts de paniers chaque vendredi de 16 h à 18h30.

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    -Une dépôt de pain bio de la GAEC De Laubanie- St Bazile est possible, voici les tarifs:

    A cela, s’ajouteront, ponctuellement, d’autres produits type jus de pommes bio…

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    Un exemple de panier + achats au détail

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    Etant déjà adhérente à l’association du Comptoir Fraternel, et dans un souci d’économie et de bien manger, nous nous sommes dits que nous pourrions être plusieurs à être intéressé.e.s par cette proposition de produits bio à domicile, ou presque.

    Nous constatons que certain.es d’entre vous ne peuvent plus faire de potager, n’en font pas ou n’ont pas assez de terrain, à l’échelle locale, à Vayres, il n’existe pas de maraicher BIO labellisé à même de mettre à disposition une diversité et grande quantité de légumes et produits bio.

    Le Comptoir Fraternel est certifié AB

    /// AB , c’est quoi ?

    La marque Agriculture biologique (AB) est une certification contrôlée par l’Agence bio, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Elle vous permet d’identifier des produits 100 % bio ou, pour les produits transformés, composés à 95 % de produits agricoles bio. La marque AB repose sur la notion de respect de la biodiversité et la préservation des ressources naturelles. Source

    De plus, nous avons pensé qu’un horaire de distribution, peut-être, plus adapté aux personnes qui travaillent, serait une bonne idée.

    A cela s’ajoute, notre volonté de militer contre le manque d’autonomie, du fait de ne pas avoir de voiture ou de dépendre de quelqu’un pour ses courses, notre ferme détermination, également, pour lutter contre l’autosolisme et la dépendance à la voiture pour se nourrir.

    Le Comptoir Fraternel- Jardin de Cocagne de la Tardoire

    « A Cussac (Haute-Vienne), le Comptoir fraternel se lance dans le maraichage bio pour fournir les habitants et les collectivités avec à la clé la création d’emplois en insertion.

    -Petit article de la Région Nouvelle-aquitaine

    -Inclusion & Ruralité: Vidéo

    -FB: Le comptoir fraternel Jardin de Cocagne de la Tardoire

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    Au plaisir de vous compter parmi nous !

    ! Pour ce service, nous vous demandons une aimable contribution à l’association Vayres à Soi à hauteur de 5 € par famille et par an (année glissante).

    Merci de votre compréhension!!

  • Appel à participations Octobre Rose 2022 à Vayres

    Appel à participations Octobre Rose 2022 à Vayres

    Conscientes que l’accès aux soins soit un problème majeur en milieu rural, avec Vayres à Soi, nous avons eu envie de participer à l’opération Octobre Rose pour son édition 2022.

    A notre échelle associative, relancer et sensibiliser aux enjeux du dépistage nous a semblé primordial.

    A Vayres Les Roses, nous souffrons d’une pénurie médicale car nous ne disposons pas de médecin généraliste, seuls, et c’est déjà bien (!?), deux infirmières et un kinésithérapeute, qui ne prend plus de nouveau patient, sont en activité.

    Concrètement, l’offre médicale nous contraint au déplacement, majoritairement, en voiture: environ 10km pour le médecin généraliste, env. 7 pour le kinésithérapeute et le podologue, puis, c’est Saint Junien, pour les radios, Hôpital, dentiste (environ 20km), sinon, c’est Limoges!

    Vayres à Soi, association écoféministe, milite pour diverses questions environnementales et sociétales.

    Plus l’offre de soin se situe à distance, plus les problèmes de mobilité et d’autonomie se posent. De plus, nous luttons contre l’autosolisme et militons pour la mise en place de co-voiturage, le développement du VAE possède, là aussi, beaucoup d’atouts.

    A cela s’ajoutent les dimensions sociales et familiales, en effet, faire 40 km pour un examen, avec le prix de l’essence qui s’envole, peut freiner. C’est pire, si l’on ne possède pas de permis, pas de personne accompagnante et que le seul moyen qui subsiste soit, faute de transport en commun efficient, le taxi!

    Enfin, les délais pour les rendez-vous et les départs à la retraite des gynécologues participent au découragement en termes de dépistage.

    Avec des territoires non inclusifs, les inégalités d’accès explosent.

    :

    / Nous pouvions lire dans les pages du Journal Le Populaire du Centre du 30 septembre 2021:

     » Le Covid a “plombé” le dépistage des cancers. Lors du confinement, notamment pour le premier, la France entière était saturée par le virus. 

    En Haute-Vienne avant 2020, 58 % des femmes de 50 à 74 ans, se faisaient dépister. Ce chiffre est tombé à 47 % », se désole le docteur Gérard Sofio, le vice-président de la Ligue contre le cancer de la Haute-Vienne, responsable prévention dépistage. »

    « Dans notre département, seulement 15.000 mammographies ont été effectuées en 2020 contre 18.000 habituellement, ainsi une trentaine de cancers ont été pris avec du retard et des pertes de chances.

    À cause du virus, nous avons pris un an de retard sur les dépistages des cancers du sein et du colon que nous allons essayer de rattraper », comptabilise le docteur Gérard Sofio. »

    Source

    VAYRES & ROSE

    Voici le nom de notre proposition!

    Pour le 15 octobre, nous lançons un appel à participations pour les associations, habitants, commerces, artisans du village et alentours!

    1. Parce que nous souhaitons favoriser les mobilités douces, nous organiserons une marche à pieds le samedi 15 octobre en reprenant l’un des trois circuits de Vayres qui sera tout teinté de rose! Avec inscription payante pour donner vie à une collecte.
    2. Nous sommes en train de prévoir, pour le matin (à préciser), une sortie vélo avec l’ école vélo de Chateauponsac, CHATEAU- VELO à l’attention des publics scolaires (Pierre de Ronsard) accompagnés de leurs parents.
    3. Nous espérons compter sur la présence d’une personne de la Ligue contre le Cancer de la Haute-Vienne.
    4. Nous sommes intéressées par l’achat des fameux parapluies roses, ils sont au prix de vente de 7 euros. (Merci de nous faire savoir si vous en voulez également pour que nous puissions les réserver car ils sont rapidement victimes de leur succès!)

    Pourquoi cette date du 15 OCTOBRE ?

    La date ne doit rien au hasard, puisqu’il s’agit de la Journée Internationale de la femme rurale.

    « Cette journée, connue au départ (2008) sous le nom de Journée Internationale des Paysannes, est depuis 2012 répertoriée comme étant la journée internationale de la femme rurale.

