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Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

Rendez-vous aux Jardins édition 2026
Site officiel Rendez -Vous aux jardins
23e édition des Rendez-vous aux jardins
Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.
« Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.
Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »
Source: Site officiel RDV aux Jardins
Thème : la vue

En Nouvelle – Aquitaine
Dimanche 7 juin 2026 à Vayres
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RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe Lien vers Open Agenda à Vayres 87600
Se voir jusqu’au Cœur
Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Réservation obligatoire par mail. Merci!



BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87
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Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

« La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…
En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée! » Source site internet du Musée
En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.
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Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison
« Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique. » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.
Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.
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Le Mouvement en visite
Du 1er mars au 13 décembre 2026
« Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »
A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…
Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.
En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.
Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.
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Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.
Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.
« Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »
Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.
Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.
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« Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »
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Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».
Raoul Hausmann ?
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L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.
Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.
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Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:
Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo…
Gerhard Richter ?
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Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?
Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.
Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?
Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.
Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.
En soi, ce n’est pas si grave.
Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…
« J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».
Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman
Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.
Nayel Zeaiter ?
Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.
Ici: site des éditions comprendre
La salle d’interprétation historique, 2025
Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.
Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !
Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…
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A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!
Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.
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Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes
En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.
A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.
Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.
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Nous sommes qui, nous faisons quoi ?
« Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.
Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.
Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.
La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.
Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !
Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…
Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général
Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.
Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !
N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.
L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique.
On protège mieux ce qu’on connait :
Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants.
Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.
Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.
Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.
Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.
Les Municipales
Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.
W!FE
W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural
Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu
Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.
Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!
W!fe ne peut pas péricliter !
Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife
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L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%
Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.
Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.
La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge, limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.
A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.
A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.
Installer un autre rapport aux habitantes et habitants
Les habitants savent lire et compter
Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.
Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.
Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?
Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.
Faire avec ce que dit le territoire
Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous : Pourquoi ?
- Est-ce une question d’habitude de consommation ?
- Une question d’offre ?
- D’horaire ?
- De type de service ?
Qu’existe il déjà autour de nous ?
A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.
Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?
Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?
La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.
D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.
Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)
Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !
C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?
(Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).
La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.
C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).
Frontières/ Communauté de communes
Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.
Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.
Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.
Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.
Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.
A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.
A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.
L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.
Décentraliser, encore et toujours.
Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.
De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.
La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.
Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.
Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…
Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité.
Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne.
Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.
Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.
La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.
Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.
L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)
Lorsqu’on réside à la campagne, les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.
Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.
« « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.
De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.
Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.
Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).
Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.
Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…
– Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable
Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.
Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.
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Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.
Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.
Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).
Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif…
Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.
Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?
C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.
En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.
Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.
Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.
« « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.
La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».
Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.
Au quotidien, vivre ici c’est comment ?
C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.
Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.
Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.
Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.
Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.
C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.
Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.
C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…
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Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences
- à l’égard des paysages
- des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.
Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.
Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye Ta Cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Edgar Poe, en 10 madeleines poesques!

Pour le Printemps des Poètes, nous avons voulu apporter de quoi découvrir, déconstruire la poésie méconnus d’un auteur, souvent, associé, à un incompris, caricaturé en poète maudit, Edgar Poe est surtout un génie littéraire que m’on connait et méconnait aussi en partie pour son mythe, ses traducteurs dont Baudelaire et le focus sur ses nouvelles et son poème le Corbeau sans avoir accès aux travail de critiques et aux autres œuvres/travaux de l’auteur, faute de traduction/édition!
En 1, Edgar et Shakespeare, Le Roi Lear
(14 mars, vidéo, en ligne sur FB) Petite anecdote et cadeau du jour: Edgar Poe doit son prénom à un personnage de la pièce de Shakespeare dans Le Roi Lear…
Vous voyez ?
Le Roi Lear et ses trois filles, le comte de Gloucester et ses deux fils, Edgar et Edmond ?Edgar, l’aîné légitime, et Edmund, le fils illégitime.
Edmund, jaloux de son frère et désireux de prendre sa place, décide de mettre en place un plan machiavélique pour le discréditer. Puis, vient une lettre, un complot, elle sera remise par Edmund à Gloucester, qui tombe dans le piège et se retourne contre son propre fils, Edgar.
Ce dernier pour échapper à ses poursuivants, se déguise en Tom…
Gloucester, après avoir été secouru par Edgar et avoir retrouvé la vue, se repent de ses erreurs et cherche à réparer les torts qu’il a causés. Sa mort, bien qu’elle soit tragique, est empreinte d’une certaine sérénité, car il meurt en paix, réconcilié avec son fils légitime.
Edgar – Poor Tom et son magnifique monologue acte 2, scène 2:« I heard myself proclaimed, and by the happy hollow of a tree escaped the hunt. No port is free, no place that guard and most unusual vigilance does not attend my taking…. »
En 2: Edgar et Tim Burton
(15 mars, vidéo, en ligne FB) Alors, hier avec Edgar Poe et Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes, on a pris le temps de comprendre que le théâtre était intimement lié à son histoire. Ses deux parents étaient comédiens!
Aujourd’hui, pour poursuivre notre série d’anecdotes et de madeleines de Poe…On regarde du côté du cinéma, il sera facile de faire, d’abord, un gros clin d’œil à Tim Burton!
Tim Burton c’est cinéma et série, le catalogue Netflix pourra vous donner à regarder, par exemple, la série Mercredi/ Wednesday et sa Nevermore Academy, on y retrouve le fidèle accompagnateur de Burton, Danny Elfman pour la musique, Poe bien sûr et une saison 2 à venir pour fin 2024.En 3 Sir Edgar et Netflix
(16 mars en ligne, vidéo sur FB)
Aujourd’hui, 16 mars, on vous dépose une petite madeleine de Poe, en attendant Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes///On poursuit avec son actualité contemporaine, toute en séries et en film spécial Netflix.
Alors, on s’est laissée séduire par The Pale Blue Eye, les tiroirs, les énigmes, l’esthétique de l’ensemble, Merci à Harry Melling, on a dit oui!
On a bien connu dans notre adolescence la Famille Adams(Barry Sonnenfelfd – 1991) , on s’est dit pourquoi pas visionner Mercredi…On peut reconnaitre un bon divertissement, assez bien fichu, à la fois une ambiance plutôt respectueuse des codes esthétiques gothiques mais qui pêche par son manque de vraie noirceur et d’humour noire! Enfin, il y a Jenna Ortega! La folie de la famille a, en revanche, disparu. On salue la méconnaissable Christina Ricci, qu’on a connu bien burtonnienne dans, entre autres, Sleepy Hollow…Et Gwendoline Christie, plus hitchcockienne tu meurs!
Pour ce qui est de la Chute de la Maison Usher, ça parle beaucoup, ça marche comme une machine mais cela reste une très bonne idée que de séquencer en épisodes l’œuvre de Poe. Cela crée une architecture poesque qui donne une petite idée du monstre culturel qu’est Edgar. Cette série trouve son point d’orgue avec l’épisode : »Le masque de la mort rouge (rave party qui dérape)!Décidément, déjà, chez Corman, avec le même masque, on touchait à l’apothéose!
En 4, Edgar porte deux noms de famille
(17 mars, en ligne, vidéo, FB)
Edgar avait deux noms de famille, Poe, les comédiens sans le sous, la disparition de sa mère, alors qu’il a deux ans, le plongeait dans son destin tragique et Allan, famille fortunée composée de John et Frances, sa mère adoptive adorée disparue, elle aussi, trop tôt!
John ne sera pas le tuteur idéal, il le privait très souvent de moyens de subsistance, le fragilisant dans le fait de construire une carrière, professionnelle, militaire ou universitaire…Le vulnérabilisant, aussi, d’un point de vue personnel.
Edgar Allan Poe, avec son intuition poétique très singulière, débusqua la pulsion de mort, un siècle avant la théorie de Freud. Est-ce grâce à ses deux patronymes, ses deux versions de la vie, ses deux contrastes ? Est-ce l’expérience répétée de nombreuses émotions et déceptions ?Quelle place pour ses deux familles dans son écriture gothique, érudite et parodique?
En 5, Poe Edgar par Corman Roger
(18 mars, en ligne, vidéo, FB)
Vayres à Soi met en lumière noire toute cette semaine et la semaine prochaine, Edgar Poe!
Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes c’est aussi une façon de faire de l’expérience d’une écriture à enjeu!
« Le prédécesseur pertinent » de Jules Verne, c’est ainsi qu’il le nomma, donne du fil à retordre à ses traducteurs…
On découvre ses jeux verbaux, onomastiques et un réseau intertextuel assez dense…Il y a matière à avoir le vertige, au milieu de sa parodie et de ses dérèglements verbaux…
on saisit une référence très soulignée au Grand Will:
Shakespeare s’incarne dans trois personnages poesques: Prospero, William Wilson et William Legrand!
Prospero c’est le Prince du Masque de la mort Rouge – Nouvelle, 1842, (interprété par Vincent Price chez Roger Corman!)
William Wilson ( Nouvelle, 1839 – Nouvelles Histoires Extraordinaires) dont l’histoire est racontée dans Pierrot le Fou de Godard et Histoires Extraordinaires, le film à sketches de 1968. Louis Malle réalise William Wilson avec Delon et Bardot!
William Legrand, c’est le Scarabée d’Or! ( Nouvelle policière de 1843). Cette source d’inspiration pour l’Ile au trésor de Stevenson, fut, très tôt, adaptée au théâtre…Maurice Ronet réalisa même un épisode de la série diffusée sur France 3 entre 1980/81!
Roger Corman débuta sa carrière en 1955. Il décide d’adapter, pour la première fois Edgar Allan Poe à l’écran avec La Chute de la maison Usher (The Fall of the House of Usher, 1960). Cette adaptation d’une célèbre nouvelle d’Edgar Allan Poe, la première d’un « cycle Poe » mémorable!En 6, Poe se fait salir dès sa mort
Nous sommes Lundi 18 mars, soit une semaine entière sous le signe d’Edgar Poe!

