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  • Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

    Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

    Rendez-vous aux Jardins édition 2026

    Site officiel Rendez -Vous aux jardins

    23e édition des Rendez-vous aux jardins

    Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.

    « Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.

    Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »

    Source: Site officiel RDV aux Jardins

    Thème : la vue

    En Nouvelle – Aquitaine

    Open agenda

    Dimanche 7 juin 2026 à Vayres

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    RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe

    Lien vers Open Agenda à Vayres 87600

    Se voir jusqu’au Cœur

    Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! 

    BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87

  • Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

    Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

    « La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…

    En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée!  » Source site internet du Musée

    En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.

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    Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison

    « Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique.  » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.

    Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.

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    Le Mouvement en visite

    Du 1er mars au 13 décembre 2026

    « Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »

    A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…

    Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.

    En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.

    Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.

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    Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.

    Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.

    « Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »

    Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.

    Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.

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    « Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »

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    Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».

    Raoul Hausmann ?

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    L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.

    Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.

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    Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:

    Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo

    Gerhard Richter ?

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    Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?

    Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.

    Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?

    Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.

    Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.

    En soi, ce n’est pas si grave.

    Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…

    « J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».

    Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman

    Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.

    Nayel Zeaiter ?

    Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.

    Ici: site des éditions comprendre

    La salle d’interprétation historique, 2025

    Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.

    Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !

    Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…

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    A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!

    Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.

  • Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

    Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

    Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes

    En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.

    A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.

    Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.

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    Nous sommes qui, nous faisons quoi ?

    « Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.

    Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.

    Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.

    La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.

    Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !

    Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…

    Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général

    Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.

    Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !

    N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.

    L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique. 

    On protège mieux ce qu’on connait :

    Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants. 

    Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.

    Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.

    Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.

    Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.

    Les Municipales

    Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.

    W!FE

    W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural

    Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu

    Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.

    Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!

    W!fe ne peut pas péricliter !

    Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife

    L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%

    Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.

    Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.

    La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge,  limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.

    A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.

    A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.

    Installer un autre rapport aux habitantes et habitants

    Les habitants savent lire et compter

    Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.

    Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.

    Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?

    Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.

    Faire avec ce que dit le territoire

    Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous  : Pourquoi ?

    • Est-ce une question d’habitude de consommation ?
    • Une question d’offre ?
    • D’horaire ?
    • De type de service ? 

    Qu’existe il déjà autour de nous ?

    A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.

    Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?

    Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?

    La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.

    D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.

    Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)

    Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !

    C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?

    (Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).

    La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.

    C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).

    Frontières/ Communauté de communes

    Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.

    Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.

    Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.

    Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.

    Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.

    A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.

    A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.

    L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.

    Décentraliser, encore et toujours.

    Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.

    De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.

    La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.

    Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.

    Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…

    Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité. 

    Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne. 

    Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.

    Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.

    La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.

    Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.  

    L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)

    Lorsqu’on réside à la campagne,  les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.

    Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.

    « « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.

    De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.

    Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.

    Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).

    Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.

    Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…


    – Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable

    Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.

    Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.

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    Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.

    Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.

    Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).

    Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif… 

    Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.

    Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?

    C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.

    En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.

    Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.

    Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.

    « « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.

    La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».

    Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.

    Au quotidien, vivre ici c’est comment ?

    C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.

    Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.

    Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.

    Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.

    Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.

    C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.

    Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.

    C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…

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    Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences

    • à l’égard des paysages
    • des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.

    Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.

    Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »


  • Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.

    Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!

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    Crédits Isabelle Pompe

    Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.

    Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales

    • Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
    • En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…

    La santé mentale au jardin

     » Dr Gérard Lorimier :

    « Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».

    On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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    Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.

    Un extrait:

    « L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.

    De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.

    Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. « 

    On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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    « Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?

    Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »

    « En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.

    Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.

    Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici

    Rendez-vous aux Jardins

    Se Voir jusqu’au Cœur

    RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

    Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins

    « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.

    Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques:

    • Atelier Bouture
    • atelier Photo (prise de vue)
    • atelier Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    • la Ressourcerie verte à prix mini
    • la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
    • un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! »

    Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins

    La Petite Fête de la Rose

    RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).

    C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.

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    Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose

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    Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!

    Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…

    Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

  • Paye Ta Cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Paye Ta Cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Engagements pour l’égalité, contre le sexisme et les violences faites aux femmes

    Persistance des rôles traditionnels et suprématie hétérosexuelle

    Les inégalités de genre ne prennent pas la même forme selon l’endroit où l’on vit.

    Exigence d’égalité: nous souhaitons pouvoir accéder au pouvoir de la même façon. Nous sommes pour la promotion d’une culture de l’égalité!

    Le sexisme se fonde sur le postulat suivant: infériorité des femmes par rapport aux hommes. Il se manifeste par des gestes, propos, pratiques, comportements. Il contribue à maintenir des rapports de pouvoir inégalitaire.

    Le sexisme hostile reste minoritaire, il banalise et amplifie les inégalités. Le sexisme paternaliste, profondément enraciné, s’impose de manière omniprésente.

    Il concerne un quart des individus de plus de 15 ans. Ce sexisme que l’on pourrait qualifier de subtil est en fait sournois car il participe davantage à la perpétuation des inégalités et des violences.

    On souligne que plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social.

    Les plus de 65 ans pensent que l’égalité est atteinte car ils comparent avec le passé, ils ont tendance à relativiser voire à insensibiliser les inégalités encore vécues aujourd’hui.

    Un système:

    • Discriminations professionnelles
    • Violence dans l’espace public
    • Sous représentation dans les instances décisionnelles

    Ce système ne se limite pas aux espaces professionnels et publics, il s’étend au foyer familial.

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    Crédits Isabelle Pompe – Paye ta Cambrousse, 2026

    Les femmes rurales

    « Beaucoup de femmes rurales expriment un sentiment d’invisibilisation institutionnelle. Les politiques publiques dédiées aux territoires ruraux intègrent encore très imparfaitement leurs réalités.

    À titre d’exemple, aucune des 181 mesures de l’Agenda rural de 2019 ne mentionnait explicitement l’égalité femmes-hommes. Cette omission, partiellement corrigée depuis, notamment grâce aux 70 recommandations de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a pourtant laissé une empreinte durable : celle d’une cécité structurelle. » Source Etude Terram, p 46

    Vivre à la campagne, un piège économique pour les femmes.

    « La « fatigue d’être soi » décrite par Alain Ehrenberg trouve ici une traduction genrée:

    Lorsque les responsabilités domestiques, professionnelles, familiales et organisationnelles s’additionnent, lorsque vos écosystèmes de proximité ne vous accordent pas une écoute suffisante, lorsque ces souffrances du quotidien ne sont pas reconnues à leur juste valeur, la charge mentale se transforme en charge émotionnelle et celle-ci en vulnérabilité psychologique ». Source Etude Terram

    Isolement ?

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    « Plus les femmes pallient les manques institutionnels, plus elles absorbent un volume de responsabilités. Ces responsabilités prises pour le collectif se font sans bruit, sans rétribution ou compensation, parfois même sans reconnaissance. » Source Etude Terram p. 44

    « Des mécanismes de domination identiques partout, mais renforcés hors des villes:


    Le travail domestique est la matrice de toutes les inégalités. Comme en ville, les femmes font la majeure partie des tâches domestiques. Mais à la campagne, ce travail s’adosse à des distances plus longues et à moins d’alternatives. C’est ainsi que 86,5 % des femmes rurales gèrent les démarches administratives du foyer, 70 % les trajets scolaires, 74 % les activités extrascolaires. Ce qui, en ville, peut se mutualiser, se délègue rarement en ruralité.
    Une sécurité économique fragile et profondément genrée plus d’une femme rurale sur deux (53 %) déclare ne pas se sentir en sécurité économique, un niveau proche des femmes urbaines (50 %) mais nettement supérieur à celui des hommes ruraux (38 %).

    Enfin, nous résidons à la campagne, mais ne votons pas RN. (Cf Etude Terram p. 46)

    #MeToo agricole

    Les inégalités de genre sont omniprésentes dans le monde agricole. On pense à celui qu’on connait bien le Paye ton pinard (sur Insta) quand des vigneronnes dénoncent les violences sexuelles et sexistes qu’elles subissent au quotidien : des remarques sexistes jusqu’aux agressions sexuelles, les exemples sont nombreux.

    Vous n’auriez pas osé poser cette question à une femme.

    Il aura fallu attendre 1961 pour que le mot « agricultrice » fasse son apparition dans le dictionnaire Larousse.

    Laura Chalendard, rare agricultrice a dénoncer les violences sexistes et sexuelles, a tout notre soutien.

    +Un article lui est, à nouveau, consacré Le Monde, Le laborieux MeToo du monde agricole

    Non, la campagne indissociable du monde agricole, ne peut pas se taire, quant à la profession d’agricultrice, d’agriculteur, elle doit s’emparer rapidement du sujet.

    L’exploitante Laura Chalendard avait lancé en 2023 un compte Instagram pour dénoncer les violences sexuelles dans le monde agricole : le #metooagricole.

    Elle y relaie des témoignages glaçants (dont elle a d’ailleurs fait part lors de l’assemblée générale de la MSA en avril dernier) et pointe la perte de femmes entre leur parcours scolaire et leur installation.

    Alors que la parité semble respectée à l’école, seulement un quart d’entre elles parviennent à devenir cheffes d’exploitation, coexploitantes ou associées selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. 

    Le monde agricole que l’on peut percevoir comme taiseux a besoin que la parole des femmes se libèrent et qu’enfin leur travail soit rendu visible.

    Ce pourquoi, les festivités, évènements qui mettent en valeur le monde agricole ne peuvent se concevoir avec la nostalgie du monde ancien, se penser, s’organiser sans la question de la parité et la dénonciation des formes de violence, de sexisme qui ne devraient rien avoir d’ordinaire.

    Patriarcat

    Sexisme, stéréotypes et discriminations dans l’emploi

    Certains profils sociodémographiques sont davantage exposés aux discriminations. L’exposition des femmes aux discriminations progresse.

    Dans le déroulement de carrière, le fait d’être une femme multiplie par 2 le risque de subir une discrimination par rapport aux hommes (en 2016, il était 1,6 fois plus élevé).

    Les stéréotypes autour de la maternité, très fortement ancrés, pèsent lourdement sur la carrière des femmes : les discriminations liées à la situation familiale sont 5 fois plus citées par les femmes que par les hommes lors de la recherche d’emploi. 

    En 2024, comme en 2016, un candidat sur deux rapporte avoir fait l’objet de questions personnelles inappropriées lors d’un entretien, concernant un critère protégé par la loi :

    • âge
    • origine
    • lieu de résidence …

    Témoignages locaux de femmes en recherche active d’emploi (2024, 2025)

    Nora (le prénom a été changé) s’est vu demander, par téléphone pour un premier contact pro, son lieu de résidence et lorsqu’elle a répondu, on lui a indiqué « on vous rappellera », ce qui n’a jamais été le cas. Le poste: basé à Limoges, Secours Populaire (assistante de direction).

    Jeanne (le prénom a été modifié) à la question, vous avez quel âge, elle a répondu, la recruteuse n’a pas donné suite. Offre d’emploi Limoges.

    Manon (prénom modifié) à la question, vous êtes salariée, elle a répondu que non, la personne du recrutement à rapidement écourter la conversation. Offre d’emploi Limoges.