    C’est l’ONU qui en est à l’origine et c’est son secrétaire général de l’époque, Ban Ki-moon, qui avait délivré un message à l’occasion de son lancement:

    « L’autonomisation des femmes revêt une importance cruciale pour éradiquer la faim et la pauvreté. En privant les femmes de leurs droits et de possibilités, ce sont leurs enfants et leurs sociétés que nous privons d’un avenir meilleur. C’est la raison pour laquelle l’Organisation des Nations Unies a récemment lancé un programme d’autonomisation des femmes rurales et de renforcement de la sécurité alimentaire.« 

    Un rôle incontournable

    Les femmes rurales jouent un rôle essentiel et inconturnable dans les économies rurales des pays en voie de développement. Dans la plupart d’entre eux, elles participent à la production agricole, fournissent la nourriture, l’eau et le combustible pour leur foyer. Elles mènent de front d’autres travaux en dehors de la ferme pour améliorer le niveau de vie de leur famille.

    De plus, elles sont en première ligne pour assurer des fonctions vitales comme l’éducation des enfants, la prise en charge des malades et des personnes âgées.

    Les reconnaître et les soutenir en tant que telles peut constituer un levier de développement extrêmement puissant. »

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    Vayres en Rose, août 2022.

    ___Nous diffuserons une annonce depuis le site internet de la mairie, l’appli Intramuros, le site tourisme de la POL et quelques affiches seront déposées chez nos commerçants, une histoire que vous pourrez suivre, aussi, sur Instagram Back To Vayres

    A bientôt, solidairement!

  • Tranquillisons nos rapports à la culture

    Tranquillisons nos rapports à la culture

    Depuis ma visite touristique, ou presque, de juillet 2021, en Haute-Vienne, j’ai remarqué la présence d’un lieu culturel porteur et intrigant. Il s’agit du Château de Rochechouart.

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    Cour intérieure du Château avec l’œuvre de Tony Cragg, Column

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    En novembre de l’an passé, son sujet fut, à nouveau, discuté avec un Rochechouartais.

    A l’écoute, le rapport ne sembla pas des plus tranquilles, un reproche dispendieux à la coquille, appelée vide, à la forteresse et à son problématique contenu fut développé.

    __Le Château est visible depuis la route qui mène à Rochechouart en partant de Vayres, soit à environ 8km.

    Ce site remarquable bénéficie d’un jardin, d’une entrée depuis une place un peu trop minérale, j’ajouterai que pour des questions de confort de visite, de l’ombre et des bancs à l’ombre devant le château seraient les bienvenus!

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    Monumentale entrée par le porche

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    Sa porte impressionnante, intimidante peut participer à une certaine appréhension de visite, accrue par l’absence de document extérieur à la consultation, d’informations de visite voire tout simplement d’un kakémono ou d’un pointeau.

    On aimerait un visage, un être humain, un passeur d’état à un autre, pour nous accueillir.

    Une fois entrée, une place entourée, encadrée de murs, presque fortifiée vous laisse libre de vous promener, les allées de gauche sous alcôves seraient idéales pour l’agrément de visite, au regard, notamment, d’une offre commerçante de boissons, de petite restauration. Ce qui attirerait une vie supplémentaire, diversifiée au lieu.

    // Plein phare sur une œuvre d’une figure majeure de la sculpture contemporaine, l’artiste britannique Tony Cragg et Column, 2001. Une sculpture monumentale en grès.

    Cette colonne tourbillonnante fait écho à la colonnade torsadée de la façade du Château.

    Vous vous dirigez là où se trouvent des petits groupes, pas trop d’indications là non plus, comment, dès lors, s’approprier ce bel espace ?

    Nous occupons, pour la plupart, les emplacements à l’ombre par cette chaude journée d’été, les coursives s’humanisent donc rapidement.

    -Une fois entrée, l’accueil est agréable, l’aide à la visite se fait munie d’un plan. L’implantation d’une petite bibliothèque (très bonne idée) et de produits dérivés à la vente distillent une envie de flâner, de feuilleter, de se poser pour la consultation.

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    Géométrie de Bois ensoleillée

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    Pourquoi ne pas installer l’accès à une fonds documentaire empruntable ?

    _Ajouter une autre pratique culturelle à celle-ci, le livre comme pendant naturel à la création, la lecture publique comme axe prioritaire d’une politique culturelle ?

    Créer du lien entre la médiathèque, qui se trouve excentrée, et le musée, pour faire se rejoindre une offre diversifiée, faire se rencontrer la 1ère marche à l’accès culturel (bibliothèque) et les suivantes.

    La question de la démocratie culturelle pourrait être posée, la reconnaissance de toutes les cultures. Que la transdisciplinarité, la diversité prennent tous leur sens et participent à la curiosité du visiteur.

    A noter, les tarifs sont très raisonnables, d’autant que la gratuité concerne toute une typologie de publics (précaires et étudiants), même si nous savons que ce n’est pas le prix qui demeure le frein à la visite mais bien l’absence de pédagogie d’une culture qui peut sembler se subir ou se mériter.

    Faciliter le rapport suppose de créer les conditions d’une tranquillisation.

    N’ayez pas d’inquiétude, vous êtes ici les bienvenus, ici.

    __La salle qui suit l’accueil est, étonnement, découpée, son architecture invite à la création d’idées bien plus pertinentes que la présence d’un écran. Je le consulte rapidement puis m’en détourne.

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    Géométrie de Pierre et Fer entre ombre et lumière

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    Je suis attirée par cette belle porte vitrée, il faut dire que le site jouit d’une restauration magnifique digne des plus beaux décors intérieurs.

    Regarder dehors, chercher le dehors, poser la question du seuil, de la frontière derrière cette transparence, pousser la porte pour sortir respirer un instant…La verdure me manque.

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    Sommes-nous des extra terrestres ?

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    Malgré la chaleur, mon envie de sortir me conduit à l’extérieur, les hirondelles sont très nombreuses à avoir élu domicile, ici, le jeu des escaliers engendre l’idée du dédale, du labyrinthe, bref, on se prêterait bien à une expérience.

    Le peu de fleurissement voire tout simplement de végétalisation accroît la surimpression minérale, dommage, alors même que la forêt est non loin et que cet endroit pourrait disposer de son propre jardin, mellifère, abris à différentes espèces, potager ancien, on peut se rêver à tout imaginer pour donner de la couleur et honorer la vie!

    De plus, les questions environnementales sont plus que d’actualité, le développement durable, la sobriété culturelle, on peut aussi espérer parvenir à décarboner la culture.

    On se laisse aller à l’amusement de l’autoportrait au miroir, nous sommes sûrement nombreux à l’avoir fait, mais voilà…

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    Miroir en ciel, Château en bleu, août 2022

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    Ce contenant et contenu sont fortement disputés sur TripAdvisor. On peut noter que le Château, puisqu’il en est ainsi, est un joyau et que son rôle, son utilisation, ses entrailles, Musée d’Art contemporain, ne font pas l’unanimité.

    Certains allant même jusqu’à préciser qu’ils se sentent privés de leur histoire locale, que le patrimoine bâti est bien supérieur à ce qu’il abrite.

