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Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

Association ERINA, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne
Bonjour à toutes et tous,
Nous souhaitons partager ici, notre soutien pour l’association Erina
ERINA ?
On lit la suite de l’article complet avec photos de France 3 du 23 février dernier : ici
Extraits – Créé en 2025 pour venir en aide aux petits mammifères blessés, le centre de soins Erina à Razès, en Haute-Vienne lance une cagnotte en ligne.
Objectif : financer l’achat d’enclos pour les écureuils blessés afin de les relâcher dans la nature dès leur remise sur patte.
Le centre, qui a déjà recueilli 450 animaux ambitionne de doubler son nombre de pensionnaires.
« Il a été retrouvé au sol après la tempête Nils » : écureuils roux, hérissons, ce centre veut sauver 700 animaux »
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Crédits Isabelle Pompe Une seconde chance pour l’écureuil roux
Il reste 8 jours pour soutenir et encourager l’association Erina et son actions, ses actions en faveur des mammifères sauvages en Haute-Vienne, avec J’adopte un projet, vous pouvez y aller: Une seconde chance pour l’écureuil roux!
On aide à l’installation de deux enclos:
« De nombreux écureuils arrivent très jeunes au centre de soins, parfois les yeux encore fermés et doivent être biberonnés pendant plusieurs semaines, avant de gagner en autonomie pour s’alimenter.
Avant de retourner à la vie sauvage, ces jeunes ont besoin d’une phase de transition pour se renforcer, développer leur agilité et apprendre à vivre en autonomie, c’est là toute l’utilité des enclos extérieurs. »
Recherche de bénévoles nurses:
Voici l’annonce reprise telle que diffusée sur FB:
La haute saison approche et, avec elle, l’arrivée de nombreux juvéniles à biberonner.
Entièrement composée de bénévoles, l’équipe du centre de soins a besoin de renfort.
Nous recherchons des bénévoles nurses pour prendre en charge les jeunes mammifères en nurserie au centre, pour la saison 2026.
Disponibilité minimale demandée :• 5 jours sur 7 par semaine
• sur une période minimum de 15 jours
• idéalement 4 semaines ou plus
Période : avril à septembre 2026
Nous recherchons des personnes sérieuses et très disponibles afin de :• Limiter les rotations en nurserie.
• Réduire les risques d’imprégnation.
• Assurer un suivi optimal de l’état de santé des juvéniles grâce à une observation quotidienne.
Aucune compétence préalable n’est nécessaire, une formation interne est assurée.
Condition : être majeur(e)Pour candidater, envoyez-nous un mail à : associationerina@gmail.com
À noter : nous ne disposons d’aucune possibilité d’hébergement sur place.
Nous nous préparons à une saison intense, avec plus de 700 mammifères sauvages accueillis au centre de soins sur 2026.
La saison des juvéniles est une période cruciale pour les centres de soins, chaque engagement quotidien fait la différence.
N’hesitez pas à partager pour nous aider !
Le centre de soins est situé sur la commune de Razès en Haute-Vienne (87).
Voilà, à très vite!
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Bientôt, on vous indique le lien vers Open Agenda et celui de la billetterie en ligne...
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye ta cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Sorties culturelles locales de janvier 2026

Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!
Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.
L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.
Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!
Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:
« Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.
Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »
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Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!
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Le lieu
Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!
On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…
Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.
Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:
Pierre Alexandre Remy
Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).
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Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?
Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.
Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.
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On clique pour agrandir.
—Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:
« Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP
Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire
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Lucille Rat
Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.
Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.
Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.
La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat
Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,
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Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.
Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019: VIA Créations Textile .
Yanko Tsvetkov
(Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.
Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner
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« Atlas of Prejudice
The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source
Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.
Pour cette expo, on peut regretter :
L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.
Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.
Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.
Editions Apeiron
Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.
Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…
Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.
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La démarche éditoriale de la maison ?
« Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.
Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.
Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA
Petites digressions culturelles
Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.
Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).
Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.
EPCI – EPCC
La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )
Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?
Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.
Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)
Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.
Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…
Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.
Le PFH ?
Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…
Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI
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Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!
Vous pouvez aussi regarder par ICI!
Les Pépites du mois
Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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Crédits photo: Isabelle Pompe
Isabelle Pompe, 1 er février 2026.
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Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?
« Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »
Source: Carte contamination
Comment ça marche ?

