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Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

Rendez-vous aux Jardins édition 2026
Site officiel Rendez -Vous aux jardins
23e édition des Rendez-vous aux jardins
Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.
« Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.
Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »
Source: Site officiel RDV aux Jardins
Thème : la vue

En Nouvelle – Aquitaine
Dimanche 7 juin 2026 à Vayres
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RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe Lien vers Open Agenda à Vayres 87600
Se voir jusqu’au Cœur
Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Réservation obligatoire par mail. Merci!



BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87
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Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

« La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…
En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée! » Source site internet du Musée
En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.
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Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison
« Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique. » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.
Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.
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Le Mouvement en visite
Du 1er mars au 13 décembre 2026
« Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »
A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…
Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.
En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.
Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.
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Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.
Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.
« Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »
Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.
Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.
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« Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »
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Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».
Raoul Hausmann ?
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L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.
Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.
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Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:
Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo…
Gerhard Richter ?
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Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?
Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.
Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?
Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.
Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.
En soi, ce n’est pas si grave.
Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…
« J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».
Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman
Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.
Nayel Zeaiter ?
Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.
Ici: site des éditions comprendre
La salle d’interprétation historique, 2025
Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.
Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !
Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…
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A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!
Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.
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Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes
En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.
A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.
Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.
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Nous sommes qui, nous faisons quoi ?
« Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.
Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.
Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.
La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.
Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !
Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…
Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général
Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.
Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !
N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.
L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique.
On protège mieux ce qu’on connait :
Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants.
Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.
Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.
Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.
Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.
Les Municipales
Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.
W!FE
W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural
Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu
Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.
Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!
W!fe ne peut pas péricliter !
Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife
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L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%
Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.
Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.
La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge, limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.
A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.
A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.
Installer un autre rapport aux habitantes et habitants
Les habitants savent lire et compter
Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.
Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.
Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?
Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.
Faire avec ce que dit le territoire
Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous : Pourquoi ?
- Est-ce une question d’habitude de consommation ?
- Une question d’offre ?
- D’horaire ?
- De type de service ?
Qu’existe il déjà autour de nous ?
A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.
Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?
Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?
La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.
D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.
Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)
Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !
C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?
(Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).
La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.
C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).
Frontières/ Communauté de communes
Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.
Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.
Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.
Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.
Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.
A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.
A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.
L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.
Décentraliser, encore et toujours.
Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.
De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.
La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.
Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.
Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…
Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité.
Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne.
Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.
Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.
La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.
Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.
L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)
Lorsqu’on réside à la campagne, les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.
Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.
« « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.
De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.
Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.
Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).
Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.
Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…
– Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable
Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.
Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.
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Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.
Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.
Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).
Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif…
Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.
Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?
C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.
En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.
Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.
Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.
« « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.
La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».
Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.
Au quotidien, vivre ici c’est comment ?
C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.
Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.
Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.
Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.
Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.
C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.
Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.
C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…
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Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences
- à l’égard des paysages
- des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.
Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.
Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye Ta Cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Marché Généreux de Noël de Vayres

Samedi 21 décembre 2024
Votre Marché Généreux de Noël aura lieu à Vayres, le samedi 21 décembre 2024 de 10h à 18h dans la jolie salle polyvalente toute décorée, étoilée et dorée pour l’occasion!
Nous mettrons à l’honneur Mère Noëlle car de très nombreuses créatrices, productrices, entrepreneuses et bénévoles seront présentes rien que pour vous!
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Conception IPL – Pour un Noël rétro futuriste, vintage et engagé! ,
Des artisans, artistes, créatifs et producteurs locaux seront là, aussi courageux qu’inventifs…
Vous découvrirez des saveurs sucrées, salées, du vin BIO haut-viennois, des objets fait main, du tissu, coton, laine, cuir et cire sous toutes leurs formes, des couleurs et des plantes… Et même des livres et leurs auteurs!
Vous pourrez rencontrer des associations comme l’Oseille Citoyenne (soutien indispensable à l’économie locale).
L’association Vayres à Soi vous présentera sa jeune ressourcerie verte, le collectif La Vayres à Boire (théâtre amateur engagé) et mettra à votre disposition un petit stand emploi.
Vous seront proposés des ateliers de création/confection, des découvertes, un atelier dessin, un autre pour écrire à Mère Noëlle!
Vous pourrez offrir avec la braderie solidaire ( vides dressing, seconde main déco/maison/vaisselle et seconde main culturelle: livres) et vous faire plaisir grâce à l’invitation spéciale du Secours Populaire de Haute Vienne!
Vous retrouverez également, sous la halle du marché, les commerçants habituels du samedi. En plus, des Food trucks pour déguster de bons plats chauds avec une grande variété de burgers, partir à la rencontre de la cuisine antillaise et vous délecter de friandises, autres sucreries et beignets!
Les Associations présentes

Conception IPL ,
Pages Libres du Limousin – Pages Libres du Limousin est un collectif de quarante écrivains régionaux dont la vocation et les services sont comparables à ceux d’un éditeur. Deux auteurs seront présents pour présenter leurs livres et les dédicacer: Nélina Martins et Alexandre de Thénac!
Site internet pageslibresdulimousin.fr –
L’Oseille Citoyenne: « L’Oseille Citoyenne est une association loi 1901 créée en début d’année 2019 par un groupe de citoyens sur le territoire de la communauté de communes Porte Océane du Limousin. Le but de cette association est de constituer une cagnotte permettant d’attribuer des prêts d’honneur à taux zéro destinés à favoriser la création d’activités de proximité en rapport avec des besoins non satisfaits et avec des valeurs éthiques tels que maraichage bio, énergies renouvelables, commerce équitable, artisanat, culture. Site internet: loseillecitoyenne.fr
Secours Populaire Haute- Vienne antenne de Saint-Mathieu! Association loi 1901 ayant pour mission la lutte contre l’exclusion et la précarité.
Vayres à Soi pour présenter la petite ressourcerie verte (lutte contre le gaspillage florale) La Vayres à boire (collectif théâtre amateur engagé), un petit stand emploi, assurer un atelier écrire à Mère Noëlle …
Au fur et à mesure, nous vous préciserons depuis cet article le programme!
Nous vous présenterons, bientôt, les portraits des exposantes et exposants. Vous découvrirez aussi nos créations et décos spécialement conçues, recyclées et inventées pour ce Marché et le village. Le tout dans de jolis futurs articles!
Les Producteurs présents sur le Marché Généreux de Noël

Conception IPL Les créatrices et créateurs présents

Conception IPL Les Food Trucs du Marché

Conception IPL ,
Le Marché Généreux de Noël et ses codes postaux
La provenance est capitale pour ce Marché de Noël!

