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  • Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Du soutien et du partage pour l’association Erina, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Association ERINA, sauvegarde des mammifères sauvages en Haute-Vienne

    Bonjour à toutes et tous,

    Nous souhaitons partager ici, notre soutien pour l’association Erina

    ERINA ?

    On lit la suite de l’article complet avec photos de France 3 du 23 février dernier : ici

    Extraits – Créé en 2025 pour venir en aide aux petits mammifères blessés, le centre de soins Erina à Razès, en Haute-Vienne lance une cagnotte en ligne.

    Objectif : financer l’achat d’enclos pour les écureuils blessés afin de les relâcher dans la nature dès leur remise sur patte.

    Le centre, qui a déjà recueilli 450 animaux ambitionne de doubler son nombre de pensionnaires.

    « Il a été retrouvé au sol après la tempête Nils » : écureuils roux, hérissons, ce centre veut sauver 700 animaux »

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    Crédits Isabelle Pompe

    Une seconde chance pour l’écureuil roux

    Il reste 8 jours pour soutenir et encourager l’association Erina et son actions, ses actions en faveur des mammifères sauvages en Haute-Vienne, avec J’adopte un projet, vous pouvez y aller: Une seconde chance pour l’écureuil roux!

    On aide à l’installation de deux enclos:

    « De nombreux écureuils arrivent très jeunes au centre de soins, parfois les yeux encore fermés et doivent être biberonnés pendant plusieurs semaines, avant de gagner en autonomie pour s’alimenter.

    Avant de retourner à la vie sauvage, ces jeunes ont besoin d’une phase de transition pour se renforcer, développer leur agilité et apprendre à vivre en autonomie, c’est là toute l’utilité des enclos extérieurs. »

    Recherche de bénévoles nurses:

    Voici l’annonce reprise telle que diffusée sur FB:

    La haute saison approche et, avec elle, l’arrivée de nombreux juvéniles à biberonner.

    🙌 Entièrement composée de bénévoles, l’équipe du centre de soins a besoin de renfort.

    🍼 Nous recherchons des bénévoles nurses pour prendre en charge les jeunes mammifères en nurserie au centre, pour la saison 2026.

    ⏳ Disponibilité minimale demandée :

    • 5 jours sur 7 par semaine

    • sur une période minimum de 15 jours

    • idéalement 4 semaines ou plus

    📅 Période : avril à septembre 2026

    👉 Nous recherchons des personnes sérieuses et très disponibles afin de :

    • Limiter les rotations en nurserie.

    • Réduire les risques d’imprégnation.

    • Assurer un suivi optimal de l’état de santé des juvéniles grâce à une observation quotidienne.

    👩‍🏫 Aucune compétence préalable n’est nécessaire, une formation interne est assurée.

    👤 Condition : être majeur(e)

    Pour candidater, envoyez-nous un mail à : associationerina@gmail.com

    ✖️ À noter : nous ne disposons d’aucune possibilité d’hébergement sur place.

    🌿 Nous nous préparons à une saison intense, avec plus de 700 mammifères sauvages accueillis au centre de soins sur 2026.

    🐾 La saison des juvéniles est une période cruciale pour les centres de soins, chaque engagement quotidien fait la différence.

    🙏 N’hesitez pas à partager pour nous aider !

    📍 Le centre de soins est situé sur la commune de Razès en Haute-Vienne (87).


    Voilà, à très vite!

  • Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Paye Ta Cambrousse, deux évènements en faveur de la santé mentale des femmes rurales à Vayres

    Avec #PayeTaCambrousse, nous poursuivons nos actions en faveur de la parité, de l’égalité des droits avec la mise en accès des difficultés vécues et subies par les villageoises via des articles qui rassemblent des enquêtes, des témoignages, des contenus authentiques et vérifiés dans le but de lutter contre les préjugés, les discriminations et dénoncer les stigmates, les formes de rejet systémique, telle que « la cécité structurelle » vis à vis des femmes rurales.

    Vous avez accès gratuitement à tous ces articles!

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    Crédits Isabelle Pompe

    Nous savons que ces formes de violence et l’invisibilisation banalisés engendrent des dégâts sur la santé mentale des habitantes de villages.

    Nous proposons, en ce sens, à Vayres, deux temps forts qui abordent de front la santé mentale des femmes rurales

    • Nous participons ainsi pour la première fois aux Rendez-vous aux Jardins qui célèbrent leur 23ème édition en 2026 avec pour thème la vue
    • En activant la 3ème édition de la Petite Fête de la Rose, associée comme l’an passé à la Saint-Fiacre afin de lutter contre le sexisme et les discriminations propres aux activités dites masculines du jardinage, de l’entretien de paysage, de mettre en avant le jardinage citoyen, jardinage participatif depuis ses résistances et ses bienfaits, de permettre un accès à moindre coût à des ressources végétales via la grainothèque et sa logique d’échange de graines de fleurs et de légumes, la ressourcerie verte et bien d’autres actions…

    La santé mentale au jardin

     » Dr Gérard Lorimier :

    « Une pratique régulière et collective du jardin nous apporte plus qu’une bouffée d’oxygène. Jardiner, humer les plantes aromatiques, palper l’humus, permet d’inhiber tout stress chronique, de protéger et restaurer nos microbiotes, de garder une activité physique et faciliter une éducation nutritionnelle ».

    On vous invite à lire l’article la santé mentale au jardin de la revue Nature et Vie psychique (pratiques en santé mentale).

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    Cette thèse « Le jardin comme outil de soin extra-hospitalier en psychiatrie: étude qualitative explorant le vécu au cours d’une saison de jardinage d’usagers de la psychiatrie » est à consulter ci-dessous.

    Un extrait:

    « L’étude révèle que le jardinage offre un environnement sécurisant et stimulant, favorisant une ouverture sociale et une meilleure qualité de vie grâce à l’interaction avec le vivant, l’activité physique modérée, et la création d’un rythme adaptée.

    De plus, il renforce l’estime de soi des participants par la gratification de voir pousser les plantes qu’ils cultivent et par la production d’aliments de qualité.

    Nos résultats soulignent l‘importance de la nature et de l’activité manuelle dans le processus de rétablissement des personnes souffrant de troubles psychiques, et suggèrent le jardinage comme une pratique de réhabilitation psycho-sociale efficace, alignée sur les objectifs politiques actuels de santé mentale en France. « 

    On peut également souligner cette lecture, best seller en Angleterre qui s’ouvre ainsi:

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    « Qui soigne son jardin soigne son âme : s’occuper ne serait-ce que de quelques fleurs à sa fenêtre aide à se reconnecter à soi et aux autres. Voltaire ne disait-il pas qu’il « faut cultiver notre jardin » ?

    Grâce au jardinage, les prisonniers récidivent moins, les ados à risques retrouvent des repères, les personnes souffrant de syndrome post-traumatique gagnent une forme d’apaisement, les personnes âgées une meilleure forme physique et morale… et tout le monde y trouve son équilibre. »

    « En temps de guerre, le jardinage a permis de se nourrir d’une part, mais aussi de garder le moral avec des fleurs, espace d’imaginaire et petite note de beauté dans un paysage dévasté.

    Les soldats avaient parfois créé des petits jardins à l’arrière des tranchées durant la 1ère guerre mondiale : il s’agissait d’une stratégie de survie face à l’horreur.

    Jardiner inscrit dans le cycle de la nature, avec la naissance, le deuil, la renaissance… » extrait de Sue Stuart-Smith, auteure de L’Equilibre du jardinier. Pour le commander c’est ici

    Rendez-vous aux Jardins

    Se Voir jusqu’au Cœur

    RDV le dimanche 7 juin 2026 au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses)

    Crédits Isabelle Pompe, RDV aux jardins

    « Pour sa première participation aux Rendez-vous aux jardins, l’association Vayres à Soi vous convie au cœur de Vayres! Pour cette belle occasion, le Jardin Fauves, refuge L.P.O, ouvrira ses portes et son univers conçu en faveur de la biodiversité ordinaire.

    Au programme, une visite guidée du jardin et une balade florale commentée spéciale Roses afin de vous présenter nos actions pour protéger et préserver ce patrimoine floral.

    Avec la pleine considération de l‘inclusivité, nous mettons en place une action pédagogique pour les personnes déficientes visuelles.

    Sachez, par ailleurs, que notre jardin, notre balade, nos ateliers sont accessibles aux personnes en situation de handicap physique.

    Nous vous proposons trois animations pédagogiques:

    • Atelier Bouture
    • atelier Photo (prise de vue)
    • atelier Toucher, Sentir, Gouter.

    Pour que le jardinage soit accessible à toutes et tous, seront présents :

    • la Ressourcerie verte à prix mini
    • la Grainothèque mobile pour échanger des graines de fleurs et de légumes
    • un Troc de plantes/arbustes.

    Entrée: 2€/personne. Animations pédagogiques: 5€/personne.

    Le jardin Fauves sera ouvert de 10h30 à 12h30 et l’après midi de 14h à 16h.

    Réservation obligatoire par mail. Merci! »

    Bientôt, on vous indique le lien vers Open Agenda et celui de la billetterie en ligne...

    La Petite Fête de la Rose

    RDV le dimanche 30 août au Jardin « Fauves » à Vayres (28 rue belles roses).

    C’est la troisièmes édition de la Petite Fête de la Rose, nous réitérons cette proposition aux accents et actions multiples pour agir devant le désintérêt face aux vivants, sensibiliser à l’importance des paysages, valoriser ce qui nous entoure car nous avons un furieux besoin des non-humains!

    Une fête en faveur des droits des femmes, de leur accès à leur paroles et histoires.

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    Crédits Isabelle Pompe – Une Petite Fête de la Rose

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    Nous aborderons le patrimoine floral du bourg de Vayres, pour la biodiversité ordinaire, nous continuerons à lutter contre le gaspillage floral, pour le troc et l’échange, en faveur d’une botanique participative, en prônant les bienfaits du jardin au naturel!

    Le jour choisi est celui de la Saint-Fiacre, aussi pour aborder la place majeure des jardinières et l’importance du fait d’avoir une vie en extérieur pour les femmes à la campagne, du temps pour soi, cela passe par la réappropriation des espaces publics via du jardinage citoyen, la question du care, toujours à réinterroger par rapport au sexisme, l’invisibilisation des actions féminines dans les bourgs…

    Des actions, activités pédagogiques, des sorties…La Billeterie et le QR Code!

  • Paye ta cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Paye ta cambrousse, inégalités entre femmes et hommes et continuum sexiste

    Engagements pour l’égalité, contre le sexisme et les violences faites aux femmes

    Persistance des rôles traditionnels et suprématie hétérosexuelle

    Les inégalités de genre ne prennent pas la même forme selon l’endroit où l’on vit.

    Exigence d’égalité: nous souhaitons pouvoir accéder au pouvoir de la même façon. Nous sommes pour la promotion d’une culture de l’égalité!

    Le sexisme se fonde sur le postulat suivant: infériorité des femmes par rapport aux hommes. Il se manifeste par des gestes, propos, pratiques, comportements. Il contribue à maintenir des rapports de pouvoir inégalitaire.

    Le sexisme hostile reste minoritaire, il banalise et amplifie les inégalités. Le sexisme paternaliste, profondément enraciné, s’impose de manière omniprésente.

    Il concerne un quart des individus de plus de 15 ans. Ce sexisme que l’on pourrait qualifier de subtil est en fait sournois car il participe davantage à la perpétuation des inégalités et des violences.

    On souligne que plus l’âge augmente, moins le sexisme est perçu comme un problème social.

    Les plus de 65 ans pensent que l’égalité est atteinte car ils comparent avec le passé, ils ont tendance à relativiser voire à insensibiliser les inégalités encore vécues aujourd’hui.

    Un système:

    • Discriminations professionnelles
    • Violence dans l’espace public
    • Sous représentation dans les instances décisionnelles

    Ce système ne se limite pas aux espaces professionnels et publics, il s’étend au foyer familial.

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    Crédits Isabelle Pompe – Paye ta Cambrousse, 2026

    Les femmes rurales

    « Beaucoup de femmes rurales expriment un sentiment d’invisibilisation institutionnelle. Les politiques publiques dédiées aux territoires ruraux intègrent encore très imparfaitement leurs réalités.

    À titre d’exemple, aucune des 181 mesures de l’Agenda rural de 2019 ne mentionnait explicitement l’égalité femmes-hommes. Cette omission, partiellement corrigée depuis, notamment grâce aux 70 recommandations de la délégation aux droits des femmes du Sénat, a pourtant laissé une empreinte durable : celle d’une cécité structurelle. » Source Etude Terram, p 46

    Vivre à la campagne, un piège économique pour les femmes.

    « La « fatigue d’être soi » décrite par Alain Ehrenberg trouve ici une traduction genrée:

    Lorsque les responsabilités domestiques, professionnelles, familiales et organisationnelles s’additionnent, lorsque vos écosystèmes de proximité ne vous accordent pas une écoute suffisante, lorsque ces souffrances du quotidien ne sont pas reconnues à leur juste valeur, la charge mentale se transforme en charge émotionnelle et celle-ci en vulnérabilité psychologique ». Source Etude Terram

    Isolement ?

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    « Plus les femmes pallient les manques institutionnels, plus elles absorbent un volume de responsabilités. Ces responsabilités prises pour le collectif se font sans bruit, sans rétribution ou compensation, parfois même sans reconnaissance. » Source Etude Terram p. 44

    « Des mécanismes de domination identiques partout, mais renforcés hors des villes:


    Le travail domestique est la matrice de toutes les inégalités. Comme en ville, les femmes font la majeure partie des tâches domestiques. Mais à la campagne, ce travail s’adosse à des distances plus longues et à moins d’alternatives. C’est ainsi que 86,5 % des femmes rurales gèrent les démarches administratives du foyer, 70 % les trajets scolaires, 74 % les activités extrascolaires. Ce qui, en ville, peut se mutualiser, se délègue rarement en ruralité.
    Une sécurité économique fragile et profondément genrée plus d’une femme rurale sur deux (53 %) déclare ne pas se sentir en sécurité économique, un niveau proche des femmes urbaines (50 %) mais nettement supérieur à celui des hommes ruraux (38 %).

    Enfin, nous résidons à la campagne, mais ne votons pas RN. (Cf Etude Terram p. 46)

    #MeToo agricole

    Les inégalités de genre sont omniprésentes dans le monde agricole. On pense à celui qu’on connait bien le Paye ton pinard (sur Insta) quand des vigneronnes dénoncent les violences sexuelles et sexistes qu’elles subissent au quotidien : des remarques sexistes jusqu’aux agressions sexuelles, les exemples sont nombreux.

    Vous n’auriez pas osé poser cette question à une femme.

    Il aura fallu attendre 1961 pour que le mot « agricultrice » fasse son apparition dans le dictionnaire Larousse.

