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Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

Rendez-vous aux Jardins édition 2026
Site officiel Rendez -Vous aux jardins
23e édition des Rendez-vous aux jardins
Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.
« Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.
Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »
Source: Site officiel RDV aux Jardins
Thème : la vue

En Nouvelle – Aquitaine
Dimanche 7 juin 2026 à Vayres
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RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe Lien vers Open Agenda à Vayres 87600
Se voir jusqu’au Cœur
Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Réservation obligatoire par mail. Merci!



BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87
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Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

« La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…
En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée! » Source site internet du Musée
En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.
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Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison
« Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique. » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.
Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.
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Le Mouvement en visite
Du 1er mars au 13 décembre 2026
« Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »
A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…
Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.
En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.
Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.
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Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.
Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.
« Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »
Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.
Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.
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« Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »
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Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».
Raoul Hausmann ?
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L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.
Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.
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Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:
Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo…
Gerhard Richter ?
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Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?
Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.
Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?
Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.
Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.
En soi, ce n’est pas si grave.
Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…
« J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».
Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman
Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.
Nayel Zeaiter ?
Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.
Ici: site des éditions comprendre
La salle d’interprétation historique, 2025
Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.
Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !
Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…
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A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!
Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.
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Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes
En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.
A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.
Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.
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Nous sommes qui, nous faisons quoi ?
« Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.
Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.
Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.
La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.
Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !
Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…
Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général
Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.
Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !
N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.
L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique.
On protège mieux ce qu’on connait :
Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants.
Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.
Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.
Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.
Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.
Les Municipales
Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.
W!FE
W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural
Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu
Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.
Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!
W!fe ne peut pas péricliter !
Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife
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L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%
Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.
Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.
La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge, limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.
A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.
A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.
Installer un autre rapport aux habitantes et habitants
Les habitants savent lire et compter
Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.
Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.
Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?
Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.
Faire avec ce que dit le territoire
Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous : Pourquoi ?
- Est-ce une question d’habitude de consommation ?
- Une question d’offre ?
- D’horaire ?
- De type de service ?
Qu’existe il déjà autour de nous ?
A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.
Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?
Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?
La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.
D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.
Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)
Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !
C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?
(Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).
La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.
C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).
Frontières/ Communauté de communes
Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.
Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.
Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.
Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.
Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.
A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.
A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.
L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.
Décentraliser, encore et toujours.
Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.
De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.
La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.
Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.
Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…
Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité.
Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne.
Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.
Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.
La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.
Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.
L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)
Lorsqu’on réside à la campagne, les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.
Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.
« « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.
De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.
Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.
Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).
Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.
Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…
– Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable
Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.
Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.
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Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.
Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.
Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).
Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif…
Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.
Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?
C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.
En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.
Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.
Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.
« « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.
La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».
Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.
Au quotidien, vivre ici c’est comment ?
C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.
Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.
Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.
Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.
Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.
C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.
Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.
C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…
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Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences
- à l’égard des paysages
- des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.
Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.
Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye Ta Cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Programme juin, juillet, août et septembre 2024 à Vayres

Nous vous dévoilons notre programmation pour les quelques mois à venir…Avec la prise en considération de nos modifications récentes: nous n’organisons plus d’évènement ni d’atelier en salle, nos ateliers sont uniquement en ligne!
Nous poursuivons avec la volonté non pas du chiffre de fréquentation mais bien avec le souci de la qualité et de la diversité de nos offres, avec ou sans participations à des temps forts nationaux.
Nous vous convions, donc, en ligne, en juin, et en plein air pour les trois autres mois!
Vous aimez les chiffres ? Et bien voici quatre dates: 21 juin, 12 juillet, 23 août et 21 septembre!




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Dans un village, un accès à la diversité culturelle est essentielle
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Création Isabelle Pompe pour Vayres à Soi ,
A la campagne, la culture n’a pas qu’un visage, elle ne provient pas que d’un endroit, d’une voix qui serait survalorisée, elle n’a pas à être l’enfant pauvre qui ne cesse de donner dans le bénévolat et qui perçoit peu de soutien…Elle est donc loin de prendre une forme: atelier de pratique, atelier en histoires des arts, concert, lecture, théâtre, nous poursuivons nos expérimentations avec nos outils: nos passions, nos curiosités, nos cultures, le souci de nos métiers et les outils hybrides que nous avons créé.
Personne n’est propriétaire d’une idée, encore moins lorsqu’il s’agit de la mise en place d’une structure dans un village qui manque de lieu. La culture n’est pas l’apanage d’un groupe, d’un club, il existe d’autres moyens, d’autres possibles, nous y gagnerions en unissant nos forces mais les suiveurs, les fanas du chiffre de fréquentation, qui aiment titrer autour des mots « succès », « salle comble » participent à cette impossible alliance. Ils ne cessent de gaver l’idée de concurrence en oubliant que la réussite d’un évènement ne repose pas sur sa fréquentation, la provenance des publics et la qualité des approches peut être souvent omise.
Se fier à des chiffres de fréquentation c’est être malhonnête car les dés sont pipés: lorsque vous êtes cheffe, au féminin, de projets, sans faire partie d’une communauté, par refus de l’idée, sans connaissance amicale ou familiale qui sont souvent les premiers publics, et lorsque les artistes/créateurs invités sont émergents et ne disposent pas d’un public conquis et fidèle, il n’y pas de succès du nombre mais une victoire salutaire du courage.
Les publics disponibles sont régulièrement les publics captifs à savoir, en premier lieu, les publics scolaires.
Vous aimez les chiffres ? Kafka est mort le 3 juin 1924, c’est le centenaire de sa disparition, nous le fêtons aussi à Vayres de même pour Virginia Woolf dont nous célébrerons les 99 ans de Mrs Dalloway!
Programmer c’est prendre un risque
Programmer nous oblige à payer, à honorer des cachets mais c’est ainsi. Nous jouons le jeu, mais nous prenons un risque. Et notre dernier appel à musiciens était celui du 25 mai lors de la Fête de la diversité culturelle et cela sera le dernier de l’année 2024! C’est gratuit pour vous mais bien sûr payant pour l’association.
En ce mois de juin, nous serons présentes, depuis internet et FB avec une mise en accès d’une réflexion musicale exigeante autour de Franz Kafka, aussi pour faire perdurer la mise à l’honneur de la diversité culturelle et pour célébrer, en ce contexte géopolitique troublant, le centenaire de la disparition de cet auteur austro-hongrois à l’œuvre labyrinthique…
Franz Kafka est mort il y a cent ans, le 3 juin 1924. Tout a été dit depuis un siècle à propos de l’auteur du « Procès » et de « La Métamorphose », observe Léa Veinstein. A la fois classique et contemporain, il est tour à tour considéré comme « le » grand écrivain tout court, le grand écrivain juif, le grand écrivain anarchiste, l’écrivain de la Loi, le prophète des totalitarismes… Une chose est certaine : son œuvre kaléidoscopique et insaisissable, universelle et intemporelle, ne cesse de nous troubler.
Le Journal Le Monde édite un hors série Kafka dont nous vous recommandons la lecture :Le Monde
21 JUIN: Kafka et la musique
A l’occasion des 100 ans de la disparition de Franz Kafka, l’anti-romantique, à l’œuvre labyrinthique que l’on associe au silence, l’association Vayres à Soi a souhaité mettre à l’honneur cette grande voix d’Europe Centrale!
En ligne depuis FB Fête de la Musique et Vayres à Soi
La musique, bien présente dans l’œuvre et la vie de Kafka, comme à l’origine de l’individu, se retrouve dans les nouvelles « Joséphine la cantatrice ou le peuple des souris »(1924) et « Les recherches d’un chien »(1922) , écrites à la fin de la vie de Kafka.
Kafka, c’est aussi une ressemblance avec Robert Schumann, car tous deux se reconnaissent dans une création sans issue comme le propose la figure du labyrinthe.
Le monde du grand auteur praguois est fait de couloirs, de dossiers, d’antichambres, la courte nouvelle inachevée « Le Terrier »(1923) dont le philosophe Gaston Bachelard disait « C’est dans Le Terrier que le lecteur saisit le mieux les impressions labyrinthiques, dans cette curieuse ambiguïté de sécurité et de crainte. »
Kafka a aussi inspiré pour cette image labyrinthique Pierre Boulez qui considère, comme l’écrivain, qu’une œuvre d’art est « un objet inabouti ».
Enfin, dans un projet musical porté par Damien Riba. Kafka, à la croisée des mondes, donne à Damien Riba une matière pour composer et enregistrer des morceaux inspirés de son œuvre et de sa vie.
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Enfin, l’association prolonge, encore, la valorisation du village depuis ses représentations du patrimoine aussi pour apporter, contribuer et offrir à Vayres, village de Haute-Vienne, une mise en lumière différente et aussi pour la reconnaissance de ces représentations auprès des institutions touristiques et locales.
Nous inviterons, en juillet, le 12 et en août, le 23 Santa Rosa!
12 JUILLET: Vayres Vadrouille
Alors voilà, le 12 juillet, jour du marché festif à Vayres! Nous avions envie de vous proposer un truc chouette le jour -J sauf que nous ne rentrons pas dans le « cahier des charges » dudit marché festif…
Donc, nous vous invitons quand même en programmation off en ce bel après-midi du 12 juillet avec 16h30 comme top départ à Vayres Les Roses!Nous vous offrirons une balade florale commentée de roses, de fleurs et autres arbustes avec des points d’arrêts patrimoniaux du bourg (Église, Lavoir, Cimetière).
Nous vous présenterons, à cette belle occasion, notre grainothèque, nos actions végétalisation au village et la suite de nos idées toute en cultures et floraisons!
Cette visite est gratuite mais merci de vous inscrire!
RDV au jardin au naturel de Vayres à Soi »23 août 2024, Santa ROSA
Le 23 août c’est un vendredi…
Pourquoi on veut fêter la Rose, et bien pour Vayres Les Roses!
On vous montre….A Vayres, depuis les massifs, les jardins, les espaces publics, on est plutôt à bloc avec les roses!
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Et ça fait très longtemps que ça dure:
Dès le XX ème siècle, vers les années 30, puis en 1957 – » Extrait presse » – Pourquoi Vayres s’appelle-t-elle les roses ? Telle est la question que j’ai posé et voici la réponse: C’est à la demande de M.Bardoux, directeur de l’école, qu’un jour, d’un commun accord, tous les commerçants ont utilisé le nom de Vayres -les-Roses sur leur papier commercial…Source

Puis reprise en 2003…Faure Roger. Documents les roses
« La Mairie de l’époque et le PNR Périgord Limousin ( le chargé de mission André Lechiguero avait étudié la question dans le moindre détail, de même que Florence Leplé, stagiaire au PNR): des réunions ont rassemblé la population fortement mobilisée, un comité de pilotage a été mis en place. Une demande officielle a été faite pour obtenir le nom de Vayres-les-Roses auprès du Conseil d’Etat. »
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Champ de foire, les roses de Vayres en 2022 Fin août 2003, un programme de valorisation et de promotion du territoire de Vayres-les-Roses a été présenté. ce programme d’aménagement communal se divisait en plusieurs projets :
- Balisage d’un itinéraire de découverte du bourg agrémenté de rosiers
- Création d’une roseraie sur le champ de foire
- Aménagement d’un sentier de découverte des rosacées du bocage
- Découverte des hameaux de la commune
- Embellissement de l’ensemble du territoire
- L’installation d’une entreprise horticole était espérée avec une maison de produits dérivés de la rose !
Inauguration des rues, le vendredi 31 octobre 2003 avec un programme assez dingue!
- 17h30 accueil en mairie
- 18 h inauguration rue Belles- Roses (rue principale) par la maire et la présidente du PNR
- Rue Pénélope par Luis Brunet ( président de la com com)
- Rue Aurore Sand était invitée Mme Smeets-Duvedand-Sand (héritière de Georges Sand!)
- Rue Raymond Poulidor par Raymond Poulidor!
- Ecole Pierre de Ronsard inaugurée par le directeur de l’école
- Gerbe au Monument aux Morts, vin d’honneur, feu d’artifice, repas (20h)!
Vingt ans plus tard, ou presque…
—Nous sommes arrivées ici en septembre 2021, nous avons, très tôt, été sensibles aux massifs de fleurs/roses du village, ceux du bourg font partie, pour quelques uns, de ceux dont nous prenons soin (parterre de roses et fleurs entrée droite BMCD), Rosiers Iceberg square Europeana, massif rue belles roses à hauteur de la maison Roche, idem rue belles roses à hauteur de maison Merle (maison blanche, aujourd’hui cordonnerie), celui du lavoir et ceux que nous rencontrons sur les deux cimetières, ainsi que celui du numéro 6 rue des poètes et, un temps, ceux de la rue belles roses en amont et ceux de l’entrée, nommés Westerland.
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Rosier au numéro 6 rue des Poètes à Vayres, avril 2024 Et puis, nous sommes fans de roses depuis très longtemps, toutes les adresses de la présidente de l’association ont eu des roses dans leur 1er jardin (dans les années 70) jusqu’à ce parc, acheté en 2006, composé de A à Z par elle-même et qui comptait plus d’une cinquantaine de variétés de roses, sans le faire exprès, elle résidait dans un lieu dit -nommé Les Roses en Normandie et habite, désormais, à Vayres Les Roses , rue Belles Roses!
Santa Rosa, à Vayres Les Roses, c’est une évidence
Woolf Virginia, le 21 septembre et les JEP
Les Journées Européennes du Patrimoine
« Et enfin, nous réitérons jardin et littérature, écrivain.e et paysage et, pour une première fois, nous partirons à la découverte et à la rencontre de l’œuvre féministe historique de Virginia Woolf que nous avons associé à un sentier de randonnée du village…Et oui!
Nous fêtons pour la 3ème année les Journées Européennes du Patrimoine à Vayres!
Le samedi 21 septembre à 14H,on vous donne rdv pour notre proposition au thème de cette année: « Patrimoine des itinéraires, des réseaux et des connexions » et « Patrimoine maritime »!Cette année, l’association Vayres à Soi a souhaité valoriser les circuits de randonnée accessibles depuis la commune de Vayres à sa façon…
Véritable réseau, vaste maillage, Vayres, riche de ses nombreux hameaux, fait défiler ses paysages.Ici, il nous est possible de nous connecter à la nature de manière immédiate, de faire l’expérience de notre relation à elle. Les sentiers de randonnée, le chemin vicinal, la voie romaine… Entrent en cohésion, nous réunissent, font lien, ils sont créateurs de relations à cet environnement.
La marche, moyen pratique, source de plaisir, de méditation et excellente pour la santé, nous permet d’emprunter ces chemins, itinéraires bis. Ces circuits présentent les traces de personnages réels et fictifs qui nous ont précédés. Nous suivrons leurs empreintes sans trop nous soucier de notre montre !
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Crédit Isabelle Pompe pour Vayres à Soi « Un homme qui ne marche pas ne laisse pas de traces , Georges Wolinski.
Nous fêterons, à cette occasion, les 99 ans de Mrs Dalloway, œuvre charnière et mentale de Virginia Woolf et hommage au flux de conscience…99 ans comme un tour qui n’est pas encore complet!
Durée : 2 heures.
Circuit de 5/6 km environ.
GRATUIT / réservation fortement conseillée!On vous dit à Vayres, dans très peu de temps!
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Printemps des Cimetières et diversité culturelle en mai 2024 à Vayres