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Rapport planète vivante 2024

Rapport Planète Vivante 2024 : 73 % des populations de vertébrés sauvages ont décliné depuis 1970.
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« Années après années, le déclin de la biodiversité se poursuit inlassablement : en seulement 50 ans, la taille moyenne des populations d’animaux vertébrés sauvages a chuté de 73 %.
Le WWF alerte sur cette alarmante régression qui nous rapproche aujourd’hui dangereusement de « points de bascule » écologiques, qui auront des effets dévastateurs sur les populations et la nature dans le monde entier.
C’est pourquoi, à l’aube de la COP16 et à l’heure de reculs environnementaux inquiétants, le WWF exhorte les gouvernements à prendre la mesure de l’urgence, pour notre survie et celle de notre planète. »
Source Rapport-planete-vivante-2024-73-des-populations-de-vertebres-sauvages-ont-decline-depuis-1970
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« Nous n’exagérons pas quand nous affirmons que ce qui se passera dans les cinq prochaines années déterminera l’avenir de la vie sur Terre. Nous avons cinq ans pour mettre le monde sur une trajectoire durable avant que les répercussions négatives de la dégradation de la nature et du climat ne nous conduisent tous vers des points de bascule incontrôlables.
Le risque d’échec est réel — et les conséquences presque inimaginables.
Chaque gouvernement, chaque entreprise, chaque organisation, chaque individu devra décider de ce qu’il fera dans cette course contre la montre. Mais tous devront changer radicalement leur façon d’agir. Les améliorations progressives ne suffiront pas. »Extraits « Dernière ligne droite » page 85 du rapport.
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Vayres à Soi en novembre 2024

L’association va proposer un mois de novembre très riche en actions!
Dans le cadre de la SERD ( Semaine européenne de la Réduction des Déchets), nous allons vous inviter à deux temps forts et dès le 3 novembre, la dernière sortie de l’année avec le concept de sortie nature et culture de novembre: Histoires de Paysages!
Histoires de paysages, épisode 3
ATTENTION: EVENEMENT ANNULE – Event cancelled!

Conception Isabelle Pompe ,
C’est le 3 ème épisode de notre série « Histoires de Paysages » –
Cette balade nature au cœur des paysages et de leurs histoires vous présente un lieu aux multiples intérêts, toujours, en novembre!
Au programme, éducation à l’environnement, paysages culturels, patrimoines, anecdotes….Après le Site Corot, en 2022, l’Etang de la Pouge, l’an passé, voici, notre 3ème sortie. Nous avons choisi la Forêt de Boubon à Cussac!
Une des rares forêts publiques dans le territoire du PNR Périgord Limousin, la Forêt de Boubon est une mine d’or.
Nous vous raconterons les multiples paysages qui la composent, leurs histoires et leurs résonnances culturelles et environnementales.
Cette forêt vous propose plusieurs patrimoines, elle vous invite aux pays des feuillardiers, découvrir une cabane, en forme de hutte, qui servait d’atelier, de salle à manger et de dortoir aux feuillardiers.
La forêt est le personnage principal du prochain spectacle de la Vayres à Boire (collectif de théâtre amateur et engagé – La Vayres à Boire
Elle vous offre une vue imprenable depuis le point de vue panoramique sur les Monts de Blond, où vous pouvez observer et écouter les oiseaux.
Elle vous fait rencontrer les caches de maquisards. En juillet 1943, plusieurs trous furent creusés à cet emplacement par les F.T.P., puis c’est l’A.S. qui en prit possession en 1944. Ces caches appelées les Gourbis ont été reconstituées par l’association des Anciens Combattants de la Résistance (Oradour sur Vayres-Cussac).
Enfin, nous nous demanderons, quelle place occupe une forêt dans l’histoire des paysages, notamment, en histoire de l’art et quels mythes et légendes populaires sont intimément liés à elle…
Durée de la balade: env. 2h
Circuit de 6,5km.
Inscription obligatoire
Tarif: 5 euros par personne.SERD
Du 16 au 24 novembre 2024, la SERD (La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets).

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Sur le site de la serd.ademe.fr: Chaque année, lors de la dernière semaine de novembre, des collectivités, entreprises, établissements scolaires, associations et particuliers organisent des actions partout en Europe pour promouvoir la réduction des déchets et encourager des pratiques de consommation durable. Animations, ateliers, conférences, expositions, jeux… à l’aide de la carte ci-dessous, géolocalisez les actions organisées près de chez vous.
1/ Avec Vayres de Terre, le bonheur est dans le tri
Lien sur le site: Action 1 SERD 2024 Vayres à Soi
Le samedi 16 novembre de 10h à 11h30

// Evénement FB: events
Le tri, le compostage, les déchets ménagers, les bacs, les écopoints, la couleur rouge de vos sacs poubelles font partie de notre vie au quotidien à Vayres… Vous connaissez le Syded.
– C’est le syndicat qui gère les déchets en Haute-Vienne.
Savez-vous que les erreurs de tri volontaires et autres incivilités lui coûtent vraiment très cher, ainsi qu’à nous, contribuables ?
Le surcoût est de 995 000 euros en 2022!
Comment est-ce encore possible que dans vos sacs de déchets ménagers, on trouve des piles, des papiers
, des emballages plastiques
, des yaourts, des téléphones portables
, de la peinture usagée ?—-(Source article journal le Populaire du Centre, juillet 2023 –article le populaire.
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A Vayres, on déplore trop peu de déchets bien triés, trop de sac rouge empli d’emballage plastique, des sacs noirs à l’écopoint, des bacs de poubelle à demeure sur le trottoir, des déchets verts qui ne sont pas réutilisés.
Avec l’animation Vayres de terre, on vous aide avec vos déchets, la couleur des bacs, le type de déchet, on vous explique le compostage à domicile et toutes les solutions jardin possibles de valorisation des déchets verts, on trouve des solutions au gaspillage alimentaire, on fait le point, si nécessaire, aux écopoints du bourg et on vous indique les déchetteries locales.
Baissons, ensemble, la facture, respectons les agents et trions mieux, vraiment mieux!2/ Collecte de jouets
Le 20 novembre au 28 rue belles roses à Vayres
Nous organisons le marché de Noël, cette année, à Vayres, ce pourquoi, nous avons voulu vous sensibiliser sur le jouet!
Nous vous proposons cette collecte dans le cadre de la SERD et en amont du Marché Généreux de Noël de Vayres – fiche-dinscription-et-reglement-interieur-marche-genereux-de-noel-de-vayres

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Nous l’organisons le mercredi 20 novembre de 14h à 17h au 28 rue belles roses à Vayres (siège de l’association).
Nous souhaitons limiter le gaspillage, mettre en place un point troc sur le site du marché de Noël (salle polyvalente) le samedi 21 décembre.
Le jouet en chiffres: 110.000 tonnes de jouets sont jetés chaque année, 70% sont fabriqués à partir de matières plastiques.
En France, se vend, en moyenne, chaque année, 15 millions de peluches.
Nous acceptons des jouets, jeux et des livres (littérature jeunesse) en très bon état.
Cette collecte permettra aux visiteurs du marché de troquer leurs jouets (valeur égale) contre le fruit de cette collecte.
Faire plaisir sans jeter, stocker ni dépenser, ni surconsommer!
Merci pour votre solidarité.Lien vers event FB
Lien sur le site: SERD Action 2 Vayres à Soi
On vous dit à très vite!
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Marché Généreux de Noël de Vayres 2024

Voilà le lancement du Marché Généreux de Noël édition 2024!
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Ici, le programme renseigné au fur et à mesure: Marché-généreux-de-Noël-de-Vayres
Ici, l’appel à participation lancé tout début septembre de cette année
« Chères exposantes et chers exposants
Bonjour à toutes et tous,
Nous sommes ravies de vous accueillir jusqu’ici!
Ce Marché Généreux de Noël sera un marché de qualité, diversifié et inclusif. Généreux parce que cela nous tient à cœur d’ouvrir la grande porte de cette jolie salle polyvalente de Vayres avec chaleur et bonne humeur!
Vous trouverez, ci-joint, deux documents indispensables pour la mise en route et la concrétisation de ce Marché Généreux de Noël de Vayres.
Il s’agit de la fiche d’inscription et du règlement intérieur. Nous vous demandons d’être vigilant.e.s quant aux dates.
La 1ère à retenir est le 21 novembre, date limite de réception des dossiers de candidature.
Voici, ensuite le règlement intérieur:
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Si vous avez quelconques questions, merci, de nous les adresser par mail à vayresasoi@gmail.com ou par sms au 06.13.85.10.32 , faute de réseau, nous ne sommes pas en mesure de prendre les appels. Pas d’inquiétude, nous vous répondrons dans les plus brefs délais!
Au plaisir!
Joëlle & Isabelle, fondatrices de l’association Vayres à Soi.
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Matrimoine en 2024 à Vayres avec Virginia Woolf