    Laura Chalendard, rare agricultrice a dénoncer les violences sexistes et sexuelles, a tout notre soutien.

    +Un article lui est, à nouveau, consacré Le Monde, Le laborieux MeToo du monde agricole

    Non, la campagne indissociable du monde agricole, ne peut pas se taire, quant à la profession d’agricultrice, d’agriculteur, elle doit s’emparer rapidement du sujet.

    L’exploitante Laura Chalendard avait lancé en 2023 un compte Instagram pour dénoncer les violences sexuelles dans le monde agricole : le #metooagricole.

    Elle y relaie des témoignages glaçants (dont elle a d’ailleurs fait part lors de l’assemblée générale de la MSA en avril dernier) et pointe la perte de femmes entre leur parcours scolaire et leur installation.

    Alors que la parité semble respectée à l’école, seulement un quart d’entre elles parviennent à devenir cheffes d’exploitation, coexploitantes ou associées selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. 

    Le monde agricole que l’on peut percevoir comme taiseux a besoin que la parole des femmes se libèrent et qu’enfin leur travail soit rendu visible.

    Ce pourquoi, les festivités, évènements qui mettent en valeur le monde agricole ne peuvent se concevoir avec la nostalgie du monde ancien, se penser, s’organiser sans la question de la parité et la dénonciation des formes de violence, de sexisme qui ne devraient rien avoir d’ordinaire.

    Patriarcat

    Sexisme, stéréotypes et discriminations dans l’emploi

    Certains profils sociodémographiques sont davantage exposés aux discriminations. L’exposition des femmes aux discriminations progresse.

    Dans le déroulement de carrière, le fait d’être une femme multiplie par 2 le risque de subir une discrimination par rapport aux hommes (en 2016, il était 1,6 fois plus élevé).

    Les stéréotypes autour de la maternité, très fortement ancrés, pèsent lourdement sur la carrière des femmes : les discriminations liées à la situation familiale sont 5 fois plus citées par les femmes que par les hommes lors de la recherche d’emploi. 

    En 2024, comme en 2016, un candidat sur deux rapporte avoir fait l’objet de questions personnelles inappropriées lors d’un entretien, concernant un critère protégé par la loi :

    • âge
    • origine
    • lieu de résidence …

    Témoignages locaux de femmes en recherche active d’emploi (2024, 2025)

    Nora (le prénom a été changé) s’est vu demander, par téléphone pour un premier contact pro, son lieu de résidence et lorsqu’elle a répondu, on lui a indiqué « on vous rappellera », ce qui n’a jamais été le cas. Le poste: basé à Limoges, Secours Populaire (assistante de direction).

    Jeanne (le prénom a été modifié) à la question, vous avez quel âge, elle a répondu, la recruteuse n’a pas donné suite. Offre d’emploi Limoges.

    Manon (prénom modifié) à la question, vous êtes salariée, elle a répondu que non, la personne du recrutement à rapidement écourter la conversation. Offre d’emploi Limoges.

    Léa (prénom modifié) on lui indiqué lors d’un entretien avec France Travail Limoges qu’à compétence égale, on privilégierait une personne qui réside à Limoges, Léa habite dans un village.

    Virginie (prénom modifié), diplômée d’un Master, on lui demande de ne pas l’indiquer sur son CV.

    4% de celles discriminées dans la recherche d’emploi à déclarer avoir pris contact avec une association, le Défenseur des droits ou un avocat, avoir déposé plainte ou saisi la justice.

    « P. 30  – il apparaît que les personnes ayant déclaré des situations d’emploi précaires au moment de l’enquête déclarent significativement plus souvent avoir fait l’objet de discriminations.

     Ainsi, parmi les personnes ayant recherché un emploi au cours des cinq dernières années, celles qui sont au chômage au moment de l’enquête rapportent plus fréquemment avoir été discriminées au cours d’une recherche d’emploi (49 %) que celles inactives (35 %) ou en emploi (26 %, tableau 1 page suivante).

    (P. 27) Les discriminations dans le déroulement de carrière sont d’autant plus fréquemment rapportées que le niveau de diplôme est élevé : tous sexes confondus, 27 % des personnes diplômées d’un master ou d’un doctorat déclarent avoir été traitées défavorablement, contre 23 % de celles ayant un diplôme entre le baccalauréat et la licence et 18 % de celles ayant un diplôme de niveau inférieur.

      P. 32 – Les jeunes femmes déclarent être davantage exposées à l’accumulation de traitements défavorables sur le marché du travail, reflétant la persistance des stéréotypes de genre associés à la maternité, qui peuvent contraindre leur accès à l’emploi, mais aussi leurs trajectoires professionnelles sur le long terme.

    En parallèle, celles les plus diplômées déclarent davantage faire l’expérience de discrimination dans le déroulement de carrière, pouvant limiter leur accès aux fonctions les plus élevées.

    De par la multiplicité de ces inégalités, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à dire avoir entrepris des démarches à la suite d’une expérience de discrimination.

    Les femmes peuvent elles aussi avoir des comportements sexistes visant à discréditer, intimider d’autres femmes.

    Le Continuum sexiste

    Masculinismes et nanosphère

    10 ans après #MeToo

    Le masculinisme est un mouvement aussi vieux que le féminisme, il n’exprime pas que des idées misogynes. On peut parler de masculinismes au pluriel.

    « Si on y retrouve une haine des femmes dans le quotidien, le masculinisme renvoie à des mouvements structurés autour d’idéologies avec un projet de combattre les femmes qui défendent leurs droits. » Source: Entretien Laura Verquère

    « Certains appelant tous à « punir » les femmes : les propos rapportés relèvent d’une misogynie extrême, allant jusqu’à la banalisation des agressions sexuelles, au harcèlement, à l’appel au viol. »

     

    En ligne ou hors ligne, les communautés aux revendications variées sont fédérées par la haine des femmes et des féministes.

    Nanosphère

    Idéologie structurée, espace hétérogène aux formes variées, mouvement social et politique.

    Pierre Gault dans son ouvrage, Dans la peau d’un mascu. Enquête sur les hommes qui détestent les femmes (Denoël, 2026).  » 

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    Son enquête montre comment ces influenceurs construisent une emprise sur leurs abonnés, en combinant rhétorique de développement personnel, coaching viriliste et discours de revanche. Depuis l’élection de Donald Trump, cette parole s’est libérée. »

    On assiste à une montée des extrêmes droites en Europe et dans le monde, à une parole masculiniste décomplexée, à une intersectionnalité des haines.

    Le Haut Conseil à l’égalité souligne la visibilité croissante de ces discours : 52 % des hommes de 25 à 34 ans estiment que l’on « s’acharne » sur eux. Sur les forums circulent des intitulés comme « 6 techniques pour dominer une femme » ou « 3 choses que les femmes aiment plus que l’argent »

    A visionner: Hausse du masculinisme, rapport HC

    Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. 

    Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.

    Témoignages locaux: Cécile (prénom modifié) a été sur Facebook victime de propos et d’attaques visant à discréditer ses actions associatives, elle a subi des jugements de valeur stigmatisant de la part d’un profil au prénom féminin inconnu de son réseau.


    « Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives.

    Rapport annuel –

  • Paye ta cambrousse, l’isolement rural

    Paye ta cambrousse, l’isolement rural

    Nous souhaitons partager, ici, pour #PayeTaCambrousse, la dernière étude sur les solitudes en France de la Fondation de France.

    « Depuis 2010, la Fondation de France publie annuellement son rapport sur les Solitudes en France. Ces études inédites révèlent l’ampleur du phénomène et son impact sur notre société, en particulier chez les personnes en situation de précarité. » Source: Fondation de France

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    Episode 4/ Paye Ta Cambrousse – Isabelle Pompe

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    L’isolement en milieu rural

    « Il apparaît que l’isolement touche davantage les zones rurales : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des communes de plus de 100 000 habitants. » 

    Difficultés d’accès :

    • Services publics
    • Espaces de sociabilité
    • Peu de transports en commun
    • Enclavement géographique

    On peut préciser, ici, à Vayres, village de 700 habitants environ de Haute-Vienne, en plus d’une offre de transports en commun inadaptée aux besoins:

    • L’absence d’équipement inclusif
    • la désertion des rues
    • le vieillissement de la population
    • les logements vacants (à vendre, résidence secondaire) « effets volets fermés »
    • l’absence de commerces diversifiés qui répondent aux attentes des habitants qui recherchent des instants de qualité, du locale et du bio
    • l’absence d’une vie de voisinage
    • une culture associative où le politique est omniprésent qui favorise les communautés excluantes et ne respecte pas l’indépendance ni la différence
    • la culture du ragot, jugements de valeur/préjugés qui occupent de manière disproportionnée les rares espaces publics (marché par exemple) au point de créer de l’évitement et du repli

    Des difficultés au quotidien qui entravent la création et la qualité des liens ainsi que leur stabilité. L’effet « être loin » joue à plein régime.

    Il est important de rappeler combien l’isolement est intrinsèquement lié aux milieux ruraux et souligner que:

    « Le sentiment de solitude touche :

    45 % des personnes au chômage, contre 25 % des actifs. 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées . « 

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    Crédits Isabelle Pompe

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    De L’importance d’une offre commerciale locale diversifiée

    Soucieuses de notre santé, nous restons fidèles à une offre de pain paysan située à quelques kilomètres (GAEC de Laubanie), nous avons rencontré un, puis deux maraichers, au projet différent mais soit en bio soi en conversion bio. A Vayres, nous soutenons le Petit Haricot qui n’est pas présent sur le marché hebdomadaire. Nous soutenons une offre locale, bio, malheureusement invisibilisée à Vayres.

    Nous encourageons une vie commerçante sympathique qui ne nourrit pas une brutalité ambiante, qui ne contribue pas à la culture clanique locale.

    L’an passé, nous avons perdu une commerçante, victime pendant de nombreuses années de campagnes de diffamation en raison de son style vestimentaire, de son apparence et de sa vie privée. Ces formes de discriminations, très marquées, l’ont fragilisée. Douze ans, elle est restée 12 ans au centre bourg dans ce bourbier mental.

    Nos chères voisines et voisins!

    Etonnamment, à la campagne, le chacun chez soi, chacun derrière ses murs/ses haies, est bien présent. Nous constatons de nombreuses attitudes singulières de la part de nos voisins directs, volets fermés toute la journée, des personnes, même nouvelles arrivantes, sortent peu, s’intéressent peu à ce qui se passe tout à, côté, et le bonjour n’est pas automatique, loin de là…

    Nous avons impulsé des initiatives d’habitantes comme une brigade verte citoyenne, une ressourcerie verte, une grainothèque… Nous avons été critiquées, intimidées plus qu’aidées. Les diffusions de remarques se font par des tiers comme des messes basses peu respectueuses de notre énergie. Du jugement, encore du jugement. Un « de quoi je me mêle », un « elles viennent de la ville », un « elles installent des plantes inadaptées » plutôt propice aux découragements. A cela s’ajoute des actes de personnes malveillantes: arrachages/coupes de plantations, des vols, des déchets déposés…

    Il n’est pas toujours évident de mettre en place du jardinage citoyen, jardinage participatif quand celui-ci n’est ni promu, ni valorisé, ni encouragé par la commune.

    Peu de personnes ont envie de fleurir des bacs communaux qui ne sont pas même arrosés par la commune. Ce qui correspond, désormais, à une vraie charge pour nous: fleurir, nourrir, prendre soin, surveiller et arroser alors que l’idée de départ était de se rencontrer et de discuter, entre voisines/voisins devant ces petits espaces publics que sont les places, les trottoirs.

    Voici la dernière préconisation de l’Etudes des solitudes:

    « Promouvoir le rôle pivot des associations pour le lien social:
    Les associations constituent des « tiers relationnels » et offrent, quelques soient leurs activités, un espace d’échange relationnel, voire émotionnel.

    L’engagement bénévole de personnes seules ou isolées peut être un très fort vecteur de reconnexion : les participants développent un sentiment d’utilité, renforcent leur estime de soi et élargissent leur réseau social, ce qui réduit durablement la solitude.

    Il apparait essentiel de soutenir et de promouvoir les associations pour qu’elles puissent être en capacité d’accueillir et accompagner les envies d’agir et d’engagement de personnes plus vulnérables.  » Source extrait page 8.

    L’isolement associatif à la campagne

    Vayres, une vie associative indépendante quasi impossible ?

    Notre volonté première a toujours tenu en le fait d’agir, à l’échelle d’un village, pour tenter, essayer, de proposer, de tisser, de donner une dynamique de liens, de créer les conditions favorables à la création de moments de proximité.

    La mise en difficulté due à notre indépendance nous a, en 2025, obligée de réduire la voilure et limiter notre programmation. Deux temps forts et de nombreux ateliers sur RDV. Nous sommes précaires et très peu encouragées pourtant à l’année, nous avons travaillé et continuons de travailler dans une logique « non au gaspillage/ Zero Waste ».

    Vayres à Soi, une association ressources

    Créer cette association c’est aussi pour rencontrer du monde, faire connaissance, s’entraider. En dehors de nos activités en extérieur, nous rédigeons des articles exigeants, ici, pour apporter de la lumière sur des difficultés tues et pour mettre en lecture des actualités locales, des retours de visites de lieux méconnus.

    Nous souhaitons donner de la visibilité à des ressources locales parfois mal identifiées. Nous mettons, également, à disposition de nombreuses études, analyses et réflexions.

    Nous sommes là et quatre ans plus tard encore là. Nous ne disposons pas de lieu qui puisse être ouvert à l’année. En 2025, nous avons ouvert notre jardin à deux reprises (en août et en décembre). En 2024, nous avons proposé des sorties en journée dans le cœur du bourg une dizaine de fois!

    Pourtant, les personnes qui se déplacent viennent en majorité de Limoges, très peu sont des villageoises, des résidentes de Saillat-Sur-Vienne, de Saint-Junien, très peu de Rochechouart…Nous même accueilli une habitante de Corrèze!

    Malgré le fait que nous sommes actrices de terrain, ici, nous déplorons les effets de compétition exacerbés entre les communes. Qui plus est, de nombreuses associations se copient dans leurs propositions, ne sont pas très fair-play, et hélas, assez peu solidaires. Elles font preuve d’une mise en concurrence en termes de calendrier parfois déloyale. Une impression nette se dégage: un espace toujours plus grand pour les grosses associations et un risque et une précarité accrues pour les associations émergentes.

    Pour les personnes seules et isolées:

    « Les acteurs et les actrices de terrain occupent souvent une place centrale dans leur sociabilité. Leur présence régulière constitue parfois l’un des rares liens stables qu’ils connaissent et entretiennent ».

    Source: (Extrait synthèse p.5 Etudes solitudes 2025) .