    L’allure de l’ensemble, le caractère grandiose vient décevoir ce qu’il protège. L’Art contemporain ne remporte pas tous les suffrages.

    Il serait bon de préciser que de nombreux conservateurs, historiens de l’art, médias, journalistes et personnalités politiques ont, en raison de leurs rapports de force et querelles avec la création contemporaine, fortement, créé les conditions défavorables à son « acceptation » par les publics.

    De plus, les quelques scandales venus émailler le monde des arts, l’envolée du marché de l’art, peuvent conduire à un rejet pur et simple, à un désaveu, mettant en danger l’émergence, l’importance de la création pour l’émancipation, parvenant presque à endommager notre rapport à l’art et la culture.

    Attention donc à un arrêt de la prise de risques, à une vision trop conservatrice des programmations culturelles.

    La « haute culture » et la « culture populaire », pour schématiser de façon binaire, se toiseraient sans se plaire, sans se parler.

    Quel étrange rapport au sensible et quelle cruelle discrimination pour les publics qui aimeraient naviguer, librement, d’un côté et de l’autre sans avoir à choisir un camp!

    EXPOSITION

    Expérience de visite

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    Galerie d’Hercule, Ouvre vidéo de Prinz Gholam, La ligne de Rochechouart de Richard Long

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    Lors de ma visite, il y a, à peine quelques jours, je me suis laissée embarquer pour un beau voyage, temporel, philosophique et poétique.

    Transportée par l’architecture et sereine quant aux œuvres, je dois reconnaître qu’il est fondamental de se faire sa propre opinion, d’expérimenter son rapport au lieu, aux espaces sans se soucier de ce qui, communément, se dit, car c’est un rapport intime au sensible qui va se jouer.

    Une affaire bien sérieuse donc.

    Ecoutons notre corps

    Le fait de marcher amène à penser, inhaler, regarder de près, ressentir, saisir les impressions de pesanteur, apprécier ou subir les dimensions, suivre les lettres, tenter de lire, reculer pour mieux sauter, dans le temps…

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    Epreuve de Pierre, six exploits et six travaux.

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    Cette galerie d’Hercule, salle E, peine à nous laisser tranquille, notre esprit se balade, notre corps est en éveil et les sensations sont nombreuses.

    On tend l’oreille, se sont produits de nombreux évènements, ici, nous voguons au rythme des voix et des pas.

    La Pierre au sol, à la fois, nous oblige et trace un sillon, un courant, un flux. Nous pouvons, un temps, descendre, naviguer et nous en rapprocher, humer la Pierre dont cette salle célèbre la richesse et la rigueur.

    Elle est écrite, inscrite, marquée, possède des taches, stigmates, des reliefs, l’on peut se plaire à décrypter une fable, un conte minéral, le temps semble saisi dans la roche. La pierre comme mémoire du monde.

    Levons le pieds du contrôle

    Nos époques et mondes se frottent, sans mal, nous allons partir, effectuer un voyage d’escaliers, de petites pierres, de masques, de rites et de sculptures.

    Art primitif, culture matérielle, peuple autochtone, portraits d’ancêtres, emblématiques ?

    L’humilité et la force de la Pierre tiennent en la création d’une langue.

    Populaire, érudite, savante, elle mêle de nombreux savoir-faire.

    La Pierre, l’âge de Pierre, la roche, l’outils, artéfacts, peinture rupestre et toutes ses traversées historiques et sociales.

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    Prinz Gholam

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    Masque, objet animé et élément du vivant

    « Prinz Gholam a entamé un travail autour du masque, en 2020, objet de métamorphose, élément de protection et de transgression ».

    La pratique multidisciplinaire de l’artiste nous est narrée avec des pièces en pierre, petites sculptures aux allures poétiques et à l’humanité touchante, puis, le dessin, immense, coloré, doux et vif entre en scène.

    Naïf et inquiétant, il se livre dans de très grandes salles, les détails captent notre attention, nous choisissons la vue d’ensemble puis un personnage; touchés par lui ou par elle.

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    Extrait d’une œuvre de Prinz Gholam

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    Rituel à nouveau, scènes de carnaval, théâtre de la vie, Comedia dell’arte, théâtre Nô, le masque de la mort, on a en tête les divinités, le masque mortuaire, rite funéraire, masque funéraire, on considère l’Egypte et l’art funéraire, on s’approche de la littérature, des mots et des visages, des émotions et du crâne, on tangue au milieu de ce terrible va et vient.

    Le masque vient transcender le corps, plus chatoyant, plus ardent, plus vivant, à même de comporter des détails, des traces, des signes, des marques à l’inverse des corps moulés dans des costumes uniformes et monochromes.

    Le corporel comme moi social et le masque, avertisseur visuel, comme celui qui a la capacité d’émouvoir.

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    La poursuite de la visite de cette triple exposition, se poursuit avec les photographies de Raoul Hausmann, située, en couloirs longilignes, figures du rite du passage.

    C’est un ensemble de 28 tirages, conservé dans les collections du musée, au sein du très riche fonds Raoul Hausmann, récemment restaurés, qu’il vous est possible de découvrir.

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    Raoul Hausmann

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    Exposition proposée dans le cadre de la manifestation « Impertinente 2022« .

    .Adresse du site internet Impertinente 2022

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    Helen Mirra, marche mystique

    Nous habitons, désormais, le Château, au bout d’un couloir tunnel, d’où s’échappent des voix d’enfants captivés par un atelier, nous tombons, nez à nez, avec des tableaux de tissus, des signes, lignes, encéphalogrammes, vie, empreinte, courant alternatif ? Flux électrique…Nous faisons connaissance avec Helen Mirra.

    Le Château offre sa 1ère exposition personnelle, dans une institution française, à cette artiste américaine.

    Une pièce sonore et sombre, que nous n’osions pas emprunter sans la présence rassurante du guide, se présente à nous.

    Une œuvre radicale nous a été jusqu’alors proposée. Nous voilà, désormais, face à une petite porte, pièce sombre, comble au sol jonché de foin, c’est la tour de la chapelle.

    Nous marchons sur ces bottes de foin, sa fraicheur, son odeur nous déstabilise, nos pas sont hésitants, notre corps s’enfonce avec l’envie ferme de s’asseoir, de s’ allonger et de nous laisser aller au son singulier et aigu, haute fréquence, lente, rapide, battement, intensité acoustique, ondes sonores, onde sinusoïdale, plafond cathédral, pales de moulin…

    Je vous convie vivement à effectuer le trajet jusque là, à suivre l’itinéraire et à vous confier, un peu, beaucoup, à l’espace en mouvement que représente Straw Fold.

    Voyage méditatif

    Le lin comme support, le tissu, le feutre, la couverture d’hôpital militaire, nous nous approchons, parfois, de Joseph Beuys, de temps anciens où l’homme et l’animal pour l’un et l’homme et la nature pour l’autre ne faisaient qu’un.

