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  • Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Association ERINA, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Bonjour à toutes et tous,

    Nous souhaitons partager ici, notre soutien pour l’association Erina

    ERINA ?

    On lit la suite de l’article complet avec photos de France 3 du 23 février dernier : ici

    Extraits – Créé en 2025 pour venir en aide aux petits mammifères blessés, le centre de soins Erina à Razès, en Haute-Vienne lance une cagnotte en ligne.

    Objectif : financer l’achat d’enclos pour les écureuils blessés afin de les relâcher dans la nature dès leur remise sur patte.

    Le centre, qui a déjà recueilli 450 animaux ambitionne de doubler son nombre de pensionnaires.

    « Il a été retrouvé au sol après la tempête Nils » : écureuils roux, hérissons, ce centre veut sauver 700 animaux »

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    Crédits Isabelle Pompe

    Une seconde chance pour l’écureuil roux

    Il reste 8 jours pour soutenir et encourager l’association Erina et son actions, ses actions en faveur des mammifères sauvages en Haute-Vienne, avec J’adopte un projet, vous pouvez y aller: Une seconde chance pour l’écureuil roux!

    On aide à l’installation de deux enclos:

    « De nombreux écureuils arrivent très jeunes au centre de soins, parfois les yeux encore fermés et doivent être biberonnés pendant plusieurs semaines, avant de gagner en autonomie pour s’alimenter.

    Avant de retourner à la vie sauvage, ces jeunes ont besoin d’une phase de transition pour se renforcer, développer leur agilité et apprendre à vivre en autonomie, c’est là toute l’utilité des enclos extérieurs. »

    Recherche de bénévoles nurses:

    Voici l’annonce reprise telle que diffusée sur FB:

    La haute saison approche et, avec elle, l’arrivée de nombreux juvéniles à biberonner.

    🙌 Entièrement composée de bénévoles, l’équipe du centre de soins a besoin de renfort.

    🍼 Nous recherchons des bénévoles nurses pour prendre en charge les jeunes mammifères en nurserie au centre, pour la saison 2026.

    ⏳ Disponibilité minimale demandée :

    • 5 jours sur 7 par semaine

    • sur une période minimum de 15 jours

    • idéalement 4 semaines ou plus

    📅 Période : avril à septembre 2026

    👉 Nous recherchons des personnes sérieuses et très disponibles afin de :

    • Limiter les rotations en nurserie.

    • Réduire les risques d’imprégnation.

    • Assurer un suivi optimal de l’état de santé des juvéniles grâce à une observation quotidienne.

    👩‍🏫 Aucune compétence préalable n’est nécessaire, une formation interne est assurée.

    👤 Condition : être majeur(e)

    Pour candidater, envoyez-nous un mail à : associationerina@gmail.com

    ✖️ À noter : nous ne disposons d’aucune possibilité d’hébergement sur place.

    🌿 Nous nous préparons à une saison intense, avec plus de 700 mammifères sauvages accueillis au centre de soins sur 2026.

    🐾 La saison des juvéniles est une période cruciale pour les centres de soins, chaque engagement quotidien fait la différence.

    🙏 N’hesitez pas à partager pour nous aider !

    📍 Le centre de soins est situé sur la commune de Razès en Haute-Vienne (87).


    Voilà, à très vite!

  • Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.

    Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!

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    Crédits Isabelle Pompe

    Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.

    Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales

    • Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
    • En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…

    La santé mentale au jardin

     » Dr Gérard Lorimier :

    « Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».

    On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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    Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.

    Un extrait:

    « L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.

    De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.

    Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. « 

    On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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    « Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?

    Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »

    « En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.

    Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.

    Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici

    Rendez-vous aux Jardins

    Se Voir jusqu’au Cœur

    RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

    Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins

    « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.

    Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques:

    • Atelier Bouture
    • atelier Photo (prise de vue)
    • atelier Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    • la Ressourcerie verte à prix mini
    • la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
    • un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! »

    Bientôt, on vous indique le lien vers Open Agenda et celui de la billetterie en ligne...

    La Petite Fête de la Rose

    RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).

    C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.

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    Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose

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    Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!

    Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…

    Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

  • Paye ta cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Paye ta cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Engagements pour l’égalité, contre le sexisme et les violences faites aux femmes

    Persistance des rôles traditionnels et suprématie hétérosexuelle

    Les inégalités de genre ne prennent pas la même forme selon l’endroit où l’on vit.

    Exigence d’égalité: nous souhaitons pouvoir accéder au pouvoir de la même façon. Nous sommes pour la promotion d’une culture de l’égalité!

    Le sexisme se fonde sur le postulat suivant: infériorité des femmes par rapport aux hommes. Il se manifeste par des gestes, propos, pratiques, comportements. Il contribue à maintenir des rapports de pouvoir inégalitaire.

    Le sexisme hostile reste minoritaire, il banalise et amplifie les inégalités. Le sexisme paternaliste, profondément enraciné, s’impose de manière omniprésente.

    Il concerne un quart des individus de plus de 15 ans. Ce sexisme que l’on pourrait qualifier de subtil est en fait sournois car il participe davantage à la perpétuation des inégalités et des violences.

    On souligne que plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social.

    Les plus de 65 ans pensent que l’égalité est atteinte car ils comparent avec le passé, ils ont tendance à relativiser voire à insensibiliser les inégalités encore vécues aujourd’hui.

    Un système:

    • Discriminations professionnelles
    • Violence dans l’espace public
    • Sous représentation dans les instances décisionnelles

    Ce système ne se limite pas aux espaces professionnels et publics, il s’étend au foyer familial.

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    Crédits Isabelle Pompe – Paye ta Cambrousse, 2026

    Les femmes rurales

    « Beaucoup de femmes rurales expriment un sentiment d’invisibilisation institutionnelle. Les politiques publiques dédiées aux territoires ruraux intègrent encore très imparfaitement leurs réalités.

    À titre d’exemple, aucune des 181 mesures de l’Agenda rural de 2019 ne mentionnait explicitement l’égalité femmes-hommes. Cette omission, partiellement corrigée depuis, notamment grâce aux 70 recommandations de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a pourtant laissé une empreinte durable : celle d’une cécité structurelle. » Source Etude Terram, p 46

    Vivre à la campagne, un piège économique pour les femmes.

    « La « fatigue d’être soi » décrite par Alain Ehrenberg trouve ici une traduction genrée:

    Lorsque les responsabilités domestiques, professionnelles, familiales et organisationnelles s’additionnent, lorsque vos écosystèmes de proximité ne vous accordent pas une écoute suffisante, lorsque ces souffrances du quotidien ne sont pas reconnues à leur juste valeur, la charge mentale se transforme en charge émotionnelle et celle-ci en vulnérabilité psychologique ». Source Etude Terram

    Isolement ?

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    « Plus les femmes pallient les manques institutionnels, plus elles absorbent un volume de responsabilités. Ces responsabilités prises pour le collectif se font sans bruit, sans rétribution ou compensation, parfois même sans reconnaissance. » Source Etude Terram p. 44

    « Des mécanismes de domination identiques partout, mais renforcés hors des villes:


    Le travail domestique est la matrice de toutes les inégalités. Comme en ville, les femmes font la majeure partie des tâches domestiques. Mais à la campagne, ce travail s’adosse à des distances plus longues et à moins d’alternatives. C’est ainsi que 86,5 % des femmes rurales gèrent les démarches administratives du foyer, 70 % les trajets scolaires, 74 % les activités extrascolaires. Ce qui, en ville, peut se mutualiser, se délègue rarement en ruralité.
    Une sécurité économique fragile et profondément genrée plus d’une femme rurale sur deux (53 %) déclare ne pas se sentir en sécurité économique, un niveau proche des femmes urbaines (50 %) mais nettement supérieur à celui des hommes ruraux (38 %).

    Enfin, nous résidons à la campagne, mais ne votons pas RN. (Cf Etude Terram p. 46)

    #MeToo agricole

    Les inégalités de genre sont omniprésentes dans le monde agricole. On pense à celui qu’on connait bien le Paye ton pinard (sur Insta) quand des vigneronnes dénoncent les violences sexuelles et sexistes qu’elles subissent au quotidien : des remarques sexistes jusqu’aux agressions sexuelles, les exemples sont nombreux.

    Vous n’auriez pas osé poser cette question à une femme.

    Il aura fallu attendre 1961 pour que le mot « agricultrice » fasse son apparition dans le dictionnaire Larousse.

    Laura Chalendard, rare agricultrice a dénoncer les violences sexistes et sexuelles, a tout notre soutien.

    +Un article lui est, à nouveau, consacré Le Monde, Le laborieux MeToo du monde agricole

    Non, la campagne indissociable du monde agricole, ne peut pas se taire, quant à la profession d’agricultrice, d’agriculteur, elle doit s’emparer rapidement du sujet.

    L’exploitante Laura Chalendard avait lancé en 2023 un compte Instagram pour dénoncer les violences sexuelles dans le monde agricole : le #metooagricole.

    Elle y relaie des témoignages glaçants (dont elle a d’ailleurs fait part lors de l’assemblée générale de la MSA en avril dernier) et pointe la perte de femmes entre leur parcours scolaire et leur installation.

    Alors que la parité semble respectée à l’école, seulement un quart d’entre elles parviennent à devenir cheffes d’exploitation, coexploitantes ou associées selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. 

    Le monde agricole que l’on peut percevoir comme taiseux a besoin que la parole des femmes se libèrent et qu’enfin leur travail soit rendu visible.

    Ce pourquoi, les festivités, évènements qui mettent en valeur le monde agricole ne peuvent se concevoir avec la nostalgie du monde ancien, se penser, s’organiser sans la question de la parité et la dénonciation des formes de violence, de sexisme qui ne devraient rien avoir d’ordinaire.

    Patriarcat

    Sexisme, stéréotypes et discriminations dans l’emploi

    Certains profils sociodémographiques sont davantage exposés aux discriminations. L’exposition des femmes aux discriminations progresse.

    Dans le déroulement de carrière, le fait d’être une femme multiplie par 2 le risque de subir une discrimination par rapport aux hommes (en 2016, il était 1,6 fois plus élevé).

    Les stéréotypes autour de la maternité, très fortement ancrés, pèsent lourdement sur la carrière des femmes : les discriminations liées à la situation familiale sont 5 fois plus citées par les femmes que par les hommes lors de la recherche d’emploi. 

    En 2024, comme en 2016, un candidat sur deux rapporte avoir fait l’objet de questions personnelles inappropriées lors d’un entretien, concernant un critère protégé par la loi :

    • âge
    • origine
    • lieu de résidence …

    Témoignages locaux de femmes en recherche active d’emploi (2024, 2025)

    Nora (le prénom a été changé) s’est vu demander, par téléphone pour un premier contact pro, son lieu de résidence et lorsqu’elle a répondu, on lui a indiqué « on vous rappellera », ce qui n’a jamais été le cas. Le poste: basé à Limoges, Secours Populaire (assistante de direction).

    Jeanne (le prénom a été modifié) à la question, vous avez quel âge, elle a répondu, la recruteuse n’a pas donné suite. Offre d’emploi Limoges.