Chercher: renseigner le nom de la commune.
Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!
Vayres ( 87600)
Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

Rochechouart (87600)

Oradour-Sur-Vayres (87150)
Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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Cognac-la -Forêt (87310 )
Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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Mines d’or et pollution des eaux
Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.
Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.
Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!
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Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…
Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!
Extrait
« Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »
Réunion publique le 21 janvier dernier :
Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.
Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution
Ici, il en est aussi question:
« A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.
La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.
La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière
Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter: là
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Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:
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Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026 .
Cantines bio et son palmarès
Nous souhaitions partager ce palmarès.
Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.
Périgueux – Vayres : 77 km
« L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.
Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »
Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.
Voici le podium :
- Saint-Etienne (74,5 %)
- Périgueux: (67, 6 %)
- Bordeaux (66,2%).
Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici
Le Prix du mépris
« Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).
Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.
On parle de Limoges ?
Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.
Voici le palmarès de l’enquête en détails:
Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine
C’est quoi un projet à impact ?
Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.
Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine
Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.
Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).
Par départements
Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:
- Gironde (43000)
- Charente-Maritime ( 17000)
- Pyrénées- Atlantiques ( 14000)
La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:
- Dordogne ( 7000)
- Lot-et-Garonne (6000)
- Corrèze (5000)
- Creuse (3000)
Par ville de la Région
- Bordeaux ( 35000)
- Poitiers (7000)
- La Rochelle (6600)
- Niort (5400)
- Limoges (4904)
Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.
- Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
- Poitiers : 89 000 hab env.
- La Rochelle : 80 000 hab env
- Niort (60 000 hab env)
- Limoges : 130 000 hab env
Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!
Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!
Isabelle Pompe.
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Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine à Vayres en 2022

Avec Vayres à Soi, nous avons eu envie d’aborder les 39 -èmes Journées Européennes du Patrimoine, de septembre prochain, sous un certain angle à Vayres les Roses!
Tout d’abord, ces journées ont pour thème, le patrimoine durable.
Vayres, l’eau, les femmes et le temps
A l’échelle du village de Vayres, nous avons choisi son lavoir, situé rue Eau de rose, pour réinterroger les représentations du patrimoine, questionner le patrimoine culturel, se demander ce que signifie les notions de durabilité, de pérennité…
// Le rendez-vous est fixé au samedi 17 septembre à 14h !
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Il semble plus que préjudiciable, pour les villages, de restreindre la notion de patrimoine et de recenser voire de focaliser l’attention sur le patrimoine bâti d’exception du type Château, ou encore, leurs églises.
Cela contribue à une concurrence accrue et non constructive entre les communes, ne permet pas de sensibiliser à la préciosité sociétale de certains lieux et cela cultive un curieux rapport à l’histoire et à la laïcité.
De plus, astreindre les villages ou les associer de manière malheureuse à une carte postale pourrait contraindre à mal nommer un patrimoine rural voire à en invisibiliser un autre.
Le lavoir est le lieu vis à vis duquel nous nous devons de rétablir un certain équilibre, non à la « France des lavoirs »… Car le lavoir est un autre lieu politique. Ce qui va se jouer, à Vayres, tient en la reconnaissance et donc en l’identification de ce lieu comme relevant du matrimoine rural.
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Le lavoir de Vayres /
Grâce à une visite commentée et à une série d’ateliers, nous souhaitons recontextualiser et, par là même, tenter de comprendre la place des femmes dans les villages.
Cette rencontre s’appuie sur les découvertes historiques du patrimoine local, elle vient questionner la place du patrimoine rural et sa vulnérabilité à l’aune des changements environnementaux et sociétaux.
Plusieurs lectures de textes de l’historienne Michelle Perrot, ayant trait à la place des femmes dans la société, viendront compléter ce temps de rencontre. Le matrimione rural étant sous abordé, nous tenterons d’en préciser les contours, raisons et enjeux.
Une réflexion collective s’engagera sur les notions de valorisation durable, de pérennité végétale, de gestion de l’eau et d’éco féminisme.
D’autres temps forts seront organisés au fil de l’après-midi…Telle que la présentation de quelques œuvres photographiques de Jean-Baptiste Audiguet, célèbre photographe du Limousin, reconnu pour son sens esthétique et sa maîtrise de la lumière!
Un atelier sera programmé, à l’issue de cette visite, pour mettre en pratique le fruit de ces propositions et idées.
Au plaisir et à bientôt!
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Un été à Vayres Les Roses

L’association Vayres à Soi vous propose sa nouvelle programmation: » Un été à Vayres Les Roses« .
// Vous êtes convié.es à un programme estival, ouvert à toutes et tous, gratuit, avec 4 temps forts à Vayres Les Roses!
ATTENTION/ En raison des fortes chaleurs, les deux circuits de randonnées peuvent être modifiés!