Crédits Isabelle Pompe A venir Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes…
Aujourd’hui, on va déposer, ici, deux particularités poesques:
La première concerne Rufus W. Griswold, celui que Baudelaire nomma « Le pédagogue vampire » qui, par un travail de sabotage, voulait salir et Edgar Poe et ses œuvres, qui, en plus, écrivit de faux textes et donna naissance à une supercherie, une condamnation morale qui fut nourrie et dura jusqu’en 1941, date à laquelle on découvrit la vaste opération de dénigrement et l’utilisation mensongère de Poe!
Mais le mal était fait, il continue, d’une autre manière, aujourd’hui, en réduisant, par exemple, l’auteur à une caricature, en usant jusqu’à la corde le mythe, en faisant de Poe un auteur alcoolique, opiomane et en focalisant l’attention des publics sur, seulement, quelques œuvres…C’est long de déconstruire mais c’est nécessaire!En 7, Poe et la Lettre L
(vidéo en ligne, FB, mardi 19 mars)
Dernière dragée poesque du jour pour Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes!
La lettre L dans les prénoms féminins est très présente dans les écrits d’Edgar Poe!
Poèmes ou nouvelles, peu importe, ainsi, de 1835 à 1849, cela donne ceci:Lénore, poème du même nom, son fiancé se nomme Guy de Vere,
Eulalie, poème, 1845,
Ulalume, poème, 1847,
Annabel Lee, dernier poème, 1849, publié après sa mort.
Hélène, To Helen, poème (on l’a oublié sur l’image!)
Ligea, nouvelle, 1838
Morella, nouvelle, 1835
Pourquoi le L ? Pour sa mère Elisabeth ? Pour Allan, son deuxième nom de famille ?Quelle correspondance: un symbolisme, un dictionnaire, un décodage pour cette 12ème lettre de l’alphabet ?
Un lien avec la Lettre volée (Purloined letter), texte fondateur du roman policier datant de 1844 ?
En 8, Poe et la réception de sa poésie aux Etats-Unis
Mardi 19 mars, on (re) prend un Poe! Anecdotes, remarques pour apporter un peu de matière au contexte de l’auteur et pourquoi un telle popularité aujourd’hui.
Nous ne l’avons pas étudié en France, ni en cours d’anglais même pour l’option anglais renforcé, son nom et ses œuvres étaient invisibles de nos programmes, même lorsque l’on abordait Baudelaire.
Pourtant:
« Poe en troisième position des écrivains anglophones adaptés à l’écran, loin derrière William Shakespeare mais tout juste derrière le très populaire victorien Charles Dickens.Et si l’on compare l’héritage poesque à celui de ses pairs américains, à l’instar de Nathaniel Hawthorne ou Herman Melville, dont la fortune littéraire fut, de leur vivant, bien supérieure à celle de l’auteur d’« Annabel Lee », on constate que Poe est trois fois plus adapté qu’eux. «
Nous vous présentons un petit rappel de contexte, au regard de la réception de sa poésie, avant Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes, en image:
Crédits Isabelle Pompe
On retient aussi: « polyglotte, Baudelaire a traduit les œuvres de Poe, en raison de la fascination qu’exerçaient sur lui, ses mots, sa poésie. Dès lors, leurs poésies se ressemblent, leurs mots s’assemblent. L’on connait d’ailleurs plus les Nouvelles Histoires Extraordinaires que sa poésie. Pour la traduction de la poésie, on n’oublie pas Mallarmé et Jean Hautepierre… » la difficulté de transposer d’une langue à une autre, en respectant, à la fois, le sens et les sonorités propres à leur œuvre apparaît insurmontable. Il fallait un poète, Jean Hautepierre en l’occurrence, pour relever le défi dans une traduction des poèmes du génie de Baltimore avec une telle justesse et tant de précision. « En 9, Poe et ses traducteurs français, Jean Hautepierre
༺ Edgar Allan Poe ༻꧂
Avant Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes, ce samedi 23, dès 14h, on ouvre la journée avec Poe et ses traducteurs dont Jean Hautepierre!
Ce sont ses traducteurs, Baudelaire, Mallarmé et Hautepierre, aujourd’hui, qui ont offert une place très spécifique à Poe en France et qui ont permis une découverte de ses nouvelles sous le nom de « Histoires extraordinaires et Nouvelles histoires extraordinaires ».
Ils ont contribué à son appropriation par les publics. En revanche, en France, nous ne disposons pas de traduction ni donc d’édition pour l’intégralité du travail de critiques et les autres productions littéraires de l’auteur!
Excellente porte d’entrée dans la traduction des poèmes d’Edgar, Hautepierre, organisateur, en 2009, d’un colloque pour interroger l’influence de Poe sur les théories et les pratiques des genres dans le domaine français du XIXe au XXIe siècle, publie l’intégralité de ses poèmes la même année pour le bicentenaire de la naissance d’Edgar Poe… Depuis cette traduction a été adaptée au théâtre!
On cite Hautepierre: « Edgar Poe est semblable aux anciens grecs, plus on le connait, plus on mesure l’ampleur de son génie. »EN 10, Poe et ses jeux d’influences
Cette semaine, sous la lumière de Poe, nous vous présentons les jeux d’influence- avant Poe puis après: pour Edgar, Lord Byron, l’une des grandes figures romantiques anglaises, a une grande importance – Poe et ses suites, traces et marques…

A très vite pour une autre madeleine poesque!
Crédits Isabelle Pompe —-Une petite idée de la suite….En images! A venir, un autre article pour les détails///
Attention, aucune de ses créations ne sont libres de droit!





Crédits Isabelle Pompe A bientôt!
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Vayres à Soi célèbre Edgar Poe pour L’édition du Printemps des Poètes 2024

L’association a voulu proposer une 1ère participation au Printemps des Poètes, édition 2024 riche en informations, déconstructions et anecdotes pour Edgar Allan Poe.
« On célèbre un poète maudit devenu une star (Black Star?)
Un programme spécial Printemps des Poètes dédié à Edgar Allan Poe avec lecture et atelier monochromatique Noir c’est Noir…
Edgar Poe, l’un des auteurs les plus célèbres de la littérature américaine, reconnu comme un auteur majeur grâce aux traductions des poètes Baudelaire et Mallarmé, fait entrer la notion de Grâce par la grande porte de son écriture.
La Grâce, et ses définitions plurielles, apparaît comme un thème récurrent et traverse sa production littéraire de part et d’autre, la faveur, la beauté, le contraste et l’absolution, marque indélébile de son fameux Nevermore….
Poe, précurseur, fondateur, marque de son empreinte le renouvellement du récit, est aussi cette figure populaire qui connut une profonde réévaluation de son œuvre un siècle après sa mort.
Référence parmi les références, véritable mythe, il n’en finit pas d’être une source d’inspiration, encore aujourd’hui, et d’irriguer les formes artistiques les plus diversifiées et la pop culture de ses images, figures et univers.
Atelier monochromatique: Le Noir mène la grande Vie en histoires des arts: Peinture, Cinéma, Série, BD, Roman Graphique/Gravure. »Les grâces d’Edgar
Le thème, la Grâce. La poésie de Sir Poe étant nettement moins connue que des nouvelles, histoires extraordinaires, hormis le Corbeau de 1845…Il nous a semblé nécessaire, à l’heure où la plateforme Netflix mise à fond sur le personnage, relecture, mythe et proposition singulière au point de caricaturer et de restreindre la portée des œuvres d’ Edgar Poe!
Poe est à la mode, au point de faire du « mal » au travail de son auteur…
Ce grand temps fort a vu sa forme se modifier au fil du temps, tout d’abord, prévue en salle et donc en présentiel puis privilégiant l’hybridité avec une partie en salle et une autre en ligne, enfin, lasse d’être au mauvais endroit, la salle des associations souffre d’un sincère manque de notoriété, d’identification et d’appropriation par les habitants et usagers, hormis les publics d’un entre-soi ou celles et ceux qui se tournent vers un public acquis voire captif, nous avons souhaité nous tourner vers une version en ligne, longue d’une semaine avec des post sur FB crée de toutes pièces fruit de recherches, lectures et découvertes…Surtout pour proposer, en accès libre, gratuitement, un élément culturel notoire!
Voici quelques publications et images de couvertures durant la période du 15 au 23 à raison d’une à deux par jour sur le compte FB de Vayres à Soi. (Création Isabelle Pompe)

Nous reprendrons, avant le Jour J, par de petites vidéos, animations pour produire du contenu de qualité et issu de site, thèse, travaux de recherche sérieux.





Nous avons associé à cette mise en valeur notable, nous mettrons en avant un atelier singulier en histoires culturelles et histoires de l’art spécial noir!
Monochrome Noir
Aussi parce qu’il était prévu en mars/avril de cette année pour faire suite à notre tout premier atelier histoires des arts, Voir Rouge de janvier 2024, et parce que Poe c’est un merveilleux noir!

Pour Les grâces d’Edgar – Printemps des Poètes, on ouvre la boite de Pandore du Noir! Le noir écrin, outil superbe de contraste, outre noir, exploration profonde, obsession, représentation de la violence, noir luxe, noir-nuit, la cérébralité et la puissance, la symbolique et l’irrévérence… La Noir est la couleur d’origine pour Soulages.
Avec l’atelier histoires des Arts spécial Monochrome noir, on découvrira l’histoire d’une couleur avec Michel Pastoureau. La situation du noir, symbole, dans la culture occidentale, du chaos et de la nuit opposé à la création divine, conquise sur l’obscurité. Le « que la lumière soit » inaugural de La Genèse instaure ainsi un partage symbolique entre clarté et ténèbres, partage observable dans d’autres mythologies, comme la mythologie grecque ou la mythologie scandinave.
Marfaing, Soulages, Pollock, Rothko, Serra…En peinture…On admire Kara Walker, on pense fort à Daidō Moriyama pour son amour de l’ultra noir en photo!
On jette un œil grand ouvert à Phaidon et son beau livre sur le monochrome noir en architecture – ouvrage qui porte un nouveau regard sur la beauté et l’impact de la couleur noire dans l’architecture des 1 000 dernières années. Les 150 réalisations d’architectes de renom comme Jean Nouvel, Philip Johnson, Eero Saarinen, Mies van der Rohe, David Adjaye ou Steven Holl vont de la maison privée à l’espace public en passant par des gratte-ciels, des studios d’artistes, des chapelles ou des centres culturels.Noir : Architecture monochrome invite à apprécier d’une autre manière le monde construit, avec pour seul et unique critère l’esthétique de l’architecture en noir!
Seconde main culturelle
Enfin, l’envie qui fut la nôtre, mettre encore et toujours en valeurs la seconde main culturelle, première source d’approvisionnement de nos projets, animations et ateliers.
Pour les ouvrages dont nous avons besoin pour créer, préparer et animer, notre fournisseur quasi officielle c’est Label Emmaüs!

On vous apportera de plus amples infos sur cette semaine en ligne fort spéciale!
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#12marsjelis!

A Vayres, l’association Vayres à Soi milite pour offrir une belle place au livre et à la lecture publique à la campagne!
Le livre sous toutes ses formes, neuf et d’occasion, emprunté à la bibliothèque ou trouvé sur un banc, niché dans une boîte à lire, Le 12 mars, on partage, via les réseaux sociaux (Instagram et Facebook), nos découvertes, trouvailles, pépites, on dévoile, photo à l’appui, celui ou celle qui nous a tapé dans l’œil, qui nous a fait rêver, tressaillir, chavirer!

