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Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

Association ERINA, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne
Bonjour à toutes et tous,
Nous souhaitons partager ici, notre soutien pour l’association Erina
ERINA ?
On lit la suite de l’article complet avec photos de France 3 du 23 février dernier : ici
Extraits – Créé en 2025 pour venir en aide aux petits mammifères blessés, le centre de soins Erina à Razès, en Haute-Vienne lance une cagnotte en ligne.
Objectif : financer l’achat d’enclos pour les écureuils blessés afin de les relâcher dans la nature dès leur remise sur patte.
Le centre, qui a déjà recueilli 450 animaux ambitionne de doubler son nombre de pensionnaires.
« Il a été retrouvé au sol après la tempête Nils » : écureuils roux, hérissons, ce centre veut sauver 700 animaux »
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Crédits Isabelle Pompe Une seconde chance pour l’écureuil roux
Il reste 8 jours pour soutenir et encourager l’association Erina et son actions, ses actions en faveur des mammifères sauvages en Haute-Vienne, avec J’adopte un projet, vous pouvez y aller: Une seconde chance pour l’écureuil roux!
On aide à l’installation de deux enclos:
« De nombreux écureuils arrivent très jeunes au centre de soins, parfois les yeux encore fermés et doivent être biberonnés pendant plusieurs semaines, avant de gagner en autonomie pour s’alimenter.
Avant de retourner à la vie sauvage, ces jeunes ont besoin d’une phase de transition pour se renforcer, développer leur agilité et apprendre à vivre en autonomie, c’est là toute l’utilité des enclos extérieurs. »
Recherche de bénévoles nurses:
Voici l’annonce reprise telle que diffusée sur FB:
La haute saison approche et, avec elle, l’arrivée de nombreux juvéniles à biberonner.
Entièrement composée de bénévoles, l’équipe du centre de soins a besoin de renfort.
Nous recherchons des bénévoles nurses pour prendre en charge les jeunes mammifères en nurserie au centre, pour la saison 2026.
Disponibilité minimale demandée :• 5 jours sur 7 par semaine
• sur une période minimum de 15 jours
• idéalement 4 semaines ou plus
Période : avril à septembre 2026
Nous recherchons des personnes sérieuses et très disponibles afin de :• Limiter les rotations en nurserie.
• Réduire les risques d’imprégnation.
• Assurer un suivi optimal de l’état de santé des juvéniles grâce à une observation quotidienne.
Aucune compétence préalable n’est nécessaire, une formation interne est assurée.
Condition : être majeur(e)Pour candidater, envoyez-nous un mail à : associationerina@gmail.com
À noter : nous ne disposons d’aucune possibilité d’hébergement sur place.
Nous nous préparons à une saison intense, avec plus de 700 mammifères sauvages accueillis au centre de soins sur 2026.
La saison des juvéniles est une période cruciale pour les centres de soins, chaque engagement quotidien fait la différence.
N’hesitez pas à partager pour nous aider !
Le centre de soins est situé sur la commune de Razès en Haute-Vienne (87).
Voilà, à très vite!
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Bientôt, on vous indique le lien vers Open Agenda et celui de la billetterie en ligne...
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye ta cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Sorties culturelles locales de janvier 2026

Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!
Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.
L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.
Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!
Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:
« Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.
Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »
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Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!
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Le lieu
Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!
On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…
Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.
Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:
Pierre Alexandre Remy
Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).
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Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?
Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.
Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.
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On clique pour agrandir.
—Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:
« Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP
Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire
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Lucille Rat
Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.
Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.
Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.
La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat
Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,
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Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.
Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019: VIA Créations Textile .
Yanko Tsvetkov
(Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.
Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner
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« Atlas of Prejudice
The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source
Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.
Pour cette expo, on peut regretter :
L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.
Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.
Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.
Editions Apeiron
Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.
Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…
Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.
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La démarche éditoriale de la maison ?
« Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.
Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.
Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA
Petites digressions culturelles
Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.
Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).
Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.
EPCI – EPCC
La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )
Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?
Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.
Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)
Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.
Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…
Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.
Le PFH ?
Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…
Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI
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Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!
Vous pouvez aussi regarder par ICI!
Les Pépites du mois
Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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Crédits photo: Isabelle Pompe
Isabelle Pompe, 1 er février 2026.
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Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?
« Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »
Source: Carte contamination
Comment ça marche ?

Chercher: renseigner le nom de la commune.
Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!
Vayres ( 87600)
Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

Rochechouart (87600)

Oradour-Sur-Vayres (87150)
Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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Cognac-la -Forêt (87310 )
Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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Mines d’or et pollution des eaux
Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.
Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.
Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!
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Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…
Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!
Extrait
« Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »
Réunion publique le 21 janvier dernier :
Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.
Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution
Ici, il en est aussi question:
« A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.
La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.
La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière
Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter: là
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Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:
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Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026 .
Cantines bio et son palmarès
Nous souhaitions partager ce palmarès.
Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.
Périgueux – Vayres : 77 km
« L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.
Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »
Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.
Voici le podium :
- Saint-Etienne (74,5 %)
- Périgueux: (67, 6 %)
- Bordeaux (66,2%).
Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici
Le Prix du mépris
« Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).
Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.
On parle de Limoges ?
Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.
Voici le palmarès de l’enquête en détails:
Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine
C’est quoi un projet à impact ?
Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.
Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine
Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.
Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).
Par départements
Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:
- Gironde (43000)
- Charente-Maritime ( 17000)
- Pyrénées- Atlantiques ( 14000)
La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:
- Dordogne ( 7000)
- Lot-et-Garonne (6000)
- Corrèze (5000)
- Creuse (3000)
Par ville de la Région
- Bordeaux ( 35000)
- Poitiers (7000)
- La Rochelle (6600)
- Niort (5400)
- Limoges (4904)
Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.
- Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
- Poitiers : 89 000 hab env.
- La Rochelle : 80 000 hab env
- Niort (60 000 hab env)
- Limoges : 130 000 hab env
Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!
Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!
Isabelle Pompe.
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Le Printemps des Cimetières 2022

◖Le Printemps des Cimetières célèbre sa 7 ème édition, les dates, pour cette année, sont: 20, 21 et 22 mai 2022.
// Nous lançons, à ce titre, un appel à participation pour cette édition!
Le site de l’évènement Le Printemps des Cimetières
▵Le thème de cette année: « Mémoires de guerres aux Cimetières ».

