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Première participation aux Rendez-vous aux jardins pour Vayres à Soi

Rendez-vous aux Jardins édition 2026
Site officiel Rendez -Vous aux jardins
23e édition des Rendez-vous aux jardins
Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin 2026, le ministère de la Culture vous donne rendez-vous dans plus de 2 800 parcs et jardins en Europe. De nombreux professionnels partageront leur passion des jardins et leur savoir-faire.
« Pendant trois jours, du 5 au 7 juin 2026, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, venez découvrir des jardins, ouverts parfois à titre exceptionnel et participer aux animations mises en place : ateliers pédagogiques, démonstrations, expositions, promenades musicales, conférences, spectacles, etc.
Pendant le week-end, des jardiniers, propriétaires, paysagistes, botanistes ou encore animateurs seront mobilisés pour échanger avec tous les publics. »
Source: Site officiel RDV aux Jardins
Thème : la vue

En Nouvelle – Aquitaine
Dimanche 7 juin 2026 à Vayres
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RDV aux jardins 2026 -Isabelle Pompe Lien vers Open Agenda à Vayres 87600
Se voir jusqu’au Cœur
Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles. Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques: Atelier Bouture, Photo (prise de vue), Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
la Ressourcerie verte à prix mini, la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes, un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Réservation obligatoire par mail. Merci!



BILLETERIE en ligne: RDV aux Jardins Vayres 87
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Le Musée d’art contemporain à Rochechouart célèbre le mouvement grâce à la créativité de ses agents

« La toute dernière exposition du Musée d’Art Contemporain, niché dans le château de Rochechouart, met en valeur un travail collaboratif très intéressant et offre aux visiteurs, une certaine idée d’un nouveau souffle…
En effet, ce sont les agents du musée qui, réunis en groupe de travail, ont mis en valeur et en scène les acquisitions du musée! » Source site internet du Musée
En images, un échantillon en mouvement à recevoir comme une proposition subjective d’une balade visuelle et sensorielle exigeante! Crédits : Isabelle Pompe.
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Une nouvelle expo pour une belle ouverture de saison
« Chaque détail se pose, chaque œuvre raconte déjà une histoire…Nous avons hâte de partager avec vous cette nouvelle exploration artistique. » Voici ce que nous invite à lire le Musée dans un post Instagram publié le 20 février dernier.
Le vernissage s’est déroulée le samedi 28 février dès 17h30.
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Le Mouvement en visite
Du 1er mars au 13 décembre 2026
« Exploration des dynamiques du corps, du regard, de la matière et de l’espace »
A ce thème, avant notre visite de ce dimanche 1er mars, jour précieux de gratuité, nous pouvions y associer les mots tels que l’élan, l’agitation…
Une fois parties à la rencontre de cette expo, nous avons pu entendre et comprendre les explications de sa conception et découvrir la créativité des agents de ce musée.
En effet, cette ouverture de saison est le résultat d’un travail commun pensé, construit et scénographié à partir des collections du musée, entrepris par le personnel de cette structure culturelle.
Cette proposition est en cela singulière. Mettre en visite le fruit d’une collaboration, par celles et ceux qui connaissent très bien l’endroit, est aussi une invitation humaine et une excellente manière de mettre en scène une dimension participative.
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Donner les moyens et témoigner la confiance nécessaire à toute démarche transversale à celles et ceux qui y travaillent devrait se produire plus souvent, aussi, pour apporter de l’air et permettre une valorisation nécessaire au travail de toutes et de tous, visibles ou invisibles, qui participent au quotidien à la vie de pareil équipement.
Sortir des « champs classiques » et d’une culture managériale descendante fait du bien.
« Mettre en évidence la capacité des œuvres à questionner les notions d’inertie, de déplacement et d’immobilité »
Le Musée, vu par ses agents, dévoilé par ses équipes est une excellente manière de valoriser le travail au quotidien de ses médiateurs, chargée de collection tels qu’ils sont cités dans les médias locaux.
Nous aurions aimé connaître les noms des agents qui ont participé à l’ensemble de cette nouvelle expo aussi parce qu’elle vient marquer un renouveau, un second souffle dans cette structure sans directeur/directrice à ce jour.
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« Visible à partir du dimanche 1er mars, journée gratuite, cette exposition est une proposition singulière et engagée : elle a été entièrement conçue, pensée et réalisée par les agents du musée, tous métiers confondus. L’ensemble de l’équipe s’est mobilisé pour faire émerger un projet collectif, reflet d’un musée vivant, en transformation, porté par celles et ceux qui le font exister au quotidien. »
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Ici, un ange passe au cœur d’un théâtre d’ombre pour une danse macabre, puis, se présente à nous, un nu descendant l’escalier, qui n’est pas sans nous rappeler celui de Marcel Duchamp…de Marie France et Patricia Martin, « D’après Richter, Nu descendant ».
Raoul Hausmann ?
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L’écrivain, photographe et plasticien dadaïste allemand fuit le nazisme en 1933. Exilé en France, en Haute-Vienne, où il se réfugie en 1938, Raoul Hausmann est l’homme orchestre. Avant-gardiste, l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin, à l’œuvre considérable, décède à Limoges en 1971.
Le Musée d’art contemporain de Rochechouart possède un fonds très important, il est constitué de 700 pièces.
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Le naming ici, mais pas seulement, donne à découvrir, entre autres, ces artistes et leurs œuvres:
Jim Lambie (Plaza), Graham Wilson (Tunnel Vision), Les petits nus féminins du sculpteur Stephan Balkenhol, Gabriel Orozco Until you Find Another yellow Schwalbe » (marque allemande fondée en 1922) et ses motos jaunes nous embarquent à Berlin avec plaisir, Elodie Lesourd (White Heat) Julien Dubuisson (Ghost Dance), Bruce Nauman (Love Seat), Edouardo Basualdo…
Gerhard Richter ?
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Un dialogue permanent est-il possible avec le spectateur ?
Voici une phrase que nous avons transformé en question. Ce musée semble avoir du mal à être accepté, apprécié à sa valeur. Le rôle des médiateurs demeure, apparemment essentiel, demandé par les visiteurs/spectateurs en raison de l’aspect trop conceptuel de certaines œuvres, de l’absence de document de médiation afin d’aider à saisir, à comprendre ce qui se trouve sous nos yeux, parfois oreilles.
Pour qu’existe un dialogue entre œuvre et visiteur, il est nécessaire que les conditions favorables soient créées toutefois…Avons-nous besoin de parfaitement assimiler une démarche artistique ?
Les médiateurs ne sont pas des cannes pour comprendre et mieux marcher et avancer. La mise en accès d’œuvres ne se départit pas de certains préjugés, d’une culture qui n’aime pas l’art contemporain, d’une époque qui la rejette. Nous faisons partie de ce tout, pas de clan nécessaire.
Une chaise mise à l’envers, une création conceptuelle qui bouge, une situation inversée telle que l’aborde Love Seat peut laisser perplexe.
En soi, ce n’est pas si grave.
Bruce Nauman, artiste minimaliste, pionnier de l’art vidéo, est une énigme qui déstabilise, encore aujourd’hui, car il n’entre dans aucune case. Il réinvente et souhaite que son œuvre soit éprouvée physiquement, rien de confortable donc…
« J’ai compris que je ne développerai jamais un processus spécifique » dit-il. L’art n’est pas un produit fini, une « belle » œuvre, mais une investigation permanente qui prend la forme d’expériences quotidiennes ».
Source: Cinq indices pour résoudre l’énigme Bruce Nauman
Chacun a sa sensibilité, chacun fait sa propre expérience et lecture, il n’est pas nécessaire de tout assimiler, de tout comprendre pour être ému, interpellé, dérangé. Nous ne sommes pas exclus. L’artiste n’a pas souhaité nous exclure de sa création, il nous expose à un mouvement, à un processus qui parait sans fin où telles des aiguilles qui tournent, deux chaises ne se rattrapent pas mais tournent, sans cesse, jusqu’au vertige. Voici ma réception, chacun son histoire.
Nayel Zeaiter ?
Artiste et illustrateur français connu pour ses œuvres d’histoire et ses publications éditoriales. Il a crée des planches illustrées qui mêlent dessins et textes.
Ici: site des éditions comprendre
La salle d’interprétation historique, 2025
Une nécessaire explication du lieu lui-même, de son histoire, de son rôle, le Château de Rochechouart est ici narré de la plus belle des manières.
Ludiques et claires, les histoires et les siècles s’enchaînent et la lecture de cette belle BD géante et pédagogique remet les pendules à l’heure !
Le Musée possède une vie locale et sociale très riche: prison, mairie, tribunal, sous-préfecture…
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A bientôt et allez rencontrer des œuvres singulières tout à côté de chez vous sans avoir à redouter, sans chercher des clés de lecture à tout prix, sortez tranquille!
Vayres/Rochechouart, Isabelle Pompe, le 12 mars 2026.
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Paye Ta Cambrousse, paroles d’habitantes pour les Municipales 2026