    Manon (prénom modifié) à la question, vous êtes salariée, elle a répondu que non, la personne du recrutement à rapidement écourter la conversation. Offre d’emploi Limoges.

    Léa (prénom modifié) on lui indiqué lors d’un entretien avec France Travail Limoges qu’à compétence égale, on privilégierait une personne qui réside à Limoges, Léa habite dans un village.

    Virginie (prénom modifié), diplômée d’un Master, on lui demande de ne pas l’indiquer sur son CV.

    4% de celles discriminées dans la recherche d’emploi à déclarer avoir pris contact avec une association, le Défenseur des droits ou un avocat, avoir déposé plainte ou saisi la justice.

    « P. 30  – il apparaît que les personnes ayant déclaré des situations d’emploi précaires au moment de l’enquête déclarent significativement plus souvent avoir fait l’objet de discriminations.

     Ainsi, parmi les personnes ayant recherché un emploi au cours des cinq dernières années, celles qui sont au chômage au moment de l’enquête rapportent plus fréquemment avoir été discriminées au cours d’une recherche d’emploi (49 %) que celles inactives (35 %) ou en emploi (26 %, tableau 1 page suivante).

    (P. 27) Les discriminations dans le déroulement de carrière sont d’autant plus fréquemment rapportées que le niveau de diplôme est élevé : tous sexes confondus, 27 % des personnes diplômées d’un master ou d’un doctorat déclarent avoir été traitées défavorablement, contre 23 % de celles ayant un diplôme entre le baccalauréat et la licence et 18 % de celles ayant un diplôme de niveau inférieur.

      P. 32 – Les jeunes femmes déclarent être davantage exposées à l’accumulation de traitements défavorables sur le marché du travail, reflétant la persistance des stéréotypes de genre associés à la maternité, qui peuvent contraindre leur accès à l’emploi, mais aussi leurs trajectoires professionnelles sur le long terme.

    En parallèle, celles les plus diplômées déclarent davantage faire l’expérience de discrimination dans le déroulement de carrière, pouvant limiter leur accès aux fonctions les plus élevées.

    De par la multiplicité de ces inégalités, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à dire avoir entrepris des démarches à la suite d’une expérience de discrimination.

    Les femmes peuvent elles aussi avoir des comportements sexistes visant à discréditer, intimider d’autres femmes.

    Le Continuum sexiste

    Masculinismes et nanosphère

    10 ans après #MeToo

    Le masculinisme est un mouvement aussi vieux que le féminisme, il n’exprime pas que des idées misogynes. On peut parler de masculinismes au pluriel.

    « Si on y retrouve une haine des femmes dans le quotidien, le masculinisme renvoie à des mouvements structurés autour d’idéologies avec un projet de combattre les femmes qui défendent leurs droits. » Source: Entretien Laura Verquère

    « Certains appelant tous à « punir » les femmes : les propos rapportés relèvent d’une misogynie extrême, allant jusqu’à la banalisation des agressions sexuelles, au harcèlement, à l’appel au viol. »

     

    En ligne ou hors ligne, les communautés aux revendications variées sont fédérées par la haine des femmes et des féministes.

    Nanosphère

    Idéologie structurée, espace hétérogène aux formes variées, mouvement social et politique.

    Pierre Gault dans son ouvrage, Dans la peau d’un mascu. Enquête sur les hommes qui détestent les femmes (Denoël, 2026).  » 

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    Son enquête montre comment ces influenceurs construisent une emprise sur leurs abonnés, en combinant rhétorique de développement personnel, coaching viriliste et discours de revanche. Depuis l’élection de Donald Trump, cette parole s’est libérée. »

    On assiste à une montée des extrêmes droites en Europe et dans le monde, à une parole masculiniste décomplexée, à une intersectionnalité des haines.

    Le Haut Conseil à l’égalité souligne la visibilité croissante de ces discours : 52 % des hommes de 25 à 34 ans estiment que l’on « s’acharne » sur eux. Sur les forums circulent des intitulés comme « 6 techniques pour dominer une femme » ou « 3 choses que les femmes aiment plus que l’argent »

    A visionner: Hausse du masculinisme, rapport HC

    Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. 

    Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

    Témoignages locaux: Cécile (prénom modifié) a été sur Facebook victime de propos et d’attaques visant à discréditer ses actions associatives, elle a subi des jugements de valeur stigmatisant de la part d’un profil au prénom féminin inconnu de son réseau.


    « Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

    Rapport annuel –

  • Paye ta cambrousse, l’isolement rural

    Paye ta cambrousse, l’isolement rural

    Nous souhaitons partager, ici, pour #PayeTaCambrousse, la dernière étude sur les solitudes en France de la Fondation de France.

    « Depuis 2010, la Fondation de France publie annuellement son rapport sur les Solitudes en France. Ces études inédites révèlent l’ampleur du phénomène et son impact sur notre société, en particulier chez les personnes en situation de précarité. » Source: Fondation de France

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    Episode 4/ Paye Ta Cambrousse – Isabelle Pompe

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    L’isolement en milieu rural

    « Il apparaît que l’isolement touche davantage les zones rurales : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants. » 

    Difficultés d’accès :

    • Services publics
    • Espaces de sociabilité
    • Peu de transports en commun
    • Enclavement géographique

    On peut préciser, ici, à Vayres, village de 700 habitants environ de Haute-Vienne, en plus d’une offre de transports en commun inadaptée aux besoins:

    • L’absence d’équipement inclusif
    • la désertion des rues
    • le vieillissement de la population
    • les logements vacants (à vendre, résidence secondaire) « effets volets fermés »
    • l’absence de commerces diversifiés qui répondent aux attentes des habitants qui recherchent des instants de qualité, du locale et du bio
    • l’absence d’une vie de voisinage
    • une culture associative où le politique est omniprésent qui favorise les communautés excluantes et ne respecte pas l’indépendance ni la différence
    • la culture du ragot, jugements de valeur/préjugés qui occupent de manière disproportionnée les rares espaces publics (marché par exemple) au point de créer de l’évitement et du repli

    Des difficultés au quotidien qui entravent la création et la qualité des liens ainsi que leur stabilité. L’effet « être loin » joue à plein régime.

    Il est important de rappeler combien l’isolement est intrinsèquement lié aux milieux ruraux et souligner que:

    « Le sentiment de solitude touche :

    45 % des personnes au chômage, contre 25 % des actifs. 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées . « 

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    Crédits Isabelle Pompe

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    De L’importance d’une offre commerciale locale diversifiée

    Soucieuses de notre santé, nous restons fidèles à une offre de pain paysan située à quelques kilomètres (GAEC de Laubanie), nous avons rencontré un, puis deux maraichers, au projet différent mais soit en bio soi en conversion bio. A Vayres, nous soutenons le Petit Haricot qui n’est pas présent sur le marché hebdomadaire. Nous soutenons une offre locale, bio, malheureusement invisibilisée à Vayres.

    Nous encourageons une vie commerçante sympathique qui ne nourrit pas une brutalité ambiante, qui ne contribue pas à la culture clanique locale.

    L’an passé, nous avons perdu une commerçante, victime pendant de nombreuses années de campagnes de diffamation en raison de son style vestimentaire, de son apparence et de sa vie privée. Ces formes de discriminations, très marquées, l’ont fragilisée. Douze ans, elle est restée 12 ans au centre bourg dans ce bourbier mental.

    Nos chères voisines et voisins!

    Etonnamment, à la campagne, le chacun chez soi, chacun derrière ses murs/ses haies, est bien présent. Nous constatons de nombreuses attitudes singulières de la part de nos voisins directs, volets fermés toute la journée, des personnes, même nouvelles arrivantes, sortent peu, s’intéressent peu à ce qui se passe tout à, côté, et le bonjour n’est pas automatique, loin de là…

    Nous avons impulsé des initiatives d’habitantes comme une brigade verte citoyenne, une ressourcerie verte, une grainothèque… Nous avons été critiquées, intimidées plus qu’aidées. Les diffusions de remarques se font par des tiers comme des messes basses peu respectueuses de notre énergie. Du jugement, encore du jugement. Un « de quoi je me mêle », un « elles viennent de la ville », un « elles installent des plantes inadaptées » plutôt propice aux découragements. A cela s’ajoute des actes de personnes malveillantes: arrachages/coupes de plantations, des vols, des déchets déposés…

    Il n’est pas toujours évident de mettre en place du jardinage citoyen, jardinage participatif quand celui-ci n’est ni promu, ni valorisé, ni encouragé par la commune.

    Peu de personnes ont envie de fleurir des bacs communaux qui ne sont pas même arrosés par la commune. Ce qui correspond, désormais, à une vraie charge pour nous: fleurir, nourrir, prendre soin, surveiller et arroser alors que l’idée de départ était de se rencontrer et de discuter, entre voisines/voisins devant ces petits espaces publics que sont les places, les trottoirs.

    Voici la dernière préconisation de l’Etudes des solitudes:

    « Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social:
    Les associations constituent des « tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel.

    L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion : les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude.

    Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.  » Source extrait page 8.

    L’isolement associatif à la campagne

    Vayres, une vie associative indépendante quasi impossible ?

    Notre volonté première a toujours tenu en le fait d’agir, à l’échelle d’un village, pour tenter, essayer, de proposer, de tisser, de donner une dynamique de liens, de créer les conditions favorables à la création de moments de proximité.

    La mise en difficulté due à notre indépendance nous a, en 2025, obligée de réduire la voilure et limiter notre programmation. Deux temps forts et de nombreux ateliers sur RDV. Nous sommes précaires et très peu encouragées pourtant à l’année, nous avons travaillé et continuons de travailler dans une logique « non au gaspillage/ Zero Waste ».

    Vayres à Soi, une association ressources

    Créer cette association c’est aussi pour rencontrer du monde, faire connaissance, s’entraider. En dehors de nos activités en extérieur, nous rédigeons des articles exigeants, ici, pour apporter de la lumière sur des difficultés tues et pour mettre en lecture des actualités locales, des retours de visites de lieux méconnus.

    Nous souhaitons donner de la visibilité à des ressources locales parfois mal identifiées. Nous mettons, également, à disposition de nombreuses études, analyses et réflexions.

    Nous sommes là et quatre ans plus tard encore là. Nous ne disposons pas de lieu qui puisse être ouvert à l’année. En 2025, nous avons ouvert notre jardin à deux reprises (en août et en décembre). En 2024, nous avons proposé des sorties en journée dans le cœur du bourg une dizaine de fois!

    Pourtant, les personnes qui se déplacent viennent en majorité de Limoges, très peu sont des villageoises, des résidentes de Saillat-Sur-Vienne, de Saint-Junien, très peu de Rochechouart…Nous même accueilli une habitante de Corrèze!

    Malgré le fait que nous sommes actrices de terrain, ici, nous déplorons les effets de compétition exacerbés entre les communes. Qui plus est, de nombreuses associations se copient dans leurs propositions, ne sont pas très fair-play, et hélas, assez peu solidaires. Elles font preuve d’une mise en concurrence en termes de calendrier parfois déloyale. Une impression nette se dégage: un espace toujours plus grand pour les grosses associations et un risque et une précarité accrues pour les associations émergentes.

    Pour les personnes seules et isolées:

    « Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent ».