    Après 4 années de dur labeur, nous ne sommes pas vraiment parvenues à créer, à tisser une sociabilité de proximité. Nous avons ouvert le jardin, proposer des actions nouvelles et différentes, des activités diversifiées dans les rues du village, dans des espaces identifiés comme le lavoir, le cimetière, des sorties nature (5/6km max) très souvent gratuites… Mais les personnes sont mal informées, notre communication via des flyers, affiches est à notre charge sauf si c’est en noir et blanc. Ceci représente un coût non négligeable.

    Vayres et ses très nombreux hameaux rend la tache encore plus complexe sans soutien, sans relai. Il faut faire des kilomètres pour coller des affiches. Nos infos, actus sont noyées dans une masse d’infos qui est mal diffusée, avec des applis qui ne transforment pas le clic en déplacement (IntraMuros). Certaines de nos affiches en couleur ont même été arrachées…

    Dès le début 2025, nous avons souhaité quitter les réseaux sociaux pour des raisons éthiques et aussi parce que la transformation clic/ déplacement est trop faible au vu de l’énergie déployée.

    Peu de visibilité, peu de relai, peu de curiosité et un travail de sape mené par des acteurs locaux aux pratiques toxiques et à l’acceptation de l’autre dans sa diversité plus que relative.

    A Vayres, c’est l’impossibilité de travailler de manière indépendante qui règne avec un nombre incalculable de comportements d’évitements, de rejets voire d’agressivité et d’intimidation.

    Indépendante dans le sens hors politique, hors communautés.

    Le mensonge se mêle à l’indifférence et au contrôle abusif. Cela ne permet aucun échange naturel, aucun contact à la sympathie authentique. Apparentées à une menace, nous assistons au déploiement d’une stratégie déplorable du « tout tourne autour d’un même clan ».

    Les résultats de ces attitudes sont nombreux mais ne sont jamais relayés, explicités dans la presse locale avec la transparence nécessaire à la reconnaissance d’une culture de la discrimination :

    • Des associations cessent leur activité
    • Refusent de produire du contenu pour la Gazette municipale
    • Elles renoncent à programmer des actions à Vayres
    • Et se tournent vers d’autres communes et collaborations etc…

    Les associations ne sont pas considérées de manière égales quelques soient leurs activités.

    Vayres n’est pas un village responsable des mentalités malheureuses qui nourrissent l’exclusion jusqu’à l’écœurement.

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    Ici, la synthèse de l’Etude Solitudes:

  • Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

    Paye ta cambrousse, les inégalités sociales

    L’éviction des « classes populaires » ?

    Contrairement à la légende si l’on peut dire, ce n’est pas à la campagne que vivent les plus pauvres. La pauvreté est bien urbaine, en effet, 42% résident dans les centres urbains, 26 % en banlieue, 6,4 % sont en milieu rural isolé.

    Avec #PayeTaCambrousse, nous souhaitons rendre visible les obstacles, faire taire les mythes, quitter les raccourcis clavier du type: les français vivent à la campagne pour vivre au vert, au contact de la nature, n’oublions pas, surtout pas, celles et ceux qui n’ont pas le choix de vivre ailleurs, notamment, pour des raisons sociales!

    Jeunes ruraux

    Pour 3,8 millions de jeunes ruraux, rester ou partir se pose et cette question n’est pas seulement théorique. Entre mobilité limitée, accès aux études et perception de leurs propres possibilités, leurs parcours restent façonnés par des obstacles souvent invisibles. L’enquête AFEV-Trajectoires 2025 éclaire enfin ces réalités.

    En France, 32 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans – soit environ 3,8 millions – vivent en milieu rural.

    Si les jeunes urbains de milieu populaire font l’objet d’une attention politique et médiatique depuis des décennies, «les jeunes ruraux restent encore relativement à la marge de l’action publique territoriale»constate l’Afev. 

    Extraits

    Concernant les Catégories Socio-Professionneles (CSP) du parent mentionné par ces jeunes:

    • 34% déclarent avoir un parent ouvrier ou employé
    • 27% un parent appartenant aux Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures (CPIS)
    • 10% un parent artisan, commerçant ou chef d’entreprise
    • 9% un parent ayant une profession intermédiaire.
    • 13% de ces lycéen.nes n’ont pas su mentionner la CSP de leur parent.

    Géographiquement, les jeunes ruraux sont plus nombreux à témoigner d’une contrainte à quitter le domicile de leurs parents. Ils sont 17% à déclarer partir de chez leurs parents sans en avoir l’envie contre 9% des jeunes citadins.

    On retrouve des proportions similaires parmi les jeunes de classes populaires urbaines et rurales

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    Les 28% des jeunes répondants qui déclarent qu’il n’est pas facile pour eux de se déplacer au quotidien l’expliquent avant tout parce qu’ils dépendent de leurs proches pour réaliser leurs trajets en voiture (80% de réponses citées), puis parce que la fréquence des bus ou cars à proximité de chez eux est considérée insuffisante (64% de réponses mentionnées) et parce que les horaires des bus ou cars à proximité de chez eux est jugée non adaptée (58% des réponses).

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    Crédits Isabelle Pompe

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    Les jeunes de milieux ruraux sont les plus nombreux à pointer leur dépendance à la voiture et ceux des petites villes à noter que les horaires et fréquences des transports en commun sont inadaptés et insuffisants.

    Situations identiques lorsque nous n’avons pas le permis de conduire ou que nous n’avons pas les moyens d’avoir son véhicule propre!

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    Soit on adapte son projet de vie au territoire soit on part

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    Pour le commander: c’est là!

    Pour briser les idées reçues, on vous recommande vivement cet ouvrage de Clément Reversé, sorti l’an passé, « Jeunes ruraux en survie ».

    « Stigmatisés cassos parce que précaires, précaires parce que stigmatisés »

    Nous avons trop souvent entendu l’insulte cassos comme une gifle adressée à celles et ceux que nous ne connaissons pas ou si mal et si peu. Il est si facile, apparemment, de fragiliser encore des habitants déjà fragilisés et exclus.

    A lire, l’interview de Clément Reversé sur France 3

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    Qui est minoré dans les arènes politiques locales?

    En cette période d’élections municipales, nous nous sommes intéressées à cette parution car la question de la représentativité est primordiale:

    Comment les habitants des banlieues populaires sont-ils représentés dans les institutions municipales ? 

    Élus des banlieues populaires (Puf, 2026), des sociologues Marie-Hélène Bacqué et Jeanne Demoulin . Un travail d’ enquêté sur les élu·es de Seine-Saint-Denis entre 2014 et 2024.

    Un lire à découvrir, de toute urgence, pour mieux comprendre les mécanismes de « sélectivité du personnel politique local »

    Cet ouvrage montre le rétrécissement social du corps des élus, le maintien d’un plafond de verre empêchant les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités mais aussi la place croissante prise au cours de la dernière décennie par les minorités racialisées dans les conseils municipaux et leurs exécutifs.

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    On vous invite à prendre connaissance de cet entretien: ici

    Extraits: à la remarque:  » Sept maires racisés ont été élus en 2020 dans les quarante communes de Seine-Saint-Denis, alors qu’aucun ne l’avait été en 2001 et 2008« 

    Jeanne Demoulin répond:  » S’ils sont aussi peu nombreux, c’est aussi que beaucoup de ces nouveaux élus dans les conseils municipaux sont des novices en politique, qui ne font pas forcément carrière. Ils peuvent faire un mandat sur une thématique sur laquelle ils sont engagés, et disparaître.

    On touche alors à une problématique plus large, qui ne concerne pas que les élus racisés. Les profils sociologiques de ces élus ne sont d’ailleurs pas exceptionnels. D’après votre enquête, la subversion des logiques du champ politique par l’émergence des personnes racisées bute sur les inégalités sociales…

    L’entretien avec Mathieu Dejean pour Médiapart se clôt par cette phrase:

    « En tout état de cause, il y a toujours des plafonds de verre, surtout dans un département où les minorités racialisées représentent une majorité et où les classes populaires totalisent 53 % de la population active.


    RETOUR ICI

    Alors que nous sommes dépendants des bassins d’emploi, nous avons connu et continuons de connaître, cette grande différence entre lieu de vie et lieu de travail assortie de kilomètres et de temps à parcourir entre les deux.

    Nous continuons de faire l’expérience de vivre éloignées de l’emploi, de la formation, nous sommes dans l’obligation de nous tourner vers les communes environnantes.

    Ici, en Haute-Vienne, nous déplorons que ces mêmes communes, que ce soit Saint-Junien, même Rochechouart ne saisissent pas l’importance du flux qui converge dans leur direction afin d’alimenter une attractivité, de participer, activement, à une économie locale, entre autres…Notre voix ne compte pas.

    A quoi bon faire partie d’une communauté de communes alors que les habitants de cet EPCI ne sont pas considérés de manière égal, que nous n’avons pas d’espace d’expression commun ? Nous déplorons ces microfractures territoriales contre productives. Comment pouvons-nous fonctionner en intelligence collective ?

    Communes par communes, pour exemple, notre association n’a aucune liberté de mouvement du simple fait que nous sommes tributaires de l’adresse de notre siège, nous tentons, demandons, proposons mais nous ne parvenons pas à franchir les murs de Vayres. C’est d’une frustration confondante et un gaspillage colossal d’énergies. Nous ne sommes pas appréciées comme des membres de la société civile, chacun dans notre coin, nous sommes réduits à une commune, même si ce même village n’est qu’une goutte d’au au milieu de villages, largués, au milieu de milliers d’autres!

    Pour ces municipales, la question majeure des mobilités n’est pas même posée, alors que nous sommes placées à distance dans une logique totale de discrimination.

    Urgence démocratique ?

    Plus loin, une question se soulève, en termes d’urgence démocratique, pour Paris.

    Question que nous pouvons poser pour toutes les Métropoles:  

    Qui vit réellement à Paris aujourd’hui ? Alors que le prix au mètre carré ne cesse de s’envoler, faire élire le ou la maire de Paris par les habitants de l’agglomération permettrait d’ouvrir le débat démocratique à celles et ceux qui vivent quotidiennement la ville sans pouvoir s’y loger. Combien de temps le, ou la, maire de Paris, sera élu(e) par les seuls électeurs parisiens ? Revue Esprit

  • Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Paye Ta Cambrousse, la démocratie est-elle accessible à tous ?

    Les municipales sont là.

    Un, une maire ?

    Vers une féminisation de la fonction ?

    82,5% des maires sont des hommes. Moins d’un maire sur cinq est une femme.

    Une lente progression.

    Des pistes:

    • Moins de mandats (consécutifs ou pas) pas au-delà de trois – imposer une limite légale
    • Meilleur encadrement
    • Mieux partager le pouvoir
    • Age limite
    • Professionnalisation de la fonction de maire (être salarié mais un mandat doit rester un statut et non un métier)
    • Pouvoir attirer d’autres professions
    • Renouvellement de la classe politique
    • Pouvoir mettre en place des visios en lieu et place des déplacements effectués pour assurer les fonctions de maire, notamment, le soir lors des conseils.

    Stop à ce type de candidatures

     » À Gorges (Somme)- 38 habitants et Priez (Aisne) – 56 habitants, deux villages ruraux, Guy Delattre et Yves Bahu sont incontournables. Âgés de 94 et 93 ans, ils dirigent leur mairie depuis plus d’un demi-siècle. En mars, ils se représenteront. »

    Condamné pour des propos antisémites, le maire d’Augignac (820 habitants) en Dordogne, Bernard Bazinet retrouve son fauteuil de maire et se représente aux prochaines municipales.

    A la tête de la commune de Saint-Ellier-les-Bois (254 habitants) depuis 2020, Edgar Moulin a effectué plusieurs mois de détention provisoire après avoir été mis en cause par des jeunes femmes prostituées. Source . Malgré sa mise en examen au printemps 2025 pour des faits très graves de nature sexuelle, dont viol sur personne se livrant à la prostitution et recours à la prostitution de mineurs, il est candidat à la réélection pour ces municipales.

    Quelle évolution pour la parité ?

    La part de femmes dans les équipes municipales a progressé de 2,3 points entre les élections de 2014 et de 2020, mais les hommes sont toujours ultra-majoritaires au poste de maire.

     

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    Crédits Isabelle Pompe

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    25 ans après la promulgation de la loi tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, le nombre de femmes maires reste encore très minoritaire.

    Le rapport est d’une contre quatre à l’échelle nationale.

    Plus les élus sont jeunes, plus il y a de femmes.

    « Plus on s’éloigne de la fonction de président, plus les fonctions exécutives sont occupées par des femmes »

    Les listes paritaires étendues aux commune de moins de 1000 habitants

    Aujourd’hui, en l’absence d’obligation, les femmes ne représentent dans ces très petites communes que 37 % des élus, contre 48 % dans les villes où la parité s’applique déjà.

    Les départements comptant le plus de maires femmes sont:

    • Paris (44 % en comptant les maires d’arrondissements)
    • le Cher (28 %)
    • les Hauts-de-Seine (28 %).

    Voici le rapport de la Caisse des Dépôts (2025)

    Les femmes et les conseils communautaires

     Elles étaient 16,1 % en 2014 par exemple. Les femmes sont même encore plus rares aux manettes des conseils communautaires.

    Dans les communautés de communes et autres communautés d’agglomération, on ne compte que 11,4 % de femmes (contre 8 % en 2014). Source Elections municipales 2026

    La présence des femmes demeure largement cantonnée aux fonctions laissant peu de capacité d’agir. Elles représentent en revanche 36,4 % des adjoints, 40,9 % des conseillers municipaux indemnisés et 45,8 % des conseillers qui ne le sont pas.

    Septembre 2025 – « Une étude de la Caisse des dépôts montre que, si les femmes sont plus nombreuses dans les conseils municipaux, très peu d’entre elles deviennent maires. » Article Le Monde, les femmes toujours écartées du pouvoir municipal.

    La question sociale

    Etre maire n’est pas un métier mais une fonction, celle-ci donne droit à une indemnité et non à un salaire. Le montant a été revalorisé par la loi du 22 décembre 2025 pour le scrutin de 2026.

    Il est important de préciser que dans les communes de moins de 1 000 habitants, le versement de l’indemnité maximale au maire est désormais automatique. Le conseil municipal ne peut voter un montant inférieur que si le maire en fait explicitement la demande. Source

    Les indemnités sont trop peu élevées, elles exigent d’avoir de l‘argent à titre personnel. Mais aussi d’être disponible pour pouvoir cumuler ces fonctions et un travail.

    De plus, avec des enfants en bas âge, les frais de garde s’ajoutent… Les familles monoparentales sont impactées de par les horaires du soir et l’impact sur la vie privée en termes d’un exercice chronophage et inégalitaire.

    Comment concilier vie professionnelle et vie d’élu local, en plus de sa vie privée ?

    D’où une surreprésentation des retraités aux fonctions de maire avec une moyenne d’âge de 64 ans.