Pour un vrai pouvoir citoyen et une réforme de la vie démocratique des communes
En ce jour de mars, nous avons souhaité mettre en ligne les mots et remarques d’habitantes résidentes en pleine campagne que vous ne pourrez pas trouver ailleurs parce que pour la plupart, ils n’intéressent guère.
A l’origine, ces quelques lignes auraient bien aimées être prononcées, relayées mais le rendez-vous en question ne l’a pas permis. Alors, voilà la restitution intégrale de cet entretien, sans coupure, censure ni langue de bois.
Nous vous parlerons, dans un prochain article, de l’échelle de la participation citoyenne de la sociologue américaine, Sherry R. Arnstein.
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Nous sommes qui, nous faisons quoi ?
« Notre volonté associative tient en le fait d’exprimer que nous avons besoin d’air dans une vie locale à la campagne atrophiée par de fausse coopération, par une non participation au pouvoir. En tant que citoyennes, nous refusons de n’avoir aucune influence sur les décisions politiques qui nous concernent.
Nous souhaitons sensibiliser à l’importance des paysages, partager les retours, émotions, expériences à l’égard des paysages car notre association, ce sont surtout des actions citoyennes. Nous souhaitons mettre en valeur les actions d’une écologie modeste.
Nous ne souhaitons pas vivre face à des espaces abandonnés, maltraités.
La campagne n’est pas épargnée, ses paysages sont fragiles et malmenés, les habitants sont dans l’envie de résister contre l’abandon. Les conditions de vie sont rudes, le mal logement et les galères sociales existent ici. Nous ne pouvons pas tout solutionner mais nous essayons de déposer des fleurs aussi pour donner de la couleur à des rues, des recoins trop souvent déserts et gris.
Le moindre petit espace public est bon à valoriser, à entretenir, à fleurir !
Tous font l’expérience des conséquences du changement climatique, peut-être, perçoivent -ils l’érosion de la biodiversité. Les populations de pollinisateurs, de vers de terre et d’oiseaux s’effondrent sous l’effet des pesticides, sans oublier les coupes rases…
Protéger les paysages est de l’ordre de l’intérêt général
Le comptage national des oiseaux annuel, qui permet de mieux comprendre le comportement des oiseaux et de suivre leur évolution, fait état, en milieu agricole, d’une très forte baisse jusqu’à 60% des espèces.
Nous voulons une campagne sonore avec des chants d’oiseaux !
N’oublions pas que la ruralité, les ruralités ne se résument pas au monde agricole.
L’impact du paysage sur la santé mentale : notre esprit respire avec le monde qu’il l’entoure, le paysage peut réduire la détresse psychologique.
On protège mieux ce qu’on connait :
Même si nous ne sommes pas ornithologue, écologue, experte en agro foresterie, botaniste…Nous pouvons agir à notre échelle d’habitante, habitant avec des gestes simples et peu couteux lorsqu’ils mutualisés ou avec le jardinage participatif émanant des habitants.
Avec l’association, nous essayons de le faire avec la ressourcerie verte, la future mise en place du troc de plantes et la grainothèque, proposé en faveur d’un jardinage accessible en termes de dépenses.
Isabelle Pompe (présentation) Militante engagée en faveur des droits des femmes et des enfants, de la nature et rompue à la sociologie, je rédige des articles aux contenus sourcés et fiables, les met en ligne, gratuitement, aussi, pour aborder de nombreux sujets présents à la campagne. Je travaille sur les stigmates et les formes de discrimination depuis près de 10 ans, en ce sens, nous avons mis en ligne le fruit d’un travail, développé en épisodes, sur les préjugés sur la ruralité et ses habitantes avec Paye Ta Cambrousse. Projet entrepris dès 2022 à Vayres.
Paye Ta Cambrousse : Nous voulons relayer les histoires à partir des enquêtes, des travaux de sociologues, des témoignages de celles dont on ne raconte pas les histoires. Celles des habitantes sans mandat, sans porte voix pour montrer, exposer les discriminations et inviter les élus, les décideurs organisationnels, à penser leur politique publique, leur programmation, leur action avec la pleine conscience de leurs propres préjugés. Ceci s’adresse à toutes les femmes sans distinction. La situation sociale, personnelle ni professionnelle ne sera pas un frein ni un tremplin.
Les femmes n’ont pas besoin de prouver leur valeur par leur statut, en ce sens, nous rejetons toute l’idéologie de l’empowerment qui ajoute des injonctions aux femmes, notamment en termes de carrière et de réussite. Ceci produit de l’épuisement et du renoncement. Conscientes des grandes et graves difficultés sociales auxquelles elles peuvent être confrontées, nous ne participerons jamais à une hiérarchisation de leurs témoignages et expériences.
Les Municipales
Les enjeux : Enfin une vraie parité, une participation citoyenne, une prise en compte réelle des violences.
W!FE
W!fe est la première association haut-viennoise d’aide aux victimes de violences conjugales en milieu rural
Reportage / W!Ife- Saint-Léonard-de-Noblat sur France bleu
Cette association rencontre des difficultés financières importantes. La mise en place d’actions comme des soutiens sous forme de subvention, de relai, pour des structures rares, trop rares comme W!fe devraient prendre forme, y compris depuis les communes environnantes. Ensuite, développer ce type d’initiative, les encourager et les soutenir durablement.
Libérons la paroles, mesurons l’importance de ce type d’aide!
W!fe ne peut pas péricliter !
Lien vers la cagnotte: Soutenons Wife
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L’an dernier le nombre de violences intrafamiliales recensées en milieu rural en Haute-Vienne a augmenté de 30%
Aujourd’hui, la parité peine, le partage du pouvoir également, les violences sexistes et les agressions sexuelles sont encore trop présentes en campagne, ceci ne peut être diminué, minoré, mis de côté au motif qu’il y a pire.
Les victimes doivent connaitre leur droit, elles ne peuvent plus redouter, craindre le regard de l’autre. C’est ça le pouvoir du contrôle social, c’est également mettre de côté sa propre sécurité par peur de l’opprobre public.
La fonction de maire : professionnaliser impérativement la fonction, inscrire une limite d’âge, limiter le nombre de mandats. S’ouvrir aux habitants, les laisser proposer et prendre des initiatives en leur faisant confiance.
A Vayres, il n’existe pas de place ni d’espace pour le débat public. Les propositions de temps et espaces de socialisation, qui sont proposés dans notre commune et souvent ailleurs, n’échappent pas aux commérages et ne se trouvent pas en dehors du contrôle social. Elles ont lieu dans des équipements municipaux la plupart du temps, avec des élus, très présents dans le monde associatif local.
A la campagne, le seul lieu de vie, comme un bar ou un restaurant, se transforme très vite en QG politique d’où vous pouvez êtes exclus.
Installer un autre rapport aux habitantes et habitants
Les habitants savent lire et compter
Agir en notre nom est une marque de confiance et de légitimité, toutefois, une confiance réciproque doit s’installer.
Il faut cesser de tenir les habitantes et habitants en retrait, ils savent repérer les dépenses inutiles, ils voient celles qui sont prioritaires. Il faut poser des questions, organiser des débats, accepter le regard critique, permettre la libre expression, la libre formulation d’autres idées, d’autres besoins. Sinon, vous ne pouvez parler et agir en notre nom.
Est-ce que les idées proposées par une équipe municipale répondent réellement aux besoins/attentes des habitant.e.s ?
Poser des questions simples en lien direct avec les dépenses de la commune, réaliser un document qui reprend cette question, l’imprimer et le déposer dans les boites aux lettres, installer, si aller à la mairie est quelque chose de redouté, des boites pour que les personnes puissent en leur nom s’exprimer. En quelques sorte, faire voter. Par internet, pourquoi pas mais cela ne suffit pas.
Faire avec ce que dit le territoire
Il est important de faire avec ce que dit le territoire, à Vayres, la vie commerçante hormis commerces spécifiques (BTP/ Agricole) ne tient pas. Posons nous des questions concrètes, demandons-nous : Pourquoi ?
- Est-ce une question d’habitude de consommation ?
- Une question d’offre ?
- D’horaire ?
- De type de service ?
Qu’existe il déjà autour de nous ?
A Vayres, rue belles roses, nous habitons tout à côté de la boulangerie, aujourd’hui fermée. Nous avons été clientes, avons vu cette entreprise partir en faillite, sa gérante, tombée malade, elle a tout perdu.
Quand on voit les charges, le prix à payer pour qu’un boulanger se mette à son compte. N’est-ce pas suicidaire ?
Pouvons-nous accepter de ne plus être égoïste et comprendre que la prise de risque est trop grande pour le commerçant ?
La plupart des habitants ont d’autres habitudes de consommation, ils achètent leur pain en grande surface pour des raisons aussi financières.
D’autant qu’il existe des alternatives, des solutions : des boulangers sont déjà installés en campagne limitrophe, ils ont besoin de notre soutien. Du pain est vendu sur le marché le samedi, l’épicerie a aussi fait dépôt de pain.
Un jeune paysan boulanger ( la GAEC de Laubanie, Guillaume et Coralise, installés à Saint-Bazile) se trouve à 4 km de vayres. Ils ont pris le risque de s’installer voilà 4 ans. Il livrait à Vayres lorsque nous avons mis en place un dépôt du pain et des paniers de légumes bio au sein de l’association. Il est parfaitement autonome, il sème, il récolte et propose une diversité de pain à des prix très attractifs. (bio)
Il faut être solidaire, le risque doit être partagé !
C’est quoi un nouvel habitant, une nouvelle habitante d’un territoire ?
(Question que nous avons abordé, sujet pour lequel j’ai travaillé, j’ai proposé une partie restitution à la mairie de Rochechouart, à travers son équipement médiathèque, un rdv mais pas de suite).
La néo ruralité n’existe plus, comme le terme bobo, idem pour la diagonale du vide, aujourd’hui reconnue comme formule abusive.
C’est de la nourriture pour préjugés. La néo ruralité prenait forme avec le mouvement hippie et la contreculture dans les années 60 (exemple plateau du Larzac).
Frontières/ Communauté de communes
Faire partir d’une intercommunalité nous empêche de penser et d’agir en commun à l’échelle de nos rases campagnes.
Créer des « sur territoires », des frontières supplémentaires dans des coins perdus produit de l’isolement, fragilise les initiatives notamment en termes de communication et de commun y compris au regard de sujet en lien avec le droit commun, d’ actions en faveur de la santé physique et mentale.
Chacun ses outils, chacun ses applications, chacun ses équipements ne sert à rien hormis à créer une concurrence inutile dans des endroits où tout meurt, où tout est fragile.
Nous avons déploré et essuyé de nombreux refus en termes d’organisation et de participation à des événements du simple fait de ne pas être dans la bonne interco, de ne pas avoir son asso résidente ici plutôt que là. Lorsque nous accueillons des participantes et participants, nous ne faisons pas le tri de la provenance, nos programmations concernent tout le monde sans distinction, il n’y a pas de nécessité d’être adhérente ou adhérent pour y participer. Nous ne sommes pas un club, ni une communauté qui exige de la fidélité, qui oblige des bénévoles.
Lorsque vous êtes en situation de demande c’est souvent une position de faiblesse, là, elle s’accentue avec les raisons invoquées. C’est pathétique.
A titre d’exemple, nous l’avons perçu pour les marchés de Noël, trop, beaucoup trop nombreux, chaque commune avait quasiment le sien, l’an passé.
A la campagne, aucune commune ne se suffit à elle-même, ni Rochechouart, ni Saint-Junien, n’échappent à cela.
L’exclusion est encore plus forte lorsque vous n’êtes pas, soi disant identifiés, aussi petite soit votre forme associative, elle reste portée par des habitantes et habitants. Le respect devrait être la norme. Lorsque vous venez à la rencontre d’autres acteurs locaux, se joue trop souvent une vraie condescendance malheureuse.
Décentraliser, encore et toujours.
Le fait de faire tourner, dans chaque commune, le conseil communautaire pourrait permettre de rendre concret le rôle, les compétences et projets de l’interco en étant au plus prêt des habitants.
De plus, les guerres d’égo, les postures de repli, les idéologies régressives, le refus du dialogue entravent durablement l’innovation sociétale, la prospective et la possibilité de penser et de construire les villages de demain.
La non réponse, le peu de curiosité, le peu d’écoute, le fait de coller des étiquettes qui marchent comme des fins de non-recevoir en termes démocratique cela ne permet pas de fonctionner en intelligence collective. Cela produit de l’incompréhension, de la frustration et décourage.
Si bien qu’on nous demande souvent si on a envie de déménager.