    La présence précieuse des pierres se lit à même le sol, laissant peu de place pour les publics. Le sol, ici, est un plancher en bois, une terre d’accueil intéressante pour ces pièces en lin.

    Le dialogue est, cependant, rapidement rompu car les visiteurs entrent en nombre et la gestion de flux s’impose.

    Puis, c’est le ciel, en portions, sous une voute en bois, charpente, ossements du Château, qui s’étire.

    Les triangles, dimensions, géométrie des bâtisseurs, topologie s’adressent aux idées de volume, d’ampleur et de mesure. Avec Helen Mirra, les mathématiques sont maitresses des lieux.

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    Helen Mirra, portions de ciel

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    Une petite salle en contre-bas, dont la visite nous est conseillée par un médiateur culturel, titille notre curiosité.

    Il s’agit d’une rencontre avec une autre œuvre de Richard Long; Le cercle du coucou, réalisé en 1987. Un mandala, vortex, le cercle infini qui ne cesse de se mouvoir, la teinte marron n’est pas sans évoquer la boue, fruit de la terre et de l’eau.

    Nous aimerions nous asseoir, nous embarquer dans ce tourbillon dynamique, cette sphère fonctionne tel un diagramme, Mandala, sanskrit et ésotérisme.

    La terre comme une aire rituelle, une vision cosmique et une invitation à la méditation. Cette pratique artistique se fait spirituelle, elle cristallise un mouvement de vagues et d’éclaboussures.

    La concentration autour du centre nourrit la contemplation, je reçois ce noyau spirituel comme une lecture de la réconciliation et de l’intégrité.

    Œuvre de Richard Long en détail

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    Vous pouvez consulter le site du Musée ici

    // Une œuvre, présente dans la cour du Château, imaginée par l’artiste italien, Guiseppe Penone, Souffle végétal, en 1985 est une commande passée pour l’ouverture du musée.

    Ces trois expositions s’achèvent pour Helen Mirra et Raoul Hausmann le 18 septembre. Il vous reste donc quelques beaux jours devant vous pour vous lancer dans cette intrigante expérience.

    Pour Prinz Gholam, Mon cœur est un luth suspendu, l’exposition s’achève à la fin de l’année, soit le 15 décembre, vous pourrez donc voir et revoir, faire et refaire la visite!

    // A noter, avec Vayres à Soi, nous allons proposer un petit programme de visites et sorties culturelles, avec co-voiturage depuis Vayres, pour associer à notre démarche écologique, toutes les questions sociétales, patrimoniales et culturelles qui se présentent à nous à l’échelle locale!

  • Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres en 2022

    Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres en 2022

    Avec Vayres à Soi, nous avons eu envie d’aborder les 39 -èmes Journées Européennes du Patrimoine, de septembre prochain, sous un certain angle à Vayres les Roses!

    Tout d’abord, ces journées ont pour thème, le patrimoine durable.

    Vayres, l’eau, les femmes et le temps

    A l’échelle du village de Vayres, nous avons choisi son lavoir, situé rue Eau de rose, pour réinterroger les représentations du patrimoine, questionner le patrimoine culturel, se demander ce que signifie les notions de durabilité, de pérennité…

    // Le rendez-vous est fixé au samedi 17 septembre à 14h !

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    Il semble plus que préjudiciable, pour les villages, de restreindre la notion de patrimoine et de recenser voire de focaliser l’attention sur le patrimoine bâti d’exception du type Château, ou encore, leurs églises.

    Cela contribue à une concurrence accrue et non constructive entre les communes, ne permet pas de sensibiliser à la préciosité sociétale de certains lieux et cela cultive un curieux rapport à l’histoire et à la laïcité.

    De plus, astreindre les villages ou les associer de manière malheureuse à une carte postale pourrait contraindre à mal nommer un patrimoine rural voire à en invisibiliser un autre.

    Le lavoir est le lieu vis à vis duquel nous nous devons de rétablir un certain équilibre, non à la « France des lavoirs »… Car le lavoir est un autre lieu politique. Ce qui va se jouer, à Vayres, tient en la reconnaissance et donc en l’identification de ce lieu comme relevant du matrimoine rural.

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    Le lavoir de Vayres

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    Grâce à une visite commentée et à une série d’ateliers, nous souhaitons recontextualiser et, par là même, tenter de comprendre la place des femmes dans les villages.

    Cette rencontre s’appuie sur les découvertes historiques du patrimoine local, elle vient questionner la place du patrimoine rural et sa vulnérabilité à l’aune des changements environnementaux et sociétaux.

    Plusieurs lectures de textes de l’historienne Michelle Perrot, ayant trait à la place des femmes dans la société, viendront compléter ce temps de rencontre. Le matrimione rural étant sous abordé, nous tenterons d’en préciser les contours, raisons et enjeux.

    Une réflexion collective s’engagera sur les notions de valorisation durable, de pérennité végétale, de gestion de l’eau et d’éco féminisme.

    D’autres temps forts seront organisés au fil de l’après-midi…Telle que la présentation de quelques œuvres photographiques de Jean-Baptiste Audiguet, célèbre photographe du Limousin, reconnu pour son sens esthétique et sa maîtrise de la lumière!

    Un atelier sera programmé, à l’issue de cette visite, pour mettre en pratique le fruit de ces propositions et idées.

    Au plaisir et à bientôt!

  • Chantiers participatifs

    Chantiers participatifs

    Chers Herbeux, Herbeuses, nous lançons, sous cette positive appellation, nos chantiers participatifs!

    Dès le mois de Mai, à Vayres, nous avons entamé un travail bénévole d’entretien des rosiers de la commune.

    Pour appel, la commune s’est dotée de très nombreux massifs, notamment dans son bourg, dès 2004/05, la plantation de rosiers touche à apogée!

    Depuis, nombreux sont ceux qui ont disparu, changé de place, on pense à ceux de la rue Caroline Testout (rose ancienne parfumée et remontante de couleur rose clair) que nous cherchons encore.

    Rosiers Westerland, Vayres, entrée de bourg, juillet 2022

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    Pourquoi ?

    Parce que nous aimons beaucoup les fleurs, sommes sensibles au stress que subissent les espèces, pour offrir à ces massifs une plus belle allure mais aussi lutter contre le gaspillage floral, enfin, nous avons eu envie, activement, de les aider!

    Les tailler, leur couper le bois mort, les roses des différents massifs ont reçu quelques uns de nos soins, à commencer par celui de l’entrée du bourg en provenance de St Mathieu (route de la Dordogne).

    Nous avons nettoyé les plates bandes de ces fleurs, supprimer les espèces invasives, apporter de l’engrais bio…

    Ensuite, nous avons prodigué les mêmes soins, sauf l’engrais, car un apport en eau est nécessaire et qu’ en ces fortes chaleurs, la sécheresse est de mise. Ils en recevront dès l’annonce de la pluie.