Affiche #jemarsjelis_87 par Isabelle Pompe L’envie de répondre à l’appel du CNL (Centre national du Livre) s’est fait sentir, avec l’envie de proposer un évènement uniquement en ligne, en Co organisation sur FB s’est avérée être la clef!
« L’association Vayres à Soi participe pour la 1ère fois à la 3ème édition de l’opération du CNL (Centre National du Livre) #12marsjelis.
Notre proposition sera uniquement en ligne, ouverte à toutes et tous, dès 14H30, ce, pour toute la journée, pour diffuser des critiques, photos, vidéos de vos lectures du jour bonjour, découvertes ou encore livres de chevet!
#12marsjelis c’est – Quart d’heure de lecture national! Que nous soyons ou non lecteurs, occasionnels, habituels ou inconditionnels, le quart d’heure de lecture a pour but de remettre la lecture dans notre quotidien!
Alors, voilà, @vayressoi a voulu, via cette proposition, créer un endroit où poster vos critiques, vos photos, vos illustrations…Parler de vos biblios, bouquins, bd, auteur.e.s, éditeur.e.s, de vos mises en ambiance, mises en bouche littéraire…
Vos publications devront être approuvées par les organisateurs avant leur mise en ligne!
Si vous voulez causer, montrer, raconter, ici, mais aussi taguer, ailleurs, n’hésitez pas: #12marsjelis_87Sur FB- https://www.facebook.com/events/
Vayres à Soi partage ses pépites de la seconde main culturelle et ses découvertes singulières!
-Avoir un apprenti dans le soleil (Marcel Duchamp)
-Les Oiseaux – Daphné du Maurier
-Le Fantôme de Canterville – Oscar Wilde
-Revue L’actualité en Nouvelle Aquitaine (le corps en mouvement)
C’est bientôt à vous, dès le 12 mars à partir de 14h30!
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EXTRA DAY

Voici un évènement unique pour l’association Vayres à Soi qui s’annonce!

Pourquoi le 29 février ?
Nous voulions fêter le 29 février 2024 à Vayres, notre village d’adoption, car voilà 4 ans, nous allions entrer dans une période terrible celle des confinements, des autorisations de sorties, du port du masque obligatoire, le Covid-19 et ses angoisses nous a fait peur, prendre conscience de notre vulnérabilité a ouvert la boîte de Pandore aux cauchemars!
4 ans plus tard, nous avons déménagé, changé de vies, de métiers, d’envies… Honorer la vie est apparu comme une évidence! Le carnaval, période oblige, la musique et le théâtre pour nous offrir les plus beaux apparats du spectacle vivant !
« 2024 est une année à 366 jours. L’association Vayres à Soi vous invite le 29 février à fêter cette particularité du calendrier, ce jour en plus, « d’habitude », invisible!
C’est Concert avec les Compères, théâtre participatif avec le collectif amateur La Vayres à Boire, sur fond de carnaval!Les COMPERES
La musique celtique est à l’honneur avec Brigitte au violon, Wendy à l’accordéon et à l’harmonica, Nik au Bodhran, et Jim à la guitare, chant et compos!
Nous avions rencontré Wendy et Jim en novembre dernier, habitants d’une commune environnante, ils tournent avec de nombreux groupes et proposent des styles musicaux très variés, Les Compères, c’est donc la mise à l’honneur de la musique celtique, répertoire irlandais, écossais, musique traditionnelle d’Europe occidentale du XIX ème siècle. Un voyage dans le temps qui ne pouvait pas mieux tomber! Puisque cet Extra Day, est à lui tout seul un tour du monde, avec des traversées du temps phénoménales, nous irons jusqu’en Egypte Antique pour atterrir en 2023 avec la classification ESOD…
Et puis symboliquement, Les Compères vont jouer à Limoges pour la Saint Patrick, fête notable pour nous, alors, tout semblait fait pour que cette rencontre prenne vie à Vayres!
Pourquoi le Carnaval ?
Parce que Vayres à Soi milite pour les représentations du patrimoine, et le carnaval relève du patrimoine immatériel!
ça vous dit d’en savoir un peu sur le Carnaval ?
Voici, une émission fleuve de 1972, pépite écoutable depuis Radio France: entière et très instructive, on y apprend et découvre beaucoup d’anecdotes et questions préjugés, il faut prêter ses oreilles et une écoute attentive:
« Histoire du Carnaval : entre folie et inversion du monde, défense contre la mort et joie populaire »
Le Carnaval sous toutes ses formes…Composée d’une suite de séquences illustrées par des jeux dramatiques, des chansons, des éléments sonores elle passait en revue les formes des fêtes carnavalesques, sous leur aspect archaïque ou moderne.
On y évoquait le carnaval dans le cycle des saisons, la fête des fous, le bestiaire carnavalesque, les nourritures carnavalesques.
Un regard était également porté sur un autre carnaval, à l’autre bout du monde, au Brésil, à Rio et à Bahia.
Des invités analysaient le carnaval, parmi eux, Claude Gaignebet, ethno-folkloriste à la verve et à l’érudition vertigineuses, Martine Grimbert, historienne, Jean-Dominique Lajoux, du musée des arts et traditions populaires Roger Bastide professeur à la Sorbonne et Jean Markale, écrivain spécialiste de la civilisation celtique. »
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Nous avons mis en place une billetterie en ligne! Nous avons conçu un décor, restreint à une salle cosy pour évoluer dans un lieu intime, que l’on connait toutes et tous puisqu’il s’agit d’une salle de classe! Espace de récitation, de souvenir, d’apprentissage, de découverte et d’expérience!
La Vayres à Boire
EXTRA DAY- On a convié, pour ce chouette moment, « La Vayres à Boire » (vous ne connaissez pas, c’est normal, c’est un work in progress auquel vous êtes conviés!)
La Vayres à Boire est un collectif de théâtre et danse amateur. Nous avons crée spécialement pour l’Extra Day, un spectacle engagé et littéraire, tout en mots, sons et forme participative, il s’appelle Nous-Je!
+ d’infos: https://vayresasoi
Nous est un je qui s’ignore, je suis un autre et qui suis-je au milieu de vous? Texte sur le préjugés, rappels historiques nombreux pour ne pas oublier de contextualiser, la fable, objet culturel de Lafontaine, Le Corbeau et le Renard est notre point de départ, puis celle d’Esope, puis des détours civilisationnels nous ont semblé important à faire afin de bien comprendre que cette fable moraliste n’est pas le résultat d’observation d’un naturaliste et qu’elle s’inscrit dans une époque précise, 1668…
Le Corbeau
Alors, le Corbeau, messager des dieux, psychopompe, célébré puis impie, notamment avec la Bible et l’Arche de Noé…Il est un fabuleux personnage qui traverse toutes les périodes historiques, les pays et les folklores!
Pour les Amérindiens, le Grand Corbeau est l’oiseau créateur, responsable de la création du monde. Il est le protecteur des humains, et leur apporterait le soleil, la lune, les étoiles, l’eau et le feu.
Dans la mythologie Nordique, deux corbeaux (Hugin – réflexion et pensée et Munin– mémoire) sont assis sur les épaules du dieu Odin et lui rapportent tout ce qu’ils voient et entendent.
Au Tibet et dans la Grèce Antique, le corbeau est le messager des dieux….
Oiseau mal aimé, dit de « malheur », classé espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD), est l’un des plus intelligents, aux relations sociales étroites et indispensables au bon fonctionnement d’un écosystème notamment dans leurs relations écologiques avec les autres espèces.
Il faut déconstruire ces idées-reçues, presque toujours erronées…Nous ferons de notre mieux avec « Nous-Je »!Le Renard
Le Renard, rusé mais non, pas si réducteur…
🗾Le personnage de Ryutaro dans l’œuvre « Pompoko » apparaît dans ce conte animalier et mythologique, véritable allégorie politique…
Espiègle, messager bienveillant, deux versions…. Le kitsune 狐 – kanji qui désigne aussi tout simplement un renard – était un animal bien vu au Japon. Il véhiculait une image positive. Les histoires de renards mauvais et espiègles se sont répandues avec les légendes importées d’Asie et principalement de Chine dans le sillage du bouddhisme, ce qui explique qu’on trouve deux visions radicalement opposées du kitsune au Japon.
🎎Pompoko est un film d’animation japonais d’Isao Takahata, produit par le studio Ghibli, basé sur une idée originale de Hayao Miyazaki.
« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ».
Un renard, un jardin de roses, le Petit Prince…
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Conseils et petites formations Jardin naturel

Nous aimons prendre soin des plantes avec le respect de leur type et de leur cycle de vie, depuis le jardin du 28 rue belles roses à Vayres.
A l’origine, Il n’y avait que de grands arbres, nous avons donc planté des arbustes pour obtenir des haies diversifiées, chères aux oiseaux et aux insectes, installé des bulbes, des vivaces, rosiers, plantes mellifères, officinales et différents nouveaux arbustes.

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Nous continuons d’offrir de bonnes conditions (gites et couverts) d’accueil et de protection pour la biodiversité ordinaire, des mangeoires, abreuvoirs et allons poursuivre l’installation de nichoirs. 
Le jardin est, également, un refuge L.P.O.
Nous ouvrirons le jardin à la visite courant avril!–

Crédits Isabelle Pompe Nous avons mis en œuvre, avec le respect du jardinage naturel, un entretien pour de petits espaces publics à Vayres :
- taille douce
- Plantation/semis
- Engrais vert
- Gestion des plantes
- Recyclage floral
- Compostage
—Ils sont de petits coins de vie en constante évolution au fil des saisons…
Nous menons des actions en faveur de l’éducation à l’environnement, constituons, à ce jour, une grainothèque et portons un projet de végétalisation important.
Nous avons accompagné des personnes en demande de formations courtes au regard de l’entretien de certaines espèces arbustives, notamment la taille douce.
Les questions qui sont souvent revenues concernent aussi l’aménagement du jardin, la taille des rosiers et le choix des espèces à planter.
Alors, nous lançons une première Formation courte taille des rosiers en mars, et pouvons vous aider pour l’entretien de vos propres espaces dans la limite du raisonnable!
Vous pouvez nous contacter, nous venons sur place pour découvrir les possibles de votre jardin, nous vous vous conseillons et vous proposons le type d’intervention possible.
Vous participer à l’entretien, avec nous, aussi pour vous aider/conseiller aux bons gestes et bonnes pratiques et vous soutenez, par là-même, une action associative et collective en faveur de la biodiversité ordinaire à l’échelle de votre jardin!Nous contacter: 06.13.85.10.32
Petites formations Taille et entretien
La 1ère, formation courte taille des rosiers!
Formation taille des rosiers ! Petite session jardinage de cours collectif pour répondre à vos questions, vous aider pour les bons gestes, par amour des roses dans un jardin au naturel!
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Crédits Isabelle Pompe Taille tôt ou taille tard : Rien ne vaut la taille de mars » dit l’adage
Le début du printemps est la période idéale pour la taille des rosiers, généralement entre février et mars, toujours en dehors des moments où il gèle.
C’est tout neuf comme idée à Vayres, on choisit la date avec vous!
Votre jardin a accueilli des rosiers mais vous avez l’impression de ne pas maitriser leur langue… La taille, pratique courante et intimidante, est une étape importante pour avoir de belles roses!
Tarif: 5 € par personne, vous pourrez repartir avec des boutures, des conseils de lectures, les bons gestes au bon moment, les bonnes associations…
Nous avons indiqué deux dates en fonction des inscriptions, nous nous réservons le droit d’en choisir une seule, 5 inscrits minimum, la réservation est donc obligatoire, merci de votre compréhension!
Cette formation courte est d’une durée approximative de 2h, en fonction de la météo, nous pourrons proposer en complément une balade florale du village de Vayres, bien connu pour son amour de la roses!A bientôt!
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Nous-Je, 1ère création du collectif La Vayres à Boire

Nous-Je c’est le nom du spectacle que vous proposera le collectif de danse et théâtre amateur, La Vayres à Boire à Vayres lors de l’Extra Day le 29 février prochain!
Nous-Je est basé sur une histoire vraie.
Bienvenue à la maison, nous vous ouvrons la porte et quelques fenêtres du spectacle…L’oiseau Noir et Jean de la Fontaine, une visite à suivre!
Nous-Je ce sont les histoires d’un bestiaire à plumes et à poils, noir et roux, pour lequel on quitte la promesse et on part en voyage!
Une représentation qui raconte les histoires de corbeaux freux au fil des civilisations, temps modernes et lectures culturelles, plumes symboliques et psychopompe, et oui…Beaucoup de choses inouïes à découvrir sur le bel oiseau pas si noir….