Connaître le passé
▾ Nous avons pensé qu’il serait, fort intéressant, ici, de faire se rencontrer l’Histoire et les histoires locales de Vayres, de raconter, d’offrir des témoignages, de donner la parole et de transmettre, d’un point de vue générationnel, ces conflits.
⊿Toutefois, sachez que le thème n’est pas imposé, nous pouvons, également, imaginer une autre manière de valoriser la dimension historique de notre ancien cimetière…

Une des plaques les plus anciennes du cimetière ▢Au coeur de notre cimetière se nichent des pages entières d’histoires qu’il nous semble important d’aborder. En effet, le XIX ème siècle est à la fois, une période de crises aiguës, de mortalité considérable mais qui nous permet de mesurer, aujourd’hui, les profondes transformations que traversent de nos sociétés.
« En Europe occidentale, on vit deux fois plus longtemps aujourd’hui qu’au milieu du 19e siècle. La durée moyenne de la vie y dépasse 80 années en 2015, alors que vers 1850 on pouvait espérer vivre environ 40 années. L’augmentation de l’espérance de vie constitue l’une des principales évolutions démographiques au cours des deux derniers siècles. Dans le même temps, des différences ou inégalités subsistent et parfois même s’accentuent. Il en est ainsi entre les pays, les régions et les milieux de résidence, mais aussi selon l’âge, le sexe, l’état-civil, la nationalité, ou encore les classes sociales. » Source

Exemple de médaillon en porcelaine Comprendre le présent
« L’histoire est une source inépuisable en ce qu’elle permet de réinterroger et d’interpréter le passé à l’aune de nouvelles connaissances acquises. Elle peut éclairer utilement pour identifier et comprendre les enjeux des mutations professionnelles et sociétales actuelles. » Source
▲Avec cet évènement L’association pour Vayres à Soi a eu envie de se positionner. En nous portant volontaires nous souhaitons, vivement, parler de notre ancien cimetière de Vayres, car c’est un véritable musée à ciel ouvert, avec, pour particularité, son petit patrimoine funéraire en porcelaine.

Plaque de porcelaine singulière à Vayres •La date limite des inscriptions pour participation est fixée au 25 mars. En ce sens, nous avons, déjà, crée un compte pour pouvoir procéder aux inscriptions des animations, de manière centralisatrice.
La Mairie a été informée de notre projet.
♫ Nous avons sollicité les président.es des associations connues, à ce jour, par la Mairie, pour les convier à présenter, suggérer des idées dans un esprit fédérateur pour renouer avec le dynamisme solidaire de la commune.
➳Vous pouvez, nous répondre en commentaires, via les coordonnées de contact communiquées ici: Vayres à Soi
Veuillez noter que nous sommes en train de finaliser deux propositions (dates et horaires à définir) :
- Un atelier pratique sur la notion de cimetière paysager
- Une visite guidée sur la place singulière, au fil de l’Histoire, des femmes et enfants.

Proposition d’affiche pour atelier – ©Isabelle Pompe ~~~~~~
▵Cela serait avec un grand plaisir que nous répondrons à toutes vos questions, dissiperons vos inquiétudes s’il y en a, au plaisir de vous voir et d’en discuter.
▚Merci à vous, pour votre curiosité et votre intérêt!
Vayres à Soi, le 24 février 2022.
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Végétalisez-moi

💐Voici un article qui traite de la végétalisation des espaces publics (rues, parkings) avec la création de trajets pédestres (rubans végétalisés) publié le 16 décembre 2021 depuis isabellepompe.com Article mis à jour, le 22 février 2022.
➤Toute étude commence avec un lieu et un point de départ. Ici, l’angle de la végétalisation des espaces publics, à partir des rues de la commune de Vayres Les Roses, sera notre prologue.
🌺La flore, la rose, les rues et les chemins….Comment favoriser, se distinguer, valoriser en respectant les cycles ?
▵Avec cet article, nous tenterons d’apporter des solutions, propositions et suggestions concrètes à une meilleure valorisation, optimisation des rues d’un bourg.
♬A ce jour, de 22 février 2022, nous avons émis les propositions d’animations suivantes en lien avec la végétalisation et la valorisation de la commune:
- Printemps des cimetières 2022, 7ème édition, évènement dédié à la valorisation du patrimoine funéraire, le thème de cette année: Mémoires de Guerre au cimetière (nous avons contacté les organisateurs et l’association des Anciens combattants de Haute Vienne pour espérer une intervention/collaboration et participation à cette occasion. )
- Volonté de mise en place de concours « concours de la maison fleurie » – concours de Noël pour la meilleure valorisation
- Propositions d’actions d’animations pour les Journées du Patrimoine (thème patrimoine durable)17 et 18 septembre 2022
- Un projet de « Fête de la rose » (septembre) est en cours de réflexion: Vivat Rosa
- En octobre: journée de la sécurité routière (promotion des mobilités douces, circuits pédestres, importance de la revalorisation des espaces -rues/routes/parkings) Octobre Rose (place des femmes- Matrimoine/ désertification médicale)
Les rues depuis leurs rôles
🌷Les voies d’une commune sont ses muscles qui mènent aux organes vitaux, ses centralités.
A Vayres, l’axe majeur, telle une découpe, se nomme « rue des belles roses » (D675). Toutefois cette rue traversante fixe le bourg en deux parties.
-Elle peut le figer, le défigurer et finir par le meurtrir en raison de son trafic et de son rôle, en effet, tel un fleuve, elle fend la commune.
▾Il devient impératif de sauvegarder le charme pittoresque de Vayres en se concentrant sur la circulation des piétons, donc de leur aménager des voies qui ont pour mission d’être des échappées belles.
//Ces artères connexes sont toutes connectées, leur fonction est de réinjecter de la vie.
🌼La rue des belles roses, rue principale, telle qu’elle se nommait autrefois. Ici, avec une vue tout près de la boucherie Viaud (tout à côté de la nouvelle mairie), nous pouvons découvrir les rails du tramway surnommé, localement, le Trami.