    « En zone rurale, près de deux maires sur cinq sont retraités (38 %). Les agriculteurs y sont également surreprésentés, administrant 20 % des mairies, et même 31 % dans les zones les plus isolées. »

    En France, le mandat de maire est, majoritairement, un mandat rural :

    • plus de 30 000 des quelque 35 000 communes (86,5 %) sont à la campagne
    • 25 000 communes se situant même, selon la classification de l’Insee, en zone rurale à habitat dispersé ou très dispersé.

    Les communes de moins de 500 habitants élisent (un tout petit peu) plus une femme (18, 4 %), contre 16,9 % en moyenne.

    Si la parité est obligatoire pour la liste des conseillers, elle ne l’est pas pour le « ticket » maire et premier adjoint, qui peuvent être du même sexe.

    Source

    Une question se pose :

    La démocratie est-elle accessible à tous ?

    Une seule liste ?

    En milieu rural, souvent, nous sommes amenés à voter avec une seule liste. C’est aussi la fin du panachage. Un mode de vote jugé souvent plus souple et personnalisé.

    « Depuis plus d’un siècle, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants peuvent composer leur propre bulletin de vote aux municipales.

    Ces communes où vivent plus de femmes sont par ailleurs désignées comme des zones blanches de la parité.

    Ce système, appelé panachage, permettait de rayer certains noms sur une liste, d’en ajouter issus d’autres, ou même reconstituer entièrement une liste à partir de candidats différents, tant que le nombre de sièges à pourvoir est respecté.

    La fin du panachage peut venir compliquer la taches des petites communes et est vivement critiqué.

    Des élus redoutent que dans les villages les plus petits, le nouveau système n’aboutisse à un:

    • un manque de candidats pour constituer des listes d’opposition, voire des listes tout court
    • un affaiblissement du débat démocratique
    • un empêchement des candidatures variées
    • un Mélange de perspectives interpersonnelles
    • trop d’homogénéité
    • l’uniformité des idées
    • un manque de diversité d’avis

    Les habitants s’expriment dans le Populaire du 28 janvier dernier:

    « la fin du panachage c’est une liberté qu’on m’enlève, déjà qu’on a pas beaucoup de choix dans nos petites communes  » .

    Ou encore:

    « En ville, vous votez pour un parti, à la campagne, vous votez pour des individus.  »

    Alors que la liste unique est une sorte de norme faute de candidats pour les petites communes:

    Comment faire exister la nuance ?

    Comment sortir de l’univoque ?


    On vous invite à prendre connaissance de: PayeTaCambrousse/

    Notre volonté: lutter contre les préjugés, les discriminations territoriales vécues par les habitantes et habitants de la campagne et contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes qui résident dans les villages.

    Les préjugés sont préjudiciables sur tous les plans : pour la campagne, leurs habitants et son économie et pour les femmes, qui déjà, sont plus précaires et dont les histoires ne sont pas racontées.

    Sept jeunes ruraux sur dix disent qu’ils ont déjà subi une discrimination en raison de leur lieu de vie.

    De fait, les préjugés nourrissent la violence de l’exclusion.

    Nous n’ignorons pas, qu’en ruralité, les femmes subissent un malus de genre : sur les 11 millions de femmes qui résident à la campagne, 45% sont inactives.

    Nous savons que la vie dans un village/un hameau accroît les difficultés et les obstacles pour les femmes.

    Enfin, la santé mentale des femmes à la campagne, cet autre désert médical est tu et relève bien trop du parcours du combattant/ de la combattante !

  • Paye ta cambrousse

    Paye ta cambrousse

    On vous invite à découvrir, dans le détail, notre initiative #PayeTaCambrousse pour cette nouvelle année 2026 parce qu’il est plus que temps de dénoncer les discriminations, préjugés et violences subies par les femmes à la campagne!

    Saviez-vous que le 25 janvier est la journée nationale contre le sexisme ?

    Inscrivons cette date dans nos agendas! médias, collectivités, acteurs associatifs, c’est le moment d’une mobilisation forte pour sensibiliser toute la société aux risques, méfaits et dangers du sexisme!

    Nous travaillons à l’échelle locale en faveur de la parole des femmes depuis 4 ans, nous avions pensé créer un groupe local féministe.

    Engagée en faveur du féminisme, depuis son commencement, nous soutenons #MeToo, avons suivons Balance Ton porc qui visait à dénoncer, en 2017, les harcèlements sexuels du quotidien, nous encourageons toutes les prises de parole féminine contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles.

    • #MeeToo a d’abord été lancée en 2007, il y a 15 ans, par une Américaine, Tarana Burke, militante féministe, qui, avec ces deux mots, « me too » « moi aussi », qui voulaient dénoncer les violences sexuelles notamment dans les quartiers défavorisés de New York.
    • #balancetonporc – Sandra Muller : « toi aussi raconte en donnant le nom et les détails un harcelant sexuel que tu as connu dans ton boulot »

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    Une des affiches #PayeTaCambrousse- crédits Isabelle Pompe

    #PayeTaCambrousse s’adresse à toutes les femmes victimes ou témoins de discriminations, de violences sexistes et sexuels qui résident à la campagne, sans distinction.

    Il faut créer impérativement de l’espace pour que les femmes s’expriment, pour qu’elles aient le droit de réprouver, librement, un système patriarcal sans être jugées, sexualisées, réduites, rabaissées.

    L’intégralité de l’initiative se lit ici: PayeTaCambrousse

    —Prenez le temps de découvrir le dernier rapport annuel du HCE, nous préparons un article sur le sexisme.

  • Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Sorties culturelles locales de janvier 2026

    Le premier mois de l’année 2026 s’est achevé avec un revigorant programme culturel!

    Parce qu’il est nécessaire de se nourrir intellectuellement pour ne pas tomber raides et pour que l’air devienne plus respirable, nous sommes allées faire un détour à Saint-Junien. 87200.

    L’ expo « Déplacer les bornes » à la Halle aux Grains et la rencontre d’un acteur incontournable pour toutes et tous passionné.e.s de poésie et de création contemporaine, les Editions Apeiron.

    Un jour de promenade émotionnelle de janvier, nous nous sommes donc rendues dans un lieu peu pratiqué par nous à Saint-Junien: La Halle aux Grains!

    Cet espace est apparenté à un espace culturel source Mairie de Saint-Junien et est ainsi décrit:

    « Après avoir été un marché couvert dédié au commerce des céréales, le grain à moudre que vous trouverez désormais au sein de cette halle de 250 m2 est beaucoup plus artistique et culturel grâce à une programmation annuelle d’expositions et animations éclectiques.

    Son emplacement au cœur de ville en fait le détour idéal et incontournable lors de vos balades et flâneries. Située au rez-de-chaussée de la salle des fêtes, elle peut accueillir jusqu’à 250 personnes. »

    ….

    Ce jour de visite, cette salle est un lieu d’exposition. Il est toujours bon de rappeler que l’art fait partie de la culture mais la culture ne se réduit pas à l’art, c’est plus grand et cela va bien au-delà des pratiques artistiques, de la création en arts visuels et arts vivants!

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    Le lieu

    Passionnées de livres, de cartes et de géographie, notamment humaine, nous avons franchi, tranquillement, les portes de ce lieu singulier mais attachant par sa forme carré et son accessibilité. Vous n’avez, en effet, pas à monter de marches pour pouvoir ragaillardir vos imaginaires. Rien à gravir donc par ici!

    On note la présence d’une quinzaine de panneaux, réalisés par la mairie de Paris, panneaux explicatifs et pédagogiques sur la notion de carte qui répondent aux questions: c’est quoi, ça vient d’où, à quoi ça sert…

    Nous sommes ravies de découvrir le travail de Yanko Tsvetkov sur la question et la persistance de la culture des préjugés avec son Atlas des préjugés qui ne peut laisser personne indifférent.

    Avec cette expo, nous avons fait l’expérience des œuvres de:

    Pierre Alexandre Remy

    Né en 1978 à Poitiers, Pierre-Alexandre Remy vit et travaille à La Chapelle-Basse-Mer (Loire Atlantique).

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    Les sculptures présentées sont de nature à vous attraper le regard, à vous chopper au passage. Leurs couleurs et formes quasi animales, naturelles nous proposent une pause, une grande respiration et nous procurent un bien fou. Placées en plein cadre, en plein centre, en plein dans le mille ?

    Elles dessinent et déterminent les axes de passage, posent la notion de centralité et de hiérarchie.

    Ce qui peut sembler dommage c’est que tout tourne, un peu trop, autour de ces sculptures. Telles des digressions, les autres œuvres peinent alors à se parler et à produire un dialogue qui est ici, parfois, rompu par ces imposantes figures.

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    On clique pour agrandir.

    —Voici un extrait de la biographie de l’artiste depuis le site du CNAP:

    « Pour concevoir ses sculptures, Pierre-Alexandre Remy puise dans les représentations cartographiques des territoires où elles prennent place : courbes de niveau, cours d’eau, routes, zones forestières, dont il prélève et reporte les tracés… Devant les sculptures, aucun moyen de reconnaître dans leurs circonvolutions et leurs lignes brisées les éléments prélevés sur la carte IGN de l’endroit — tel n’est d’ailleurs pas le but de l’entreprise. » Source: CNAP

    Sources pour partir à la rencontre de ces œuvres: réseau d’artistes Pays de la Loire

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    Lucille Rat

    Lucille Rat est brodeuse d’art et designer textile. Éprise de cartographie, cette brodeuse de territoires nous intrigue avec ses créations. Elle nous invite à un faux doux voyage autour de la notion de fil, fil de vie, fil rouge, nous débarque face aux notions de lignes et de frontières. De quoi réfléchir sur le déplacement mais également sur l’errance.

    Que raconte ce fil , ces fils ? Les yeux, les rêves, une méditation ? Ce travail offre une lecture plurielle, depuis l’immobilisme du regardeur, du rêveur de voyages à celui qui voudrait partir. Ces broderies représentent également des ilots confiés à des cadres afin d’asseoir une forme de préciosité.

    Nous sommes devant la question: « d’où suis-je ? » Avec la notion d’appartenance, de position et, implicitement, de trajectoires.

    La carte a ce côté rêveur et cartésien qui me définit bien. Lucille Rat

    Vous pouvez découvrir un entretien et portrait datant de 2025 de Lucille Rat ,

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    Sa formation initiale en arts appliqués, à Lyon: elle découvre la broderie. Ce sera sa spécialité, confortée ensuite par une seconde formation à Rochefort (17), au lycée professionnel Gilles-Jamain.

    Nous apprenons que la broderie l’accompagne depuis 2015, année où elle a obtenu son diplôme de design textile, spécialité broderie. Elle ouvre en 2019:  VIA Créations Textile .

    Yanko Tsvetkov

    (Eléments de l’expo traduit par Jean-Loup Chiflet, Christiane Courbey). Artiste né en 1976, en Bulgarie.

    Son Atlas des préjugés, son premier livre, publié en Allemagne en février 2013, est devenu un best-seller. C’est ici: @alphadesigner

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    « Atlas of Prejudice

    The official stereotype lab of Yanko Tsvetkov, a bestselling author, prolific cartographer, and leading international bigotry professional with a taste for salacious political incorrectness and unconventional historical studies. Opinions are not his own, he’s merely a curator 🙂 » . Source

    Le laboratoire officiel des stéréotypes de Yanko Tsvetkov, auteur à succès, cartographe prolifique et professionnel international de premier plan dans le domaine du sectarisme, amateur de politiquement incorrect salace et d’études historiques non conventionnelles. Les opinions exprimées ne sont pas les siennes, il n’est qu’un simple conservateur.

    Pour cette expo, on peut regretter :

    L’absence de supports de médiation ou tout document, aussi petit soit-il, pour nous permettre de garder en mémoire ce que nous vu, découvert, rencontré et pouvoir conserver un petit souvenir. Quand on aime le papier, on est comme ça.

    Le nombre de panneaux peut épuiser le visiteur, d’autant que le texte est riche et que la lecture du panneau exige d’être debout.

    Le peu de fréquentation ce mercredi 21 janvier, bien dommage pour une exposition de qualité comme celle-ci.

    Editions Apeiron

    Nous voilà au 8 rue Vermorel soit à moins de 100 m de la Halle aux Grains (place Deffuas) toujours à Saint-Junien.

    Face à nous, une boutique ? Un lieu d’expositions ? On lève les yeux. Sur le frontispice, le mot édition nous apporte matière à réflexion…

    Notre promenade culturelle s’est donc poursuivie avec la rencontre animée des Editions Apeiron, incarnée par Yves Chagnaud.

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    La démarche éditoriale de la maison ?

    « Notre démarche éditoriale est basée sur l’image, accompagnée de quelques mots. Ces livres en accordéon, assemblés à la main, racontent des histoires parfois difficiles à écrire.

    Les œuvres, issues de l’imaginaire des artistes, permettent d’exprimer une grande sensibilité au monde. Ces résonances, entre images et textes poétiques, nous permettent de suivre des chemins d’une rare profondeur. Nous pensons proposer là un moyen de pénétrer au cœur de ces intuitions créatives. Parfois écrit à plusieurs mains, le propos se construit au fil des pages et offre de surprenants dialogues que l’image vient éclairer. les mots cèdent rapidement la place à la contemplation des œuvres.

    Ces livres sont des chemins poétiques, parfois des parcours initiatiques ! En fait ce sont juste des beaux livres. » Source ALCA

    Petites digressions culturelles

    Pour vous situer: cela fait quatre années que nous tentons de comprendre la vie et la dynamique culturelle de Saint-Junien. Ses acteurs, opérateurs, les programmations, les lieux… Une lecture pas facile afin de comprendre qui est qui et qui fait quoi.

    Pour comprendre le service public culturel à l’aune des équipements, il faut d’abord séparer la ville de Saint-Junien de la communauté de communes Portes Océane du Limousin (POL).

    Qui est un acteur public de l’action culturelle hormis la Médiathèque? La médiathèque c’est la ville.

    EPCI – EPCC

    La POL est un EPCI (établissement public de coopération intercommunale ). La Mégisserie et le Ciné bourse forment un EPCC (établissement public de coopération culturelle )

    Et qui sont les acteurs publics et privés de la vie culturelle à Saint-Junien ?

    Cela peut présager, il est vrai, d’une sorte de balade mentale qui ne ressemble pas toujours à un agréable voyage, toutefois les distinctions ne sont pas forcément saisies par les habitants. D’autant que des noms différents reviennent souvent. Dans les faits, il arrive que les personnes derrière ces noms soient les mêmes. De quoi ajouter de la confusion.

    Retour en terre éditoriale locale et créative où une discussion militante s’engage sur le PFH ? (On vous explique juste après)

    Nous découvrons un univers très singulier où il fait bon planter ses yeux et au sein duquel on se sent bien. Nous sommes immédiatement interpellées par la dimension esthétique des créations de la maison d’édition Apeiron et par la mise en narration du lieu lui-même.