Le savoir c’est le pouvoir, malheureusement…
Penser pour et non avec est parfaitement contraire à l’évolution d’une société moderne, cela participe pleinement à l’invisibilisation et à la cécité structurelle eu égard des femmes rurales, des jeunes ruraux dans leur diversité.
Cécité structurelle (institut Terram) à l’égard des droits des femmes, les femmes subissent un malus de genre à la campagne.
Dénoncer les violences quotidiennes faites aux femmes mais sans distinction de sexualité! Cela ne peut se résumer à des tribunes hétérosexuelles. Pour l’association Vayres à Soi, on ne peut pas se battre pour les reconnaissances des violences et être lesbophobes et homophobes.
Nous ne sommes pas binaires ni ignorantes du sexisme chez les femmes voire d’une forme de misogynie car être une femme ne prémunie pas. Elles peuvent avoir des préjugés, des biais cognitifs et participer à de la malveillance, être elles-mêmes sourdes oreilles, ou produire de la diffamation, être discriminantes vis à vis des personnes homosexuelles, par exemple.
La culture du « coin » est orientée en faveur des normes sociétales traditionnelles: couple hétéro blanc avec enfants.
Les foyers monoparentaux sont les plus précaires, il faut adapter une offre de services pour et avec cette typologie de familles.
L’importance de la famille est majeure, elle fonctionne comme un cocon, avoir un monde à soi et c’est aussi la volonté très affirmée de vouloir être autonome. (Mais pas que… cf livre de Clément Reversé pour lequel je rédigerai, ici, une note de lecture.)
Lorsqu’on réside à la campagne, les femmes paient très cher ce piège économique, les multiples entorses au droit commun ne soulèvent que peu de réactions.
Ce pourquoi, nous rejetons toute forme de brutalité, toute atteinte à l’intégrité des personnes, toutes formes de violences, des formes de rejet, depuis l’expression d’une stigmatisation à des attaques personnelles, toute atteinte à la santé mentale, mais également le manque de transparence de la vie locale.
« « Nous avons été intimidées à plusieurs reprises y compris par une future élue, insultées par un acteur local, avons reçu dans notre jardin, des déchets à caractère sexuel…Nous avons dénoncé mais rien ne bouge, aucune excuse, aucun retour.
De plus, nous avons assisté à une manière brutale de prendre le pouvoir, des paroles violentes, un climat toxique propice aux excès sans considération de l’impact sur la santé mentale des personnes attaquées. Ni de prise en compte de ce que produit le rejet et la frustration vécus dans ce contexte. A cela, un sentiment de grande déception nous a donné envie de nous éloigner le plus possible de la vie du village.
Nous sommes forces de proposition, nous ne briguons aucun mandat, nos statuts associatifs ont été modifiés en ce sens pour préserver notre indépendance.
Ici, se joue et se dévoile une culture du mème – élément culturel reconnaissable reproduit et transmis via un comportement, une forme d’imitation (habit, titre, déguisement, signe de distinction, folklore ).
Nous voyons dans la nostalgie des mondes anciens, figés dans l’espace-temps, sans volonté de changement, une époque où les violences faites aux femmes et aux enfants étaient banalisées, à aucun moment condamnées et dénoncées. Un type de vie qui ne permettait ni indépendance ni autonomie pour les femmes.
Suprématie hétérosexuelle blanche, domination, représentativité (triangle associatif, élus, acteurs locaux), problème de renouvellement, incapacité à réinterroger et à déconstruire, nostalgie du monde ancien…
– Les oiseaux ne cherchent pas un jardin instagrammable
Passionnées par le jardinage et les oiseaux, notre jardin est refuge L.PO depuis notre arrivée à Vayres. Nous avons ouvert le jardin, accueilli tout le monde pour les journées du comptage, pour la journée nationale des refuges Haute-Vienne l’an passé en juillet, notamment.
Nous parlons de plantes, d’oiseaux, d’hérissons, d’écureuil, d’amphibiens…Nous souhaitons parler de commun, ils sont notre commun, ils vivent au cœur de nos espaces privés comme publics. De nombreuses actions peu couteuses peuvent être mise en place pour faire ensemble, aider ensemble.
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Au delà des symboles, nous sommes pour les sciences participatives, pour une vraie coopération, en ce sens, nous avons proposé des évènements pour la fête de la nature, le printemps des cimetières, les JE du patrimoine dans cette logique.
Nous avons mis en pratique des actions de sensibilisation en faveur de la nature, de la rivière, la Vayres, de la biodiversité à l’échelle de ce village.
Nous avons voulu sensibiliser l’école pour les questions d’environnement, fait des propositions. Nous pouvons aborder de multiples questions en raison des manques identifiés à la campagne, de leur lien et de nos capacités à les traiter. (connaissances, compétences, études, adaptabilité).
Nous programmons des actions en faveur de la santé (mentale, physique), sortie nature, marche, rallye photo, balade florale, jardinage participatif…
Nous évoquons, dans le nom de notre association, les notions d’appropriation et d’ancrage à la campagne.
Vayres à Soi demande : qu’est-ce qui est à soi à la campagne ?
C’est aussi la chenille, le papillon, le cocon et la métamorphose, c’est la vie. Le ver à soie dépend de l’homme (feuille de mûrier) comme nous sommes interdépendants en tant qu’espèce des autres espèces, comme nous faisons partie de la biodiversité. La biodiversité n’est pas un truc.
En tant qu’habitantes, nous ne sommes pas autochtones au sens où ne nous sommes pas du « coin » depuis trois générations, puisse que c’est peut-être cela être autochtone. Nous sommes comme de nombreuses personnes ancrés, ici, par notre famille. Le cocon c’est la famille.
Nombreux sont les habitants de la campagne à ne pas être nés là ! On peut même interroger les villages sur leur in/capacité à accepter de nouveaux habitants, pourtant souvent propriétaires, souvent habitants en résidence principale.
Il en va de même avec les habitants anglophones ! On ne parle pas d’intégration, mais bien d’acceptation de la différence, de la diversité culturelle et de capacité à entendre et à gérer les nouveaux besoins, les nouvelles attentes. Traduire les supports peut largement contribuer à l’inclusivité.
« « Parce ce qu’on ne nous parle pas directement, on nous prête très régulièrement des intentions qui ne sont pas les nôtres, on nous perçoit comme porteuses de projets concurrentes, il s’agit bien là de l’expression d’un problème idéologique, notamment culturel. En raison d’une communication dysfonctionnelle (mettre sous le tapis, ne pas parler en face, ne pas répondre), il n’est pas permis de contrer factuellement cette culture du malentendu.
La culture du commérages, le fort contrôle social, la respectabilité et l’honorabilité subjectives engendrent des situations parfois diffamatoires, créent de l’isolement et du repli. Le silence, l’isolement, la mort sociale ne touche pas que les « ainés ».
Nous n’avons pas peur de parler, nous avons évoqué ces nombreuses impressions dans un article paru dans la gazette municipale l’an dernier. Nous avons participé au podcast le Plancher des vaches et nous n’hésitons pas à discuter librement avec des structures et des élus.
Au quotidien, vivre ici c’est comment ?
C’est composer avec la dangerosité des rues/routes – excès de vitesse, poids lourds, trottoirs inadaptés.
Vivre sous contrainte en termes de mobilité : horaire transport en commun inadapté, rouler à vélo est dangereux. Pas de co voiturage (mentalités !). Vayres et ses hameaux, c’est satellitaire.
Assister atterrées aux passages en nombre des camions de bois: La pratique des coupes rases. Lorsqu’on voit passer dix fois par jour des camions énormes qui chargent 50 tonnes de bois, c’est triste.
Vivre avec des émotions qui souvent sont tues car incomprises et mal reçues : lorsque les coupes rases ont lieu dans le village, par exemple, derrière le terrain de foot, on est stupéfaites de voir que ces balafres faites au paysage ne produisent pas de réactions locales. Couper un arbre alors qu’on devait couper une branche, cela produit une vive émotion chez les habitants, celle-ci est niée, cela provoque de l’indignation, parfois des larmes chez des habitants de longue date. Les habitants se parlent.
Avoir sous les yeux, les laissés aller et laissés faire. Des entreprises se servent de leur terrain comme d’un dépôt aux allures de dépotoir ou de déchetterie. C’est moche, incorrect pour les habitants qui résident tout à côté. Les jardins poubelles, oui, ici, comme ailleurs, certains jardins ont des allures bordéliques au sens de lieu de concentration de déchets, d’objets rouillés, abimés, laissés là comme ça avec une impression très nette de gaspillage. Comme si ce que l’on pouvait voir depuis l’extérieur, la rue n’avait aucune forme d’importance. Nous avons sous les yeux le bordel et les pollutions des autres. Le jardin, c’est comme le lieu où on réside, la maison, le logement, il est l’extension de nous-mêmes. D’autant que tout cela engendre des pollutions diverses et a des impacts sur l’environnement.
C’est subir les feu de déchets verts dans les jardins…Alors qu’il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l’air libre.
Le temps passe mais les deux entrées de bourg… Surtout celle en provenance de Rochechouart, c’est une carie à l’air libre.
C’est composer avec la chasse, sa très forte présence autour du village, des hameaux, participent à la peur, à la crainte de sortir à pied, à vélo, avec les enfants…
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Pour nous, valoriser ce qui nous entoure aussi car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Il ne faut pas redouter de signaler les formes de violences
- à l’égard des paysages
- des animaux (bien-être animal : espace adapté, respect des besoins en M² pour vivre bien, propreté/hygiène, le fait de les sortir quotidiennement, comprendre leur ennui, leur détresse, ne pas les attacher toute l’année au fond du jardin en toute saison. Stériliser les chats. Rappeler qu’un animal n’est pas un objet. On les voit s’ennuyer à mourir, oui, souffrir à en mourir.
Violences sur les personnes (formes de violences intra familiales, violence sur personnes âgées), tout cela se déroule sous nos yeux et oreilles.
Cesser de penser de manière générationnelle, il n’existe pas une jeunesse, une vieillesse, ni une vie d’adulte qui soit similaire. »
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Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.
Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!
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Crédits Isabelle Pompe Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.
Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales
- Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
- En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…
La santé mentale au jardin
» Dr Gérard Lorimier :
« Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».
On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.
Un extrait:
« L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.
De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.
Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. «
On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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« Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?
Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »
« En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.
Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.
Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici
Rendez-vous aux Jardins
Se Voir jusqu’au Cœur
RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.
Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.
Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.
Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.
Nous vous proposons trois animations pédagogiques:
- Atelier Bouture
- atelier Photo (prise de vue)
- atelier Toucher, Sentir, Gouter.
Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :
- la Ressourcerie verte à prix mini
- la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
- un Troc de plantes/arbustes.
Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.
Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.
Réservation obligatoire par mail. Merci! »
Billetterie: entrée Jardin Fauves / RDV aux Jardins
La Petite Fête de la Rose
RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).
C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!
Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.
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Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose .
Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!
Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…
Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