    Source: (Extrait synthèse p.5 Etudes solitudes 2025) .

    Après 4 années de dur labeur, nous ne sommes pas vraiment parvenues à créer, à tisser une sociabilité de proximité. Nous avons ouvert le jardin, proposer des actions nouvelles et différentes, des activités diversifiées dans les rues du village, dans des espaces identifiés comme le lavoir, le cimetière, des sorties nature (5/6km max) très souvent gratuites… Mais les personnes sont mal informées, notre communication via des flyers, affiches est à notre charge sauf si c’est en noir et blanc. Ceci représente un coût non négligeable.

    Vayres et ses très nombreux hameaux rend la tache encore plus complexe sans soutien, sans relai. Il faut faire des kilomètres pour coller des affiches. Nos infos, actus sont noyées dans une masse d’infos qui est mal diffusée, avec des applis qui ne transforment pas le clic en déplacement (IntraMuros). Certaines de nos affiches en couleur ont même été arrachées…

    Dès le début 2025, nous avons souhaité quitter les réseaux sociaux pour des raisons éthiques et aussi parce que la transformation clic/ déplacement est trop faible au vu de l’énergie déployée.

    Peu de visibilité, peu de relai, peu de curiosité et un travail de sape mené par des acteurs locaux aux pratiques toxiques et à l’acceptation de l’autre dans sa diversité plus que relative.

    A Vayres, c’est l’impossibilité de travailler de manière indépendante qui règne avec un nombre incalculable de comportements d’évitements, de rejets voire d’agressivité et d’intimidation.

    Indépendante dans le sens hors politique, hors communautés.

    Le mensonge se mêle à l’indifférence et au contrôle abusif. Cela ne permet aucun échange naturel, aucun contact à la sympathie authentique. Apparentées à une menace, nous assistons au déploiement d’une stratégie déplorable du « tout tourne autour d’un même clan ».

    Les résultats de ces attitudes sont nombreux mais ne sont jamais relayés, explicités dans la presse locale avec la transparence nécessaire à la reconnaissance d’une culture de la discrimination :

    • Des associations cessent leur activité
    • Refusent de produire du contenu pour la Gazette municipale
    • Elles renoncent à programmer des actions à Vayres
    • Et se tournent vers d’autres communes et collaborations etc…

    Les associations ne sont pas considérées de manière égales quelques soient leurs activités.

    Vayres n’est pas un village responsable des mentalités malheureuses qui nourrissent l’exclusion jusqu’à l’écœurement.

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    Ici, la synthèse de l’Etude Solitudes:

  • Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

    Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

    L’éviction des « classes populaires » ?

    Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.

    Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!

    Jeunes ruraux

    Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.

    En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.

    Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale»constate l’Afev. 

    Extraits

    Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:

    • 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
    • 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
    • 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
    • 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
    • 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.

    Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.

    On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales

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    Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.

    Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!

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    Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part

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    Pour le commander: c’est là!

    Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».

    « Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »

    Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.

    A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3

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    Qui est minoré dans les arènes politiques locales?

    En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:

    Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? 

    Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.

    Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »

    Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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    On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici

    Extraits: à la remarque:  » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008« 

    Jeanne Demoulin répond:  » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.

    On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…

    L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:

    « En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.


    RETOUR ICI

    Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.

    Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.

    Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.

    A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?

    Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!

    Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.

    Urgence démocratique ?

    Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.

    Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:  

    Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit

  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    Crédits Isabelle Pompe

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye ta cambrousse

    Paye ta cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?

    Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.

  • Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!

    Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.

    L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.

    Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!

    Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:

    « Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.

    Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »

    ….

    Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!

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    Le lieu

    Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!

    On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…

    Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.

    Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:

    Pierre Alexandre Remy

    Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).

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    Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?

    Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.

    Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.

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    On clique pour agrandir.

    —Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:

    « Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP

    Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire

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    Lucille Rat

    Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.

    Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.

    Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.

    La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat

    Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,

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    Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.

    Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019:  VIA Créations Textile .

    Yanko Tsvetkov

    (Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.

    Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner

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    « Atlas of Prejudice

    The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source

    Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.

    Pour cette expo, on peut regretter :

    L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.

    Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.

    Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.

    Editions Apeiron

    Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.

    Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…

    Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.

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    La démarche éditoriale de la maison ?

    « Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.

    Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.

    Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA

    Petites digressions culturelles

    Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.

    Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).

    Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.

    EPCI – EPCC

    La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )

    Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?

    Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.

    Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)

    Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.

    Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…

    Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.

    Le PFH ?

    Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…

    Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI

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    Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!

    Vous pouvez aussi regarder par ICI!

    Les Pépites du mois

    Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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    Crédits photo: Isabelle Pompe

    Isabelle Pompe, 1 er février 2026.

  • Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?

    « Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »

    Source: Carte contamination

    Comment ça marche ?

    Chercher: renseigner le nom de la commune.

    Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!

    Vayres ( 87600)

    Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

    Rochechouart (87600)

    Oradour-Sur-Vayres (87150)

    Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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    Cognac-la -Forêt (87310 )

    Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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    Mines d’or et pollution des eaux

    Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.

    Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.

    Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!

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    Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…

    Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!

    Extrait

    « Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »

    Réunion publique le 21 janvier dernier :

    Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.

    Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution

    Ici, il en est aussi question:

    « A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.

    La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.

    La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière

    Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter:

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    Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:

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    Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026

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    Cantines bio et son palmarès

    Nous souhaitions partager ce palmarès.

    Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.

    Périgueux – Vayres : 77 km

    « L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.

    Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »

    Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.

    Voici le podium :

    1. Saint-Etienne (74,5 %)
    2. Périgueux: (67, 6 %)
    3. Bordeaux (66,2%).

    Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici

    Le Prix du mépris

    « Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

    Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.

    On parle de Limoges ?

    Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.

    Voici le palmarès de l’enquête en détails:

    Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine

    C’est quoi un projet à impact ?

    Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.

    Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine

    Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.

    Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).

    Par départements

    Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:

    1. Gironde (43000)
    2. Charente-Maritime ( 17000)
    3. Pyrénées- Atlantiques ( 14000)

    La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:

    1. Dordogne ( 7000)
    2. Lot-et-Garonne (6000)
    3. Corrèze (5000)
    4. Creuse (3000)

    Par ville de la Région

    1. Bordeaux ( 35000)
    2. Poitiers (7000)
    3. La Rochelle (6600)
    4. Niort (5400)
    5. Limoges (4904)

    Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.

    • Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
    • Poitiers : 89 000 hab env.
    • La Rochelle : 80 000 hab env
    • Niort (60 000 hab env)
    • Limoges : 130 000 hab env

    Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!

    Source : ici

    Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!

    Isabelle Pompe.

  • Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Nuits de la lecture, 9ème édition

    Villes & Campagnes du 21 au 25 janvier 2026

    Il y aurait beaucoup à dire du livre et de la lecture à la campagne en raison du fait simple suivant: c’est un abri vital pour l’imaginaire.

    Depuis notre lieu de résidence, nous luttons contre le stigmate de la campagne comme territoire pauvre culturellement et intellectuellement. Souvent conservatrice, répétitive, trop excluante ou en vase clos…

    Mais, ici, c’est surtout une forme d’absence de conscience collective qui nous navre.

    Nous nous souvenons avoir proposé la création d’une bibliothèque éphémère voilà deux ans et avoir été intimidées pour ce même projet par un membre du conseil municipal de notre commune. Aujourd’hui encore, alors que rien n’existe, cela sera toujours lamentable.

    Les abris pour l’imaginaire demeure des espaces essentiels.

    Il n’y a rien de plus subversif que de créer des abris pour l’imaginaire. Heiner Müller.

    Aujourd’hui, nous sommes désolées de constater, de déplorer la pauvreté des propositions pour cette nouvelle édition des Nuits de la lecture, faites dans les environs de notre commune, du point de vue des équipements culturels.

    Avec cet article, nous vous invitons à saisir l’importance de cet évènement là où la culture est plus politique qu’ailleurs, en rase cambrousse!

    Pour vous situer sur nos engagements associatifs en faveur de la lecture: Nous avons participé aux Nuits de la lecture (édition 2024) avec Faire Corps, parce que la lecture, c’est aussi l’édition, nous avions souhaité porter à bout de bras, Téma, le 1er salon de l’édition en pleine campagne, à Vayres en mars 2025. Nous insistons sur l’édition et non, uniquement, le livre car c’est l’écosystème du livre qui nous intéresse.

    Nous avons dû mettre en stand by ce projet de par l’attitude de certains auteurs et en raison des mentalités locales. Lasses, nous sommes lasses de l’individualisme, du manque de respect des initiatives associatives où tout est bénévole et lasses de cet abject opportunisme.

    Nous pensons, en ce jour, beaucoup, à la maison d’édition L’association qui traverse une période douloureuse:

    Après trente-cinq ans d’existence et plus de 800 livres publiés, L’Association affronte aujourd’hui une situation financière très compliquée, étranglée par des problèmes de trésorerie qui pourraient nous forcer à cesser toute activité éditoriale.

    Soutenons et aidons cette chère maison d’édition indépendante! Source l’association.

    Le livre est bien plus qu’ un objet, une couverture, un nom c’est aussi l’outil d’une guerre culturelle, telle que nous la voyons avec notamment la volonté monopolistique des médias Bolloré et l’attitude des éditions Fayard.

    Parce que le livre est toujours en danger, parce que les chiffres et études de 2023 font toujours flipper, au regard de la maîtrise de la lecture.

    La France est en deçà de la moyenne européenne.

    En 2023, un jeune français sur dix peine à lire correctement.

    Voici le chiffre préoccupant révélé en juin 2023 par la Depp, l’agence statistique du ministère de l’Éducation.

    « L’écart entre le nombre de mots entendus par un enfant de 3 ans, en fonction de son milieu social, se compte en millions.

    Et si les difficultés en lecture s’avéraient être la source de toutes les inégalités scolaires ?

    L’étude internationale Pirls sur la lecture et la compréhension de l’écrit le montre dans sa dernière édition  :

    La catégorie sociale de la famille joue un rôle majeur dans les résultats des élèves, de même que toutes les activités liées à la lecture et au langage que les parents peuvent entreprendre dès le plus jeune âge.

    En cause notamment : la focalisation sur les apprentissages du CP, alors que la maternelle et les autres niveaux du primaire sont aussi importants. »

    Source: Le Monde les raisons qui expliquent la fragilité des élèves français en lecture

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    Nous vous précisons le crédit de l’affiche des Nuits de la lecture, il s’agit d’une œuvre de Tom Haugomat, ici + de détails sur l’illustrateur aussi parce que l’IA pose le grave problème des droits d’auteur et celui de l’importance capitale de la créativité.

    Là où il y a peu de lieu, peu de lien, les Nuits de la lecture c’est un temps culturel commun fondamental !

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    Par son thème, cette année, Villes & Campagnes, cette édition c’est aussi l’opportunité pour, enfin, aborder, en rase campagne, les questions de droit et d’accès au droit et les questions environnementales et climatiques.

    Une porte d’entrée, également, dans le sujet terrible des violences faites aux femmes et aux enfants à la campagne.

    N’oublions pas les violence sociales et symboliques faites à la jeunesse, en termes toujours d’accès, en particulier dans le cadre de leurs études, de leurs projets professionnels fortement impactés par les préjugés et par les graves problèmes de mobilité.