Circuit de la Serpentine, Vayres 2 « Balades florales commentées » pour découvrir Vayres Les Roses
Et aborder, ensemble, les représentations du patrimoine floral, vert, naturel et le Matrimoine au cœur du bourg de Vayres.

Rosier anglais - Samedi 9 juillet à 14h (RDV Champ de Foire)
- Samedi 6 aout à 14h (RDV Champ de Foire)
2 « Boucles de Vayres » – deux circuits phares de randonnées transformés en Rallyes-photo.
Participons, ensemble à l’iconographie de ces sentiers uniques!
- Samedi 23 juillet – Circuit de la Serpentine à 14h (RDV Champ de foire)- (15km)
- Samedi 20 aout- Circuit panoramique du Château d’eau – 14h (RDV Champ de foire) -(10km)

Circuit panoramique du Château d’eau, Vayres //Vous trouverez ces sentiers ici:
Circuit panoramique du Château d’Eau
Informations pour « Un été à Vayres Les Roses »: 06. 13. 85. 10. 32
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Vayres en Mai

Trois propositions de RDV en mai à retenir, entrée gratuite!
FÊTE DE LA NATURE
« Des fleurs et des Légumes, un peu partout! «
21 MAI de 14h à 16h au 28 rue Belles Roses à VAYRES
Visite commentée du jardin bio
Nous présenterons le choix des espèces plantées, haies diversifiées, bandes fleuries, les gestes d’une éco-jardinière (pas de tonte de pelouse, aucun traitement, gestion de l’eau optimisée…) et mesurons, ensemble, l’équilibre écologique du jardin grâce à l’observation des fleurs, plantes sauvages et des auxiliaires. (Durée 1h)
Ce jardin est membre du réseau L.P.O, pourvu en abris à insectes, gîtes et tour à coccinelle interactive!
Atelier collaboratif- Potager fleuri
Pour comprendre la foisonnante biodiversité des légumes, leur apport pour la santé et l’environnement, nous les associerons aux fleurs. L’idée étant, aussi, de favoriser la protection des cultures.
Le jardin et le potager permettent de distiller de la vie et de la couleur un peu partout autour de nous, alors, à partir de nos plants, graines/boutures et des vôtres, nous allons découvrir comment réaliser un micro potager fleuri (bacs, pots…). (Durée 1h).
- Point d’étape: comment réaliser un purin d’ortie
- Point d’orgue, la composition de micro-potager fleuri
Si vous avez des graines, boutures et/ou plants, vous pouvez venir avec, vous repartirez avec un « élixir » bio d’ortie!
––Voici le lien vers l’évènement: Des légumes et des fleurs un peu partout
NB/ Sous réserve, la participation de Monsieur Jean Grand, apiculteur, habitant de VAYRES et inventeur du bouchon piégeur (frelon asiatique), primé au concours Lépine! https:/Article de presse de la fabuleuse invention de Monsieur Grand
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Flyer de Mai distribué à Vayres PRINTEMPS DES CIMETIÈRES
22 mai à 14h
1. Cimetière, un jardin de pierre ?
Le cimetière offre une place forte à la minéralité au point de laisser peu de place au végétal. Cet atelier pratique a pour but d’observer la place de la flore depuis les types de fleurs, plantes, arbustes nichés au cœur du cimetière de Vayres.
▵Cette rencontre vous invite à découvrir les alternatives au fleurissement en pot afin de sensibiliser aux cycles de vie des plantes, à leur besoin, leur saisonnalité ainsi qu’ à la question de la gestion de l’eau.
En cette Journée Mondiale de la Biodiversité, nous nous demanderons quels sont les moyens existants ou à proposer en faveur de la biodiversité sur ce site datant du XIX ème siècle et situé en centre-bourg.
➳Une animation proposée par Mme Petit Joëlle, habitante de Vayres, biojardinière de cœur et présidente de l’ association « Vayres à Soi » qui milite pour une écologie sociale en milieu rural sur la commune de Vayres.
Affiche VAS Lien vers l’évènement: Vayres, cimetière paysager, jardin de pierre
2. Visite guidée sur les évolutions historiques et sur la place singulière des femmes et des enfants
22 mai à 15H30
Le mois de mai est un mois marqué par des journées mondiales et internationales en lien avec les femmes, qu’il s’agisse de celle de l’action pour la Santé des femmes (28 mai), celle de la Sage-femme (5 mai), de l’Infirmière (12 mai), et aussi, celle des Mères endeuillées, le 2 mai.
▴C’est la conjonction de ces temps forts qui nous amènent à questionner la place des femmes et des enfants, au fil de l’histoire.
▿Cette visite guidée sera l’occasion de nous pencher sur le cimetière de Vayres Les Roses en tant que « lieu autre » qui possède, par ailleurs, un lien intime avec son village. Depuis son emplacement, dans le bourg, à la conception de ses espaces, jusqu’aux types de tombes et messages sur ces dernières, nous noterons les mutations importantes des siècles passés qu’ont subi les cimetières.
➳L’ancien cimetière de Vayres est un témoin sociétal fondamental pour une commune rurale, il porte en lui, les traces des évolutions de notre rapport à la mort, de la médecine, du développement de l’accès au soin et du droit.
•Marqué par des crises historiques et traversé par des cycles, le cimetière de Vayres est un lieu archive qui nous permettra d’interroger le temps, depuis le XIXème siècle, au regard de la place particulière occupée par les femmes et les enfants.
▴Cette visite prendra, également, appui sur la typologie singulière du petit patrimoine funéraire du cimetière de Vayres, avec la place de la porcelaine et sur la notion de Matrimoine.Lien vers l’évènement: Visite guidée, au fil de l’histoire, la place singulière des femmes et des enfants
⁃Ce temps de rencontre sera animé par Isabelle Pompe, passionnée par les représentations du patrimoine et membre fondateur de l’association vayroise « Vayres à Soi« .