    Des tableaux couvrent les murs de leurs différences. Cette ode à la diversité crée un vrai dialogue. Nous écoutons, attentivement, la langue maternelle de cette maison…

    Nous explorons un savoir-faire unique, une technique de travail artisanale qui valorise des acteurs locaux, un amour de la poésie et des artistes.

    Le PFH ?

    Le Putain de Facteur Humain, c’est ainsi qu’on est bien d’accord sur le fond de cet échange. Le facteur humain, primordial et vital pour tout projet culturel quel que soit son envergure, ambition et mission, est, il est vrai, bien souvent, l’oublié de l’histoire…

    Nous repartons avec un beau cadeau. MERCI

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    Morgane Isilt Haulot : encre de Chine. Dessin, estampe, sur papier et en noir et blanc…Liens entre les humains et la nature… Animal totem: oiseau migrateur!

    Vous pouvez aussi regarder par ICI!

    Les Pépites du mois

    Férues de seconde main, nous sommes allées faire quelques achats en ligne, de la sociologie, un travail critique sur les publics de la culture, du Chien pourri, du Nobrow (Graphic Cosmogony), du Blexbolex, du Thomas Mann, indispensable en ces temps, du Pastoureau qui n’est pas sur la photo et la pépite qui trône au milieu…

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    Crédits photo: Isabelle Pompe

    Isabelle Pompe, 1 er février 2026.

  • Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    Pollution des eaux, contamination CVM et cantine bio

    CVM dans l’eau potable, à l’échelle locale, quelles communes sont contaminées ?

    « Une commune apparaît en couleur sur la carte dès lors qu’une mesure de chlorure de vinyle monomère (CVM) dépasse ou atteint le seuil réglementaire de 0,5 microgramme par litre (μg/L) dans les données du réseau de distribution qui l’approvisionne. Ce qui n’implique pas que toutes les communes d’un même réseau sont forcément contaminées. »

    Source: Carte contamination

    Comment ça marche ?

    Chercher: renseigner le nom de la commune.

    Attention, pour Saint-Junien, la seule commune enquêtée est Saint-Junien des Combes (87155)!

    Vayres ( 87600)

    Pour rappel, le seuil est de 0, 5. Le seuil de 1,5 est le même pour Chéronnac, et Videix.

    Rochechouart (87600)

    Oradour-Sur-Vayres (87150)

    Cette commune se situe à environ 6 km de Vayres, le taux est trop élevé idem pour Cussac.

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    Cognac-la -Forêt (87310 )

    Taux idem pour Saint-Auvent, Saint-Laurent sur Gorre.

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    Mines d’or et pollution des eaux

    Ce n’est pas tout à fait à côté de Vayres mais…Sur la carte, regardez bien au sud, est écrit « là » en orange, c’est Saint Yrieix.

    Nous sommes à gauche, aligné presque sur une ligne droite avec Limoges, si vous voyez Rochechouart, vous y êtes presque.

    Saint- Yrieix la Perche – Vayres: environ 46 km!

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    Nous sommes tombées sur cet article du Populaire du 19 janvier de cette année (Guillaume Bellavoine). Les prospections minières menées actuellement dans le sud de la Haute-Vienne inquiètent fortement et pour cause…

    Nous découvrons ce chiffre de 500 000€, voici ce que coûte chaque année la pollution des mines d’or afin de limiter la contamination des eaux!

    Extrait

    « Un quart de siècle après la fermeture des mines d’or de la région de Saint-Yrieix-la-Perche, un demi-million d’euros est dépensé chaque année pour limiter la contamination des eaux. Et la pollution n’est pas circonscrite partout, alerte une association. »

    Réunion publique le 21 janvier dernier :

    Comité citoyen pour une information indépendante, mercredi 21 janvier 2026, à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Yrieix-la-Perche.

    Nous vous invitons à poursuivre la lecture de cet article utile: pollution

    Ici, il en est aussi question:

    « A Saint-Yrieix-la-Perche, le comité citoyen pour une information indépendante organisera mercredi une réunion publique pour évoquer les nouvelles exploitations minières.

    La qualité de l’eau sera notamment évoquée avec Orano Mining, qui dépense 500.000 euros pour traiter des boues polluées à l’arsenic sur 3 sites.

    La pollution de l’ex-mine des Farges pose question car les eaux ne sont pas traitées. » Source Débat sur l’exploitation minière

    Kaolin met en ligne l’affiche, des infos et un entretien, c’est à lire et écouter:

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    Rien n’est signalé sur le site de la commune à date d’aujourd’hui au niveau du calendrier de janvier:

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    Capture d’écran actualités Saint-Yriex le 24 01 2026

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    Cantines bio et son palmarès

    Nous souhaitions partager ce palmarès.

    Bravo pour Périgueux, 30 000 habitants, commune de Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, département limitrophe de la Haute-Vienne.

    Périgueux – Vayres : 77 km

    « L’association Agir pour l’environnement dévoile le tout premier palmarès des 97 villes-préfectures de France hexagonale évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique servie dans les cantines des écoles primaires.

    Réalisée sur plus de sept mois, cette enquête met à l’honneur les villes de Saint-Étienne, Périgueux et Bordeaux, tandis que Mâcon, Orléans et Tarbes ferment la marche du classement. »

    Malgré l’obligation légale imposant aux collectivités de servir au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique en restauration collective depuis le 1er janvier 2022, 64 villes-préfectures respectent la loi, mais 19 n’atteignent pas le seuil légal.

    Voici le podium :

    1. Saint-Etienne (74,5 %)
    2. Périgueux: (67, 6 %)
    3. Bordeaux (66,2%).

    Nous pensons à Delphine Labails pour son témoignage sur son Burn Out: « Élue maire de Périgueux en 2020, Delphine Labails a rendu son écharpe tricolore au mois d’avril 2025. Quelques mois plus tôt, elle avait annoncé « se mettre en retrait » du fait d’un « épuisement professionnel » mettant « en danger à la fois (sa) santé et (son) équilibre familial ». La suiteici

    Le Prix du mépris

    « Quatorze villes-préfectures n’ont jamais transmis les informations demandées malgré de nombreuses relances (cf. annexe), refusant même de se soumettre à l’injonction de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

    Elles partagent donc ex-aequo le prix du mépris à l’égard de la bio et de la loi : Ajaccio, Auxerre, Avignon, Bar-le-Duc, Cahors, Chartres, Chaumont, Colmar, Dijon, Évreux, La-Roche-sur-Yon, Moulins, Nîmes, Quimper.

    On parle de Limoges ?

    Limoges se classe 78 ème sur 97 avec 10, 2 %, la part du bio en 2023 est de 13%, écarts bio 2023 et 2024 est de -2,8 % donc Limoges ne respecte pas la loi et aggrave son cas en diminuant sa part du bio.

    Voici le palmarès de l’enquête en détails:

    Projets à impact en Nouvelle-Aquitaine

    C’est quoi un projet à impact ?

    Pour faire simple, ce sont des projets sociaux et environnementaux innovants qui tiennent compte des enjeux de la RSE et du développement durable.

    Les chiffres de l’emploi à impact en Nouvelle Aquitaine

    Dans son baromètre des offres d’emploi à impact (1) 2025 en Nouvelle-Aquitaine, Brawo (2) recense 146.000 offres d’emploi à impact dans la région.

    Un chiffre en baisse de 5% par rapport à 2024 (155.000).

    Par départements

    Sur les 12 départements que comptent la Région, voici les trois premiers:

    1. Gironde (43000)
    2. Charente-Maritime ( 17000)
    3. Pyrénées- Atlantiques ( 14000)

    La Haute- Vienne se place 8 -ème avec 8.000 offres d’emploi à impact, voici les 4 derniers départements:

    1. Dordogne ( 7000)
    2. Lot-et-Garonne (6000)
    3. Corrèze (5000)
    4. Creuse (3000)

    Par ville de la Région

    1. Bordeaux ( 35000)
    2. Poitiers (7000)
    3. La Rochelle (6600)
    4. Niort (5400)
    5. Limoges (4904)

    Il nous parait plus pertinent de regarder ces communes à l’aune de leur nombre d’habitants pour mesurer les efforts plus conséquents entrepris (nous ne parlerons que des villes et non des métropoles), nous n’évoquerons pas les communes en fonction de leur attractivité, notamment vie l’ économie touristique.

    • Bordeaux ( 268 000 habitants env.)
    • Poitiers : 89 000 hab env.
    • La Rochelle : 80 000 hab env
    • Niort (60 000 hab env)
    • Limoges : 130 000 hab env

    Limoges, par son nombre d’habitants, devrait être deuxième!

    Source : ici

    Nous vous souhaitons un bon comptage national des oiseaux, un très bon week-end!

    Isabelle Pompe.

  • Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Des abris pour l’imaginaire sont à créer

    Nuits de la lecture, 9ème édition

    Villes & Campagnes du 21 au 25 janvier 2026

    Il y aurait beaucoup à dire du livre et de la lecture à la campagne en raison du fait simple suivant: c’est un abri vital pour l’imaginaire.

    Depuis notre lieu de résidence, nous luttons contre le stigmate de la campagne comme territoire pauvre culturellement et intellectuellement. Souvent conservatrice, répétitive, trop excluante ou en vase clos…

    Mais, ici, c’est surtout une forme d’absence de conscience collective qui nous navre.

    Nous nous souvenons avoir proposé la création d’une bibliothèque éphémère voilà deux ans et avoir été intimidées pour ce même projet par un membre du conseil municipal de notre commune. Aujourd’hui encore, alors que rien n’existe, cela sera toujours lamentable.

    Les abris pour l’imaginaire demeure des espaces essentiels.

    Il n’y a rien de plus subversif que de créer des abris pour l’imaginaire. Heiner Müller.

    Aujourd’hui, nous sommes désolées de constater, de déplorer la pauvreté des propositions pour cette nouvelle édition des Nuits de la lecture, faites dans les environs de notre commune, du point de vue des équipements culturels.

    Avec cet article, nous vous invitons à saisir l’importance de cet évènement là où la culture est plus politique qu’ailleurs, en rase cambrousse!

    Pour vous situer sur nos engagements associatifs en faveur de la lecture: Nous avons participé aux Nuits de la lecture (édition 2024) avec Faire Corps, parce que la lecture, c’est aussi l’édition, nous avions souhaité porter à bout de bras, Téma, le 1er salon de l’édition en pleine campagne, à Vayres en mars 2025. Nous insistons sur l’édition et non, uniquement, le livre car c’est l’écosystème du livre qui nous intéresse.

    Nous avons dû mettre en stand by ce projet de par l’attitude de certains auteurs et en raison des mentalités locales. Lasses, nous sommes lasses de l’individualisme, du manque de respect des initiatives associatives où tout est bénévole et lasses de cet abject opportunisme.

    Nous pensons, en ce jour, beaucoup, à la maison d’édition L’association qui traverse une période douloureuse:

    Après trente-cinq ans d’existence et plus de 800 livres publiés, L’Association affronte aujourd’hui une situation financière très compliquée, étranglée par des problèmes de trésorerie qui pourraient nous forcer à cesser toute activité éditoriale.

    Soutenons et aidons cette chère maison d’édition indépendante! Source l’association.

    Le livre est bien plus qu’ un objet, une couverture, un nom c’est aussi l’outil d’une guerre culturelle, telle que nous la voyons avec notamment la volonté monopolistique des médias Bolloré et l’attitude des éditions Fayard.

    Parce que le livre est toujours en danger, parce que les chiffres et études de 2023 font toujours flipper, au regard de la maîtrise de la lecture.

    La France est en deçà de la moyenne européenne.

    En 2023, un jeune français sur dix peine à lire correctement.

    Voici le chiffre préoccupant révélé en juin 2023 par la Depp, l’agence statistique du ministère de l’Éducation.

    « L’écart entre le nombre de mots entendus par un enfant de 3 ans, en fonction de son milieu social, se compte en millions.

    Et si les difficultés en lecture s’avéraient être la source de toutes les inégalités scolaires ?

    L’étude internationale Pirls sur la lecture et la compréhension de l’écrit le montre dans sa dernière édition  :

    La catégorie sociale de la famille joue un rôle majeur dans les résultats des élèves, de même que toutes les activités liées à la lecture et au langage que les parents peuvent entreprendre dès le plus jeune âge.

    En cause notamment : la focalisation sur les apprentissages du CP, alors que la maternelle et les autres niveaux du primaire sont aussi importants. »

    Source: Le Monde les raisons qui expliquent la fragilité des élèves français en lecture

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    Nous vous précisons le crédit de l’affiche des Nuits de la lecture, il s’agit d’une œuvre de Tom Haugomat, ici + de détails sur l’illustrateur aussi parce que l’IA pose le grave problème des droits d’auteur et celui de l’importance capitale de la créativité.

    Là où il y a peu de lieu, peu de lien, les Nuits de la lecture c’est un temps culturel commun fondamental !

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    Par son thème, cette année, Villes & Campagnes, cette édition c’est aussi l’opportunité pour, enfin, aborder, en rase campagne, les questions de droit et d’accès au droit et les questions environnementales et climatiques.

    Une porte d’entrée, également, dans le sujet terrible des violences faites aux femmes et aux enfants à la campagne.

    N’oublions pas les violence sociales et symboliques faites à la jeunesse, en termes toujours d’accès, en particulier dans le cadre de leurs études, de leurs projets professionnels fortement impactés par les préjugés et par les graves problèmes de mobilité.

    Une ouverture obligatoire pour permettre des respirations culturelles

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    Nous étions en mesure de présenter une exposition photographique dont le thème rôdait, non sans ironie, autour des mythes et des faits mais aucun appel à participation n’ a été lancé, aucun appel à projet.

    Nous rencontrons des directeurs de structures, de lieux et des élus depuis quatre années en signifiant ce manque cruel d’ouverture, d’appel d’air et de pluridisciplinarité avec une attache profonde aux pratiques amateures.

    Rien ne bouge. Voilà aussi la lenteur de ces territoires, lenteur organisationnelle, lenteur par peur de la prise de risque ? Nous ne savons pas.

    Le constat ? Les mentalités ne changent pas.

    Comment penser des connexions mais aussi comment réparer et lutter contre les discriminations ?

    La campagne ce n’est pas à opposer, ni à soustraire à la ville.

    Dans cette hiérarchie territoriale qui file des boutons et oublie de restituer à la campagne sa complexité, nous aurions aimé que des places soient proposées pour des échanges éclairés.

    Faut-il réduire la campagne à des idéologies, faut-il la bâillonner, la soumettre à des subjectivités ?

    Est-ce la face fardée de la ville qu’on opposerait à la tête au naturel de la cambrousse ?

    La ruralité: est-ce une carte postale conservatrice vectrice d’idées sexistes, rétrogrades et dangereuses ? Est-ce un endroit qui vit mal où les stigmates et les critères de discrimination sont omniprésents?

    Pop culture Versus France profonde ? Quelle place pour la violence, la médisance, le secret ? Et pour L’obsession de l’Histoire qui doit se taire ?