En septembre 2024, nous avions une envie ferme de nous retrouver dans les bras écrits de Virginia Woolf…Autrice fondamentale pour nous, matrimoine oblige même en rase campagne comme on dit mal.
C’est le thème des JE Patrimoine qui nous a invité à nous tourner vers cette autrice. On vous le rappelle: patrimoine des itinéraires, des réseaux et des connexions. Journées du Patrimoine
Le matrimoine n’a fait qu’un tour dans notre tête, à Vayres, nous avons tout à côté de nos adresses, des chemins, des sentiers emplis de représentations du patrimoine (rural, vert, floral, funéraire…), et qui, parmi nos auteures fétiches se hissent en haut du monde des connexions et des réseaux ? Woolf!
Une des chefs de file avant-gardiste à la technique d’écriture complexe mais accessible, les Vagues et autres mouvements temporels nous reconnectent à notre corps de façon immédiate. Lire Woolf, c’est faire corps.
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En 2012, alors que Virginia Woolf rentrait à la Pléiade, dans l’article le Souffle vif, on pouvait lire en intro: « Son œuvre romanesque fait de chaque pensée un événement sensuel. La grande Britannique entre dans « La Pléiade « .virginia-woolf-le-souffle-vif,_Le Monde, 12 avril 2012.
Virginie Despentes disait ceci: «
« N’importe qui, sans aucun outil critique ni formation littéraire, peut grimper sur le vaisseau Woolf. C’est le propre de sa prose, qui se ressent quasiment plus qu’elle ne se déchiffre. Virginia Woolf désirait croire qu’à partir de 1910 la littérature changeait du tout au tout, et son entreprise est formellement inédite – mais nos cerveaux contemporains captent sa mise en mots avec une étonnante facilité. Peut-être parce qu’elle transforme nos neurones en épiderme – nos pensées deviennent corps, entre ses pages. »
Journées Européennes du Patrimoine, édition 2024
Les Journées Européennes du Patrimoine est un RDV qu’on affectionne car il nous permet, à Vayres, de créer les conditions d’un départ en voyage, de convoquer nos imaginaires, nos puits littéraires, nos sources poétiques. Nous invitons à des balades iconographiques locales, à une rencontre avec une autrice (édition 2022). Vous êtes conviés à assister à des lectures (textes de Julien Gracq en 2023), on vous vous traduit des textes, en live, on vous fait découvrir un travail photographique inédit (IPL), on se laisser aller à la contemplation d’un paysage ordinaire, on réactive votre attachement, on crée, à partir d’un cadre, de nouvelles frontières, on plonge, décolle du réel avec, presque, facilité…
Cette année, à la découverte du thème, on s’est dit, une autrice s’impose, Virginia Woolf. On choisit un livre, Mrs Dalloway parce que l’action se déroule, en 1923 et que le livre est édité en 1925. Une phase de latence pour que l’écrit devienne livre, cette année c’est 1924!
On célèbre donc, en 2024, ce siècle de transformation et son résultat final, le livre, tel que un process d’écriture et les voies de la mutation nous le présentent, soit 99 ans plus tard. De plus, nous sommes contre les comptes ronds, et le chiffre 9 est présent dans cette adresse: 29 (Bloomsbury Group), 9 pour 9 ans, alors 99 c’est parfait.
Woolf, Virginia
Figure littéraire incroyable, plume féministe, style libre, en avance sur son temps, Virginia Woolf redonne leurs lettres de noblesse à Austen, à Charlotte Brontë et ses sœurs…Woolf & Charlotte un texte inédit de Virginia Woolf au pays des sœurs Brontë
Haworth, Novembre 1904
“Je me demande si l’on ne devrait pas taxer de voyages sentimentaux les pèlerinages que l’on effectue vers les hauts lieux où ont vécu les grands hommes. Il vaut mieux lire l’œuvre de Carlyle dans le confort de son bureau que de faire le voyage jusqu’à Chelsea pour se pencher sur ses manuscrits dans une pièce insonorisée (1). […] La curiosité paraît légitime à la seule condition où la demeure d’un grand écrivain ou le pays dans lequel il a ancré ses récits nous aident à mieux comprendre son œuvre. Cet argument justifie à lui seul un pèlerinage sur les terres de Charlotte Brontë et ses sœurs.Née en 1882, en Angleterre elle questionne tout, le genre (Orlando), la sexualité les femmes, on lui doit « Trois Guinées » et « Une Chambre à Soi » parfois traduit par « Un lieu à Soi », les lieux, la mort, celles de son père et de son frère à qui elle dédie un texte magnifique, « La Chambre de Jacob », ce qui offre de nombreux points de mire, portes d’entrée dans l’œuvre intense de la moderne Virginia Woolf.
On n’a pas vu mais un film de Michelle Porte a été écrit et réalisé sur elle, « Les Lieux de Virginia Woolf » (1980, durée 42 minutes) c’est par ici: Film documentaire V.Woolf
Extraits textes:
« Présentation de Virginia Woolf (1882-1941) à travers les images des lieux et des paysages où elle a vécu et qui sont la respiration même de son œuvre, ponctuée de fragments d’écriture et du portrait de l’écrivain par Gisèle Freund, en 1939 : Saint-Ives, la mer de Cornouailles, la maison de Talland House, des premières années d’enfance (Instants de vie) ; Londres, « un enchantement », Monk’s House, à Rodmell, dans le Sussex, la maison des dernières années qui représente un certain bonheur de vivre.
« Est-ce l’âge ou quoi, qui fait de ma vie, ici, solitaire, une longue extase de bonheur ? Je me sens attristée par la paix et les sensations, mais non par les pensées. »
Film à une voix : Catherine Sellers dit des extraits de Les Vagues, Instants de vie, Le Journal d’un écrivain, Mrs Dalloway. Le 23 mars 1941, Virginia Woolf se noie dans la rivière Ouse. »
« Il est très difficile de décrire un être humain, alors on dit voilà, comment c’est arrivé, au lieu de dire à qui s’est arrivé. Mais l’on ne comprend rien… »
Retenant la leçon de Virginia Woolf (1882-1941), Michelle Porte a choisi, pour tracer son portrait, de s’attacher aux lieux qu’aimait l’écrivaine et qui émaillent son œuvre, pour tenter d’y ranimer sa présence.
Les rochers de Cornouailles, emblèmes des étés de son enfance, Rodmell où elle vivait avec Leonard Woolf et où elle se donna la mort, sa maison natale dans Hyde Park Gate, entre autres rues de ce Londres « aux mille tours et aux mille dômes…« , ce Londres dont elle estimait que « Rome elle-même est moins majestueuse« …Le commentaire du film est exclusivement composé de citations de l’écrivain, extraites de ses romans et nouvelles ou de sa correspondance. »
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On quitte tous les clichés
» Elle vit le jour le 25 janvier 1882 sous le règne de Victoria dans une famille londonienne aisée, dominée par la figure patriarcale de Leslie Stephen.
Entourée de nombreux frères et sœurs issus de l’union de Leslie Stephen et de Julia Prinsep Jackson ainsi que de leurs précédents mariages, Adeline Virginia Stephen vécut l’enfance à la fois dorée et tourmentée des familles que l’on appellerait aujourd’hui « recomposées » : le plaisir des jeux en commun (telle la chasse aux phalènes qu’elle évoque dans son essai « Reading » [1919, « La lecture »] ou les jeux sur la plage l’été à St. Ives, en Cornouailles), ou encore celui des premières expériences d’écriture à plusieurs mains et d’édition d’une chronique familiale, le Hyde Park Gate News, mais aussi la pesanteur du groupe, l’absence d’intimité, les relations incestueuses imposées par l’un de ses demi-frères, comme elle le dévoilera en 1939 dans son essai autobiographique, « A Sketch of the Past » (« Une esquisse du passé »).
À cela vient s’ajouter l’expérience précoce et répétée du deuil, la mort de sa demi-sœur Stella en 1897, puis de son frère Thoby en 1906 venant accroître la douleur causée par la perte de sa mère, survenue lorsqu’elle n’avait que treize ans. Source Biographie Virginia Woolf
Autobiographie et signe du temps
Les six tentatives autobiographiques woolfiennes montrent la difficulté à recomposer la continuité du temps à partir d’une somme d’instants, c’est-à-dire un continu à partir du discontinu. Le journal, addition irrégulière de jours sans suite réelle, offre une représentation à la fois unie et fragmentée du temps. Woolf a pu tenir son journal toute sa vie, alors qu’elle n’a jamais mené à terme ses entreprises autobiographiques.
Les calendriers sont des repères temporels qui revêtent différentes dimensions. Dans les manuscrits, on peut voir en 1924 un calendrier inachevé de l’année en cours qui porte sur les trois premiers mois de l’année. Il faut noter qu’en ce début d’année Woolf est particulièrement enthousiaste puisqu’on ne peut manquer de constater, dans l’entrée suivante, l’omniprésence des marqueurs temporels. En effet la date est répétée, l’âge de Virginia et Leonard précisé, associé à des commentaires sur le vieillissement et la jeunesse. Plus prosaïquement, la diariste note également l’heure — qui est perçue comme une limite à l’exercice diaristique. Même les éléments les plus anodins revêtent ici un sens qui ne peut être dissocié du facteur temporel : tout semble se faire signe du temps.
Mrs Dalloway a 51 ans en 1923, elle est donc née en 1872 soit dix ans avant sa créatrice, Woolf (25 janvier 1882). En 1920-1922, l’espérance de vie des femmes est d’environ 65 ans.
L’anniversaire