    Léa (prénom modifié) on lui indiqué lors d’un entretien avec France Travail Limoges qu’à compétence égale, on privilégierait une personne qui réside à Limoges, Léa habite dans un village.

    Virginie (prénom modifié), diplômée d’un Master, on lui demande de ne pas l’indiquer sur son CV.

    4% de celles discriminées dans la recherche d’emploi à déclarer avoir pris contact avec une association, le Défenseur des droits ou un avocat, avoir déposé plainte ou saisi la justice.

    « P. 30  – il apparaît que les personnes ayant déclaré des situations d’emploi précaires au moment de l’enquête déclarent significativement plus souvent avoir fait l’objet de discriminations.

     Ainsi, parmi les personnes ayant recherché un emploi au cours des cinq dernières années, celles qui sont au chômage au moment de l’enquête rapportent plus fréquemment avoir été discriminées au cours d’une recherche d’emploi (49 %) que celles inactives (35 %) ou en emploi (26 %, tableau 1 page suivante).

    (P. 27) Les discriminations dans le déroulement de carrière sont d’autant plus fréquemment rapportées que le niveau de diplôme est élevé : tous sexes confondus, 27 % des personnes diplômées d’un master ou d’un doctorat déclarent avoir été traitées défavorablement, contre 23 % de celles ayant un diplôme entre le baccalauréat et la licence et 18 % de celles ayant un diplôme de niveau inférieur.

      P. 32 – Les jeunes femmes déclarent être davantage exposées à l’accumulation de traitements défavorables sur le marché du travail, reflétant la persistance des stéréotypes de genre associés à la maternité, qui peuvent contraindre leur accès à l’emploi, mais aussi leurs trajectoires professionnelles sur le long terme.

    En parallèle, celles les plus diplômées déclarent davantage faire l’expérience de discrimination dans le déroulement de carrière, pouvant limiter leur accès aux fonctions les plus élevées.

    De par la multiplicité de ces inégalités, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à dire avoir entrepris des démarches à la suite d’une expérience de discrimination.

    Les femmes peuvent elles aussi avoir des comportements sexistes visant à discréditer, intimider d’autres femmes.

    Le Continuum sexiste

    Masculinismes et nanosphère

    10 ans après #MeToo

    Le masculinisme est un mouvement aussi vieux que le féminisme, il n’exprime pas que des idées misogynes. On peut parler de masculinismes au pluriel.

    « Si on y retrouve une haine des femmes dans le quotidien, le masculinisme renvoie à des mouvements structurés autour d’idéologies avec un projet de combattre les femmes qui défendent leurs droits. » Source: Entretien Laura Verquère

    « Certains appelant tous à « punir » les femmes : les propos rapportés relèvent d’une misogynie extrême, allant jusqu’à la banalisation des agressions sexuelles, au harcèlement, à l’appel au viol. »

     

    En ligne ou hors ligne, les communautés aux revendications variées sont fédérées par la haine des femmes et des féministes.

    Nanosphère

    Idéologie structurée, espace hétérogène aux formes variées, mouvement social et politique.

    Pierre Gault dans son ouvrage, Dans la peau d’un mascu. Enquête sur les hommes qui détestent les femmes (Denoël, 2026).  » 

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    Son enquête montre comment ces influenceurs construisent une emprise sur leurs abonnés, en combinant rhétorique de développement personnel, coaching viriliste et discours de revanche. Depuis l’élection de Donald Trump, cette parole s’est libérée. »

    On assiste à une montée des extrêmes droites en Europe et dans le monde, à une parole masculiniste décomplexée, à une intersectionnalité des haines.

    Le Haut Conseil à l’égalité souligne la visibilité croissante de ces discours : 52 % des hommes de 25 à 34 ans estiment que l’on « s’acharne » sur eux. Sur les forums circulent des intitulés comme « 6 techniques pour dominer une femme » ou « 3 choses que les femmes aiment plus que l’argent »

    A visionner: Hausse du masculinisme, rapport HC

    Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. 

    Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

    Témoignages locaux: Cécile (prénom modifié) a été sur Facebook victime de propos et d’attaques visant à discréditer ses actions associatives, elle a subi des jugements de valeur stigmatisant de la part d’un profil au prénom féminin inconnu de son réseau.


    « Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

    Rapport annuel –

  • Paye Ta Cambrousse, l’isolement rural

    Paye Ta Cambrousse, l’isolement rural

    Nous souhaitons partager, ici, pour #PayeTaCambrousse, la dernière étude sur les solitudes en France de la Fondation de France.

    « Depuis 2010, la Fondation de France publie annuellement son rapport sur les Solitudes en France. Ces études inédites révèlent l’ampleur du phénomène et son impact sur notre société, en particulier chez les personnes en situation de précarité. » Source: Fondation de France

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    Episode 4/ Paye Ta Cambrousse – Isabelle Pompe

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    L’isolement en milieu rural

    « Il apparaît que l’isolement touche davantage les zones rurales : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants. » 

    Difficultés d’accès :

    • Services publics
    • Espaces de sociabilité
    • Peu de transports en commun
    • Enclavement géographique

    On peut préciser, ici, à Vayres, village de 700 habitants environ de Haute-Vienne, en plus d’une offre de transports en commun inadaptée aux besoins:

    • L’absence d’équipement inclusif
    • la désertion des rues
    • le vieillissement de la population
    • les logements vacants (à vendre, résidence secondaire) « effets volets fermés »
    • l’absence de commerces diversifiés qui répondent aux attentes des habitants qui recherchent des instants de qualité, du locale et du bio
    • l’absence d’une vie de voisinage
    • une culture associative où le politique est omniprésent qui favorise les communautés excluantes et ne respecte pas l’indépendance ni la différence
    • la culture du ragot, jugements de valeur/préjugés qui occupent de manière disproportionnée les rares espaces publics (marché par exemple) au point de créer de l’évitement et du repli

    Des difficultés au quotidien qui entravent la création et la qualité des liens ainsi que leur stabilité. L’effet « être loin » joue à plein régime.

    Il est important de rappeler combien l’isolement est intrinsèquement lié aux milieux ruraux et souligner que:

    « Le sentiment de solitude touche :

    45 % des personnes au chômage, contre 25 % des actifs. 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées . « 

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    Crédits Isabelle Pompe

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    De L’importance d’une offre commerciale locale diversifiée

    Soucieuses de notre santé, nous restons fidèles à une offre de pain paysan située à quelques kilomètres (GAEC de Laubanie), nous avons rencontré un, puis deux maraichers, au projet différent mais soit en bio soi en conversion bio. A Vayres, nous soutenons le Petit Haricot qui n’est pas présent sur le marché hebdomadaire. Nous soutenons une offre locale, bio, malheureusement invisibilisée à Vayres.

    Nous encourageons une vie commerçante sympathique qui ne nourrit pas une brutalité ambiante, qui ne contribue pas à la culture clanique locale.

    L’an passé, nous avons perdu une commerçante, victime pendant de nombreuses années de campagnes de diffamation en raison de son style vestimentaire, de son apparence et de sa vie privée. Ces formes de discriminations, très marquées, l’ont fragilisée. Douze ans, elle est restée 12 ans au centre bourg dans ce bourbier mental.

    Nos chères voisines et voisins!

    Etonnamment, à la campagne, le chacun chez soi, chacun derrière ses murs/ses haies, est bien présent. Nous constatons de nombreuses attitudes singulières de la part de nos voisins directs, volets fermés toute la journée, des personnes, même nouvelles arrivantes, sortent peu, s’intéressent peu à ce qui se passe tout à, côté, et le bonjour n’est pas automatique, loin de là…

    Nous avons impulsé des initiatives d’habitantes comme une brigade verte citoyenne, une ressourcerie verte, une grainothèque… Nous avons été critiquées, intimidées plus qu’aidées. Les diffusions de remarques se font par des tiers comme des messes basses peu respectueuses de notre énergie. Du jugement, encore du jugement. Un « de quoi je me mêle », un « elles viennent de la ville », un « elles installent des plantes inadaptées » plutôt propice aux découragements. A cela s’ajoute des actes de personnes malveillantes: arrachages/coupes de plantations, des vols, des déchets déposés…

    Il n’est pas toujours évident de mettre en place du jardinage citoyen, jardinage participatif quand celui-ci n’est ni promu, ni valorisé, ni encouragé par la commune.

    Peu de personnes ont envie de fleurir des bacs communaux qui ne sont pas même arrosés par la commune. Ce qui correspond, désormais, à une vraie charge pour nous: fleurir, nourrir, prendre soin, surveiller et arroser alors que l’idée de départ était de se rencontrer et de discuter, entre voisines/voisins devant ces petits espaces publics que sont les places, les trottoirs.

    Voici la dernière préconisation de l’Etudes des solitudes:

    « Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social:
    Les associations constituent des « tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel.

    L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion : les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude.

    Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.  » Source extrait page 8.

    L’isolement associatif à la campagne

    Vayres, une vie associative indépendante quasi impossible ?

    Notre volonté première a toujours tenu en le fait d’agir, à l’échelle d’un village, pour tenter, essayer, de proposer, de tisser, de donner une dynamique de liens, de créer les conditions favorables à la création de moments de proximité.

    La mise en difficulté due à notre indépendance nous a, en 2025, obligée de réduire la voilure et limiter notre programmation. Deux temps forts et de nombreux ateliers sur RDV. Nous sommes précaires et très peu encouragées pourtant à l’année, nous avons travaillé et continuons de travailler dans une logique « non au gaspillage/ Zero Waste ».

    Vayres à Soi, une association ressources

    Créer cette association c’est aussi pour rencontrer du monde, faire connaissance, s’entraider. En dehors de nos activités en extérieur, nous rédigeons des articles exigeants, ici, pour apporter de la lumière sur des difficultés tues et pour mettre en lecture des actualités locales, des retours de visites de lieux méconnus.

    Nous souhaitons donner de la visibilité à des ressources locales parfois mal identifiées. Nous mettons, également, à disposition de nombreuses études, analyses et réflexions.

    Nous sommes là et quatre ans plus tard encore là. Nous ne disposons pas de lieu qui puisse être ouvert à l’année. En 2025, nous avons ouvert notre jardin à deux reprises (en août et en décembre). En 2024, nous avons proposé des sorties en journée dans le cœur du bourg une dizaine de fois!

    Pourtant, les personnes qui se déplacent viennent en majorité de Limoges, très peu sont des villageoises, des résidentes de Saillat-Sur-Vienne, de Saint-Junien, très peu de Rochechouart…Nous même accueilli une habitante de Corrèze!

    Malgré le fait que nous sommes actrices de terrain, ici, nous déplorons les effets de compétition exacerbés entre les communes. Qui plus est, de nombreuses associations se copient dans leurs propositions, ne sont pas très fair-play, et hélas, assez peu solidaires. Elles font preuve d’une mise en concurrence en termes de calendrier parfois déloyale. Une impression nette se dégage: un espace toujours plus grand pour les grosses associations et un risque et une précarité accrues pour les associations émergentes.

    Pour les personnes seules et isolées:

    « Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent ».