    Un malus rural de genre ?

    La violence intrafamiliale et la campagne

    47 % des féminicides ont lieu à la campagne, alors que seulement 33 % de la population française y habite.

    Ce chiffre n’est pas nouveau. Il est issu d’un rapport d’information du Sénat de 2021.

    L’isolement, la distance, la méconnaissance des dispositifs d’aide et l’entre -soi participent à l’aggravation des situations.

    L’entre soi à la campagne: tout le monde se connait.

    La ruralité amplifie les inégalités

    Un tiers des femmes vivent en milieu rural, nous parlons de 11 millions de femmes mais leurs vies est peu racontée.

    « Le territoire rural est, pour les femmes, un exhausteur d’inégalités… Ces femmes rurales vivent une inégalité systémique, qui crée une condition féminine rurale qu’on pourrait appeler un malus rural de genre. La ruralité ne crée pas les écarts ; elle les durcit. » 

    45% de ces 11 millions de femmes sont inactives. Pour celles qui travaillent, elles ont des revenu moins importants que les hommes, du fait de leur carrière hachée, du travail à temps partiel et des périodes d’inactivités. Elles seront donc des retraitées plus pauvres.

    L association Rura (ex-Chemins d’avenirs) publie une étude inédite sur le quotidien des femmes en ruralité (réalisée auprès de plus de 5000 personnes). Sa présidente Salomé Berlioux et son directeur du plaidoyer, Félix Assouly dévoilent en avant-première à Ouest-France les grands enseignements. A lire: Source: Ouest France, La ruralité amplifie les inégalités hommes femmes.

    Reco lecture/culture

    Voici quelques ouvrages, lectures, univers phasés avec l’expérience parfois douloureuse, souvent engagée de la vie au vert:

    BD: retour à la terre (larcenet), Films : Princesse Mononoké, Fantastic Mr Fox, Brisby et le secret de NIMH, Chiens de paille (Sam peckinpah), Delivrance, Psychose, Les moissons du ciel (Malick), La poursuite impitoyable …

    Livres: Le chien des baskerville (Sherlock), Les raisins de la colère (film John Ford comme livre).

    Une série de réflexions écologique et sociale

    Les Nuits de la lecture aurait pu offrir une série de réflexions écologiques et sociales, d’autant que l’IA prend une place considérable notamment au regard de l’offre de formation et de l’usage qu’en font les français!

    Ces formations viennent, en effet, concurrencer celles sur le climat. Source Le Monde, Planète

    Les acteurs de la sensibilisation à la transition écologique traversent une crise. En cause : reculs réglementaires, instabilité politique et détournement d’une partie des budgets vers l’intelligence artificielle.

    Le comptage national des oiseaux des jardins

    Et, oui, le dernier week-end de janvier, 24 et 25, c’est aussi le comptage national des Oiseaux des jardins!

    L’opportunité encore, au cœur des questions culturelles, d’aborder la place des oiseaux et l’effondrement des populations d’oiseaux dans les jardins. Ces phénomènes sont liés aux crises de la biodiversité et du climat.

    De nombreuses personnes ressources à l’échelle du département auraient pu être conviées pour intervenir lors d’une action de sensibilisation et de médiation…

    On y va: LPO sciences participatives

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.« 

    Nous sommes pour un DRY Year!

    Toujours janvier mais pas que! Le dry january devrait être un dry year parce qu’à la campagne, on boit pas mal et que l’alcool fait partie des distractions, c’est surtout un enjeu de santé publique majeur!

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    Pour les Nuits de la lecture, on ouvre un boulevard, celui de l’alcool et la littérature...

    Guy Debord – Panégyrique, tome premier, Paris, Gallimard, 1993 (1989):

     » Quoique ayant beaucoup lu, j’ai bu davantage. J’ai écrit beaucoup moins que la plupart des gens qui écrivent; mais j’ai bu beaucoup plus que la plupart des gens qui boivent. »

    La question des risques liés à l’alcool reste centrale. Avec un coût social estimé à plus de 118 milliards d’euros par an, l’alcoolisme est un problème de santé publique de premier ordre. 

    L’État et les associations mènent des campagnes de sensibilisation pour limiter les excès, notamment à destination des plus jeunes. Toutefois, les campagnes de prévention peinent parfois à rivaliser avec les stratégies marketing des marques, omniprésentes sur les réseaux sociaux via des influenceurs. Source

    Selon Santé Publique France, 7 % des décès sont attribuables à l’alcool, soit 49 000 chaque année

  • Habitantes militantes

    Habitantes militantes

    Vayres à Soi est à recevoir comme un petit laboratoire d’ écologie sociale en milieu rural imaginé par deux habitantes. Toutes deux ont, récemment, élu domicile à Vayres, en Haute-Vienne, à partir d’une vie sans voiture.

    Avant d’arriver sur ces terres, elles ont fait l’expérience d’autres régions, d’autres points cardinaux (Nord, Est), d’autres espaces de référence (ville, ruralité, péri-urbanité) et d’autres pays.

    Nées en Bourgogne, elles possèdent, cependant, un C.V d’habitantes riche en adaptation, en effet, pour des raisons personnelles et professionnelles, elles se sont installées, ont investi, ont déménagé, se sont reconverties, à de maintes reprises. Leur leitmotiv ? Créer les opportunités, rester intègre et croire en demain.

    Ces habitantes ont connu différentes situations au regard du logement: locataire, propriétaire et hébergée. Elles connaissent fort bien les difficultés d’accès au logement, les habitations à travaux, les passoires thermiques et sont, au regret, de constater, sur la commune de Vayres, de nombreux logements aux volets fermés, sont-ils des résidences secondaires ? Sont-ils à vendre ?

    Toutefois, depuis quelques mois, les choses semblent connaitre une amélioration, des maisons sont concernées par des petits et grands travaux. Ce qui les inquiètent ? Le prix du m², en effet, les biens subissent une hausse de prix non des moindres, avec une augmentation avoisinant les 30% en quelques mois! (période juin 2021/Janvier 2022). Ce qui peut générer un double effet négatif, d’une part, être une barrière à l’entrée pour une catégorie de population et, d’autre part, créer un fossé entre les attentes et les réalités entre l’existant et l’attendu.

    La population de Vayres traverse, elle aussi, le vieillissement, ne pas laisser de côté ces habitants s’avère évident, comment vivent-ils ? Et, sachant à quel point la notion de familles comporte de grandes disparités, pouvons-nous sciemment imaginer/supposer que leur famille est là pour s’ occuper de tout ou presque ?

    La question du voisinage peut, alors, se vivre à l’aune de l’entraide, de l’achat groupé, de propositions de colocation intergénérationnelle ( colocation entre un senior et un étudiant ou un jeune travailleur. Cette forme de colocation est généralement basée sur l’échange : le senior bénéficie d’une présence et de petits services, le jeune lui bénéficie d’un loyer modeste voire gratuit. La notion de solidarité est une composante primordiale pour une colocation intergénérationnelle réussie.Source :Guide-colocataire

    Vayres accueille des artisans, commerçants, des maraichers, des citoyens porteurs de projets, ce qui, en terme d’énergies nouvelles, fait bien plaisir…

    Terrain bulle, Vayres

    Créer les conditions de la rencontre

    Trouver un lieu est-il indispensable à l’ exercice d’une association ? La commune nous offre ses rues, espaces verts, places, parkings et sentiers, le terrain comme lieu avec toutes ses diversités sera l’endroit. Rester mobile pour promouvoir les déplacements doux (marche à pied, vélo) et inclusif (lutte contre l’autosolisme).

    De plus, presque chaque village de Vayres cache des porteurs d’idées humaines, respectueuses et créatives, les rencontrer, bien sûr, les faire découvrir avec cette logique inclusive.

    La météo ? Ses aléas sont autant de matériaux pour chercher et comprendre la voie du mieux. La barrière de la langue ? Et oui, Vayres abrite une belle communauté anglaise!

    Créer les conditions du dialogue et combiner cela à l’action collaborative

    L’un des principes fondateurs de Vayres à Soi est le respect du vivant

    Force est de constater que dans une commune comme Vayres Les Roses, il existe des disparités entre le bourg et ses 52 villages donc entre les quotidiens de ses habitants.

    En valorisant l’offre existante locale, en favorisant sa connaissance, en proposant des moyens d’accès pour son développement, nous privilégierons toujours les circuits-courts, la biodiversité, le respect de l’autre et la solidarité.

    Identifier les besoins

    Vayres est-il le même pour tous ?

    Les questions de mobilité, de lutte contre l’isolement, de rapport à l’autonomie font rapidement leur apparition. Questionner les habitants afin de mieux comprendre, situer et tenter de répondre à leurs manques et besoins.

    La nécessité du partage

    Le partage d’expériences, des ressentis, des bonnes pratiques sont des sources intarissables à découvrir. La valorisation d’initiatives citoyennes et l’inclusion ne relèvent pas, uniquement, des instances politiques. Nous pouvons proposer des idées, apprendre, inventer, fabriquer et créer.

    Preneuses de conseils, nous sommes pour la discussion, la spontanéité de l’échange.

    Ouvrir et donner de la liberté

    Nous sommes des habitantes qui voient en Vayres un bel existant avec une multitude d’améliorations possibles pour créer les conditions du durable, diversifier ses cultures, être une ruralité paysanne à même d’attirer, fleurir et enherber ses espaces publics, de manière pérenne, apporter de l’autonomie et donner de la voix à l’économie locale.

    Bien à vous,

    Joëlle Petit & Isabelle Pompe

  • Fleur Vs Déchet végétal

    Fleur Vs Déchet végétal

    Voici un article qui aborde la question des deux cimetières de Vayres Les Roses et du gaspillage floral publié le 9 décembre 2021 depuis isabellepompe.com

    •Ce billet s’inscrit dans une interrogation locale mais aussi globale quant à nos rapports à la flore à partir d’une situation très simple: la floraison des cimetières. Il trouvera son point de départ avec les deux cimetières de la commune de Vayres Les Roses.

    ▲Puis, dans un deuxième article, nous explorerons la place de la flore au coeur de cette commune, qui porte actuellement le nom de Vayres et souhaiterait être reconnue comme « Vayres Les Roses« .

    -Nous prendrons appui sur ce qui existe et pourrait être amélioré pour participer à sa pleine valorisation en se tournant vers la biodiversité et la production locale.

    Agir pour la biodiversité

    Vayres se construit avec de nombreuses ressources, timidement, valorisées. Deux espaces ont retenu notre attention, les cimetières du bourg. Deux entités différentes, présentant des similitudes et de nombreuses connexions possibles à même de créer de la distinction.

    ➳Pour un cimetière naturel, paysager, plusieurs éléments sont à considérer, les contraintes techniques, la gestion différente, l’incompréhension des visiteurs…

    -Toutefois, A Vayres, l’idée étant de proposer une végétalisation pour l’ancien cimetière et créer une connexion entre l’ancien et le nouveau.

    •En effet, la fréquentation des cimetières souligne une évolution dans les modes de vie et les croyances.

    La société change, en 2005, une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) montrait que 51 % des Français de plus de 40 ans se rendaient systématiquement au cimetière où reposent leurs proches pour la Toussaint.

    •Quatorze ans plus tard, ils ne sont plus que 34 % à venir se recueillir au cimetière, pour le premier moment de l’année où on s’y rend systématiquement.

    •Les plus jeunes (18-39 ans) ne seront quant à eux que 14 % à se promener le 1er novembre entre les stèles.

    •Ce pourquoi, la végétalisation, peut être envisagée comme plus propice à la visite :  » Dans ces cimetières naturels, très verts, les personnes sont plus enclines à venir se recueillir que dans des cimetières traditionnels et gris, ils sont davantage des endroits de vie que de mort « , explique également Manon Moncoq, doctorante en anthropologie à Tours, spécialiste du funéraire « vert ».

    Ancien cimetière de Vayres Les Roses

    ⊿Son accès pourrait permettre de planter le long de ses beaux murs des espèces mellifères, vivaces et autres boutures issues des cultures en pot. On imagine aussi des cosmos, roses trémières, capucines, pois de senteur, tournesol…

    Accès ancien cimetière de Vayres Les Roses, décembre 2021

    ▾Son entrée sur la gauche, se trouve ce petite espace de verdure (photographie ci-dessous) et sur la droite les deux bacs de tri pouvant accueillir une troisième proposition: le recyclage de fleurs!

    • Dans ce bac, collecté chaque jour, des fleurs en pot pourraient être recueillies afin d’être protégées de l’hiver, bouturées puis redéposées l’année suivante au cimetière ou plantées en sol le long des murs du nouveau cimetière par exemple. L’idée étant de créer du lien entre les deux sites. Cette proposition fait partie des idées pour végétaliser ces cimetières et leur permettre d’être fleuris de manière pérenne, en faveur de la biodiversité.

    C’est donc depuis un schéma de circulation assez simple à réaliser: accès au cimetière, entrée, bacs à déchets et exploration du lieu, que plusieurs remarques se sont présentées à nous.

    • La forte présence de plantes en pot (en plastique) est réelle
    • le peu de végétalisation naturel
    • l’entretien des tombes avec de nombreuses altérations des caveaux et petits patrimoines funéraires
    • de nombreuses fleurs artificielles
    • la question du tri et de l’appellation « déchet »

    La problématique des termes

    ▿Depuis leur signification, l’appellation « déchet » n’est pas adapté. Si nous tenons à appliquer une politique locale en faveur de la biodiversité, et nous inscrire dans le respect du cycle du vivant, nous ne pouvons, jeter, dans le bac « déchet végétaux » des fleurs sous prétexte qu’elles sont, seulement, défleuries.

    ▿Pourquoi faire d’elles une matière compostable alors même qu’elles sont, naturellement, soumises à leur cycle de vie normal. Nous jetons des plantes vivantes.

    Les deux bacs de tri, ancien cimetière, Vayres Les Roses, décembre 2021

    ▿De plus, le terme « déchet »peut heurter la sensibilité. D’une part, parce que le fleurissement des tombes est un geste intime et d’autre part parce qu’il symbolise la binarité « objet-déchet » qui n’est ni adapté au lieu mais davantage à un lieu de consommation, ni adapté au don lui-même. La fleur incarne le vivant, elle symbolise la vie.

    ▿En ce qui concerne la question de la valeur, nous pouvons aborder le déchet à travers ses synonymes, selon CRISCO et son DES (Dictionnaire Électronique des Synonymes), dans l’ordre, apparaissent: rebut, résidu, débris.