4 présences en Haute-Vienne: Limoges, Saint-Junien, Saint Léonard de Noblat et Vayres!
Une diversité toute en couleurs, en cultures et en émotions
Notre volonté: essayer d’être les plus généreuses, les plus ouvertes, convier, gratuitement, des habitants, des voisins, des passants, sans distinction, à partager un moment haut en couleurs. Qui dit diversité dit voyage, pays, cultures, musiques, paysages au pluriel…
Mais aussi permettre à des musiciens de s’approprier un lopin culturel, représentant du patrimoine rural et même du matrimoine…Le Radio lavoir, baptisé les jours de fêtes, le Lavoir Rose-Ebène de Vayres, avec ses petits bancs, ses fleurs et ses animaux de la basse-cour, logés tout à côté, pour accompagnateurs sonores!
Oui, ce site est un lieu vivant !

Lavoir de Vayres mis à l’honneur pour les JEP 2022 ,
A partir d’un endroit que l’on peut qualifier de vernaculaire, peut-être, essayer de donner vie à un moment nouveau, l’habiller, à l’année, en le parant de fleurs, de simples bulbes, au fil des saisons, le soigner, le faire découvrir…Y amener de la musique, des timbres de voix et des chansons, et pourquoi pas ?
Ce Lavoir est donc une ode aux fleurs, au respect de leur cycle, à leur diversité et à l’intensité de leur couleur, le rouge sang du rosier grimpant tutoie le banc pur des œillets…Dès qu’un temps fort se prépare, ses bancs portent leur habits du dimanche, un tissu plus tard, l’ambiance est plantée, est-ce un salon ? Une mini garden party ? Un lieu de concert, vraiment ? OUI.
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Le lavoir et ses fleurs 
La plaque en bois réalisée par l’association l’art Palette ,
Une musique, oui, mais pas n’importe laquelle…Un souhait de contraste a été demandé: l’accordéon peut être le plus présent des instruments locaux mais associé à la clarinette, au trombone et à la guitare sur fond d’un répertoire sensible et voyageur…C’était déjà un peu plus rare!
A titre personnel, elle nous touche, et puis la notion d’exil est si significative au point d’être devenue une musique contemporaine. Autrefois, associée à la fête, elle conserve, aujourd’hui, une dimension symbolique très particulière.
Musique Klezmer ?
Le terme “klezmer” dérive de l’hébreu “kli zemer” qui signifie “instruments du chant”. C’est dans un manuscrit du XVIe siècle conservé au Trinity College de Cambridge, que “klezmer” désigne pour la première fois le musicien et non plus l’instrument .
Le Klezmer est une musique instrumentale de fête qui était autrefois pratiquée dans les communautés juives d’Europe de l’Est lors de l’accompagnement des mariages ou de festivités religieuses joyeuses, telles la fête carnavalesque de Pourim, la célébration de la Torah (Simhat Torah) ou encore l’inauguration d’une nouvelle synagogue.
Comme la plupart des traditions musicales juives, le Klezmer est une musique de l’exil. Source : le Klezmer, musique d’hier et d’aujourd’hui
–J’avais écrit, voilà quelques années, un document concernant cette musique, disponible depuis calaméo: Yom, musique Klezmer, une musique plurielle et caméléon.
Bublitchky est une formation de musiciens qui prône, elle aussi, la diversité culturelle et musicale, Klezmer, jazz manouche (Les Yeux Noirs)/Jazz (New Orleans), composée d’un couple d’anglais, Jim et Wendy, respectivement, à l’accordéon et à la guitare/chant et d’un couple franco-Japonais avec Yuka à la clarinette et Brice au trombone.
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Bublitchky au lavoir Rose Ebène de Vayres, mai 2024 ,
Et puis, ce lavoir habite rue eau de rose, il peut, aussi, nous inviter à traverser, à emprunter la chaussée traversante du bourg, rue belles roses pour, à peine quelques dizaines de mètres plus loin, nous déposer devant la porte principale de l’ancien cimetière, sa rue ? Rue Pierre de Ronsard...On ne quitte, décidément, pas cette fleur!
Et à Vayres on adore sa diversité, de couleur, de parfum et de forme… On n’oublie pas Vayres c’est Vayres Les Roses et la Rose et bien c’est la promesse d’un sacré voyage!
Dans tout l’hémisphère nord, l’histoire de la rose remonte à la nuit des temps. Reine du jardin à juste titre, la rose est un joyau que les jardiniers ont façonné patiemment de génération en génération.
Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte à près de 35 millions d’années. Si l’on ne sait pas grand chose sur ces premiers spécimens, de nombreux écrits de l’antiquité démontrent que déjà la reine des fleurs était appréciée des Egyptiens, des Grecs et des Romains. A l’époque, seule une variété blanche était cultivée principalement pour ses vertus médicinales.
Une idée un peu folle ?
Un concert de musique Klezmer + une visite singulière (lectures et musique voyageuse) de l’ancien cimetière de Vayres + une déambulation hommage au sketch des Monty Python – The Ministry of Silly Walks!
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Sur le papier ça parait beaucoup mais dans les faits, c’était réalisable!
(((Pour la 1ère partie, nous avions rencontré ce groupe de musiciens partants pour l’aventure en octobre dernier. La partie cimetière est mon domaine, l’histoire une passion, le droit et l’évolution de la loi tout autant ainsi que les questions de société…Donc, il restait à réfléchir et à créer une porte d’entrée particulière pour le thème de cette année: les femmes dans les cimetières!
Enfin, l’hommage à the Ministry Of Silly Walks aurait pu se concrétiser, nous avions, prévu, avec le collectif de théâtre et danse amateur, La Vayres à Boire, de recruter, pour l’occasion quelques personnes, la spontanéité pourquoi pas mais avec un petit travail en amont, c’est encore mieux. Oui, nous sommes ambitieuses et preneuses de risques mais …Rien n’est impossible! Partie remise pour ce sketch…2025!
Pourquoi associer le lavoir et le cimetière ?
Le lavoir est un site que nous connaissons bien, soutenu depuis notre première participation aux Journées Européennes du Patrimoine, en 2022, vous pouvez prendre connaissance de nos actions le concernant, ici: vayresasoi.fr: Rose ébène, le lavoir de Vayres
Lieu de villégiature de l’association qui est montré du doigt car il mérite d’être mieux considéré, plus identifié et que le travail de restauration qui lui a été consacré lui permet d’être un lieu d’accueil culturel en extérieur plein de charme! Nous le recommandons…
Lavoir et cimetière relèvent tous deux de différentes représentations du patrimoine (rural et funéraire) mais l’un est très récent (plan du lavoir date de 1939, restauration début des années 2000) et l’autre, c’est une autre histoire…
Nous avions également demandé à l’association locale l’Art Palette (installée à Saint Laurent-sur-Gorre, non loin de Vayres) de nous réaliser un plaque en bois recyclée et sur mesure pour l’installer, ponctuellement, au lavoir qui indiquerait son joli nom…Chose faite!
Notre ADN associatif tient en la mutualisation et l’inter associatif, le pluri-partenarial dès que cela est possible, parfois ça marche, ça fait des étincelles, parfois ça reste lettre morte!
Nous avons donc ouvert le bal avec un concert au lavoir de Vayres…L’invitation du groupe Bublitchky tombait à point. La musique Klezmer de cette formation et leurs propositions jazzy nous ont apporté une belle émotion, un émouvant voyage, au beau milieu de ce petit théâtre de verdure.
Et dans la rue (Pierre de Ronsard) jusqu’à ce point d’orgue, sous le soleil, devant l’entrée principale du cimetière.

Bublitchky rue Pierre de Ronsard le long du cimetière à Vayres ,
Une passation de relais intéressante, puisque nous étions tantôt spectatrices puis actrices, chacun.e son tour…Et puis, prendre la rue, prendre la route suppose le déplacement, on quitte un endroit pour en toucher un autre. Le premier est ouvert, de bois et de pierre, le second est clos de murs, une véritable enceinte fortifiée, avec ses trois portes dont la principale impose, avec elle, une impression de puissance.
Ce qui d’ailleurs est étonnant c’est qu’à droite, se trouve l’allée de tilleuls du Mas du roule, personnage historique et de roman également (Corinne Javelaud + d’infos: La Haute-Vienne, une terre d’auteur.e.s
Cette partie musicale, devant cette porte d’entrée, en dit long sur le chemin parcouru par notre association et sur ces nombreuses mises à l’honneur de ce site et autres projets, (grand projet) de végétalisation que nous avons déposés, en mairie, en janvier de cette année! Les bouchées triple en termes d’engagements pour ce lieu qui fait se rencontrer l’intime et le public d’une façon si particulière voire émouvante…
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Bublitchky devant l’entrée principale du cimetière de Vayres Le cimetière de Vayres






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Ce lieu a une datation complexe, puisqu’à Vayres, il existait trois villages, trois églises donc trois cimetières (le blason de la commune porte en lui toute l’illustration de ce passé).
Avant d’entrer dans le vif du sujet, on passe par la lecture ou la découverte de la vayresasoi.fr/monographie-de-la-paroisse-de-vayres/ (monographie édité en 1925 de l’abbé Monteil) ou on reprend la lecture du livre de Jacqueline Lapouge (autrice locale de Cussac de trois tomes – Au pays des Feuillardiers) :
« Vayres était autrefois le chef-lieu de trois paroisses: Saint-Jean, qui a absorbé ses deux voisines, Saint-Georges et Saint-Pierre. Elles avaient chacune leur église, leur cimetière et leurs villages. L’Eglise Saint-Georges fur saccagée pendant les Guerres de Religion. Elle existait encore en 1560 mais elle est complètement en ruine en 1628.
Autrefois les cimetières entouraient les églises. Les trois cimetières ne faisaient donc pas exception à la règle. Au XVII Saint-Georges fut rattachée à Saint-Jean. A la fin du XVII, l’église est abandonnée et probablement écroulée. Son cimetière est condamné à disparaître. […]
En 1678, nos registres paroissiaux comment à parler du grand cimetière. Néanmoins on continue d’enterrer au cimetière de Saint-Georges jusqu’en 1710. Après cette date le silence se fait dans nos archives, et sur l’église et sur le cimetière et sur la paroisse de saint-Georges!
On enterrait nos morts autour de l’église mais aussi dans l’église jusqu’en 1776. Les habitants de Saint-Pierre continuent de préférer leur cimetière au « grand cimetière » jusqu’en 1791. Dès le mois d’août de cette même année, la paroisse de Saint-Pierre fut desservie par le clergé de Saint-Jean et dans les registres de cette paroisse, il n’est plus question du cimetière de Saint-Pierre…
A Vayres, il existe de nombreuses tombes en brèche d’impact, et d’autres en vieilles pierres en granit, elles sont disposées, ça et là, sans ordre établi.
Lectures à recommander :

Article Livre Des Funérailles de Porcelaine et Histoire des cimetières : Vayres à Soi: Notes-de-lecture –
Les éléments remarquables du cimetière sont nombreux et tiennent en plusieurs sujets: le patrimoine funéraire, croix en fer forgé, la présence de serpentinite, plaques de porcelaine diversifiées (ronde, avec photo, peinte, carré/rectangulaire), les caveaux, les tombes des enfants, dissociés, parfois, des caveaux familiaux, la précision des hameaux sur les plaques, les plaques des deux Guerres, les messages que celles-ci comporte.
Celles qui retiennent notre attention et que nous avons présenté sont:

La plus ancienne plaque retrouvée date de 1859 ,
On peut noter que l’église du bourg, lors travaux de restauration1865, a provoqué le « déplacement » de 400 morts pour lesquels noue n’avons aucune trace dans les registres selon la Mairie de Vayres. Il suffit de se plonger à cette époque où la mortalité infantile était très présente, on imagine que de nombreux enfants font partie de ces 400 disparus. Vers 1850, on pouvait espérer vivre environ 40 années.
L’association Vayres à Soi fleurit de nombreuses tombes avec de simples bulbes, avec le fruit de nos collectes pour lutter contre le gaspillage floral (collecteur installé sur site qui nous permet de recueillir environ 200 plantes à l’année), mais aussi des boutures, graines…Nous indiquons notre passage via ce petit panneau mais aussi nous informons de nos actions les proches et familles que nous rencontrons sur ce site de l’ancien cimetière.
Plan du cimetière de Vayres:
L’entrée principale se fait en bas du document, la partie verte se trouve non loin du jardin du souvenir/columbarium.