    Source: (Extrait synthèse p.5 Etudes solitudes 2025) .

    Après 4 années de dur labeur, nous ne sommes pas vraiment parvenues à créer, à tisser une sociabilité de proximité. Nous avons ouvert le jardin, proposer des actions nouvelles et différentes, des activités diversifiées dans les rues du village, dans des espaces identifiés comme le lavoir, le cimetière, des sorties nature (5/6km max) très souvent gratuites… Mais les personnes sont mal informées, notre communication via des flyers, affiches est à notre charge sauf si c’est en noir et blanc. Ceci représente un coût non négligeable.

    Vayres et ses très nombreux hameaux rend la tache encore plus complexe sans soutien, sans relai. Il faut faire des kilomètres pour coller des affiches. Nos infos, actus sont noyées dans une masse d’infos qui est mal diffusée, avec des applis qui ne transforment pas le clic en déplacement (IntraMuros). Certaines de nos affiches en couleur ont même été arrachées…

    Dès le début 2025, nous avons souhaité quitter les réseaux sociaux pour des raisons éthiques et aussi parce que la transformation clic/ déplacement est trop faible au vu de l’énergie déployée.

    Peu de visibilité, peu de relai, peu de curiosité et un travail de sape mené par des acteurs locaux aux pratiques toxiques et à l’acceptation de l’autre dans sa diversité plus que relative.

    A Vayres, c’est l’impossibilité de travailler de manière indépendante qui règne avec un nombre incalculable de comportements d’évitements, de rejets voire d’agressivité et d’intimidation.

    Indépendante dans le sens hors politique, hors communautés.

    Le mensonge se mêle à l’indifférence et au contrôle abusif. Cela ne permet aucun échange naturel, aucun contact à la sympathie authentique. Apparentées à une menace, nous assistons au déploiement d’une stratégie déplorable du « tout tourne autour d’un même clan ».

    Les résultats de ces attitudes sont nombreux mais ne sont jamais relayés, explicités dans la presse locale avec la transparence nécessaire à la reconnaissance d’une culture de la discrimination :

    • Des associations cessent leur activité
    • Refusent de produire du contenu pour la Gazette municipale
    • Elles renoncent à programmer des actions à Vayres
    • Et se tournent vers d’autres communes et collaborations etc…

    Les associations ne sont pas considérées de manière égales quelques soient leurs activités.

    Vayres n’est pas un village responsable des mentalités malheureuses qui nourrissent l’exclusion jusqu’à l’écœurement.

    .

    Ici, la synthèse de l’Etude Solitudes:

  • Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

    Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

    L’éviction des « classes populaires » ?

    Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.

    Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!

    Jeunes ruraux

    Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.

    En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.

    Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale»constate l’Afev. 

    Extraits

    Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:

    • 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
    • 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
    • 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
    • 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
    • 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.

    Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.

    On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales

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    Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.

    Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!

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    Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part

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    Pour le commander: c’est là!

    Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».

    « Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »

    Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.

    A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3

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    Qui est minoré dans les arènes politiques locales?

    En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:

    Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? 

    Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.

    Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »

    Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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    On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici

    Extraits: à la remarque:  » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008« 

    Jeanne Demoulin répond:  » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.

    On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…

    L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:

    « En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.


    RETOUR ICI

    Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.

    Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.

    Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.

    A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?

    Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!

    Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.

    Urgence démocratique ?

    Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.

    Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:  

    Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit

  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

    Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    Crédits Isabelle Pompe

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye Ta Cambrousse

    Paye Ta Cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?

    Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

    .

    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.

  • Distribution paniers de produits bio à Vayres

    Distribution paniers de produits bio à Vayres

    Pour vous proposer des légumes bio, de saison, locaux, et participer à une action solidaire:

    Après avoir proposé ce dépôt paniers et légumes d’octobre 2022 au 30 juin 2023, nous arrêtons cette activité!

    Ravies d’avoir pu vous faire découvrir ces offres locales et bio mais c’était une activité trop chronophage pour notre organisation. De mûres réflexions nous ont amené à lancer des ateliers à partir du 23/09 à Vayres, notamment, cuisine pour apprendre, partager, changer ses habitudes alimentaires, lever les obstacles à une alimentation saine, aimer bien manger!

    Petit coup de rétroviseur:

    C’est parti, chaque vendredi!

    L’association écologiste Vayres à Soi s’est associée avec l’association Le Comptoir Fraternel (maraîchage bio et solidaire), située à Cussac, pour vous proposer une livraison hebdomadaire, à Vayres, de leurs paniers de légumes BIO

    Deux types de paniers existent :

    • 12 euros pour 2 personnes
    • 20 euros pour 4 personnes 
    • Pour chaque panier ajouter une adhésion annuelle au Comptoir Fraternel.  ( 10 euros) 

    //Pour plus d’infos, merci de nous contacter au 06 13 85 10 32.

    Première livraison : VENDREDI 21 OCTOBRE après-midi!

    Nous sommes dépôts de paniers chaque vendredi de 16 h à 18h30.

    :

    :

    -Une dépôt de pain bio de la GAEC De Laubanie- St Bazile est possible, voici les tarifs:

    A cela, s’ajouteront, ponctuellement, d’autres produits type jus de pommes bio…

    :

    Un exemple de panier + achats au détail

    :

    Etant déjà adhérente à l’association du Comptoir Fraternel, et dans un souci d’économie et de bien manger, nous nous sommes dits que nous pourrions être plusieurs à être intéressé.e.s par cette proposition de produits bio à domicile, ou presque.

    Nous constatons que certain.es d’entre vous ne peuvent plus faire de potager, n’en font pas ou n’ont pas assez de terrain, à l’échelle locale, à Vayres, il n’existe pas de maraicher BIO labellisé à même de mettre à disposition une diversité et grande quantité de légumes et produits bio.

    Le Comptoir Fraternel est certifié AB

    /// AB , c’est quoi ?

    La marque Agriculture biologique (AB) est une certification contrôlée par l’Agence bio, sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Elle vous permet d’identifier des produits 100 % bio ou, pour les produits transformés, composés à 95 % de produits agricoles bio. La marque AB repose sur la notion de respect de la biodiversité et la préservation des ressources naturelles. Source

    De plus, nous avons pensé qu’un horaire de distribution, peut-être, plus adapté aux personnes qui travaillent, serait une bonne idée.

    A cela s’ajoute, notre volonté de militer contre le manque d’autonomie, du fait de ne pas avoir de voiture ou de dépendre de quelqu’un pour ses courses, notre ferme détermination, également, pour lutter contre l’autosolisme et la dépendance à la voiture pour se nourrir.

    Le Comptoir Fraternel- Jardin de Cocagne de la Tardoire

    « A Cussac (Haute-Vienne), le Comptoir fraternel se lance dans le maraichage bio pour fournir les habitants et les collectivités avec à la clé la création d’emplois en insertion.

    -Petit article de la Région Nouvelle-aquitaine

    -Inclusion & Ruralité: Vidéo

    -FB: Le comptoir fraternel Jardin de Cocagne de la Tardoire

    *

    Au plaisir de vous compter parmi nous !

    ! Pour ce service, nous vous demandons une aimable contribution à l’association Vayres à Soi à hauteur de 5 € par famille et par an (année glissante).

    Merci de votre compréhension!!

  • Appel à participations Octobre Rose 2022 à Vayres

    Appel à participations Octobre Rose 2022 à Vayres

    Conscientes que l’accès aux soins soit un problème majeur en milieu rural, avec Vayres à Soi, nous avons eu envie de participer à l’opération Octobre Rose pour son édition 2022.

    A notre échelle associative, relancer et sensibiliser aux enjeux du dépistage nous a semblé primordial.

    A Vayres Les Roses, nous souffrons d’une pénurie médicale car nous ne disposons pas de médecin généraliste, seuls, et c’est déjà bien (!?), deux infirmières et un kinésithérapeute, qui ne prend plus de nouveau patient, sont en activité.

    Concrètement, l’offre médicale nous contraint au déplacement, majoritairement, en voiture: environ 10km pour le médecin généraliste, env. 7 pour le kinésithérapeute et le podologue, puis, c’est Saint Junien, pour les radios, Hôpital, dentiste (environ 20km), sinon, c’est Limoges!

    Vayres à Soi, association écoféministe, milite pour diverses questions environnementales et sociétales.

    Plus l’offre de soin se situe à distance, plus les problèmes de mobilité et d’autonomie se posent. De plus, nous luttons contre l’autosolisme et militons pour la mise en place de co-voiturage, le développement du VAE possède, là aussi, beaucoup d’atouts.

    A cela s’ajoutent les dimensions sociales et familiales, en effet, faire 40 km pour un examen, avec le prix de l’essence qui s’envole, peut freiner. C’est pire, si l’on ne possède pas de permis, pas de personne accompagnante et que le seul moyen qui subsiste soit, faute de transport en commun efficient, le taxi!

    Enfin, les délais pour les rendez-vous et les départs à la retraite des gynécologues participent au découragement en termes de dépistage.

    Avec des territoires non inclusifs, les inégalités d’accès explosent.

    :

    / Nous pouvions lire dans les pages du Journal Le Populaire du Centre du 30 septembre 2021:

     » Le Covid a “plombé” le dépistage des cancers. Lors du confinement, notamment pour le premier, la France entière était saturée par le virus. 

    En Haute-Vienne avant 2020, 58 % des femmes de 50 à 74 ans, se faisaient dépister. Ce chiffre est tombé à 47 % », se désole le docteur Gérard Sofio, le vice-président de la Ligue contre le cancer de la Haute-Vienne, responsable prévention dépistage. »

    « Dans notre département, seulement 15.000 mammographies ont été effectuées en 2020 contre 18.000 habituellement, ainsi une trentaine de cancers ont été pris avec du retard et des pertes de chances.

    À cause du virus, nous avons pris un an de retard sur les dépistages des cancers du sein et du colon que nous allons essayer de rattraper », comptabilise le docteur Gérard Sofio. »

    Source

    VAYRES & ROSE

    Voici le nom de notre proposition!

    Pour le 15 octobre, nous lançons un appel à participations pour les associations, habitants, commerces, artisans du village et alentours!

    1. Parce que nous souhaitons favoriser les mobilités douces, nous organiserons une marche à pieds le samedi 15 octobre en reprenant l’un des trois circuits de Vayres qui sera tout teinté de rose! Avec inscription payante pour donner vie à une collecte.
    2. Nous sommes en train de prévoir, pour le matin (à préciser), une sortie vélo avec l’ école vélo de Chateauponsac, CHATEAU- VELO à l’attention des publics scolaires (Pierre de Ronsard) accompagnés de leurs parents.
    3. Nous espérons compter sur la présence d’une personne de la Ligue contre le Cancer de la Haute-Vienne.
    4. Nous sommes intéressées par l’achat des fameux parapluies roses, ils sont au prix de vente de 7 euros. (Merci de nous faire savoir si vous en voulez également pour que nous puissions les réserver car ils sont rapidement victimes de leur succès!)

    Pourquoi cette date du 15 OCTOBRE ?

    La date ne doit rien au hasard, puisqu’il s’agit de la Journée Internationale de la femme rurale.