« À une forme d’appropriation qui frôle le contrôle du temps, s’ajoutent divers processus ritualisants qui structurent la trame temporelle. On peut noter les dates anniversaires extérieures à la vie privée de Woolf, que l’on pourrait nommer des marqueurs du temps officiel, mais qui ne sont pas pour autant impersonnels (Noël, jour de l’an, 1er avril…), les marqueurs d’un temps universel (les saisons, la ménopause…) et les dates anniversaires qui rythment sa vie, ainsi les dates anniversaires de la mort des membres de sa famille, les anniversaires de ses proches, mais aussi de son propre anniversaire.
Dans la mesure où Woolf intègre différents modes d’appropriation du temps au journal dont l’écriture rituelle contribue à sacraliser le quotidien, les marqueurs temporels en renforcent la trame temporelle.
Ici, ce n’est pas un temps déformé, au contraire : il s’agit d’un double mouvement où l’on retrouve le temps universel, officiel, celui des calendriers, et le temps subjectif — lui-même ritualisé et rejoignant par là même le temps universel. » Source: Woolf et les écritures du moi, le mythe du quotidien.
MRS DALLOWAY
Après avoir lu Ulysse de James Joyce (700 pages pour une seule journée), Woolf écrit Mrs Dalloway.
Tous les évènements de Mrs. Dalloway (édité en 1925) se déroulent en l’espace d’une journée du mois de juin 1923. Flux de conscience, liberté, souffle, discours indirects et directs, on se balade, on voyage dans le temps et dans l’esprit, on fait un tour dans notre mémoire collective, on entend et on suit les pensées de la narratrice, flot de mots, à la temporalité trouble, dans ce réel, il ne cesse d’y avoir coexistence avec le souvenir, le passé ne dit jamais son dernier mot, toujours caché derrière un mot, une image, une odeur, ça vous rappelle quelque chose ? Quelqu’un ?
Proust et sa madeleine!
Proust (1871, 1922) & Woolf: Les Impressions d’un instant, échos croisés.
« Dans son essai Phases of fiction, Virginia Woolf encadre Marcel Proust parmi les écrivains «psychologues» en le définissant «tellement poreux, tellement flexible, voire parfaitement réceptif, que nous ne le sentons que comme un fourreau, fin et néanmoins élastique, s’allongeant toujours davantage et servantnon pas à imposer une opinion, mais à renfermer un univers».
Cette affirmation pourrait bien être référée à Woolf elle-même, flexible et réceptive, possédant cette «porosité» d’esprit dont elle parle dans A Room of One’s Own (une chambre à soi). Source Fabula
La narratrice de Mrs Dalloway est une aristocrate anglaise de 51 ans, c’est Clarissa, établie à Londres quelques années après la Grande Guerre. Dans ce livre qui devait au départ s’intituler The Hours (finalement utilisé un film consacré à la vie de l’écrivaine, alors incarnée par Kidman), elle se prépare à organiser une fête chez elle, mais se laisse déborder par ses souvenirs, des fragments de sa vie passée qui se mêlent avec la vie présente. Les heures passent….
On retient: l’âge, 51 ans, une sorte de mi- vie, la notion de temporalité, on entend la période, après -guerre, la fin d’un monde dont on regarde les ruines, une période transitoire qui laisse de nombreuses familles endeuillées, transformées, comme si notre matière temps avait été, à jamais bousculée. Nous sommes dans cet entre-deux, 1923, soit dix ans avant l’avènement au pouvoir d’Hitler, en tant que chancelier…Résonne aussi la future crise de 1929.
1923 – 1925
1916-1923, le partage de l’Empire ottoman. Comment Français et Britanniques ont négocié leurs zones d’influence au Proche-Orient à la fin de la première guerre mondiale. lemonde.fr/international
1918- 1923
La Première Guerre mondiale a transformé le monde. Elle a fait tomber des empires, créé de nouveaux pays, déplacé les frontières. Elle a aussi meurtri les populations et marqué au fer rouge la mémoire des peuples. De multiples combats se sont en effet poursuivis dans l’est du continent jusqu’en 1923, bousculant le travail des négociateurs. La Pologne, l’Allemagne, la Hongrie, la Russie, la Turquie sont autant de pays dont le destin se joue alors les armes à la main. Leur mémoire nationale en porte encore les stigmates. Source 1918-1923-Europe-nouvelle
Hyperinflation, crises diverses, en Allemagne, par exemple:
En 1923, la situation dégénère en Allemagne. Le pays est pillé de son charbon par la France, et une crise économique émerge rapidement. C’est le moment que va choisir Adolf Hitler pour tenter un coup d’Etat à Munich, avant de viser Berlin. Il va cependant essuyer un échec cuisant qui manquera de peu de mettre fin à ses ambitions. Source montee-de-l-extreme-droite-et-putsch-d-hitler-en-1923
« L’année 1923 n’a guère marqué la mémoire des Français. Il en va tout autrement en Allemagne, comme en témoigne la profusion de publications et de manifestations qui reviennent, un siècle plus tard, sur ce millésime associé à trois souvenirs douloureux : l’occupation de la Ruhr, l’hyperinflation et ses conséquences sociales dramatiques, et le putsch manqué d’Adolf Hitler à Munich, dix ans avant son arrivée au pouvoir. « Source lemonde.fr/international/
1925
« Il y a des dates qui comptent, d’autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d’or du passé et de l’avenir. » C’est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l’année 1925, qui autant que 1900 a marqué une échéance et s’est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. » Source 1925, l’esprit d’une époque
Renouvin
« La publication, en 1925, d’un livre sur les origines immédiates de la guerre, où il avait lui-même perdu un bras, équivalait en effet à prendre des risques. Certains gouvernements avaient publié des documents diplomatiques, mais de manière incomplète et dans le but de montrer qu’ils n’étaient pas responsables de la catastrophe. Pierre Renouvin estime, quant à lui, qu’avec les témoignages disponibles, ils permettent déjà d’élucider cette histoire très discutée pourvu que l’on soit rigoureux. Il ne discute pas si le recul est indispensable à l’historien ; il ne fait pas la théorie d’une « histoire du temps présent » : il en prouve la possibilité en l’écrivant. » Source : lemonde.fr/livres, Renouvin et les origines de la première guerre-mondiale
Vous pouvez aussi prendre connaissance d’un débat sur la poésie (25/10/1925) , intitulé La Poésie Pure; Academie-francaise.fr/la-poésie-pure. Voici un extrait de son introduction:
« Messieurs, Les modernes théoriciens de la poésie pure, Edgar Poe, Baudelaire, Mallarmé, M. Paul Valéry, ne sont pas les dangereux novateurs que parfois l’on semble croire. Nous pouvons, certes, les soupçonner d’hérésie sur quelques points de détail, et je ne m’en prive pas ; mais, pour le fond de la doctrine, ils continuent une tradition assez vénérable. »
Podcasts France Culture
Les romans changent-ils le monde ?
Nous commençons notre voyage dans les romans qui ont changé le monde en compagnie de l’immense Virginia Woolf et son roman « Mrs Dalloway ». Zoom sur la déambulation de ce personnage qui va revisiter toute son existence… virginia-woolf-roman-qui-change-le-monde
Nous sommes des vaisseaux scellés, et pourtant tellement avides de chaleur, écrivait Woolf
Le secret de Virginia Woolf est dans ces mots écrits à son amie Ethel Smith. Ecrire sauve de la folie et du désespoir. Ecrire des lettres : elle en a écrit 35000. Et ses lettres en disent long sur sa conception de l’humanité. Son sens de l’anecdote et du rire partagé. Source avoir-raison-avec-virginia-woolf
Notre événement
Vous l’avez saisi, nous allons partir pour une balade à Vayres, Woolf marchait beaucoup mais davantage en ville. Nous allons marcher sur l’un des sentiers de randonnées accessibles depuis le cœur du village, nous retrouver dans le passé, nous reconnecter, grâce à la forêt, à l’histoire du XXème siècle, nous allons gravir une petite colline pour accéder un curieux endroit, celui de la Chapelle Jeanne d’Arc: le général A. DU CHOUCHET a fait ériger cette chapelle pour remercier la vierge de l’avoir protégé durant la grande guerre. Avant de partir à la guerre en 1915, les trois frères ont fait le vœu de construire une chapelle s’ils revenaient tous vivants. Ils ont tenu parole et l’ont dédié à Jeanne d’Arc….Nous poursuivrons notre excursion sur quelques kilomètres au fil de la diversité des paysages offerts.
Et puis pourquoi ce titre ? Le temps qui passe est une obsession pour Woolf, notre idée, en avançant à rebours, nous allons, nous aussi, questionner le temps, laissons nos montres, place à nos traces de pas!
Laisse tes traces contrer ta montre
La marche, moyen pratique, source de plaisir, de méditation et excellente pour la santé, nous permet d’emprunter ces chemins, itinéraires bis. Ces circuits présentent les traces de personnages réels et fictifs qui nous ont précédés. Nous suivrons leurs empreintes sans trop nous soucier de notre montre ! Laissons nos chronos à l’ombre.
Infatigable promeneuse, Virginia Woolf voyait dans cette activité un agrément, mais aussi un puissant stimulant pour la méditation et l’imagination, le « décollage » du réel.
« Un homme qui ne marche pas ne laisse pas de traces » , Georges Wolinski.
RDV le 21 septembre 2024 à partir de 14h à Vayres..
A bientôt!
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Allons Vayres si la rose ?