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Paye Ta Cambrousse, les inégalités sociales

L’éviction des « classes populaires » ?
Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.
Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!
Jeunes ruraux
Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.
En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.
Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale», constate l’Afev.
Extraits
Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:
- 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
- 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
- 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
- 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
- 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.
Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.
On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales
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Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).
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Crédits Isabelle Pompe .
Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.
Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!
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Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part
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Jeunesses_populaires_rurales_et_urbaines_meme_combat_face_aux_inegalites_educatives_AFEV_09_2025Télécharger
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Pour le commander: c’est là!
Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».
« Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »
Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.
A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3
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Qui est minoré dans les arènes politiques locales?
En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:
Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ?
Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.
Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »
Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici
Extraits: à la remarque: » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008«
Jeanne Demoulin répond: » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.
On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…
L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:
« En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.
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RETOUR ICI
Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.
Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.
Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.
A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?
Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!
Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.
Urgence démocratique ?
Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.
Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:
Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit
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Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

Les municipales sont là.
Un, une maire ?

Vers une féminisation de la fonction ?
82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.
Une lente progression.
Des pistes:
- Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
- Meilleur encadrement
- Mieux partager le pouvoir
- Age limite
- Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
- Pouvoir attirer d’autres professions
- Renouvellement de la classe politique
- Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.
Stop à ce type de candidatures
Boisseuil (Haute-Vienne) – Philippe Janicot -mis en examen pour viols, a été réélu maire le 15 mars dernier, un scandale. Pour rappel: « Vice-président de la communauté d’agglomération de Limoges Métropole depuis mars 2020, Philippe Janicot a été mis en examen et incarcéré mercredi 17 décembre 2025. Source.
» À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »
Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.
A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.
Quelle évolution pour la parité ?
La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.
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Crédits Isabelle Pompe /
25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.
Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.
Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.
« Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »
Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants
Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.
Les départements comptant le plus de maires femmes sont:
- Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
- le Cher (28 %)
- les Hauts-de-Seine (28 %).
Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)
Les femmes et les conseils communautaires
Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.
Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026
La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.
Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.
La question sociale
Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

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Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source
Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.
De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.
Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?
D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.
« En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »
En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :
- plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
- 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.
Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.
Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.
Une question se pose :
La démocratie est-elle accessible à tous ?
Une seule liste ?
En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.
« Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.
Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.
Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.
La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.
Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:
- un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
- un affaiblissement du débat démocratique
- un empêchement des candidatures variées
- un Mélange de perspectives interpersonnelles
- trop d’homogénéité
- l’uniformité des idées
- un manque de diversité d’avis
Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:
« la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes » .
Ou encore:
« En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus. »
Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:
Comment faire exister la nuance ?
Comment sortir de l’univoque ?
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On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/
Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.
Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.
Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.
De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.
Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.
Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.
Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !
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Paye Ta Cambrousse

On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!
Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?
Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!
Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.
Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.
- #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
- #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »
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Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.
Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.
L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse
—Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.
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Participation concours Arbre de l’année à Vayres

➳Nous avons choisi de participer au concours » Arbredelannee édition 2022- Le concours de l’Arbre de l’année récompense chaque année les plus beaux arbres du patrimoine français. Nous avons voulu apporter une certaine signification à l’adjectif « remarquable » en valorisant un arbre à fleur de la commune de Vayres Les Roses.
◖En effet, le Magnolia X Soulangeana, Magnolia de Chine de la rue belles roses au centre bourg de Vayres est celui pour lequel, nous avions envie de porter une attention toute particulière. Il relève du patrimoine floral de la ville pour son exceptionnelle floraison, son emplacement et sa taille.
▵D’une part, parce que cet arbre à fleurs possède un très beau port, doté d’une floraison généreuse, il atteint près de 7 mètres et se trouve au bord de la rue, niché dans ce qui semble être le jardin d’un garage abandonné…
Nous pouvons donc le voir et l’admirer à portée de nos yeux, en nous promenant, nous arrêter pour le voir d’un peu plus près et comprendre qu’il est un rare spécimen aussi grand, observable, depuis la rue dans son entièreté.