    ►Par extension à cela, j’ajouterai avec cette notion indissociable d’objet qui divise la communauté des juristes au regard de la dépouille du défunt. En effet, certains d’entre eux évoquent pour le cadavre la qualification de « chose » alors que d’autres lui reconnaissent une « personnalité » ou une « demi-personnalité ».Source 2015 Cairn

    La problématique du geste

    ◖Ce que nous ne saisissons pas c’est pourquoi jeter, puisque c’est très souvent le cas, une plante en pot pour laquelle nous n’avons pas créer les conditions nécessaires à sa culture ? Une plante n’est pas là pour décorer, ce n’est pas un objet qui doit satisfaire des critères esthétiques seuls.

    ▵Un non respect de ses cycles va de pair avec un non respect des lieux. Je m’explique, un cimetière devrait être considéré comme un lieu où le respect de la nature fait loi.

    ▵C’est un espace communal où pourrait s’appliquer des règles en faveur de la biodiversité, ce cimetière pourrait être un jardin.

    Je vous invite à prendre connaissance de biodiversité en Wallonie, cimetières natures en Belgique

    ▵Cette nouvelle gestion permet en Belgique comme en France le retour du vert et de la biodiversité dans les cimetières. À l’image des vieux cimetières paysagers comme le Père-Lachaise à Paris, le cimetière de l’Est à Lille ou du cimetière naturel de Souché à Niort.

    Nouveau Cimetière de Vayres Les Roses

    ▵La question de son accès et de ses abords nous amènent à réfléchir à une valorisation particulière. Il est éloigné du centre bourg, entouré de forêt, de plus, tout près se trouvent des ruches…

    « Encadré » par des haies de thuyas, le nouveau cimetière de Vayres, décembre 2021

    ▵En pot ou en pleine terre, au coeur des cimetières de Vayres Les Roses, des variétés sont résistantes, vivaces et d’autres sont périssables en proie au manque d’eau et à la non protection. C’est le cas des géraniums (lierre ou zonal) qui furent jetés dans les bacs le mois dernier. En plus d’être bouturables, nous pouvons leur offrir un hivernage réussi.

    • Si l’on a pas eu le temps de faire des boutures de nos pélargoniums lierres, il faut conserver des pieds mères en les rentrant dans un local éclairé, non chauffé mais à l’abri du gel. Arroser très modérément, juste pour éviter le flétrissement. On prélève les boutures au mois de mars.
    • Il est également possible de conserver les pieds de pélargoniums en les arrachant lorsqu’ils sont défleurir. Source

    A partir de leur culture intensive et depuis leur commercialisation par des fleuristes, des espèces comme le dipladénia subissent un phénomène de mode, leur présence, dans le cimetière, est notable.

    Les conditions nécessaires à la culture du dipladénia sont  :

    • les exposer en plein soleil,
    • leur apporter de l’engrais (pour géranium ou dipladénia),
    • les laisser sécher entre deux arrosages,
    • les rentrer dans une pièce assez tiède à l’automne (Ils demandent 10/15 ° minimum pendant l’hiver). Source rustica.fr

    Les chrysanthèmes

    ▵Les chrysanthèmes les plus populaires, les rois de l’automne, sont des vivaces caduques à croissance rapide présentant une grande diversité de formes et de coloris, fruits de travaux d’hybridation à partir de l’espèce chinoise Chrysanthemum indicum.

    ▵La disposition des pétales et la forme de la fleur permettent de classer les milliers de chrysanthèmes hybrides en dix types distincts dont le chrysanthème simple (capitule en marguerite), le chrysanthème pompon (capitule sphérique à fleurons tubulaires) et le chrysanthème-araignée (capitule double à rayons tubulaires à pointe enroulée ou torsadée).

    ▵Les chrysanthèmes ne craignent pas le froid automnal, mais leur rusticité est variable allant de très rustique à peu rustique selon la variété. De manière générale, les chrysanthèmes à petites fleurs sont plus rustiques que ceux à grosses fleurs.

    ▵Sa protection hivernale indique pour la culture en pot: Pour conserver le chrysanthème cultivé en pot, plus sensible au froid que celui cultivé en pleine terre, rapprochez la potée des murs protecteurs de la maison.

    Bouturage

    C’est la méthode la plus utilisée pour les hybrides à grandes fleurs à la souche souvent peu rustique. Cette dernière est abritée à l’abri du gel tout l’hiver. En fin d’hiver février à avril selon la région.

    Chrysanthèmes d’automne

    ▵Les plus connus des chrysanthèmes sont les chrysanthèmes d’automne, ou chrysanthèmes des fleuristes (pomponnettes), consacrés au fleurissement des tombes, pour la Commémoration des fidèles Défunts, ou Jour des Morts.

    ▵Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent sur les tombes des défunts les chrysanthèmes qui remplacent la flamme des bougies. Mais cette tradition s’est surtout répandue en France comme en Belgique à l’Armistice de 1918. Clemenceau lors du premier anniversaire de cet armistice, le 11 novembre 1919, aurait appelé les Français à fleurir les tombes des soldats tombés au front.

    Un poids lourds sur le marché de la fleur

    A l’occasion de la Toussaint, 23 millions de pots de chrysanthèmes sont vendus chaque année en France en seulement trois semaines.

    95 % des plantes produites sont destinées à fleurir les cimetières et les jardins du souvenir

    Le chrysanthème est la plante la plus achetée durant les mois d’octobre et novembre. Son marché représente un chiffre d’affaires de 179 millions d’euros, réalisé par 200 producteurs qui génèrent 6 800 emplois (source FranceAgriMer).

    Le Chrysanthème représente 32 % des plantes fleuries en pots achetées en France. C’est aussi la seconde fleur coupée (après la rose) avec 70 millions de tiges vendues.

    Les Pays-de-la-Loire (surtout le Maine-et-Loire) produisent 12 % des chrysanthèmes en pots, ce qui en fait la deuxième région de production derrière le Nord-Pas-de-Calais.

    …Ce qui nous amène à cette question: Quelle production locale en Haute-Vienne?

    Cultiver des chrysanthèmes exige un savoir-faire spécifique et six mois de travail

    ➤Il est important de souligner que tous ces efforts, emplois, savoir-faire sont dévalorisés, d’une part, en raison de ce rapport consumériste au vivant, et d’autre part, parce que cela représente un profond gaspillage de ressources humaines.

    ▵En effet, dès les premières gelées voire même dès le début de la défloraison,les chrysanthèmes sont réduites à leur plus stricte utilité, à savoir l’ornement, elles sont donc condamnées à être jetées dans les bacs, considérées, à tort, comme des « déchets végétaux« .

    -Une pédagogie s’impose afin d’être en phase avec la considération indispensable de la flore.

    ▵Responsabilisons nos actes et mettons, en chantier des actions pour lutter contre les formes plurielles du gaspillage: l’argent, la dévalorisation de la production et ses métiers, la flore elle-même.

    Une fleur n’est pas un produit, elle relève du vivant.

    Bac nouveau cimetière Vayres les Roses, décembre 2021

    ▵En raison d’un assortiment qui s’élargit sans cesse, le chrysanthème mériterait une meilleure place pour fleurir les massifs et les jardinières d’automne.

    On constate une progression sensible des variétés multiflores, mais il faudrait sans doute donner à la plante un autre nom (comme le ‘Tokyo’ des fleuristes qui est tout simplement un chrysanthème de type « Spider » ou le ‘Santini’ aux nombreuses petites fleurs formant des bouquets compacts sur des tiges ramifiées).Source

    Les fleurs coupées

    Le bouquet de fleurs représentent, pour les grossistes, un très important chiffre d’affaires:

    Source: Valhor Études_Rapport_Chiffres clés grossistes_données_2016

    Les bruyères

    Elles sont présentent en pot (terre cuite), font leur apparition en pleine terre. La bruyère est une plante vivace qui présente de nombreux avantages, à utiliser en couvre-sol gai et coloré. Feuillage persistant, résistance à la sécheresse, à la pollution, au vent, aux embruns : que de qualités ! Et, en optant pour différentes espèces, il est facile d’avoir des fleurs toute l’année.

    Restructurer l’existant

    Le cas du cimetière de Durtal (49)

    Face à un défi de traitement d’écoulement des eaux pluviales, de stabilisation des sols et de végétalisation d’un espace très largement minéralisé, le parti pris a été résolument tourné vers une forte dimension écologique du projet de restructuration du cimetière :

    • collecte des eaux pluviales par des noues paysagères et une rivière d’infiltration,
    • création de chaussées végétalisées à partir d’un procédé 100% écologique (chaussée végétale),
    • végétalisation des espaces entre les tombes,
    • plantations et semis de prairies sur l’ensemble du cimetière,
    • plantations d’arbres ornementaux en alignement,
    • installation de nichoirs en partenariat avec la LPO…

    Le renforcement de la biodiversité dans ce nouvel espace paysager s’est traduit par la mise en place d’un plan de gestion adossée à un objectif « zéro phyto ».

    Le caractère austère et minéral cimetière originel a aujourd’hui laissé place à un véritable espace de nature où le fleurissement naturel agrémente le lieu et crée une ambiance sereine et apaisée.Source CAUE

    ——-

    ▵La commune, pour son lien tissé avec les roses, pourrait bénéficier de ces idées de végétalisation pour poursuivre cette démarche de revitalisation, par la flore, de son bourg, de son école…

    •Afin, pourquoi pas, d’obtenir une labellisation de village fleuri à l’instar de l’exemple de Saint-Hilaire-Les-Places. Le village, riche de ses 884 habitants et situé à 40 kms de Vayres, obtient sa 4ème fleur en 1995! Une belle histoire qui a commencé par des bénévoles…

    ❏De manière concrète, à Vayres Les Roses, une association de passionnées de jardins est en cours de constitution, afin de proposer une planification d’actions comme soulignées en amont. La logique globale de cette initiative, pensée avec le souci de l’intérêt du « faire ensemble », vous sera, ici, relatée.

    Isabelle Pompe L., florale, le 9 décembre 2021.

  • Back To Vayres

    Back To Vayres

    Voici un article sorti le 21 novembre 2021 depuis isabellepompe.com et mis à jour le 3 février 2022.

    Depuis mon arrivée sur le territoire de Vayres Les Roses (Haute-Vienne) à la mi-septembre 2021, j’appréhende cet endroit avec beaucoup d’idées.

    Tout d’abord, partant d’une question déterminante, souvent sans appel, comment évoluer au coeur d’espaces ruraux sans voiture ?

    Vayres et sa majesté Sapin, novembre 2021

    Puis, au delà de la notion d’animation, les commerces de proximité, les propositions locales du type marché ou vente directe chez le producteurs, deux remarques se sont imposées:

    • 1/ Une AMAP ? Car quel type de production est mis en vente sur le marché et selon quelles méthodes ?
    • 2/ Les horaires du marché ne sont pas toujours adaptés lorsqu’ils sont ainsi: samedi matin de 9H30 à 13H.
    • L’AMAP pourrait remédier, par exemple, à quelques intervalles disponibles: proposer une vente de produits bio sur des créneaux du soir: à partir de 17H30 et pourquoi pas ?

    Ici, il existe tout un maillage de producteurs en vente directe mais qui rayonne sur plus d’une vingtaine de kms…Complexe sans voiture! A cela, des services de livraison, de dépôts qui semble prendre forme qu’ avec un commerçant épicier.

    ➺Après quelques recherches sur le net, localement, nous avons découvert  » A portée de mains » , situé à Oradour Sur Vayres (environ 7 kms de Vayres), ce service de livraison propose à domicile des produits bio, locaux! livraison de produits locaux « A portée de mains« 

    ➵Nous avons hâte d’avoir notre vélo électrique pour aller porter main forte au « Comptoir fraternel » à Cussac (env. 10 kms de Vayres) article sur le Comptoir et le lancement de son maraichage bio

    Nous pouvons ajouter que les services sont, quant à eux, ouverts (mairie et poste) toute la semaine et le samedi matin, étonnant pour une commune d’environ 800 habitants! Il serait intéressant de se pencher sur le nombre de boite aux lettres pour Vayres et ses villages, au nombre de 52!

    NB/ Vayres possède une superficie de 38,13 km²

    La rose, les roses et les croix de Vayres, novembre 2021

    La gestion différenciée des espaces verts n’a pas cours, je prépare, en ce sens, un projet reposant sur un permis de végétaliser qui trouverait son point d’orgue au cimetière, sa minéralité et ses tontes régulières me gênent. Ce qui me permettrait d’aborder les question de patrimoine et de matrimoine.

    Pour commencer, j’ai fait un petit tour sur la visibilité, la mise en accès d’images inhérentes à la commune, depuis Instagram, par exemple, trois posts, trois visuels textuels qui relayaient une proposition d’aménagement urbain depuis un banc installé près de la mairie.

    Pas d’image, d’iconographie depuis ce Vayres Les Roses, que l’on confond avec Vayres (dans le 33) qui peine à se différencier par son nom, non encore officiel… Alors, afin d’appuyer un peu plus sur le sujet de cette question de nom, allons distinguer, créer encore cette distinction réelle!

    Le compte crée se nomme: Back To Vayres en hommage à Back To Black d’Amy Winehouse, pour celles et ceux qui n’auraient pas encore saisi la place majeure du « noir » dans ma culture…

    De Surcroît, la commune souhaite arborer le blason « Les Roses », qu’en est-il d’octobre rose ? Il conviendra de se renseigner sur les associations existantes, essayer de co-construire une approche.

    D’autres histoires ne trouvent pas d’écho, l’absence d’un marché de noël par exemple qui aurait pu être l’occasion de rassembler les producteurs locaux en un seul lieu afin de faciliter l’accès à leur produit pour ceux qui sont à la peine question mobilité!

    Les propositions culturelles font partie de mes grandes interrogations…Une boîte à livres se voit chargée de manière régulière au point qu’elle peine, à elle seule, à suffire, pourquoi ne pas avoir conservé la cabine téléphonique comme boîte à dons, par exemple ? Et pourquoi ne pas en proposer une deuxième ? Et lancer, enfin une bibliothèque rurale!

    Boîte à livres aux pantoufles de Vayres, novembre 2021

    Ce que j’apprécie, tout particulièrement, c’est l’architecture et l’ambiance de ce charmant village. Nimbées de cette couleur temporelle digne des meilleurs Maigret, ces vielles pierres forment un ensemble architectural remarquable.

    Je regrette de ne pas en apprendre davantage sur l’histoire locale, bien peu d’outils de médiation. Ce patrimoine, artisanal et rural, pour les néo ruraux comme moi, est illisible.

    Rue des belles roses (rue principale) à Vayres Les Roses, novembre 2021

    En outre, j’aouterai l’accès quasi immédiat à des sentiers, où se plantent des mares, des arbres et toute une faune et flore…Il nous est donné à lire « Chasse interdite » pour l’un deux, ce qui n’est pas pour me déplaire étant donné l’importance majeure donnée à la chasse dans cette région…

    Ces merveilleux écrins protégés sont à portée de pieds, un énorme avantage pour celles et ceux qui recherchent une mise en contact direct avec la nature. Un peu plus loin, des circuits, plus ou moins longs, pédestre, à cheval ou à vélo, sont répertoriés!