Mignonne, allons voir si la rose, célèbre porte d’entrée vers la poésie de Pierre de Ronsard ( Les Odes, juillet 1545). Nous connaissons le rosier grimpant à fleurs très doubles (teinte rosée), mise au point par la rosiériste française Louisette Meilland, en référence à ce poème, en 1987. A Vayres, le poète est bel et bien présent, l’école porte son nom, il « possède » une rue, celle qui longe l’ancien cimetière, le Mas du Roule, la cour d’école! 😉 L’école, point de mire de l’histoire longue, en épisodes, de Vayres les Roses….Avec bien sûr, son beau rosier grimpant Pierre de Ronsard qui trône. La boucle est bouclée, alors allons voir Vayres et ses roses!
La Rose était fêtée à Vayres, le vendredi 23 août dernier. Nichée au cœur des massifs, parfois entretenus, fleuris, ou en nettement moins bonne forme, nous vous avons offert un tour empli de petits détours qui en dit long sur l’amour qu’il convient d’avoir pour cette plante qui nécessite un entretien régulier, une bonne connaissance de sa diversité, un respect de son cycle et une identification des éventuels problèmes, maladies…Bref, on vous a parlé, avec passion, de la mémoire florale et fragile de Vayres!
Un article précédent a été rédigé pour vous présenter l’idée: Santa rosa, 1ère petite fête de la rose à Vayres
Tout d’abord, nous tenons à préciser que la plante très fréquente dans les plates bande dans le bourg de Vayres est le Yucca filamenteux (hampe florale crème- feuilles piquantes) et non la Cordyline. On retient aussi la présence importante de l’Acanthe épineuse.
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Rosier numéro 6 rue des Poètes, Vayres, août 2024 ,
Le genre Rosa compte environ 150 espèces dont les rosiers botaniques, comme le rosier musqué (Rosa moschata), ainsi que plusieurs milliers de cultivars.
D’après la Société Française des Roses, il existe plus de 40 000 variétés de rosiers répartis parmi 100 à 150 espèces.
La rose offre une longue et riche histoire depuis ses origines sauvages jusqu’à sa domestication et aussi son utilisation dans les jardins du monde entier.
Famille : Rosacées (famille de plantes 5000 espèces)
- Type : arbuste à fleurs
- Origine : Asie (importée d’Orient
On note que l’églantier =rosier sauvage donc différent du rosier qui est un cultivar!
- Rosiers modernes
- Rosiers anciens
- Rosiers anglais ( David Austin, rosiériste)
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Rosier Lady Emma Hamilton : David Austin au jardin de Vayres à Soi ;
Rosiers modernes – les formes permettent aussi de distinguer les différents rosiers : rosiers buissons à grandes fleurs (hybrides de thé), rosiers buissons à petites fleurs (polyanthas…), rosiers grimpants et liane, rosier couvre-sol, rosier tige, etc.
Rosiers anciens – les rosiers thés, les rosiers de Chine, les rosiers de Damas, les rosiers alba, etc.
TYPES
- Rosiers remontants (floraison commence en mai jusqu’au premières gelées)
- Rosiers à fleurs groupées (rosier bordure, couvre-sol, à massif, paysager)
On note :
Il a traversé les époques et les civilisations, laissant derrière elle une histoire riche et fascinante. Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte à près de 35 millions d’années.
Les Grecs et les Romains étaient déjà très friands des roses. En effet, ils les utilisaient à des fins ornementales, médicinales et religieuses.
Les Romains cultivaient les rosiers dans leurs villas et organisaient des fêtes appelées « rosalia », durant lesquelles les roses étaient omniprésentes.
- Les Rosalia ou Rosaria étaient des fêtes célébrées dans la Rome antique au mois de mai, mais parfois à la mi-juillet. L’usage de roses pour les cérémonies sur les tombes donne son nom à cette fête. Elles consistaient en des offrandes et des décorations de fleurs, principalement des roses lors des Rosationes ou Dies Rosationis (le 11 ou 22 mai selon les auteurs) ou des violettes pour les Violationes ou Dies Violae (le 11 ou le 22 mars selon les auteurs).
- Les Rosalia pouvaient donner lieu à deux types de fêtes bien différentes : des célébrations joyeuses pour l’arrivée du printemps et d’autres, plus graves, en hommage aux défunts.
- Dans ce dernier cas les Rosalia s’inscrivaient dans les pratiques religieuses au cours desquelles les Romains prenaient soin de leurs morts selon des coutumes anciennes (Mos maiorum).
- Elles sont à l’origine de la coutume de déposer des fleurs sur les tombes des disparus.
Le rosier est aussi cultivé pour leur propriété médicinales – tonique et astringente, revitalisante, régénératrice et cicatrisante.
Au 18e siècle, les explorateurs européens découvrirent de nouvelles espèces de rosiers en Chine, comme Rosa chinensis et Rosa gigantea. Ces rosiers avaient des caractéristiques différentes des rosiers européens, notamment une floraison remontante et des fleurs plus colorées.
Le 19e siècle marque l’âge d’or de la culture des rosiers.
La rose, plante aristocratique ?
On peut s’autoriser à dire, au XIX ème siècle, que des fleurs sont dites plus aristocratiques comme les roses, les lilas et les lys à l’opposé, de celles de la campagne dont les fleurs communes font office de nuit au jour aristocratique. Source Les plantes de salon en France au XIX siècle
Les fleurs rencontrées au bord des chemins, telles que les capucines, les pervenches, les violettes, les giroflées, les véroniques et les marguerites, sont perçues comme vierges de toute activité humaine.
Ce ne sont pas les brillants fleuristes récemment établis sur les boulevards qui fournissent des pots de fleurs aux fenêtres du cinquième étage. L’ouvrier, ordinairement campagnard ou fils de campagnard, séquestré dans les grands centres a toujours aimé ce qui lui rappelle le pays, ce pays qu’il n’a quitté que poussé par l’appât du gain et que bien souvent il regrette. En rentrant chez lui après une journée de travail, il aime trouver […] un bouquet sur la table, un pot de fleurs à la fenêtre, c’est un rayon de soleil des champs dans la monotonie de sa vie de labeur.
Au 20e siècle, la recherche et la sélection des rosiers se sont poursuivies, donnant naissance à de nombreuses variétés modernes. Les rosiers à grandes fleurs, les rosiers paysagers et les rosiers grimpants sont autant d’exemples de variétés créées au cours du siècle dernier.
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Rosier, ruelle des Eglantiers, Vayres, août 2024 ,
La rose est présente dans la littérature, la poésie, l’art et la musique, et demeure un motif emblématique de la culture populaire.
ENTRETIEN
Une exposition ensoleillée et dégagée, à l’abri des grands vents et des fortes pluies
1. NOURRIR – rosier a besoin de matières organiques au printemps et de compost (bien décomposé) à l’automne. La corne broyée est excellente pour stimuler la floraison. De même, l’engrais (riche en potassium) est très favorisant (courant avril).
2. Supprimer les fleurs fanées.
3. Tailler chaque année, en hiver ! (on supprime les bois morts, on l’aère en supprimant les branches qui se tournent vers l’intérieur).
4. On n‘oublie pas de supprimer les gourmands. Vous savez, c’est cette « branche ou tige […] qui ne produit pas et détourne la sève des tiges et rameaux productifs. » Coupez-les aussi au moment de la taille annuelle.
Les rosiers et leur besoin en eau?
On arrose bien – Pour arroser les rosiers, il vaut mieux leur donner une grande quantité d’eau à la fois de temps en temps que les arroser légèrement et fréquemment. Par exemple, arrosez chaque arbuste avec un arrosoir complètement rempli d’eau une fois par semaine plutôt que de lui donner un quart d’arrosoir un jour sur deux.
- Le but est que le rosier produise de bonnes racines qui cherchent de l’eau
On arrose puis on paille pour retenir de l’humidité
Du fumier de cheval bien composté est efficace pour les rosiers. Posez-le sur le sol humide après avoir appliqué de l’engrais, de préférence à la fin du printemps. Appliquez une couche de 7 ou 8 cm d’épaisseur autour du pied du rosier lorsque le sol n’est pas froid ou gelé.
- Enlevez la vieille matière et remplacez-la par du paillis frais une fois par an. Le début de la période végétative (le printemps) est idéal pour fertiliser les rosiers et remplacer le paillis.
En moyenne, les rosiers peuvent vivre plusieurs dizaines d’années!
ROSIER ET Biodiversité
En plus de leur facilité d’entretien, les rosiers attirent les abeilles, les papillons et d’autres pollinisateurs grâce à leurs belles fleurs colorées. Cela favorise la pollinisation croisée et contribue à la préservation de la biodiversité.
Les rosiers ont également une dimension écologique importante, car ils sont un élément essentiel des écosystèmes dans lesquels ils évoluent. Ils fournissent de la nourriture et un habitat pour de nombreux insectes, oiseaux et autres animaux.
On plante des vivaces accompagnatrices, on sème des annuelles mellifères à ses pieds!
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Nigelle de Damas, massif BMCD côté droit, rue des poètes Vayres ;
Anecdotes:
Le génome de la rose est composé de plus de 36 000 gènes, soit plus que l’être humain ( entre 20 000 et 23 000)!
Le rosier le plus vieux au monde: La plupart des experts accordent ce titre au “Tausendjähriger Rosenstock” (rosier millénaire) qui pousse sur le mur de la cathédrale d’Hildesheim en Allemagne. On lui accorde plus de 1000 ans, car il aurait été planté vers 815 de notre ère.
Le rosier grimpant le plus haut de tous les temps est un spécimen de ‘Cécile Brunner’ de 27,7 m de hauteur, soit environ 8 étages, cultivé par Anne et Charles Grant, de Los Angeles, en Californie. Il a été mesuré le 1er août 2004.
La rose de mariage idéale est la plus chère du monde : ‘Juliet’ (orangé) produit par le célèbre hybrideur de rosiers anglais David Austin, serait le rosier le plus cher jamais produit. Pour développer ce rosier, destiné spécifiquement à la production de fleurs coupées, il a fallu 15 ans d’efforts et un investissement de 12 millions € .
« Notre fleur emblématique et notre favorite pour les mariages. Juliet doit sa renommée mondiale à sa couleur pêche lumineuse et à sa forme particulière. Si son parfum est insaisissable, sa beauté élégante lui permettra de rester la vedette de la collection et la rose classique par excellence. » Source David Austin
MALADIES et exigences
Les rosiers sont des plantes plutôt robustes et si vous leur offrez de bonnes conditions de culture, à savoir une terre bien drainée riche en nutriments, un bon ensoleillement et une bonne aération, vous limitez les risques d’attaques d’insectes et de développement de maladies.
Toutefois, vous ne serez pas à l’abri pour autant car les conditions de culture, le climat et la variété des rosiers influent aussi.
Les maladies cryptogamiques des rosiers sont les maladies fongiques, c’est-à-dire celles qui sont dues aux champignons qui se multiplient dès que l’humidité est forte. Le traitement le plus adapté à ces maladies reste la bouillie bordelaise et le purin de prêle.
Les purins et autres
- Purin d’absinthe engrais répulsif (puceron, limace)
- Purin de Tanaisie (insecticide)
- Purin d’Ortie (engrais bio et naturel et répulsif)
- Purin de Consoude (fertilisant naturel)
- Urine – fertilisant, source d’azote, phosphore et potassium ( 1 à 3 litres d’urine par m²) on dilue 1 litre d’urine dans 10 litres d’eau.
Label allemand ADR – gage de rosiers rustiques, florifères et résistants aux maladies.
En France, le rosiériste Meilland International a le plus grand nombre de variétés de roses récompensées par un ADR, avec près d’une trentaine.
En Allemagne, le rosiériste Kordes a 71 variétés portant le label ADR (à qui l’on doit la rose Fée des Neiges (Iceberg)- présente au Jardin Europeana à Vayres et le superbe Westerland (présent à l’entrée du bourg par Oradour-Sur-Vayres).,