La floraison exceptionnelle du spécimen rue des belles roses à Vayres ▾D’autre part, le Magnolia plait aux insectes et aux oiseaux qui subissent, un fort déclin, même ici en ruralité! Dans ce sens, cet arbre à fleurs est remarquable, car il contribue à sa manière à la non-uniformisation de la faune sauvage.
▵Avec Vayres à Soi, nous souhaitons remettre du « piéton » dans le coeur de notre bourg afin que cet axe traversant qu’est la rue belles roses (re)deviennent un ruban végétalisé à mobilité douce.
◗Réinscrire les trames vertes et bleues aux coeur de nos actions afin de lutter contre l’érosion de la biodiversité, l’artificialisation des sols et l’appauvrissement de ceux qui sont cultivés…
⊿Militer pour une écologie sociale c’est aussi lutter contre les coupes trop franches et brutales, les tailles inadaptées en terme d’espèce et de saison, un plus grand respect de la faune et de la flore.
△Alors que nous craignons de voir disparaitre des arbres/arbustes à fleurs en raison, parfois, de leur mauvais emplacement, nous aimerions attirer l’attention sur l’histoire d’un jardin et donc d’un jardinier.

Rue des belles roses, Vayres et son Magnolia ◔Un jardinier a planté ces espèces, voilà, quelques décennies voire même de très nombreuses années, il est bon de comprendre que d’acheter une maison c’est aussi s’offrir la récompense d’un travail de plantation ancien.
// Halte donc aux coupes et arrachages d’arbres car ils participent à la survie d’un réseau, vont plus loin que nous au niveau de leur rôle à jouer pour protéger la faune, ils nous dépassent par rapport aux efforts qui leur sont demandé/exigé en cette période terrible de stress qu’est le réchauffement climatique. Ils sont cette leçon d’humilité et de courage.
◓Sortons de la sphère ornementale pour penser plus loin, porter atteinte à un arbre revient à sacrifier le gite et le couvert donc la survie de très nombreuses espèces.

La fleur si particulière du Magnolia –Alors voilà, pourquoi, nous avons voulu apporter notre soutien et notre valorisation à cet arbre, chef de file de la rue, point de mire et tête de réseau, car il nous semble être le plus précieux pour notre cadre de vie et celui de tout ce qui nous entoure, ici, à la campagne.
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 21 mars 2022.
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Refuge LPO à Vayres

▲C’est au 28 rue Belles roses à Vayres Les Roses, en Haute-Vienne, que se niche le refuge L.P.O « Chez Colette », au domicile de la présidente de Vayres à Soi, Joëlle Petit, grande férue des oiseaux et, dont, Colette, est le 2ème prénom!
🌼Le jardin de cette maison en est à sa page une pour la nouvelle adresse de cette jardinière de coeur. A son arrivée, trônaient différents arbres: un sapin immense, un tilleul, un robinier faux-acacia, un cerisier, des bouleaux, des bambous…
// Les arbustes à fleurs paradent, un peu, avec quelques hibiscus, forsythia et un hortensia rose. Questions fleurs, encore, un peu, avec des arums. Tout ce petit monde est encore là, il ne s’agirait pas de déraciner ni de couper qui que ce soit sauf les bambous traçants, un peu trop omniprésents, le long des murs de clôture.

Sittelle tochepot en pleine préparation pour le torchis de son nid, mars 2022 •Le jardin sera mis au repos depuis son sol, histoire de laisser pousser les herbes qui se feront bio-indicatrices pour nous aider à cerner la qualité de ce dernier.
🍀Ainsi, nous avons pu voir apparaitre, en nombre, des violettes blanches et violettes, pâquerettes, myosotis, orties, trèfles, cyclamens, lierre…

Installation d’un nouveau mangeoire LPO, mars 2022 🌹Il sera question, très tôt, de planter, pour accueillir, offrir à la faune de quoi se restaurer, nicher et se reproduire pour les temps à venir. Des haies diversifiées, assorties de bulbes, de vigne vierge, de jasmin d’hiver, rosiers….
🐦Le refuge L.P.O est donc installé, dans cet esprit, des mangeoires et abreuvoirs sont mis en place dès novembre. A des endroits fixes, le long d’un mur, où nous avions pu observer que les oiseaux (mésanges) nous signifiaient une aire de déplacement plutôt restreinte mais très empruntée par elles! (chez le voisin, sa vigne vierge, son robinier faux -acacia, notre mur commun, notre poirier, notre tilleul) en somme, presque une ligne droite!

Tarin des aulnes, Chardonneret élégant, Mars 2022, Vayres 🏡Depuis novembre soit en 4 mois, nous avons pu noter la venue de nouveaux voisins: on en parlait, déjà, ici, à l’occasion de notre participation à la Fête de la Nature 2022!

Mars 2022, Vayres 🌳Des espèces déjà présentes au coeur du jardin: Chouette chevêche, merle noir/merlette, pie bavarde, tourterelle turque. Depuis, nous avons pu noter : mésange bleue, mésange charbonnière, rouge-gorge familier, moineau domestique, cardinal à tête noire, chardonneret élégant, sittelle torchepot, tarin des aulnes, verdier, pinson du nord, pinson des arbres, « gros bec ».

mars 2022, Vayres 🌻Le mur mitoyen avec le voisin possède un grillage à la peine…Toutefois, nous avons laissé la mousse pour le plus grand plaisir des merles et autres Sittelle torchepot…

Vayres, mars 2022 🌷2ème installation sur le même mur mais qui ne bénéficie pas de la transversale offerte par celle montrée plus haut. Les mangeoires sont des soucoupes pour plantes recyclées, lavées, chaque jour, et remplies de graines diverses dont tournesols chaque matin depuis novembre. De même pour les abreuvoirs. Par de temps de vent, elles sont remplacées par des coupelles (type plat) en porcelaine à feu.

Gros bec mâle à gauche, Vayres, mars 2022 Nous avons pu remarquer, très récemment, la visite du Gros bec (mâle et femelle) sur le rebord du mur mitoyen au plus haut point pour le mâle et le point situé en contre bas pour la femelle (mangeoire recyclée en plastique).

Gros bec femelle, Vayres, mars 2022 ✽Un nichoir a été installé dans les bambous de manière à rester caché, été comme hiver, grâce au feuillage de ce dernier. Nous avons également fait l’acquisition récente d’une tour à coccinelle interactive ( vers le produit boutique LPO).
➳Notre jardin fera l’objet d’un atelier in-situ à l’occasion de la fête de la nature (mai 2022).
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 13 mars 2022.
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Le Printemps des Cimetières 2022

◖Le Printemps des Cimetières célèbre sa 7 ème édition, les dates, pour cette année, sont: 20, 21 et 22 mai 2022.
// Nous lançons, à ce titre, un appel à participation pour cette édition!
Le site de l’évènement Le Printemps des Cimetières
▵Le thème de cette année: « Mémoires de guerres aux Cimetières ».

Connaître le passé
▾ Nous avons pensé qu’il serait, fort intéressant, ici, de faire se rencontrer l’Histoire et les histoires locales de Vayres, de raconter, d’offrir des témoignages, de donner la parole et de transmettre, d’un point de vue générationnel, ces conflits.
⊿Toutefois, sachez que le thème n’est pas imposé, nous pouvons, également, imaginer une autre manière de valoriser la dimension historique de notre ancien cimetière…

Une des plaques les plus anciennes du cimetière ▢Au coeur de notre cimetière se nichent des pages entières d’histoires qu’il nous semble important d’aborder. En effet, le XIX ème siècle est à la fois, une période de crises aiguës, de mortalité considérable mais qui nous permet de mesurer, aujourd’hui, les profondes transformations que traversent de nos sociétés.
« En Europe occidentale, on vit deux fois plus longtemps aujourd’hui qu’au milieu du 19e siècle. La durée moyenne de la vie y dépasse 80 années en 2015, alors que vers 1850 on pouvait espérer vivre environ 40 années. L’augmentation de l’espérance de vie constitue l’une des principales évolutions démographiques au cours des deux derniers siècles. Dans le même temps, des différences ou inégalités subsistent et parfois même s’accentuent. Il en est ainsi entre les pays, les régions et les milieux de résidence, mais aussi selon l’âge, le sexe, l’état-civil, la nationalité, ou encore les classes sociales. » Source

Exemple de médaillon en porcelaine Comprendre le présent
« L’histoire est une source inépuisable en ce qu’elle permet de réinterroger et d’interpréter le passé à l’aune de nouvelles connaissances acquises. Elle peut éclairer utilement pour identifier et comprendre les enjeux des mutations professionnelles et sociétales actuelles. » Source
▲Avec cet évènement L’association pour Vayres à Soi a eu envie de se positionner. En nous portant volontaires nous souhaitons, vivement, parler de notre ancien cimetière de Vayres, car c’est un véritable musée à ciel ouvert, avec, pour particularité, son petit patrimoine funéraire en porcelaine.

Plaque de porcelaine singulière à Vayres •La date limite des inscriptions pour participation est fixée au 25 mars. En ce sens, nous avons, déjà, crée un compte pour pouvoir procéder aux inscriptions des animations, de manière centralisatrice.
La Mairie a été informée de notre projet.
♫ Nous avons sollicité les président.es des associations connues, à ce jour, par la Mairie, pour les convier à présenter, suggérer des idées dans un esprit fédérateur pour renouer avec le dynamisme solidaire de la commune.
➳Vous pouvez, nous répondre en commentaires, via les coordonnées de contact communiquées ici: Vayres à Soi
Veuillez noter que nous sommes en train de finaliser deux propositions (dates et horaires à définir) :
- Un atelier pratique sur la notion de cimetière paysager
- Une visite guidée sur la place singulière, au fil de l’Histoire, des femmes et enfants.