Crédits Isabelle Pompe :
Nous-Je est un histoire vraie, elle s’est imposée à nous par le prisme de la problématique des E.S.O.D – Espèces susceptibles d’occasionner des dégâts.
Le corbeau freux et le renard roux figurent dans la liste des espèces cibles chassables toute l’année, condamnées, présumées coupables…
Lors de notre enquête pour l’écriture de cette histoire, nous avons traversé des siècles d’histoire, des pays, comme la Grèce, et des endroits du monde totalement méconnus par nous. Le folklore a fait son entrée par la porte principale, Claude Lévi-Strauss, Michel Pastoureau, La Fontaine, Esope, Anubis…Une embarcation merveilleuse!
L’oiseau NOIR
« Oiseau noir, célébré par toutes les mythologies, le corbeau européen ne cesse de se dévaloriser au fil des siècles.
Si l’Antiquité gréco-romaine loue sa sagesse, son intelligence, sa mémoire, le christianisme médiéval à sa suite le rejette violemment : c’est un oiseau impie qui occupe une place de choix dans le bestiaire du Diable, symbolisant l’incarnation du démon et de toutes les forces du mal.
Plusieurs phases de travail ont permis cette proposition participative. De nombreux ouvrages se sont installés entre nos mains, Pastoureau est revenu encore avec Les Animaux célèbres, le Corbeau, Le Noir, puis, Le Roman de Renart, la fable d’ Esope, celle de Jean de La Fontaine nous a embarqué jusqu’aux Lumières.
Avec Rousseau et son acharnement mot pour mot au sens de la fable de Jean de La Fontaine…Nous irons, sans nous brûler les ailes, tout près de Louis XIV, avec Racine, Corneille et Molière, comme une promesse d’un voyage sans hiérarchie mais de première classe!
Vous êtes prêts ?
Que la Fête commence!
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« Oiseau noir, célébré par les mythologies antiques et vénéré par les peuples du Nord qui louent son intelligence, sa mémoire et ses dons de prophéties, le corbeau est fortement dévalué par le christianisme. Comme la Bible, celui-ci en fait un oiseau impie. À dessein, les Pères de l’Église et les auteurs du Moyen Âge lui réservent une place de choix dans le bestiaire du Diable.
À l’époque moderne, cette symbolique devient encore plus négative, comme l’attestent les fables, les proverbes, le lexique.C’est un oiseau malfaisant, répugnant et qui porte malheur. On tue un grand nombre de corbeaux dans les campagnes européennes. De nos jours, cependant, l’oiseau semble prendre sa revanche : les enquêtes les plus récentes sur l’intelligence animale montrent que ses capacités cognitives en font parfois l’égal des grands singes pourtant il est classé E.S.O.D.
Michel Pastoureau « retrace l’histoire symbolique, littéraire, lexicale et artistique d’un animal, en l’occurrence ici celle du corbeau, qui tout à la fois intrigue, fascine ou terrifie. Il reste un animal au cri lugubre, un oiseau noir de mauvais augure et devient même, dans un sens figuré, un dénonciateur, un auteur de lettres anonymes. On en a peur car il est en partie lié avec l’hiver, la désolation et la mort. « ….SourceJean de La Fontaine

Poète et fabuliste1621-1695
Avec Jean de La Fontaine, on arrime à Versailles on touche le roi et les dates concordent; on touche des oreilles les mots somptueux de Corneille le Grand, Racine et Molière!
L’ainé c’est Corneille, le rouennais, amoureux du droit, reçu avocat au parlement de Rouen en 1624, peu joués, ses textes appartiennent à cette langue fastidieuse, ses pièces sont complexes, longues et difficiles avec un style poétique qui les rend revêches! Un défi très dur à relever…Mais qui fait rêver alors, oui, ses mots seront à nos côtés pour Nous-Je!
Et puis, Corneille est un féru du duel- Scène classique de théâtre. Corneille s’en servait toujours comme un appel dramatique et, d’ailleurs, souvent, les duels n’ont pas lieu. ..
Saviez-vous que La Fontaine a un de plus que Molière ?
Dans l’ordre, Corneille, La Fontaine, Molière, Louis XIV et Racine, le tout court sur 33 ans!
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Et oui, un peu d’Histoire en dates–
- Corneille le grand est né 6 juin 1606 à Rouen et mort le 1ᵉʳ octobre 1684
- Molière est né le 15 janvier 1622 à l’église Saint-Eustache de Paris et mort le soir du 17 février1673
- Racine est né le 22 décembre 1639 à La Ferté-Milon et mort le 21 avril 1699
- LOUIS XIV dit « le Grand » ou « le Roi-Soleil » est né le 5 septembre 1638 au château Neuf de Saint-Germain-en-Laye et mort le 1er septembre 1715 à Versailles
Allez, on vous indique Richelieu ( 1585-1642) et son absolutisme question monarchie sous le règne de Louis XIV- (1661 – 1715)
Le prestige culturel s’y affirme grâce au mécénat royal en faveur d’artistes tels que Molière, Racine, Boileau, Lully, Le Brun et Le Nôtre, ce qui favorise l’apogée du classicisme français, qualifié, dès son vivant, de « Grand Siècle », voire de « siècle de Louis XIV ».
Célèbre fabuliste du XVIIe siècle, Jean de La Fontaine est proche du surintendant des Finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet. Resté à l’écart de la cour royale, il entre, en 1684, à l’Académie française.
« Né en 1621, Jean de La Fontaine préfère rapidement la littérature à sa charge de maître des eaux et forêts à Château-Thierry, sa ville natale. Après quelques publications (dont une comédie, L’Eunuque, dont le sujet est adapté de Térence), il rencontre Nicolas Fouquet, le flamboyant surintendant des Finances de Louis XIV, qui lui accorde une pension. La Fontaine l’en remercie par la composition d’un vaste poème, Le Songe de Vaux, destiné à célébrer les beautés du château et des jardins que Fouquet vient d’achever et qui contribueront à causer sa perte. »
Après l’arrestation du surintendant sur ordre du roi, La Fontaine est l’un des rares à demeurer fidèle à son bienfaiteur malheureux. L’élégie Aux nymphes de Vaux, publiée en 1662, puis l’Ode au roi composée l’année suivante en appellent courageusement à la clémence de Louis XIV, en vain…
En 1684, La Fontaine entre à l’Académie française, un an après son ami Boileau… » Source Château de Versailles.fr Grands personnages
En attendant la suite, on passe au costuming, où les éléments et accessoires comment à s’échauffer…
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Crédits Isabelle Pompe !
On note qu’il manque un « n » au 3ème soon dans la boucle…Les personnages ont leur vrai nom: ROUXX et FREUXX.
Reste à aborder: Rousseau, Esope, Anubis, Le roman de Renart, le renard roux, Le Carnaval des animaux (Camille Saint Saëns) Disney, Jimi Hendrix…On vous offre un autre épisode tout bientôt!
On a déjà causé de Wes Anderson et d’Hitchcock et de beaucoup d’autres références culturelles là: Projet de theatre à Vayres
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Retours sur l’atelier monochrome rouge