Rosiers rue des Poètes, Abélia de Chine, Spirée et Eschscholzia (orange), Vayres, août 2024 ,
La Rose, personnage historique et culturel
Voici la version synthétique de l’atelier, nous vous présenterons, ultérieurement, une forme plus aboutie mais voici l’idée!
Littérature, poésie, on part vers différentes lectures, on vous recommande: « Rose, les plus beaux poèmes sur la rose et sur le rose aux éditions Textuel ».
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On cite:
Une rose seule
Une rose seule, c’est toutes les roses
et celle-ci : l’irremplaçable,
le parfait, le souple vocable
encadré par le texte des choses.
Comment jamais dire sans elle
ce que furent nos espérances,
et les tendres intermittences
dans la partance continuelle. »Rainer Maria Rilke, Les Roses.
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La rose
Louise Ackermann
À Madame M….
Quand la rose s’entr’ouvre, heureuse d’être belle,
De son premier regard elle enchante autour d’elle
Et le bosquet natal et les airs et le jour.
Dès l’aube elle sourit. La brise avec amour
Sur le buisson la berce, et sa jeune aile errante
Se charge en là touchant d’une odeur enivrante ;
Confiante, la fleur livre à tous son trésor.
Pour la mieux respirer en passant on s’incline ;
Nous sommes déjà loin, mais la senteur divine
Se répand sur nos pas et nous parfume encor.Louise Ackermann, Contes et poésies (1863)
On aime le livre de Consuelo de Saint-Exupéry, Mémoires de la rose, on a apprécié le Livre de la Rose d’Alain Baraton, on peut aussi vous emmener chez Stéphane Mallarmé et son musée, fermé pour travaux, Musée Mallarmé, le jardin à l’époque de l’époque Mallarmé
La Rose fait son cinéma
Au cinéma
Dans l’ordre, la galerie vous présente, la rose ( Peau d’Ane), image du générique du Temps de L’innocence signé par Saul Bass (film de Scorsese), rose rouge et barrière blanche (David Lynch), Le Petit Prince ( un film d’animation français réalisé par Mark Osborne, 2015), affiche American Beauty, Les pas de danse d’Un Américain à Paris, la rose bleue – Lynch et Rosebud – Orson Welles….
Cinéma, la rose est un personnage, un générique (temps de l’innocence / Saul Bass, le génie des génériques chers à Kubrick, Hitchcock film de Scorsese, un prénom, celui de Rose dans Titanic, Rosebud (Citizen Kane Orson Welles) le dernier mot du film et énigme la plus connue au cinéma, et aussi, le superbe « Un américain à Paris » (1951) avec Gene Kelly et Leslie Caron et la scène du fleuriste, Le bouleversant Chaplin « Les Lumières de la ville », l’amour symbolique voire totémique du cinéaste David Lynch (Blue Velvet (rose bleue)), Twin Peaks, le beau personnage qui parle dans Peau D’Ane (Jacques Demy, 1970), on n’oublie pas V pour Vendetta et Terminator 2 en 1991 avec des roses dans une boite et une scène bien connue !
American Beauty (affiche, et scène de la baignoire avec des pétales de roses rouges)
Vous pouvez jeter un œil à:
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Titre de films : Rose sortie en 2021 d’Aurélie Saada avec Françoise Fabian et The Rose avec Bette Middler ( star du rock) sorti en 1979.
Musique (chanson Hardy, mon amie la rose en 1964)
Parfums (sa majesté la rose Serge Lutens, YSL Paris…)
Histoire
La guerre des deux Roses
La guerre des Deux-Roses désigne un ensemble d’affrontements, constituant globalement une guerre civile discontinue de 1455 à 1485, qui eut lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre (Rose rouge) et la maison royale de York (rose blanche), toutes deux branches cadettes de la maison Plantagenêt qui régnait alors.
Conflit dynastique entre la noblesse et la monarchie anglaises qui donna lieu à quatre décennies de batailles, d’exécutions et de complots intermittents.
L’élite anglaise était divisée en deux camps, chacun centré sur une branche des descendants d’Édouard III d’Angleterre (r. 1327-1377): les York et les Lancaster, qui remportèrent la victoire finale.
Édouard fut finalement remplacé par son frère Richard III d’Angleterre (r. 1483-85)
Plantagenêt – maison royale, première maison d’Anjou, ils sont :
- rois d’Angleterre de 1154 à 1485 (plus de 3 siècles!)
- ducs de Normandie et d’Aquitaine
- comtes de Poitou et de Nantes
- seigneurs d’Irlande (très brièvement comtes de Bretagne)
- seigneurs de Chypre, etc.
Les maisons de Lancastre et d’York sont deux des branches des Plantagenêts, qui ont cessé de régner en 1485 à la mort du roi Richard III, Dernier roi d’Angleterre a mourir au combat.
Richard III – Shakespeare
Mon royaume pour un cheval !
William Shakespeare, (1564 à Stratford-upon-Avon et mort en 1616) dans la même ville, est considéré comme l’un des plus grands poètes, dramaturges et écrivains de la culture anglaise.
Richard III (The Life and Death of Richard the Third) est la dernière pièce historique d’un ensemble qui forme, avec les trois parties d’Henri VI, la première tétralogie de William Shakespeare.
Film reco : Looking For Richard avec Al Pacino dans le rôle titre, 1996
On termine avec Shakespeare et David Austin (rose) 1994, une rose splendide à la couleur rouge cramoisie
Rosier David Austin William Shakespeare 2000, Rosa William Shakespeare® 2000 ‘Ausromeo’, Le rosier anglais William Shakespeare®, théâtral et nostalgique, évoque les fastes d’une époque révolue, et cache sous sa généreuse floraison rouge la force des rosiers anciens.
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Crédits Promesse de Fleurs -
Santa Ròsa, 1ère petite fête de la Rose à Vayres