Proposition d’affiche pour atelier – ©Isabelle Pompe ~~~~~~
▵Cela serait avec un grand plaisir que nous répondrons à toutes vos questions, dissiperons vos inquiétudes s’il y en a, au plaisir de vous voir et d’en discuter.
▚Merci à vous, pour votre curiosité et votre intérêt!
Vayres à Soi, le 24 février 2022.
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Végétalisez-moi

💐Voici un article qui traite de la végétalisation des espaces publics (rues, parkings) avec la création de trajets pédestres (rubans végétalisés) publié le 16 décembre 2021 depuis isabellepompe.com Article mis à jour, le 22 février 2022.
➤Toute étude commence avec un lieu et un point de départ. Ici, l’angle de la végétalisation des espaces publics, à partir des rues de la commune de Vayres Les Roses, sera notre prologue.
🌺La flore, la rose, les rues et les chemins….Comment favoriser, se distinguer, valoriser en respectant les cycles ?
▵Avec cet article, nous tenterons d’apporter des solutions, propositions et suggestions concrètes à une meilleure valorisation, optimisation des rues d’un bourg.
♬A ce jour, de 22 février 2022, nous avons émis les propositions d’animations suivantes en lien avec la végétalisation et la valorisation de la commune:
- Printemps des cimetières 2022, 7ème édition, évènement dédié à la valorisation du patrimoine funéraire, le thème de cette année: Mémoires de Guerre au cimetière (nous avons contacté les organisateurs et l’association des Anciens combattants de Haute Vienne pour espérer une intervention/collaboration et participation à cette occasion. )
- Volonté de mise en place de concours « concours de la maison fleurie » – concours de Noël pour la meilleure valorisation
- Propositions d’actions d’animations pour les Journées du Patrimoine (thème patrimoine durable)17 et 18 septembre 2022
- Un projet de « Fête de la rose » (septembre) est en cours de réflexion: Vivat Rosa
- En octobre: journée de la sécurité routière (promotion des mobilités douces, circuits pédestres, importance de la revalorisation des espaces -rues/routes/parkings) Octobre Rose (place des femmes- Matrimoine/ désertification médicale)
Les rues depuis leurs rôles
🌷Les voies d’une commune sont ses muscles qui mènent aux organes vitaux, ses centralités.
A Vayres, l’axe majeur, telle une découpe, se nomme « rue des belles roses » (D675). Toutefois cette rue traversante fixe le bourg en deux parties.
-Elle peut le figer, le défigurer et finir par le meurtrir en raison de son trafic et de son rôle, en effet, tel un fleuve, elle fend la commune.
▾Il devient impératif de sauvegarder le charme pittoresque de Vayres en se concentrant sur la circulation des piétons, donc de leur aménager des voies qui ont pour mission d’être des échappées belles.
//Ces artères connexes sont toutes connectées, leur fonction est de réinjecter de la vie.
🌼La rue des belles roses, rue principale, telle qu’elle se nommait autrefois. Ici, avec une vue tout près de la boucherie Viaud (tout à côté de la nouvelle mairie), nous pouvons découvrir les rails du tramway surnommé, localement, le Trami.

▵Les centralités, éléments indispensables à revitaliser, sont épargnées:
1-la rue Aurore Sand (petite fille de George Sand) redessine le centre bourg, nous aimerions proposer en plus d’une végétalisation, la piétonisation de la rue Aurore Sand.
A Aurore
« La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même. »George Sand
Avec sa petite vague, elle nous amène vers la D34 à savoir l’École Pierre de Ronsard à gauche et le Champ de foire en face. Elle représente une centralité au sens où elle accueille des commerces et un cabinet médical.
NB/ L’ultra présence de la minéralité est très loin de ce champ de foire, autrefois, fortement, boisé.

2- Le champ de foire
Le champ de foire est un grand parking, le marché est couvert, on l’aperçois au fond à droite. Nous aimerions développer l’activité du parking.
La rue Rose de Vents nous conduit à l’Église.
3- Place de l’Église
Une petite place qui accueille, elle aussi, un parking. Le puits, au centre, a disparu.

En parallèle, la « rue des Poètes » qui devient, ensuite, la D34, offre de belles perspectives, grâce notamment à la belle architecture des maison en pierre de météorite.
//Il existe de nombreux rosiers qui honorent des poètes et écrivains tels que le Pierre de Ronsard, le rosier Hamlet (rosier issu des hybrides modernes English Legend créés par Robert Harkness), le rosier Ingrid Lindgren (rosiériste danois Poulsen), le rosier anglais Sherlock Holmes (idem Hamlet), ou encore Émily Bronté (David Austin), le rosier Alphonse Daudet, Chartreuse de Parme…
4- Rue des Poètes, derrière l’Église
Une centralité dont l’usage se voit réduit à un parking. La vue ci-dessous se trouve juste en face.