▵Les centralités, éléments indispensables à revitaliser, sont épargnées:
1-la rue Aurore Sand (petite fille de George Sand) redessine le centre bourg, nous aimerions proposer en plus d’une végétalisation, la piétonisation de la rue Aurore Sand.
A Aurore
« La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même. »George Sand
Avec sa petite vague, elle nous amène vers la D34 à savoir l’École Pierre de Ronsard à gauche et le Champ de foire en face. Elle représente une centralité au sens où elle accueille des commerces et un cabinet médical.
NB/ L’ultra présence de la minéralité est très loin de ce champ de foire, autrefois, fortement, boisé.

2- Le champ de foire
Le champ de foire est un grand parking, le marché est couvert, on l’aperçois au fond à droite. Nous aimerions développer l’activité du parking.
La rue Rose de Vents nous conduit à l’Église.
3- Place de l’Église
Une petite place qui accueille, elle aussi, un parking. Le puits, au centre, a disparu.

En parallèle, la « rue des Poètes » qui devient, ensuite, la D34, offre de belles perspectives, grâce notamment à la belle architecture des maison en pierre de météorite.
//Il existe de nombreux rosiers qui honorent des poètes et écrivains tels que le Pierre de Ronsard, le rosier Hamlet (rosier issu des hybrides modernes English Legend créés par Robert Harkness), le rosier Ingrid Lindgren (rosiériste danois Poulsen), le rosier anglais Sherlock Holmes (idem Hamlet), ou encore Émily Bronté (David Austin), le rosier Alphonse Daudet, Chartreuse de Parme…
4- Rue des Poètes, derrière l’Église
Une centralité dont l’usage se voit réduit à un parking. La vue ci-dessous se trouve juste en face.