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La situation géographique du cimetière joue, aussi, un rôle floral au village, d’un côté rue des belles roses (route direction Rochechouart), se côtoient des rosiers de toutes les couleurs et des cerisiers à fleurs, de l’autre, route qui longe, celle de la déambulation prévue, rue Pierre de Ronsard, dont la rose éponyme est le préféré de nombreux jardiniers!
Françoise, Hélène, Antoinette, Isabelle et Toutes Les Autres
Pour l’évènement du Printemps des Cimetières, nous avions choisi, cette année, de mettre à l’honneur, encore une fois, Françoise d’Eaubonne, grâce à qui nous rencontrons Hélène Roger-Viollet, Antoinette Lix et Isabelle Eberhardt.
Y compris dans les villages, il nous paraît important de diffuser ce matrimoine et de sensibiliser les publics à ces héroïnes, connues ou méconnues à toutes ces femmes qui ont subi, vécu l’invisibilisation de l’histoire ou les modifications de leurs manuscrits, paroles et donc souvenirs…
L’idée de départ reposait sur une présentation et une lecture d’extraits de textes. Vous trouverez, donc, ici, une médiathèque qui concerne ces femmes, des références, textes, parcours de vie.
Nous nous sommes adaptées à nos publics et à la situation, en apportant, seulement, quelques précisions quant au titre de notre manifestation, en expliquant les prénoms et noms associés à ces derniers, et en offrant une visite historique (histoire sociale) de cette petite partie de la Haute-Vienne, une présentation des plaques et de leurs messages, des précisions au regard de l’évolution de la loi et des cimetières en parlant également de la dimension paysagère des cimetières-jardins, des cimetières du Père Lachaise et de Louyat à Limoges… Nous avons étayé nos propos à partir des archives et sources d’informations disponibles pour Vayres.
Il est plus facile, depuis chez soi, de découvrir les éléments précis, de retrouver les titres, de visionner une vidéo portrait, d’assembler ces puzzles féminins, ce pourquoi, nous déposons et rassemblons, ici, dans les meilleures conditions, cette matière à penser et à rencontrer disponibles pour ces femmes célèbres mais méconnues.
NB/ Les plaques les plus anciennes retrouvées à Vayres par nos soins remontent à 1859, elles ont 165 ans. Avec notre voyage temporel des autrices et photographes nommées ci-dessous, nous parcourons 166 ans! La plus âgée est Antoinette Lix ( Née en 1839 et disparue en 1909) et la plus jeune défunte est Françoise d’Eaubonne (née en 1920) et décédée en 2005.
Françoise d’Eaubonne
Née à Paris en 1920 et morte dans la même ville en 2005.
On retrouve sa biographie, en détails, ici: Traces de Françoise
Pas un jour sans une ligne
Militante pour de nombreuses causes: droit à l’avortement, droits des homosexuels, abolition de la peine de mort… Co-fondatrice du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) en 1968.
L’une des premières penseuses à avoir articulé, dans les années 1973-1974, le lien théorique et politique entre écologie et féminisme.
Françoise d’Eaubonne a traversé tous les grands combats du 20ème siècle.
À 9 ans, elle se déclare féministe, écrit des tracts qu’elle distribue dans les boîtes aux lettres…
Et toute sa vie, son engagement politique fut lié à son écriture.
Françoise d’Eaubonne n’était pas de son temps, elle était visionnaire, par exemple en critiquant le caractère universel du patriarcat dans son pamphlet Le Sexocide des sorcières, en 1999.
Mal comprise à son époque, elle reste aujourd’hui méconnue malgré l’invention des concepts d’ »écoféminisme », « phallocrate » et « sexocide ».Françoise d’Eaubonne fait partie de cette « génération d’intellectuelles dans le sillage de Simone de Beauvoir.
Cependant, Françoise d’Eaubonne reste une inconnue et rien n’explique qu’elle ne figure ni dans les dictionnaires des intellectuels, ni dans les anthologies littéraires et ce, malgré la centaine de livres qu’elle a publiés.
L’éco féminisme ou la mort (1974) 50 ans !- Remède au système de domination des hommes sur la nature et les femmes.
Françoise d’Eaubonne, écrivaine, de très nombreux ouvrages, biographe, féministe, amie de Simone de Beauvoir et signataire du manifeste des 343, pétition parue le 5 avril 1971 dans Le Nouvel Observateur, appelant à la légalisation de l’avortement en France.
Grâce à elle, nous pouvons découvrir quelques aventurières telles que Antoinette Lix, Isabelle Eberhardt et bcp d’autres, elle participe ainsi à mettre la lumière sur le matrimoine et la manière dont l’histoire a invisibilisé, sacrifié certaines femmes dont elle!
Un fleur ? L‘ancolie – Malgré leur apparence délicate, les fleurs d’ancolie représentent également le courage et la force. Elles poussent souvent dans des environnements difficiles, ce qui est considéré comme un symbole de persévérance et de force intérieure.

Jolie Ancolie du cimetière Antoinette Lix
On commence avec elle…
En 1909, disparaissait à Saint-Nicolas-de-Port en Meurthe-et-Moselle une véritable héroïne, Marie-Antoinette Lix.
Née à Colmar le 31 mai 1839, fille d’un grenadier à cheval reconverti en aubergiste après vingt ans de service. Marie-Antoinette Lix – Musée de l’Armée (musee-armee.fr)
Tour à tour préceptrice, infirmière, postière, buraliste, écrivaine, mais surtout lieutenant des Uhlans polonais, Antoinette Lix , ardente patriote d’origine alsacienne, meurt oubliée dans un hospice de Saint-Nicolas-de-Port, à l’âge de 70 ans, meurt le 14 janvier 1909.
Héroïne de l’insurrection polonaise, officier de francs-tireurs, (C) (★ Colmar 31.5.1839 † Saint-Nicolas-de-Port, Meurthe-et-Moselle, 14.1.1909).
Fille de François Antoine Lix, aubergiste, et de Françoise Schmitt. Célibataire. D’abord élevée comme un garçon par son père, la jeune Lix entra en 1850 au pensionnat des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé. Ayant obtenu son brevet d’institutrice à 17 ans, elle obtint un emploi de préceptrice en Pologne, auprès de la famille Lubianski, au château de Sycz.
En 1863, lors de l’insurrection polonaise, elle revêtit un uniforme et, se faisant passer pour un homme, galvanisa un détachement de 300 polonais victimes d’une embuscade tendue par 800 soldats russes, et remporta finalement la victoire.
Engagée sous le nom de Michel Lix, dit « Le Sombre », elle avança rapidement en grade à la faveur des combats où elle se distingua, et finit par être nommée lieutenant des uhlans. Blessée et capturée par les Russes, elle put être expulsée vers la Prusse grâce à un passeport établissant sa qualité de « Français ».
Installée à Dresde avec la famille Lubianski, elle y suivit des cours de médecine et obtint le diplôme d’infirmière de la Croix-Rouge, organisation qui venait d’être créée à l’issue de la Convention de Genève de 1863. Rentrée en France en 1865, elle s’employa comme correspondancière en langues étrangères dans une maison de commerce du Nord.