De manière transversale, la « rue Rêve d’or« (nom d’un rosier grimpant à grandes fleurs de 1869, Duché) nous dépose à portée de la « rue Eau de rose » qui nous guide au lavoir à droite ou en pleine nature à gauche!
5- Le lavoir et enfin, une 6ème centralité, légèrement externe, se niche au début du sentier, là où la chasse est interdite (station d’épuration).
//L’idéal serait de replanter des haies vives, d’installer des bancs pour pallier à la fatigue et pouvoir se poser.
⊙De petits circuits végétalisés, au sein de ce véritable escargot, dans un rayon de 2km maximum en moyenne, peuvent être matérialisés.
La rue des poètes et sa dénomination D34 nous place à la sortie de Vayres mais la route n’est pas terminée…
NB/ Nous allons demander à l’entreprise BMCD s’ils seraient intéressés pour la plantation de haies diversifiées sur le tour de leur propriété coté route.
A droite, sur l’image, se trouvent deux petits étangs bordés d’arbres.
En poursuivant cette belle ligne, nous arrivons à gauche, au panneau « la Côte » (Ferme des Simples) un charmant voyage pédestre nous attend…
REDONNER
- Récréer une centralité avec un point d’orgue, les rues fonctionnent comme de petits itinéraires
- Redonner du sens à des axes
- Réenchanter la marche à pieds
- Favoriser la mobilité douce sur de courts trajets (sécurisés)
▵Des voies, accès approchés comme des éléments constituants de circuit touristique, chemins de balade, petits trajets tranquilles, venelles bucoliques…La commune, un trésor caché à échelle humaine.
La flore comme point de départ
▲Dès le panneau d’entrée, voire même dès cette petite route qui nous invite à passer devant l’aérodrome, celle de l’éco point, nous devrions pénétrer dans un royaume floral, préservé et vertueux. Point de mire, l’école Pierre de Ronsard à droite, tous les bacs présents à l’unisson, le champ de foire, à profusion… Nous reviendrons sur les entrées du bourg dans un prochain article.
Sur à peine 700 mètres, nous envisageons de replanter des haies vives, d’offrir de quoi protéger. C’est l’éthique d’une commune dont il est question.
Cette séquence d’ouverture doit être soignée, avec le plus de précisions possibles. Chaque ruelle est une bouffée d’oxygène, les sentiers sont enthousiasmants, le message est cohérent: ici, il fait bon vivre.
◔La flore se révèle une figure centrale. Point de convergence, de rassemblement, elle permet de s’interroger sur notre rapport au vivant, au gaspillage, à notre appropriation de l’espace public et nous offre la possibilité de nous rencontrer, de lutter contre l’isolement en nous conviant à sortir de « chez nous » pour la découvrir.
▵La flore, source de vie, est sensorielle et riche en émotions: nous ne restons pas indifférents à ses parfums, sommes émus par sa beauté. De plus, les fleurs portent toutes un nom, ou presque, celui de son créateur, l’année où elle a vu le jour…Une porte ouverte vers la notion de patrimoine/matrimoine.
- La flore, porte d’entrée vers l‘histoire, la transmission
- La flore comme moyen de créer du lien social
- La flore comme levier de revitalisation des communes
➳La flore et la commune
Facteur de changement, elle apporte de la vie, des couleurs, au fil des saisons, la flore est un investissement pérenne.
▔Elle permet, également, de créer, à termes, les conditions d’une labellisation « village fleuri », par exemple, de parfaire la volonté de Vayres à porter les couleurs de son nom: Vayres Les Roses…
◌Si cité de la rose il y a, la commune doit se vêtir de tout ce qui a trait à cette fleur: depuis la diversité des espèces, en passant par les roses anciennes jusqu’aux roses anglaises (Vayres accueille une forte communauté d’anglais), puis fêter la rose, créer un marché de cette fleur, se spécialiser, apporter de l’expertise en lui accordant une place maîtresse.
Vayres Les Roses se doit d’être indissociable de la flore
Planter une roseraie à visiter et pourquoi pas, enfin, se distinguer avec toutes les variétés et les palettes de couleurs offertes par ces fleurs!
Les roses de Noël (Hellébore) pourraient figurer au tableau d’ensemble (plantes vivaces très rustiques originaires d’Europe centrale et poussent naturellement dans les sous-bois, les broussailles et les prairies de montagnes. De plus, une fois installées, elles sont peu exigeantes et ne réclament pas de soins particuliers, poussant et fleurissant à la même place de très nombreuses années!).
❑La rose se marie volontiers avec d’autres espèces en massifs, elle apprécie la compagnie de belles vivaces!
- Quelques idées de vivaces à associer au rosier rose : à fleurs blanches : achillées, anthémis, asters, gaura, gypsophile, marguerites d’été, œillets….À fleurs roses : anémone du Japon, asters, pivoines, valériane…À fleurs bleues : Delphiniums, iris, népétas ou Pérovskia (sauge russe), à fleurs violettes : ail d’ornement, asters, campanules, iris, mais aussi des vivaces arbustives plus hautes comme certaines sauges violettes ou des arbustes comme la lavande. À feuilles grises décoratives : armoises, chardon, oreille d’ours, sauges argentées et sclarées.
- Idées pour rosier jaune: à fleurs blanches : gaura, gypsophile, iris blancs, marguerites, valériane Alba ou lavatère “Frédérique”, avec des fleurs bleues, on obtient les plus belles associations avec des Delphiniums hauts, des géraniums vivaces comme Johnson’s blue, mais aussi des iris, des scabieuses ou encore des véroniques. Avec des vivaces violettes : buglosse, Delphiniums et iris (encore) et bien sûr, les sauges. N’oubliez pas les feuillages : celui pourpre des heuchères (Palace purple par exemple), les feuilles vaporeuses du fenouil pourpre ou encore les feuillages panachés de nombreux iris, graminées (Carex, Hakonecloa, Miscanthus) et des Hostas.
- Rosier à fleurs blanches: des vivaces à fleurs jaunes : alchémilles, coréopsis, euphorbes, phlomis, rudbéckias ou santoline. Des vivaces à fleurs roses comme des œillets, pivoines, radiaires…Des fleurs rouges : lobélias, monardes, pavots, penstémons…À fleurs bleues ou violettes : campanules, géraniums vivaces, iris, népétas, perovskia, digitales, lavandes, Liatris ou sauges. Des feuillages, surtout ceux des graminées : avoine bleue, fétuque bleue, Molinia ou Pennisetum mais aussi ceux de vivaces grises comme la molène ou l’oreille d’ours.
- Quelques vivaces à associer aux rosiers buissons rouges : à fleurs roses: des géraniums sanguins, iris, hémérocalles, lavatères, œillets, pavots…À fleurs oranges : alstroemères, benoîtes, hémérocalles, héléniums, gaillardes, lis…À fleurs violettes : buglosse, géranium vivace, iris, lavande, verveine de Buenos aires (avec un rosier grimpant). À fleurs bleues : chardon, Delphinium.Pour leurs feuillages : les Hostas, les graminées (Pennisetum, Mélique, Molinie, Stipa tenuifolia) ou des sedums spectabile (à feuilles vert clair) et Matrona (à feuilles pourpres).
La fleur comme investissement longue durée
La rose comme bouquet final
Tous les chemins mènent à la rose… Penser la commune autour de ramifications florales qui permettraient à la rose d’offrir l’ampleur de son spectacle.
- Souvent, mal taillé, le rosier s’épuise avec des bois morts non coupés, ses fleurs ne demandent qu’à être coupées lorsqu’elles sont défleuries afin de ne pas fatiguer le rosier et que d’autres fleurs puissent prendre la relève. De ce fait, un rosier requiert un entretien quasi hebdomadaire lorsque nous sommes en forte période de floraison.
▔Oui, miser sur tous les assortiments floraux qui participent à mettre en valeur ces espèces.
▚Redonner de la vie à l’architecture de la commune, des couleurs chatoyantes, des formes (buisson, grimpant, sur tige…) au paysage pour fuir la monotonie, créer de la surprise, construire un tableau mouvant dans le but de sortir de l’image fixe, stérile.
⊙Développer une offre touristique en lien direct avec cette fleur et le patrimoine floral
Cet investissement se fonde, aussi, sur l’histoire des habitants: leurs roses, leurs dons, leurs savoir-faire.
▮Tirer parti de tous les avantages de la rose:
-La floraison des rosiers remontants permet une mise en place calendaire d’évènements sur presque 10 mois !(mars à novembre).
Les rosiers sont, pour la plupart, bouturables: les boutures se font d’août jusqu’à l’automne.
- Il s’agit d’un bouturage simple, qui correspond à la technique la plus courante. Repérez une tige de rosier de l’année, en bonne santé, bien droite, comptant plusieurs yeux et bourgeons naissants.
- Coupez la tête, trop tendre, au dessus de deux feuilles alternes, et coupez environ 15 cm en dessous. Supprimez les autres feuilles afin de limiter la perte d’eau par transpiration, ainsi que les épines de la partie de la tige qui sera enterrée (environ 5 cm du bas de la tige).
- Plantez la tige en l’enfonçant de 5 cm environ, dans un petit pot contenant un substrat fait d’un mélange 50/50 de sable et de tourbe blonde. Certains trempent la base de la bouture dans une poudre ou un gel d’hormones de bouturage, avant de la mettre en terre : cela favorise la production de racines mais ce n’est pas obligatoire.
-Les rosiers ont une très longue durée de vie voire très très longue.
-Une fois qu’ils ont trouvé leur place, ils ne demandent qu’à être admirés.
Créer des rubans de végétalisation
░Un ruban végétalisé en faveur de la biodiversité, c’est-à-dire, de manière durable, pensé avec le souci de la pérennité et la création de conditions favorables d’accueil de la faune.
D’abord, Vayres est une entité qui possède des ressources. Des espaces, recoins, angles, terrains, lieux historiques…. Quel degré de connaissance les habitants ont de leur commune? Quelle perception pour le voyageur curieux ?
Afin d’être cohérente avec son histoire, une commune se doit d’apporter les informations inhérentes à cette dernière. Quel accès avons-nous à l’histoire de Vayres ?
QUESTIONS
En nombre, mais recentrées sur cette division « coeur de bourg »:
- Pourquoi tant de puits ?
- Quelle place, aujourd’hui, pour le lavoir ?
- De combien de parcelles de terrain non artificialisé la commune dispose-t-elle ?
Une des premières nécessité tient en une importance fondamentale accordée à la pédagogie. Tout habitant ne naît pas citoyen. Tout le monde n’expérimente pas son territoire d’habitation de la même manière.
Créer les conditions de l’investissement, de l’engagement
PROPOSER & FAIRE APPEL
Sensibiliser à des modifications sociétales importantes car ces dernières sont surtout structurelles requiert une certaine pédagogie, une très bonne communication:
- L’habitant a son mot à dire, son geste à produire, il n’est plus usager mais bien partie prenante d’un projet de vie, celui de la commune au sein de laquelle il réside. Le lieu où il vit devenant l’extension de lui-même.
Inviter, convier, à des discussions pour construire, ensemble, un projet de vie commune.
Offrir: A Vayres Les Roses, les boutures réalisées lors des tailles de rosiers, d’arbustes, pourraient-être offertes aux habitants.
PARTAGER
Dans une logique de recyclage, de fleurissement, les personnes propriétaires de terrains fleuris, végétalisés pourraient, à leur tour, proposer ce qu’ils ont « en trop », dans le cadre d’un micro marché aux fleurs (graines, oignons, boutures) sous forme de troc et de vente.
Les fleurs « délaissées » des deux cimetières – je vous conseille la lecture de fleur versus déchet végétal
L’occasion de faire de la pédagogie autour de la flore, à même de produire de la revitalisation, des conseils, échanges de bonnes pratiques, ateliers et autres cours de tailles, plantation…
ACCUEILLIR
La symbolique d’un bourg repose sur les patrimoines matériels et immatériels qui le caractérisent. A Vayres Les Roses nous pouvons constater que le passé est davantage illisible, qu’il s’adresse à celles et ceux qui connaissent bien cette commune. Ils pourront identifier tel ou tel lieu sans difficulté ou presque.
Un problème entier se pose: la question de la transmission et qu’en est-il du caractère inclusif pour les nouveaux arrivants ?
Une commune doit veiller à attirer et à garder, la typologie du renouvellement de la population peut être réfléchi en ce sens:
Quelle réponse à la vacance immobilière, au manque de services, de commerces, quelles attentes ? Mais aussi quelle offre de logement durable, quel prix de l’immobilier ? Transformer et non subir.
Répondre à des appels à projet, à participation au regard des terrains disponibles et de leurs usages en se tournant vers des acteurs du changement, de l’innovation environnementale.
Solliciter les moyens de communication digitaux pour impulser une demande de médecin, par exemple, animer depuis la salle polyvalente (voir ses usages, programmation, location et ses tarifs).
- Vayres pourrait tirer un grand bénéfice en devenant un champ des possibles, ouvert, disponible et à l’écoute, sur le terrain, en direction des habitants (créer les conditions de l’échange hors lieu officiel -mairie) et des entreprises en valorisant la vacance immobilière, les tarifs attractifs de l’immobilier, son débit internet, idéal pour le télétravail, accueillir une entreprise de service, de livraison par exemple…
Une commune pourrait recenser tous les artisans locaux (tous corps de métiers confondus nécessaires à la réalisation de travaux de réfection) et remettre cette liste de « confiance » aux nouveaux habitants, de même pour les associations et autres acteurs.
NB/ Vous pouvez lire Vayres en SWOT
VALORISER & FACILITER
Nous attendons de nos trajets quotidiens, réguliers, à pieds, à vélo, qu’ils se déroulent dans la sécurité et qu’ils soient agréables à vivre, à faire.
Les aménagements de bords de route, de rues, les routes et rues, elles-mêmes, font partie intégrante de trajets. Rien d’exceptionnel au fait d’aller chercher son pain, acheter quelques victuailles à l’épicerie, se rendre sur le marché, il ‘en va pas de même pour d’autres parcours qui se transforment en mission de par leur éloignement:
-C’est le cas des poubelles de tri (jaunes) et du nouveau cimetière de Vayres.
Afin de ne pas dépendre de quiconque, d’un véhicule et d’être autonome, ces deux « circuits » pourraient gagner, grâce à une meilleure signalétique, un accès le long de la route plus protégé pour les piétons.
Deux remarques s’ajoutent pour l’éco point, il est bien trop en retrait ce qui, d’une part facilite le dépôt sauvage, et d’autre part, ne sécurise pas. En effet, la proximité immédiate de la forêt peut engendrer une sensation d’inconfort, notamment chez les femmes seules ou chez les plus jeunes.
De plus, son manque de propreté et son éloignement engendre le fait que le tri ne soit pas un geste « agréable », il n’est pas correctement valorisé. La hauteur des battants est trop haute, les bacs sont trop rapprochés les uns des autres.
PERMETTRE
En ce qui concerne le nouveau cimetière, son accès est très reculé même si son trajet est plaisant, le long de la forêt, il peut, néanmoins, être redouté, il ne peux se réaliser avec facilité, de manière spontanée.
Afin de ne pas donner l’impression d’être exclu de la vie de la cité, il pourrait porter un nom, être doté d’une meilleure signalétique et ses abords pourraient être soignés: fleuris!
L’idée étant de perdre en austérité et de gagner en apaisement, que le fait d’aller fleurir une tombe, se recueillir, se réalise, dans les meilleures conditions possibles.
Je vous recommande la lecture de fleur versus déchet végétal , il est question de végétalisation de cimetière et de propositions de restructuration pour l’ancien cimetière de Vayres en le transformant en cimetière paysager (Article qui s’accompagnera d’approfondissement ultérieurement).
Six trajets à végétaliser sont à l’étude:
- Entrée de la commune (par le haut) ➝lavoir
- Entrée de la commune par le haut ➝ ancien cimetière
- Par le bas (Rochechouart) ➝ ancien cimetière
- par l’école (rue Pierre de Ronsard) ➝ancien cimetière
- Centre bourg ➝Champ de foire
- Champ de foire ➝nouveau cimetière (chapelle Jeanne d’Arc).
Isabelle Pompe L, Vayres à soi, 16 décembre 2021, mise à jour le 22 février 2022.
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Sauvons les fleurs des cimetières!