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Participation concours Arbre de l’année à Vayres

➳Nous avons choisi de participer au concours » Arbredelannee édition 2022- Le concours de l’Arbre de l’année récompense chaque année les plus beaux arbres du patrimoine français. Nous avons voulu apporter une certaine signification à l’adjectif « remarquable » en valorisant un arbre à fleur de la commune de Vayres Les Roses.
◖En effet, le Magnolia X Soulangeana, Magnolia de Chine de la rue belles roses au centre bourg de Vayres est celui pour lequel, nous avions envie de porter une attention toute particulière. Il relève du patrimoine floral de la ville pour son exceptionnelle floraison, son emplacement et sa taille.
▵D’une part, parce que cet arbre à fleurs possède un très beau port, doté d’une floraison généreuse, il atteint près de 7 mètres et se trouve au bord de la rue, niché dans ce qui semble être le jardin d’un garage abandonné…
Nous pouvons donc le voir et l’admirer à portée de nos yeux, en nous promenant, nous arrêter pour le voir d’un peu plus près et comprendre qu’il est un rare spécimen aussi grand, observable, depuis la rue dans son entièreté.

La floraison exceptionnelle du spécimen rue des belles roses à Vayres ▾D’autre part, le Magnolia plait aux insectes et aux oiseaux qui subissent, un fort déclin, même ici en ruralité! Dans ce sens, cet arbre à fleurs est remarquable, car il contribue à sa manière à la non-uniformisation de la faune sauvage.
▵Avec Vayres à Soi, nous souhaitons remettre du « piéton » dans le coeur de notre bourg afin que cet axe traversant qu’est la rue belles roses (re)deviennent un ruban végétalisé à mobilité douce.
◗Réinscrire les trames vertes et bleues aux coeur de nos actions afin de lutter contre l’érosion de la biodiversité, l’artificialisation des sols et l’appauvrissement de ceux qui sont cultivés…
⊿Militer pour une écologie sociale c’est aussi lutter contre les coupes trop franches et brutales, les tailles inadaptées en terme d’espèce et de saison, un plus grand respect de la faune et de la flore.
△Alors que nous craignons de voir disparaitre des arbres/arbustes à fleurs en raison, parfois, de leur mauvais emplacement, nous aimerions attirer l’attention sur l’histoire d’un jardin et donc d’un jardinier.

Rue des belles roses, Vayres et son Magnolia ◔Un jardinier a planté ces espèces, voilà, quelques décennies voire même de très nombreuses années, il est bon de comprendre que d’acheter une maison c’est aussi s’offrir la récompense d’un travail de plantation ancien.
// Halte donc aux coupes et arrachages d’arbres car ils participent à la survie d’un réseau, vont plus loin que nous au niveau de leur rôle à jouer pour protéger la faune, ils nous dépassent par rapport aux efforts qui leur sont demandé/exigé en cette période terrible de stress qu’est le réchauffement climatique. Ils sont cette leçon d’humilité et de courage.
◓Sortons de la sphère ornementale pour penser plus loin, porter atteinte à un arbre revient à sacrifier le gite et le couvert donc la survie de très nombreuses espèces.