Tout d’abord tous nos vœux pour cette nouvelle année 2024!
Samedi dernier, le 6 janvier, nous fêtions notre rentrée, nous proposions, à Vayres, une autre version de nos ateliers singuliers: le 1er consacré aux questions culturelles et histoires des arts. Tout au pluriel, aussi pour poser la question de la diversité culturelle et se placer au carrefour des pratiques artistiques, enfin, pour tenter d’élargir notre regard en direction des histoires sociales et symboliques d’ une couleur.
Ce pourquoi, nous sommes entrées par le monochrome, le rouge, la couleur par excellence!
C’est un pléonasme de parler de couleur rouge selon Michel Pastoureau.
Le sang de couleur rouge tisse un lien avec le vivant qui est très important.
A partir de l’évènement Facebook, de la page Vayres à Soi, nous avons alimenté la discussion en images, remarques, questions, ouvrages et références pour de nombreuses formes artistiques.
L’architecture a été mise à l’honneur, la photographie, le cinéma, les séries, la BD et le roman graphique, le théâtre, la danse…
Un peu d’Histoire
-Le rouge, le noir et le blanc étaient les premières couleurs utilisées par les artistes au Paléolithique supérieur, probablement parce que les pigments naturels tels que l’ocre rouge et l’oxyde de fer étaient facilement disponibles là où les premiers habitants vivaient. La friandise, une plante dont la racine pouvait être transformée en un colorant rouge, s’est largement répandue en Europe, en Afrique et en Asie.
Dans l’Egypte ancienne, le rouge était associé à la vie, à la santé et à la victoire. Les Egyptiens se coloraient d’ocre rouge lors des célébrations. Les femmes égyptiennes utilisaient l’ocre rouge comme cosmétique pour rougir les joues et les lèvres et utilisaient aussi le henné pour colorer leurs cheveux et peindre leurs ongles.
Dans la Chine ancienne, les artisans fabriquaient des poteries peintes en rouge et noir dès la période de la culture Yangshao (5000-3000 av. J.-C.).
En Europe
Après la chute de l’Empire romain d’Occident, le rouge fut adopté comme une couleur de majesté et d’autorité par l’Empire byzantin, les princes d’Europe et l’Église catholique romaine. Il a également joué un rôle important dans les rituels de l’Église catholique – il symbolisait le sang du Christ et des martyrs chrétiens – et il associait le pouvoir des rois aux rituels sacrés de l’Église.Le rouge était la couleur de la bannière des empereurs byzantins.
En Europe occidentale, l’empereur Charlemagne a peint son palais rouge comme un symbole très visible de son autorité, et portait des chaussures rouges à son couronnement. Les rois, les princes et, à partir de 1295, les cardinaux catholiques commencèrent à porter des habitus de couleur rouge. Lorsque l’abbé Suger reconstruisit la basilique Saint-Denis en dehors de Paris au début du XIIe siècle, il ajouta des vitraux colorés de verre bleu cobalt et de verre rouge teinté de cuivre.
Ensemble, ils ont inondé la basilique d’une lumière mystique. Bientôt des vitraux ont été ajoutés aux cathédrales partout en France, en Angleterre et en Allemagne.
Dans la peinture médiévale, le rouge était utilisé pour attirer l’attention sur les figures les plus importantes; Le Christ et la Vierge Marie étaient généralement peints avec des manteaux rouges.
Le rouge est signe de richesse.
Aux XVIe et XVIIe siècles
Dans la peinture de la Renaissance, le rouge a été utilisé pour attirer l’attention du spectateur; il était souvent utilisé comme la couleur du manteau ou du costume du Christ, de la Vierge Marie ou d’une autre figure centrale. A Venise, Titien était le maître des beaux rouges, particulièrement vermillon; il a utilisé de nombreuses couches de pigments mélangées à une glaçure semi-transparente qui laisse passer la lumière pour créer une couleur plus lumineuse.Le peintre français Henri Matisse (1869-1954) fut l’un des premiers peintres éminents à utiliser le nouveau cadmium rouge. Il essaya même, sans succès, de persuader Renoir, son voisin plus âgé et plus traditionnel, son voisin du sud de la France, de passer du vermillon au rouge cadmium.
Plus tard dans le siècle, l’artiste américain Mark Rothko (1903-1970) a également utilisé le rouge, sous une forme encore plus simple, dans des blocs de couleur sombre et sombre sur de grandes toiles, pour inspirer des émotions profondes. Rothko a observé que la couleur était « seulement un instrument »; son intérêt était « d’exprimer les émotions humaines, la tragédie, l’extase, le malheur, et ainsi de suite ».
Focus sur Mark Rothko
Pour poursuivre notre petit chapitre de la semaine « Voir Rouge », un artiste peintre américain, mis à l’honneur, actuellement et ce jusqu’au 2 avril 2024 à La Fondation Louis Vuitton grâce à Suzanne Pagé (conservatrice et historienne- directrice artistique de la fondation)- Rothko!
Une expo qui réunit 115 œuvres dans un parcours chronologique depuis ses peintures figuratives aux silhouettes filiformes jusqu’aux toiles abstraites aussi cryptiques que puissantes qui caractérisent son style reconnaissable.Rothko, c’est le souvenir extraordinaire d’une rétrospective et la création d’une rencontre unique avec un artiste, impulsée, déjà, par Suzanne Pagé, à Paris, de janvier à avril 1999 au Musée d’Art moderne de la ville. Soixante dix ouvres étaient présentées dans l’ordre chronologique.
// Pour celle de la fondation Suzanne Pagé a décidé, cette fois, avec l’aide de Christopher Rothko, le fils du grand peintre abstrait américain, d’insister sur les débuts figuratifs de Mark Rothko.
« Parce que, comme il dit, il peint les émotions humaines fondamentales, la tragédie, la mort, l’extase. C’est universel, intemporel. Cette œuvre vous met face à vous-même. Je pense que l’on ne peut pas y échapper. D’abord parce qu’elle a quelque chose de très sensuel, jouissif, une séduction qui rend captif. Dans laquelle, il le revendique, il a mis le maximum de violence. » Suzanne Pagé..
Expo Fondation Vuitton –Mark Rothko
Je suis devenu peintre car je voulais élever la peinture au même degré d’intensité que la musique et la poésie. »
« Première rétrospective en France consacrée au peintre américain Mark Rothko (1903-1970) depuis celle du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1999, l’exposition présentée à la Fondation réunit quelque 115 œuvres provenant des plus grandes collections institutionnelles, notamment de la National Gallery of Art de Washington, de la Tate de Londres et de la Phillips Collection de Washington, et de collections privées internationales dont celle de la famille de l’artiste. »
Voici quelques uns de nos contenus numériques à propos de cet atelier:
« On entrera par la porte du Rouge pour notre 1er atelier culturel et histoires des arts…
Le rouge dans tous ses états, sous toutes les coutures, en aperçu, split screens, en peinture, au cinéma, danse, séries, photographie, architecture, mode…
Un personnage culturel majeur! »Ce samedi c’est le 1er de la série des Ateliers culturels et histoires des arts!
On ouvre la page du grand livre des histoires des arts avec la couleur rouge…Au cinéma, dans les séries, en peinture, danse, théâtre et en architecture!
Ici, en extrait architectural : On voyage avec la Casa das Artes, Miranda do Corvo, Portugal, 2013. Future Architecture Thinking, Le Nuestra Señora del Carmen Neuropsychiatric Center, Zaragoza, Espagne, 2011. José Javier Gallardo, le Paperbridge, Lake District, England, UK, 2015. Steve Messam, La Maison rouge à Paris au 31-33 rue Glacière, architecte Catherine Dormoy et le livre consacré Red: Architecture in Monochrome au édition Phaidon.La Maison Rouge à Paris – « Elle se dresse sur l’ancien emplacement d’un ensemble industriel du 20ème siècle, composé de bureaux et d’entrepôts (en fond de terrain), et d’une maison d’habitation (sur la rue). L’immeuble de logements sociaux, désormais érigé à la place, a été conçu par l’architecte Catherine Dormoy. Celle-ci a souhaité conserver la maison de maître, repeinte en rouge vif, et lui adosser un bâtiment neuf. Des loggias viennent en surplomb de la bâtisse à partir du 4e étage. Un troisième bâtiment se situe en fond de parcelle. » La suite ici: La Maison Rouge rue Glaciere

-Des liens vers des podcast, et deux recommandations de lecture: les éditions Phaidon et son Red Architecture et Michel Pastoureau!
Vous connaissez Michel Pastoureau?
Historien, explorateur de l’imaginaire et auteur de la célèbre série « Histoire d’une couleur »!
On en parlera lors de notre 1er Ateliers culturels et histoires des arts puisque nous entrons par la porte du Rouge avec « Voir Rouge »
En image, un ouvrage, le quatrième d’une série consacrée à l’histoire sociale et culturelle des couleurs en Europe. Rouge. Histoire d’une couleur fait suite à Bleu. Histoire d’une couleur (2000), Noir. Histoire d’une couleur (2008) et à Vert. Histoire d’une couleur (2013) »
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« Le rouge est en Occident la première couleur que l’homme a maîtrisée, aussi bien en peinture qu’en teinture. C’est probablement pourquoi elle est longtemps restée la couleur «par excellence», la plus riche du point de vue matériel, social, artistique, onirique et symbolique.
Admiré des Grecs et des Romains, le rouge est dans l’Antiquité symbole de puissance, de richesse et de majesté.
Au Moyen Âge, il prend une forte dimension religieuse, évoquant aussi bien le sang du Christ que les flammes de l’enfer.
Mais il est aussi, dans le monde profane, la couleur de l’amour, de la gloire et de la beauté, comme celle de l’orgueil, de la violence et de la luxure.
Au XVIe siècle, les morales protestantes partent en guerre contre le rouge dans lequel elles voient une couleur indécente et immorale, liée aux vanités du monde et à la «théâtralité papiste».
Dès lors, partout en Europe, dans la culture matérielle comme dans la vie quotidienne, le rouge est en recul. Ce déclin traverse toute l’époque moderne et contemporaine et va en s’accentuant au fil du temps.
Toutefois, à partir de la Révolution française, le rouge prend une dimension idéologique et politique.
C’est la couleur des forces progressistes ou subversives, puis des partis de gauche, rôle qu’il a conservé jusqu’à aujourd’hui.
Michel Pastoureau – Seuil – Couleur Rouge ( 2016) prix de vente conseillé 39 €.
Pour notre 1 er atelier de la série les Ateliers culturels et histoires des arts, à Vayres, Le rouge fait son entrée!
Les formes artistiques
Le voici, en extraits, en photographie avec les œuvres de Harry Gruyaert, Martin Parr, Depardon et Saul Leiter…
Il nous emmène vers le numéro 6 et la splendide série Battlestar Galactica,
au cinéma avec le chef d’œuvre Les Chaussons Rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, sorti en 1948 et Trois couleurs Rouge du regretté Krzysztof Kieślowski
Il nous fait voyager en terre sacrée avec les chorégraphes Pina Bausch et Maguy Marin…
Alors, voici une pépite cinéma : Blow Up
« Blow Up est un web magazine et une émission de télévision créée et présentée par Luc Lagier, disponible sur la plate-forme numérique d’Arte et diffusée très ponctuellement sur la chaîne franco-allemande depuis novembre 2010.
C’est une émission culturelle consacrée à l’histoire du cinéma utilisant des montages et des extraits de films pour expliciter une thématique ou une personnalité (acteur/rice ou réalisateur/rice) du septième art. »On aborde aussi les oiseaux, animaux dits rouges! Le cardinal en acteur phare, image culturelle (mascotte) notamment pour son lien avec l’Amérique et un film et une référence à l’optique, le thaumatrope chez Sleepy Hollow de Tim Burton.
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Son changement de statut, il était autrefois prisé comme animal de compagnie mais sa vente est maintenant interdite aux États-Unis et au Canada selon la convention concernant les oiseaux migrateurs de 1918 et l’origine de son nom associé à l’Eglise catholique romaine.
La bande dessinée
Avant notre atelier de demain Ateliers culturels et histoires des arts, dernières petites saveurs pour aborder le rouge au cœur de l’histoire des arts..
Roman graphique, manga, bande dessinée…Le rouge comme personnage, Rackham le rouge, le rouge Fusée chez Tintin, le rouge total d’Akira, le rouge sexué chez le grand illustrateur Bjorn Rune Lie, le rouge comme un phare chez une figure importante de l’illustration et de l’édition française, Bernard Granger alias Blexbolex et le rouge signature tel le chef d’œuvre multi primé de Larcenet, Blast à s’offrir en intégrale sublime sous fourreau, évidement…