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Lors de l’épidémie de choléra qui sévit à Lille en 1866, Lix se dévoua jour et nuit pour soigner les malades, au point de mettre en péril sa propre santé. Par faveur spéciale du ministre de l’Intérieur, elle obtint en 1869 d’être nommée receveur des postes à Lamarche, Vosges.
Lorsque éclata la guerre de 1870, elle rejoignit la compagnie des francs-tireurs de Lamarche et fut nommée lieutenant. Après plusieurs actions d’éclat, elle quitta sa compagnie qui venait d’être fondue dans l’armée placée sous le commandement du général Garibaldi, et entra dans le service des ambulances.
À la fin du conflit, elle retrouva son bureau de poste, qu’elle quitta en 1880 pour un débit de tabacs. Retirée ensuite à Paris, elle entreprit une courte carrière littéraire et signa quatre romans à caractère patriotique : Tout pour la Patrie, 1884 ; Les neveux de la chanoinesse, 1886 ; Jeunes brutions et vieux grognards, 1889 ; A Paris et en Province, 1889.
Admise en 1898 à l’hospice de Saint-Nicolas-de-Port, elle y finit ses jours et fut inhumée au cimetière local ; au-dessus de sa tombe, une plaque du Souvenir français rappelle ses actions de la guerre de 1870, et une plaque apposée à l’occasion du centenaire de l’insurrection polonaise de 1863 rend hommage à l’héroïne. À Colmar, la Renaissance française a signalisé sa maison natale, au n° 74, Grand-Rue.
Une fleur ? L’anémone de Caen – Rester patient, amour, affection, anticipation et attente mais également Courage et Persévérance : Dans certaines cultures, l’anémone est considérée comme un symbole de courage et de persévérance. Sa résilience face aux intempéries et sa capacité à fleurir même dans des conditions difficiles inspirent ces significations.
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Fleurissement bulbe anémone par Vayres à Soi – Ancien cimetière de Vayres ,
Sources littéraires : J. Sée, « Antoinette Lix, lieutenant de francs-tireurs », Revue Alsacienne, 1883-1884, p. 487-493 ; Ant. Meyer, Biographies alsaciennes avec portraits de photographie, 5 séries, 1888-1890 ; R. Kaeppelin, Colmar de 1814 à 1871, Paris, 1889, p. 151-153 ; L. Zeys, « Une héroïne contemporaine », Revue des Deux-Mondes du 1.6.1906 ; Sitzmann, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l’Alsace, Rixheim, t. 3, 1984, p. 66 ; M. Bloch, Femmes d’Alsace, Paris, 1922, p. 157-180 ; P. et H. de Trailles, Les femmes de France pendant la guerre et les deux sièges de Paris ; G. Teichmann, Une héroïne alsacienne, VA, 1923/2, p. 14-16 ; L. Zeys, Une fille de la vraie Alsace : Marie Antoinette Lix, Paris, 1931 ; C. Destouches, Michel le Sombre ou le double visage d’Antoinette Lix, Paris, 1958 ; « Cette Lorraine (sic) de vingt ans se battait pour la Pologne. On l’appelait Michel le Sombre », Lorraine Magazine, n° 96, juin 1963 ; L. Garros, « Une héroïne franco-polonaise, Antoinette Lix », Historama, n° 149, 1964 ; P. Chanlaine, « Marie-Antoinette Lix, héroïne alsacienne et lieutenant des uhlans polonais », Le Ruban rouge, n° 33, 1964 ; Ch. Seither, « Antoinette Lix, lieutenant d’une compagnie de francs-tireurs en 1870 », L’Alsace du 30.9.1970 ; L. Mathieu, « Le destin héroïque de Marie Antoinette Lix », Diligence d’Alsace, n° 5, 1971, p. 43-49, ill. ; F. Lichtlé, « Antoinette Lix », Le Point Colmarien, n° 14, 1974, p. 17, portrait ; L.-H. Fleurence, « La geste passionnée de Marie Antoinette Lix », La Revue lorraine populaire, n° 59, 1984 ; C. Keller, « Antoinette Lix, lieutenant des uhlans polonais », Le Point Colmarien, n° 49, 1984, p. 9, portrait ; F. Halton, « Ein Held ist, wer Pflicht tut bis zum Aeussersten », Almanach des Dernières Nouvelles d’Alsace, 1985, p. 125-139, portrait.
Jean-Marie Schmitt (1994) source Lix-marie-antoinette/
Hélène Roger-Viollet
Photographe et journaliste française et créatrice de l’agence photographique Roger-Viollet et portraitiste de Françoise d’Eaubonne.
Née le 10 juillet 1901 à Paris, assassinée par son mari dans la même ville à la date estimée du 27 janvier 1985 et déclarée morte le 28 janvier 1985 à l’état civil .Elle s’est, par ailleurs, rendue célèbre pour avoir milité dans les années 1930 avec Louise Weiss (journaliste, femmes de lettre, féministe, femme politique française) en faveur du droit de vote des femmes.
- Droit de vote des femmes – 21 avril 1944
Hélène Roger-Viollet, équipée de ses Rolleiflex, parcourt le monde dans les années 1950-1970 : l’Amérique, en Asie, en Afrique, …
Fille aînée d’Henri Roger-Viollet, ingénieur photographique amateur, elle grandit avec les expériences de son père. Elle se forme également au journalisme et crée l’Agence photographique Roger-Viollet en 1938, avec son mari Jean Fischer.
Elle couvre, presque par hasard la Guerre d’Espagne (1936-1939) qui s’achève avec la victoire du général Franco.
Guerre d’Espagne: le Monde Diplomatique La Guerre d’Espagne
- La guerre civile espagnole, souvent considérée comme le prologue de la seconde guerre mondiale, a opposé, de juillet 1936 à avril 1939, le gouvernement républicain espagnol du Frente Popular élu en 1936 à une insurrection militaire et nationaliste dirigée par Francisco Franco, bénéficiant de l’aide — déterminante — d’Adolf Hitler et de Benito Mussolini.
- Conflit très souvent associé à la photographie de Robert Capa (photographe et correspondant de guerre hongrois.)
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Hélène Roger-Viollet souhaite témoigner de la vie, du quotidien, des coutumes des peuples éloignés. À la manière d’une ethnologue, elle documente toutes ses rencontres et ses découvertes avec des photographies au format carré.
Au fil de ses 30 années de photographie, Hélène Roger-Viollet a constitué une œuvre qui allie le témoignage documentaire et une esthétique qui lui est propre.
Hélène Roger-Violet, c’est une vie à photographier sans jamais être exposée !Elle le sera en 2021 Galerie Roger Viollet.fr exposition les voyages d’Hélène, une vie à documenter le monde
En 1985, à l’âge de 84 ans, elle est tragiquement assassinée par son mari Jean Fischer, avec qui elle avait partagé cinquante ans de sa vie. Le fonds de photos est alors légué à la Ville de Paris. Il est aujourd’hui conservé par la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.
L’Agence Photo Roger- Viollet existe depuis 1938 – fond photographique unique en Europe – 6 millions d’images.
« C’est en 1938 qu’elle la crée en rachetant une petite enseigne de la rue de Seine, à Paris, qui deviendra bientôt une référence internationale dans le domaine de la photo d’actualité, puis de l’archive, avant d’être transformée récemment en galerie.
Fille d’un ingénieur touche-à-tout et photographe éclairé, petite-fille de l’un des fondateurs de la Ligue des droits de l’homme, elle-même militante pour le droit de vote des femmes, la jeune fille s’était d’abord tournée vers le métier de reporter, rencontrant son futur mari Jean Fischer sur les bancs de l’École de journalisme de Paris – alors peu fréquentée par les femmes. C’est un événement historique qui va modifier leur trajectoire : en juillet 1936, alors que les jeunes tourtereaux sont à Andorre pour un reportage – à vélo ! – sur les congés payés, ils entendent parler d’affrontements de l’autre côté des Pyrénées.
Ils s’y rendent et, Rolleiflex en bandoulière, capturent les prémices de la guerre d’Espagne. Leurs images feront le tour du monde.
Deux ans plus tard, à la tête de son agence, le couple part chaque année parcourir une région du globe. À chacun ses photos : celles d’Hélène sont rangées dans des enveloppes estampillées d’un simple petit « h ».
Aux États-Unis, au Mexique, en Espagne, au Japon, en Grèce, en Inde… loin du bruit et des conflits, elle capture les enseignes XXL qui ont envahi le paysage américain, un marchand de glaces dans un petit village grec, les rickshaws de Pondichéry, un enfant montreur d’ours près d’Agra… Des images au cadrage documentaire qui racontent le quotidien. En 1981, dans le docu « Les Archives Roger-Viollet », elle expliquait, modeste : « On ne peut pas appeler ça des reportages photos car il s’agissait d’images pour combler les documents qui manquaient. »
Elle a alors 80 ans et, bon pied bon œil, veille toujours avec son mari sur la destinée de l’agence, la grande affaire du couple. Elle se terminera en tragédie, quand, quatre ans plus tard, Jean Fischer assassine sa femme. Incarcéré à Fresnes, il se suicidera avant que le crime ne soit élucidé. Restent ces images comme une plongée dans le passé, un tour du monde souriant et nostalgique. »
« LES VOYAGES D’HÉLÈNE », diaporama et documentaire, jusqu’au 31 mai. roger-viollet.fr
Isabelle Eberhardt
Vie et mort // 120 ans de sa mort – Elle meurt à 27 ans le 21 octobre 1904, à Aïn Sefra (Algérie) dans la crue d’un oued.
Françoise d’Eaubonne, en 1971 – En Mai-68, Françoise a participé à l’occupation du Théâtre de l’Odéon (Paris), et on l’a vue sur les barricades. En 70, elle publie Éros minoritaire, ouvrage consacré à l’histoire de l’homosexualité. Durant les 6 années précédentes, elle a moins publié, six livres seulement, dont La Couronne de sable, vie d’Isabelle Eberhardt.
On note ses œuvres complètes, Ecrits sur le sable, réunit l’intégralité des Journaliers, des Notes de route et de Vagabondages.
Un extrait de celui-ci:
« Cimetière indigène. Ces deux mots sont si simples, piqués sur cette vulgaire carte routière m’ont déjà donné à plusieurs reprises ce frisson intérieur, qui, pour moi, est l’une des conditions essentielles de l’hygiène morale. Et je vois, en ces instants bénis, se dresser devant moi le fantôme aimé de cette Anèba (Bône) qui me fit rêver pendant deux années, là-bas, sur la terre de l’exil…Ainsi la grande âme que j’ai sentie plusieurs fois surgir en moi est bien en une mystérieuse incubation. Et si je veux, je puis faire qu’elle apparaisse un jour en une floraison superbe. Louange à la souffrance du cœur! louange à la mort, fécondatrice des âmes endeuillées! louange au tombeau silencieux qui est non seulement la porte de l’éternité pour ceux qui s’en vont, mais encore celle du salut pour les âmes élues qui savent se pencher sur ses profondeurs mystérieuses! louange à la tristesse et à la mélancolie, ces divines inspiratrices! Loin de moi le désespoir lâche et la coupable indifférence! loin de moi l’oubli! »
En 1904, le maréchal Lyautey fait rechercher son corps et ses manuscrits durant plusieurs jours, conscient de la valeur littéraire de ses textes.
Elle est inhumée dans le petit cimetière musulman Sidi Boudjemaâ à Aïn Sefra.
Lorsque l’on s’intéresse aux imaginaires du désert et du nomadisme, le cas de l’écrivaine-voyageuse Isabelle Eberhardt apparaît comme un incontournable.
À l’aube du XXe siècle, cette dernière a refusé les normes sociales de l’Occident afin de se consacrer tout entière au Sahara, une immensité géographique où elle a façonné sa liberté par le vagabondage et densifié son rapport au monde.
Née en 1877 à Genève, d’une mère exilée de Russie et d’un père inconnu, Isabelle Eberhardt connaît très jeune la soif de l’Orient, plus particulièrement du désert.
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Podcast – Radiofrance.fr France Culture/podcasts/questions-d-islam/isabelle-eberhardt
- Isabelle Eberhardt (1877-1904) est une aventurière, journaliste, écrivain, mystique et soufie franco-suisse. Sa trajectoire de vie courte est hors du commun. Elle a éprouvé dans un précipité de temps d’extraordinaires péripéties et trouvé dans l’islam son destin.
Podcast – Radiofrance.fr/franceculture/podcasts/figures-libres/sur-les-traces-d-isabelle-eberhardt
- « Morte noyée à 27 ans, en 1904, dans une crue du désert, en Algérie, Isabelle Eberhardt a eu le temps de parcourir ce désert qu’elle aimait tant et de laisser une œuvre de plus de 2000 pages. Reprenons : mort noyé en 1904, Mahmoud Saadi… C’est, en effet, le nom que s’était choisi cette jeune femme qui s’habillait en homme et avait rejoint une confrérie musulmane. Une mystique qui faisait l’éloge du vagabondage, un parcours de vie bref et intense. »
Afin de briser l’enfermement qu’elle ressent dans la maison familiale, de créer des liens à l’étranger et de nourrir son imaginaire, elle emploie différents pseudonymes lui permettant d’entretenir une correspondance avec des marins et de jeunes musulmans.
Mais sa soif infinie du Sahara ne se satisfait pas du rêve : elle décide d’apprendre l’arabe et de se convertir à l’islam.
Vous pouvez lire l’intense biographie que lui a consacrée l’académicienne Edmonde Charles Roux
50 ans du livre l’Ecoféminisme ou la mort
Alors, après avoir parlé de ces femmes, qui nous lient, nous rapprochent de Françoise d’Eaubonne, n’oublions pas toutes les autres, nous achèverons cet hommage avec les mots de Françoise d’Eaubonne dans « L’éco féminisme ou la mort » sorti en 1974:
Le bon géant de notre humanisme occidental, le jupitérien, le sceptique, le premier champion de l’égalité des hommes et de la liberté sexuelle, Rabelais: « Quand je dis femme, je dis un sexe tant fragile, tant variable, tant muable, tant inconstant et imparfait… » Venons-en au classicisme, Racine: « Elle flotte, elle hésite, en un mot, elle est femme ». Corneille: « Mon père, je suis femme et connais ma faiblesse ». Beaumarchais: « Ô femme, créature faible et décevante! » Vigny: « La femme, enfant malade et douze fois impur. » Proudhon, après Molière et son célèbre chrysalisme, qu’une femme en sait toujours assez: « ménagère ou courtisane ». Et plus tard: « Nous vous trouvons laides, bêtes venimeuses, qu’avez-vous à répliquer à cela ? » […] Auguste Comte, dans la lettre annonçant son mariage à un ami: » La femme la plus spirituelle et la plus raffinée n’équivaut au bout du compte qu’à un homme assez secondaire , avec seulement, beaucoup de prétention en plus. »
Pierre de Ronsard, les roses et les ronces…

les Rosiers pour murs floraux du cimetière. Le cimetière construit un angle avec la rue principale, rue belles roses et la rue Pierre de Ronsard, nous pouvons souligner ceci: une tombe c’est le souvenir, l’héritage d’une personne, ce qui reste. Nous avons voyagé, en France, en Algérie, en Suisse…Les guerres ont été très présentes, elles -aussi, des territoires aujourd’hui disparus, la Prusse, des paysages uniques comme le Sahara, nous avons rencontré la religion, avec ces femmes mais aussi dans cet espace singulier où l’intime se frotte au public. C’est ici, que la laïcité trouve, aussi, toutes ses limites.
Rue Pierre de Ronsard – Pierre de Ronsard, c’est aussi un rosier et une rue, ce qui nous adonné envie de quitter la célébration du corps féminin, chère à Pierre de Ronsard, pour retenir un mot, la Ronce et nous en amuser…
La ronce, qui s’y frotte, s’y pique, rôle important dans la préservation de la biodiversité, garde manger, refuge, nid.
Voyez-vous le lien entre les ronces et les femmes ?
« On dit que la ronce est le « berceau du chêne » en Lorraine, et la « mère du hêtre » en Normandie : elle prépare le milieu avant d’atteindre le stade forestier.
À l’abri de sa végétation luxuriante, les graines germent sans crainte du mauvais temps ou de la sécheresse, et les aiguillons protègent des herbivores les plantules en pleine croissance.
Quittons ce cimetière, telle était la proposition de départ, si d’aventure il y avait plus de participants, d’inscrits à ce projet, nous aurions fêter la culture et l’humour anglais, cher à nos yeux, avec un sketch qui prône l’absurde, une forme de marche folle, une manière de s’exprimer en silence ou en musique, qui passe par notre corps, la symbolique de l’habit, les codes vestimentaires, les accessoires, les dérives masculinistes ? Peut-être!
Ministry of Silly Walks ?
Célébration de L’absurde ! marchons-nous sur la tête?
En version originale:
Et la version hommage, qui se déroule, en janvier, le 7, ici en République tchèque, un lieu qui a son importance :
7th Jan 2013 – Annual Silly Walk March across Brno (Czech Republic) city centre. Almost 40 silly walkers celebrated the International Silly Walk Day for the second time! This day was claimed by the Ministry of Silly Walks. We consider this as a tribute to Monty Python, especially to John Cleese.
- Après l’effondrement du bloc communiste, la République tchèque s’est fixée, à l’instar de la plupart des pays d’Europe centrale et orientale, un double objectif : s’ancrer dans une Europe synonyme de démocratie et de prospérité, et nouer une alliance militaire avec les Etats-Unis pour se protéger de la Russie.
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Nous gardons à l’esprit que cette proposition pourrait se réaliser, dans une moindre échelle, et dans le même temps, ils ne sont, ci-dessus, que 40 participant.e.s pour une ville, nous verrons à la programmer, à la construire, à la créer sur mesure pour Vayres en y ajoutant nos déguisements, en apportant à cette marche célèbre une note fémininité, une parité absolue, bref, on y réfléchit et on ne baisse pas les bras!
Bien à vous,
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi.
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Retours sur la Fête de la Nature 2024 à Vayres

Nous fêtions la Nature le 22 mai 2024 avec, pour la première fois, une organisation pluri partenariale avec 4 partenaires.
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Affiche officielle FDN 2024 Vayres Nous avions sollicité, en octobre 2023, le SABV ( Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne). Marie Adalbert, son animatrice- coordinatrice, est parvenue à rassembler d’autres acteurs autour d’elle, tels que le PNR (Parc Naturel Régional) du Périgord Limousin représenté le 22 mai par Mathilde Bach (cheffe de projets zones humides), Fredon 87 et sa technicienne Christel Goutieras pour aborder le sujet des plantes exotiques invasives. Marie Adalbert demanda à la Mairie de Vayres pour qu’elle soit, également, partenaire de l’évènement. La commune via son secrétariat a publié sur ses réseaux de communication (site de la commune et appli Intramuros) les informations. Pour la commune de Vayres, il existe un référent (un élu) qui a été contacté mais n’a pas fait le déplacement ni n’a été remplacé.