La fleur si particulière du Magnolia –Alors voilà, pourquoi, nous avons voulu apporter notre soutien et notre valorisation à cet arbre, chef de file de la rue, point de mire et tête de réseau, car il nous semble être le plus précieux pour notre cadre de vie et celui de tout ce qui nous entoure, ici, à la campagne.
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 21 mars 2022.
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Refuge LPO à Vayres

▲C’est au 28 rue Belles roses à Vayres Les Roses, en Haute-Vienne, que se niche le refuge L.P.O « Chez Colette », au domicile de la présidente de Vayres à Soi, Joëlle Petit, grande férue des oiseaux et, dont, Colette, est le 2ème prénom!
🌼Le jardin de cette maison en est à sa page une pour la nouvelle adresse de cette jardinière de coeur. A son arrivée, trônaient différents arbres: un sapin immense, un tilleul, un robinier faux-acacia, un cerisier, des bouleaux, des bambous…
// Les arbustes à fleurs paradent, un peu, avec quelques hibiscus, forsythia et un hortensia rose. Questions fleurs, encore, un peu, avec des arums. Tout ce petit monde est encore là, il ne s’agirait pas de déraciner ni de couper qui que ce soit sauf les bambous traçants, un peu trop omniprésents, le long des murs de clôture.

Sittelle tochepot en pleine préparation pour le torchis de son nid, mars 2022 •Le jardin sera mis au repos depuis son sol, histoire de laisser pousser les herbes qui se feront bio-indicatrices pour nous aider à cerner la qualité de ce dernier.
🍀Ainsi, nous avons pu voir apparaitre, en nombre, des violettes blanches et violettes, pâquerettes, myosotis, orties, trèfles, cyclamens, lierre…

Installation d’un nouveau mangeoire LPO, mars 2022 🌹Il sera question, très tôt, de planter, pour accueillir, offrir à la faune de quoi se restaurer, nicher et se reproduire pour les temps à venir. Des haies diversifiées, assorties de bulbes, de vigne vierge, de jasmin d’hiver, rosiers….
🐦Le refuge L.P.O est donc installé, dans cet esprit, des mangeoires et abreuvoirs sont mis en place dès novembre. A des endroits fixes, le long d’un mur, où nous avions pu observer que les oiseaux (mésanges) nous signifiaient une aire de déplacement plutôt restreinte mais très empruntée par elles! (chez le voisin, sa vigne vierge, son robinier faux -acacia, notre mur commun, notre poirier, notre tilleul) en somme, presque une ligne droite!

Tarin des aulnes, Chardonneret élégant, Mars 2022, Vayres 🏡Depuis novembre soit en 4 mois, nous avons pu noter la venue de nouveaux voisins: on en parlait, déjà, ici, à l’occasion de notre participation à la Fête de la Nature 2022!

Mars 2022, Vayres 🌳Des espèces déjà présentes au coeur du jardin: Chouette chevêche, merle noir/merlette, pie bavarde, tourterelle turque. Depuis, nous avons pu noter : mésange bleue, mésange charbonnière, rouge-gorge familier, moineau domestique, cardinal à tête noire, chardonneret élégant, sittelle torchepot, tarin des aulnes, verdier, pinson du nord, pinson des arbres, « gros bec ».

mars 2022, Vayres 🌻Le mur mitoyen avec le voisin possède un grillage à la peine…Toutefois, nous avons laissé la mousse pour le plus grand plaisir des merles et autres Sittelle torchepot…

Vayres, mars 2022 🌷2ème installation sur le même mur mais qui ne bénéficie pas de la transversale offerte par celle montrée plus haut. Les mangeoires sont des soucoupes pour plantes recyclées, lavées, chaque jour, et remplies de graines diverses dont tournesols chaque matin depuis novembre. De même pour les abreuvoirs. Par de temps de vent, elles sont remplacées par des coupelles (type plat) en porcelaine à feu.

Gros bec mâle à gauche, Vayres, mars 2022 Nous avons pu remarquer, très récemment, la visite du Gros bec (mâle et femelle) sur le rebord du mur mitoyen au plus haut point pour le mâle et le point situé en contre bas pour la femelle (mangeoire recyclée en plastique).

Gros bec femelle, Vayres, mars 2022 ✽Un nichoir a été installé dans les bambous de manière à rester caché, été comme hiver, grâce au feuillage de ce dernier. Nous avons également fait l’acquisition récente d’une tour à coccinelle interactive ( vers le produit boutique LPO).
➳Notre jardin fera l’objet d’un atelier in-situ à l’occasion de la fête de la nature (mai 2022).
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 13 mars 2022.

