Avec le rapport à la triade (Noir/blanc/Rouge) véritable fil conducteur de la programmation culturelle de l’association Vayres à Soi, vous retrouverez le spectacle théâtral et musical « Nous-Je » dans ce sens le 29 février prochain!
Le rouge, encore, cette immense maison de la couleur par excellence nous présente ses histoires… Des expressions colorées telle que Franchir la ligne rouge, Alerte rouge, être rouge de honte, la liste rouge, le rouge est mis, tirer à boulets rouges, être rouge comme une pivoine, dérouler le tapis rouge…
Le théâtre, le cinéma en salles et couleurs de fauteuils
Les fauteuils, comme les tentures des salles de spectacle sont souvent rouges mais ne l’ont pas toujours été!///Avant la Révolution française les couleurs des salles de spectacle étaient le bleu, le vert, le blanc et l’or. Le vert n’était pas encore une couleur maudite au théâtre. Il n’a été abandonné qu’au XIXe siècle. Auparavant, la teinture verte difficile à obtenir, non seulement ne tenait pas, mais était souvent toxique. Le vert utilisé était le vert-de-gris, qui s’obtenait par l’oxydation de lamelles de cuivre avec du vinaigre, du citron ou de l’urine. Ce pigment instable et corrosif contaminait les couleurs voisines et empoisonnait au sens propre ceux qui portaient des costumes de cette couleur.
Dans les salles, qui étaient souvent des théâtres officiels, on trouvait du bleu, parce qu’on devait voir la couleur du roi.
La couleur azur avait été adoptée comme couleur officielle de la royauté française au XIIe sous les Capétiens. On disait également que le bleu mettait en valeur les toilettes et la peau des femmes qui reposaient leurs bras sur les accoudoirs. La couleur mettait un coup de projecteur sur le public plutôt que la scène à une époque où on allait au théâtre surtout pour être vu.
—-Après la Révolution française, le rouge s’installe progressivement dans les salles de spectacle.
En 1798, on rénove le théâtre de Richelieu (qui allait devenir La comédie française un an après). Pour la première fois, les sièges et la décoration sont dominés par le rouge et l’or. Ce changement est très critiqué à l’époque. Comme la Terreur est encore proche, les spectateurs s’interrogent : « Comment un théâtre peut-il avoir la couleur du sang versé par les Français pendant cette triste période ? » Le théâtre change immédiatement sa décoration et repasse au bleu, blanc et or. »
La suite c’est par ici: Radio France France Inter/Pourquoi les sièges des salles de theatre et de cinéma sont rouges
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Nous avons omis, sciemment, la mode!
Et pourtant, depuis les cosmétiques et les fameux rouge à lèvres et rouge aux joues…Un autre temps sera peut-être impulsé pour parler du sexe des couleurs…
Cet atelier monochromatique pourrait être reconduit pour le noir et le blanc afin de clore l’année culturelle de Vayres à Soi avec toute logique!
Bien à vous.
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Projet de théâtre à Vayres!

Nous avons lancé, en novembre dernier, le collectif La Vayres à Boire pour proposer une pratique amateure, à la campagne, à Vayres, en Haute-Vienne, pour le théâtre et la danse.
Nous avions envie de célébrer ces pratiques en 2024, en inscrivant deux dates dans nos agendas, celle particulière du 29 février, jour de l’Extra Day et celle du 25 mai.
Suite à notre rencontre avec des musiciens, une idée nous est venue, concevoir une petite forme théâtrale pour le 29 février aussi pour créer, de manière collaborative et libre, et poser cette question de limites, de frontières entre une création théâtrale et les publics, les types d’art vivant, théâtre, danse et musique…
Au fur et à mesure des RDV ateliers participatifs, le groupe a changé, évolué, sans nécessairement que soient exprimées des idées claires pour nous permettre de rebondir, avec, parfois, des attentes que nous ne pouvions satisfaire: l’obligation d’un cadre, un texte de répertoire, des sujets en lien avec le village de Vayres mais problématique, clanique pour l’ADN de notre association.
4 rdv ont donné lieu à des précisions, des réajustements, des bribes et extraits sont sortis, des références culturelles populaires, cinéma, série TV, un peu de théâtre classique, des répliques de Vaudeville… Le ton, décalé, et humoristique mais engagé.
AXES choisis et proposition de sujets
Nous sommes solidaires de la L.P.O lorsqu’elle lance son plaidoyer pour les E.S.O.D.
Lutter contre les préjugés et reprendre les expressions: « réhabilitation, présumés coupables, mal aimés, faites entrer l’accusé », regarder dans l’histoire ce que nous pouvons en dire
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La plupart de ces espèces peuvent être des hôtes de votre Refuge LPO. Elles y vivent discrètement, parfois tout prêt de nos habitations. Ces animaux sont considérés « nuisibles » par arrêté ministériel et peuvent légalement faire l’objet de destruction tout au long de l’année. Ils font pourtant partie de notre faune de proximité, ne sont pas dangereux et leur présence est indispensable à l’équilibre de nos écosystèmes. Pour cette raison, il est plus que jamais nécessaire de les accepter chez vous, que vous soyez en ville ou à la campagne. La LPO s’est donnée pour objectif de les faire sortir de la liste officielle des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » qui doit être renouvelée par le gouvernement en juin 2023. Source Mobilisation citoyenne LPO
Nous vous invitons au cours des prochains mois à suivre les actions de la LPO pour réhabiliter ces animaux « présumés coupables » et à contribuer à leur défense dès aujourd’hui.
Le 15 juin 2023, le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires a ouvert la consultation publique concernant le classement triennal du groupe 2 des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD) pour la période 2023-2026.
Le projet d’arrêté ministériel renouvelle au niveau national la liste nationale actuelle des 9 espèces d’ESOD, 4 mammifères et 5 oiseaux :
- la Martre des pins
- la Belette
- la Fouine
- le Renard roux
- la Pie bavarde
- le Geai des chênes
- la Corneille noire
- le Corbeau freux
- l’Étourneau sansonnet.
Selon un tableau de répartition géographique annexé à l’arrêté, chacune de ces espèces est alors classée ESOD à l’échelle d’un département ou sur un nombre limité de communes ou de cantons, où elle pourra être détruite tout au long de l’année en quantité illimitée. Source LPO Auvergne-Rhône Alpes
Signataires de ce plaidoyer, il nous a donc semblé évident d’incarner une de ces espèces concernées par ces classifications.
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Nous avons choisi ces deux là, aussi, parce que nous ne pouvons pas ignorer leur place dans le folklore, légendes, bestiaire, images, mauvaises réputations, culture etc…
Le Corbeau
Noir, c’est noir, le damné, le sérieux, le deuil. Sombre, luxe, élégance, on ne compte plus les associations, attributions que l’on donne à la couleur noir.
Au début était la nuit, l’immense nuit des origines » Michel Pastoureau
Le noir dans l’histoire de l’art
C’est la couleur du commencement et de la fin, de l’avant et de l’après. Le noir est l’une des premières teintes employées par les artistes, et ce depuis la préhistoire ! Pourquoi les artistes sont obsédés par le noir
Le noir n’est pas une couleur ? Il s’agit tout simplement d’une absence de couleur. Il n’est pas, non plus, le contraire du blanc!
On écoute – L’historien Michel Pastoureau est spécialiste de la couleur. Après avoir décrypté l’histoire du bleu, du vert… ce sont les mystères du noir qui sont levés. Michel Pastoureau nous explique notamment, au micro d’Ali Rebeihi, que le noir n’est pas le contraire du blanc… Extrait d’un moment d’antenne passionnant. Radio France. France Inter
Le noir et les oiseaux – Murmurations (action de murmurer ou le regroupement important d’oiseaux en vol ou en nuage) des étourneaux par Soren Solkaer
La fable de la Fontaine, le Corbeau et le renard
Sa morale et le souvenir de la récitation….
Morale, on ne peut plus actuelle:
« Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute «
Le courtisan et le courtisé – le courtisan (ici le renard) ne sachant que flatter pour obtenir ce dont il a besoin et le courtisé (le corbeau) bien haut perché sur l’échelle sociale, sensible aux belles paroles des courtisans qu’il écoute et qu’il absorbe. Le courtisé et le courtisan sont au final tous les deux dépendant l’un de l’autre.
Ceci nous rappelle, la dépendance des acteurs à leurs publics d’où un dispositif scénique au même niveau pour faire tomber et briser le «quatrième mur», frontière fictive entre comédiens et spectateurs.
La question de l’adresse au public
L’adresse au public est évidemment aussi vieille que le théâtre. «A Londres, au XVIIe siècle, lors des créations des pièces de Shakespeare, les spectateurs étaient debout, tout près de la scène, autour des acteurs, et leur touchaient les pieds, explique Béatrice Picon-Vallin, professeur d’histoire du théâtre au Conservatoire national . Source le-public-et-les-acteurs-dans-le-meme-tableau
Récitation – « Des générations entières de petits français et française se sont soumis à l’exercice angoissant et à l’épreuve emplissant les joues de timidité que nous avons nommé la récitation. Un silence de mort régnant sur la classe, le regard des élèves fuyant celui du maître ou de la maîtresse craignant qu’un simple contact visuel ne les verrait tout désigné pour rentrer dans l’arène des regards inquisiteurs, des oreilles attentives et des rires étouffés. Qui n’a pas récité l’Albatros de Baudelaire ou encore Le corbeau et le renard de Jean de la Fontaine ? » Source
Les faits divers, les lettres anonymes, le film mal aimé de Clouzot…
Le Corbeau, film d’Henri-Georges Clouzot est l’objet d’un scandale à sa sortie en 1944. De la genèse au succès du film, de son interdiction à sa réhabilitation, Pierre Billard raconte les mésaventures de cette œuvre majeure du cinéma français des années 40. Source : Cinematheque
1917-1922 : une vague de lettres anonymes empoisonne la ville de Tulle.
1935-1937 : un scénario de Louis Chavance adapte l’affaire.
1943 : dans la France occupée, Henri-Georges Clouzot, à partir de ce scénario, réalise Le Corbeau, produit par la Continental.
1945-1947 : Le Corbeau est interdit et Clouzot suspendu par les instances d’épuration du cinéma.—-
Le corbeau est, malheureusement, un personnage célèbre dans les faits divers qui ont marqué les français comme l’Affaire du Petit Grégory.
Les corbeaux d’Hitchcock
On commence avec un couple d’inséparables, un goéland mort, des moineaux dans la cheminée…
« Elle s’enfuit la bouche ouverte dans un cri silencieux, et rentre précipitamment chez elle. Mélanie propose alors d’aller chercher Cathy au collège. Alors qu’elle attend la fin des cours devant l’école, des corbeaux se rassemblent. Craignant une attaque, elle en informe Annie, et toutes deux font sortir les enfants en leur demandant de courir s’abriter en ville. Les oiseaux prennent leur vol et attaquent les enfants, qui s’enfuient en hurlant.
Après cette agression, les oiseaux s’en vont. »
Corbeau est un terme vernaculaire composant le nom normalisé de plusieurs espèces du genre Corvus qui comprend aussi les corneilles.
« Celles élaborent des stratégies, sont fidèles en amour, apprécient les cacahuètes… Au Jardin des Plantes, à Paris, des corneilles baguées sont observées avec intérêt. Et démontrent, n’en déplaise à Hitchcock, qu’elles mériteraient d’être mieux aimées. « les-corneilles-ces-oiseaux-mal-aimes
Nevermore
Le Corbeau, cité, voire ultra présent au cœur de la culture gothique, tout droit sorti de The Raven, poème d’Edgar Poe.
Alors, dans la culture populaire anglophone, Edgar Poe est une référence très citée, reprise, exploitée, un monde entier lui rend hommage, de la musique (on pense à The Alan Parsons Project), au cinéma, audio livre, au théâtre et au sein de la littérature…
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—Parce que le vert porte, soi disant, malheur au théâtre, on coiffera le personnage du corbeau d’un chapeau vert (à l’instar des fanes de carottes)!
Le vert, est la couleur changeante, instable et tabou, Molière… le jour de sa mort était habillé en vert… Du moins la légende le veut-elle ainsi : Radiofrance.fr France Inter pourquoi-le-vert-est-il-tabou-sur-les-scenes-de-theatre
Comme le dit avec malice Michel Pastoureau :
« On ne sait pas trop si c’est vrai, mais on l’a dit, et à partir du moment où on l’a tellement dit, ça devient vrai ».
Le Renard Roux
L’animal, la couleur, roux, orange, poil de carottes…
On vous recommande le film « La montagne aux renards » –
« Anne et Erik Lapied proposent un cru remarquable. Ils ont filmé une année entière de la vie d’une famille de renards dans le chaos rocheux d’une montagne des Alpes italiennes. Le résultat, esthétiquement superbe, est une chronique de la vie sauvage dépouillée et poétique, au sein de laquelle le téléspectateur s’immerge dans le quotidien trépidant de ce modeste prédateur. » Source Critique La montagne aux renards arte
L’animal, Vulpes Vulpes
De taille moyenne, avec des pattes relativement courtes et minces, le renard roux a un pelage très fourni, plus dense en hiver, et présentant de grandes variations de coloration selon les individus ou la région. Au printemps, ses poils tombent par plaques, lui conférant un aspect miteux. Son museau est effilé, sa queue est longue et touffue, et ses oreilles triangulaires et proéminentes sont noirâtres aux extrémités.
On n’oublie pas : 56 millions d’animaux sont tués chaque année dans le monde uniquement pour leur fourrure (chiffre 2017)
On se remémore 2017 – De « belles » fourrures de renard obtenues par un gavage forcené de l’animal : c’est le scandale révélé par une association de protection animale en Finlande. La Fondation 30 Millions d’Amis dénonce ces pratiques cruelles et cet odieux commerce. Sa pétition pour obtenir la fermeture définitive des fermes à fourrure en Europe totalise déjà plus de 200 000 signatures. Source 30 millions d’amis
Le renard est une espèce chassable qui peut être tuée en nombre illimité par tout détenteur d’un permis sur l’ensemble du territoire entre les dates officielles d’ouverture et de fermeture de la chasse, soit entre début septembre et fin février. Plus d’un demi-million de renards sont ainsi abattus en France chaque année par toutes formes de chasse : tir, piégeage, chasse à courre, battues administratives et vènerie sous terre, une pratique de déterrage particulièrement cruelle.
Le renard est également classé ESOD (Espèce susceptible d’occasionner des dégâts) dans 88 départements. Cela signifie qu’il peut faire l’objet d’actes de destruction toute l’année par les particuliers ou à la demande du maire ou du préfet par battues administratives. C’est le préfet de chaque département qui détermine les espèces qui peuvent être classées nuisibles localement.
Les faux procès se multiplient pour tenter de justifier l’injustifiable. Les renards sont accusés de véhiculer l’échinococcose alvéolaire alors que différentes études montrent que leur élimination est inutile pour stopper cette maladie parasitaire transmissible à l’homme, voire qu’elle favorise sa progression. La rage, officiellement éradiquée du territoire français en 2001, reste même parfois évoquée. On brandit le danger d’explosion démographique alors que les populations de renards, comme tous les prédateurs, s’autorégulent en fonction du nombre de proies et de territoires disponibles. Quant aux poulaillers, de solides clôtures permettent aisément d’en éloigner l’animal. En réalité, les chasseurs ne cachent pas qu’ils cherchent surtout à éliminer la concurrence car les renards s’attaquent volontiers aux proies faciles que représente les millions de faisans, perdrix et autres lapins et lièvres élevés dans des conditions déplorables avant d’être relâchés dans la nature pour leur servir de gibier dominical. Fiches espèces renard-roux
La couleur orange
Le orange est une demi–couleur, issue d’un ou plusieurs élément(s) de la nature. L’orange est la couleur entre le jaune et le rouge sur le spectre de la lumière visible.
On pense aux fruits, légumes, la citrouille, l’épouvantail de Grimault (en image ci-dessus, film d’animation de 1943) à Halloween (orange et noir), à des références culturelles tout droit sorties des séries, par exemple, Orange is the New Black.
Le choix d’une combinaison orange (costume) pour incarner le renard roux est une référence directe à cette série.
« Orange is the New Black est le premier coup magistral de Netflix depuis son entrée sur le terrain de la production originale (…) Ces femmes et leurs histoires composent une tapisserie aussi étrange que triste, mais la série n’est en aucun cas un Oz au féminin (…) Kohan et ses scénaristes sont fascinés par le million de petits détails qui forment un royaume aussi crédible que désenchanté. Chaque épisode contient des révélations fascinantes sur le monde de la prison, presque comme si la série avait une intention documentaire. » Huffington Post
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En Europe et en Amérique, les enquêtes montrent que l’orange est la couleur la plus associée à l’amusement, aux non-conventionnels, aux extravertis, à la chaleur, au feu, à l’énergie, à l’activité, au danger, au goût et à l’arôme, au Protestantisme. la couleur nationale des Pays-Bas et de la Maison d’Orange. Il sert également de couleur politique à l’idéologie politique de la démocratie chrétienne et à la plupart des partis politiques démocratiques chrétiens. En Asie, c’est une couleur symbolique importante du bouddhisme et de l’hindouisme.
Histoire et art
Dans l’Egypte ancienne, les artistes utilisaient un pigment minéral orange appelé realgar pour les peintures funéraires, ainsi que d’autres utilisations. Il a également été utilisé plus tard par les artistes médiévaux pour la coloration des manuscrits. Des pigments ont également été fabriqués dans les temps anciens à partir d’un minéral connu sous le nom d’orpiment. L’orpiment était un objet de commerce important dans l’Empire romain et était utilisé comme médicament en Chine bien qu’il contienne de l’arsenic et qu’il soit hautement toxique. Il a également été utilisé comme un poison de mouche et pour empoisonner les flèches. En raison de sa couleur jaune-orange, il était également un favori avec les alchimistes cherchant un moyen de faire de l’or, à la fois en Chine et en Occident.- Chaleur,
- Joie,
- Tonus
- Santé,
- Vulgarité
Au cinéma, on pense à Orange mécanique ( Kubrick) et à Antony Burgess / Expression Clockwork orange pour indiquer étrange, inhabituel, « être bizarre comme une orange mécanique ».
La rousseur
On change de cadre, un peu, le renard est associé à la sournoiserie, sa couleur feu, à elle seule, est problématique, et oui, l’histoire de la rousseur…Légendes, superstitions, préjugés…
IVème siècle avant J.-C. : Aristote affirme que « la couleur rousse est une espèce d’infirmité du poil, et [que] tout ce qui est faible vieillit plus vite. » Au même moment, les roux deviennent des boucs-émissaires qui seront chassés de la Cité pour expier les fautes collectives. Au théâtre, ils seront les personnages grotesques et subalternes…
Ce projet c’est aussi dénoncer le « roucisme », la discrimination dont sont victimes les hommes et les femmes aux cheveux roux.
Moqués, harcelés voire chassés depuis l’antiquité, roux et rousses sont aujourd’hui encore victimes de préjugés irrationnels.
Nous présenterons, aux publics, de manière synthétique, le pourquoi du comment de nos choix et les inviterons à une participation active. Aller au théâtre aussi pour s’exprimer, jouer et vivre une expérience.
Notre volonté, à Vayres, d’aborder ces espèces et les symbolismes associés tient aussi au fait de donner de la voix aux faux coupables et d’aborder la question des préjugés, dans tous les sens du terme.
La campagne est, à la fois rêvée, idéalisée et subie, le théâtre vit à sa manière des difficultés de lecture, souvent mal connu, identifié, enfermé dans une conception dominante de la culture.
Le parti pris excluant, l’idée reçue, l’a priori, le stéréotype, le préjugé qui stigmatise et qui condamne…
Ce projet est aussi une tentative de réhabilitation de ces espèces et un moyen d’interroger la représentation que l’on se fait du théâtre. On enlève donc la traditionnelle scène, on supprime l’ estrade, on compose avec des textes crées, des textes/tirades qui peuvent faire peur ou être perçus comme élitistes.
Le souhait est de déposer quelques grands mots des grands auteurs de théâtre au pied de cette petite salle des associations, espace dit non dédié, salle de classe, qui plus est de village, comme si ce n’était ni le lieu ni l’endroit. Et pourquoi pas ?
A très vite!
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Participation aux Nuits de la Lecture à Vayres!