    « Cette journée, connue au départ (2008) sous le nom de Journée Internationale des Paysannes, est depuis 2012 répertoriée comme étant la journée internationale de la femme rurale.

    C’est l’ONU qui en est à l’origine et c’est son secrétaire général de l’époque, Ban Ki-moon, qui avait délivré un message à l’occasion de son lancement:

    « L’autonomisation des femmes revêt une importance cruciale pour éradiquer la faim et la pauvreté. En privant les femmes de leurs droits et de possibilités, ce sont leurs enfants et leurs sociétés que nous privons d’un avenir meilleur. C’est la raison pour laquelle l’Organisation des Nations Unies a récemment lancé un programme d’autonomisation des femmes rurales et de renforcement de la sécurité alimentaire.« 

    Un rôle incontournable

    Les femmes rurales jouent un rôle essentiel et inconturnable dans les économies rurales des pays en voie de développement. Dans la plupart d’entre eux, elles participent à la production agricole, fournissent la nourriture, l’eau et le combustible pour leur foyer. Elles mènent de front d’autres travaux en dehors de la ferme pour améliorer le niveau de vie de leur famille.

    De plus, elles sont en première ligne pour assurer des fonctions vitales comme l’éducation des enfants, la prise en charge des malades et des personnes âgées.

    Les reconnaître et les soutenir en tant que telles peut constituer un levier de développement extrêmement puissant. »

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    Vayres en Rose, août 2022.

    ___Nous diffuserons une annonce depuis le site internet de la mairie, l’appli Intramuros, le site tourisme de la POL et quelques affiches seront déposées chez nos commerçants, une histoire que vous pourrez suivre, aussi, sur Instagram Back To Vayres

    A bientôt, solidairement!

  • Tranquillisons nos rapports à la culture

    Tranquillisons nos rapports à la culture

    Depuis ma visite touristique, ou presque, de juillet 2021, en Haute-Vienne, j’ai remarqué la présence d’un lieu culturel porteur et intrigant. Il s’agit du Château de Rochechouart.

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    Cour intérieure du Château avec l’œuvre de Tony Cragg, Column

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    En novembre de l’an passé, son sujet fut, à nouveau, discuté avec un Rochechouartais.

    A l’écoute, le rapport ne sembla pas des plus tranquilles, un reproche dispendieux à la coquille, appelée vide, à la forteresse et à son problématique contenu fut développé.

    __Le Château est visible depuis la route qui mène à Rochechouart en partant de Vayres, soit à environ 8km.

    Ce site remarquable bénéficie d’un jardin, d’une entrée depuis une place un peu trop minérale, j’ajouterai que pour des questions de confort de visite, de l’ombre et des bancs à l’ombre devant le château seraient les bienvenus!

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    Monumentale entrée par le porche

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    Sa porte impressionnante, intimidante peut participer à une certaine appréhension de visite, accrue par l’absence de document extérieur à la consultation, d’informations de visite voire tout simplement d’un kakémono ou d’un pointeau.

    On aimerait un visage, un être humain, un passeur d’état à un autre, pour nous accueillir.

    Une fois entrée, une place entourée, encadrée de murs, presque fortifiée vous laisse libre de vous promener, les allées de gauche sous alcôves seraient idéales pour l’agrément de visite, au regard, notamment, d’une offre commerçante de boissons, de petite restauration. Ce qui attirerait une vie supplémentaire, diversifiée au lieu.

    // Plein phare sur une œuvre d’une figure majeure de la sculpture contemporaine, l’artiste britannique Tony Cragg et Column, 2001. Une sculpture monumentale en grès.

    Cette colonne tourbillonnante fait écho à la colonnade torsadée de la façade du Château.

    Vous vous dirigez là où se trouvent des petits groupes, pas trop d’indications là non plus, comment, dès lors, s’approprier ce bel espace ?

    Nous occupons, pour la plupart, les emplacements à l’ombre par cette chaude journée d’été, les coursives s’humanisent donc rapidement.

    -Une fois entrée, l’accueil est agréable, l’aide à la visite se fait munie d’un plan. L’implantation d’une petite bibliothèque (très bonne idée) et de produits dérivés à la vente distillent une envie de flâner, de feuilleter, de se poser pour la consultation.

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    Géométrie de Bois ensoleillée

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    Pourquoi ne pas installer l’accès à une fonds documentaire empruntable ?

    _Ajouter une autre pratique culturelle à celle-ci, le livre comme pendant naturel à la création, la lecture publique comme axe prioritaire d’une politique culturelle ?

    Créer du lien entre la médiathèque, qui se trouve excentrée, et le musée, pour faire se rejoindre une offre diversifiée, faire se rencontrer la 1ère marche à l’accès culturel (bibliothèque) et les suivantes.

    La question de la démocratie culturelle pourrait être posée, la reconnaissance de toutes les cultures. Que la transdisciplinarité, la diversité prennent tous leur sens et participent à la curiosité du visiteur.

    A noter, les tarifs sont très raisonnables, d’autant que la gratuité concerne toute une typologie de publics (précaires et étudiants), même si nous savons que ce n’est pas le prix qui demeure le frein à la visite mais bien l’absence de pédagogie d’une culture qui peut sembler se subir ou se mériter.

    Faciliter le rapport suppose de créer les conditions d’une tranquillisation.

    N’ayez pas d’inquiétude, vous êtes ici les bienvenus, ici.

    __La salle qui suit l’accueil est, étonnement, découpée, son architecture invite à la création d’idées bien plus pertinentes que la présence d’un écran. Je le consulte rapidement puis m’en détourne.

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    Géométrie de Pierre et Fer entre ombre et lumière

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    Je suis attirée par cette belle porte vitrée, il faut dire que le site jouit d’une restauration magnifique digne des plus beaux décors intérieurs.

    Regarder dehors, chercher le dehors, poser la question du seuil, de la frontière derrière cette transparence, pousser la porte pour sortir respirer un instant…La verdure me manque.

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    Sommes-nous des extra terrestres ?

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    Malgré la chaleur, mon envie de sortir me conduit à l’extérieur, les hirondelles sont très nombreuses à avoir élu domicile, ici, le jeu des escaliers engendre l’idée du dédale, du labyrinthe, bref, on se prêterait bien à une expérience.

    Le peu de fleurissement voire tout simplement de végétalisation accroît la surimpression minérale, dommage, alors même que la forêt est non loin et que cet endroit pourrait disposer de son propre jardin, mellifère, abris à différentes espèces, potager ancien, on peut se rêver à tout imaginer pour donner de la couleur et honorer la vie!

    De plus, les questions environnementales sont plus que d’actualité, le développement durable, la sobriété culturelle, on peut aussi espérer parvenir à décarboner la culture.

    On se laisse aller à l’amusement de l’autoportrait au miroir, nous sommes sûrement nombreux à l’avoir fait, mais voilà…

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    Miroir en ciel, Château en bleu, août 2022

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    Ce contenant et contenu sont fortement disputés sur TripAdvisor. On peut noter que le Château, puisqu’il en est ainsi, est un joyau et que son rôle, son utilisation, ses entrailles, Musée d’Art contemporain, ne font pas l’unanimité.

    Certains allant même jusqu’à préciser qu’ils se sentent privés de leur histoire locale, que le patrimoine bâti est bien supérieur à ce qu’il abrite.

    L’allure de l’ensemble, le caractère grandiose vient décevoir ce qu’il protège. L’Art contemporain ne remporte pas tous les suffrages.

    Il serait bon de préciser que de nombreux conservateurs, historiens de l’art, médias, journalistes et personnalités politiques ont, en raison de leurs rapports de force et querelles avec la création contemporaine, fortement, créé les conditions défavorables à son « acceptation » par les publics.

    De plus, les quelques scandales venus émailler le monde des arts, l’envolée du marché de l’art, peuvent conduire à un rejet pur et simple, à un désaveu, mettant en danger l’émergence, l’importance de la création pour l’émancipation, parvenant presque à endommager notre rapport à l’art et la culture.

    Attention donc à un arrêt de la prise de risques, à une vision trop conservatrice des programmations culturelles.

    La « haute culture » et la « culture populaire », pour schématiser de façon binaire, se toiseraient sans se plaire, sans se parler.

    Quel étrange rapport au sensible et quelle cruelle discrimination pour les publics qui aimeraient naviguer, librement, d’un côté et de l’autre sans avoir à choisir un camp!

    EXPOSITION

    Expérience de visite

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    Galerie d’Hercule, Ouvre vidéo de Prinz Gholam, La ligne de Rochechouart de Richard Long

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    Lors de ma visite, il y a, à peine quelques jours, je me suis laissée embarquer pour un beau voyage, temporel, philosophique et poétique.

    Transportée par l’architecture et sereine quant aux œuvres, je dois reconnaître qu’il est fondamental de se faire sa propre opinion, d’expérimenter son rapport au lieu, aux espaces sans se soucier de ce qui, communément, se dit, car c’est un rapport intime au sensible qui va se jouer.

    Une affaire bien sérieuse donc.

    Ecoutons notre corps

    Le fait de marcher amène à penser, inhaler, regarder de près, ressentir, saisir les impressions de pesanteur, apprécier ou subir les dimensions, suivre les lettres, tenter de lire, reculer pour mieux sauter, dans le temps…

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    Epreuve de Pierre, six exploits et six travaux.

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    Cette galerie d’Hercule, salle E, peine à nous laisser tranquille, notre esprit se balade, notre corps est en éveil et les sensations sont nombreuses.

    On tend l’oreille, se sont produits de nombreux évènements, ici, nous voguons au rythme des voix et des pas.

    La Pierre au sol, à la fois, nous oblige et trace un sillon, un courant, un flux. Nous pouvons, un temps, descendre, naviguer et nous en rapprocher, humer la Pierre dont cette salle célèbre la richesse et la rigueur.

    Elle est écrite, inscrite, marquée, possède des taches, stigmates, des reliefs, l’on peut se plaire à décrypter une fable, un conte minéral, le temps semble saisi dans la roche. La pierre comme mémoire du monde.

    Levons le pieds du contrôle

    Nos époques et mondes se frottent, sans mal, nous allons partir, effectuer un voyage d’escaliers, de petites pierres, de masques, de rites et de sculptures.

    Art primitif, culture matérielle, peuple autochtone, portraits d’ancêtres, emblématiques ?

    L’humilité et la force de la Pierre tiennent en la création d’une langue.

    Populaire, érudite, savante, elle mêle de nombreux savoir-faire.

    La Pierre, l’âge de Pierre, la roche, l’outils, artéfacts, peinture rupestre et toutes ses traversées historiques et sociales.

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    Prinz Gholam

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    Masque, objet animé et élément du vivant

    « Prinz Gholam a entamé un travail autour du masque, en 2020, objet de métamorphose, élément de protection et de transgression ».

    La pratique multidisciplinaire de l’artiste nous est narrée avec des pièces en pierre, petites sculptures aux allures poétiques et à l’humanité touchante, puis, le dessin, immense, coloré, doux et vif entre en scène.

    Naïf et inquiétant, il se livre dans de très grandes salles, les détails captent notre attention, nous choisissons la vue d’ensemble puis un personnage; touchés par lui ou par elle.