🌼Nous avons pu déplorer, depuis les deux cimetières de Vayres, en Haute-vienne, que les fleurs étaient jetées car défleuries, non mises à l’abri du gel, condamnées à se trouver dans les bacs « déchets végétaux » alors que nous pourrions les épargner.
Commençons par respecter la flore
❀Pour faire simple et court, elle est diversifiée, a des rythmes de croissance, évolue au fil des saisons. Elle peut être vivace ou annuelle, être en pot ou planter en pleine terre.
🏵En un, il convient de choisir des plantes adaptées à leur place au cimetière, en fonction des saisons et de l’exposition, de leur variétés et de là où vous les achetez car des plantes poussées sous serre sont plus rapidement épuisées.
✽Pour celles qui ne sont pas adaptées, elles vont, indubitablement, souffrir du manque d’eau, du gel, du soleil, de la pluie…
🌷De plus, si vous achetez des fleurs, sachez qu’en France, il y a peu de traçabilité, de ce fait, elles peuvent avoir voyagé des milliers de kilomètres même si elles viennent du fleuriste d’à côté.
La fleur n’est pas un produit comme les autres
Nous vous conseillons, dans un premier temps, la lecture de cet article
💐Puis de Regarder du côté du Collectif de la fleur française, une association au service de la fleur locale et de saison. C’est un réseau qui a vocation de soutenir une agriculture plus responsable et à faire évoluer les pratiques de consommation.
Voici leur site Les acteurs de la révolution des fleurs coupées , vous pourrez constater la grande absence de la Haute-Vienne mais vous trouverez en Dordogne, dans un rayon de 40 à 150 kms:
La ferme florale Les Batisses, située en haut d’une colline dans le Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, cultive des fleurs coupées de saison, ainsi que du feuillage et des branchages fleuris, pour les professionnels principalement.
Un formulaire est d’ailleurs disponible sur le site internet : il permettra d’être tenu informé sur les quantités disponibles d’une semaine sur l’autre.
Il est toutefois possible, pour les particuliers, de venir récupérer des fleurs sur commande et sur rendez vous.Chez Rosedor nous sommes producteur et distributeur de fleurs coupées, fleurs séchées, plantes et accessoires. Depuis 40 ans, nos producteurs engagés en coopérative, proposent tout au long de l’année et au fil des saisons leurs belles fleurs françaises. (Vélines)
✾Et le visionnage du magazine « Sur le front – Saint Valentin, que cachent nos bouquets » du journaliste, Hugo Clément dont voici la bande-annonce.
Un article sur le magazine Sur le front
Fleurissement des tombes
🌸Ce qui a retenu notre attention, est la période de la Toussaint. Les variétés choisies sont, parfois voire même très souvent, celles qui ne résistent pas au gel.
NB/ La plupart des chrysanthèmes n’aiment ni le froid, ni le gel. Dès que les températures baissent et atteignent les -5°C, il faut les rentrer afin de les préserver. Cependant, d’autres variétés de chrysanthèmes, plus rustiques, sont parfaitement capables de résister aux hivers rudes. Il s’agit notamment des chrysanthèmes à petites fleurs, plus résistantes que celles à grosses fleurs.
Savez-vous que la Chrysanthème est une plante mellifère ?
Les chrysanthèmes sont très souvent visités par les abeilles car ces dernières sont très friandes des cultivars à fleurs simples. Ces plantes présentent également l’avantage de fournir du nectar et du pollen en abondance. De plus, les chrysanthèmes résistent plutôt bien au froid, et peuvent donc continuer à « nourrir » les abeilles même en hiver. En Asie, les chrysanthèmes sont utilisés pour leurs vertus médicinales. Source
❁De plus, nous avons remarqué que des plantes, seulement, fanées (petit rosier, géranium, dipladenia, bruyère, bergenia cordifolia rose…) ont été jetées alors qu’ elles auraient pu être sauvées des bacs car ce ne sont pas des déchets, au sens pur du terme!

Bac ancien cimetière à Vayres-bourg, novembre 2021 Nos propositions
🌻Ce que Vayres à Soi souhaite mettre en place:
⚘Tout d’abord, interrogeons-nous, collectivement, sur le geste de « fleurir » et « d’offrir ».
Dans les faits:
- Épargner les plantes avant qu’elles n’atteignent leur dernier stade de vie
❋Nous soumettons l’idée de les récupérer afin qu’elles puissent passer l’hiver, l’été dans des conditions optimales et puissent être replantées (en concertation avec la mairie) en privilégiant les deux cimetières (demande acceptée)
❃Ainsi fleurir les abords des deux cimetières, notamment celui du Chalat qui souffre d’une certaine austérité (demande faite en mairie mais refusée)
- Sensibiliser la population à l’importance du choix de la fleur/ de l’arbuste
- Fleurir autrement et de manière pérenne (vivaces, bulbes, indigènes…) pour avoir des fleurs de saison, au mieux, locales et de saison!
- Attirer l’attention sur les gaspillages – floral et économique- en question
- Lutte contre le plastique (pot et fleurs)et sur les problématiques du recyclage qu’il pose

Une des vues de l’entrée du cimetière du Chalat, Vayres 🌹Nos ACTIONS depuis 2022
- Collecte de fleurs/graines de jardin – boutures (avril 2022)
- Création d’un collecteur pour lutter contre le gaspillage floral ( réalisé à partir de palettes recyclées) pour cimetière (ancien cimetière de Vayres) afin de récolter les fleurs fanées: un succès + de 50 fleurs collectées en deux mois (décembre 2022/février 2023)!
- Chantier participatif plantation chrysanthèmes au niveau du parterre de l’entreprise BMCD à Vayres ( février 2023)
- Atelier « Printemps de cimetières » — Cimetière végétalisé – mai 2022
- Atelier « Printemps des cimetières » — Cimetière, jardin thérapeutique – mai 2023
Isabelle Pompe pour Vayres à Soi, le 9 février 2022, mise à jour le 4 mars 2023.
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