20 janvier 2024, une première !
Nous sommes ravies d’avoir pu proposer, à temps, une petite proposition de lectures sous forme d’échantillons, capsules culturelles afin de souligner l’importance majeure que nous accordons à la lecture publique, surtout en milieu rural!
20 JANVIER 2024, RDV salle des associations à partir de 17h à Vayres, Rue Gloire de France (tout à côté de l’école communale).
Voici nos auteurs:
Julien Gracq, l’une des figures les plus marquantes de la littérature du XXe siècle
-Une figure singulière et méconnue du féminisme français, la femme de lettres et militante Françoise d’Eaubonne
-Et le romancier, membre de la Résistance, Jean Blanzat, né à Domps, en Haute-Vienne à l’œuvre si sombre et si forte!
Voici ce que nous en disons –
« L’association Vayres à Soi vous invite à faire corps avec une sélection de textes littéraires. Une petite série de lectures en épisodes vous sera présentée afin de découvrir le corps dans tous ses états réels et imaginaires. En extraits, on entre par les portes de Julien Gracq et du récit « La Maison » pour nous offrir un parcours sensuel et intériorisé, on passe par Les Eaux étroites et son voyage sans retour sur l’itinérance des corps, nous aborderons l’enfermement de l’exil intérieur grâce à Françoise D’Eaubonne et son œuvre « Les écrivains en cage », et enfin, Jean Blanzat et son Faussaire pour une nuit d’hiver dans un cimetière de la Gartempe…
Vayres, bourg et constellations de villages, ne dispose pas d’une bibliothèque, cependant, la lecture publique reste la première marche d’accès à la culture. Cette proposition, première participation à cet évènement, est une déclaration d’amour à la lecture! »