De manière transversale, la « rue Rêve d’or« (nom d’un rosier grimpant à grandes fleurs de 1869, Duché) nous dépose à portée de la « rue Eau de rose » qui nous guide au lavoir à droite ou en pleine nature à gauche!
5- Le lavoir et enfin, une 6ème centralité, légèrement externe, se niche au début du sentier, là où la chasse est interdite (station d’épuration).
//L’idéal serait de replanter des haies vives, d’installer des bancs pour pallier à la fatigue et pouvoir se poser.
⊙De petits circuits végétalisés, au sein de ce véritable escargot, dans un rayon de 2km maximum en moyenne, peuvent être matérialisés.
La rue des poètes et sa dénomination D34 nous place à la sortie de Vayres mais la route n’est pas terminée…
NB/ Nous allons demander à l’entreprise BMCD s’ils seraient intéressés pour la plantation de haies diversifiées sur le tour de leur propriété coté route.
A droite, sur l’image, se trouvent deux petits étangs bordés d’arbres.
En poursuivant cette belle ligne, nous arrivons à gauche, au panneau « la Côte » (Ferme des Simples) un charmant voyage pédestre nous attend…
REDONNER
- Récréer une centralité avec un point d’orgue, les rues fonctionnent comme de petits itinéraires
- Redonner du sens à des axes
- Réenchanter la marche à pieds
- Favoriser la mobilité douce sur de courts trajets (sécurisés)
▵Des voies, accès approchés comme des éléments constituants de circuit touristique, chemins de balade, petits trajets tranquilles, venelles bucoliques…La commune, un trésor caché à échelle humaine.
La flore comme point de départ
▲Dès le panneau d’entrée, voire même dès cette petite route qui nous invite à passer devant l’aérodrome, celle de l’éco point, nous devrions pénétrer dans un royaume floral, préservé et vertueux. Point de mire, l’école Pierre de Ronsard à droite, tous les bacs présents à l’unisson, le champ de foire, à profusion… Nous reviendrons sur les entrées du bourg dans un prochain article.
Sur à peine 700 mètres, nous envisageons de replanter des haies vives, d’offrir de quoi protéger. C’est l’éthique d’une commune dont il est question.
Cette séquence d’ouverture doit être soignée, avec le plus de précisions possibles. Chaque ruelle est une bouffée d’oxygène, les sentiers sont enthousiasmants, le message est cohérent: ici, il fait bon vivre.
◔La flore se révèle une figure centrale. Point de convergence, de rassemblement, elle permet de s’interroger sur notre rapport au vivant, au gaspillage, à notre appropriation de l’espace public et nous offre la possibilité de nous rencontrer, de lutter contre l’isolement en nous conviant à sortir de « chez nous » pour la découvrir.
▵La flore, source de vie, est sensorielle et riche en émotions: nous ne restons pas indifférents à ses parfums, sommes émus par sa beauté. De plus, les fleurs portent toutes un nom, ou presque, celui de son créateur, l’année où elle a vu le jour…Une porte ouverte vers la notion de patrimoine/matrimoine.
- La flore, porte d’entrée vers l‘histoire, la transmission
- La flore comme moyen de créer du lien social
- La flore comme levier de revitalisation des communes
➳La flore et la commune
Facteur de changement, elle apporte de la vie, des couleurs, au fil des saisons, la flore est un investissement pérenne.
▔Elle permet, également, de créer, à termes, les conditions d’une labellisation « village fleuri », par exemple, de parfaire la volonté de Vayres à porter les couleurs de son nom: Vayres Les Roses…
◌Si cité de la rose il y a, la commune doit se vêtir de tout ce qui a trait à cette fleur: depuis la diversité des espèces, en passant par les roses anciennes jusqu’aux roses anglaises (Vayres accueille une forte communauté d’anglais), puis fêter la rose, créer un marché de cette fleur, se spécialiser, apporter de l’expertise en lui accordant une place maîtresse.
Vayres Les Roses se doit d’être indissociable de la flore
Planter une roseraie à visiter et pourquoi pas, enfin, se distinguer avec toutes les variétés et les palettes de couleurs offertes par ces fleurs!
Les roses de Noël (Hellébore) pourraient figurer au tableau d’ensemble (plantes vivaces très rustiques originaires d’Europe centrale et poussent naturellement dans les sous-bois, les broussailles et les prairies de montagnes. De plus, une fois installées, elles sont peu exigeantes et ne réclament pas de soins particuliers, poussant et fleurissant à la même place de très nombreuses années!).
❑La rose se marie volontiers avec d’autres espèces en massifs, elle apprécie la compagnie de belles vivaces!
- Quelques idées de vivaces à associer au rosier rose : à fleurs blanches : achillées, anthémis, asters, gaura, gypsophile, marguerites d’été, œillets….À fleurs roses : anémone du Japon, asters, pivoines, valériane…À fleurs bleues : Delphiniums, iris, népétas ou Pérovskia (sauge russe), à fleurs violettes : ail d’ornement, asters, campanules, iris, mais aussi des vivaces arbustives plus hautes comme certaines sauges violettes ou des arbustes comme la lavande. À feuilles grises décoratives : armoises, chardon, oreille d’ours, sauges argentées et sclarées.
- Idées pour rosier jaune: à fleurs blanches : gaura, gypsophile, iris blancs, marguerites, valériane Alba ou lavatère “Frédérique”, avec des fleurs bleues, on obtient les plus belles associations avec des Delphiniums hauts, des géraniums vivaces comme Johnson’s blue, mais aussi des iris, des scabieuses ou encore des véroniques. Avec des vivaces violettes : buglosse, Delphiniums et iris (encore) et bien sûr, les sauges. N’oubliez pas les feuillages : celui pourpre des heuchères (Palace purple par exemple), les feuilles vaporeuses du fenouil pourpre ou encore les feuillages panachés de nombreux iris, graminées (Carex, Hakonecloa, Miscanthus) et des Hostas.
- Rosier à fleurs blanches: des vivaces à fleurs jaunes : alchémilles, coréopsis, euphorbes, phlomis, rudbéckias ou santoline. Des vivaces à fleurs roses comme des œillets, pivoines, radiaires…Des fleurs rouges : lobélias, monardes, pavots, penstémons…À fleurs bleues ou violettes : campanules, géraniums vivaces, iris, népétas, perovskia, digitales, lavandes, Liatris ou sauges. Des feuillages, surtout ceux des graminées : avoine bleue, fétuque bleue, Molinia ou Pennisetum mais aussi ceux de vivaces grises comme la molène ou l’oreille d’ours.
- Quelques vivaces à associer aux rosiers buissons rouges : à fleurs roses: des géraniums sanguins, iris, hémérocalles, lavatères, œillets, pavots…À fleurs oranges : alstroemères, benoîtes, hémérocalles, héléniums, gaillardes, lis…À fleurs violettes : buglosse, géranium vivace, iris, lavande, verveine de Buenos aires (avec un rosier grimpant). À fleurs bleues : chardon, Delphinium.Pour leurs feuillages : les Hostas, les graminées (Pennisetum, Mélique, Molinie, Stipa tenuifolia) ou des sedums spectabile (à feuilles vert clair) et Matrona (à feuilles pourpres).
La fleur comme investissement longue durée
La rose comme bouquet final
Tous les chemins mènent à la rose… Penser la commune autour de ramifications florales qui permettraient à la rose d’offrir l’ampleur de son spectacle.
- Souvent, mal taillé, le rosier s’épuise avec des bois morts non coupés, ses fleurs ne demandent qu’à être coupées lorsqu’elles sont défleuries afin de ne pas fatiguer le rosier et que d’autres fleurs puissent prendre la relève. De ce fait, un rosier requiert un entretien quasi hebdomadaire lorsque nous sommes en forte période de floraison.
▔Oui, miser sur tous les assortiments floraux qui participent à mettre en valeur ces espèces.
▚Redonner de la vie à l’architecture de la commune, des couleurs chatoyantes, des formes (buisson, grimpant, sur tige…) au paysage pour fuir la monotonie, créer de la surprise, construire un tableau mouvant dans le but de sortir de l’image fixe, stérile.
⊙Développer une offre touristique en lien direct avec cette fleur et le patrimoine floral
Cet investissement se fonde, aussi, sur l’histoire des habitants: leurs roses, leurs dons, leurs savoir-faire.
▮Tirer parti de tous les avantages de la rose:
-La floraison des rosiers remontants permet une mise en place calendaire d’évènements sur presque 10 mois !(mars à novembre).
Les rosiers sont, pour la plupart, bouturables: les boutures se font d’août jusqu’à l’automne.
- Il s’agit d’un bouturage simple, qui correspond à la technique la plus courante. Repérez une tige de rosier de l’année, en bonne santé, bien droite, comptant plusieurs yeux et bourgeons naissants.
- Coupez la tête, trop tendre, au dessus de deux feuilles alternes, et coupez environ 15 cm en dessous. Supprimez les autres feuilles afin de limiter la perte d’eau par transpiration, ainsi que les épines de la partie de la tige qui sera enterrée (environ 5 cm du bas de la tige).
- Plantez la tige en l’enfonçant de 5 cm environ, dans un petit pot contenant un substrat fait d’un mélange 50/50 de sable et de tourbe blonde. Certains trempent la base de la bouture dans une poudre ou un gel d’hormones de bouturage, avant de la mettre en terre : cela favorise la production de racines mais ce n’est pas obligatoire.
-Les rosiers ont une très longue durée de vie voire très très longue.
-Une fois qu’ils ont trouvé leur place, ils ne demandent qu’à être admirés.
Créer des rubans de végétalisation
░Un ruban végétalisé en faveur de la biodiversité, c’est-à-dire, de manière durable, pensé avec le souci de la pérennité et la création de conditions favorables d’accueil de la faune.
D’abord, Vayres est une entité qui possède des ressources. Des espaces, recoins, angles, terrains, lieux historiques…. Quel degré de connaissance les habitants ont de leur commune? Quelle perception pour le voyageur curieux ?
Afin d’être cohérente avec son histoire, une commune se doit d’apporter les informations inhérentes à cette dernière. Quel accès avons-nous à l’histoire de Vayres ?
QUESTIONS
En nombre, mais recentrées sur cette division « coeur de bourg »:
- Pourquoi tant de puits ?
- Quelle place, aujourd’hui, pour le lavoir ?
- De combien de parcelles de terrain non artificialisé la commune dispose-t-elle ?
Une des premières nécessité tient en une importance fondamentale accordée à la pédagogie. Tout habitant ne naît pas citoyen. Tout le monde n’expérimente pas son territoire d’habitation de la même manière.
Créer les conditions de l’investissement, de l’engagement
PROPOSER & FAIRE APPEL
Sensibiliser à des modifications sociétales importantes car ces dernières sont surtout structurelles requiert une certaine pédagogie, une très bonne communication:
- L’habitant a son mot à dire, son geste à produire, il n’est plus usager mais bien partie prenante d’un projet de vie, celui de la commune au sein de laquelle il réside. Le lieu où il vit devenant l’extension de lui-même.
Inviter, convier, à des discussions pour construire, ensemble, un projet de vie commune.
Offrir: A Vayres Les Roses, les boutures réalisées lors des tailles de rosiers, d’arbustes, pourraient-être offertes aux habitants.
PARTAGER
Dans une logique de recyclage, de fleurissement, les personnes propriétaires de terrains fleuris, végétalisés pourraient, à leur tour, proposer ce qu’ils ont « en trop », dans le cadre d’un micro marché aux fleurs (graines, oignons, boutures) sous forme de troc et de vente.
Les fleurs « délaissées » des deux cimetières – je vous conseille la lecture de fleur versus déchet végétal
L’occasion de faire de la pédagogie autour de la flore, à même de produire de la revitalisation, des conseils, échanges de bonnes pratiques, ateliers et autres cours de tailles, plantation…
ACCUEILLIR
La symbolique d’un bourg repose sur les patrimoines matériels et immatériels qui le caractérisent. A Vayres Les Roses nous pouvons constater que le passé est davantage illisible, qu’il s’adresse à celles et ceux qui connaissent bien cette commune. Ils pourront identifier tel ou tel lieu sans difficulté ou presque.
Un problème entier se pose: la question de la transmission et qu’en est-il du caractère inclusif pour les nouveaux arrivants ?
Une commune doit veiller à attirer et à garder, la typologie du renouvellement de la population peut être réfléchi en ce sens:
Quelle réponse à la vacance immobilière, au manque de services, de commerces, quelles attentes ? Mais aussi quelle offre de logement durable, quel prix de l’immobilier ? Transformer et non subir.
Répondre à des appels à projet, à participation au regard des terrains disponibles et de leurs usages en se tournant vers des acteurs du changement, de l’innovation environnementale.
Solliciter les moyens de communication digitaux pour impulser une demande de médecin, par exemple, animer depuis la salle polyvalente (voir ses usages, programmation, location et ses tarifs).
- Vayres pourrait tirer un grand bénéfice en devenant un champ des possibles, ouvert, disponible et à l’écoute, sur le terrain, en direction des habitants (créer les conditions de l’échange hors lieu officiel -mairie) et des entreprises en valorisant la vacance immobilière, les tarifs attractifs de l’immobilier, son débit internet, idéal pour le télétravail, accueillir une entreprise de service, de livraison par exemple…
Une commune pourrait recenser tous les artisans locaux (tous corps de métiers confondus nécessaires à la réalisation de travaux de réfection) et remettre cette liste de « confiance » aux nouveaux habitants, de même pour les associations et autres acteurs.
NB/ Vous pouvez lire Vayres en SWOT
VALORISER & FACILITER
Nous attendons de nos trajets quotidiens, réguliers, à pieds, à vélo, qu’ils se déroulent dans la sécurité et qu’ils soient agréables à vivre, à faire.
Les aménagements de bords de route, de rues, les routes et rues, elles-mêmes, font partie intégrante de trajets. Rien d’exceptionnel au fait d’aller chercher son pain, acheter quelques victuailles à l’épicerie, se rendre sur le marché, il ‘en va pas de même pour d’autres parcours qui se transforment en mission de par leur éloignement:
-C’est le cas des poubelles de tri (jaunes) et du nouveau cimetière de Vayres.
Afin de ne pas dépendre de quiconque, d’un véhicule et d’être autonome, ces deux « circuits » pourraient gagner, grâce à une meilleure signalétique, un accès le long de la route plus protégé pour les piétons.
Deux remarques s’ajoutent pour l’éco point, il est bien trop en retrait ce qui, d’une part facilite le dépôt sauvage, et d’autre part, ne sécurise pas. En effet, la proximité immédiate de la forêt peut engendrer une sensation d’inconfort, notamment chez les femmes seules ou chez les plus jeunes.
De plus, son manque de propreté et son éloignement engendre le fait que le tri ne soit pas un geste « agréable », il n’est pas correctement valorisé. La hauteur des battants est trop haute, les bacs sont trop rapprochés les uns des autres.
PERMETTRE
En ce qui concerne le nouveau cimetière, son accès est très reculé même si son trajet est plaisant, le long de la forêt, il peut, néanmoins, être redouté, il ne peux se réaliser avec facilité, de manière spontanée.
Afin de ne pas donner l’impression d’être exclu de la vie de la cité, il pourrait porter un nom, être doté d’une meilleure signalétique et ses abords pourraient être soignés: fleuris!
L’idée étant de perdre en austérité et de gagner en apaisement, que le fait d’aller fleurir une tombe, se recueillir, se réalise, dans les meilleures conditions possibles.
Je vous recommande la lecture de fleur versus déchet végétal , il est question de végétalisation de cimetière et de propositions de restructuration pour l’ancien cimetière de Vayres en le transformant en cimetière paysager (Article qui s’accompagnera d’approfondissement ultérieurement).
Six trajets à végétaliser sont à l’étude:
- Entrée de la commune (par le haut) ➝lavoir
- Entrée de la commune par le haut ➝ ancien cimetière
- Par le bas (Rochechouart) ➝ ancien cimetière
- par l’école (rue Pierre de Ronsard) ➝ancien cimetière
- Centre bourg ➝Champ de foire
- Champ de foire ➝nouveau cimetière (chapelle Jeanne d’Arc).
Isabelle Pompe L, Vayres à soi, 16 décembre 2021, mise à jour le 22 février 2022.
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Sauvons les fleurs des cimetières!