    Une ouverture obligatoire pour permettre des respirations culturelles

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    Nous étions en mesure de présenter une exposition photographique dont le thème rôdait, non sans ironie, autour des mythes et des faits mais aucun appel à participation n’ a été lancé, aucun appel à projet.

    Nous rencontrons des directeurs de structures, de lieux et des élus depuis quatre années en signifiant ce manque cruel d’ouverture, d’appel d’air et de pluridisciplinarité avec une attache profonde aux pratiques amateures.

    Rien ne bouge. Voilà aussi la lenteur de ces territoires, lenteur organisationnelle, lenteur par peur de la prise de risque ? Nous ne savons pas.

    Le constat ? Les mentalités ne changent pas.

    Comment penser des connexions mais aussi comment réparer et lutter contre les discriminations ?

    La campagne ce n’est pas à opposer, ni à soustraire à la ville.

    Dans cette hiérarchie territoriale qui file des boutons et oublie de restituer à la campagne sa complexité, nous aurions aimé que des places soient proposées pour des échanges éclairés.

    Faut-il réduire la campagne à des idéologies, faut-il la bâillonner, la soumettre à des subjectivités ?

    Est-ce la face fardée de la ville qu’on opposerait à la tête au naturel de la cambrousse ?

    La ruralité: est-ce une carte postale conservatrice vectrice d’idées sexistes, rétrogrades et dangereuses ? Est-ce un endroit qui vit mal où les stigmates et les critères de discrimination sont omniprésents?

    Pop culture Versus France profonde ? Quelle place pour la violence, la médisance, le secret ? Et pour L’obsession de l’Histoire qui doit se taire ?

    Un malus rural de genre ?

    La violence intrafamiliale et la campagne

    47 % des féminicides ont lieu à la campagne, alors que seulement 33 % de la population française y habite.

    Ce chiffre n’est pas nouveau. Il est issu d’un rapport d’information du Sénat de 2021.

    L’isolement, la distance, la méconnaissance des dispositifs d’aide et l’entre -soi participent à l’aggravation des situations.

    L’entre soi à la campagne: tout le monde se connait.

    La ruralité amplifie les inégalités

    Un tiers des femmes vivent en milieu rural, nous parlons de 11 millions de femmes mais leurs vies est peu racontée.

    « Le territoire rural est, pour les femmes, un exhausteur d’inégalités… Ces femmes rurales vivent une inégalité systémique, qui crée une condition féminine rurale qu’on pourrait appeler un malus rural de genre. La ruralité ne crée pas les écarts ; elle les durcit. » 

    45% de ces 11 millions de femmes sont inactives. Pour celles qui travaillent, elles ont des revenu moins importants que les hommes, du fait de leur carrière hachée, du travail à temps partiel et des périodes d’inactivités. Elles seront donc des retraitées plus pauvres.

    L association Rura (ex-Chemins d’avenirs) publie une étude inédite sur le quotidien des femmes en ruralité (réalisée auprès de plus de 5000 personnes). Sa présidente Salomé Berlioux et son directeur du plaidoyer, Félix Assouly dévoilent en avant-première à Ouest-France les grands enseignements. A lire: Source: Ouest France, La ruralité amplifie les inégalités hommes femmes.

    Reco lecture/culture

    Voici quelques ouvrages, lectures, univers phasés avec l’expérience parfois douloureuse, souvent engagée de la vie au vert:

    BD: retour à la terre (larcenet), Films : Princesse Mononoké, Fantastic Mr Fox, Brisby et le secret de NIMH, Chiens de paille (Sam peckinpah), Delivrance, Psychose, Les moissons du ciel (Malick), La poursuite impitoyable …

    Livres: Le chien des baskerville (Sherlock), Les raisins de la colère (film John Ford comme livre).

    Une série de réflexions écologique et sociale

    Les Nuits de la lecture aurait pu offrir une série de réflexions écologiques et sociales, d’autant que l’IA prend une place considérable notamment au regard de l’offre de formation et de l’usage qu’en font les français!

    Ces formations viennent, en effet, concurrencer celles sur le climat. Source Le Monde, Planète

    Les acteurs de la sensibilisation à la transition écologique traversent une crise. En cause : reculs réglementaires, instabilité politique et détournement d’une partie des budgets vers l’intelligence artificielle.

    Le comptage national des oiseaux des jardins

    Et, oui, le dernier week-end de janvier, 24 et 25, c’est aussi le comptage national des Oiseaux des jardins!

    L’opportunité encore, au cœur des questions culturelles, d’aborder la place des oiseaux et l’effondrement des populations d’oiseaux dans les jardins. Ces phénomènes sont liés aux crises de la biodiversité et du climat.

    De nombreuses personnes ressources à l’échelle du département auraient pu être conviées pour intervenir lors d’une action de sensibilisation et de médiation…

    On y va: LPO sciences participatives

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.« 

    Nous sommes pour un DRY Year!

    Toujours janvier mais pas que! Le dry january devrait être un dry year parce qu’à la campagne, on boit pas mal et que l’alcool fait partie des distractions, c’est surtout un enjeu de santé publique majeur!

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    Pour les Nuits de la lecture, on ouvre un boulevard, celui de l’alcool et la littérature...

    Guy Debord – Panégyrique, tome premier, Paris, Gallimard, 1993 (1989):

     » Quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage. J’ai écrit beaucoup moins que la plupart des gens qui écrivent; mais j’ai bu beaucoup plus que la plupart des gens qui boivent. »

    La question des risques liés à l’alcool reste centrale. Avec un coût social estimé à plus de 118 milliards d’euros par an, l’alcoolisme est un problème de santé publique de premier ordre. 

    L’État et les associations mènent des campagnes de sensibilisation pour limiter les excès, notamment à destination des plus jeunes. Toutefois, les campagnes de prévention peinent parfois à rivaliser avec les stratégies marketing des marques, omniprésentes sur les réseaux sociaux via des influenceurs. Source

    Selon Santé Publique France, 7 % des décès sont attribuables à l’alcool, soit 49 000 chaque année

  • Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres en 2022

    Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres en 2022

    Avec Vayres à Soi, nous avons eu envie d’aborder les 39 -èmes Journées Européennes du Patrimoine, de septembre prochain, sous un certain angle à Vayres les Roses!

    Tout d’abord, ces journées ont pour thème, le patrimoine durable.

    Vayres, l’eau, les femmes et le temps

    A l’échelle du village de Vayres, nous avons choisi son lavoir, situé rue Eau de rose, pour réinterroger les représentations du patrimoine, questionner le patrimoine culturel, se demander ce que signifie les notions de durabilité, de pérennité…

    // Le rendez-vous est fixé au samedi 17 septembre à 14h !

    —–

    Il semble plus que préjudiciable, pour les villages, de restreindre la notion de patrimoine et de recenser voire de focaliser l’attention sur le patrimoine bâti d’exception du type Château, ou encore, leurs églises.

    Cela contribue à une concurrence accrue et non constructive entre les communes, ne permet pas de sensibiliser à la préciosité sociétale de certains lieux et cela cultive un curieux rapport à l’histoire et à la laïcité.

    De plus, astreindre les villages ou les associer de manière malheureuse à une carte postale pourrait contraindre à mal nommer un patrimoine rural voire à en invisibiliser un autre.

    Le lavoir est le lieu vis à vis duquel nous nous devons de rétablir un certain équilibre, non à la « France des lavoirs »… Car le lavoir est un autre lieu politique. Ce qui va se jouer, à Vayres, tient en la reconnaissance et donc en l’identification de ce lieu comme relevant du matrimoine rural.

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    Le lavoir de Vayres

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    Grâce à une visite commentée et à une série d’ateliers, nous souhaitons recontextualiser et, par là même, tenter de comprendre la place des femmes dans les villages.

    Cette rencontre s’appuie sur les découvertes historiques du patrimoine local, elle vient questionner la place du patrimoine rural et sa vulnérabilité à l’aune des changements environnementaux et sociétaux.

    Plusieurs lectures de textes de l’historienne Michelle Perrot, ayant trait à la place des femmes dans la société, viendront compléter ce temps de rencontre. Le matrimione rural étant sous abordé, nous tenterons d’en préciser les contours, raisons et enjeux.

    Une réflexion collective s’engagera sur les notions de valorisation durable, de pérennité végétale, de gestion de l’eau et d’éco féminisme.

    D’autres temps forts seront organisés au fil de l’après-midi…Telle que la présentation de quelques œuvres photographiques de Jean-Baptiste Audiguet, célèbre photographe du Limousin, reconnu pour son sens esthétique et sa maîtrise de la lumière!

    Un atelier sera programmé, à l’issue de cette visite, pour mettre en pratique le fruit de ces propositions et idées.

    Au plaisir et à bientôt!

  • Chantiers participatifs

    Chantiers participatifs

    Chers Herbeux, Herbeuses, nous lançons, sous cette positive appellation, nos chantiers participatifs!

    Dès le mois de Mai, à Vayres, nous avons entamé un travail bénévole d’entretien des rosiers de la commune.

    Pour appel, la commune s’est dotée de très nombreux massifs, notamment dans son bourg, dès 2004/05, la plantation de rosiers touche à apogée!

    Depuis, nombreux sont ceux qui ont disparu, changé de place, on pense à ceux de la rue Caroline Testout (rose ancienne parfumée et remontante de couleur rose clair) que nous cherchons encore.

    Rosiers Westerland, Vayres, entrée de bourg, juillet 2022

    ///

    Pourquoi ?

    Parce que nous aimons beaucoup les fleurs, sommes sensibles au stress que subissent les espèces, pour offrir à ces massifs une plus belle allure mais aussi lutter contre le gaspillage floral, enfin, nous avons eu envie, activement, de les aider!

    Les tailler, leur couper le bois mort, les roses des différents massifs ont reçu quelques uns de nos soins, à commencer par celui de l’entrée du bourg en provenance de St Mathieu (route de la Dordogne).

    Nous avons nettoyé les plates bandes de ces fleurs, supprimer les espèces invasives, apporter de l’engrais bio…

    Ensuite, nous avons prodigué les mêmes soins, sauf l’engrais, car un apport en eau est nécessaire et qu’ en ces fortes chaleurs, la sécheresse est de mise. Ils en recevront dès l’annonce de la pluie.

    Les Westerland, tels qu’ils se nomment, rosiers vigoureux à la floraison très originale, font partie des entrées de bourg à soigner, il s’agit cette fois de celle en provenance d’Oradour-Sur -Vayres. Ils sont au nombre de 30. Nous avons mis deux matinées à deux.

    Puis, même temps de présence, les rosiers le long du mur de l’ancien cimetière de Vayres (ils sont de toutes les couleurs- jaunes, roses, rouges et sont environ une quinzaine) ont eu droit à leur remise en forme et beauté, reste encore quelques vieux bois morts à couper…

    Rosier le long du mur du cimetière, Vayres, juillet 2022

    Nous avons entrepris, grâce à nos propositions de sorties de l’été gratuites, notamment, la Balade Florale Commentée, un recrutement de bonnes mains et volontés pour poursuivre nos efforts de valorisation du village.