Affiche créée par Isabelle Pompe pour vayres à Soi -Voici l’évènement sur Facebook: Faire Corps, une proposition de l’association Vayres à Soi pour les Nuits de la Lecture le samedi 20 janvier
-Voici l’évènement sur le site officiel des Nuits de la lecture : Faire corps à Vayres
Jean Blanzat
Ami intime de François Mauriac et de Jean Paulhan, grand résistant et romancier, Jean Blanzat a marqué l’histoire de la littérature du XXème siècle
Jean Blanzat est originaire de Domps. Né dans cette commune proche du plateau de Millevaches, il fréquente l’école primaire d’Eymoutiers, et poursuit ses études secondaires à Bellac. Attiré par l’enseignement, il s’inscrit à l’École Normale d’Instituteur de Versailles en 1922. Mais c’est le monde des lettres qui le fascine » Source : Article Journal Le Populaire, 16 avril 2023
POUR SALUER JEAN BLANZAT
« Né en 1906 dans la région d’Eymoutiers, à laquelle il restera attaché sa vie durant, Jean Blanzat aurait aujourd’hui cent ans. Qui, hormis un petit cercle d’amis et de lecteurs éclairés, se souvient encore de cet instituteur d’origine modeste, entré en littérature dans les années trente ? Romancier de l’intériorité et conteur fasciné par l’au-delà, il nous a laissé, pourtant, une œuvre sombre et forte, saluée en son temps par le Prix de l’Académie française (L’Orage du matin, 1942) et le Prix Femina (Le Faussaire, 1962). Il est temps de la redécouvrir. Intime de Mauriac et de Paulhan, aux côtés desquels il s’engagea dans la Résistance, sa mémoire demeure étroitement associé à l’aventure des Lettres françaises clandestines. Critique au Figaro littéraire, puis directeur littéraire chez Grasset, l’auteur de L’Iguane (1966) fut aussi un infatigable lecteur et un découvreur de talents. Il nous a quittés en 1977, la même année que le peintre Lucien Coutaud, son grand ami de toujours. Cet ouvrage, qui réunit les actes du premier colloque consacré à Jean Blanzat, éclaire d’un nouveau jour les différentes facettes de l’homme et de l’écrivain. Témoignages, documents inédits, évocations, analyses : autant de points de vue qui permettent de suivre un itinéraire singulier, dans ses moments marquants comme dans ses rencontres capitales, tout en ressuscitant les interrogations inquiètes d’un siècle dont il fut assurément l’un des passants mémorables. » Source Pour-saluer-Jean Blanzat
De L’HERITAGE A L’HERESIE
« Romancier dès l’âge de 23 ans, Jean Blanzat (1906-1977), instituteur converti à la critique littéraire, fut aussi un des piliers des maisons d’édition Grasset et Gallimard. Avec persévérance, dans l’ombre de ses amis prestigieux, tels Guéhenno, Mauriac et Paulhan, il construira une œuvre très personnelle.
Héritier d’un humanisme classique et d’une vision morale nourrie par la lecture de François Mauriac, en creusant son propre sillon, il finira par récuser cette filiation et dévoiler l’extrême singularité de son talent au détriment de certains codes romanesques. Parti d’un récit poétique, Enfance, pour se tourner vers des romans introspectifs, il orientera son écriture vers une esthétique de l’étrange pour mieux témoigner de l’opacité et de la complexité du monde. L’héritage initial est alors détourné dans le sens d’une attitude hérétique qui, voilée au début, se révèle ostensiblement dans ses dernières œuvres.Mélange de conformisme et de rébellion, l’univers littéraire de Jean Blanzat s’apparente à une courageuse plongée dans les abysses de l’imaginaire et au dédale d’un moi polymorphe et déroutant. Cet ouvrage rend hommage à la quête insolite et fascinante d’un écrivain à la fois limousin par son attachement au terroir ancestral et universel par ses romans métaphysiques et poétiques qui ne cessent de surprendre le lecteur et de le questionner à l’infini. » Jean Blanzat de l’héritage à l’hérésie/Selon Myriam Boucharenc, professeure à l’Université de Paris-Nanterre, Blanzat est « un romancier de l’intériorité.
Julien Gracq
Écrire comme on se jette à l’eau
Julien Gracq, Sur Jean Paulhan, 1969
« Le dernier des classiques » a-t-on souvent dit de Julien Gracq. Son œuvre romanesque et critique, écrite dans une langue somptueuse, illustre une conception exigeante de la littérature. À l’écart des modes, affranchi des prescriptions de l’opinion et rétif à tout enrôlement idéologique, Gracq n’a jamais admis pour son art que trois impératifs : la liberté, la qualité, l’intégrité. C’est au nom de cette exigence qu’en 1951 il refuse le prix Goncourt qui lui était décerné pour Le Rivage des Syrtes.
SOURCE BNF – Tous les auteurs et les autrices du XX ème siècle
PODCAST – RADIO FRANCE / France Culture – Julien Gracq
« Julien Gracq a été Louis Poirier jeune rural qui a vécu dans un bourg vendéen Saint-Florent-le-Vieil. Ce lieu qui est resté tout au long de sa vie un séjour aux bords de la Loire. Cette sédentarité a été une école de plein air : les humeurs du fleuve, les vents de l’Atlantique proche, la flore sauvage et cultivée (il possédait des vignes), la faune, notamment les oiseaux en ont fait un naturaliste. C’est-à-dire quelqu’un qui a pratiqué la biodiversité, sans mot d’ordre. Il comprenait Linné aussi bien que Littré. » Source : Julien Gracq en habits de verts
Je me fais de l’homme l’idée d’un être constamment replongé si vous voulez, l’aigrette terminale, la plus fine et la plus sensitive, des filets nerveux de la planète.
Julien Gracq, Les Yeux bien ouverts, 1961
Françoise D’Eaubonne
Pionnière en France de l’écoféminisme dont elle invente le nom, Françoise d’Eaubonne a embrassé, et devancé, les mouvements politiques du XXe siècle. En 1974, face à un capitalisme “au stade du suicide”, elle théorise: « C’est le féminisme ou la mort ».
L’imagination comme seul pouvoir. En détournant le slogan iconique de mai 68 “l’imagination au pouvoir”, Françoise d’Eaubonne raconte à la fois les errements d’un mouvement auquel elle prit part mais dont elle dénonce immédiatement ou presque les impasses, l’absence de considération des pensées révolutionnaires qu’elle appelle du Désirant et du Refus, féministes et homosexuelles et la non remise en cause de la vicissitude fondamentale de notre structure sociale : Le pouvoir. Pour elle, tout mouvement révolutionnaire doit viser non pas le pouvoir mais la destruction de celui-ci. Radio France Podcast Françoise d’Eaubonne
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Atelier soft skills

Une nouveauté pour 2024, une autre version vous sera proposée pour nos Ateliers Singuliers spécial emploi.
L’accès à l’emploi en milieu rural soulève de nombreuses questions, notamment, au regard de la mobilité, à laquelle nous ne pouvons, techniquement, répondre qu’avec le co-voiturage depuis Vayres.
Mais l’accès à l’emploi nous interroge à titre individuel avec l’identification de nos compétences.
Trois compétences existent, les Hard Skills, Soft Skills et les Mad Skills!
Hard skills représentent les compétences techniques qui sont généralement acquises à travers une forme d’enseignement : école ou formation.
Soft Skills
Les soft skills représentent les compétences comportementales d’un individu qui sont inhérentes à sa personnalité.
« Aujourd’hui, “les compétences générales, également appelées ‘compétences transversales’, gagnent en force à l’ère de l’intelligence artificielle (IA)”, souligne le quotidien espagnol. Selon l’économiste Ernesto Poveda, “la compétence la plus appréciée à notre époque est sans aucun doute l’adaptabilité. Il faudra savoir s’adapter aux milliers de changements que nous allons avoir dans notre façon de travailler et dans nos relations avec nos collègues.”
Avoir l’esprit d’équipe!
Au-delà de la flexibilité ou encore de l’aptitude à prendre la parole en public, “dans un monde de plus en plus numérique et technologique, tout ce qui fait référence à notre dimension humaine apparaît comme désirable”, résume El País. Emploi-les-softs-skills-plus-prises-que-jamais
93 % des employeurs considèrent les soft skills comme des facteurs essentiels dans leur décision d’embauche. (source : Wonderlic – 2016)
Des traits de personnalité, le plus souvent innés et stables, comme la curiosité ou l’aisance relationnelle ;des capacités émotionnelles, comme l’optimisme ou l’enthousiasme ;des compétences qui s’acquièrent ou se développent, comme la créativité, la concentration, l’organisation…
20 soft skills indispensables au bureau

Qu’entend-on par « s’adapter au changement » ?
Chaque employeur peut avoir sa propre définition, mais plusieurs qualités reviennent dans les discours. La capacité à apprendre est souvent la première citée, notamment pour les métiers constamment en évolution. D’autres qualités autour de la personnalité sont également incluses dans ce spectre. En effet, le changement suscite généralement des émotions négatives et de la résistance, car souvent inconfortable à plusieurs niveaux. Par conséquent, la capacité à se remettre en question, ou l’appétence pour la nouveauté peut être attendue, car souvent associée à une moindre résistance au changement.
Selon une enquête intitulée « Future of Jobs » du World Economic Forum, la résolution de problèmes complexes et la créativité seront des capacités jugées comme étant essentielles dans les années à venir !
Parmi les soft skills les plus appréciées par les recruteurs : la créativité et la prise d’initiatives. Être force de proposition consiste, pour vous, à sortir de votre zone de confort, de prendre des risques, et de porter des idées riches en potentiels pour l’entreprise. Source – Quelles-seront-les-soft-skills-de-demain ?
Mad Skills
« L’esprit d’équipe est LA compétence qui fait l’unanimité aussi bien au niveau des recruteurs que des candidats ! (source : Enquête RegionsJob, « Le recrutement et la recherche d’emploi en 2019 »
Les mad skills sont à la croisée des chemins entre ces deux concepts : ce sont des compétences comportementales qui sont acquises par le candidat à travers la pratique d’une activité sportive ou d’un loisir. C’est là que le collectif, crée par Vayres à Soi, de théâtre et danse amateur, La Vayres à Boire prend tout son sens!
Les mad skills révèlent le potentiel d’un candidat !
Les mad skills ont la cote parce qu’à compétences techniques égales, la maîtrise d’une mad skill originale peut faire basculer le recrutement en faveur d’un candidat et révéler son réel potentiel. Prenez par exemple un candidat qui tient souvent le rôle d’arbitre lors de rencontres sportives amateurs : vous vous retrouvez face à une personne qui doit souvent supporter la pression des supporters, prendre des décisions justes et équitables très rapidement et les assumer. Si vous recherchiez un manager ou un chef de projet, ce candidat est très prometteur !
Toutes les entreprises ont besoin de candidats avec des mad skills !
Ce sont surtout les start-ups et les PME qui basent une partie de leurs recrutements sur les mad skills. Pour les premières, c’est notamment à cause de la course à l’innovation dans laquelle elles se sont engagées. Elles ont besoin de recruter des personnalités originales, des candidats avec une façon de penser disruptive pour trouver l’idée qui va tout révolutionner ! Pour les PME, l’objectif est de faire le bon choix parce que l’effectif de salariés est très limité et ce sont les bonnes compétences placées au bon endroit qui feront grandir l’entreprise. (source : Connaissez-vous-les-mad-skills ?)
A suivre…