Patrimoine naturel de Vayres – direction la rivière (la Vayres) mercredi 22 mai 2024 Pour mieux comprendre les partenaires
Le S.A.B.V
Le SABV est un Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion de l’Eau ( E.P.A.G. E). Le Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne est un établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) sans fiscalité propre avec un statut d’Etablissement Public d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (EPAGE) depuis le 1er janvier 2020. Source : Site internet du Syndicat bassin Vienne
Le Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne est administré par un comité syndical de 35 membres depuis son évolution en EPAGE.
Les syndicats de rivières sont des groupements de collectivités territoriales compétentes géographiquement sur un bassin versant ou une partie importante de celui-ci, dont l’objet est de mener toutes actions concernant la gestion d’un cours d’eau et de ses affluents (restauration des milieux, travaux d’entretien dans le cadre d’opérations groupées, animation de la politique locale sur ce thème, assainissement…).
Le Syndicat D’Aménagement du Bassin de la Vienne exerce sur son territoire les 3 compétences suivantes :
- La compétence GEMAPI lien vers menu compétences et présentation GEMAPI
- La compétence complémentaire à l’exercice de la compétence GEMAPI
- Aménagements et entretien d’ouvrage destinés à améliorer la pratique d’activités touristiques et sportives.

La Vayres, d’une longueur de 14 km environ est un affluent principal de la Graine à Rochechouart, elle prend sa source à Oradour-Sur-Vayres et se jette dans l’étang du Bois-Chenu à Rochechouart. La Graine est un affluent de la Vienne, elle -même affluent de la Loire.
FREDON 87
FRDON Nouvelle Aquitaine – FREDON Nouvelle-Aquitaine, issue de la fusion des FREDON Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine, est un Organisme à Vocation Sanitaire (OVS) pour les végétaux et produits de végétaux sur l’ensemble du territoire régional. Reconnue par l’Etat, cette fédération régionale déploie des actions de surveillance, de prévention et de lutte contre les bio-agresseurs au profit de tous les détenteurs de végétaux.
Christel Goutieras nous présente sa structure et son rôle, notamment, au regard des espèces exotiques invasives, elle fera trois points d’étape afin d’expliquer leur présence, leur type et quoi faire, lutter ou laisser.
Christel Goutieras est animatrice du programme Espèces exotiques envahissantes à Fredon Haute-Vienne. Elle s’occupe de recenser ces espèces et de les limiter à travers des actions de sensibilisation, d’accompagnement et de gestion. « Depuis 2012 en Haute-Vienne, nous réalisons des inventaires en lien avec les CPIE de Corrèze et de Creuse, avec qui nous avons créé un Observatoire des plantes envahissantes », explique la technicienne. Source : Pays Monts et Barrages
Une espèce bien connue du territoire: plante invasive et allergisante surtout en fin d’été, l’ambroisie dont il existe 3 espèces en France (l’ambroisie à feuilles d’armoise, l’ambroisie trifide, l’ambroisie à épis lisse). Source Fredon. On la trouve dans les décharges, décombres, au bord des routes… Cette plante opportuniste représente un vrai danger pour la santé!
En France, l’arrêté du 26 avril 2017 relatif à la lutte contre les espèces végétales nuisibles à la santé interdit l’introduction volontaire, le transport volontaire, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat, sous quelque forme que ce soit, des trois espèces d’ambroisies. Tout contrevenant à ces dispositions est passible d’une contravention de 4ème classe.
Pour s’en débarrasser au jardin: identifier et signaler sa présence aux autorités, arrachage manuel avant la floraison.
Au début de la balade, nous faisons une halte à l’écopoint du village, l’occasion de faire un point sur la Renouée de Bohème.
- La Renouée de Bohème (Reynoutria x bohemica), une proche cousine de la redoutable Renouée du Japon. La Renouée de Bohème résulte de l’hybridation entre la Renouée du Japon et la Renouée de Sakhaline.
Elle fait partie des plantes les plus invasives d’Europe. Et menace grandement la biodiversité de nos milieux naturels. La Renouée de Bohème arrive à pousser dans les lieux pollués par les métaux lourds. C’est à la fois un avantage et un inconvénient. Elle stocke les polluants dans son appareil végétatif. Ce qui peut donc la rendre impropre à la consommation. Enfin, vue son potentiel invasif, elle ne doit pas s’utiliser comme une plante dépolluante dans les milieux naturels. Se débarrasser de cette plante reste très difficile, ne la cueillez pas, ne faites de bouture lorsque vous la croisez en promenade!
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Renouée de Bohème présente sur le site de l’écopoint de Vayres Durant de parcours, nous allons nous diriger vers le hameau des Monts où nous ferons la rencontre d’une autre espèces invasive, la Verveine de Buenos Aires, enfin, à hauteur du Moulin des Monts (un hameau de Vayres), nous ferons un arrêt sur la Jussie (présente sur un étang au niveau du moulin).
- La Jussie
La Jussie est une plante aquatique originaire d’Amérique du Sud. Elle a été introduite en France au 19e siècle. On l’appréciait comme ornement des bassins dans les jardins.
Petit à petit, elle a envahi les étangs landais, la Brenne et le Marais poitevin. Cette propagation a été facilitée par le fait qu’elle était en vente.
La Jussie est une plante envahissante, comme le Myriophylle du Brésil. Son développement effréné pose des problèmes graves. Elle couvre la surface de l’eau et empêche la lumière d’atteindre les autres plantes aquatiques. Peu à peu, elles disparaissent et, avec elles, la diversité biologique animale.
En France, la Jussie se propage par bouturage. C’est pourquoi il ne faut ni la cueillir, ni l’arracher. Il suffit d’une tige pour obtenir une plante entière et aggraver le phénomène. Source : site internet PNR Parc Marais Poitevin Biodiversité onglet JussieLe PNR Périgord Limousin
Suite à la création du label “Parc naturel régional”, en 1967, les premiers territoires ont été classés par décret en 1968, afin de protéger et de mettre en valeur de grands espaces ruraux habités. On en recense aujourd’hui 58 parcs classés, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et en outre-mer, et plusieurs autres en projet.
La Fédération nationale des Parcs naturels régionaux de France, une association loi 1901, a été créée en 1971 pour animer ce réseau de parcs. Source site internet du PNR Perigord Limousin
LE PNR Périgord Limousin est dit Territoire de l’Arbre et de l’Eau.

Vayres se trouve sur la carte du Parc, tout au Nord, entre Oradour-Sur-Vayres et Rochechouart dont on reconnait le dessin du Château, propriété du Département de la Haute-Vienne, devenu Musée d’Art Contemporain.
L’eau est omniprésente en Périgord-Limousin. Premiers contreforts du Massif central, les pluviométries y sont conséquentes. Assis en partie sur des roches cristallines imperméables, on y retrouve l’eau partout en surface : zones humides, sources, ruisseaux… Elle verdit les paysages de prairies pour le plus grand bonheur des yeux.
Le Parc naturel régional Périgord-Limousin se situe à la naissance de trois bassins versants, celui de la Charente, celui de la Dronne et de l’Isle, et celui des affluents de la Vienne
Cette ressource en eau est fragile. Plusieurs menaces pèsent sur elle :
- la présence de milliers d’étangs artificiels qui altère la morphologie des cours d’eau et qui, en réchauffant l’eau, entraine une surévaporation;
- le développement de cyanobactéries qui compromet la qualité sanitaire de l’eau pour la baignade ou la consommation ;
- la régression des zones humides qui entraine une dégradation générale de la qualité physico-chimique de l’eau et une diminution quantitative de la ressource en période d’étiage.

Mathilde Bach à droite nous présente une zone humide à hauteur des Monts ( Vayres) Notre balade découvert du patrimoine naturel de Vayres a été construite autour d’un petit circuit d’environ 5 km que nous connaissons bien, qui reprend le début de la boucle d’un sentier de randonnée de la Serpentine.
Nous souhaitions le proposer car il permet d’avoir accès sur une distance qui n’est pas obstacle en termes de typologie de public (ce parcours de 5km reste accessible, pas trop sportif, moitié chemin/forêt/champ – moitié route peu empruntée) et gérable d’un point de la sécurité (routes/chemins) tant au niveau du trafic routier que de la période (pas de chasse).
Il démarre sur le parking du Champ de Foire (face à la salle polyvalente, à l’école communale) et nous amène en direction de la route d’ Oradour-Sur-Vayres avec une halte à l’écopoint puis une traversée de la route avec emprunt du chemin qui mène au Pont Vigéreau (nom qui possède plusieurs orthographes), où se mêlent voie romaine, restauration d’un édifice relevant du patrimoine rural (pont), rivière (la Vayres) et la première zone humide.

Zone humide située juste avant la rivière à hauteur du Pont Vigéreau Petit point d’étape sur le pont pour présenter la rivière, la situer dans son contexte, comprendre les indications qu’elle nous offre, comme sa sédimentation, sa ripisylve (ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d’un cours d’eau, d’une rivière )… Il se dessine au cœur de la rivière un amoncellement minéral de pierre et de sable, l’observation de ses abords, le fait de noter la présence ou non d’un grillage, le dégâts que peuvent engendrer les vaches, avec la présence limitrophe d’un élevage.
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la rivière, La Vayres sous le pont Vigéreau. Marie Adalbert s’est présentée, elle a expliqué le rôle du SABV, nous avons apporté quelques infos sur nos actions associatives à Vayres, notamment, le fait de valoriser, à l’année, les représentations du patrimoine (rural, vert, naturel, funéraire, matrimoine).
Voici le tracé de la balade pour mieux comprendre les arrêts:
Pour conclure
Pour cette sortie nature, en cette Journée Mondiale de la Biodiversité, nous avions communiqué, en amont, via la presse locale (le Populaire du Centre, L’abeille Le Nouvelliste) , l’application Intra Muros, mairie, réseaux sociaux, impression d’affiches. Nos partenaires avaient transmis l’info auprès des différents offices du tourisme et de leurs réseaux. Deux personnes ont fait le déplacement, en provenance de Cussac et de Limoges!
En cette période trop concurrentielle en termes d’offres, il nous a été difficile de nous frayer un chemin, d’autant plus qu’une autre jeune association, située à quelques km seulement, proposait sur toute la période de la Fête de la Nature, des actions/sorties/ateliers.
Nous pouvons ajouter que pour notre 3ème participation à la Fête de la Nature, nous avions redouté la météo peu clémente depuis des semaines, par chance, nous avons pu bénéficier d’une accalmie.
Nous tenions à remercier les personnes présentes pour leur intérêt, curiosité et professionnalisme.
Enfin, merci d’avoir indiquer le nom Vayres Les Roses, qui n’est pas le nom officiel de la commune mais qui est celui que nombreuses et nombreux ont souhaité lui donner, depuis presque un siècle, en raison de son amour pour les roses! Vous pouvez apprécier la diversité de la rose grâce aux nombreux parterres et autres espaces publics fleuris avec elles!
A bientôt!
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Vayres à Soi fête la Nature

Mai 2024!
Nous l’avions préparé depuis de nombreux mois, et voilà le fameux mois de Mai…Alors, nous y sommes, aujourd’hui 2 mai 2024, faisons un petit point sur notre future date!
Voici l’affiche officielle!