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    Extrait d’une œuvre de Prinz Gholam

    :

    Rituel à nouveau, scènes de carnaval, théâtre de la vie, Comedia dell’arte, théâtre Nô, le masque de la mort, on a en tête les divinités, le masque mortuaire, rite funéraire, masque funéraire, on considère l’Egypte et l’art funéraire, on s’approche de la littérature, des mots et des visages, des émotions et du crâne, on tangue au milieu de ce terrible va et vient.

    Le masque vient transcender le corps, plus chatoyant, plus ardent, plus vivant, à même de comporter des détails, des traces, des signes, des marques à l’inverse des corps moulés dans des costumes uniformes et monochromes.

    Le corporel comme moi social et le masque, avertisseur visuel, comme celui qui a la capacité d’émouvoir.

    :

    La poursuite de la visite de cette triple exposition, se poursuit avec les photographies de Raoul Hausmann, située, en couloirs longilignes, figures du rite du passage.

    C’est un ensemble de 28 tirages, conservé dans les collections du musée, au sein du très riche fonds Raoul Hausmann, récemment restaurés, qu’il vous est possible de découvrir.

    !

    Raoul Hausmann

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    Exposition proposée dans le cadre de la manifestation « Impertinente 2022« .

    .Adresse du site internet Impertinente 2022

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    Helen Mirra, marche mystique

    Nous habitons, désormais, le Château, au bout d’un couloir tunnel, d’où s’échappent des voix d’enfants captivés par un atelier, nous tombons, nez à nez, avec des tableaux de tissus, des signes, lignes, encéphalogrammes, vie, empreinte, courant alternatif ? Flux électrique…Nous faisons connaissance avec Helen Mirra.

    Le Château offre sa 1ère exposition personnelle, dans une institution française, à cette artiste américaine.

    Une pièce sonore et sombre, que nous n’osions pas emprunter sans la présence rassurante du guide, se présente à nous.

    Une œuvre radicale nous a été jusqu’alors proposée. Nous voilà, désormais, face à une petite porte, pièce sombre, comble au sol jonché de foin, c’est la tour de la chapelle.

    Nous marchons sur ces bottes de foin, sa fraicheur, son odeur nous déstabilise, nos pas sont hésitants, notre corps s’enfonce avec l’envie ferme de s’asseoir, de s’ allonger et de nous laisser aller au son singulier et aigu, haute fréquence, lente, rapide, battement, intensité acoustique, ondes sonores, onde sinusoïdale, plafond cathédral, pales de moulin…

    Je vous convie vivement à effectuer le trajet jusque là, à suivre l’itinéraire et à vous confier, un peu, beaucoup, à l’espace en mouvement que représente Straw Fold.

    Voyage méditatif

    Le lin comme support, le tissu, le feutre, la couverture d’hôpital militaire, nous nous approchons, parfois, de Joseph Beuys, de temps anciens où l’homme et l’animal pour l’un et l’homme et la nature pour l’autre ne faisaient qu’un.

    La présence précieuse des pierres se lit à même le sol, laissant peu de place pour les publics. Le sol, ici, est un plancher en bois, une terre d’accueil intéressante pour ces pièces en lin.

    Le dialogue est, cependant, rapidement rompu car les visiteurs entrent en nombre et la gestion de flux s’impose.

    Puis, c’est le ciel, en portions, sous une voute en bois, charpente, ossements du Château, qui s’étire.

    Les triangles, dimensions, géométrie des bâtisseurs, topologie s’adressent aux idées de volume, d’ampleur et de mesure. Avec Helen Mirra, les mathématiques sont maitresses des lieux.

    :

    Helen Mirra, portions de ciel

    :

    Une petite salle en contre-bas, dont la visite nous est conseillée par un médiateur culturel, titille notre curiosité.

    Il s’agit d’une rencontre avec une autre œuvre de Richard Long; Le cercle du coucou, réalisé en 1987. Un mandala, vortex, le cercle infini qui ne cesse de se mouvoir, la teinte marron n’est pas sans évoquer la boue, fruit de la terre et de l’eau.

    Nous aimerions nous asseoir, nous embarquer dans ce tourbillon dynamique, cette sphère fonctionne tel un diagramme, Mandala, sanskrit et ésotérisme.

    La terre comme une aire rituelle, une vision cosmique et une invitation à la méditation. Cette pratique artistique se fait spirituelle, elle cristallise un mouvement de vagues et d’éclaboussures.

    La concentration autour du centre nourrit la contemplation, je reçois ce noyau spirituel comme une lecture de la réconciliation et de l’intégrité.

    Œuvre de Richard Long en détail

    :

    Vous pouvez consulter le site du Musée ici

    // Une œuvre, présente dans la cour du Château, imaginée par l’artiste italien, Guiseppe Penone, Souffle végétal, en 1985 est une commande passée pour l’ouverture du musée.

    Ces trois expositions s’achèvent pour Helen Mirra et Raoul Hausmann le 18 septembre. Il vous reste donc quelques beaux jours devant vous pour vous lancer dans cette intrigante expérience.

    Pour Prinz Gholam, Mon cœur est un luth suspendu, l’exposition s’achève à la fin de l’année, soit le 15 décembre, vous pourrez donc voir et revoir, faire et refaire la visite!

    // A noter, avec Vayres à Soi, nous allons proposer un petit programme de visites et sorties culturelles, avec co-voiturage depuis Vayres, pour associer à notre démarche écologique, toutes les questions sociétales, patrimoniales et culturelles qui se présentent à nous à l’échelle locale!

  • Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres en 2022

    Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres en 2022

    Avec Vayres à Soi, nous avons eu envie d’aborder les 39 -èmes Journées Européennes du Patrimoine, de septembre prochain, sous un certain angle à Vayres les Roses!

    Tout d’abord, ces journées ont pour thème, le patrimoine durable.

    Vayres, l’eau, les femmes et le temps

    A l’échelle du village de Vayres, nous avons choisi son lavoir, situé rue Eau de rose, pour réinterroger les représentations du patrimoine, questionner le patrimoine culturel, se demander ce que signifie les notions de durabilité, de pérennité…

    // Le rendez-vous est fixé au samedi 17 septembre à 14h !

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    Il semble plus que préjudiciable, pour les villages, de restreindre la notion de patrimoine et de recenser voire de focaliser l’attention sur le patrimoine bâti d’exception du type Château, ou encore, leurs églises.

    Cela contribue à une concurrence accrue et non constructive entre les communes, ne permet pas de sensibiliser à la préciosité sociétale de certains lieux et cela cultive un curieux rapport à l’histoire et à la laïcité.

    De plus, astreindre les villages ou les associer de manière malheureuse à une carte postale pourrait contraindre à mal nommer un patrimoine rural voire à en invisibiliser un autre.

    Le lavoir est le lieu vis à vis duquel nous nous devons de rétablir un certain équilibre, non à la « France des lavoirs »… Car le lavoir est un autre lieu politique. Ce qui va se jouer, à Vayres, tient en la reconnaissance et donc en l’identification de ce lieu comme relevant du matrimoine rural.

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    Le lavoir de Vayres

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    Grâce à une visite commentée et à une série d’ateliers, nous souhaitons recontextualiser et, par là même, tenter de comprendre la place des femmes dans les villages.

    Cette rencontre s’appuie sur les découvertes historiques du patrimoine local, elle vient questionner la place du patrimoine rural et sa vulnérabilité à l’aune des changements environnementaux et sociétaux.

    Plusieurs lectures de textes de l’historienne Michelle Perrot, ayant trait à la place des femmes dans la société, viendront compléter ce temps de rencontre. Le matrimione rural étant sous abordé, nous tenterons d’en préciser les contours, raisons et enjeux.

    Une réflexion collective s’engagera sur les notions de valorisation durable, de pérennité végétale, de gestion de l’eau et d’éco féminisme.

    D’autres temps forts seront organisés au fil de l’après-midi…Telle que la présentation de quelques œuvres photographiques de Jean-Baptiste Audiguet, célèbre photographe du Limousin, reconnu pour son sens esthétique et sa maîtrise de la lumière!

    Un atelier sera programmé, à l’issue de cette visite, pour mettre en pratique le fruit de ces propositions et idées.

    Au plaisir et à bientôt!

  • Chantiers participatifs

    Chantiers participatifs

    Chers Herbeux, Herbeuses, nous lançons, sous cette positive appellation, nos chantiers participatifs!

    Dès le mois de Mai, à Vayres, nous avons entamé un travail bénévole d’entretien des rosiers de la commune.

    Pour appel, la commune s’est dotée de très nombreux massifs, notamment dans son bourg, dès 2004/05, la plantation de rosiers touche à apogée!

    Depuis, nombreux sont ceux qui ont disparu, changé de place, on pense à ceux de la rue Caroline Testout (rose ancienne parfumée et remontante de couleur rose clair) que nous cherchons encore.

    Rosiers Westerland, Vayres, entrée de bourg, juillet 2022

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    Pourquoi ?

    Parce que nous aimons beaucoup les fleurs, sommes sensibles au stress que subissent les espèces, pour offrir à ces massifs une plus belle allure mais aussi lutter contre le gaspillage floral, enfin, nous avons eu envie, activement, de les aider!

    Les tailler, leur couper le bois mort, les roses des différents massifs ont reçu quelques uns de nos soins, à commencer par celui de l’entrée du bourg en provenance de St Mathieu (route de la Dordogne).

    Nous avons nettoyé les plates bandes de ces fleurs, supprimer les espèces invasives, apporter de l’engrais bio…

    Ensuite, nous avons prodigué les mêmes soins, sauf l’engrais, car un apport en eau est nécessaire et qu’ en ces fortes chaleurs, la sécheresse est de mise. Ils en recevront dès l’annonce de la pluie.

    Les Westerland, tels qu’ils se nomment, rosiers vigoureux à la floraison très originale, font partie des entrées de bourg à soigner, il s’agit cette fois de celle en provenance d’Oradour-Sur -Vayres. Ils sont au nombre de 30. Nous avons mis deux matinées à deux.

    Puis, même temps de présence, les rosiers le long du mur de l’ancien cimetière de Vayres (ils sont de toutes les couleurs- jaunes, roses, rouges et sont environ une quinzaine) ont eu droit à leur remise en forme et beauté, reste encore quelques vieux bois morts à couper…

    Rosier le long du mur du cimetière, Vayres, juillet 2022

    Nous avons entrepris, grâce à nos propositions de sorties de l’été gratuites, notamment, la Balade Florale Commentée, un recrutement de bonnes mains et volontés pour poursuivre nos efforts de valorisation du village.

    Pour le 2/3 août, nous devrions former un petit groupe pour démarrer la taille et l’entretien du massif, nommé, Colette, tout à côte de l’entreprise BMCD, rue des Poètes.

    Non des moindres, ce dernier est envahi de liseron et les espèces florales se sont menées une lutte qui risque de couter la vie aux rosiers…

    Massif Colette à Vayres, juillet 2022

    Vous noterez l’omniprésence des Népétas. Nous pensons, également, entretenir la palissade en bois située en contre fort en la repeignant en blanc histoire qu’elle tienne encore quelques temps…

    Rosiers massif Colette en mai 2022

    La longueur de ce massif est d’environ 25 mètres. L’occasion, lors de cette session participative, de parfaire les connaissances des participant.e.s en botanique, taille, entretien et conception de massifs.