    Les Westerland, tels qu’ils se nomment, rosiers vigoureux à la floraison très originale, font partie des entrées de bourg à soigner, il s’agit cette fois de celle en provenance d’Oradour-Sur -Vayres. Ils sont au nombre de 30. Nous avons mis deux matinées à deux.

    Puis, même temps de présence, les rosiers le long du mur de l’ancien cimetière de Vayres (ils sont de toutes les couleurs- jaunes, roses, rouges et sont environ une quinzaine) ont eu droit à leur remise en forme et beauté, reste encore quelques vieux bois morts à couper…

    Rosier le long du mur du cimetière, Vayres, juillet 2022

    Nous avons entrepris, grâce à nos propositions de sorties de l’été gratuites, notamment, la Balade Florale Commentée, un recrutement de bonnes mains et volontés pour poursuivre nos efforts de valorisation du village.

    Pour le 2/3 août, nous devrions former un petit groupe pour démarrer la taille et l’entretien du massif, nommé, Colette, tout à côte de l’entreprise BMCD, rue des Poètes.

    Non des moindres, ce dernier est envahi de liseron et les espèces florales se sont menées une lutte qui risque de couter la vie aux rosiers…

    Massif Colette à Vayres, juillet 2022

    Vous noterez l’omniprésence des Népétas. Nous pensons, également, entretenir la palissade en bois située en contre fort en la repeignant en blanc histoire qu’elle tienne encore quelques temps…

    Rosiers massif Colette en mai 2022

    La longueur de ce massif est d’environ 25 mètres. L’occasion, lors de cette session participative, de parfaire les connaissances des participant.e.s en botanique, taille, entretien et conception de massifs.

    Massif Colette, côté BMCD, Vayres avant entretien, juillet 2022

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    D’autres chantiers participatifs sont prévus rue des Poètes, un pour le nettoyage du tout petit cours d’eau, un autre pour la plantation d’une haie fleurie devant BMCD.

    Avec Vayres à Soi, nous recherchons des désireux de soigner plus que des adhérents!

    Si vous souhaitez, vous aussi, devenir Herbeuse ou Herbeux, c’est très simple, un peu de temps à offrir pour venir en aide, ça se passe à Vayres, l’été et, ensuite, et voilà tout.

    A suivre donc,

  • Agir pour l’entretien des espaces publics

    Agir pour l’entretien des espaces publics

    A Vayres, après avoir pu déplorer un défaut d’entretien de quelques plates-bandes pour des raisons que nous supposions, nous avons proposé un petit plan d’actions bénévoles, dans l’esprit du fleurissement citoyen, afin de prêter main forte à la commune.

    Rue belles roses à VAYRES

    Vayres se déploie autour de nombreux villages, sa superficie avoisine les 40km, la commune compte deux personnes à temps plein et une autre avec un plus petit contrat pour entretenir les espaces publics du territoire.

    Ici, voilà vingt ans, moults parterres ont été plantés, aujourd’hui, une grande diversité d’emplacements accueillent un nombre considérable de rosiers, d’arbustes et de fleurs, de quoi réjouir l’œil passionné de jardin et le visiteur en balade!

    Rue belles roses à VAYRES

    En cette période printanière intense question entretien, taille/coupe, nous avions pu constater que des espaces fleuris étaient en souffrance, dont ceux qui signent l’entrée du bourg en provenance de St Mathieu, soit, la route de la Dordogne.

    Nous avons demandé à rencontrer la mairie afin de discuter de ce qui serait envisageable pour nous au regard de ses besoins.

    Taille et entretien rue Belles à Vayres

    Nous lui avons adressé une série de propositions d’intervention pour les parterres de l’axe principal (rue belles roses), le fleurissement de quelques bacs (nous avons mis en place une collecte depuis avril en ce sens sur le marché, notamment), l’entretien en cogestion avec la mairie du massif devant l’entreprise BMCD (côté droit) et la plantation d’une haie fleurie côté gauche de BMCD.

    Nous avons offert de notre temps par amour des fleurs et par respect du vivant, deux matinées, à ce jour, à deux.

    Nous poursuivons notre démarche, en échelonnant, nos collectes et en nous assurant que toutes les fleurs soient locales et adaptées aux conditions et aux autres espèces florales.

    Nous avons fixé notre entretien/plantation devant BMCD pour septembre de cette année afin de garantir une bonne acclimations et de sortir de ces périodes estivales trop stressantes pour les plantes.

    Bourrache chez Vayres à Soi

    Celles qui ont déjà été réceptionnées sont en pot, à ce jour, elles reprennent des couleurs, les graines ont été plantées, les bulbes sont en attente. Le jardin de Vayres à Soi est mis en disposition pour que ces dernières soient en pleine forme.

    Quelques remarques :

    Les habitants

    Le fait de s’installer une fois tous les 15 jours sur le marché a permis à Vayres à Soi de présenter ces actions. Nous avons reçu, dans l’ensemble, un accueil favorable à notre démarche, toutefois, le mot « collecte » peine à trouver sens. Les personnes, sur le marché, étant davantage habituées à être sollicitées dans le cadre de vente de produits.

    En outre de très nombreux habitants ont un potager mais ils déclarent « ne pas avoir de fleurs », d’autres ont des jardins très petits, de ce fait, le fait de leur proposer de dédoubler leur plantations a été perçus comme une bonne idée.

    Fleurs du jardin chez Vayres à Soi

    Le type de fleurs choisies

    Le fait que cela soit une collecte de fleurs du jardin qui soit entreprise pour fleurir le bourg rencontre des attitudes positives et encouragées. Ce qui trouve un écho plus fort tient en l’idée que ce sont des fleurs locales qui poussent naturellement et que par ce geste de les planter dans le bourg, chaque jardin, par conséquent chaque jardinier, est ainsi mis en valeur telle une contribution collective valorisante.

    NB/La notion économique a été très peu abordée par les habitants.

    Au regard des attentes de Madame la Maire, en termes de fleurissement des bacs, notamment ceux situés vers l’école Pierre de Ronsard, au niveau du Monument aux Morts, nous aimerions émettre quelques remarques. Tout d’abord, en ce qui concerne la requête de conception florale, il a été souligné que les bacs devaient avoir une cohérence voire être identiques. Etant donné qu’ils sont, déjà, fleuris et que l’espace alloué pour les autres fleurs est restreint, nous n’avons pas donné suite.

    De plus, nous refusons la hiérarchie florale, par conséquent la flore dite indigène n’en n’est pas moins belle ni moins intéressante. Elle nous ressemble, elle est locale et habitante.

    Le souci du respect de la flore et de la création de conditions favorables à la biodiversité étaient nos arguments. Nous n’avons pas pu proposer de plan avec les fleurs choisies faute de cohérence, pour nous les fleurs les plus « authentiques » se suffisent à elles-mêmes, nous ne travaillions pas pour créer de l’ornement. Aussi, ces fleurs n’ont plus rien à prouver.