    Une des mares de Vayres Les Roses, novembre 2021

    Au regard du patrimoine et de ses représentations, je retiens, quelques particularités: hormis son église, cette commune accueille le regard photographique, avec intérêt. En effet, les couleurs vives de ces immenses portes de grange, ces maisons restaurées splendides, cet intérêt vif pour le potager dans les jardins, les puits multiples qui trouvent sens. Cependant, le lavoir mériterait une meilleure valorisation florale, biodiversifiée évidement, les bacs, la même chose.

    Bien sûr, mes tendresses ont noté un garage à l’abandon avec sa station service, un hôtel à vendre (qualifiée de Maison de village ) selon leboncoin 8 pièces, 340 m² plus tard, à 40 000 euros…

    Nous sommes chez Maigret toujours, le Café des sports, aurait pu être le Liberty Bar, et oui…Avis aux investisseurs, j’accompagne, sans difficulté les porteurs de projets culturels pour voir, qui sait, un jour, fleurir au milieu de ces roses, trémières ou pas, un tiers lieu…

    Café des sports à vendre, novembre 2021.

    Pour poursuivre dans mes égards, un ancien commerce aux allures de boucherie, peut-être, serait parfait pour donner de la voix à un caviste, une AMAP, avec services de livraison à l’appui en vélo cargo s’il vous plaît!

    Question patrimoine, ces représentations sont diversifiées, un patrimoine vert, floral, vernaculaire mais aussi le petit patrimoine funéraire, enfin, le matrimoine, comme une évidence.

    Ce joli nom de pierre, la serpentine, patrimoine local, une spécificité qui a toutes les raisons d’être valorisée surtout lorsque celle-ci est bel et bien visible depuis une maison singulière du village…

    Le nom de cette pierre vient du latin « Serpentinus » qui signifie pierre de serpent en référence à l’aspect visuel de celle-ci qui évoque une peau de serpent. Elle arbore, le plus souvent, une belle couleur vert olive.
    Cette pierre possédait plusieurs symboliques selon les peuples et les traditions. Exploitée depuis de nombreux gisements, nous pouvons la voir, en vrai, au pied de cette maison (angle depuis la rue belles roses et Gloire de France).

    On pensait à du marbre et bien non! Cette maison présente donc un double intérêt, architectural et patrimonial.

    Maison au pied de Serpentine, Vayres

    Les idées ne manquent pas, les espaces de verdure pourraient recevoir quelques bombes à graines d’ici le printemps…

    Les maisons aux volets fermés me plongent dans un curieux silence, les ensembles mobiliers qui peinent à trouver preneurs me laissent dubitative, comment ne pas avoir envie de développer maintes choses par ici?

    La forte présence des résidence secondaires, environ 25% des propriétés, indique que d’ici l’été, la commune possédera un autre visage. L’animation se concentre sur cette période phare de l’année, ce pourquoi il est tout autant important de penser à celles et ceux qui résident à l’année!

    Jolie maison aux volets clos, Vayres

    Bref, et si, Back To Vayres, serait, en pensées et en actions, un petit aiguillon pour d’autres outils…

    Ce qui est le cas, deux mois après son lancement, en novembre 2021, nous lançons, en janvier 2022: l’association « Vayres à Soi »

    Isabelle Pompe L, en roses de Vayres, le 21 novembre, mis à jour le 3 février 2022.

  • Vayres à Soi ?

    Vayres à Soi ?

    ◔Cette association a été créée début janvier 2022 et s’inscrit dans une démarche globale en écologie sociale.

    ➳Son coin-de-feu se trouve au coeur de la Haute- Vienne, à Vayres!

    Plusieurs raisons à cette création, tout d’abord une remarque:

    Cette commune porte deux noms, un officiel: Vayres, à ne pas confondre avec l’autre Vayres niché au sein de la Gironde…Et Vayres Les Roses, nom officieux!

    Elle est portée par deux nouvelles arrivantes de la grande région Nouvelle-Aquitaine, amoureuses de la nature et militantes, qui ont eu, pour particularité, d’arriver à Vayres, sans voiture!

    Un des nombreux points d’eau situé à VAYRES

    Dans un premier temps, il semble nécessaire de retenir que l’urbain n’est pas à opposer au rural, que la péri-urbanité prend forme dès lors qu’il existe une hypercentralisation d’offres et de services.

    En outre, les spécificités des territoires ruraux, notamment, la dépendance à la voiture et tous les leviers inhérents à la mobilité douce et inclusive, doivent être questionnés urgemment.

    Lien vers la publication officielle de la création de l’association: JOAFE

    Feuille de route

    Les deux porteuses de ce projet souhaitent, grâce à cet outil collaboratif et de partage, travailler à :

    La mise en œuvre d’actions :

    • En faveur de la préservation et de la conservation de la biodiversité
    • Pour la valorisation d’une offre commerçante/production locale & bio
    • Pour la lutte contre le gaspillage en favorisant un maximum le recyclage et la seconde main solidaire
    • Au profit de la promotion de la mobilité douce et inclusive
    • Au bénéfice d’une meilleure identification du nom: Vayres Les Roses

    La mise en place d’une activité de conseils/préconisations et d’accompagnements de projets dans le but de :

    • Végétaliser les espaces publics et privés
    • Valoriser le patrimoine et ses représentations (patrimoine vert, floral, petit patrimoine funéraire, vernaculaire…) et Matrimoine
    • Animer la commune de Vayres Les Roses
    • Soutenir les initiatives citoyennes

    Chapelle Jeanne d’Arc, Vayres

    Force de propositions et pluridisciplinaire, Vayres à Soi portera des projets et s’articulera autour d’ateliers/animations, d’actions de sensibilisation, de micro-études de territoire, d’organisation d’évènements…

    Elle est fondée par:


    ▵Sa présidente, Mme Petit Joëlle, retraitée, jardinière experte, conceptrice de jardins/parcs tournés vers la biodiversité et l’autonomie de ressources, lauréate de plusieurs concours de la « Maison fleurie ». Son jardin, situé à Vayres, est devenu le refuge LPO, Chez Colette, depuis décembre 2021. 


    ▵Sa trésorière, Mme Pompe Isabelle, cheffe de projets (culture & écologie sociale), chargée de valorisation territoriale et auteure-photographe.

    -NB/ Un compte Instagram a été créé mi-novembre 2021 : « Back To Vayres » @isabellepompe d’une part, dans le but de contribuer à une meilleure visibilité du mot dièse #vayreslesroses et d’autre part, d’aborder une commune à l’échelle pédestre: Back To Vayres

    La grande majorité des photographies de cet article ont été publiées sur Instagram.

    Héros littéraire, Le Mas du Roule, Vayres

    Dans les faits, pourquoi cette association ?

    ▻Elle trouve sa raison d’être en raison de différents constats locaux:


    MOBILITÉ


    -Après avoir parcouru Vayres et quelques-uns de ses villages, nous avons remarqué la difficulté voire la dangerosité de circulation via une mobilité douce (marche à pied et vélo de tourisme).


    -Le fait d’expérimenter une vie sans voiture nous a permis de découvrir l’absence, en covoiturage, de trajets Vayres/ Saint-Junien, par exemple, proposés via plateformes internet (roue verte, blablacar, Trajet à la carte) et l’absence d’une aire de covoiturage, nous souhaitons contribuer à une réflexion collective sur cette question centrale de la mobilité inclusive.


    NB/ Le covoiturage est un mode de transport qui fait économiser 14% d’émission de gaz à effet de serre par rapport au train, à l’avion ou la voiture en solo.

    GASPILLAGE/RECYCLAGE – VALORISATION


    -Après avoir visité, à de très nombreuses reprises, les cimetières de la commune, nous avons remarqué un non-respect des cycles de la plante, assorti d’un gaspillage floral conséquent.


    En outre, le cimetière du bourg présente un intérêt significatif au regard de sa situation et de son petit patrimoine funéraire, il pourrait être transformé en cimetière paysager.


    La perception du cimetière du Chalat est autre, il semble « déconnecté » de la commune et ses abords pourraient être fleuris. 

    Le cimetière du bourg de Vayres

     
    ◁Preneuses de conseils et de retours d’expériences, nous désirons nous rapprocher d’autres associations locales, présentes à Vayres ou non (LPO…), d’acteurs locaux ou non (CAUE- Université de Limoges, Fresque du climat, Zéro Waste Haute-Vienne, communauté Cleanwalk.org…), afin de nous porter main forte, de fonctionner en réseau de communication, de coordination et d’ouvrir le champ.

    Pourquoi ce nom « Vayres à Soi »


    Pour créer un jeu de mot et présenter une référence implicite au fait qu’une commune ne puisse vivre sans l’intervention de l’homme à l’instar du ver à soie, chenille du papillon Bombyx du mûrier, qui n’existe plus à l’état sauvage puisqu’il est totalement domestiqué.
    Le ver change de peau au fil de ses mutations tel le visage d’une commune avec le temps et les saisons.
    La notion de cocon est soulignée par le « à Soi » et indique l’effet d’attachement, vecteur de mobilisation collective.


    D’un point de vue spatial, c’est la diversité qui crée l’attachement, en cela, les différents paysages offerts par le bourg et ses villages y répondent parfaitement. De plus, il sous-tend une qualité de vie, source d’attractivité.
    Enfin, Vayres pose les questions de générations donc de transmission et de patrimoine,

    Qu’est-ce qui est à nous ? 

    Quel(s) rapport(s) entretenons-nous avec le partage ?

    Et que léguons-nous aux générations futures ?   

    Terrain, stade de foot Charles Leclerc, Vayres

    Ses propositions à ce jour


    En faveur d’une réflexion collective: création d’un groupe exploratoire (travail collaboratif pour questionner la perception des espaces, interroger les besoins, étudier les déplacements).

    Pour lutter contre le gaspillage floral:

    • Une co-construction pour végétaliser, de manière pérenne, les rues, espaces verts de la commune depuis son bourg (permettre un fleurissement de la commune qui respecte le cycle des fleurs, par exemple, en favorisant les vivaces et en évitant les espèces en proie au gel).
    • Recycler en réalisant des boutures depuis les tailles des rosiers/arbustes bouturables.
    • Avec une démarche éco-responsable en offrant une seconde chance aux fleurs fanées du cimetière (les épargner du gel pour ensuite les planter sur des espaces choisis en concertation…) 

    D’ animations:

    • Promotion de la photographie participative (tout public-tout matériel// Organisation de sorties photo/rallyes photo, ateliers lecture d’image…)
    • En co-construction : mise en place de concours afin de valoriser les initiatives citoyennes: décoration de Noël, maison fleurie (juin)…
    Une des nombreuses décorations réalisées par les habitants de Vayres et ses villages
    • Participation « Fête de la nature édition 2022 –En savoir +
    • Participation « Printemps des cimetières édition 2022 – En savoir +
    • La création d’une fête de la rose (septembre)
    • L’organisation d’un évènement en faveur de l’importance majeure du dépistage et du suivi gynécologique (Octobre Rose)- Aujourd’hui, 1 femme sur 3 ne prend pas soin de sa santé gynécologique ( enquête menée par Ifop pour Qare).
    • Participation à la Journée nationale de la sécurité routière (actions de sensibilisation aux règles du code de la route, atelier pour la pratique du vélo…)13 octobre 2022. NB/ Pour illustration, pour le mois d’octobre 2021, en France, la mortalité des automobilistes est plus élevée qu’en octobre 2020 : 131 automobilistes ont été tués soit 24 tués de plus qu’en octobre 2020.

    NB/ La mortalité piétonne augmente fortement : 53 personnes sont décédées, soit 17 de plus qu’en octobre 2020 et 22 de plus qu’en octobre 2019. La mortalité des cyclistes est également en hausse : 27 cyclistes tués contre 8 en octobre 2020 (soit 19 de plus) et 16 tués en octobre 2019 (soit 11 de plus). Une situation, également, préoccupante pour le département de la Haute-Vienne.

    • Participation aux Journées Européennes du Patrimoine, thème : le patrimoine durable ( 17/18 septembre 2022)
    Pont Vigéreau, Vayres

    En faveur de la biodiversité- recyclage- dépollution

    • Végétalisation du cimetière du bourg avec l’idée d’un projet de cimetière paysager
    • Végétalisation de l’accès et des abords du cimetière du Chalat
    • Clean Walks (initiative citoyenne – ramassage déchets)

    Lutte contre l’autosolisme ( pratique solitaire de la conduite d’un véhicule motorisé, plus spécifiquement d’une voiture.)

    • Sensibiliser les habitants à la proposition de trajets en covoiturage

    Lever les freins en territoire rural pour l’usage du vélo

    • Repenser la place du vélo en territoire rural (aménagement de liaisons douces, sécurisation, promotion VAE- Vélo à Assistance Électrique, promotion vélo utilitaire et développement tourisme cyclable/vert)

    NB/ 80 % des déplacements quotidiens en territoires ruraux s’effectuent en voiture, une situation qui a des répercussions sur la santé, la qualité de vie et le bilan carbone de ces territoires. Si le vélo en milieu rural est parfois une réalité touristique, son usage au quotidien est peu développé. Les causes ? Le manque d’aménagements qui crée de l’insécurité pour les cyclistes et les longues distances entre les lieux de vie et d’activités.

    D’accompagnement:

    • Participation à la labellisation « Village fleuri »
    Vayres, la Côte et l’architecture de ses maisons en pierre

    Partie intégrante du Parc Naturel régional Périgord Limousin, Vayres et son histoire sont liées à celle du cratère de la météorite de Rochechouart.

    « Vayres a connu une occupation dès la Préhistoire (Puybosse, Merlis), puis pendant la période gallo-romaine (Chalat) et la période féodale (motte de Merlis).
    L’église saint Jean a été reconstruite à la fin du 19ème siècle, elle remplace les églises saint Georges et saint Pierre, au carrefour de voies de passage.
    Située dans le Parc Naturel Périgord Limousin, suivez les nombreux chemins de randonnée pour découvrir le village de Vayres de façon originale !
    Au détour d’un chemin creux, grâce aux nombreux points de vue, la faune et la flore n’auront plus de secrets pour vous, de même que le petit patrimoine : clédier (la Treille), lavoir dans le bourg, et les nombreuses bonnes fontaines (Bonnefont, chez Béjard) ….
    Si vous aimez les fleurs et plus particulièrement les roses, n’hésitez pas à suivre le sentier d’interprétation sur les rosacées qui traverse des villages où les espèces sont toutes différentes les unes des autres ! »

    Trois circuits de randonnées sont à portées de pieds, la Serpentine, le panoramique du Chateau d’Eau et le sentier botanique de Vayres Les Roses


    Une des scènes d’ouverture de la commune de Vayres Les Roses

    Pour une écologie sociale en territoire rural!

    Isabelle Pompe & Joëlle Petit, le 2 février 2022, mis à jour le 08 mars 2022.