22 MAI 2024- FETE DE LA NATURE
Nous souhaitons nous rapprocher de structures pour célébrer dignement, généreusement et pour partager, ensemble, nos connaissances, compétences et regards sur la biodiversité à Vayres.
Donc, en ce mercredi 22 mai prochain, Journée Mondiale de la Biodiversité, nous avons pensé à unir nos forces avec des partenaires de choix.
Après que nous ayons rencontré le SABV, en novembre dernier, par le prisme d’une personne en charge de la coordination et animation CTMA Vienne Médiane et affluents Site Natura 2000 « Etang de la Pouge Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne de l’antenne de Saint Laurent sur Gorre, nous avions émis notre souhait de créer un évènement pluri partenarial à l’occasion de la Fête de la Nature à Vayres en mai 2024 avec l’envie de parler de la Vayres (rivière) entre autres. Cette personne a eu la judicieuse idée de se rapprocher du PNR Périgord Limousin et de Fredon 87!
L’évènement en ligne – Balade Nature la découverte du patrimoine naturel de Vayres

Le Pont Vigéreau- Vayres, mai 2024- crédits photo Isabelle Pompe Le SABV
Le Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne est un établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) sans fiscalité propre avec un statut de Syndicat mixte fermé c’est-à-dire qu’il ne regroupe que des communautés de communes et des communes.
Le Syndicat d’Aménagement du Bassin de la Vienne, un outil de préservation de la Vienne et ses affluents à cheval sur les deux départements de la Haute-Vienne (87) et de la Charente (16).
LE SABV est également le premier EPAGE de Nouvelle Aquitaine depuis le 1er janvier 2020 et regroupe 101 communes (dont 5 en Charente) dont une partie du territoire du Syndicat se trouve dans le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin.
Le Syndicat bénéficie du soutien de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, de la Région Nouvelle Aquitaine et des Conseils Départementaux de la Haute-Vienne et de la Charente.
A été a crée un rapprochement pour cette fête de la Nature à Vayres avec le PNR Périgord Limousin, Fredon 87 et a été associée la Mairie de Vayres à cet évènement du 22 mai.
LE PNR Périgord-Limousin
Un Parc naturel régional est un territoire qui s’engage pour la valorisation de son patrimoine naturel et culturel et pour le développement de modes de vie plus respectueux de l’environnement. Il a pour fondement un territoire rural, riche d’un patrimoine remarquable et relativement bien préservé des dégradations liées aux activités humaines.
Suite à la création du label “Parc naturel régional”, en 1967, les premiers territoires ont été classés par décret en 1968, afin de protéger et de mettre en valeur de grands espaces ruraux habités. On en recense aujourd’hui 58 parcs classés, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et en outre-mer, et plusieurs autres en projet.
La Fédération nationale des Parcs naturels régionaux de France, une association loi 1901, a été créée en 1971 pour animer ce réseau de parcs. Elle met en œuvre de nombreux travaux en coopération avec les parcs, organise des temps dédiés au partage des connaissances et des pratiques entre les parcs et contribue aux politiques publiques en matière de développement durable.
Le Parc naturel régional Périgord-Limousin a été créé en 1998. Il est né de la volonté des élus locaux et du milieu associatif de mettre en œuvre des projets innovants et de faire vivre ce territoire rural différemment, en valorisant son patrimoine et en préservant ses richesses naturelles et culturelles. Source: Pnr-perigord-limousin.fr
FREDON 87

Source: Fredon.fr Nouvelle-Aquitaine
Les missions:

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Pont Vigéreau Vayres 

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Si vous souhaitez découvrir nos proposition passées, les voilà: Fete-de-la-nature-2023 –
—Fete-de-la-nature-2022 et partir à la découverte de notre rivière, la Vayres: Vayres-la-riviere-au-nom-derivant-du-sanskrit
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Cultures et Paix à Vayres!

Le samedi 25 mai à Vayres
L’association Vayres à Soi vous invite à trois évènements gratuits pour fêter la diversité culturelle, le matrimoine et le patrimoine!
A l’honneur, le Lavoir du village, véritable petit théâtre de verdure, accueille, dès 14h, le groupe de musique Klezmer & co – Bublitchky pour un concert exceptionnel!Le Lavoir de Vayres ? –Rose Ebène, le Lavoir de Vayres/

A 15h, on prend la direction de l’ancien cimetière, situé rue Pierre de Ronsard, et on vous invite à découvrir une visite théâtralisée pour célébrer, ensemble, la 9ème édition du Printemps des Cimetières (mise à l’honneur du patrimoine funéraire et histoire sociale et culturelle), le thème cette année: Les Femmes! En savoir Plus: Printempsdescimetieres
Evènement en ligne depuis Open Agenda – Printemps-des-cimetieres-2024 Vayres

Enfin, on vous convie à déambuler sur les airs de The Ministry Of Silly Walks ( La marche folle des Monty Pythons) !
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Nous reviendrons plus en détails sur cette belle journée de manifestations!
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Poe de casts

ATELIER SINGULIER – Diversité culturelle en ligne!
Pour parfaire notre mise à l’honneur de Sir Edgar Allan Poe et notre célébration, en ligne, durant la dernière semaine de mars 2024 avec l’évidence du Printemps des Poètes, Les Grâces d’Edgar, le 23 mars dernier, il nous fallait de la matière conclusive.
!Des podcasts, séries et autres citations vidéastes, cinématographiques, audio phoniques sont rassemblées, ici, comme un somptueux pèle mêle!
POE & CULTURE
Poe & France Culture & 4 podcasts
Edgar Allan Poe, le poète maudit de l’Amérique. Il est ce grand fantôme de la littérature américaine, cet écrivain qui a trouvé dans une langue de poète la manière de raconter l’étrange. Son univers sans pareille continue d’inspirer depuis sa mort en 1849, aussi bien les écrivains évidemment, mais…podcasts série Edgar Allan Poe, le poète-maudit de l’Amérique
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Episode 1: Le pendule de Poe: Edgar Allan Poe (1809 – 1849), le poète et écrivain américain a publié sa première œuvre sous anonymat. Le succès s’est longtemps fait attendre et à sa mort précoce, à l’âge de 40 ans, il n’est pas encore l’auteur classique que nous connaissons aujourd’hui et auquel cette série rend hommage. Podcasts/la compagnie des auteurs/le pendule de Poe
Episode 2: Jusqu’au bout de la prose: Du côté obscur de la puissance poétique d’Edgar Allan Poe, on trouve des récits policiers, des contes, de la poésie et au cœur de ces intrigues, des supplices, un chat noir, des effets pervers. La-compagnie-des-auteurs/ Jusqu’au bout de la prose
Episode 3: Etre à l’écoute de Poe: La série sur Edgar Allan Poe se poursuit autour de deux œuvres : « Metzengerstein » et « Manuscrit trouvé dans une bouteille », publiées l’une après l’autre. La figure d’une tapisserie prend vie dans la première, tandis que la mer se déchaîne dans la seconde.Podcasts/la-compagnie-des-auteurs/être à l’écoute de Poe
Episode 4: Un vaste traité d’idiotie – La série sur Edgar Allan Poe s’achève sur la problématique de la théorie littéraire, celle du genre, du style d’un auteur conteur, nouvelliste et romancier. Podcasts/la-compagnie-des-auteurs/un vaste traité de l’idiotie
POE IN 10
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POE & Titles
Samedi Noir/ France Culture
« Le personnage principal de La Chute de la maison Usher, d’Edgar Allan Poe, pourrait être son narrateur, venu au chevet d’un ami à l’âme tourmentée. Ou cet ami, Roderick Usher, à l’héritage lourd, intimement lié à son manoir familial. Mais celle qui mène la danse de ce récit, c’est cette maison, et ses « fenêtres semblables à des yeux distraits ». Une respiration qui s’emballe, un timbre de voix qui blanchit et l’orage qui gronde…
L’adaptation radio de cette Nouvelle Histoire extraordinaire, enregistrée pour France Culture à la faveur d’une nouvelle traduction – Christian Garcin et Thierry Gillybœuf ayant modernisé celle de Baudelaire (éd. Phébus) –, happe les oreilles et s’infiltre sous la peau.
Sa mise en scène, sobre, attise l’intensité des sentiments – angoisse, effroi, horreur –, et le subtil accompagnement musical oscille avec mélancolie sur le fil tourmenté de la narration. Un torrent d’effroi qui s’écoute de préférence le soir, lumières éteintes.
Source : Radio/podcast-edgar-poe-fait-souffler-un-vent-depouvante-sur-france-culture
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Poe & Cinema
POE Summary
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Poe + Price + Corman=Le masque de la Mort Rouge
Poe & Burton
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Poe & Detachment
Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement…
Poe & Rereading
La sortie de » L’Ombre du mal », qui met en scène Edgar Allan Poe, nous a donné envie d’adapter « Le Portrait ovale » …
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Poe & Animation
Poe & South Park
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Poe & The Simpsons
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Poe & The Chamber Theatre Productions
Poe & MUSIC
DEBUSSY, Claude
La Chute de la maison Usher est un opéra inachevé en un acte et deux scènes que Claude Debussy composa sur son propre livret, inspiré de la nouvelle homonyme d’Edgar Allan Poe. Il travailla à sa partition de 1908 à 1917, mais ne l’acheva jamais.
Debussy était fasciné depuis longtemps par les nouvelles d’Edgar Allan Poe, que les lecteurs francophones connaissaient grâce aux traductions de Charles Baudelaire. Dès 1890, André Suarès écrivait dans une lettre adressée à Romain Rolland que
« Monsieur Claude Debussy […] travaille à une symphonie qui va développer des idées psychologiques fondées sur les nouvelles de Poe, dont La Chute de la maison Usher. »
Ce projet n’a pas abouti, mais à la suite du succès de son seul opéra achevé, Pelléas et Mélisande en 1902, Debussy chercha un sujet d’opéra dans Poe. Il travailla d’abord plusieurs années à un opéra inspiré de Poe, la comédie Le Diable dans le beffroi, avant de l’abandonner en 1911 ou en 1912. À la mi-juin 1908, Debussy avait commencé un autre opéra fondé sur un conte sombre de Poe, La Chute de la maison Usher.
Le 18 juin, il écrivit à son ami Jacques Durand :
« Tous ces derniers jours, j’ai beaucoup travaillé à La Chute de la Maison Usher […] il y a des moments où je perds le sentiment exact des choses environnantes : et si la sœur de Roderick Usher entrait chez moi, je n’en serais pas extrêmement surpris. »
Le 5 juillet, il signa avec le Metropolitan Opera un contrat qui garantissait à cette maison le droit de présenter la première de son monter le double programme inspiré de Poe et un autre opéra à venir, La légende de Tristan.
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RENIE, Henriette
Ballade fantastique : d’après Le cœur révélateur d’Edgar Poe : pour harpe par Renié, Henriette, 1875-1956; Poe, Edgar Allan, 1809-1849.
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RACHMANINOV, Sergueï
Les Cloches op. 35 est un poème symphonique, comprenant chœur et solistes, d’après Edgar Poe, composé de 1912 à 1913 par le compositeur et pianiste russe Sergueï Rachmaninov. En 1912, Rachmaninov reçoit une lettre lui conseillant la lecture d’un poème d’Edgar Allan Poe, traduit par Constantin Balmont (qui « arrangea le texte à sa manière »), pour le mettre en musique. Aussitôt après l’avoir lu, le compositeur eut l’idée d’une symphonie vocale en quatre parties. Ce fut seulement après la mort de Rachmaninov que l’on sut qui était l’auteur de cette lettre anonyme : Maria Danilova, une violoncelliste qui ne pensait pas que sa suggestion serait retenue.
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GLASS, Philip
En 1985, Philip Glass a composé une œuvre de « danse-théâtre » basée sur la nouvelle d’Edgar Allan Poe « A Descent into the Maelstrom » (1841), l’une des dernières pièces écrites pour le Philip Glass Ensemble original (claviers et bois).
Il y a quelques années, le cinéaste norvégien Jan Vardøen a décidé de réaliser un film sur l’histoire de Poe, qui se déroule dans le cercle arctique, près de l’archipel des Lofoten, dans le nord de la Norvège. Au même moment, Vardøen a découvert l’enregistrement de l’œuvre par le Philip Glass Ensemble. Dans le cadre de son film, Vardøen a demandé à l’Arctic Philharmonic Orchestra et à l’arrangeur Alexander Waaktar d’adapter la musique pour orchestre symphonique, voix et synthétiseur, sous la direction de Tim Weiss. Le résultat est une nouvelle interprétation spectaculaire d’une œuvre majeure peu connue de Philip Glass. Ce nouvel enregistrement d’Orange Mountain Music marque le premier enregistrement de cette pièce dynamique dans cette nouvelle forme orchestrale. (2019 source: a-descent-into-the-maelstrom-orchestral
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THE ALAN PARSONS PROJECT
Tales of Mystery and Imagination (Edgar Allan Poe) est le premier album studio du groupe de rock britannique Alan Parsons Project (1975/1990). Il a été publié le 25 juin 1976 au Royaume-Uni par Charisma Records. Les thèmes lyriques et musicaux de l’album, qui reprennent des histoires d’horreur et des poèmes d’Edgar Allan Poe, ont attiré un public culte. Le titre de l’album est tiré du titre d’un recueil d’histoires macabres de Poe portant le même nom.
Poe & Voices
Vincent Price
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Christopher Walken
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Christopher Lee
….Many others voices!
Voici les épisodes précédents consacrés à Edgar Poe:
1: Vayres à Soi célèbre Edgar Poe pour l’édition du Printemps des Poètes 2024
2: Poe d’Edgar au Printemps des poètes
3:Edgar Poe en 10 madeleines poesques
MONOCHROME ROUGE : Retours sur l’atelier monochrome rouge
20 janvier / Participation aux Nuits de la Lecture : Participation-aux-nuits-de-la-lecture-a-vayres/
Participation sur FB à #12marsjelis: 12marsjelis
ATELIERS Singuliers Ateliers culturels et histoires des arts
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Chantier participatif à Vayres!