    Massif Colette, côté BMCD, Vayres avant entretien, juillet 2022

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    D’autres chantiers participatifs sont prévus rue des Poètes, un pour le nettoyage du tout petit cours d’eau, un autre pour la plantation d’une haie fleurie devant BMCD.

    Avec Vayres à Soi, nous recherchons des désireux de soigner plus que des adhérents!

    Si vous souhaitez, vous aussi, devenir Herbeuse ou Herbeux, c’est très simple, un peu de temps à offrir pour venir en aide, ça se passe à Vayres, l’été et, ensuite, et voilà tout.

    A suivre donc,

  • Agir pour l’entretien des espaces publics

    Agir pour l’entretien des espaces publics

    A Vayres, après avoir pu déplorer un défaut d’entretien de quelques plates-bandes pour des raisons que nous supposions, nous avons proposé un petit plan d’actions bénévoles, dans l’esprit du fleurissement citoyen, afin de prêter main forte à la commune.

    Rue belles roses à VAYRES

    Vayres se déploie autour de nombreux villages, sa superficie avoisine les 40km, la commune compte deux personnes à temps plein et une autre avec un plus petit contrat pour entretenir les espaces publics du territoire.

    Ici, voilà vingt ans, moults parterres ont été plantés, aujourd’hui, une grande diversité d’emplacements accueillent un nombre considérable de rosiers, d’arbustes et de fleurs, de quoi réjouir l’œil passionné de jardin et le visiteur en balade!

    Rue belles roses à VAYRES

    En cette période printanière intense question entretien, taille/coupe, nous avions pu constater que des espaces fleuris étaient en souffrance, dont ceux qui signent l’entrée du bourg en provenance de St Mathieu, soit, la route de la Dordogne.

    Nous avons demandé à rencontrer la mairie afin de discuter de ce qui serait envisageable pour nous au regard de ses besoins.

    Taille et entretien rue Belles à Vayres

    Nous lui avons adressé une série de propositions d’intervention pour les parterres de l’axe principal (rue belles roses), le fleurissement de quelques bacs (nous avons mis en place une collecte depuis avril en ce sens sur le marché, notamment), l’entretien en cogestion avec la mairie du massif devant l’entreprise BMCD (côté droit) et la plantation d’une haie fleurie côté gauche de BMCD.

    Nous avons offert de notre temps par amour des fleurs et par respect du vivant, deux matinées, à ce jour, à deux.

    Nous poursuivons notre démarche, en échelonnant, nos collectes et en nous assurant que toutes les fleurs soient locales et adaptées aux conditions et aux autres espèces florales.

    Nous avons fixé notre entretien/plantation devant BMCD pour septembre de cette année afin de garantir une bonne acclimations et de sortir de ces périodes estivales trop stressantes pour les plantes.

    Bourrache chez Vayres à Soi

    Celles qui ont déjà été réceptionnées sont en pot, à ce jour, elles reprennent des couleurs, les graines ont été plantées, les bulbes sont en attente. Le jardin de Vayres à Soi est mis en disposition pour que ces dernières soient en pleine forme.

    Quelques remarques :

    Les habitants

    Le fait de s’installer une fois tous les 15 jours sur le marché a permis à Vayres à Soi de présenter ces actions. Nous avons reçu, dans l’ensemble, un accueil favorable à notre démarche, toutefois, le mot « collecte » peine à trouver sens. Les personnes, sur le marché, étant davantage habituées à être sollicitées dans le cadre de vente de produits.

    En outre de très nombreux habitants ont un potager mais ils déclarent « ne pas avoir de fleurs », d’autres ont des jardins très petits, de ce fait, le fait de leur proposer de dédoubler leur plantations a été perçus comme une bonne idée.

    Fleurs du jardin chez Vayres à Soi

    Le type de fleurs choisies

    Le fait que cela soit une collecte de fleurs du jardin qui soit entreprise pour fleurir le bourg rencontre des attitudes positives et encouragées. Ce qui trouve un écho plus fort tient en l’idée que ce sont des fleurs locales qui poussent naturellement et que par ce geste de les planter dans le bourg, chaque jardin, par conséquent chaque jardinier, est ainsi mis en valeur telle une contribution collective valorisante.

    NB/La notion économique a été très peu abordée par les habitants.

    Au regard des attentes de Madame la Maire, en termes de fleurissement des bacs, notamment ceux situés vers l’école Pierre de Ronsard, au niveau du Monument aux Morts, nous aimerions émettre quelques remarques. Tout d’abord, en ce qui concerne la requête de conception florale, il a été souligné que les bacs devaient avoir une cohérence voire être identiques. Etant donné qu’ils sont, déjà, fleuris et que l’espace alloué pour les autres fleurs est restreint, nous n’avons pas donné suite.

    De plus, nous refusons la hiérarchie florale, par conséquent la flore dite indigène n’en n’est pas moins belle ni moins intéressante. Elle nous ressemble, elle est locale et habitante.

    Le souci du respect de la flore et de la création de conditions favorables à la biodiversité étaient nos arguments. Nous n’avons pas pu proposer de plan avec les fleurs choisies faute de cohérence, pour nous les fleurs les plus « authentiques » se suffisent à elles-mêmes, nous ne travaillions pas pour créer de l’ornement. Aussi, ces fleurs n’ont plus rien à prouver.

    A cela, nous avons mis en relief, la tendance sociétale du retour à la terre, et notre vive envie de faire de Vayres Les Roses, une commune étape pour le tourisme vert en créant une distinction supplémentaire quant au « fleurissement indigène et citoyen« .

    Nous avions, déjà, proposé, dans un premier temps à la mairie, la mise en place d’un concours maison fleurie dont l’objectif, à moyen terme, serait de permettre à Vayres une labellisation « village fleuri« .

    Monument aux morts de Vayres Les Roses

    Le monument aux morts de Vayres a la particularité d’être pacifiste avec son indication « Pax ».

    « Au cours de la Première Guerre mondiale, la France est sévèrement touchée avec 1 357 800 tués et disparus, soit 10 % de la population active masculine et 18 % des appelés, et 4 266 000 blessés. Le nombre moyen de tués par jour chez les soldats français est de 900. Le travail de deuil conduit la plupart des communes de France à rendre hommage à leurs morts : dans les années 1920-1925, 35 000 monuments aux morts sont érigés malgré les difficultés de la reconstruction.

    Toutefois, à la suite de cette hécatombe, quelques communes élèvent des monuments condamnant plus ou moins explicitement le conflit, soit par des inscriptions explicites, soit par des thèmes sculpturaux spécifiques (pères, mères, épouses perdues de douleur ; orphelins ; absence de toute référence à la guerre : armes, soldats, etc.). »

    -Il nous a semblé d’autant plus important de le fleurir pour sa symbolique pacifiste avec des fleurs à la floraison généreuse, typiques de nos jardins de grands-mères . Et oui, Il existait, autrefois, dans nos campagnes deux sortes de jardins :

    • Les jardins de maison de maitre avec un jardinier : Là, les massifs étaient rigoureux avec des tracés géométriques. Les plantes utilisées étaient invariablement les mêmes : sauges, agératums, œillets d’Inde, etc.
    • Les jardins de nos grands-parents, souvent des ouvriers ou paysans cultivateurs, dans les années 50, étaient certes modestes, mais leur floraison était souvent exubérante. À cette époque-là, il y avait peu d’argent à dépenser, on faisait appel à des valeurs sures. Les plantations du « jardin d’agrément » étaient confiées à nos grands-mères. C’est le devant de la maison qui lui était dévolu. Les fleurs annuelles choisies étaient issues de semis en pleine terre, de semis spontané, de dons, d’échanges de graines ou de jeunes plants, de boutures ou de drageons. De solides plantes vivaces prenaient aussi place dans ce joyeux décor.

    La réception de notre action

    Nous avons reçu, dans un premier temps, des remarques positives émanant d’habitants en résidence secondaire, nous demandant comment fallait-il s’y prendre pour interagir sur les parterres situés devant chez eux. Ce qui vient souligner le défaut d’habitude des habitants et du désir qui est la leur de s’approprier davantage ces espaces.

    Les indigènes dans le jardin de Vayres à Soi

    Par ailleurs, nous avons essuyé d’autres critiques nous rappelant que ce n’est pas notre rôle et que les impôts serviraient aussi à cela. Des habitants plutôt mécontents du travail accompli par les services.

    Nous poursuivons donc, à l’instar de nos jardins de grands-mères, en réceptionnant au jardin, situé au 28 rue belles roses à Vayres, les dons, boutures, graines et bulbes, merci par avance!

    Vayres à Soi, le 26 mai 2022.

  • Ecologie sociale en milieu rural ?

    Ecologie sociale en milieu rural ?

    Nous sommes une association qui se définit par un militantisme en faveur d’une écologie sociale en milieu rural.

    Une des maisons rue Aurore Sand à Vayres

    Milieu rural

    La ruralité, les ruralités, la campagne, les campagnes parce que rares sont les communes rurales qui se ressemblent, tel un territoire non homogène aux spécificités complexes, la commune rurale n’est pas à opposer à urbain, à ville.

    Néanmoins, sans installer de hiérarchie, il arrive que les politiques de développements locales fassent des choix qui viennent invisibiliser certaines communes.

    Elles peuvent se comprendre par leur points communs en termes de déplacement, d’éloignement mais aussi quant à cette notion de décentralisation. Toutefois, certains de ces territoires sont confrontés socialement à une perte de dynamisme, un vieillissement de sa population et où les précarités peuvent être plurielles et se conjuguer.

    Le milieu rural est à recevoir comme un ensemble de spécificités réelles, hétérogènes et multiformes en proie à des transformations. La présence d’un pôle, comme source d’influences, contribue au caractère composite du milieu rural et à la typologie de ses communes.

    Selon l’INSEE


    Jusqu’en 2020, l’Insee caractérisait le rural comme l’ensemble des communes n’appartenant pas à une unité urbaine, définie par le regroupement de plus de 2 000 habitants dans un espace présentant une certaine continuité du bâti.

    La nouvelle définition proposée rompt avec cette approche centrée sur la ville.

    Les territoires ruraux désignent désormais l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité.

    Ils réunissent 88 % des communes en France et 33 % de la population en 2017.

    Cette seule caractéristique de l’espace rural ne permet pas d’en appréhender toutes les dimensions. Il faut y associer des critères de type fonctionnel, notamment le degré d’influence d’un pôle d’emploi.

    Avec cette approche, quatre catégories d’espaces ruraux se dessinent allant des communes rurales très peu denses, hors influence d’un pôle, aux communes sous forte influence d’un pôle.