« Santa Ròsa » (une petite fête de la Rose)
C’est le vendredi 23 août 2024 à partir de 10h, rdv au jardin au naturel de Vayres à Soi, au 28 rue belles roses à Vayres, en Haute-Vienne!
Pour le village, ses massifs, sa passion pour les roses, pour ses jardinières et jardiniers férus de Rose, pour l’histoire de Vayres et celle de Vayres Les Roses…Que vous retrouverez plus en détails ici: VAS Programme juin, juillet, aout et septembre 2024
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Programme
Nous proposons, tout d’abord, une balade florale commentée qui mêle botanique et conseils pratiques au cœur du bourg autour de petits points d’étapes pour aborder la diversité florale des massifs de fleurs de Vayres, en particulier celle des roses, les plantes accompagnatrices, de petites anecdotes et des préjugés… Et oui, il y en a quelques uns…
Nous fêterons les 21 ans de Vayres Les Roses, épisode 3!

Crédits Isabelle Pompe Nous raconterons l’histoire, en épisodes, du nom « Vayres Les Roses« , nom cher au village de Vayres. Nous aborderons, également, le geste de « fleurir », d’offrir.
Dans un deuxième temps, un atelier sera proposé ayant pour sujet: « la Rose, un personnage historique et culturel majeur« .
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Crédits Isabelle Pompe /
Nous vous ferons un tour des livres et vous livrerons quelques extraits de textes, auteurs et jardiniers de renom, épris de rose…Nous en avons approché trois, au cours de l’année, à savoir Esope, Shakespeare et Edgar Allan Poe qui cite la rose respectivement dans « La Rose et l’Amarante, Les Sonnets 99 et 130 (édition 1609) et enfin, A Hélène (traduction Mallarmé – 1889).
Enfin, nous présenterons, au jardin au naturel de Vayres à Soi, notre grainothèque, nos actions en faveur du recyclage floral et notre petite ressourcerie verte avec une vente solidaire.
L’ensemble de cette matinée, d’une durée approximative de 2h30 est gratuit, cela commencera à 10h.
Nous recommandons de réserver.
Merci à vous pour cette première édition de Santa Ròsa à Vayres!
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Evènement sur FB: Santa ROSA
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La Grainothèque, son fonctionnement