    A cela, nous avons mis en relief, la tendance sociétale du retour à la terre, et notre vive envie de faire de Vayres Les Roses, une commune étape pour le tourisme vert en créant une distinction supplémentaire quant au « fleurissement indigène et citoyen« .

    Nous avions, déjà, proposé, dans un premier temps à la mairie, la mise en place d’un concours maison fleurie dont l’objectif, à moyen terme, serait de permettre à Vayres une labellisation « village fleuri« .

    Monument aux morts de Vayres Les Roses

    Le monument aux morts de Vayres a la particularité d’être pacifiste avec son indication « Pax ».

    « Au cours de la Première Guerre mondiale, la France est sévèrement touchée avec 1 357 800 tués et disparus, soit 10 % de la population active masculine et 18 % des appelés, et 4 266 000 blessés. Le nombre moyen de tués par jour chez les soldats français est de 900. Le travail de deuil conduit la plupart des communes de France à rendre hommage à leurs morts : dans les années 1920-1925, 35 000 monuments aux morts sont érigés malgré les difficultés de la reconstruction.

    Toutefois, à la suite de cette hécatombe, quelques communes élèvent des monuments condamnant plus ou moins explicitement le conflit, soit par des inscriptions explicites, soit par des thèmes sculpturaux spécifiques (pères, mères, épouses perdues de douleur ; orphelins ; absence de toute référence à la guerre : armes, soldats, etc.). »

    -Il nous a semblé d’autant plus important de le fleurir pour sa symbolique pacifiste avec des fleurs à la floraison généreuse, typiques de nos jardins de grands-mères . Et oui, Il existait, autrefois, dans nos campagnes deux sortes de jardins :

    • Les jardins de maison de maitre avec un jardinier : Là, les massifs étaient rigoureux avec des tracés géométriques. Les plantes utilisées étaient invariablement les mêmes : sauges, agératums, œillets d’Inde, etc.
    • Les jardins de nos grands-parents, souvent des ouvriers ou paysans cultivateurs, dans les années 50, étaient certes modestes, mais leur floraison était souvent exubérante. À cette époque-là, il y avait peu d’argent à dépenser, on faisait appel à des valeurs sures. Les plantations du « jardin d’agrément » étaient confiées à nos grands-mères. C’est le devant de la maison qui lui était dévolu. Les fleurs annuelles choisies étaient issues de semis en pleine terre, de semis spontané, de dons, d’échanges de graines ou de jeunes plants, de boutures ou de drageons. De solides plantes vivaces prenaient aussi place dans ce joyeux décor.

    La réception de notre action

    Nous avons reçu, dans un premier temps, des remarques positives émanant d’habitants en résidence secondaire, nous demandant comment fallait-il s’y prendre pour interagir sur les parterres situés devant chez eux. Ce qui vient souligner le défaut d’habitude des habitants et du désir qui est la leur de s’approprier davantage ces espaces.

    Les indigènes dans le jardin de Vayres à Soi

    Par ailleurs, nous avons essuyé d’autres critiques nous rappelant que ce n’est pas notre rôle et que les impôts serviraient aussi à cela. Des habitants plutôt mécontents du travail accompli par les services.

    Nous poursuivons donc, à l’instar de nos jardins de grands-mères, en réceptionnant au jardin, situé au 28 rue belles roses à Vayres, les dons, boutures, graines et bulbes, merci par avance!

    Vayres à Soi, le 26 mai 2022.

  • Ecologie sociale en milieu rural ?

    Ecologie sociale en milieu rural ?

    Nous sommes une association qui se définit par un militantisme en faveur d’une écologie sociale en milieu rural.

    Une des maisons rue Aurore Sand à Vayres

    Milieu rural

    La ruralité, les ruralités, la campagne, les campagnes parce que rares sont les communes rurales qui se ressemblent, tel un territoire non homogène aux spécificités complexes, la commune rurale n’est pas à opposer à urbain, à ville.

    Néanmoins, sans installer de hiérarchie, il arrive que les politiques de développements locales fassent des choix qui viennent invisibiliser certaines communes.

    Elles peuvent se comprendre par leur points communs en termes de déplacement, d’éloignement mais aussi quant à cette notion de décentralisation. Toutefois, certains de ces territoires sont confrontés socialement à une perte de dynamisme, un vieillissement de sa population et où les précarités peuvent être plurielles et se conjuguer.

    Le milieu rural est à recevoir comme un ensemble de spécificités réelles, hétérogènes et multiformes en proie à des transformations. La présence d’un pôle, comme source d’influences, contribue au caractère composite du milieu rural et à la typologie de ses communes.

    Selon l’INSEE


    Jusqu’en 2020, l’Insee caractérisait le rural comme l’ensemble des communes n’appartenant pas à une unité urbaine, définie par le regroupement de plus de 2 000 habitants dans un espace présentant une certaine continuité du bâti.

    La nouvelle définition proposée rompt avec cette approche centrée sur la ville.

    Les territoires ruraux désignent désormais l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité.

    Ils réunissent 88 % des communes en France et 33 % de la population en 2017.

    Cette seule caractéristique de l’espace rural ne permet pas d’en appréhender toutes les dimensions. Il faut y associer des critères de type fonctionnel, notamment le degré d’influence d’un pôle d’emploi.

    Avec cette approche, quatre catégories d’espaces ruraux se dessinent allant des communes rurales très peu denses, hors influence d’un pôle, aux communes sous forte influence d’un pôle.

    Une des rues de Rochechouart

    NB/ Vous pouvez consulter sur le site de l’Observatoire des inégalités leurs nombreux rapports, depuis l’onglet « THEMES ». Celui sur la pauvreté dans les départements, par exemple nous indique:

     » La pauvreté ne concerne pas les mêmes catégories de population selon les territoires. En Île-de-France, la pauvreté se concentre d’abord dans les grandes agglomérations. Dans l’Aude ou les Pyrénées-Orientales, où le taux de pauvreté est de 12 %, les zones rurales sont les plus touchées et ce sont le plus souvent les personnes âgées, et non les actifs, qui vivent sous le seuil de pauvreté. » Ainsi que l’analyse « comment les maires peuvent-ils réduire les inégalités« : C’est ici

    Démétropolisation

    Militer en faveur d’un démétropolisation pour relocaliser des services, maintenir/ouvrir des commerces/offres indépendants et solidaires.

    Nouveaux rapports aux territoires: réappropriation des espaces, création de lien social, plus de démocratie, nouveaux rapports au vivant, solidarité, autonomie, création d’emplois, consommer local, réduire les transports…

    Initiatives à suivre:

    // 1000 cafés réinventons les villages

    « Le programme 1000 cafés souhaite contribuer à redynamiser les communes de moins de 3500 habitants en rouvrant des commerces de proximité sous forme de cafés multiservices là où il n’y en a plus, ou en donnant un coup de pouce aux derniers existants !