    Pour le 2/3 août, nous devrions former un petit groupe pour démarrer la taille et l’entretien du massif, nommé, Colette, tout à côte de l’entreprise BMCD, rue des Poètes.

    Non des moindres, ce dernier est envahi de liseron et les espèces florales se sont menées une lutte qui risque de couter la vie aux rosiers…

    Massif Colette à Vayres, juillet 2022

    Vous noterez l’omniprésence des Népétas. Nous pensons, également, entretenir la palissade en bois située en contre fort en la repeignant en blanc histoire qu’elle tienne encore quelques temps…

    Rosiers massif Colette en mai 2022

    La longueur de ce massif est d’environ 25 mètres. L’occasion, lors de cette session participative, de parfaire les connaissances des participant.e.s en botanique, taille, entretien et conception de massifs.

    Massif Colette, côté BMCD, Vayres avant entretien, juillet 2022

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    D’autres chantiers participatifs sont prévus rue des Poètes, un pour le nettoyage du tout petit cours d’eau, un autre pour la plantation d’une haie fleurie devant BMCD.

    Avec Vayres à Soi, nous recherchons des désireux de soigner plus que des adhérents!

    Si vous souhaitez, vous aussi, devenir Herbeuse ou Herbeux, c’est très simple, un peu de temps à offrir pour venir en aide, ça se passe à Vayres, l’été et, ensuite, et voilà tout.

    A suivre donc,

  • Agir pour l’entretien des espaces publics

    Agir pour l’entretien des espaces publics

    A Vayres, après avoir pu déplorer un défaut d’entretien de quelques plates-bandes pour des raisons que nous supposions, nous avons proposé un petit plan d’actions bénévoles, dans l’esprit du fleurissement citoyen, afin de prêter main forte à la commune.

    Rue belles roses à VAYRES

    Vayres se déploie autour de nombreux villages, sa superficie avoisine les 40km, la commune compte deux personnes à temps plein et une autre avec un plus petit contrat pour entretenir les espaces publics du territoire.

    Ici, voilà vingt ans, moults parterres ont été plantés, aujourd’hui, une grande diversité d’emplacements accueillent un nombre considérable de rosiers, d’arbustes et de fleurs, de quoi réjouir l’œil passionné de jardin et le visiteur en balade!

    Rue belles roses à VAYRES

    En cette période printanière intense question entretien, taille/coupe, nous avions pu constater que des espaces fleuris étaient en souffrance, dont ceux qui signent l’entrée du bourg en provenance de St Mathieu, soit, la route de la Dordogne.

    Nous avons demandé à rencontrer la mairie afin de discuter de ce qui serait envisageable pour nous au regard de ses besoins.

    Taille et entretien rue Belles à Vayres

    Nous lui avons adressé une série de propositions d’intervention pour les parterres de l’axe principal (rue belles roses), le fleurissement de quelques bacs (nous avons mis en place une collecte depuis avril en ce sens sur le marché, notamment), l’entretien en cogestion avec la mairie du massif devant l’entreprise BMCD (côté droit) et la plantation d’une haie fleurie côté gauche de BMCD.

    Nous avons offert de notre temps par amour des fleurs et par respect du vivant, deux matinées, à ce jour, à deux.

    Nous poursuivons notre démarche, en échelonnant, nos collectes et en nous assurant que toutes les fleurs soient locales et adaptées aux conditions et aux autres espèces florales.

    Nous avons fixé notre entretien/plantation devant BMCD pour septembre de cette année afin de garantir une bonne acclimations et de sortir de ces périodes estivales trop stressantes pour les plantes.

    Bourrache chez Vayres à Soi

    Celles qui ont déjà été réceptionnées sont en pot, à ce jour, elles reprennent des couleurs, les graines ont été plantées, les bulbes sont en attente. Le jardin de Vayres à Soi est mis en disposition pour que ces dernières soient en pleine forme.

    Quelques remarques :

    Les habitants

    Le fait de s’installer une fois tous les 15 jours sur le marché a permis à Vayres à Soi de présenter ces actions. Nous avons reçu, dans l’ensemble, un accueil favorable à notre démarche, toutefois, le mot « collecte » peine à trouver sens. Les personnes, sur le marché, étant davantage habituées à être sollicitées dans le cadre de vente de produits.

    En outre de très nombreux habitants ont un potager mais ils déclarent « ne pas avoir de fleurs », d’autres ont des jardins très petits, de ce fait, le fait de leur proposer de dédoubler leur plantations a été perçus comme une bonne idée.

    Fleurs du jardin chez Vayres à Soi

    Le type de fleurs choisies

    Le fait que cela soit une collecte de fleurs du jardin qui soit entreprise pour fleurir le bourg rencontre des attitudes positives et encouragées. Ce qui trouve un écho plus fort tient en l’idée que ce sont des fleurs locales qui poussent naturellement et que par ce geste de les planter dans le bourg, chaque jardin, par conséquent chaque jardinier, est ainsi mis en valeur telle une contribution collective valorisante.

    NB/La notion économique a été très peu abordée par les habitants.

    Au regard des attentes de Madame la Maire, en termes de fleurissement des bacs, notamment ceux situés vers l’école Pierre de Ronsard, au niveau du Monument aux Morts, nous aimerions émettre quelques remarques. Tout d’abord, en ce qui concerne la requête de conception florale, il a été souligné que les bacs devaient avoir une cohérence voire être identiques. Etant donné qu’ils sont, déjà, fleuris et que l’espace alloué pour les autres fleurs est restreint, nous n’avons pas donné suite.

    De plus, nous refusons la hiérarchie florale, par conséquent la flore dite indigène n’en n’est pas moins belle ni moins intéressante. Elle nous ressemble, elle est locale et habitante.

    Le souci du respect de la flore et de la création de conditions favorables à la biodiversité étaient nos arguments. Nous n’avons pas pu proposer de plan avec les fleurs choisies faute de cohérence, pour nous les fleurs les plus « authentiques » se suffisent à elles-mêmes, nous ne travaillions pas pour créer de l’ornement. Aussi, ces fleurs n’ont plus rien à prouver.

    A cela, nous avons mis en relief, la tendance sociétale du retour à la terre, et notre vive envie de faire de Vayres Les Roses, une commune étape pour le tourisme vert en créant une distinction supplémentaire quant au « fleurissement indigène et citoyen« .

    Nous avions, déjà, proposé, dans un premier temps à la mairie, la mise en place d’un concours maison fleurie dont l’objectif, à moyen terme, serait de permettre à Vayres une labellisation « village fleuri« .

    Monument aux morts de Vayres Les Roses

    Le monument aux morts de Vayres a la particularité d’être pacifiste avec son indication « Pax ».

    « Au cours de la Première Guerre mondiale, la France est sévèrement touchée avec 1 357 800 tués et disparus, soit 10 % de la population active masculine et 18 % des appelés, et 4 266 000 blessés. Le nombre moyen de tués par jour chez les soldats français est de 900. Le travail de deuil conduit la plupart des communes de France à rendre hommage à leurs morts : dans les années 1920-1925, 35 000 monuments aux morts sont érigés malgré les difficultés de la reconstruction.

    Toutefois, à la suite de cette hécatombe, quelques communes élèvent des monuments condamnant plus ou moins explicitement le conflit, soit par des inscriptions explicites, soit par des thèmes sculpturaux spécifiques (pères, mères, épouses perdues de douleur ; orphelins ; absence de toute référence à la guerre : armes, soldats, etc.). »

    -Il nous a semblé d’autant plus important de le fleurir pour sa symbolique pacifiste avec des fleurs à la floraison généreuse, typiques de nos jardins de grands-mères . Et oui, Il existait, autrefois, dans nos campagnes deux sortes de jardins :

    • Les jardins de maison de maitre avec un jardinier : Là, les massifs étaient rigoureux avec des tracés géométriques. Les plantes utilisées étaient invariablement les mêmes : sauges, agératums, œillets d’Inde, etc.
    • Les jardins de nos grands-parents, souvent des ouvriers ou paysans cultivateurs, dans les années 50, étaient certes modestes, mais leur floraison était souvent exubérante. À cette époque-là, il y avait peu d’argent à dépenser, on faisait appel à des valeurs sures. Les plantations du « jardin d’agrément » étaient confiées à nos grands-mères. C’est le devant de la maison qui lui était dévolu. Les fleurs annuelles choisies étaient issues de semis en pleine terre, de semis spontané, de dons, d’échanges de graines ou de jeunes plants, de boutures ou de drageons. De solides plantes vivaces prenaient aussi place dans ce joyeux décor.

    La réception de notre action

    Nous avons reçu, dans un premier temps, des remarques positives émanant d’habitants en résidence secondaire, nous demandant comment fallait-il s’y prendre pour interagir sur les parterres situés devant chez eux. Ce qui vient souligner le défaut d’habitude des habitants et du désir qui est la leur de s’approprier davantage ces espaces.

    Les indigènes dans le jardin de Vayres à Soi

    Par ailleurs, nous avons essuyé d’autres critiques nous rappelant que ce n’est pas notre rôle et que les impôts serviraient aussi à cela. Des habitants plutôt mécontents du travail accompli par les services.

    Nous poursuivons donc, à l’instar de nos jardins de grands-mères, en réceptionnant au jardin, situé au 28 rue belles roses à Vayres, les dons, boutures, graines et bulbes, merci par avance!

    Vayres à Soi, le 26 mai 2022.

  • Ecologie sociale en milieu rural ?

    Ecologie sociale en milieu rural ?

    Nous sommes une association qui se définit par un militantisme en faveur d’une écologie sociale en milieu rural.

    Une des maisons rue Aurore Sand à Vayres

    Milieu rural

    La ruralité, les ruralités, la campagne, les campagnes parce que rares sont les communes rurales qui se ressemblent, tel un territoire non homogène aux spécificités complexes, la commune rurale n’est pas à opposer à urbain, à ville.

    Néanmoins, sans installer de hiérarchie, il arrive que les politiques de développements locales fassent des choix qui viennent invisibiliser certaines communes.

    Elles peuvent se comprendre par leur points communs en termes de déplacement, d’éloignement mais aussi quant à cette notion de décentralisation. Toutefois, certains de ces territoires sont confrontés socialement à une perte de dynamisme, un vieillissement de sa population et où les précarités peuvent être plurielles et se conjuguer.

    Le milieu rural est à recevoir comme un ensemble de spécificités réelles, hétérogènes et multiformes en proie à des transformations. La présence d’un pôle, comme source d’influences, contribue au caractère composite du milieu rural et à la typologie de ses communes.

    Selon l’INSEE


    Jusqu’en 2020, l’Insee caractérisait le rural comme l’ensemble des communes n’appartenant pas à une unité urbaine, définie par le regroupement de plus de 2 000 habitants dans un espace présentant une certaine continuité du bâti.

    La nouvelle définition proposée rompt avec cette approche centrée sur la ville.

    Les territoires ruraux désignent désormais l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité.

    Ils réunissent 88 % des communes en France et 33 % de la population en 2017.

    Cette seule caractéristique de l’espace rural ne permet pas d’en appréhender toutes les dimensions. Il faut y associer des critères de type fonctionnel, notamment le degré d’influence d’un pôle d’emploi.