Bonjour à toutes et tous, nous vous présentons, notre grainothèque le 12 juillet prochain à Vayres! Lors de l’évènement Vayres Vadrouille!
Voici son fonctionnement, son pourquoi et comment:
🤩Nous aimons le jardin, et voulons agir, à notre niveau, avec le sens du partage et de la solidarité pour favoriser la biodiversité.
Nous privilégions les alternatives à l’achat car, financièrement, le jardin peut représenter un coût trop onéreux, par conséquent créer de l’inégalité. Nous sommes dans une logique de respect des plantes et de leurs cycles, nous vous apporterons des conseils, si nécessaire, mais souhaitons surtout rendre accessibles les gestes pour la biodiversité au plus grand nombre.
Nous ne prodiguerons pas de paroles expertes, le jardin est un espace de libre expression, nous vous inviterons à nous raconter vos expériences et vos attentes, la priorité absolue étant de saisir l’importance de nos gestes de jardinier, les périodes d’activités, (tonte, taille) et de considérer que tous les espaces verts privés ou publics (jardin, parc, massif, bacs…) sont à même d’accueillir et de se familiariser avec une nature présente, environnante qui fourmille d’inventivité.
Nous sommes des hôtes, avant tout.
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Création Isabelle Pompe Nous nous sommes inspirées des propos de cette structure pour créer notre grainothèque: Partageons les jardins Centre-de-ressources grainothèque
- Nous ne vous demanderons pas d’être adhérent pour participer et nourrir ce projet.
- Cette grainothèque est installée au siège de l’association (28 rue belles roses à Vayres), elle est accessible sur RDV et est mobile, vous pourrez la retrouver sur des marchés, lors d’évènements…
- Il s’agit bien d’échanges, de troc, et pas de gratuité, ce qui signifie que vous apportez des graines et repartez avec une quantité équivalente. «
Sans cela, la grainothèque se vide et dépérit.
Si vous croulez sous les graines, nous accueillons vos dons et ferons le déplacement ou trouverons une solution pour limiter vos déplacements, en mettant en place, avec la collaboration de petits commerçants locaux, un système de dépôts.
Nous avons reçu, par exemple, ce matin, 4 juillet 2024, un important don de graines de légumes:
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- « La grainothèque accepte les graines issues de préférence de pratiques biologiques, de l’autoproduction ou de petits producteurs. »
- « Lors du dépôt: il est important d’inscrire le nom et la variété de la plante dont vous apportez les graines. De même, la date d’achat ou de récolte est importante ainsi que la date de récolte si possible.
Pour nous, c’est pouvoir offrir la liberté de semer, de tester, d’échanger sur ces semences, de proposer des outils de sensibilisation aux gestes de planter, d’entretenir, nous vous inviterons, aussi, à découvrir les plantes soins du potager (plantes pour purins, engrais verts), comment faire des boutures, des semis et comment favoriser l’accueil des auxiliaires.
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Création Isabelle Pompe Nous espérons, ainsi, créer une petite communauté ouverte verte sur le partage, les pratiques respectueuses de l’environnement, renforcer l’échange, le lien, par le jardin et les bienfaits du jardinage sur la santé physique et mentale.
Le jardin nous fait sortir de chez nous et nous permet de pratiquer des activités physiques, tout en réduisant le stress, la fatigue…Nous savons, également, qu’il peut être un frein pour celles et ceux qui sont physiquement empêchés, le jardin c’est du sport qui requiert de nombreux outils manuels…On n’oublie donc pas de filer un coup de main à nos voisin.e.s en cas de besoin! Le jardin c’est solidaire et intergénérationnel.
Le jardin est un trésor de résilience, un espace hôte généreux qui nourrit et accueille la vie. Il a tant à nous apprendre, lui qui contribue, en tant que véritable refuge, à nous sauver la mise en cas de coups durs!
Ce projet va de pair avec toutes actions de végétalisation du bourg entreprises depuis 2022 par l’association et les futurs projets de valorisation. Il trouve sa logique avec son pendant: la création d’une petite ressourcerie verte et mobile, présentée, elle aussi le 12 juillet prochain. Nous vous expliquerons, son fonctionnement, dans le prochain article!
💚Bien à vous!


