    Une des rues de Rochechouart

    NB/ Vous pouvez consulter sur le site de l’Observatoire des inégalités leurs nombreux rapports, depuis l’onglet « THEMES ». Celui sur la pauvreté dans les départements, par exemple nous indique:

     » La pauvreté ne concerne pas les mêmes catégories de population selon les territoires. En Île-de-France, la pauvreté se concentre d’abord dans les grandes agglomérations. Dans l’Aude ou les Pyrénées-Orientales, où le taux de pauvreté est de 12 %, les zones rurales sont les plus touchées et ce sont le plus souvent les personnes âgées, et non les actifs, qui vivent sous le seuil de pauvreté. » Ainsi que l’analyse « comment les maires peuvent-ils réduire les inégalités« : C’est ici

    Démétropolisation

    Militer en faveur d’un démétropolisation pour relocaliser des services, maintenir/ouvrir des commerces/offres indépendants et solidaires.

    Nouveaux rapports aux territoires: réappropriation des espaces, création de lien social, plus de démocratie, nouveaux rapports au vivant, solidarité, autonomie, création d’emplois, consommer local, réduire les transports…

    Initiatives à suivre:

    // 1000 cafés réinventons les villages

    « Le programme 1000 cafés souhaite contribuer à redynamiser les communes de moins de 3500 habitants en rouvrant des commerces de proximité sous forme de cafés multiservices là où il n’y en a plus, ou en donnant un coup de pouce aux derniers existants !

    Créer du lien social et faire revivre les communes rurales sont au cœur de l’initiative. » Site internet 1000 cafés

    Publics concernés par le dispositif: élu local, particulier, habitant, accompagnement pour gérant de café rural.

    A.M.A.P

    L’AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Son objectif principal est de mettre en lien paysans et consommateurs, afin de créer un partenariat pour permettre aux premiers de vivre de leur production et de pérenniser leur métier, et aux seconds d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité. Source.

    Le principe est simple :

    • Chaque semaine, l’agriculteur s’engage à livrer à chaque membre de l’AMAP un « panier » de fruits et légumes de saison de sa propre production, cultivés localement et vendus à un juste coût. Il est aussi possible de créer une AMAP pour du pain, de la viande, du poisson, du fromage, du miel…
    • Les membres de l’AMAP s’engagent à préacheter en début de saison une partie de la production pendant une durée qui peut aller de six mois à un an (en fonction de la saisonnalité et des types de produits). Cela permet à l’agriculteur de préfinancer sa production, ce qui est une vraie sécurité pour lui, compte tenu notamment des aléas naturels.
    • Chaque membre acheteur s’implique dans le fonctionnement de l’AMAP et s’engage à participer à des activités communes, comme des visites à la ferme, afin de (re)découvrir notamment les processus de production agricole et la vie de l’agriculteur.

    Pourquoi créer/adhérer à une A.M.A.P

    • Encourager le monde paysan et un agriculteur en particulier car vous privilégiez leurs produits plutôt que ceux vendus par l’industrie agro-alimentaire.
    • Favoriser la qualité alimentaire car la Charte des AMAP demande à l’agriculteur de cultiver sans pesticides et sans engrais chimiques.
    • Valoriser les produits du terroir et la diversité alimentaire car l’agriculture bio favorise les variétés locales et rustiques. Elle propose à notre curiosité des fruits et des légumes oubliés (panais, rutabaga, topinambour), des céréales et des légumineuses (épeautre, millet, lentilles blondes) disparues du monde du « manger conventionnel ».
    • Maintenir les emplois et d’en créer de nouveaux car en consommant des produits issus de circuits courts vous dynamisez l’économie locale.
    • Proposer un prix juste et sans dépendance vis-à-vis de la grande distribution. En effet, du fait de l’absence d’emballage, de gâchis et d’intermédiaire, l’agriculture peut dégager un revenu décent, tout en appliquant un prix abordable.

    Exemple local: Le Comptoir fraternel

    Maraichage bio et solidaire : A Cussac (Haute-Vienne), le Comptoir fraternel se lance dans le maraichage bio pour fournir les habitants et les collectivités avec, à la clé, la création d’emplois en insertion.

    Ecologie sociale


    « L’écologie sociale est un mouvement d’écologie politique né dans les années 1960. On pourrait le définir sur deux plans : d’un il s’agit d’une vision théorique, et même philosophique, sur l’écologie, qui postule que les problèmes écologiques (de nature biologique) découlent de problèmes sociaux.

    Cela veut dire que si on observe une crise écologique aujourd’hui, c’est parce que la relation humains/nature dysfonctionne. Tous les écologistes semblent en accord sur ce point.

    Mais l’écologie sociale va plus loin et dit que, si cette relation humains/nature a penché vers l’exploitation à outrance, sans égards aux cycles naturels et aux conséquences, c’est parce que la relation humains/humains dysfonctionne. » Source

    Domination et émancipation

    « Murray Bookchin est peu connu en France. Mais il mérite largement de trouver sa place dans la galaxie des « penseurs de l’écologie », où figurent notamment Günther Anders, Jacques Ellul, Barry Commoner, Hans Jonas, Ivan Illich ou André Gorz.

    Car Bookchin apporte à la réflexion écologiste une idée cruciale : le rapport des sociétés modernes à ce qu’elles appellent la nature reflète les rapports de pouvoir qui structurent ces sociétés.

    La domination qu’exercent les riches sur les pauvres, les hommes sur les femmes, les vieux sur les jeunes, se prolonge dans la domination que les sociétés fondées sur la hiérarchie exercent sur leur environnement.

    Et de même que ces relations de domination aliènent les personnes – c’est-à-dire détruisent ou réduisent leur potentialité humaine -, de même ces sociétés hiérarchiques détruisent la nature. Mener une politique écologique appelle donc une mutation des rapports politiques au sein de la société : « protéger la nature » suppose l’émancipation sociale. « 

    Source – Un grand merci à Reporterre pour cet article!

    « L’idée de domination de la nature ne peut être dépassée que par la création d’une société dépourvue de classes et des structures hiérarchiques », capable de « rejeter l’objectivation de la réalité en tant que pure matière première destinée à être exploitée ».

    Mais « nous ne pouvons remettre indéfiniment au lendemain de nous confronter à ces perspectives : soit un mouvement capable de pousser l’humanité à l’action se fera jour, soit la dernière grande opportunité historique d’accéder à une émancipation complète périra dans une autodestruction sans frein. »Source

    // Il ne vous aura pas échappé que Vayres à Soi est porté par deux femmes, ce fait est non négligeable d’autant que les questions soulevées par le genre, l’émancipation, la recherche d’autonomie, la vie professionnelle, la solidarité, mais aussi d’autres réalités telles que l’accès aux soins, la précarité, le sexisme ordinaire, le défaut de valorisation feront l’objet d’espaces de réflexion/d’ateliers.

    Je vous invite donc à vous pencher sur les ouvrages de Val Plumwood (écoféministe australienne, professeure de philosophie à l’Université de Sydney.)

    « L’écoféminisme développe une réflexion critique sur l’idéal moderne de domination de la nature. Il défend l’idée que celui-ci est associé aux valeurs définissant les idéaux modernes de la masculinité, dont la relégation du féminin à une forme de nature infra-rationnelle est une pièce déterminante.

    Avec l’écoféminisme, le genre apparaît comme un lieu de réflexion dont la portée est ainsi plus vaste que la seule, si on peut dire, demande d’égalisation des droits des hommes et des femmes, formels et réels.

    // L’écoféminisme de Plumwood se situe ainsi dans le cadre des critiques féministes de la modernité. La modernité y apparaît d’abord comme une affaire d’homme moderne, la femme étant précisément laissée de côté comme ce qui n’entre pas, ou qui est simplement parfois toléré, dans les nouvelles sphères définissant le moderne. » Source

    Héritages et souhaits de société

    De nombreux mouvements voient le jour, les points communs:

    • décentralisation de la société
    • consommation raisonnable (besoins réels) et soutenables par la nature
    • consommation locale
    • autonomie alimentaire
    • autogestion
    • résilience

    // Leurs différences tiennent en leur spécialisation, avec Vayres à Soi, nous avons souhaité mettre en place des actions ouvertes à toutes et tous sans politique d’expertise dont le savoir ne serait pas à recevoir mais à partager.

    -Souhaitant nous inscrire au cœur de journées nationales/Mondiales, nous avons, déjà, porté des manifestations dans le cadre de la Fête de la Nature ( Journée mondiale de l’abeille), du Printemps des cimetières (week-end Biodiversité), et avons programmé des interventions lors de la journée pour le vélo ( 3 juin), les Journées Européennes du Patrimoine, Journée mondiale de l’habitat -4 octobre (Rénovation – lutte contre les passoires thermiques) Octobre Rose…

    -Nous organisons des rencontres accessibles et ouvertes sur des sujets diversifiés dont les thèmes principaux reposent sur les problématiques suivantes:

    La biodiversité, c’est nous et tout autour de nous, agir pour la préserver en créant à chaque fois, les meilleures conditions (planter avec respect des plantes, développer les refuges réseau L.P.O, créer des mares, sensibiliser aux éco gestes en termes d’entretien jardin/pelouse et espace vert, proposer pour des espaces publics (parterre, trottoirs, bacs- rues et lieux ( ex: cimetière) une végétalisation favorable et des améliorations pour le fleurissement existant, une gestion optimisée de l’eau, mettre en place de quoi accueillir faune et flore partout ou presque !

    La mobilité (douce) lutte contre l’autosolisme, mis en place de trajets en co-voiturage, projet de club vélo (pour tenter d’imaginer le vélo comme moyen de déplacement convivial, intergénérationnel, et pouvoir proposer par la suite des cours de pratique vélo, des ateliers de réparation, développer le vélo taf, s’adresser aux salariés, aux demandeurs d’emploi, personnes âgées, aux scolaires et aux femmes, sensibiliser à la location longue durée de VAE, cycler ensemble pour valoriser le territoire, développer le tourisme vert)

    La valorisation (lutte contre le gaspillage, permettre une meilleure utilisation des déchets/objets, compostage collectif, optimisation des espaces/ ressources naturelles et humaines, une plus forte identification de la commune/ des acteurs locaux, mise en place actions de sensibilisation aux éco-gestes (cleanwalk, chantier participatif fleurissement- construction/réparation), recycler, faire de la pédagogie au quotidien (Eco jardinier), donner à connaitre les éléments distinctifs, historiques et patrimoniaux du territoire.

    Les représentations du patrimoine font partie intégrante de nos sujets d’études, le patrimoine, notion éminemment politique, a pris longtemps un sens à part en milieu rural. Pourtant, à partir d’une commune rurale, il ne peut se résumer à une église, à un lavoir, il est matériel et immatériel, fait de folklores, il peut être floral, vert, durable, funéraire mais aussi la place du matrimoine est à connaître et à valoriser!

    NB/ Vous pouvez suivre et consulter les cycles, études et ressources du Laboratoire de Mobilité Inclusive. – Crée en 2013, le LMI soutient le développement d’une mobilité pour tous et agit pour favoriser une mobilité plus inclusive.

    Le webinaire du 14 juin prochain est à ne pas rater!