    Avec cette approche, quatre catégories d’espaces ruraux se dessinent allant des communes rurales très peu denses, hors influence d’un pôle, aux communes sous forte influence d’un pôle.

    Une des rues de Rochechouart

    NB/ Vous pouvez consulter sur le site de l’Observatoire des inégalités leurs nombreux rapports, depuis l’onglet « THEMES ». Celui sur la pauvreté dans les départements, par exemple nous indique:

     » La pauvreté ne concerne pas les mêmes catégories de population selon les territoires. En Île-de-France, la pauvreté se concentre d’abord dans les grandes agglomérations. Dans l’Aude ou les Pyrénées-Orientales, où le taux de pauvreté est de 12 %, les zones rurales sont les plus touchées et ce sont le plus souvent les personnes âgées, et non les actifs, qui vivent sous le seuil de pauvreté. » Ainsi que l’analyse « comment les maires peuvent-ils réduire les inégalités« : C’est ici

    Démétropolisation

    Militer en faveur d’un démétropolisation pour relocaliser des services, maintenir/ouvrir des commerces/offres indépendants et solidaires.

    Nouveaux rapports aux territoires: réappropriation des espaces, création de lien social, plus de démocratie, nouveaux rapports au vivant, solidarité, autonomie, création d’emplois, consommer local, réduire les transports…

    Initiatives à suivre:

    // 1000 cafés réinventons les villages

    « Le programme 1000 cafés souhaite contribuer à redynamiser les communes de moins de 3500 habitants en rouvrant des commerces de proximité sous forme de cafés multiservices là où il n’y en a plus, ou en donnant un coup de pouce aux derniers existants !

    Créer du lien social et faire revivre les communes rurales sont au cœur de l’initiative. » Site internet 1000 cafés

    Publics concernés par le dispositif: élu local, particulier, habitant, accompagnement pour gérant de café rural.

    A.M.A.P

    L’AMAP est une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Son objectif principal est de mettre en lien paysans et consommateurs, afin de créer un partenariat pour permettre aux premiers de vivre de leur production et de pérenniser leur métier, et aux seconds d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité. Source.

    Le principe est simple :

    • Chaque semaine, l’agriculteur s’engage à livrer à chaque membre de l’AMAP un « panier » de fruits et légumes de saison de sa propre production, cultivés localement et vendus à un juste coût. Il est aussi possible de créer une AMAP pour du pain, de la viande, du poisson, du fromage, du miel…
    • Les membres de l’AMAP s’engagent à préacheter en début de saison une partie de la production pendant une durée qui peut aller de six mois à un an (en fonction de la saisonnalité et des types de produits). Cela permet à l’agriculteur de préfinancer sa production, ce qui est une vraie sécurité pour lui, compte tenu notamment des aléas naturels.
    • Chaque membre acheteur s’implique dans le fonctionnement de l’AMAP et s’engage à participer à des activités communes, comme des visites à la ferme, afin de (re)découvrir notamment les processus de production agricole et la vie de l’agriculteur.

    Pourquoi créer/adhérer à une A.M.A.P

    • Encourager le monde paysan et un agriculteur en particulier car vous privilégiez leurs produits plutôt que ceux vendus par l’industrie agro-alimentaire.
    • Favoriser la qualité alimentaire car la Charte des AMAP demande à l’agriculteur de cultiver sans pesticides et sans engrais chimiques.
    • Valoriser les produits du terroir et la diversité alimentaire car l’agriculture bio favorise les variétés locales et rustiques. Elle propose à notre curiosité des fruits et des légumes oubliés (panais, rutabaga, topinambour), des céréales et des légumineuses (épeautre, millet, lentilles blondes) disparues du monde du « manger conventionnel ».
    • Maintenir les emplois et d’en créer de nouveaux car en consommant des produits issus de circuits courts vous dynamisez l’économie locale.
    • Proposer un prix juste et sans dépendance vis-à-vis de la grande distribution. En effet, du fait de l’absence d’emballage, de gâchis et d’intermédiaire, l’agriculture peut dégager un revenu décent, tout en appliquant un prix abordable.

    Exemple local: Le Comptoir fraternel

    Maraichage bio et solidaire : A Cussac (Haute-Vienne), le Comptoir fraternel se lance dans le maraichage bio pour fournir les habitants et les collectivités avec, à la clé, la création d’emplois en insertion.

    Ecologie sociale


    « L’écologie sociale est un mouvement d’écologie politique né dans les années 1960. On pourrait le définir sur deux plans : d’un il s’agit d’une vision théorique, et même philosophique, sur l’écologie, qui postule que les problèmes écologiques (de nature biologique) découlent de problèmes sociaux.

    Cela veut dire que si on observe une crise écologique aujourd’hui, c’est parce que la relation humains/nature dysfonctionne. Tous les écologistes semblent en accord sur ce point.

    Mais l’écologie sociale va plus loin et dit que, si cette relation humains/nature a penché vers l’exploitation à outrance, sans égards aux cycles naturels et aux conséquences, c’est parce que la relation humains/humains dysfonctionne. » Source

    Domination et émancipation

    « Murray Bookchin est peu connu en France. Mais il mérite largement de trouver sa place dans la galaxie des « penseurs de l’écologie », où figurent notamment Günther Anders, Jacques Ellul, Barry Commoner, Hans Jonas, Ivan Illich ou André Gorz.

    Car Bookchin apporte à la réflexion écologiste une idée cruciale : le rapport des sociétés modernes à ce qu’elles appellent la nature reflète les rapports de pouvoir qui structurent ces sociétés.

    La domination qu’exercent les riches sur les pauvres, les hommes sur les femmes, les vieux sur les jeunes, se prolonge dans la domination que les sociétés fondées sur la hiérarchie exercent sur leur environnement.

    Et de même que ces relations de domination aliènent les personnes – c’est-à-dire détruisent ou réduisent leur potentialité humaine -, de même ces sociétés hiérarchiques détruisent la nature. Mener une politique écologique appelle donc une mutation des rapports politiques au sein de la société : « protéger la nature » suppose l’émancipation sociale. « 

    Source – Un grand merci à Reporterre pour cet article!

    « L’idée de domination de la nature ne peut être dépassée que par la création d’une société dépourvue de classes et des structures hiérarchiques », capable de « rejeter l’objectivation de la réalité en tant que pure matière première destinée à être exploitée ».

    Mais « nous ne pouvons remettre indéfiniment au lendemain de nous confronter à ces perspectives : soit un mouvement capable de pousser l’humanité à l’action se fera jour, soit la dernière grande opportunité historique d’accéder à une émancipation complète périra dans une autodestruction sans frein. »Source

    // Il ne vous aura pas échappé que Vayres à Soi est porté par deux femmes, ce fait est non négligeable d’autant que les questions soulevées par le genre, l’émancipation, la recherche d’autonomie, la vie professionnelle, la solidarité, mais aussi d’autres réalités telles que l’accès aux soins, la précarité, le sexisme ordinaire, le défaut de valorisation feront l’objet d’espaces de réflexion/d’ateliers.

    Je vous invite donc à vous pencher sur les ouvrages de Val Plumwood (écoféministe australienne, professeure de philosophie à l’Université de Sydney.)

    « L’écoféminisme développe une réflexion critique sur l’idéal moderne de domination de la nature. Il défend l’idée que celui-ci est associé aux valeurs définissant les idéaux modernes de la masculinité, dont la relégation du féminin à une forme de nature infra-rationnelle est une pièce déterminante.

    Avec l’écoféminisme, le genre apparaît comme un lieu de réflexion dont la portée est ainsi plus vaste que la seule, si on peut dire, demande d’égalisation des droits des hommes et des femmes, formels et réels.

    // L’écoféminisme de Plumwood se situe ainsi dans le cadre des critiques féministes de la modernité. La modernité y apparaît d’abord comme une affaire d’homme moderne, la femme étant précisément laissée de côté comme ce qui n’entre pas, ou qui est simplement parfois toléré, dans les nouvelles sphères définissant le moderne. » Source

    Héritages et souhaits de société

    De nombreux mouvements voient le jour, les points communs:

    • décentralisation de la société
    • consommation raisonnable (besoins réels) et soutenables par la nature
    • consommation locale
    • autonomie alimentaire
    • autogestion
    • résilience

    // Leurs différences tiennent en leur spécialisation, avec Vayres à Soi, nous avons souhaité mettre en place des actions ouvertes à toutes et tous sans politique d’expertise dont le savoir ne serait pas à recevoir mais à partager.

    -Souhaitant nous inscrire au cœur de journées nationales/Mondiales, nous avons, déjà, porté des manifestations dans le cadre de la Fête de la Nature ( Journée mondiale de l’abeille), du Printemps des cimetières (week-end Biodiversité), et avons programmé des interventions lors de la journée pour le vélo ( 3 juin), les Journées Européennes du Patrimoine, Journée mondiale de l’habitat -4 octobre (Rénovation – lutte contre les passoires thermiques) Octobre Rose…

    -Nous organisons des rencontres accessibles et ouvertes sur des sujets diversifiés dont les thèmes principaux reposent sur les problématiques suivantes:

    La biodiversité, c’est nous et tout autour de nous, agir pour la préserver en créant à chaque fois, les meilleures conditions (planter avec respect des plantes, développer les refuges réseau L.P.O, créer des mares, sensibiliser aux éco gestes en termes d’entretien jardin/pelouse et espace vert, proposer pour des espaces publics (parterre, trottoirs, bacs- rues et lieux ( ex: cimetière) une végétalisation favorable et des améliorations pour le fleurissement existant, une gestion optimisée de l’eau, mettre en place de quoi accueillir faune et flore partout ou presque !

    La mobilité (douce) lutte contre l’autosolisme, mis en place de trajets en co-voiturage, projet de club vélo (pour tenter d’imaginer le vélo comme moyen de déplacement convivial, intergénérationnel, et pouvoir proposer par la suite des cours de pratique vélo, des ateliers de réparation, développer le vélo taf, s’adresser aux salariés, aux demandeurs d’emploi, personnes âgées, aux scolaires et aux femmes, sensibiliser à la location longue durée de VAE, cycler ensemble pour valoriser le territoire, développer le tourisme vert)

    La valorisation (lutte contre le gaspillage, permettre une meilleure utilisation des déchets/objets, compostage collectif, optimisation des espaces/ ressources naturelles et humaines, une plus forte identification de la commune/ des acteurs locaux, mise en place actions de sensibilisation aux éco-gestes (cleanwalk, chantier participatif fleurissement- construction/réparation), recycler, faire de la pédagogie au quotidien (Eco jardinier), donner à connaitre les éléments distinctifs, historiques et patrimoniaux du territoire.

    Les représentations du patrimoine font partie intégrante de nos sujets d’études, le patrimoine, notion éminemment politique, a pris longtemps un sens à part en milieu rural. Pourtant, à partir d’une commune rurale, il ne peut se résumer à une église, à un lavoir, il est matériel et immatériel, fait de folklores, il peut être floral, vert, durable, funéraire mais aussi la place du matrimoine est à connaître et à valoriser!

    NB/ Vous pouvez suivre et consulter les cycles, études et ressources du Laboratoire de Mobilité Inclusive. – Crée en 2013, le LMI soutient le développement d’une mobilité pour tous et agit pour favoriser une mobilité plus inclusive.