    Créer du lien social et faire revivre les communes rurales sont au cœur de l’initiative. » Site internet 1000 cafés

    Publics concernés par le dispositif: élu local, particulier, habitant, accompagnement pour gérant de café rural.

    A.M.A.P

    L’AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Son objectif principal est de mettre en lien paysans et consommateurs, afin de créer un partenariat pour permettre aux premiers de vivre de leur production et de pérenniser leur métier, et aux seconds d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité. Source.

    Le principe est simple :

    • Chaque semaine, l’agriculteur s’engage à livrer à chaque membre de l’AMAP un « panier » de fruits et légumes de saison de sa propre production, cultivés localement et vendus à un juste coût. Il est aussi possible de créer une AMAP pour du pain, de la viande, du poisson, du fromage, du miel…
    • Les membres de l’AMAP s’engagent à préacheter en début de saison une partie de la production pendant une durée qui peut aller de six mois à un an (en fonction de la saisonnalité et des types de produits). Cela permet à l’agriculteur de préfinancer sa production, ce qui est une vraie sécurité pour lui, compte tenu notamment des aléas naturels.
    • Chaque membre acheteur s’implique dans le fonctionnement de l’AMAP et s’engage à participer à des activités communes, comme des visites à la ferme, afin de (re)découvrir notamment les processus de production agricole et la vie de l’agriculteur.

    Pourquoi créer/adhérer à une A.M.A.P

    • Encourager le monde paysan et un agriculteur en particulier car vous privilégiez leurs produits plutôt que ceux vendus par l’industrie agro-alimentaire.
    • Favoriser la qualité alimentaire car la Charte des AMAP demande à l’agriculteur de cultiver sans pesticides et sans engrais chimiques.
    • Valoriser les produits du terroir et la diversité alimentaire car l’agriculture bio favorise les variétés locales et rustiques. Elle propose à notre curiosité des fruits et des légumes oubliés (panais, rutabaga, topinambour), des céréales et des légumineuses (épeautre, millet, lentilles blondes) disparues du monde du « manger conventionnel ».
    • Maintenir les emplois et d’en créer de nouveaux car en consommant des produits issus de circuits courts vous dynamisez l’économie locale.
    • Proposer un prix juste et sans dépendance vis-à-vis de la grande distribution. En effet, du fait de l’absence d’emballage, de gâchis et d’intermédiaire, l’agriculture peut dégager un revenu décent, tout en appliquant un prix abordable.

    Exemple local: Le Comptoir fraternel

    Maraichage bio et solidaire : A Cussac (Haute-Vienne), le Comptoir fraternel se lance dans le maraichage bio pour fournir les habitants et les collectivités avec, à la clé, la création d’emplois en insertion.

    Ecologie sociale


    « L’écologie sociale est un mouvement d’écologie politique né dans les années 1960. On pourrait le définir sur deux plans : d’un il s’agit d’une vision théorique, et même philosophique, sur l’écologie, qui postule que les problèmes écologiques (de nature biologique) découlent de problèmes sociaux.

    Cela veut dire que si on observe une crise écologique aujourd’hui, c’est parce que la relation humains/nature dysfonctionne. Tous les écologistes semblent en accord sur ce point.

    Mais l’écologie sociale va plus loin et dit que, si cette relation humains/nature a penché vers l’exploitation à outrance, sans égards aux cycles naturels et aux conséquences, c’est parce que la relation humains/humains dysfonctionne. » Source

    Domination et émancipation

    « Murray Bookchin est peu connu en France. Mais il mérite largement de trouver sa place dans la galaxie des « penseurs de l’écologie », où figurent notamment Günther Anders, Jacques Ellul, Barry Commoner, Hans Jonas, Ivan Illich ou André Gorz.

    Car Bookchin apporte à la réflexion écologiste une idée cruciale : le rapport des sociétés modernes à ce qu’elles appellent la nature reflète les rapports de pouvoir qui structurent ces sociétés.

    La domination qu’exercent les riches sur les pauvres, les hommes sur les femmes, les vieux sur les jeunes, se prolonge dans la domination que les sociétés fondées sur la hiérarchie exercent sur leur environnement.

    Et de même que ces relations de domination aliènent les personnes – c’est-à-dire détruisent ou réduisent leur potentialité humaine -, de même ces sociétés hiérarchiques détruisent la nature. Mener une politique écologique appelle donc une mutation des rapports politiques au sein de la société : « protéger la nature » suppose l’émancipation sociale. « 

    Source – Un grand merci à Reporterre pour cet article!

    « L’idée de domination de la nature ne peut être dépassée que par la création d’une société dépourvue de classes et des structures hiérarchiques », capable de « rejeter l’objectivation de la réalité en tant que pure matière première destinée à être exploitée ».

    Mais « nous ne pouvons remettre indéfiniment au lendemain de nous confronter à ces perspectives : soit un mouvement capable de pousser l’humanité à l’action se fera jour, soit la dernière grande opportunité historique d’accéder à une émancipation complète périra dans une autodestruction sans frein. »Source

    // Il ne vous aura pas échappé que Vayres à Soi est porté par deux femmes, ce fait est non négligeable d’autant que les questions soulevées par le genre, l’émancipation, la recherche d’autonomie, la vie professionnelle, la solidarité, mais aussi d’autres réalités telles que l’accès aux soins, la précarité, le sexisme ordinaire, le défaut de valorisation feront l’objet d’espaces de réflexion/d’ateliers.

    Je vous invite donc à vous pencher sur les ouvrages de Val Plumwood (écoféministe australienne, professeure de philosophie à l’Université de Sydney.)

    « L’écoféminisme développe une réflexion critique sur l’idéal moderne de domination de la nature. Il défend l’idée que celui-ci est associé aux valeurs définissant les idéaux modernes de la masculinité, dont la relégation du féminin à une forme de nature infra-rationnelle est une pièce déterminante.

    Avec l’écoféminisme, le genre apparaît comme un lieu de réflexion dont la portée est ainsi plus vaste que la seule, si on peut dire, demande d’égalisation des droits des hommes et des femmes, formels et réels.

    // L’écoféminisme de Plumwood se situe ainsi dans le cadre des critiques féministes de la modernité. La modernité y apparaît d’abord comme une affaire d’homme moderne, la femme étant précisément laissée de côté comme ce qui n’entre pas, ou qui est simplement parfois toléré, dans les nouvelles sphères définissant le moderne. » Source

    Héritages et souhaits de société

    De nombreux mouvements voient le jour, les points communs:

    • décentralisation de la société
    • consommation raisonnable (besoins réels) et soutenables par la nature
    • consommation locale
    • autonomie alimentaire
    • autogestion
    • résilience

    // Leurs différences tiennent en leur spécialisation, avec Vayres à Soi, nous avons souhaité mettre en place des actions ouvertes à toutes et tous sans politique d’expertise dont le savoir ne serait pas à recevoir mais à partager.