    La mobilité ne peut pas se développer ni s’entendre sans penser les questions de logement et d’urbanisme. Le lien entre mobilité, habitat et urbanisme n’est bien sûr pas nouveau. Mais dans le cadre de ce webinaire, nous souhaitons l’aborder sous l’angle de la mobilité solidaire pour identifier les leviers d’actions pour des territoires plus inclusifs. https://www.mobiliteinclusive.com/

    A l’occasion de ce rendez-vous nous croiserons les regards de différents acteurs : logement, urbanisme, collectivités, acteurs de la mobilité et de la solidarité autour de quelques questions :

    • Comment est prise en compte la question de la mobilité dans la planification urbaine et dans la construction et l’attribution de logements sociaux ?
    • Comment les collectivités réfléchissent pour rendre leur territoire plus inclusif en matière de mobilité et à quelle échelle ?
    • Comment l’aménagement du territoire permet-il de repenser l’accès aux services et de recréer de la proximité ?
    • Comment faciliter la mobilité de ceux qui résident en zones périurbaine ou rurale ?
    • Quelles actions concrètes ou réflexions mènent les acteurs pour encourager une mobilité plus inclusive dans les projets d’urbanisme ?

    Difficile mise en réseau des mouvements

    A Vayres, de nombreux acteurs existent, en revanche, il est difficile de savoir s’ils travaillent en collaboration voire en réseau. La transdisciplinarité ne transparait pas, chacun œuvre de son côté, affairé à ses propres initiatives, un maillage territorial qui semble complexe à mettre en chantier.

    « Ces mouvements ont trop souvent un but et des aspirations en commun mais travaillent en cercle fermé et peinent à créer des convergences ou unir leurs ressources. Souvent même, ils se connaissent mal, ont des références différentes.

    Même sans chercher à se fusionner ou à s’uniformiser, chacun aurait passablement à apporter à l’autre, en termes d’analyse du problème, de proposition, d’expérience, etc.

    On le voit particulièrement bien en prenant des mouvements comme la décroissance, la transition et l’écologie sociale. » Source

    Voilà, en espérant que cet article vous aura un peu plus éclairé sur ce que nous souhaiterions développer à Vayres Les Roses.

    Bien, à vous,

    Vayres à Soi, le 24 mai 2022.

  • Un été à Vayres Les Roses

    Un été à Vayres Les Roses

    L’association Vayres à Soi vous propose sa nouvelle programmation:  » Un été à Vayres Les Roses« .

    // Vous êtes convié.es à un programme estival, ouvert à toutes et tous, gratuit, avec 4 temps forts à Vayres Les Roses!

    ATTENTION/ En raison des fortes chaleurs, les deux circuits de randonnées peuvent être modifiés!

    Circuit de la Serpentine, Vayres

    2 « Balades florales commentées » pour découvrir Vayres Les Roses

    Et aborder, ensemble, les représentations du patrimoine floral, vert, naturel et le Matrimoine au cœur du bourg de Vayres. 

    Rosier anglais
    • Samedi 9 juillet à 14h (RDV Champ de Foire)
    • Samedi 6 aout à 14h (RDV Champ de Foire)

    2 « Boucles de Vayres » – deux circuits phares de randonnées transformés en Rallyes-photo.

    Participons, ensemble à l’iconographie de ces sentiers uniques!

    • Samedi 23 juillet – Circuit de la Serpentine à 14h (RDV Champ de foire)- (15km)
    • Samedi 20 aout- Circuit panoramique du Château d’eau – 14h (RDV Champ de foire) -(10km)
    Circuit panoramique du Château d’eau, Vayres

    //Vous trouverez ces sentiers ici:

    Serpentine

    Circuit panoramique du Château d’Eau

    Informations pour « Un été à Vayres Les Roses »: 06. 13. 85. 10. 32

  • Vayres en Mai

    Vayres en Mai

    Trois propositions de RDV en mai à retenir, entrée gratuite!

    FÊTE DE LA NATURE

    « Des fleurs et des Légumes, un peu partout! « 

    21 MAI de 14h à 16h au 28 rue Belles Roses à VAYRES

    Visite commentée du jardin bio

    Nous présenterons le choix des espèces plantées, haies diversifiées, bandes fleuries, les gestes d’une éco-jardinière (pas de tonte de pelouse, aucun traitement, gestion de l’eau optimisée…) et mesurons, ensemble, l’équilibre écologique du jardin grâce à l’observation des fleurs, plantes sauvages et des auxiliaires. (Durée 1h)

    Ce jardin est  membre du réseau L.P.O, pourvu en abris à insectes, gîtes et tour à coccinelle interactive!

    Atelier collaboratif- Potager fleuri

    Pour comprendre la foisonnante biodiversité des légumes, leur apport pour la santé et l’environnement, nous les associerons aux fleurs. L’idée étant, aussi, de favoriser la protection des cultures.

    Le jardin et le potager permettent de distiller de la vie et de la couleur un peu partout autour de nous, alors, à partir de nos plants, graines/boutures et des vôtres, nous allons découvrir comment réaliser un micro potager fleuri (bacs, pots…). (Durée 1h).

    • Point d’étape: comment réaliser un purin d’ortie 
    • Point d’orgue, la composition de micro-potager fleuri   

    Si vous avez des graines, boutures et/ou plants, vous pouvez venir avec, vous repartirez avec un « élixir » bio d’ortie!

    Voici le lien vers l’évènement: Des légumes et des fleurs un peu partout

    NB/ Sous réserve, la participation de Monsieur Jean Grand, apiculteur, habitant de VAYRES et inventeur du bouchon piégeur (frelon asiatique), primé au concours Lépine! https:/Article de presse de la fabuleuse invention de Monsieur Grand

    Flyer de Mai distribué à Vayres

    PRINTEMPS DES CIMETIÈRES

    22 mai à 14h

    1. Cimetière, un jardin de pierre ?

    Le cimetière offre une place forte à la minéralité au point de laisser peu de place au végétal. Cet atelier pratique a pour but d’observer la place de la flore depuis les types de fleurs, plantes, arbustes nichés au cœur du cimetière de Vayres.
    ▵Cette rencontre vous invite à découvrir les alternatives au fleurissement en pot afin de sensibiliser aux cycles de vie des plantes, à leur besoin, leur saisonnalité ainsi qu’ à la question de la gestion de l’eau.
    En cette Journée Mondiale de la Biodiversité, nous nous demanderons quels sont les moyens existants ou à proposer en faveur de la biodiversité sur ce site datant du XIX ème siècle et situé en centre-bourg.
    ➳Une animation proposée par Mme Petit Joëlle, habitante de Vayres, biojardinière de cœur et présidente de l’ association « Vayres à Soi » qui milite pour une écologie sociale en milieu rural sur la commune de Vayres.

    Affiche VAS

    Lien vers l’évènement: Vayres, cimetière paysager, jardin de pierre

    2. Visite guidée sur les évolutions historiques et sur la place singulière des femmes et des enfants

    22 mai à 15H30

    Le mois de mai est un mois marqué par des journées mondiales et internationales en lien avec les femmes, qu’il s’agisse de celle de l’action pour la Santé des femmes (28 mai), celle de la Sage-femme (5 mai), de l’Infirmière (12 mai), et aussi, celle des Mères endeuillées, le 2 mai.
    ▴C’est la conjonction de ces temps forts qui nous amènent à questionner la place des femmes et des enfants, au fil de l’histoire.
    ▿Cette visite guidée sera l’occasion de nous pencher sur le cimetière de Vayres Les Roses en tant que « lieu autre » qui possède, par ailleurs, un lien intime avec son village. Depuis son emplacement, dans le bourg, à la conception de ses espaces, jusqu’aux types de tombes et messages sur ces dernières, nous noterons les mutations importantes des siècles passés qu’ont subi les cimetières.
    ➳L’ancien cimetière de Vayres est un témoin sociétal fondamental pour une commune rurale, il porte en lui, les traces des évolutions de notre rapport à la mort, de la médecine, du développement de l’accès au soin et du droit.
    •Marqué par des crises historiques et traversé par des cycles, le cimetière de Vayres est un lieu archive qui nous permettra d’interroger le temps, depuis le XIXème siècle, au regard de la place particulière occupée par les femmes et les enfants.
    ▴Cette visite prendra, également, appui sur la typologie singulière du petit patrimoine funéraire du cimetière de Vayres, avec la place de la porcelaine et sur la notion de Matrimoine.

    Lien vers l’évènement: Visite guidée, au fil de l’histoire, la place singulière des femmes et des enfants

    ⁃Ce temps de rencontre sera animé par Isabelle Pompe, passionnée par les représentations du patrimoine et membre fondateur de l’association vayroise « Vayres à Soi« .

  • Apéro-Vélo à Oradour

    Apéro-Vélo à Oradour

    !!Attention, annulation de cette sortie vélo pour des raisons de santé!!

    Nous en reprogrammerons une courant septembre!

    Vous pouvez, imaginer l’apéro que vous souhaitez et rendre hommage aux deux roues, à votre guide!

    ▞ Le vendredi 3 juin 2022, à l’occasion de la Journée Mondiale pour le vélo, nous vous invitons à un évènement convivial!

    ↳Le saviez-vous ?

    Cette journée a été décrétée par L’ONU le 23 avril 2018. C’est la date du 3 juin qui a été retenue pour fêter dignement cette fête.

    Par cet acte, l’organisation reconnaît la contribution du vélo aux 17 objectifs fixés par l’ONU en matière de développement durable, « un développement apte à promouvoir la prospérité et les opportunités économiques, un plus grand bien-être social et la protection de l’environnement« .

    🚲 Alors, pour célébrer la petite reine, l’association Vayres à Soi vous propose un moment vélo détente sur la belle Voie Verte des Hauts de Tardoire en une agréable fin d’après midi de juin!

    // La voie verte c’est 13km soit environ une heure de pratique vélo jusqu’à Châlus.

    L’idée étant de partir d’Oradour Sur Vayres ou de Châlus pour l’autre sens, de faire un trajet de votre choix soit jusqu’à Châlus soit à mi-chemin et nous retrouver pour un petit apéro à 19h à Oradour!

    ❢Pour notre sens de direction, nous nous donnons rdv à 17h30 à Oradour top départ pour la balade vélo: voie verte!

    .

    .

    ▲Seul équipement de ce type en Haute-Vienne et en Limousin, la Voie Verte des Hauts de Tardoire, d’une distance de 13 kilomètres, est aménagée sur une ancienne voie ferrée.

    ☲Elle est située entre Châlus et Oradour sur Vayres et chemine dans une nature préservée, où rollers, personnes à mobilité réduite, randonneurs, cyclistes, peuvent se promener sur un lieu agréable et sécurisé.

    ➳La Voie Verte est interdite aux véhicules motorisés. La Voie Verte des Hauts de Tardoire se situe en plein cœur du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, elle est une invitation à la découverte du patrimoine culturel, naturel et historique.+ d’infos sur le site de la Voie Verte

    Chacun pense à emmener avec elle/lui de quoi trinquer et manger léger!

    Pour circuler à vélo, plusieurs accessoires sont obligatoires : casque pour les enfants de moins de 12 ans, gilet de haute visibilité, dispositifs d’éclairage et de signalisation, signal d’avertissement.

    ▸A très vite, pour encore plus d’infos!

    Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, 30 mars 2022.