    Le webinaire du 14 juin prochain est à ne pas rater!

    La mobilité ne peut pas se développer ni s’entendre sans penser les questions de logement et d’urbanisme. Le lien entre mobilité, habitat et urbanisme n’est bien sûr pas nouveau. Mais dans le cadre de ce webinaire, nous souhaitons l’aborder sous l’angle de la mobilité solidaire pour identifier les leviers d’actions pour des territoires plus inclusifs. https://www.mobiliteinclusive.com/

    A l’occasion de ce rendez-vous nous croiserons les regards de différents acteurs : logement, urbanisme, collectivités, acteurs de la mobilité et de la solidarité autour de quelques questions :

    • Comment est prise en compte la question de la mobilité dans la planification urbaine et dans la construction et l’attribution de logements sociaux ?
    • Comment les collectivités réfléchissent pour rendre leur territoire plus inclusif en matière de mobilité et à quelle échelle ?
    • Comment l’aménagement du territoire permet-il de repenser l’accès aux services et de recréer de la proximité ?
    • Comment faciliter la mobilité de ceux qui résident en zones périurbaine ou rurale ?
    • Quelles actions concrètes ou réflexions mènent les acteurs pour encourager une mobilité plus inclusive dans les projets d’urbanisme ?

    Difficile mise en réseau des mouvements

    A Vayres, de nombreux acteurs existent, en revanche, il est difficile de savoir s’ils travaillent en collaboration voire en réseau. La transdisciplinarité ne transparait pas, chacun œuvre de son côté, affairé à ses propres initiatives, un maillage territorial qui semble complexe à mettre en chantier.

    « Ces mouvements ont trop souvent un but et des aspirations en commun mais travaillent en cercle fermé et peinent à créer des convergences ou unir leurs ressources. Souvent même, ils se connaissent mal, ont des références différentes.

    Même sans chercher à se fusionner ou à s’uniformiser, chacun aurait passablement à apporter à l’autre, en termes d’analyse du problème, de proposition, d’expérience, etc.

    On le voit particulièrement bien en prenant des mouvements comme la décroissance, la transition et l’écologie sociale. » Source

    Voilà, en espérant que cet article vous aura un peu plus éclairé sur ce que nous souhaiterions développer à Vayres Les Roses.

    Bien, à vous,

    Vayres à Soi, le 24 mai 2022.

  • Un été à Vayres Les Roses

    Un été à Vayres Les Roses

    L’association Vayres à Soi vous propose sa nouvelle programmation:  » Un été à Vayres Les Roses« .

    // Vous êtes convié.es à un programme estival, ouvert à toutes et tous, gratuit, avec 4 temps forts à Vayres Les Roses!

    ATTENTION/ En raison des fortes chaleurs, les deux circuits de randonnées peuvent être modifiés!

    Circuit de la Serpentine, Vayres

    2 « Balades florales commentées » pour découvrir Vayres Les Roses

    Et aborder, ensemble, les représentations du patrimoine floral, vert, naturel et le Matrimoine au cœur du bourg de Vayres. 

    Rosier anglais
    • Samedi 9 juillet à 14h (RDV Champ de Foire)
    • Samedi 6 aout à 14h (RDV Champ de Foire)

    2 « Boucles de Vayres » – deux circuits phares de randonnées transformés en Rallyes-photo.

    Participons, ensemble à l’iconographie de ces sentiers uniques!

    • Samedi 23 juillet – Circuit de la Serpentine à 14h (RDV Champ de foire)- (15km)
    • Samedi 20 aout- Circuit panoramique du Château d’eau – 14h (RDV Champ de foire) -(10km)
    Circuit panoramique du Château d’eau, Vayres

    //Vous trouverez ces sentiers ici:

    Serpentine

    Circuit panoramique du Château d’Eau

    Informations pour « Un été à Vayres Les Roses »: 06. 13. 85. 10. 32

  • Vayres en Mai

    Vayres en Mai

    Trois propositions de RDV en mai à retenir, entrée gratuite!

    FÊTE DE LA NATURE

    « Des fleurs et des Légumes, un peu partout! « 

    21 MAI de 14h à 16h au 28 rue Belles Roses à VAYRES

    Visite commentée du jardin bio

    Nous présenterons le choix des espèces plantées, haies diversifiées, bandes fleuries, les gestes d’une éco-jardinière (pas de tonte de pelouse, aucun traitement, gestion de l’eau optimisée…) et mesurons, ensemble, l’équilibre écologique du jardin grâce à l’observation des fleurs, plantes sauvages et des auxiliaires. (Durée 1h)

    Ce jardin est  membre du réseau L.P.O, pourvu en abris à insectes, gîtes et tour à coccinelle interactive!

    Atelier collaboratif- Potager fleuri

    Pour comprendre la foisonnante biodiversité des légumes, leur apport pour la santé et l’environnement, nous les associerons aux fleurs. L’idée étant, aussi, de favoriser la protection des cultures.

    Le jardin et le potager permettent de distiller de la vie et de la couleur un peu partout autour de nous, alors, à partir de nos plants, graines/boutures et des vôtres, nous allons découvrir comment réaliser un micro potager fleuri (bacs, pots…). (Durée 1h).

    • Point d’étape: comment réaliser un purin d’ortie 
    • Point d’orgue, la composition de micro-potager fleuri   

    Si vous avez des graines, boutures et/ou plants, vous pouvez venir avec, vous repartirez avec un « élixir » bio d’ortie!

    Voici le lien vers l’évènement: Des légumes et des fleurs un peu partout

    NB/ Sous réserve, la participation de Monsieur Jean Grand, apiculteur, habitant de VAYRES et inventeur du bouchon piégeur (frelon asiatique), primé au concours Lépine! https:/Article de presse de la fabuleuse invention de Monsieur Grand

    Flyer de Mai distribué à Vayres

    PRINTEMPS DES CIMETIÈRES

    22 mai à 14h

    1. Cimetière, un jardin de pierre ?

    Le cimetière offre une place forte à la minéralité au point de laisser peu de place au végétal. Cet atelier pratique a pour but d’observer la place de la flore depuis les types de fleurs, plantes, arbustes nichés au cœur du cimetière de Vayres.
    ▵Cette rencontre vous invite à découvrir les alternatives au fleurissement en pot afin de sensibiliser aux cycles de vie des plantes, à leur besoin, leur saisonnalité ainsi qu’ à la question de la gestion de l’eau.
    En cette Journée Mondiale de la Biodiversité, nous nous demanderons quels sont les moyens existants ou à proposer en faveur de la biodiversité sur ce site datant du XIX ème siècle et situé en centre-bourg.
    ➳Une animation proposée par Mme Petit Joëlle, habitante de Vayres, biojardinière de cœur et présidente de l’ association « Vayres à Soi » qui milite pour une écologie sociale en milieu rural sur la commune de Vayres.

    Affiche VAS

    Lien vers l’évènement: Vayres, cimetière paysager, jardin de pierre

    2. Visite guidée sur les évolutions historiques et sur la place singulière des femmes et des enfants

    22 mai à 15H30

    Le mois de mai est un mois marqué par des journées mondiales et internationales en lien avec les femmes, qu’il s’agisse de celle de l’action pour la Santé des femmes (28 mai), celle de la Sage-femme (5 mai), de l’Infirmière (12 mai), et aussi, celle des Mères endeuillées, le 2 mai.
    ▴C’est la conjonction de ces temps forts qui nous amènent à questionner la place des femmes et des enfants, au fil de l’histoire.
    ▿Cette visite guidée sera l’occasion de nous pencher sur le cimetière de Vayres Les Roses en tant que « lieu autre » qui possède, par ailleurs, un lien intime avec son village. Depuis son emplacement, dans le bourg, à la conception de ses espaces, jusqu’aux types de tombes et messages sur ces dernières, nous noterons les mutations importantes des siècles passés qu’ont subi les cimetières.
    ➳L’ancien cimetière de Vayres est un témoin sociétal fondamental pour une commune rurale, il porte en lui, les traces des évolutions de notre rapport à la mort, de la médecine, du développement de l’accès au soin et du droit.
    •Marqué par des crises historiques et traversé par des cycles, le cimetière de Vayres est un lieu archive qui nous permettra d’interroger le temps, depuis le XIXème siècle, au regard de la place particulière occupée par les femmes et les enfants.
    ▴Cette visite prendra, également, appui sur la typologie singulière du petit patrimoine funéraire du cimetière de Vayres, avec la place de la porcelaine et sur la notion de Matrimoine.

    Lien vers l’évènement: Visite guidée, au fil de l’histoire, la place singulière des femmes et des enfants

    ⁃Ce temps de rencontre sera animé par Isabelle Pompe, passionnée par les représentations du patrimoine et membre fondateur de l’association vayroise « Vayres à Soi« .

  • Apéro-Vélo à Oradour

    Apéro-Vélo à Oradour

    !!Attention, annulation de cette sortie vélo pour des raisons de santé!!

    Nous en reprogrammerons une courant septembre!

    Vous pouvez, imaginer l’apéro que vous souhaitez et rendre hommage aux deux roues, à votre guide!

    ▞ Le vendredi 3 juin 2022, à l’occasion de la Journée Mondiale pour le vélo, nous vous invitons à un évènement convivial!

    ↳Le saviez-vous ?

    Cette journée a été décrétée par L’ONU le 23 avril 2018. C’est la date du 3 juin qui a été retenue pour fêter dignement cette fête.

    Par cet acte, l’organisation reconnaît la contribution du vélo aux 17 objectifs fixés par l’ONU en matière de développement durable, « un développement apte à promouvoir la prospérité et les opportunités économiques, un plus grand bien-être social et la protection de l’environnement« .

    🚲 Alors, pour célébrer la petite reine, l’association Vayres à Soi vous propose un moment vélo détente sur la belle Voie Verte des Hauts de Tardoire en une agréable fin d’après midi de juin!

    // La voie verte c’est 13km soit environ une heure de pratique vélo jusqu’à Châlus.

    L’idée étant de partir d’Oradour Sur Vayres ou de Châlus pour l’autre sens, de faire un trajet de votre choix soit jusqu’à Châlus soit à mi-chemin et nous retrouver pour un petit apéro à 19h à Oradour!

    ❢Pour notre sens de direction, nous nous donnons rdv à 17h30 à Oradour top départ pour la balade vélo: voie verte!

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    ▲Seul équipement de ce type en Haute-Vienne et en Limousin, la Voie Verte des Hauts de Tardoire, d’une distance de 13 kilomètres, est aménagée sur une ancienne voie ferrée.

    ☲Elle est située entre Châlus et Oradour sur Vayres et chemine dans une nature préservée, où rollers, personnes à mobilité réduite, randonneurs, cyclistes, peuvent se promener sur un lieu agréable et sécurisé.

    ➳La Voie Verte est interdite aux véhicules motorisés. La Voie Verte des Hauts de Tardoire se situe en plein cœur du Parc Naturel Régional Périgord Limousin, elle est une invitation à la découverte du patrimoine culturel, naturel et historique.+ d’infos sur le site de la Voie Verte

    Chacun pense à emmener avec elle/lui de quoi trinquer et manger léger!