Mercredi 10 avril 2024
C’est le retour de nos petits chantiers, c’est le 1er fleurissement participatif que nous organisons au village de Vayres, et c’est le 2ème RDV jardin au naturel de l’année
Le 1er avait lieu le 30 mars 2024 : formation-taille-des-rosiers
« Vous aimez avoir la main dans la terre, le jardin, notamment, les fleurs, c’est votre truc et souhaitez participer à un fleurissement participatif ?
Et bien, voilà, plantons, ensemble, des plantes au cœur du village de Vayres!
Ces fleurs sont le résultat du collecteur de plantes défleuries/fanées, qui sont, aujourd’hui, fin prêtes et n’attendent que nous.Ce rdv sera d’une durée d’environ 2h, rdv au 28 rue belles roses.
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Merci de vous inscrire par téléphone au 06.13.85.10.32 et de vous munir de gants de jardinage!
Nous ferons un point sur cette collecte, nos actions contre le gaspillage floral, nos végétalisations, nos manières de fleurir et le jardinage au naturel. »
L’objectif de ce chantier est multiple, d’une part, planter le fruit de la collecte, d’autre part, fleurir et valoriser les massifs dont nous avons la responsabilité de l’entretien à Vayres.
Ce chantier se déroulera au cœur du square Europeana, situé rue Fée des Neiges, là, un beau et grand plate -bande de rosiers Iceberg déroule sa générosité et sa beauté!
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Un chantier qui fait sens avec notre volonté de prendre soin du patrimoine floral de la commune, et s’inscrit dans le projet de réaliser un circuit pédestre coloré et parfumé qui sera mis à l’honneur avec une animation prévue le 12 juillet prochain (jour du Marché Festif du village) et le 23 août pour notre proposition de la Fête de la Rosa…
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Brigade verte citoyenne, 1er trimestre

Devenons éco marcheurs!
Voici déjà trois mois que nous avons lancé notre brigade verte citoyenne pour sensibiliser les habitants, usagers de la route, bord de route, des sentiers/chemins de marche, vacanciers, chasseurs, randonneurs, touristes, acteurs locaux et collectivités à la question des déchets, de la pollution visuelle, du tri des déchets, aux problèmes des mégots (absence/présence des cendriers, jets des mégots dans le caniveau), du gaspillage floral, du compostage
Nous souhaitons également d’interpeller, dans l’esprit du Care, sur les tailles sévères voire inadaptées aux essences, saisons et cycles des arbres, arbustes et toutes plantes présentes dans les massifs et tout espace public de la commune.
A l’échelle d’un village, Vayres
Cimetières

Création Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, mars 2024 –
Nous avons demandé voilà plus d’une année à la mairie de Vayres, des petits contenants à déchets inertes et verres. Nous avons déjà organisé une CleanWalk sur le site de l’ancien cimetière car nous avions constaté que l’arrière des tombes étaient souvent des endroits poubelles propices à jets de verre et de pots en morceaux.
Alors, nous photographions et sensibilisons, par l’image!
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Création Isabelle Pompe, mars 2024 –
A ce jour, toujours pas de bacs et nous intervenons encore pour sensibiliser sur la vigilance de ce type de sites, on ajoutera, le non respect du tri malgré le fait que nous avons conçu et installé, nous -mêmes, des affichettes sur les quatre bacs par cimetière de tri (déchets plastiques, déchets verts).
Nous avons alerté sur le fait que des produits étaient utilisés pour nettoyer (de par la contenance plus qu’une tombe) et surtout étaient jetés dans les bacs a à déchets plastiques alors même qu’ils sont corrosifs et dangereux.
Pollution visuelle à Vayres
Cette partie a été censurée suite à une menace de dépôt de plantes auprès des forces de l’ordre.
L’association Vayres à Soi souhaite attirer l’attention, interpeller les élus, les habitants sur les nombreux points noirs qui existent à Vayres, sachez que les entrées de bourg ont une importance particulière.
La pollution visuelle est l’ensemble des dégradations visuelles infligées aux paysages (naturels ou artificiels).
Pour information:
Le paysage fait partie de notre patrimoine naturel et culturel. Il constitue un héritage précieux à transmettre aux générations futures. Trop souvent, la négligence, l’égoïsme ou la cupidité le détruisent. Chaque jour, c’est l’agression : béton, panneaux publicitaires et enseignes géantes, pylônes, déchets… Pour le présent et le futur, réagir est indispensable. Source : Paysagesdefrance.la-pollution-visuelle-de-nos-paysages
« On peut parler de pollution visuelle ou de nuisance visuelle lorsque l’on constate une modification dégradante du paysage proche. Peu importe qu’il s’agisse d’un espace privé ou public, la pollution est manifeste dès lors qu’elle est non seulement visible depuis chez vous, mais aussi gênante. Elle est généralement d’ordre esthétique, mais pas seulement. Ce type de nuisances peut se concrétiser sous diverses formes :
- Il peut, par exemple, s’agir d’une obstruction de la vue ou de l’ensoleillement par la construction d’un mur ou d’une culture arboricole.
- Ce peut être dû au stockage d’encombrants, comme de vieux appareils électroménagers, une carcasse de voiture, etc. aux abords de la limite séparative.
- Ce peut être un espace proche ou mitoyen dégradé, sale, etc..
- Il peut aussi s’agir d’enseignes lumineuses, de panneaux publicitaires, de tags ou de graffitis qui ne seraient pas autorisés, etc
La pollution visuelle est un critère esthétique qui se caractérise par la modification dégradante d’un paysage, qu’il soit privé ou public.
Des encombrants stockés dans un jardin, ou sur une terrasse visible par le voisinage sont considérés comme de la pollution visuelle et comme un trouble du voisinage dans la mesure où ceux-ci sont visibles de l’extérieur de la propriété.
Par un arrêt du 8 mars 2018, la Cour de cassation a condamné les propriétaires d’un logement à verser des dommages et intérêts à leurs voisins pour avoir entreposé sur leur terrasse des encombrants constituants une pollution visuelle. Les encombrants se constituaient d’une carcasse de réfrigérateur, de toilettes sales, des meubles usagés, banquette déchirée, bouteille de gaz, ainsi qu’un rouleau de grillage.
Nous avions diffusé, ici, un montage photos sans indication précise de l’adresse, sans présence du propriétaire (dans ce cadre le droit à l’image est requis). Selon un arrêté du 7 mai 2004, « le propriétaire d’une chose (jardin dans ce cas précis) ne dispose pas d’un droit exclusif sur l’image de celle-ci ; il peut toutefois s’opposer à l’utilisation de cette image par un tiers lorsqu’elle cause un trouble anormal ».
En d’autres termes, tout le monde a le droit de photographier votre maison, à condition que la réalisation ou l’utilisation de cette photographie ne vous cause pas un « trouble anormal ». Cela peut être le cas si la photo provoque des attroupements devant chez vous ou si votre identification en tant que propriétaire ou occupant porte atteinte à votre vie privée.
Tailles arbres et arbustes et problématique de gestion des espaces verts
Nous ne comprenons pas pourquoi les tailles arbustives ne sont pas faites aux bonnes saisons, pourquoi il faudrait couper un arbre au motif que l’on ne voit pas bien un panneau, ou en couper un autre au motif que ses branches seraient sources de gènes . .
Pourquoi ne pas s’arrêter aux branches ?
On aimerait saisir le sens du geste et être informé.e.s d’une intervention comme celle des services techniques fin mars sur l’un des trois châtaigniers à côté du terrain de foot.
Nous aimerions, comme tout habitant.e être davantage concerté.e.s lorsqu’il s’agit d’une modification notable du paysage (vivant ou artificiel).
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De même que pourquoi tailler des rosiers tous à la même hauteur alors qu’ils sont différents (arbustifs, grimpants, paysagers, buissonnants) ? Pourquoi mettre au même niveau les bois morts et le reste des bois des rosiers alors que ceux-ci doivent être coupés à ras ?
Pourquoi tailler à la mauvaise saison alors que cette dernière a un impact directe sur la floraison et sur la santé de l’arbuste ?
Couper trop court fragilise: quel intérêt économique pour le village si, dans ses massifs, les plantes meurent de mauvais soins ?
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Crédits Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, mars 2024 Article modifié le 09 avril 2024.
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Formation taille des rosiers à Vayres

Le samedi 30 mars prochain, Journée Mondiale zéro déchet! Une opportunité pour promouvoir des modes de consommation et de production durables.
L’association Vayres à Soi va donc mettre à l’honneur, les plantes, avec ses dispositifs de lutte contre le gaspillage floral, ses actions pour consommer, fleurir et planter, dans le respect du cycle des plantes, en prenant connaissance des bonnes pratiques, des techniques vertes du jardinage au naturel pour offrir pérennité à nos plantations et fleurie/planter de manière responsable en faveur de la biodiversité.
C’est tout neuf comme idée à Vayres. ;

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Le village de Vayres, appelé aussi Vayres Les Roses, dispose de nombreux massifs de rosiers, et, dans nos jardins nous avons, tous ou presque un ou plusieurs rosiers mais que savons-nous d’eux ? Et de quelles idées reçues souffrent cette plante ?
Vayres à Soi vous propose le atelier jardin au naturel de l’année: petite formation taille des rosiers de 10h à 12h!
Taille tôt ou taille tard : Rien ne vaut la taille de mars » dit l’adage.
Le début du printemps est la période idéale pour la taille des rosiers, généralement entre février et mars, toujours en dehors des moments où il gèle.
La rose, la reine des fleurs, ses parfums, ses couleurs et ses saisons! Quelques noms: Iceberg (Fée des Neiges), Westerland, Poulidor, Victor Hugo, Ghislaine de Féligonde…
Etape cruciale et aussi un bon moyen pour faire connaissance avec tous les types (grimpant, buisson, ancien, anglais, couvre-sol…) de rosiers existants, de tenter de les reconnaitre, de faire les bons gestes au bon moment pour leur prodiguer les soins dont ils ont besoin et s’assurer d’une belle floraison, d’un feuillage sain…Et s’offrir le plaisir de les voir en pleine forme et si généreux!
Si la météo le permet, nous vous invitions à une belle balade florale commentée…
Votre jardin a accueilli des rosiers mais vous avez l’impression de ne pas maitriser leur langue… La taille, pratique courante et intimidante, est une étape importante pour avoir de belles roses!
Tarif: 5 € par personne, vous pourrez repartir avec des boutures, des conseils de lectures, les bons gestes au bon moment, les bonnes associations…
Nous avions indiqué deux dates en fonction des inscriptions (16 et 30 mars), nous nous réservons le droit d’en choisir une, ça sera le 30! 5 inscrits minimum, la réservation est donc obligatoire, merci de votre compréhension!
Cette formation courte est d’une durée approximative de 2h.
RDV au 28 rue belles roses à Vayres! -
Poe d’ Edgar au Printemps des Poètes