🌼Nous avons pu déplorer, depuis les deux cimetières de Vayres, en Haute-vienne, que les fleurs étaient jetées car défleuries, non mises à l’abri du gel, condamnées à se trouver dans les bacs « déchets végétaux » alors que nous pourrions les épargner.
Commençons par respecter la flore
❀Pour faire simple et court, elle est diversifiée, a des rythmes de croissance, évolue au fil des saisons. Elle peut être vivace ou annuelle, être en pot ou planter en pleine terre.
🏵En un, il convient de choisir des plantes adaptées à leur place au cimetière, en fonction des saisons et de l’exposition, de leur variétés et de là où vous les achetez car des plantes poussées sous serre sont plus rapidement épuisées.
✽Pour celles qui ne sont pas adaptées, elles vont, indubitablement, souffrir du manque d’eau, du gel, du soleil, de la pluie…
🌷De plus, si vous achetez des fleurs, sachez qu’en France, il y a peu de traçabilité, de ce fait, elles peuvent avoir voyagé des milliers de kilomètres même si elles viennent du fleuriste d’à côté.
La fleur n’est pas un produit comme les autres
Nous vous conseillons, dans un premier temps, la lecture de cet article
💐Puis de Regarder du côté du Collectif de la fleur française, une association au service de la fleur locale et de saison. C’est un réseau qui a vocation de soutenir une agriculture plus responsable et à faire évoluer les pratiques de consommation.
Voici leur site Les acteurs de la révolution des fleurs coupées , vous pourrez constater la grande absence de la Haute-Vienne mais vous trouverez en Dordogne, dans un rayon de 40 à 150 kms:
La ferme florale Les Batisses, située en haut d’une colline dans le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, cultive des fleurs coupées de saison, ainsi que du feuillage et des branchages fleuris, pour les professionnels principalement.
Un formulaire est d’ailleurs disponible sur le site internet : il permettra d’être tenu informé sur les quantités disponibles d’une semaine sur l’autre.
Il est toutefois possible, pour les particuliers, de venir récupérer des fleurs sur commande et sur rendez vous.Chez Rosedor nous sommes producteur et distributeur de fleurs coupées, fleurs séchées, plantes et accessoires. Depuis 40 ans, nos producteurs engagés en coopérative, proposent tout au long de l’année et au fil des saisons leurs belles fleurs françaises. (Vélines)
✾Et le visionnage du magazine « Sur le front – Saint Valentin, que cachent nos bouquets » du journaliste, Hugo Clément dont voici la bande-annonce.
Un article sur le magazine Sur le front
Fleurissement des tombes
🌸Ce qui a retenu notre attention, est la période de la Toussaint. Les variétés choisies sont, parfois voire même très souvent, celles qui ne résistent pas au gel.
NB/ La plupart des chrysanthèmes n’aiment ni le froid, ni le gel. Dès que les températures baissent et atteignent les -5°C, il faut les rentrer afin de les préserver. Cependant, d’autres variétés de chrysanthèmes, plus rustiques, sont parfaitement capables de résister aux hivers rudes. Il s’agit notamment des chrysanthèmes à petites fleurs, plus résistantes que celles à grosses fleurs.
Savez-vous que la Chrysanthème est une plante mellifère ?
Les chrysanthèmes sont très souvent visités par les abeilles car ces dernières sont très friandes des cultivars à fleurs simples. Ces plantes présentent également l’avantage de fournir du nectar et du pollen en abondance. De plus, les chrysanthèmes résistent plutôt bien au froid, et peuvent donc continuer à « nourrir » les abeilles même en hiver. En Asie, les chrysanthèmes sont utilisés pour leurs vertus médicinales. Source
❁De plus, nous avons remarqué que des plantes, seulement, fanées (petit rosier, géranium, dipladenia, bruyère, bergenia cordifolia rose…) ont été jetées alors qu’ elles auraient pu être sauvées des bacs car ce ne sont pas des déchets, au sens pur du terme!