    -Souhaitant nous inscrire au cœur de journées nationales/Mondiales, nous avons, déjà, porté des manifestations dans le cadre de la Fête de la Nature ( Journée mondiale de l’abeille), du Printemps des cimetières (week-end Biodiversité), et avons programmé des interventions lors de la journée pour le vélo ( 3 juin), les Journées Européennes du Patrimoine, Journée mondiale de l’habitat -4 octobre (Rénovation – lutte contre les passoires thermiques) Octobre Rose…

    -Nous organisons des rencontres accessibles et ouvertes sur des sujets diversifiés dont les thèmes principaux reposent sur les problématiques suivantes:

    La biodiversité, c’est nous et tout autour de nous, agir pour la préserver en créant à chaque fois, les meilleures conditions (planter avec respect des plantes, développer les refuges réseau L.P.O, créer des mares, sensibiliser aux éco gestes en termes d’entretien jardin/pelouse et espace vert, proposer pour des espaces publics (parterre, trottoirs, bacs- rues et lieux ( ex: cimetière) une végétalisation favorable et des améliorations pour le fleurissement existant, une gestion optimisée de l’eau, mettre en place de quoi accueillir faune et flore partout ou presque !

    La mobilité (douce) lutte contre l’autosolisme, mis en place de trajets en co-voiturage, projet de club vélo (pour tenter d’imaginer le vélo comme moyen de déplacement convivial, intergénérationnel, et pouvoir proposer par la suite des cours de pratique vélo, des ateliers de réparation, développer le vélo taf, s’adresser aux salariés, aux demandeurs d’emploi, personnes âgées, aux scolaires et aux femmes, sensibiliser à la location longue durée de VAE, cycler ensemble pour valoriser le territoire, développer le tourisme vert)

    La valorisation (lutte contre le gaspillage, permettre une meilleure utilisation des déchets/objets, compostage collectif, optimisation des espaces/ ressources naturelles et humaines, une plus forte identification de la commune/ des acteurs locaux, mise en place actions de sensibilisation aux éco-gestes (cleanwalk, chantier participatif fleurissement- construction/réparation), recycler, faire de la pédagogie au quotidien (Eco jardinier), donner à connaitre les éléments distinctifs, historiques et patrimoniaux du territoire.

    Les représentations du patrimoine font partie intégrante de nos sujets d’études, le patrimoine, notion éminemment politique, a pris longtemps un sens à part en milieu rural. Pourtant, à partir d’une commune rurale, il ne peut se résumer à une église, à un lavoir, il est matériel et immatériel, fait de folklores, il peut être floral, vert, durable, funéraire mais aussi la place du matrimoine est à connaître et à valoriser!

    NB/ Vous pouvez suivre et consulter les cycles, études et ressources du Laboratoire de Mobilité Inclusive. – Crée en 2013, le LMI soutient le développement d’une mobilité pour tous et agit pour favoriser une mobilité plus inclusive.

    Le webinaire du 14 juin prochain est à ne pas rater!

    La mobilité ne peut pas se développer ni s’entendre sans penser les questions de logement et d’urbanisme. Le lien entre mobilité, habitat et urbanisme n’est bien sûr pas nouveau. Mais dans le cadre de ce webinaire, nous souhaitons l’aborder sous l’angle de la mobilité solidaire pour identifier les leviers d’actions pour des territoires plus inclusifs. https://www.mobiliteinclusive.com/

    A l’occasion de ce rendez-vous nous croiserons les regards de différents acteurs : logement, urbanisme, collectivités, acteurs de la mobilité et de la solidarité autour de quelques questions :

    • Comment est prise en compte la question de la mobilité dans la planification urbaine et dans la construction et l’attribution de logements sociaux ?
    • Comment les collectivités réfléchissent pour rendre leur territoire plus inclusif en matière de mobilité et à quelle échelle ?
    • Comment l’aménagement du territoire permet-il de repenser l’accès aux services et de recréer de la proximité ?
    • Comment faciliter la mobilité de ceux qui résident en zones périurbaine ou rurale ?
    • Quelles actions concrètes ou réflexions mènent les acteurs pour encourager une mobilité plus inclusive dans les projets d’urbanisme ?

    Difficile mise en réseau des mouvements

    A Vayres, de nombreux acteurs existent, en revanche, il est difficile de savoir s’ils travaillent en collaboration voire en réseau. La transdisciplinarité ne transparait pas, chacun œuvre de son côté, affairé à ses propres initiatives, un maillage territorial qui semble complexe à mettre en chantier.

    « Ces mouvements ont trop souvent un but et des aspirations en commun mais travaillent en cercle fermé et peinent à créer des convergences ou unir leurs ressources. Souvent même, ils se connaissent mal, ont des références différentes.

    Même sans chercher à se fusionner ou à s’uniformiser, chacun aurait passablement à apporter à l’autre, en termes d’analyse du problème, de proposition, d’expérience, etc.

    On le voit particulièrement bien en prenant des mouvements comme la décroissance, la transition et l’écologie sociale. » Source

    Voilà, en espérant que cet article vous aura un peu plus éclairé sur ce que nous souhaiterions développer à Vayres Les Roses.

    Bien, à vous,

    Vayres à Soi, le 24 mai 2022.

  • Un été à Vayres Les Roses

    Un été à Vayres Les Roses

    L’association Vayres à Soi vous propose sa nouvelle programmation:  » Un été à Vayres Les Roses« .

    // Vous êtes convié.es à un programme estival, ouvert à toutes et tous, gratuit, avec 4 temps forts à Vayres Les Roses!

    ATTENTION/ En raison des fortes chaleurs, les deux circuits de randonnées peuvent être modifiés!

    Circuit de la Serpentine, Vayres

    2 « Balades florales commentées » pour découvrir Vayres Les Roses

    Et aborder, ensemble, les représentations du patrimoine floral, vert, naturel et le Matrimoine au cœur du bourg de Vayres. 

    Rosier anglais
    • Samedi 9 juillet à 14h (RDV Champ de Foire)
    • Samedi 6 aout à 14h (RDV Champ de Foire)

    2 « Boucles de Vayres » – deux circuits phares de randonnées transformés en Rallyes-photo.

    Participons, ensemble à l’iconographie de ces sentiers uniques!

    • Samedi 23 juillet – Circuit de la Serpentine à 14h (RDV Champ de foire)- (15km)
    • Samedi 20 aout- Circuit panoramique du Château d’eau – 14h (RDV Champ de foire) -(10km)
    Circuit panoramique du Château d’eau, Vayres

    //Vous trouverez ces sentiers ici:

    Serpentine

    Circuit panoramique du Château d’Eau

    Informations pour « Un été à Vayres Les Roses »: 06. 13. 85. 10. 32