Alors, pour cette édition spéciale du Printemps des Poètes, nous avons choisi deux poèmes pour fêter Edgar Allan Poe: Eurêka et Annabel Lee. Saviez-vous que le 21 mars, c’était la Journée Mondiale de la Poésie ?
Œuvres choisies
Eurêka
« À ceux-là, si rares, qui m’aiment et que j’aime ; à ceux qui sentent plutôt qu’à ceux qui pensent ; aux rêveurs et à ceux qui ont mis leur foi dans les rêves comme dans les seules réalités, j’offre ce livre de Vérités, non pas seulement pour son caractère Véridique, mais à cause de la Beauté qui abonde dans sa Vérité, et qui confirme son caractère véridique. À ceux-là je présente cette composition simplement comme un objet d’art ; — disons : comme un Roman ; ou, si ma prétention n’est pas jugée trop haute, comme un Poème. Ce que j’avance ici est vrai ; donc, cela ne peut pas mourir ; ou si, par quelque accident, cela se trouve, aujourd’hui, écrasé au point d’en mourir, cela ressuscitera dans la vie éternelle. »
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« Aujourd’hui, 23 mars, point de mire! Après une bonne semaine poesque, nous voilà ici pour Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes on part vers Eurêka!
Texte illisible pour les lecteurs ? Les critiques, pour leur part, en font une œuvre capitale, à la fois clé et point d’orgue…
Baudelaire, traducteur de l’œuvre disait: » J’ai trouvé quelques personnes qui ont eu le courage de lire Eureka. Le livre ira mal, mais je devais m’y attendre ; c’est trop abstrait pour des Français. «
// « Et si l’œuvre de Poe, définitivement associée au nom de Baudelaire, eut une puissante influence en France, il faudra attendre
Paul Valéry pour que se manifeste un ardent admirateur d’Eureka :« J’avais vingt ans, et je croyais à la puissance de la pensée. […] J’avais foi dans quelques idées qui m’étaient venues. Je prenais la conformité qu’elles avaient avec mon être qui les avait enfantées, pour une marque certaine de leur valeur universelle […]. Je conservais ces ombres d’idées comme des secrets d’Etat. […] J’avais cessé de faire des vers ; je ne lisais presque plus. […] Quant aux philosophes, que j’avais assez peu fréquentés, je m’irritais, sur ce peu, qu’ils ne répondissent jamais à aucune des difficultés qui me tourmentaient. […] J’avais mis le nez dans quelques mystiques. Il est impossible d’en dire du mal, car on n’y trouve jamais que ce qu’on apporte. J’en étais à ce point quand Eureka me tomba sous les yeux. »
Source E.A Poe, le livre des bords, chapitre 1, Il était une fois le monde. Presses Universitaires du Septentrion (Maryse Ducreu-Petit PUF Lille).Alors, Eurêka, c’est quoi?
Une enquête suprême nous souligne l’astrophysicien, Jean -Pierre Luminet:
« Dernier texte d’importance publié du vivant de l’auteur, 1848, et sous-titré Essai sur l’univers matériel et spirituel, Poème en prose, prend la forme d’un essai, il n’en tente pas moins de résoudre une énigme au travers d’une enquête, non plus conduite par le perspicace chevalier Dupin mais par l’auteur lui-même, qui se pose en visionnaire extralucide. »
Poe considérait Eurêka comme le couronnement de son œuvre. À son éditeur dubitatif il déclare :« Mr Putnam, vous ne vous rendez pas compte de l’importance de l’œuvre que je mène à son achèvement. J’ai résolu le secret de l’Univers ! «
Or, Eurêka est resté incompris durant des décennies, voire considéré comme absurde même par les plus farouches admirateurs de son auteur. Si en 1919, D. H. Lawrence, auteur d’un essai sur l’œuvre de Poe, écrivit que « Poe n’est pas vraiment un artiste. C’est plutôt un génie scientifique », Baudelaire, plus lucide et circonspect, hésita quelques années avant de publier sa (superbe) traduction en français de ce « poème en prose », qui le laissait perplexe.
On trouve dans Eurêka plusieurs intuitions fulgurantes qui semblent anticiper plusieurs découvertes de la physique du XXe siècle : l’âge fini des étoiles comme explication du noir de la nuit […], les trous noirs et les trous de ver, la théorie du chaos, la matière sombre, l’existence des nébuleuses extragalactiques et leurs regroupements en amas de galaxies, l’expansion de l’espace, l’atome primitif, le Big Crunch et les univers-phénix…Annabel Lee
Cela fait une semaine que l’on célèbre Le Printemps des Poètes et la poésie d’Edgar Poe sur Facebook!

Un sujet génial et inépuisable…
D’ailleurs, nous sommes ravies d’avoir construit cette exploration poesque, ici, pour vous!A noter, les auteurs et autrices à venir pour les différentes festivités 2024 de Vayres à Soi:
–Kafka & la Musique (21 Juin
)–Françoise d’Eaubonne – 25 mai (citée trois fois cette année
)–Virginia Woolf ( JE du Patrimoine pour les 99 ans de Mrs Dalloway!
)▄︻デEdgar Allan Poe══━
Poe, ses univers, ses madeleines, gothiques ou pas, assorties des précisions que nous souhaitions partager, ses contextes de création, de réception, l’importance de la traduction, les nombreuses adaptations, la typologie de ses œuvres…Et aussi, un peu de matière pour déconstruire le personnage mythique histoire de sortir de la caricature gothique/romantique!Annabel Lee ?
Poème rédigé en 1849, publié après la mort d’Edgar Poe, traduit en France par Stéphane Mallarmé!
Edgar Allan Poe a écrit Annabel Lee sur un ton unique.Lorsque le poème commence, il ressemble à un conte de fées et donne au lecteur le sentiment de tout ce qui est bon et heureux. Mais sous ce ton joyeux se cache un ton plus inquiétant, et Poe utilise certains mots et expressions qui donnent cette impression sinistre.
Au milieu du poème, les lecteurs commencent à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un conte de fées ordinaire. Il s’agit plutôt d’une histoire sombre et terrifiante. Les tons et les rythmes utilisés par Poe créent un effet presque hypnotique.
Le poème se lit comme une comptine, ce qui permet au lecteur de se replonger dans son enfance et de s’identifier à l’orateur. Cependant, le contenu du poème n’est pas adapté aux enfants, et le contraste entre la rime et le rythme du poème et le contenu laisse le lecteur profondément ému.C’est une technique que Poe a utilisé dans nombre de ses œuvres. Il sait capter l’attention du lecteur et l’entraîner dans son œuvre avant de révéler la nature véritablement sombre et parfois cynique de son contenu.
Annabel Lee, ça commence comment en français?« Il y a mainte et mainte année, dans un royaume près de la mer, vivait une jeune fille, que vous pouvez connaître par son nom d’Annabel Lee, et cette jeune fille ne vivait avec aucune autre pensée que d’aimer et d’être aimée de moi.
Et en version originale ?« It was many and many a year ago,
In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of Annabel Lee;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me ».
Ce magnifique poème prend la forme d’une balade qui décrit la perte par un orateur de son amante, Annabel Lee. Il a été écrit pour Virginia, la défunte épouse de Poe, disparue, deux ans plus tôt, de la tuberculose.
Ce poème tragique raconte l’histoire de deux amants dans un royaume au bord de la mer. De nombreux symboles se trouvent dans ce poème sur l’amour éternel (les anges, le bord de mer). Le ton de cette œuvre tourmentée est lancinant, il utilise une combinaison d’anapestes, de vers iambiques et divers procédés littéraires et autres figures de style tels que l’assonance (répétition des voyelles), la métaphore et l’anaphore.On retrouve le style typique d’Edgar, la musicalité de l’écriture, sentiment d’apaisement, d’envoutement qui se mêlent… On retient que chez Poe, se tient souvent cette maxime:
Appropriate words at appropriate places
Alors, voici qui nous amène à la technique d’écriture de Poe, on a voulu rassembler celle-ci en fonction de ce que nous pu trouver et reconnaitre, en anglais, dans cette petite fiche mémo:

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Nous allons aborder l’importance majeure des traducteurs et de la France dans la valorisation, considération de son œuvre, et la place considérable offerte par Baudelaire à Edgar qui le voit comme son double: ce qui nous amène à comprendre une circulation voire une circularité de sa connaissance, reconnaissance, légitimité au point d’atteindre un statut d’élément culturel très influent!
Poe: USA, France, USA
En France, le public accède aux textes d’Edgar Poe peu après sa disparition (1849) et grâce à Charles Baudelaire.
Le poète fait, ainsi, paraître un essai aux mois de mars et avril 1852 dans La Revue de Paris intitulé « Edgar Poe, sa vie et ses œuvres ».–

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Dans cet écrit militant, qui s’ouvre par les mots « il y a des destinées fatales », il fait de Poe un apôtre de l’esprit décadent, un modèle à suivre pour les partisans de « l’Art pour l’Art ».
Suivant les soins et les choix de ce dernier, trois volumes de contes sont ensuite publiés successivement chez Michel Lévy Frères : les « Histoires extraordinaires » au mois de mars 1856, les « Nouvelles Histoires extraordinaires » l’année suivante ainsi que les « Histoires grotesques et sérieuses » en 1864.
Aux Etats-Unis, en 1874, paraissent une nouvelle édition de ses poèmes, ainsi qu’une biographie issue des travaux de John Henry Ingram qui le réhabilite.
Le 17 novembre 1875, un mémorial est inauguré en son honneur à Baltimore.
Enfin, en 1885, c’est une statue d’Edgar Poe, œuvre de Richard Henry Park, qui est installée au Metropolitan Museum de New York.
Tout ceci avant que ne paraissent, enfin, en 1902 l’édition complète de ses œuvres!
On enchaine avec une bataille!
Poe Versus Lovecraft ?
On ne voit pas nécessairement l’intérêt mais bon…

Un peu d’anecdotes poesques
Poe & Feud

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Edgar A. Perry
Après seulement deux ans de service militaire, Poe a atteint le grade de sergent-major d’artillerie, le plus haut grade enrôlé qui lui était ouvert. Puis, brusquement, il a trouvé un remplaçant et a quitté l’armée pour poursuivre une nomination aux États-Unis.

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Edgar Allan Poe est arrivé à West Point en mars 1830, mais son séjour à l’Académie militaire n’a pas duré longtemps. Le US Army Corps of Engineers écrit :
En janvier, Poe a quitté ses cours avec des résultats prévisibles. Il a été traduit en cour martiale et officiellement renvoyé de l’académie le 6 mars 1831.
Baltimore Ravens

Poe et l’amour
Edgar Poe et sa femme Virginia: elle a 13 ans et lui 26 ans lorsqu’il l’épouse, il est son cousin germain, Plusieurs biographes ont suggéré que les relations du couple ressemblaient plus à celles d’un frère et d’une sœur et qu’ils n’auraient jamais consommé leur union. Virginia est victime en janvier 1842 de la tuberculose, maladie dont elle meurt en janvier 1847 à l’âge de 24 ans.
Il lui dédie le poème Annabel Lee cité plus haut.
Poe et Virginia ont vécu ensemble, avec d’autres membres de leur famille, plusieurs années avant leur mariage. Le couple a souvent dû déménager, en fonction des emplois de Poe, vivant successivement à Baltimore, Philadelphie et New York.
Quelques années après leur mariage, Poe a été compromis dans un scandale impliquant Frances Sargent Osgood et Elizabeth F. Ellet. Cette dernière a fait courir des bruits tendancieux sur l’amitié amoureuse unissant Poe à Mrs Osgood ; Virginia en a été affectée, au point que, sur son lit de mort, elle aurait accusé Mrs Ellet d’être responsable de sa mort.
Frances Sargent Osgood – Surnommée « Fanny », elle est également célèbre pour ses échanges de poèmes romantiques avec Edgar Allan Poe.
Aujourd’hui, aux USA, il est légal d’épouser son cousin germain- 18 ans, mais plus jeune est possible avec le consentement des parents, on pense aussi à Jerry Lee Lewis et mariage cousine : 13 ans (scandale, mariage controversé)
La mort dans la peau

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Poe, un mot comme les autres ?
Un jeu, et pourquoi pas…Poe aux roses , Payer plein Poe (il a chèrement payer sa vie, sa personnalité…)
Poe d’antichambre (Poe c’est longtemps trouvé dans une salle d’attente, le temps que, de son vivant et après sa mort, ses œuvres soient reconnues et que lui -même ne soit plus taché, il a séjourné dans une forme de vestibule, désormais, il trône dans votre salon, en plein cœur de votre bibliothèque… Offrons-lui un grand bureau!
Coup de Poe – Coup de malchance…A la façon d’un pas de Poe, voire un pas de Trop///
Dans un vieux Poe, on fait de bonne loupe – Poe est une source d’influence immense, inépuisable ? Copié, archi copié, plagié mais pas égalé!
Plein Poe – A fond, à toute vitesse, Poe c’est souvent le romantisme parodique.

Poe d’enchantement – Pot d’échappement à l’origine, détourné en enchantement, oui Poe a ensorcelé, joué de magie, il est fait d’illusion, de sorcellerie, hypnotique, source d’une grande ferveur ayant subi quelques maléfices…
Poe cataglottique (qui parle trop) ? Oui, Poe parle beaucoup, il aime écrire, la langue se dénoue, se déploie, ne cesse de s’étirer en digressions, à Pot catalytique, qui vise à réduire les pollutions, Poe cause beaucoup, s’amuse, articule mais ses mots ne sont pas empoisonnés…Vous pouvez les inhaler sans danger!
Cache Poe – Poe serait aussi une cachette, un lieu sûr!
Réparer le Poe Cassé ? Oui, déconstruire, valoriser pour restaurer l’auteur, ses écrits, continuer à les traduire, y compris ses critiques pour avoir, enfin, accès à l’intégralité de son œuvre pour ne plus se laisser aller aux raccourcis du mythe, du maudit alcoolique réduit en miettes de pantomime…
Poe au Noir – Poe, c’est le merveilleux noir.
Sourd comme un Poe – Il vaut mieux parfois être sourd que d’entendre cela, sourd c’est aussi au sens de sombre, de sépulcral, d’occulte voire de rebelle et d’indistinct.
(Re)prendre un Poe – Relire, redécouvrir, requestionner, refaire le voyage…
Tourner autour de Poe – Manquer de justesse, hésiter, tergiverser, Poe c’est tout droit avec beaucoup de couloirs.
Les sujets, encore, grands ouverts

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On vous suit avec l’atelier culturel & Histoires des arts, monochrome noir, outrenoir…A bientôt!