Bac ancien cimetière à Vayres-bourg, novembre 2021 Nos propositions
🌻Ce que Vayres à Soi souhaite mettre en place:
⚘Tout d’abord, interrogeons-nous, collectivement, sur le geste de « fleurir » et « d’offrir ».
Dans les faits:
- Épargner les plantes avant qu’elles n’atteignent leur dernier stade de vie
❋Nous soumettons l’idée de les récupérer afin qu’elles puissent passer l’hiver, l’été dans des conditions optimales et puissent être replantées (en concertation avec la mairie) en privilégiant les deux cimetières (demande acceptée)
❃Ainsi fleurir les abords des deux cimetières, notamment celui du Chalat qui souffre d’une certaine austérité (demande faite en mairie mais refusée)
- Sensibiliser la population à l’importance du choix de la fleur/ de l’arbuste
- Fleurir autrement et de manière pérenne (vivaces, bulbes, indigènes…) pour avoir des fleurs de saison, au mieux, locales et de saison!
- Attirer l’attention sur les gaspillages – floral et économique- en question
- Lutte contre le plastique (pot et fleurs)et sur les problématiques du recyclage qu’il pose

Une des vues de l’entrée du cimetière du Chalat, Vayres 🌹Nos ACTIONS depuis 2022
- Collecte de fleurs/graines de jardin – boutures (avril 2022)
- Création d’un collecteur pour lutter contre le gaspillage floral ( réalisé à partir de palettes recyclées) pour cimetière (ancien cimetière de Vayres) afin de récolter les fleurs fanées: un succès + de 50 fleurs collectées en deux mois (décembre 2022/février 2023)!
- Chantier participatif plantation chrysanthèmes au niveau du parterre de l’entreprise BMCD à Vayres ( février 2023)
- Atelier « Printemps de cimetières » — Cimetière végétalisé – mai 2022
- Atelier « Printemps des cimetières » — Cimetière, jardin thérapeutique – mai 2023
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 9 février 2022, mise à jour le 4 mars 2023.
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Un petit tour de Vayres

🆅ayres propose, à portée de pieds, trois circuits pédestres, celui de la Serpentine, du Chateau d’eau et le Sentier botanique. Vous pouvez les suivre mais il est vrai, que, sans même les connaitre et les apprivoiser, pleinement, Vayres Les Roses met à, nos pieds, des espaces naturels diversifiés, le bocage, la forêt, l’alternance des champs et des arbres…

Points de repères centraux du bourg depuis la rue des belles roses •Si bien que depuis notre arrivée, nous avons pu découvrir facilement quelques villages tels que Le Pellenie, La Côte, le Chalat, Chez Béjard, puis le Moulin des Monts, La Guinandie…
•Ici, et là, en passant par Le Mas du Roule, en nous rendant à l’Ecopoint, en nous laissant guider par quelques panneaux, nous avons tenté de saisir ce que nous avions sous les yeux; des plans d’eau, des mares, étangs, une rivière, des petites allées au plus escarpé chemin.
🅔n ➊heure environ
▲Pour faire connaissance avec Vayres, nous commencerons par le petit bouchon (périmètre 2kms) , tel que nous le nommerons, en partant du bourg.
➳Après avoir choisi la direction du lavoir (non loin de l’ancien cimetière à gauche), prenez la rue Caroline Testout, soyez attentif à cette « peinture rupestre », non sans humour, représentant un chat qui fume, puis, c’est la rue Eau de Rose, prenez un temps de respiration au frais, c’est le lavoir!
▿Continuez tout droit, vous aurez sous les yeux, une charmante vue panoramique, ensuite, sur votre droite, voici une des jolies mares de Vayres Les Roses.

Petite mare en direction de la Pellenie ▴A cet endroit, vous êtes sur un territoire interdit à la chasse, vous apercevrez, sur votre gauche, deux vastes bassins dont l’accès n’est pas autorisé, nous avons mis le temps nécessaire à comprendre que c’était la station d’épuration!

Station d’épuration de Vayres ⌑Vous allez croiser, à mesure que le chemin se rétrécit, de nombreux châtaigniers, des houx et des vaches à la robe rousse, n’hésitez pas à descendre!