    Pour circuler à vélo, plusieurs accessoires sont obligatoires : casque pour les enfants de moins de 12 ans, gilet de haute visibilité, dispositifs d’éclairage et de signalisation, signal d’avertissement.

    ▸A très vite, pour encore plus d’infos!

    Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, 30 mars 2022.

  • Participation concours Arbre de l’année à Vayres

    Participation concours Arbre de l’année à Vayres

    ➳Nous avons choisi de participer au concours  » Arbredelannee édition 2022- Le concours de l’Arbre de l’année récompense chaque année les plus beaux arbres du patrimoine français. Nous avons voulu apporter une certaine signification à l’adjectif « remarquable » en valorisant un arbre à fleur de la commune de Vayres Les Roses.

    ◖En effet, le Magnolia X Soulangeana, Magnolia de Chine de la rue belles roses au centre bourg de Vayres est celui pour lequel, nous avions envie de porter une attention toute particulière. Il relève du patrimoine floral de la ville pour son exceptionnelle floraison, son emplacement et sa taille.

    ▵D’une part, parce que cet arbre à fleurs possède un très beau port, doté d’une floraison généreuse, il atteint près de 7 mètres et se trouve au bord de la rue, niché dans ce qui semble être le jardin d’un garage abandonné…

    Nous pouvons donc le voir et l’admirer à portée de nos yeux, en nous promenant, nous arrêter pour le voir d’un peu plus près et comprendre qu’il est un rare spécimen aussi grand, observable, depuis la rue dans son entièreté.

    La floraison exceptionnelle du spécimen rue des belles roses à Vayres

    ▾D’autre part, le Magnolia plait aux insectes et aux oiseaux qui subissent, un fort déclin, même ici en ruralité! Dans ce sens, cet arbre à fleurs est remarquable, car il contribue à sa manière à la non-uniformisation de la faune sauvage.

    ▵Avec Vayres à Soi, nous souhaitons remettre du « piéton » dans le coeur de notre bourg afin que cet axe traversant qu’est la rue belles roses (re)deviennent un ruban végétalisé à mobilité douce.

    ◗Réinscrire les trames vertes et bleues aux coeur de nos actions afin de lutter contre l’érosion de la biodiversité, l’artificialisation des sols et l’appauvrissement de ceux qui sont cultivés…

    ⊿Militer pour une écologie sociale c’est aussi lutter contre les coupes trop franches et brutales, les tailles inadaptées en terme d’espèce et de saison, un plus grand respect de la faune et de la flore.

    △Alors que nous craignons de voir disparaitre des arbres/arbustes à fleurs en raison, parfois, de leur mauvais emplacement, nous aimerions attirer l’attention sur l’histoire d’un jardin et donc d’un jardinier.

    Rue des belles roses, Vayres et son Magnolia

    ◔Un jardinier a planté ces espèces, voilà, quelques décennies voire même de très nombreuses années, il est bon de comprendre que d’acheter une maison c’est aussi s’offrir la récompense d’un travail de plantation ancien.

    // Halte donc aux coupes et arrachages d’arbres car ils participent à la survie d’un réseau, vont plus loin que nous au niveau de leur rôle à jouer pour protéger la faune, ils nous dépassent par rapport aux efforts qui leur sont demandé/exigé en cette période terrible de stress qu’est le réchauffement climatique. Ils sont cette leçon d’humilité et de courage.

    ◓Sortons de la sphère ornementale pour penser plus loin, porter atteinte à un arbre revient à sacrifier le gite et le couvert donc la survie de très nombreuses espèces.

    La fleur si particulière du Magnolia

    –Alors voilà, pourquoi, nous avons voulu apporter notre soutien et notre valorisation à cet arbre, chef de file de la rue, point de mire et tête de réseau, car il nous semble être le plus précieux pour notre cadre de vie et celui de tout ce qui nous entoure, ici, à la campagne.

    Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 21 mars 2022.

  • Refuge LPO à Vayres

    Refuge LPO à Vayres

    ▲C’est au 28 rue Belles roses à Vayres Les Roses, en Haute-Vienne, que se niche le refuge L.P.O « Chez Colette », au domicile de la présidente de Vayres à Soi, Joëlle Petit, grande férue des oiseaux et, dont, Colette, est le 2ème prénom!

    🌼Le jardin de cette maison en est à sa page une pour la nouvelle adresse de cette jardinière de coeur. A son arrivée, trônaient différents arbres: un sapin immense, un tilleul, un robinier faux-acacia, un cerisier, des bouleaux, des bambous…

    // Les arbustes à fleurs paradent, un peu, avec quelques hibiscus, forsythia et un hortensia rose. Questions fleurs, encore, un peu, avec des arums. Tout ce petit monde est encore là, il ne s’agirait pas de déraciner ni de couper qui que ce soit sauf les bambous traçants, un peu trop omniprésents, le long des murs de clôture.

    Sittelle tochepot en pleine préparation pour le torchis de son nid, mars 2022

    •Le jardin sera mis au repos depuis son sol, histoire de laisser pousser les herbes qui se feront bio-indicatrices pour nous aider à cerner la qualité de ce dernier.

    🍀Ainsi, nous avons pu voir apparaitre, en nombre, des violettes blanches et violettes, pâquerettes, myosotis, orties, trèfles, cyclamens, lierre…

    Installation d’un nouveau mangeoire LPO, mars 2022

    🌹Il sera question, très tôt, de planter, pour accueillir, offrir à la faune de quoi se restaurer, nicher et se reproduire pour les temps à venir. Des haies diversifiées, assorties de bulbes, de vigne vierge, de jasmin d’hiver, rosiers….

    🐦Le refuge L.P.O est donc installé, dans cet esprit, des mangeoires et abreuvoirs sont mis en place dès novembre. A des endroits fixes, le long d’un mur, où nous avions pu observer que les oiseaux (mésanges) nous signifiaient une aire de déplacement plutôt restreinte mais très empruntée par elles! (chez le voisin, sa vigne vierge, son robinier faux -acacia, notre mur commun, notre poirier, notre tilleul) en somme, presque une ligne droite!

    Tarin des aulnes, Chardonneret élégant, Mars 2022, Vayres

    🏡Depuis novembre soit en 4 mois, nous avons pu noter la venue de nouveaux voisins: on en parlait, déjà, ici, à l’occasion de notre participation à la Fête de la Nature 2022!

    Mars 2022, Vayres

    🌳Des espèces déjà présentes au coeur du jardin: Chouette chevêche, merle noir/merlette, pie bavarde, tourterelle turque. Depuis, nous avons pu noter : mésange bleue, mésange charbonnière, rouge-gorge familier, moineau domestique, cardinal à tête noire, chardonneret élégant, sittelle torchepot, tarin des aulnes, verdier, pinson du nord, pinson des arbres, « gros bec ».

    mars 2022, Vayres

    🌻Le mur mitoyen avec le voisin possède un grillage à la peine…Toutefois, nous avons laissé la mousse pour le plus grand plaisir des merles et autres Sittelle torchepot…

    Vayres, mars 2022

    🌷2ème installation sur le même mur mais qui ne bénéficie pas de la transversale offerte par celle montrée plus haut. Les mangeoires sont des soucoupes pour plantes recyclées, lavées, chaque jour, et remplies de graines diverses dont tournesols chaque matin depuis novembre. De même pour les abreuvoirs. Par de temps de vent, elles sont remplacées par des coupelles (type plat) en porcelaine à feu.

    Gros bec mâle à gauche, Vayres, mars 2022

    Nous avons pu remarquer, très récemment, la visite du Gros bec (mâle et femelle) sur le rebord du mur mitoyen au plus haut point pour le mâle et le point situé en contre bas pour la femelle (mangeoire recyclée en plastique).

    Gros bec femelle, Vayres, mars 2022

    ✽Un nichoir a été installé dans les bambous de manière à rester caché, été comme hiver, grâce au feuillage de ce dernier. Nous avons également fait l’acquisition récente d’une tour à coccinelle interactive ( vers le produit boutique LPO).

    ➳Notre jardin fera l’objet d’un atelier in-situ à l’occasion de la fête de la nature (mai 2022).

    Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 13 mars 2022.

  • Fête de la Nature 2022

    Fête de la Nature 2022

    « La Fête de la Nature est un évènement national qui propose plusieurs centaines d’animations ! Tous les ans au mois de mai, pendant cinq jours, la Fête de la Nature organise des manifestations gratuites pour permettre à tous les publics de vivre une expérience de la nature à son contact. »

    ♫ C’est sa 16ème édition pour cette année 2022, elle se déroulera du 18 au 22 mai avec pour point d’orgue le 22 mai, journée mondiale de la biodiversité!

    🌷A Vayres, où nous sommes installées depuis peu, nous avons crée un refuge LPO, ❝Chez Colette❞ (en référence au 2ème prénom de la présidente de Vayres à Soi) fruit de nos très nombreuses années d’expérience au sein de notre parc arboré précédent en Normandie avec mare, fruitiers, roseraie, potager, haies diversifiées à oiseaux et plantes mellifères…Au 28 rue Belles Roses à Vayres, c’est la page une de notre histoire « Jardin & biodiversité » !

    🐦Vous souhaitez créer un refuge en Haute-Vienne ou ailleurs: LPO Limousin

    ➳C’est donc, grâce à notre appartenance au refuge LPO, que nous avons été conviées à participer à cette journée de la Fête de la Nature.

    Rouge-Gorge dans notre jardin

    —Depuis notre jardin, à partir du moment où nous avons mis à disposition de la nourriture (graines en mélange, tournesol, boules de graisse) et des abreuvoirs nous avons pu constater la présence de: mésange bleue, mésange charbonnière, rouge-gorge familier, moineau domestique, cardinal à tête noire, chardonneret élégant, sittelle torchepot, tarin des aulnes, verdier, pinson du nord, pinson des arbres, « gros bec ». Les espèces déjà là : chouette chevêche, pie, tourterelle turque et merles.

    🌻Date limite pour s’inscrire: 12 mai 2022.

    CRITÈRES

    Pour prendre part à la « Fête de la Nature », votre manifestation doit remplir les critères suivants : 

    • se dérouler aux mêmes dates que la Fête de la Nature, soit du 18 au 22 mai 2022
    • faire progresser la connaissance des participants sur la nature et la biodiversité
    • se dérouler au contact direct de la nature
    • promouvoir la protection de la biodiversité
    • favoriser une évolution des comportements en faveur de la biodiversité
    • être gratuite et ouverte à tous
    • être inscrite sur le site web fetedelanature.com : n’oubliez pas de mentionner votre appartenance au réseau des Refuges LPO !

    ▲Nous sommes en cours de réflexion pour une proposition…A venir, donc, un évènement de plus pour le mois de mai 2022 à Vayres Les Roses!

    •A noter, au regard de notre participation au « Printemps des Cimetières » édition 2022, nous vous dévoilerons, bientôt, un atelier collaboratif sur les cimetières tournés vers la protection de la biodiversité et une visite guidée pour le dimanche 22 mai!

    ¡ A très vite, pour de plus amples précisions!

    Vayres à Soi, le 04 mars 2022.