Une des petites cabanes à deviner au fil des chemins ┒Tournez à gauche, l’impression de passer au milieu des habitations est éphémère car tout cela se fait tranquille, soit vous pouvez tenter, comme nous l’avons fait, le tout 1er chemin à droite, il est, en revanche, peu praticable, soit vous pouvez prolonger afin de faire votre premier petit circuit.
◃Nous l’avons fait à pieds, c’est plutôt glissant et humide, à vélo (VTT) c’est envisageable mais le chemin est étroit attention aux autres marcheurs!
║Vous remonterez la route, soit tout droit jusqu’à Vayres soit, vous pouvez tourner à l’angle de la côte à droite (point de repère le panneau en bois marqué de jaune) et poursuivre avec une petite boucle supplémentaire.
◌Prenez vos repères. Ici, avec cet arbre, il se trouve à votre droite, vous le dépassez en gravissant la petite route.

Arbre La Pellenie ☲Lorsque vous rentrerez à nouveau dans le village de Vayres Les Roses, vous trouverez, à votre gauche, une 1ère maison au volet rouge, tout droit, passez le virage, vous êtes rue orientale.
┍Vous pouvez tourner à votre droite vers la rue Crépuscule, allez tout droit, vous laissez allez à la découverte de la ruelle des églantiers (à gauche) et reprendre le chemin du lavoir.
•Si vous choisissez la rue Crépuscule, votre point de repère est cette couleur verte anis et une maison ronde!

rue orientale /rue crépuscule, Vayres ▚D’ailleurs, vous aurez noté le nombre important de couleurs différentes apportées aux volets des maisons du bourg!
⊙Vous avez rejoint la rue des poètes, le coeur du bourg se situe en continuant tout droit (vers l’Église Saint-Jean), à cet instant, vous avez les yeux sur les deux anciennes figures centrales de Vayres, devant l’Église et derrière l’Église se trouvaient, en effet, les commerçants et la place du marché!
╍Vous pouvez choisir la rue Rose des vents, offrez-vous une petite visite de l’Église, posez-vous sur un banc entouré de roses rouges, un peu plus loin, c’est la boulangerie…
⌑Vous êtes curieux ? Une ruelle se niche tout à côté de l’Église, à gauche, c’est la ruelle du Calice…

◕Pour parachever votre balade architecturale ponctuée de pleine nature, empruntez la rue des belles roses (rue principale) et jetez un petit coup d’œil, ça et là, à ses maisons, leur frontispice vous souligne leur grand âge, à commencer par, celle-ci, 1885.

A l’angle de la rue, vous pouvez voir l’ancien Hôtel du commerce ❝Et sur le trottoir d’en face, l’ancienne boucherie Viaud, grande dame de Vayres ❞
❢Tout au long de ce petit périple, vous avez fait la connaissance avec de nombreux puits, la pierre de météorite des maisons, les fleurs et roses des jardins et des rues…Vous êtes passé tout près d’un beau trésor avec son petit patrimoine funéraire notable, l’ancien cimetière de Vayres Les Roses (nous y reviendrons).

Façade Boucherie Viaud ➽Sur ce même côté de rue, une fresque murale fait le succès de Vayres, un véritable décor peint de l’artiste Thierry Nappée. Vous reconnaitrez une scènette de voyageurs avec bagages et animaux, toute une histoire de départ et d’arrivée en lieu et place de l’arrêt de bus de la commune. Dotée de son petit banc, vous êtes sur la petite place de la Mairie!
↻Vous pouvez descendre et vous arrêtez, quelques instants, pour observer le bas d’une maison, ses pieds sont en Serpentine! La pierre fameuse de Vayres.
¡Mais savez-vous ce qu’est la Serpentine ?
Le nom de cette pierre vient du latin « Serpentinus » qui signifie pierre de serpent en référence à l’aspect visuel de celle-ci qui évoque une peau de serpent. Elle arbore, le plus souvent, une belle couleur vert olive.
Cette pierre possédait plusieurs symboliques selon les peuples et les traditions. Exploitée depuis de nombreux gisements, nous pouvons la voir, en vrai, au pied de cette maison (angle depuis la rue belles roses).–On pensait à du marbre et bien non! Cette maison présente donc un double intérêt, architectural et patrimonial…

La maison aux pieds de serpentine ↱Vous pouvez enrouler votre marche pour vous rendre sur le Champ de foire en suivant le panneau « alimentation ». Vous y trouverez des toilettes publiques, une boite à lire, des bancs et tables de pic nic, une petite épicerie et si vous êtes là, un samedi matin, et bien, c’est le marché!
↳Un peu d’air plus loin et vous êtes au stade Charles Leclerc, avec, encore, des endroits tranquilles pour apprécier l’air frais au vert, bouquiner ou vous restaurer.

Une des bancs de la commune de Vayres ⓵En une heure environ, vous pouvez avoir une petite idée sur les possibles de Vayres Les Roses tant en termes de petite randonnée, de paysage, d’histoire et de patrimoines.
♥Nous aurions aimé vous en dire davantage sur le lavoir, l’âge du puits situé tout à côté, à partir des datations disponibles, nous savons que nous avons parcouru plus de deux siècles, en réalité bien davantage grâce à la voie romaine… Nous en reparlerons.
NB/ Toutes ces photographies ont été prises le dernier trimestre 2021. N’hésitez pas à aller piocher quelques clichés depuis Instagram: Back To Vayres
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 7 février 2022.
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